28-9-.jpgDans une homélie improvisée aux membres de la Commission Biblique Pontificale, le pape a rappelé que « l'obéissance à Dieu » avait « le primat ». « Il faut obéir à Dieu plutôt qu'aux hommes », a-t-il estimé, car cela « donne la liberté ». Pour les chrétiens, obéir à Dieu plutôt qu'aux hommes suppose de connaître vraiment Dieu et de vouloir vraiment lui obéir, a-t-il aussi rappelé. La liberté, l'autonomie de l'homme telle qu'on la conçoit à l'âge moderne « est un mensonge ». C'est « un mensonge ontologique parce que l'homme n'existe pas de lui-même et pour soi-même ; c'est un mensonge politique et pratique, parce que la collaboration et le partage des libertés est nécessaire et si Dieu n'existe pas, si Dieu n'est pas une instance accessible à l'homme, il ne reste comme instance suprême que le consensus de la majorité ». Finalement, ce « consensus de la majorité » auquel il faut obéir peut aussi être « le consensus du mal - l'histoire des derniers siècles nous l'a appris », a mis en garde Benoît XVI. « Les dictatures ont toujours été contre cette obéissance à Dieu ». Citant les dictatures nazie et marxiste, il a rappelé qu'elles n'avaient pas pu « accepter un Dieu au-dessus du pouvoir idéologique ». Aujourd'hui, grâce à Dieu, nous ne vivons pas en dictature, mais il existe des formes subtiles de dictature. « Un conformisme qui rend obligatoire de penser comme tout le monde, d'agir comme tout le monde. Et une agression subtile et moins subtile contre l'Eglise démontrent que ce conformisme peut réellement être une vraie dictature ».

 

Dans son homélie, Benoît XVI a aussi rappelé l'importance de reconnaître notre péché et le besoin de renouvellement, de changement, d'une transformation de notre être. « Je dois dire que nous, chrétiens, même ces derniers temps, nous avons souvent évité le mot pénitence, qui nous semblait trop dur. Maintenant sous les attaques du monde qui nous parle de nos péchés, nous voyons que pouvoir faire pénitence est une grâce et nous voyons la nécessité de faire pénitence, de reconnaître les erreurs dans notre vie », a-t-il affirmé. Le pape a invité à « s'ouvrir au pardon », à « se laisser transformer ». « La douleur de la pénitence, c'est-à-dire de la purification et de la transformation, cette douleur est une grâce, parce qu'elle est un renouvellement, une œuvre de la Miséricorde divine », a-t-il enfin estimé.

 

Zenit

hitlerveilmaostaline.jpg

L'évocation du passé peut être dérangeante pour certains. Mais pour ceux qui, aujourd'hui, mettent au point, fabriquent et distribuent des préparations abortives, n'est-il pas tout aussi dérangeant de constater l'efficacité de leurs produits ?

 

a) Il est bien connu que les hommes inclinent facilement à faire état de "justifications", apparemment cohérentes, inspirant leurs conduites, alors qu'ils hésitent à regarder en face les motivations profondes qui les animent. Ce type de comportement est bien connu des psychologues qui parlent, à ce propos, de « rationalisation » d'une conduite. Les hommes peuvent, plus ou moins volontairement, s'occulter ou occulter aux yeux des autres, les vrais motifs qui animent leur comportement.

 

b) C'est ce qui se produit parfois chez certains propagateurs de l'avortement chimique. Selon que les circonstances y invitent, ils n'insistent pas trop sur les vertus essentiellement abortives de leurs préparations. En revanche, ils montent en épingle leur efficacité - réelle ou supposée - en cas de cancer du sein, d'endométrite, de tumeur cérébrale, de maladie d'Alzheimer, de dépression, etc.

 

c) On le constate : cette « rationalisation » rappelle la damnatio memoriae, la condamnation de la mémoire. Ici, on occulte un passé embarrassant; là, on occulte des motivations actuelles gênantes. Ces deux processus s'entrelacent souvent pour renforcer l'effet d'occultation.

 

 

Extraits de l'ouvrage de Mgr Michel SCHOOYANS,

« Bioéthique et Population : Le choix de la vie » (1994)

La fidélité à la mémoire des victimes suffit-elle à nous vacciner contre une nouvelle barbarie ?

 

a) Parmi ceux qui s'emploient à faire approuver des lois injustes au nom desquelles on exécute des êtres sans défense, figurent des gens qui reprochent - à juste titre - aux bourreaux nazis d'avoir obéi à des lois criminelles. Hier, c'est-à-dire à Nuremberg, les accusés se retranchaient derrière la loi injuste pour tenter d'excuser leurs crimes; aujourd'hui, on demande au législateur d'apporter à des crimes semblables la caution de la loi.

 

b) La moindre des choses serait que nul n'invoque le sacrifice des innocents d'hier pour s'estimer autorisé à introduire, aujourd'hui, le principe de nouvelles discriminations légales entre les êtres humains. Le sacrifice des martyrs des totalitarismes anciens est une chose sacrée. Nul ne peut se retrancher derrière la mémoire de ces morts pour se prétendre immunisé contre les dérives totalitaires actuelles.

 

c) On voudrait qu'aucun de ceux qui ont souffert de la barbarie nazie ne rejette, ni en théorie ni en pratique, les arguments, toujours actuels, qu'ont invoqués - en leur faveur et contre leurs bourreaux - ceux qui ont attesté, par-delà toute distinction, que tous les hommes ont la même dignité, le même droit à la vie et à la liberté.

 

 

 

Comment expliquer cette inconséquence qui pousse à légaliser, aujourd'hui, des pratiques condamnées, hier, parce qu'illégitimes ?

 

L'inconséquence analysée précédemment est dramatique, car elle révèle que, dans certains milieux, on n'a pas perçu la malice profonde du nazisme. C'est la raison pour laquelle la porte est grande ouverte à l'ultranazisme. Nous entendons par là le nazisme porté à son stade suprême, mondialisé et inscrit dans les pratiques, les lois, les institutions et même l'éthique.

 

a) On n'a pas compris que cette malice ne résidait pas d'abord dans le régime qui caractérise le nazisme, mais bien dans la nature profonde de celui-ci. On n'a pas vu que l'essence du nazisme, c'est sa nature totalitaire, c'est-à-dire sa volonté de détruire le moi, aussi bien physique que psychologique. Le nazisme est hanté par la volonté d'infliger la mort.

 

b) Malgré les bruyantes dénégations de ceux qui les animent, les courants qui, après avoir fait légaliser l'avortement, s'emploient actuellement à légaliser l'euthanasie, s'inscrivent objectivement dans cette tradition, tout en en consommant la perversion, c'est-à-dire en allant au-delà du nazisme. En effet, infliger la mort n'est pas simplement un « droit » que la société peut exercer sur ceux dont elle estime la vie indigne d'être vécue; c'est aussi un "devoir" dont la même société doit garantir l'exécution pour ceux qui désirent "mourir dans la dignité", au motif que leur vie est indigne d'être vécue. À la considération du droit de la société à infliger la mort aux êtres dont la vie est indigne d'être vécue, typique du nazisme, on adjoint donc ici celle, typique du libéralisme, du droit de l'individu à « mourir dans la dignité ».

 

c) Mais dans les deux cas de figure, et au-delà des travestissements idéologiques, l'acte d'infliger la mort est couvert par la loi et son exécution est confiée au personnel médical. Bref, la loi légitime le meurtre médical.

 

d) Pour ces mêmes raisons, lorsqu'un État accorde aux parents le « droit » de tuer leurs enfants, il finit vite par accorder aux enfants le « droit » de tuer leurs parents. Ainsi, dans ces différents cas, la "loi" est appelée à "légitimer" la "médicalisation" du meurtre. Cette alliance totalitaire entre le mensonge et la violence a été implacablement dénoncée par André Frossard : « Le menteur sait qu'il ment, le criminel cache ou nie son crime, et les systèmes politiques les plus diaboliquement injurieux pour l'espèce humaine se croient tenus de donner le décor de la justice à leurs ignominies, et de singer le droit chaque fois qu'ils le violent » (André Frossard, Défense du pape, paris, Ed. fayard, 1993, P. 48).

 

Extraits de l'ouvrage de Mgr Michel SCHOOYANS,

« Bioéthique et Population : Le choix de la vie » (1994)

 

 

 

 

 

 

 

Flag of Norway *** Mémoire obligatoire propre pour la Norvège (Saint Patron des îles des Orcades et des Shetland)

Widget Vatican.va

Liens (1)

 

 

 

 

 

 

logofc

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 








Actualité du livre

 

 

 

 

 


 

 

 

 

 

 


 

 

 

 

 

 


 

 

 

Admin / Twitter

oiseau-twitter2.gif

 

 

Depuis janvier 2006,
site administré par de
jeunes laïcs catholiques.
 
 
CONTACT
 

 


 

 
coolpape.jpg