« La prière est la respiration de l’âme » : cette définition de la prière montre bien l’importance vitale de la prière dans la vie de l’homme. En effet, comme pourrait-on dire à sa propre respiration : « Aujourd’hui, je n’ai pas de temps pour toi ? ». Si nous ne trouvions pas le temps pour respirer, tout autre effort ne servirait à rien, tout simplement parce que nous n’aurions pas les forces pour le faire. Sans respiration, il n’y a pas de vie humaine. Il en est de même pour la prière : tout dépend d’elle, en ce sens que, par la prière, nous devenons capables, avec la grâce de Dieu, d’affronter toutes les épreuves de la vie, de vaincre toutes tentations, de mener à leur terme toutes les tâches que la providence Divine nous réserve. Mais sans la prière, nous ne pouvons précisément rien faire de vraiment bon, qui ait vraiment une valeur éternelle, pour nous-mêmes mais aussi pour les autres…

 

 

 

Toutes les crises de la foi sont essentiellement des crises de prière. Il n’est pas possible, en effet, de se confier entièrement en Dieu si on ne le fréquente pas de manière habituelle, de manière familiale, avec cet élan de l’âme que, seulement en priant, on parvient à alimenter en nous. Pour pouvoir accueillir le Saint-Esprit qui, comme le dit Jésus, est comme « le vent » (cf. Jean 3, 8), il faut prier, en ouvrant ainsi sa propre volonté, son intelligence et sa mémoire à l’Amour de Dieu. Les Pères et les docteurs de l’Eglise, les grands Maîtres de la vie spirituelle, nous disent unanimement que la prière est le cœur de la vie chrétienne : si le cœur ne bat pas, la vie s’éteint ! On peut bien dire, à la lumière de la Vérité révélée, que n’est pas possible une vie spirituelle, alimentée jour après jour, sans voir le chemin progressif de la prière que, par exemple, Saint Jean de la Croix, le grand Docteur mystique, appelle « la Montée au Mont Carmel ». En effet, le chemin de la prière est en "montée", parce que ceux qui le parcourent ressentent la fatigue de la prière, en raison soit des temps d’aridité, et de sécheresse qu’il traverse, en raison de la "lutte" qu’ils doivent affronter pour les surmonter. Mais si l’on reste fidèles à l’enseignement de Jésus sur la prière – « Il est nécessaire de prier sans cesse sans se lasser » (Luc 18, 1), « il faut veiller et prier à tout moment » (Luc 21, 36) – on expérimentera la communion croissante personnelle avec le Seigneur et avec l’Eglise, et la prière, à un certain moment, deviendra "respiration" de l’âme, précisément ce qu’elle est appelée à être. Dieu utilise tout : les tentations, les péchés, les épreuves, les joies et les peines de la vie, pour nous "convaincre" et nous "conquérir" à la prière, jusqu’à la faire devenir en nous "continue", comme un ruisseau qui s’écoule en apportant de l’eau fraiche et vivifiante à tout l’être. Celui qui prie de tout son cœur, en faisant de la prière le "centre" de sa propre existence, vit une relation non théorique mais effective avec Jésus : il vit de Lui, il vit avec Lui, et il vit pour Lui. Dans un cœur priant, se réalise parfaitement la promesse du Sauveur : « Eh bien, moi je vous dis : demandez et il vous sera donné », cherchez et vous trouverez, frappez et l’on vous ouvrira. Parce que celui qui demande obtient, celui qui cherche trouve, et à qui frappe, on ouvrira. Quel père parmi vous, si son fils lui demande un pain lui donnera une pierre ? Ou s’il lui demande un poisson à la place du poisson, un serpent ? Ou s’il lui demande un œuf, lui donnera un scorpion ? Si donc vous, qui êtes mauvais, vous savez donner des choses bonnes à vos enfants, combien plus votre Père Céleste donnera l’Esprit Saint à ceux qui le lui demandent ! » (Luc 11, 9-13). Le "Docteur de la Prière", Saint Alphonse-Marie de Liguori, dans nombre de ses œuvres, et en particulier dans « Le Grand Moyen de la Prière », a souligné l’enseignement évangélique, trésor de toute l’Eglise, concernant la prière, en constatant aussi qu’il n’était suffisamment pris à cœur par ceux qui devaient le transmettre aux autres : « Ce qui m’afflige le plus, c’est de voir que les prédicateurs et les confesseurs veillent peu à en parler à leurs auditeurs et à leurs pénitents ; et je vois que les livres spirituels qui chaque jour se passent de mains en mains, n’en parlent non pas non plus suffisamment. Alors que tous les prédicateurs et tous les confesseurs, et tous les livres ne devraient pas enseigner autre chose que de prier » (Traité du Grand Moyen de la Prière). Ce livre sur la prière, écrit par Saint Alphonse avec tant de souci et de zèle pour le salut des âmes, est vraiment un "bestseller" et une lecture spirituelle excellente pour ceux qui désirent approfondir, à la lumière de la Révélation, de la Tradition et du Magistère, le grand thème vital de la prière. Celui qui lit cette œuvre avec une ouverture d’esprit et de cœur, pourra se convaincre plus encore, de la nécessité et de l’urgence de la prière pour son propre salut et pour celui des autres.

 

Combien est importante pour chaque chrétien, pour chaque prêtre, pour chaque religieuse… la vie de prière ! Notre Saint-Père le Pape Benoît XVI l’a rappelé et enseigné à plusieurs reprises, comme lors de la récente rencontre avec le clergé du Diocèse de Bressanone : « Une priorité fondamentale de l’existence sacerdotale, c’est d’être avec le Seigneur, et donc d’avoir le temps pour la prière. Saint Charles Borromée disait toujours : ‘Tu ne pourras soigner l’âme des autres si tu laisses dépérir ton âme. A la fin, tu ne feras plus rien, ni même pour les autres. Tu dois avoir du temps aussi pour demeurer avec Dieu’. Je voudrais ainsi souligner ceci : pour autant que puissent se présenter les engagements, c’est une véritable priorité de trouver, chaque jour, je dirais, une heure de temps pour rester en silence pour le Seigneur et avec le Seigneur, comme l’Eglise nous propose de faire avec le Bréviaire, avec les prières du jour, pour pouvoir s’enrichir ainsi toujours à nouveau intérieurement… dans le rayon du souffle du Saint-Esprit. Et, à partir de cela, ordonner ensuite les priorités : je dois apprendre à voir ce qui est vraiment essentiel… » (Benoît XVI, 6 août 2008). Qui, plus que la Sainte Vierge, pourra nous introduire dans le mystère de la prière ! Qui, mieux qu’Elle connaît parfaitement le chemin de la prière, qui conduit tout droit au Cœur de son Fils, et, à travers Lui, au Cœur du Père ! Puisse son action maternelle détourner notre âme de tout ce qui empêche de vivre une vie authentique de prière, et éclairer notre esprit sur la beauté majestueuse et inégalable du Visage de Jésus, qui resplendit sur ceux qui l’adorent.

 

Fides

LouisXVI

 

*** dans certains lieux en France (cf : Sermon de M. l'Abbé Michel)

• TEXTES LITURGIQUES (S. AGNETIS, VIRGINIS ET MARTYRIS)

 

- Apocalypse 7, 9-17 : Le nombre et le sort des Elus de Dieu

- Psaume 22 : Mon Dieu, pourquoi M'as-tu abandonné ?

- Matthieu 10, 34-39 : Qui perd sa vie pour suivre jésus la trouvera

haiti-flag11 *** Mémoire obligatoire propre à Haïti

 

 

 

 

 

 

• TEXTES LITURGIQUES (S. FABIANI, PAPAE ET MARTYRIS)

 

- 1 Pierre 4, 12-19 : L'épreuve de la persécution

- Psaume 39 : Fais moi connaître, Seigneur, quel est le terme de ma vie

- Jean 17, 11-19 : Ils ne sont pas du monde, comme Moi-même

 

• TEXTES LITURGIQUES (S. SEBASTIANI, MARTYRIS)

 

- Hébreux 10, 32-36 : Récompenses réservée aus justes

- Psaume 1 : Heureux l'homme qui ne marche pas avec les impies

- Matthieu 10, 28-33 : Proclamer ouvertement, sans crainte, l'Espérance

 

 

*** Mémoire obligatoire de Saint Sébastien pour Malte ;

Mémoires facultatives pour l'Eglise universelle

Gloria TV – Quelles sont les raisons de l’hostilité de nombreux milieux ecclésiastiques contre une liturgie que l’Église et de si nombreux saints ont célébré pendant une si longue période et qui a été l’instrument d’un développement spectaculaire de l’Église ? 

Mgr G Pozzo – C’est une question complexe. Je crois qu’il y a de nombreux facteurs qui interviennent pour comprendre pourquoi cette idée préconçue contre la liturgie de la forme extraordinaire est encore si répandue. Il faut bien avoir présent à l’esprit que, pendant de nombreuses années, aucune formation liturgique véritablement adaptée et complète n’a été proposée dans l’Église catholique. On a voulu introduire un principe de rupture, d’éloignement, de détachement radical entre la réforme liturgique proposée, instaurée, et promulguée par le Pape Paul VI et la liturgie traditionnelle. Or, en réalité, les choses sont bien différentes. Il est évident qu’il existe une continuité substantielle dans la liturgie, dans l’histoire de la liturgie. Il y a une croissance, un progrès, un renouvellement mais pas une rupture ou une discontinuité. De fait, cette idée préconçue influe de façon déterminante sur la forma mentis des personnes, des ecclésiastiques comme des fidèles. Il faut parvenir à dépasser ce préjugé. Il faut donner une formation liturgique complète, authentique et bien comprendre, justement, que les livres liturgiques de la réforme de Paul VI sont une chose et que les mises en œuvre qui en ont été faites dans bien des parties du monde catholique en sont une autre. Dans la pratique, ces mises en œuvre sont d’authentiques abus envers la réforme de Paul VI et contiennent même des erreurs doctrinales qui doivent être corrigées et rejetées. C’est ce que le Saint-Père Benoît XVI a tenu à rappeler encore une fois, à la fin du printemps dernier, lors de son discours à Saint-Anselme [siège de l’Institut liturgique pontifical, NDLR] : les livres liturgiques de la réforme sont une chose mais les mises en œuvre concrètes qui en ont découlé malheureusement en tant d’endroits du monde en sont une autre. Celles-ci, en effet, ne sont pas cohérentes avec les principes qui avaient été fixés et explicités par Sacrosanctum Concilium elle-même, la Constitution sur la divine liturgie du concile Vatican II. 

 

 

Gloria TV – Avant de faire partie d’Ecclesia Dei, avez-vous eu des expériences personnelles avec la messe traditionnelle ? Comment avez-vous vécu les changements liturgiques dans les années soixante ? 

Mgr G Pozzo – Je vois là deux questions. Pour répondre à la première : avant le Motu Proprio Summorum Pontificum de 2007, je n’ai eu aucun contact avec la célébration de la messe selon l’ancien rite. J’ai commencé à célébrer la messe selon la forme extraordinaire justement avec le Motu Proprio Summorum Pontificum, qui a permis que cette messe puisse être célébrée sous cette forme. Comment ai-je vécu les changements dans les années 60 et 70 ? En fait, je dois dire que – conformément à la formation et à la préparation reçues de mes éducateurs au séminaire et, surtout, de mes professeurs de théologie à l’Université Grégorienne – j’ai toujours cherché à comprendre ce que le magistère proposait à travers la lecture de ses textes et non pas à travers ce que les théologiens ou une certaine vulgate catholique attribuait au magistère même. Donc, je n’ai jamais eu de problèmes à accepter la messe de la réforme liturgique de Paul VI mais je me suis rendu compte immédiatement que, à cause de ce grand désordre qui s’est introduit dans l’Église après 1968, celle-ci avait été déformée et était célébrée absolument à l’inverse des intentions profondes du législateur, c’est à dire du Souverain Pontife. De fait, ce désordre, cet effondrement de la liturgie dont a parlé, dans certains de ses livres et dans certaines de ses publications sur la liturgie, celui qui, à l’époque, était le cardinal Ratzinger, je l’ai expérimenté pour ma part de manière assez directe et j’ai toujours tenu à bien séparer les deux choses : d’une part les rites, les textes du Missel ; de l’autre, la façon dont la liturgie est, ou a été, célébrée en tant de circonstances et de lieux, surtout quand elle l’est sur la base du principe de créativité, une créativité sauvage qui n’a rien à faire avec l’Esprit Saint voire, dirais-je, qui est même exactement le contraire de ce que veut l’Esprit Saint. 

 

 

Gloria TV – Pourquoi cela vaut-il la peine de promouvoir la messe traditionnelle ? 

Mgr G Pozzo – Parce que, dans l’ancienne messe, sont explicités, mis en évidence, certains aspects fondamentaux de la liturgie qui méritent d’être conservés. Je ne parle pas seulement de la langue latine ou du chant grégorien. Je parle du sens du mystère, du sacré, du sens du sacrifice, de la messe comme sacrifice, de la présence réelle et substantielle du Christ dans l’Eucharistie, et du fait qu’elle offre de grands moments de recueillement intérieur qui sont comme une participation intérieure à la divine liturgie : oui, voilà tous les éléments fondamentaux qui sont particulièrement mis en évidence dans la messe traditionnelle. Je ne dis pas que ces éléments n’existent pas dans la messe de Paul VI. Je dis qu’ils sont plus largement manifestés dans la forme extraordinaire et que cela peut enrichir également ceux qui célèbrent, ou qui participent, à la messe dans la forme ordinaire. Rien n’interdit de penser qu’à l’avenir on pourrait arriver à une réunification des deux formes avec des éléments qui s’intègrent les uns aux autres, mais il ne s’agit pas là d’un objectif à atteindre à court terme et certainement pas par une décision prise sur le papier. Cela demande une maturation de tout le peuple chrétien, afin que tous comprennent les deux formes liturgiques de l’unique rite romain". 

 

 

Pour les anglophones : vidéo originale

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Mons.MariniLe 6 janvier dernier, lors d'une conférence organisée par une fraternité de prêtres australiens, Mgr Guido Marini, Cérémoniaire "en chef" du Pape, a estimé qu'il était urgent de penser à une "réforme de la réforme" de la liturgie. « En favorisant une meilleure compréhension d'un authentique esprit de la liturgie,  a déclaré Mgr Marini, une telle réforme devrait permettre un nouveau pas en avant dans le domaine liturgique ». Une telle liturgie renouvelée devrait refléter « la tradition ininterrompue de l'Eglise », et incorporer dans cette tradition les propositions du concile Vatican II. Les réformes conciliaires doivent, en effet, être comprises à la lumière de la tradition des siècles passés. « La seule façon d'obtenir un authentique esprit de la liturgie est de considérer aussi bien la liturgie actuelle que la liturgie passée comme un héritage unique en continuelle évolution ». La nécessité d'un tel renouveau est évidente, d'autant plus que les déviations liturgiques se font de plus en plus nombreuses, a encore déclaré Mgr Marini : « Il est facile de se rendre compte à quel point certaines pratiques ou attitudes sont éloignées d'un authentique esprit liturgique. Et nous, les prêtres, sommes largement responsables de cette situation ». Mgr Marini souligne que la liturgie a été élaborée par l'Eglise tout entière, et ne peut donc être modifiée à volonté par un prêtre en particulier. Et de citer des écrits (+) (+) du Cardinal Joseph Ratzinger. « La liturgie, poursuit Mgr Marini,  ne nous a pas été donnée  pour se plier  à nos interprétations personnelles, mais pour être mise à la disposition de tout un chacun dans toute son intégrité, et ce hier comme aujourd'hui, et encore demain ». C'est dans cette vision de la liturgie qu'il qualifie de "despotique" l'attitude des prêtres qui ne s'en tiennent pas aux règles liturgiques : « Il y a, en effet, quelque chose comme une douce folie dans le fait  de nous attribuer ainsi à nous-mêmes le droit de modifier de manière subjective les signes sacrés mûris et discernés à travers les âges par lesquels l'Eglise parle d'elle-même, de son identité et de sa foi ! ». Comme exemple concret, Mgr Marini cite la célébration "ad orientem", une tradition qui remonte aux origines de la chrétienté. Lorsque prêtre et fidèles regardent ensemble vers l'orient, « ils témoignent d'une expression caractéristique d'un authentique esprit liturgique ». Dire que la célébration se fait "face au peuple"  est à la rigueur acceptable lorsque cela traduit le fait que, en effet, vu la position de l'autel, le prêtre est souvent amené à se tourner vers le peuple. Mais cette expression serait tout à fait inacceptable si par là on entendait affirmer une position théologique. Car comme le dit encore Mgr Marini : « du point de théologique, la messe est un acte toujours adressé à Dieu, par le Christ, Notre Seigneur, et ce serait une grave erreur de penser que le principal destinataire de l'acte sacrificiel est la communauté des fidèles ». Chaque aspect de la liturgie devrait être conçu pour favoriser l'adoration. Le pape a ainsi commencé à donner la communion dans la bouche à des fidèles agenouillés. Pourquoi fait-il ainsi, si ce n'est pour rendre plus visible l'attitude d'adoration qui sied devant la grandeur du mystère de la Présence eucharistique.
Mgr Marini accueille sans réserve la "participation active" de tous les fidèles à la liturgie. Mais cette participation des laïcs ne serait pas "pleinement active" si elle ne menait pas à l'adoration du mystère du Salut en Jésus-Christ, mort et ressuscité pour notre salut.

 

Traduction : MH/APL

http://idata.over-blog.com/0/21/41/34/183.gif« Mes frères, quelques jours après la mort de Louis XVI, le Pape de ce temps, Pie VI écrivait aux cardinaux : « Le Roi très chrétien Louis XVI a été condamné au dernier des supplices par une conjuration impie et ce jugement a été exécuté à Paris le 21 du mois de janvier » et, après un long développement le Pape concluait en disant : « C'est pourquoi nous vous invitons au service solennel que nous célébrerons avec vous pour le repos de l'âme de Louis XVI : quoique les prières puissent paraître superflues quand il s'agit d'un chrétien qu'on croit avoir mérité la palme du martyr, puisque Saint Augustin dit que l'Eglise ne prie pas pour les martyrs mais qu'elle se recommande plutôt à leurs prières ». Voilà donc mes frères la raison fondamentale de notre rassemblement : nous souvenir que Louis XVI est mort avant toute chose parce qu'il était un Roi chrétien.
C'est encore le même Pie VI qui le dit très clairement : « Et qui pourra jamais douter que ce monarque n'ait été principalement immolé en haine de la Foi et par un esprit de fureur contre les dogmes catholiques ». Je crois mes frères qu'il convient aussi d'y associer tous les béatifiés, les canonisés mais aussi la foule des sans nom, sans-grade qui ont été fusillés, guillotinées, massacrés, brûlés, noyés pour la Foi catholique. Alors mes frères souvenons nous que si la France catholique et royale est née dans l'eau sainte du baptême à Reims, la France républicaine et laïque est née dans un bain de sang impur, dans la haine et la terreur de la révolution.
Il est aujourd'hui de bon ton de parler du "devoir de mémoire", de "repentance", et  de rappeler images à l'appui grâce à la télévision, les rafles, les camps, les exterminations... 
Ah ! mes frères ! comme je regrette que la télévision n'ait été inventée dès 1789 pour que nous puissions voir aujourd'hui tous ces martyrs de Compiègne, de Valenciennes, d'Arras, d'Orange, d'Angers, d'Avrillé, de Vannes, de Laval, des Petits et Grands Ducs, de Paris, toute cette cohorte d'évêques, de prêtres, de religieuses, d'hommes et de femmes et même d'enfants massacrés pour la Foi... Cet immense cortège de manants en sabots, cet immense cortège de "Manants du Roi" pour parler comme La Varende. Comme je regrette que nous puissions ni voir ni entendre notre Roi aimé Louis XVI montant à l'échafaud s'avancer vers la foule et s'écrier : « Je meurs innocent de tous les crimes qu'on m'impute. Je pardonne aux auteurs de ma mort et je prie Dieu que le sang que vous allez répandre ne retombe jamais sur la France ». Ne croirait-on pas entendre Notre Seigneur lui-même dire à son Père : « Père, pardonnez leur, ils ne savent pas ce qu'ils font... ». Oh ! mes frères, devant les sublimes paroles de Louis XVI face à la mort comment ne pas crier de bouche et de coeur : « Vive le Roi ! ». Hélas les bourreaux ont fait leur besogne... la tête de Louis XVI est tombée, le sang dit-on a giclé très loin et, depuis, c'est toute l'histoire de la France qui en est marquée.

 

Oh, comme elles s'avèrent justes ces paroles du Maréchal LIAUTEY : « Ce pays a commencé à se suicider en 1789 et il s'est donné le coup fatal le 21 Janvier 1793 et il en meurt et ce n'est que justice ». « Il en meurt ». En effet que reste-il de notre France aujourd'hui ?
Que reste-t-il de l'Eglise en France aujourd'hui ?
Nous assistons d'année en année à une décadence, une décomposition toujours grandissante. Tout récemment encore, à la demande expresse du 1er Ministre Lionel Jospin a été éliminée toute référence au Christianisme dans la charte européenne.
Notre Pape Jean-Paul II l'a regretté dit-on amèrement mais que voulez-vous, il y a longtemps que le processus est enclenché. Tout d'abord on ne veut plus de Roi... On abat le rempart, ensuite on ne veut plus de la Foi.
Comme le déclarait récemment le Cardinal Ratzinger : « Nous assistons aujourd'hui à une sécularisation, à une laïcisation du monde qui mène à l'athéisme ». et Jean-Paul II quant à lui, déclarait : « Une culture qui refuse de se référer à Dieu perd son âme en même temps que son orientation et devient une culture de mort ». Nous y sommes mes frères : Avortement, euthanasie, manipulations génétiques, eugénisme, union contre nature, sans parler de la délinquance, des agressions de toutes sortes, des divorces, des suicides, de la drogue, bref une France devenue folle, sans foi ni loi, sans idéal, sans âme.
C'est pourquoi, de tout notre coeur, nous appelons le retour du Roi, « le Roi très chrétien ! ».
Car, avec un Roi catholique recevant l'Onction à Reims, promettant de défendre l'Eglise, il serait impossible que des lois impies puissent être promulguées, il serait impossible que notre société s'organise sans Dieu.
En disant cela, certains penseront peut-être : Il rêve, voire il délire !
En effet, comme l'a écrit Jean Raspail dans son livre "Le Roi au-delà de la mer" : « Imaginez Monseigneur que vous ayez des partisans, que cela forme un mouvement... je vous prédis Monseigneur la condamnation immédiate de la Conférence épiscopale... L'Eglise Catholique qui est en France s'accommode admirablement de la République. L'Eglise a pris acte que la France n'est plus chrétienne et que la Fille aînée de l'Eglise a coiffé le bonnet phrygien. Désormais le sentiment religieux éloigne la France de l'idée royale. Et même, si contre toute attente, elle redevenait chrétienne dans son ensemble, ce christianisme là, celui du XXIème siècle, loin de vous accueillir, se dresserait pour vous barrer le chemin. Nul ne chantera plus je le crains le DOMINE SALVUM FAC REGEM. Les ponts sont coupés Monseigneur, la route du sacré est minée ». Cela est vrai en grande partie.

 

Oui, si le Roi revenait quel évêque trouverait-on pour le sacrer ? Quand on pense que pour le Bicentenaire de la mort du Roi en 1993 quatre évêques seulement acceptèrent de célébrer en personne dans leur cathédrale une messe solennelle à la mémoire de Louis XVI et qu'ils y eut un refus clair et précis de l'archevêque de Paris.
Alors, mes frères, sommes-nous condamnés à rêver ?
Serons-nous maintenant le club des nostalgiques d'un temps à jamais révolu ?
Serons-nous les gardiens d'un musée que plus personne n'a envie de visiter ? Non, car rien n'est impossible à Dieu ! Nous sommes les veilleurs qui entretiennent la flamme. Certes, nous sommes une minorité mais l'histoire ne manque pas d'exemples où une minorité renverse le cours des choses.
Nous catholiques, nous sommes bien placés pour le savoir. Qu'étaient-ce que douze apôtres, pas très brillants, pour évangéliser le monde ? Qu'était-ce qu'une Jeanne d'Arc pour faire sacrer Charles VIl et bouter l'anglais hors de France ? Qu'était-ce qu'une Bernadette pour faire accourir les foules à Lourdes ? Qu'étaient-ce un curé d'Ars, une Thérèse de l'Enfant Jésus ? Qu'étaient-ce que quelques enfants de l'île Bouchard en 1947 pour empêcher la France de basculer dans le communisme ? Rien n'est impossible à Dieu !
Alors, prions avec confiance le Christ-Roi qui est Roi de France pour que, bientôt, se lève son lieutenant le roi très chrétien : « O Christ, Roi des rois et Chef des Nations, souvenez-Vous de Votre peuple de prédilection. Souvenez-Vous de la Mission que Vous lui avez confiée dans le monde. Souvenez-Vous de l'Alliance que Vous avez scellée avec Clovis au Baptistère de Reims et confirmée miraculeusement par Jeanne d'Arc, la Pucelle, et renouvelée à chacun des Sacres de ses Rois Très Chrétiens, Vos Fils Aînés. La France officielle a renié ses engagements envers Vous depuis qu'elle a assassiné son Roi. Faites-lui la grâce, Seigneur Jésus, de réparer ses erreurs et ses fautes afin qu'elle revienne au plus tôt à sa Vocation première de soldat de Dieu et de Fille Aînée de l'Eglise ! Vos desseins sont impénétrables, mais nous croyons que la prière des hommes est puissante sur Votre Coeur. Soumis à Votre Sagesse et confiant dans Votre bonté, nous osons Vous supplier que la France revienne à ses origines par le rétablissement de l'Alliance de l'Autel et du trône restauré. Seigneur, comme  au temps de Jeanne d'Arc, rendez à la France son Roi Très Chrétien afin que recevant à Reims son "digne Sacre" il soit en toute vérité Votre Lieutenant temporel, le ministre de Vos Saintes Volontés pour le plus grand bien de l'Eglise, de la Patrie et de l'humanité. Nous Vous demandons cette grâce au nom de Votre Sacré Coeur qui aime toujours les Francs au nom de Votre Très Sainte Mère, notre Reine bien aimée, au nom de Saint Michel, l'Ange Gardien de la France, de Sainte Jeanne d'Arc, la grande Martyre de Votre Royauté Universelle, au nom de tous nos Saints protecteurs et de tous les saints de France.
DOMINE SALVUM FAC REGEM. Seigneur, sauvez le Roi et exaucez notre suppliante prière. Amen ».

 

M. l'Abbé Francis MICHEL, Curé de Thiberville

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