Vous l’aurez remarqué : les Français sont très dociles dès qu’il s’agit pour eux d’utiliser des mots nouveaux ou des expressions nouvelles qui leur donnent l’impression de dire des choses profondes. Ainsi ne dit-on plus « un problème » mais « une problématique » ; l’ « handicapé » est devenu « une personne en situation d’handicap » tandis que l’aveugle est un « non-voyant ». La crise économique ne vous touche plus : désormais elle vous « impacte »... Et n’oubliez jamais de truffer vos phrases d’expressions comme « au niveau de » ou « en fait »... L’Education nationale est championne de ce genre de boursouflures verbales puisqu’un « résumé » est devenu une « trace écrite », qu’un « cours » est devenu une « séance dont il faut finaliser la progression » et que chaque « élève tire-au-flanc » a été mué en un « apprenant en voie d’acquisition des savoirs ». Une voie qui risque d’être longue pour certains allergiques au travail !

 

 

 

Et l’Eglise ? Elle n’est pas en reste. Un certain clergé a remplacé la « messe » par des « célébrations eucharistiques ». Pour savoir à quoi ressemble une « messe », il suffit d’ouvrir un vrai missel à la bonne page ; pour savoir à quoi va ressembler la prochaine « célébration eucharistique », il faut se renseigner auprès d’un membre de l’équipe d’animation liturgique locale. Pas auprès du curé : il n’en sait rien lui-même tant que l’équipe ne lui aura pas donné le programme qu’elle a élaboré. Et quand vous vous plaignez à votre évêque de ce que les messes paroissiales qui se font à 50km à la ronde sont généralement désarticulées et infantilisantes, il vous demande d’être « tolérant ». Comme si la « tolérance » avait quelque chose à voir avec votre « droit » à bénéficier d’une liturgie qui soit celle de l’Eglise et non celle de votre curé ! Là encore, les mots ont des sens qui fluctuent selon que l’on soit clerc ou laïc : « tolérance » est devenu un mantra utilisé par ceux qui craignent l’emploi du mot « vérité » ou de l’expression « droit à ». Et si vous lâchez le mot « tradition », on vous répliquera « progrès ». Pour bien vous faire comprendre que le terme que vous employez n’a plus cours dans l’Eglise-qui-vit-de-l’esprit-de-Vatican II. Confucius, disait que « lorsque les mots perdent leur sens, les gens perdent leur liberté. » La perte du sens des mots fait partie de l’effondrement général des repères qui caractérise notre époque. Contre ce délitement de la pensée, sachons utiliser les mots justes : ils sont les traductions de pensées claires. Ils sont une arme permettant de lutter contre tout ce qui conduit à discréditer la recherche du Vrai, du Beau et du Bien. Leur emploi procède d’une exigence de rigueur qui s’oppose à la dérive des esprits conduisant au relativisme à la fois doctrinal et liturgique.

 

Pro Liturgia

« En la Solennité de l’Épiphanie, l’Église continue à contempler et à célébrer le mystère de la naissance de Jésus-Sauveur. La fête d’aujourd’hui souligne en particulier la destination et la signification universelles de cette naissance. Se faisant homme dans le sein de Marie, le Fils de Dieu est venu non seulement pour le peuple d’Israël, représenté par les pasteurs de Bethléem, mais également pour l’humanité tout entière, représentée par les Mages » (Benoît XVI)Introït de la Messe : « Ecce advénit dominátor Dóminus : et regnum in manu ejus, et potéstas, et impérium. Ps. Deus, iudicium tuum Regi da : et iustitiam tuam Filio Regis. R. Ecce advénit... ; Ps. Reges Tharsis et insulæ munera offerent; reges Arabum et Saba dona adducent. R. Ecce advénit... ; Ps. Et adorabunt eum omnes reges terræ; omnes gentes servient ei. R. Ecce advénit... » (« Voilà que vient le Seigneur Maître ; le pouvoir est dans Sa main, la puissance et l'empire. Ps. Ô Dieu, donnez au Roi votre jugement et au Fils du Roi votre justice. R. Voilà que vient... ; Ps. Les rois de Tarsis et des côtes de la mer doivent lui rendre hommage. Les rois de Saba et de Seba lui mettent des cadeaux. R. Voilà que vient... ; Ps. Tous les rois se prosterneront devant Lui, toutes les nations le serviront. R. Voilà que vient... »). Confiteor + Kyriale et Credo de Dumont

 

 

 

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("Tria sunt munera" - Pour la procession d'entrée
Grandes Orgues de la Cathédrale de Cologne)

 

Tria sunt munera pretiosa, quae obtulerunt Magi Domino in die ista,

et habent in se divina mysteria : *** In auro, ut ostendatur Regis potentia :

in thure, Sacerdotem magnum considera : et in myrrha, Dominicam sepulturam.

Ce sont trois précieux présents que les Mages ont offert au Seigneur ce jour-là, et ils ont en eux des mystères divins :

dans l'or, pour montrer le pouvoir du Roi ; dans l'encens, considère le Grand-Prêtre ; et dans la myrrhe, la sépulture du Seigneur.

 

 



Par la Solennité de l'Epiphanie, la Liturgie de l'Église nous rappelle que le Salut en Jésus-Christ est universel. A la suite des Mages d'Orient qui ont historiquement manifesté leur adoration au Dieu-incarné, nous devons à notre tour exposer avec charité aux juifs et aux païens notre foi et notre adoration au Christ, unique Sauveur et Médiateur de l'humanité, car « Dieu veut que tous les hommes soient sauvés et parviennent à la connaissance de la Vérité » (1 Timothée 2, 4). La toute dernière note doctrinale de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi nous rappelle ce grave devoir d'évangélisation en ces temps de relativisme : « A travers l'Église, le Christ veut rejoindre toutes les époques, tous les lieux et tous les milieux de la société, et atteindre chacun, pour que tous deviennent un seul troupeau sous un seul Pasteur (Jean 10, 16) ». « Allez dans le monde entier, proclamez la Bonne Nouvelle à toute la création. Celui qui croira et sera baptisé sera sauvé ; celui qui refusera de croire sera condamné » (Marc 16, 15-16). « Malheur à moi si je n’annonce pas l’Évangile ! » (1 Co 9, 16). En cette nouvelle année 2019, par l'intercession de la petite Thérèse, patronne universelle des missions, demandons à Dieu de nouvelles grâces pour évangéliser toutes les brebis perdues : elle n’est jamais sortie de son couvent, mais elle savait que l’on pouvait évangéliser et sauver les âmes par la prière et les sacrifices quotidiens ! Ardent était son zèle pour le salut des âmes ! Ardent était son zèle pour répandre autour d'elle la Splendor Veritatis ! Le véritable amour pour les autres se manifeste en plénitude dans l'annonce de l'Unicité et de l'Universalité Salvifique du Christ et de Son Eglise ! « Caritas Christi urget nos ! » (2 Co 5, 14).

 

 

 

 

• TEXTES LITURGIQUES (IN EPIPHANIA DOMINI - AD MISSAM IN DIE)

 

- Isaïe 60, 1-6 : Les nations païennes marchent vers la lumière de Jérusalem

- Psaume 72, 1 : Parmi toutes les nations, Seigneur, on connaîtra ton salut

- Ephésiens 3, 2-3a ; 5-6 : L'appel au salut est universel

- Matthieu 2, 1-12 : Les mages païens viennent se prosterner devant Jésus

 

 

• APRÉS LA PROCLAMATION DE L'ÉVANGILE, L'ÉGLISE CHANTE LE "NOVERITIS" :

 

--> Selon le Missale Romanum (2002) et le Cérémonial des Évêques (§240), après le chant de l’Évangile,

un des diacres, ou bien un chanoine, un bénéficier ou le prêtre, montera à l’ambon revêtu de son pluvial 

("chape") blanc et y publiera au peuple l’annonce solennelle de la date de Pâques et des Fêtes mobiles

de l'année. Dès les premiers temps de l'Église, le patriarche d'Alexandrie - là où se trouvaient les plus 

habiles astronomes de la chrétienté - envoyait la date de la solennité pascale au Souverain Pontife, 

qui en informait les métropolites d'Occident. Les Évêques prirent donc l'habitude de publier chaque

année, une epistola festalis, dans laquelle étaient annoncées les Fêtes mobiles de l'année. Telle 

est l'origine du chant "Noveritis" qui doit être traditionnellement chanté sur le ton de l'Exsultet.

 

--> Exemples liturgiques (2013, 2014, 2015) - (Basilique Saint-Pierre de Rome)

--> La partition pour l'année 2018 (Editio typica tertia du Missale Romanum)

 

 

 

 

Introït de la Messe : "Ecce advénit"

 

 

 

*** En France, par un indult, la Solennité de l'Epiphanie est célébrée

 le 2ème Dimanche après Noël (faute de jour férié le 6 janvier)

 

Liens (Pères de l'Église) :  Sermons de Saint Bernard de Clairvaux pour l'Epiphanie (1) + (2) + (3) + (4) + (5) + (6) + Sermons de Saint Augustin pour l'Epiphanie (CXCIX) + (CC) + (CCI) + (CCII) + (CCIII) + (CCIV) + (19ème sermon) + (36ème sermon) + (37ème sermon) + (38ème sermon) + (39ème sermon) + (40ème sermon) + (41ème sermon) + (42ème sermon) + (43ème sermon) + (44ème sermon) + « Le Roi du ciel est né et un roi de la terre se trouble » (Saint Grégoire le Grand) + « La Vérité, que des Juifs, dans leur aveuglement, n’ont pas acceptée, a étendu sa lumière à toutes les nations » (Saint Léon le Grand) + « Ce jour met à la fois en relief la grandeur et l’humilité du Christ » (Saint Augustin) + « L’homme n’a pas été fait à cause des étoiles, mais les étoiles à cause de l’homme » (Saint Grégoire le Grand) + L'Epiphanie, par Saint Léon le Grand

 

 

 

Liens (divers) :  Tria sunt munera + Homélies de Benoît XVI en la Solennité de l'Epiphanie (2006) + (2007) + (2008) + (2009) + (2010) + (2011) + (2012) + (2013) + Hérode, Staline, Hitler et les avortements, par le Cardinal Meisner (Homélie du 6 janvier 2005) + Prose : Ad Jesum accurrite + Hymnus : Hostis Herodes impie (à Vêpres, 1971) + Debout, resplendis (Renouveau) + Une explication scientifique sur l'Astre d'Orient qui a alerté les mages grâce aux puissants logiciels informatiques ? + Séquence pour l'Epiphanie + Dieu nous connait, il est proche de nous + "Ils virent l'Enfant avec Marie sa Mère et tombant à genoux, ils se prosternèrent devant Lui" (Saint Alphonse-Marie de Liguori) + Messe et Commentaires Liturgiques (forme extraordinaire) + Propre de la Messe (forme ordinaire) + Commentaire de la Parole de Dieu, par la bibliste Marie-Noëlle Thabut + L'Alleluia Vidimus, par un moine + Rappel des Régles Liturgiques pour l'Epiphanie (forme ordinaire)

(IN EPIPHANIA DOMINI - AD MISSAM IN VIGILIA)


Introït de la Messe : "Surge, Ierúsalem"

*** En France, par un indult, la Solennité de l'Epiphanie est célébrée 

 le 2ème Dimanche après Noël (faute de jour férié le 6 janvier)

drapeau francais • TEXTES LITURGIQUES (S. GENOVEFAE, VIRGINIS - PROPRE A LA FRANCE)

 

- Judith 13, 18-20 : Retour de Judith à Béthulie

- Psaume 148 : Louez le Seigneur du haut des cieux

- Luc 10, 38-42 : Marthe et Marie de Béthanie avec le Seigneur


*** Fête pour l'Archidiocèse de Paris ;

Mémoire facultative pour la France

[Accordée en 1530 aux Frères Mineurs et étendue à l'Eglise universelle en 1722 par Inoccent XIII]

[Malheureusement supprimée après la réforme liturgique, elle est rétablie en 2002 par Jean-Paul II]


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Conformément à ce que l'Archange Gabriel dit à St Joseph (cf : Matthieu 1, 21), le Divin Enfant de Bethléem pris le Nom de Jésus le huitième jour après Sa Naissance. Qui dira la grandeur de sa signification, puisqu'il signifie Sauveur, la grandeur de son origine, puisqu'il fut apporté du Ciel, sa grandeur sur la terre, où il a opéré et opère toujours tant de merveilles, sa grandeur jusque dans les enfers où il fait trembler les démons ? Qui dira sa puissance, puisque c'est par ce Nom que l'Église prie, qu'elle administre les sacrements et donne ses bénédictions, et que les Apôtres et les Saints ont opéré des multitudes de miracles ? Qui dira sa douceur, ses charmes, son amabilité, puisque les Saints l'ont si bien chanté et que les chrétiens l'ont invoqué et l'invoquent toujours avec tant de confiance, de fruits et d'amour ? Puisse donc le Nom de Jésus être souvent sur nos lèvres, et toujours dans notre cœur pendant la vie ! Puisse-t-il être notre espérance et notre dernière parole à l'heure de la mort, notre joie et notre chant éternel dans les Cieux.

 

 

 

Liens : Les merveilles du Saint Nom de Jésus + Le Nom de Jésus dans la bouche des enfants + Litanies du Très Saint Nom de Jésus Iesu, dulcis memoria (à Vêpres, 1962) Le Nom de Jésus, gloire des prédicateurs, par Saint Bernardin de Sienne + Le diable et le Nom de Jésus + Fête du très Saint Nom de Jésus (Année Liturgique de Dom Guéranger)Le Nom de Jésus, par l'Abbé Nicolas Bux et l'Abbé Salvatore Vitiello + Sermons de Saint Bernard de Clairvaux sur la Circoncision de Jésus (1) + (2) + (3) + Sauvé par le Nom de Jésus, par l'Abbé Guy Pagès + Chant de joie sur le Nom de Jésus + Messe et Commentaires Liturgiques (forme extraordinaire) + La circoncision du Christ et le Nom de Jésus, par la Bienheureuse Anne-Catherine Emmerich

• TEXTES LITURGIQUES (SS. BASILII MAGNI ET GREGORII NAZIANZENI, EPISCOPORUM ET ECCLESIÆ DOCTORUM)

 

- 1 Corinthiens 2, 10-16 : Nous avons reçu l'Esprit de Dieu

- Psaume 144 : Béni soit le Seigneur, mon rocher

- Luc 14, 25-33 : Renoncer à ce que l'on a de cher

 

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« Que dirai-je ou qu’exprimerai-je au sujet de la Vierge illustre et sainte ? Car Dieu seul excepté, elle est supérieure à tous : elle est naturellement plus belle que les Chérubins et les Séraphins eux-mêmes et que toute l’armée angélique; pour la célébrer, une langue du ciel ou de la terre ne saurait suffire, pas même celle des anges. O bienheureuse Vierge, colombe pure et céleste Épouse, Marie, temple et trône de la divinité, qui possédez le Christ, ce soleil qui brille au ciel et sur la terre ! Nuée céleste qui du ciel avez amené le Christ au monde, tel un éclair éblouissant ! Salut, pleine de grâce, porte des cieux, dont parle de façon claire et évidente le prophète, lorsqu’il s’écrie dans le Cantique : « Vous êtes un jardin fermé, ma sœur, mon épouse, vous êtes un jardin fermé, une fontaine scellée » (Cantique des cantiques 4, 12). La Vierge est le lys immaculé qui a enfanté le Christ, rose qui ne passe pas. O Sainte Mère de Dieu, brebis immaculée, qui avez enfanté votre agneau, le Christ, Verbe incarné en vous ! O Vierge toute sainte, qui avez rempli de stupeur l’armée des anges ! Merveille qui remplit les cieux de stupeur : une femme revêtue du soleil, portant la lumière en ses bras; merveille qui remplit les cieux de stupeur : la couche d’une vierge possède le Fils de Dieu; merveille qui remplit les cieux de stupeur : le Seigneur des anges est devenu l’enfant d’une Vierge. Les anges accusaient Ève, ils comblent maintenant d’honneur Marie qui a relevé Ève de sa chute et mis en possession du ciel Adam chassé du paradis. Elle est en effet la médiatrice naturelle du ciel et de la terre, puisqu’elle a réalisé leur union. La grâce de la Vierge sainte est immense. Aussi Gabriel salue-t-il dès l’abord la Vierge par ces mots : « Salut, pleine de grâce, le Seigneur est avec vous ». « Salut, pleine de grâce »,vous qui êtes un ciel resplendissant ! « Salut, pleine de grâce », Vierge ornée de nombreuses vertus ! « Salut, pleine de grâce », vous qui êtes l’urne d’or contenant la manne céleste ! « Salut, pleine de grâce », vous qui rassasiez les assoiffés de la douceur d’une source intarissable ! Salut, Très Sainte Mère Immaculée, qui avez enfanté le Christ, qui existe avant vous ! Salut, pourpre royale, qui avez revêtu le Roi du ciel et de la terre ! Salut, livre mystérieux, qui avez donné à lire au monde le Verbe et le Fils du Père ».


Saint Épiphane, évêque de Salamine, † 403, sur les louanges de Sainte Marie, Mère de Dieu
Le bréviaire a profondément remanié l’ordre du texte grec; cf. PG 43, 488-493.501

Huit jours après la Sainte Nativité de Notre Seigneur, la Liturgie de l'Église nous invite aujourd'hui à célébrer Sa Très Sainte Mère, Celle qui Lui a donné avec l'Esprit-Saint Sa Sainte Substance humaine, corps et âme raisonnable, la plaçant ainsi dans l'orbite de la Paternité Divine. C'est pourquoi le Concile d'Ephèse (431) proclama le Dogme de la "Theotokos" (Θεοτόκος), c'est-à-dire de la Mère "qui a enfanté Dieu" dans le temps, puisque Son Divin Fils est véritablement Dieu par la Deuxième Personne Divine de la Très Sainte et Adorable Trinité qui s'est incarnée en Son précieux sein depuis la Très Sainte Union Hypostatique lors de l'Annonciation. Introït de la Messe : « Salve sancta parens enixa puerpera Regem qui caelum terramque regit in saecula saeculorum. Ps. Eructavit cor meum Verbum bonum. Dico ego opera mea Regi. Gloria Patri... » (« Salut O Sainte Mère, Toi qui a enfanté un Roi, qui gouverne le ciel et la terre pour les siècles des siècles. Ps. Mon coeur frémit de bonnes paroles. Je dis mon oeuvre pour le Roi. Gloire au Père... ») ConfiteorKyriale IX (cum iubilo) + Credo IV

 

 

 

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« Sainte Marie, Mère de Dieu,
priez pour nous pauvres pécheurs »



 

« Je m'étonne qu'il y ait des gens pour poser cette question : faut-il, ou ne faut-il pas appeler la Sainte Vierge Mère de Dieu ? Car si Notre-Seigneur Jésus-Christ est Dieu, comment la Vierge qui l'a mis au monde ne serait-elle pas la Mère de Dieu ? [...] L'Ecriture divinement inspirée déclare que le Verbe de Dieu s'est fait chair, c'est-à-dire s'est uni à une chair douée d'une âme raisonnable. A sa suite le grand et saint concile de Nicée enseigne que c'est le même Fils unique de Dieu, engendré de la substance du Père, par qui tout a été fait, en qui tout subsiste, qui pour nous autres hommes et pour notre salut est descendu des cieux, s'est incarné, s'est fait homme, a souffert, est ressuscité, et reviendra un jour comme juge ; le Concile nomme le Verbe de Dieu : le seul Seigneur Jésus-Christ. Et que l'on observe bien qu'en parlant d'un seul Fils, et en le nommant le Seigneur, le Christ-Jésus, le Concile déclare qu'il est engendré par Dieu le Père, qu'il est le Monogène. Dieu de Dieu, lumière de lumière, engendré, non créé, consubstantiel au Père... Et dès lors la Sainte Vierge peut être appelée à la fois Mère du Christ, et Mère de Dieu, car elle a mis au monde non point un homme comme nous [ce qui explique le miracle de la Virginité Perpétuelle : la naissance est exclusivement Divine car l'Éternelle Personne qui est née dans le temps est exclusivement divine, nullement humaine. Nombreux sont les hérétiques nestoriens qui existent encore aujourd'hui. NDLR], mais bien le Verbe du Père qui s'est incarné et s'est fait homme. Mais, dira-t-on : "La Vierge est-elle donc Mère de la divinité ?". A quoi nous répondons : Le Verbe vivant, subsistant, a été engendré de la substance même de Dieu le Père, il existe de toute éternité, conjointement avec celui qui l'a engendré, il est en lui, avec lui. Mais dans la suite des temps, il s'est fait chair, c'est-à-dire s'est uni une chair possédant une âme raisonnable, dès lors on peut dire qu'il est né de la femme, selon la chair. Ce mystère d'ailleurs a quelque analogie avec notre génération même. Sur la terre en effet les mères, d'après les lois mêmes de la nature, portent dans leur sein un fruit qui, obéissant aux mystérieuses énergies déposées par Dieu, évolue et finalement se développe en forme humaine ; mais c'est Dieu qui dans ce petit corps met une âme de la manière que lui seul connaît. "C'est Dieu qui façonne l'âme de l'homme", dit le prophète. Or, autre chose est la chair, autre chose est l'âme. Pourtant bien que les mères aient produit le corps seulement, on ne laisse pas de dire qu'elles ont mis au monde l'être vivant, corps et âme, et non point seulement une de ses parties. Nul ne dirait par exemple qu'Elisabeth est la mère de la chair (sarkotokos), qu'elle n'est pas la mère de l'âme (psychotokos) ; car elle a mis au monde Jean-Baptiste, avec son corps et son âme, cette personne unique, l'homme composé de corps et d'âme. C'est quelque chose de semblable qui se passe à la naissance de l'Emmanuel. II a été engendré, avons-nous dit, de la substance du Père, étant son Verbe, son Fils unique ; mais quand il a pris chair, et qu'il s'est fait Fils de l'homme, il est nécessaire de confesser, qu'il est né de la femme selon la chair [...] »

 

 

Lettre de St Cyrille d'Alexandrie aux moines d'Egypte, avant le Concile, pour les mettre en garde contre Nestorius
Epist. I, P.G., 77. (traduction E. Amann, "Le dogme catholique dans les Pères de l'Eglise", Beauchesne, 1922)


 


 


• Textes liturgiques (Sollemnitas Sanctæ Dei Genitricis Mariæ)

 

- Nombres 6, 22-27 : Vœux de paix et de bonheur

- Psaume 67, 2 : Que Dieu nous prenne en grâce et qu'il nous bénisse

- Galates 4, 4-7 : Le Fils de Dieu né d'une femme

- Luc 2, 16-21 : Jésus-Christ, Fils de la Vierge Marie

 

 

Introït de la Messe : "Salve Sancta parens’’

 

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Liens : Virgo Dei Genetrix + Salve, Mater misericordiae + Maria, Mater gratiae + Stabat Mater speciosa + Sub tuum praesidium + Alma Redemptoris Mater + O Sanctissima + Joie de toutes les joies (Renouveau) + Marie, Mère de Dieu (Renouveau) + Les Orientaux chantent la Mère de Dieu + La Virginité Perpétuelle de Marie, par Saint Jean-Paul II + « O Sainte Mère de Dieu, brebis immaculée, qui avez enfanté votre agneau, le Christ, Verbe incarné en vous ! » (Saint Épiphane) + Salutation à la Très Sainte Mère de Dieu (Saint Anselme de Cantorbéry) + Prière à la Mère de Dieu, par Saint Alphonse-Marie de Liguori + Hymne acathiste à la Mère de Dieu (liturgie orthodoxe) + Prière de Saint Ephrem le Syrien à la Très Sainte Mère de Dieu + « Marie dans le cœur du chrétien », par Mgr Luciano Alimandi + Marie : la Mère qui veille sur notre cœur, par Mgr Luciano Alimandi + Le visage de la Mère, par Mgr Luciano Alimandi + Lettre Encyclique du Pape Pie XI pour le 15ème centenaire du Dogme de la Maternité Divine de la Vierge Marie : "Lux Veritatis" (format PDF) + Theotokos, à propos de Marie "Mère de Dieu" + Propre de la Messe (forme ordinaire) + Messe de la Maternité Divine (forme extraordinaire au 11 octobre) + Catéchèse de Benoît XVI sur "Marie, Mère de Dieu" + Homélies de Benoît XVI en la Solennité de la Très Sainte Mère de Dieu (2006) + (2007) + (2008) + (2009) + (2010) + (2011) + (2012) + (2013)

La première strophe est un extrait d'un poème du prêtre Sedulius (vers 430, avant le Saint Concile d'Ephèse)
La seconde strophe est le verset 2 du psaume 45 (Introït possible à la place du "Lux fulgébit" du 1er Janvier)

 

 

Salve sancta parens

Enixa puerpera Regem

Qui caelum terramque regit

In saecula saeculorum

Salut O Sainte Mère,

Toi qui a enfanté un Roi

Qui gouverne le ciel et la terre

Pour les siècles des siècles.

 

Eructavit cor meum

Verbum bonum

Dico ego opera mea Regi

Mon coeur frémit

De bonnes paroles.

Je dis mon oeuvre pour le Roi

 

La nuit du 31 décembre au 1er janvier est traditionnellement dans l'Eglise une nuit entière consacrée à la prière. Les fidèles sont invités à méditer sur le "mystère du temps" qui passe à la fois rapidement et inexorablement. Cette réflexion suscite en eux les deux réactions suivantes : tout d’abord, un sentiment mêlé de repentir et de regret pour les fautes qui ont été commises, et pour toutes les occasions de vivre dans la grâce de Dieu qui ont été perdues durant l’année qui s’achève; ensuite, le désir de remercier Dieu pour tous les bienfaits reçus de Lui. Cette double attitude a donné naissance respectivement à deux pieux exercices : d’une part, l’exposition prolongée du Saint-Sacrement qui permet aux communautés religieuses et aux fidèles de bénéficier de longs moments de prière, surtout silencieuse; d’autre part, le chant du Te Deum, qui exprime la louange et l’action de grâces des fidèles pour tous les bienfaits obtenus de Dieu durant l’année qui va s’achever. Dans certains lieux, juste après minuit, il est d'usage de commencer la nouvelle année en chantant l'hymne du Veni Creator. La nuit de prière s’achève normalement par la célébration tôt le matin du Saint-Sacrifice de la Messe en l'honneur de "Sainte Marie, Mère de Dieu". L'Eglise encourage vivement l’organisation de telles veillées; toutefois, celles-ci doivent être célébrées en tenant compte des éléments liturgiques de l’Octave de Noël; de plus, elles doivent être conçues non seulement comme un acte de réparation tout à fait juste face à l’insouciance et à la débauche, qui marquent le passage d’une année à l’autre, mais encore comme une veillée offerte au Seigneur pour les prémices du nouvel an.

• TEXTES LITURGIQUES (S. SILVESTRI I, PAPÆ)


- Ezéchiel 34, 11-16 : Je chercherai la brebis perdue

- Psaume 23, 1 : Le Seigneur est mon Berger

- Matthieu 16, 13-19 : Profession de Foi et Primauté de Pierre

 

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