Nous sommes partis de bon matin avant le jour } ter
La nuit était comme un four
En chantant


Glory, glory alléluia } ter
Bon voyage pour tous les paras

Longue est la route qui serpente devant nous } ter
Mais nous irons jusqu'au bout
En chantant

Glory, glory alléluia } ter
Bon voyage pour tous les paras

Oui nous irons nous faire casser la gueule en cœur } ter
Mais nous reviendrons vainqueurs (pour défendre notre honneur)
En chantant

 

Oui nous avons les traits tirés les pieds poudreux } ter
Mais nous reenons heureux
En chantant


Glory, glory alléluia } ter
Bon voyage pour tous les paras

 

 

S’il y a une chose qui devrait être impérativement supprimé de toutes les messes, c’est le « mot d’accueil », ce « machin » qui ne sert à rien sinon à faire pérorer un célébrant ou un animateur liturgique et à casser le rythme de la célébration sitôt le chant d’entrée achevé. Pourquoi faut-il supprimer le « mot d’accueil » (comme d’ailleurs les souhaits de « bon dimanche » que certains se croient obligés de faire à la fin de la messe) ? 1. Parce que la liturgie ne prévoit nulle part un « accueil » des fidèles. Dans la description qu’il donne des rites initiaux de la Messe, le Missel romain dit simplement qu’ « après la salutation au peuple, le prêtre, le diacre, ou un ministre laïc, peut introduire les fidèles à la Messe du jour par quelques mots très brefs. » (Cf. Présentation générale du Missel romain, n°50) Introduire à la Messe, c’est dire par exemple : « Nous fêtons Saint N. qui vécut à tel siècle et que l’Eglise donne en exemple parce qu’il a ...... » Deux phrases suffisent amplement. Mais cette introduction n’a sûrement aucune raison d’être aux Messes du temps ordinaire ou aux grandes fêtes où généralement prédomine le manque d’inspiration de ceux qui se croient obligés de prendre la parole. 2. Parce qu’il ne revient pas à un laïc ou au célébrant d’ « accueillir » les fidèles. Le laïc n’a aucun mandat pour le faire et un célébrant n’est pas une « hôtesse d’accueil ». 3. Parce que c’est une erreur théologique autant que liturgique que d’imaginer que les fidèles doivent être « accueillis » à la Messe : les fidèles déjà rassemblés au moment où débute le chant d’entrée qui accompagne l’arrivée des ministres de l’autel doivent accueillir Seigneur et non être accueillis.

 

Dans « La célébration de la foi » (Ed. Téqui, 1981), le Cardinal Ratzinger critiquait ces « salutations souvent insupportables avec leurs séries de banalités, que certaines communautés attendent pourtant maintenant comme une politesse indispensable, et qui sont devenues monnaie courante. » En supprimant les « mots d’accueil », non seulement on se montrera plus respectueux de la liturgie de l’Eglise, mais en plus on évitera de transformer la Messe dominicale en simple réunion conviviale de la « bien-pensance paroissiale ».

 

Pro Liturgia

Notre-Dame de Fatima : "Quand vous récitez votre chapelet, dîtes après chaque mystère" : 

Domine Iesu, dimitte nobis debita nostra,

Ô
mon Jésus, pardonnez-nous
salva nos ab igne inferiori, perduc in cælum omnes animas,
Préservez-nous du feu de l’enfer et conduisez toutes les âmes vers le Ciel,
præsertim eas, quæ misericordiæ tuæ maxime indigent.
Spécialement celles qui en ont le plus besoin.
Amen.
Ainsi soit-il.

cardinalratzinger-copie-21. Se présenter pour recevoir la sainte communion devrait être une décision réfléchie, fondée sur un jugement raisonné permettant de savoir si l’on est digne de communier selon les critères objectifs de l’Eglise. Il faut se poser des questions comme "Suis-je en pleine communion avec l’Eglise catholique ? Suis-je coupable d’un péché grave ? Ai-je encouru des peines (comme une excommunication ou une interdiction) qui m’interdisent de recevoir la sainte communion ? Me suis-je préparé en jeûnant depuis une heure au moins ?". Le fait de se présenter sans réflexion à recevoir la sainte communion, simplement parce que l’on est présent à la messe, est un abus qui doit être corrigé (cf. l’instruction "Redemptoris Sacramentum", n° 81, 83).

 

2. L’Eglise enseigne que l’avortement ou l’euthanasie sont des péchés graves. L’encyclique "Evangelium Vitae", se référant à des décisions de justice ou à des lois civiles autorisant ou encourageant l’avortement ou l’euthanasie, établit qu’il existe "une obligation importante et précise de s’y opposer par l’objection de conscience. […] Dans le cas d’une loi intrinsèquement injuste, comme celle qui admet l’avortement ou l’euthanasie, il n’est jamais licite de s’y conformer, ni de participer à une campagne d’opinion en faveur d’une telle loi, ni de voter pour elle" (n. 73). Les chrétiens "sont appelés, en vertu d’un grave devoir de conscience, à ne pas apporter leur collaboration formelle aux pratiques qui, bien qu’admises par la législation civile, sont en opposition avec la Loi de Dieu. En effet, du point de vue moral, il n’est jamais licite de coopérer formellement au mal. […] Cette coopération ne peut jamais être justifiée en invoquant le respect de la liberté d’autrui ni en prenant appui sur le fait que la loi civile la prévoit et la requiert" (n. 74).

 

3. Les questions morales n’ont pas toutes le même poids moral que l’avortement ou l’euthanasie. Par exemple, si un catholique était en désaccord avec le Saint-Père sur l’application de la peine capitale ou sur la décision de faire la guerre, il ne serait pas considéré pour cette raison comme indigne de se présenter pour recevoir la sainte communion. L’Eglise exhorte les autorités civiles à rechercher la paix et non la guerre et à faire preuve de modération et de miséricorde dans l’application d’une peine aux criminels. Toutefois, il peut être permis de prendre les armes pour repousser un agresseur ou d’avoir recours à la peine capitale (CEC N°2267, NDLR). Les catholiques peuvent légitimement avoir des opinions différentes sur la guerre ou la peine de mort, mais en aucun cas sur l’avortement et l’euthanasie. 

 

4. Indépendamment du jugement que chacun porte sur sa propre dignité à se présenter pour recevoir la sainte eucharistie, le ministre de la sainte communion peut se trouver dans une situation où il doit refuser de distribuer la sainte communion à quelqu’un, comme dans les cas d’excommunication déclarée, d’interdit déclaré ou de persistance obstinée dans un péché grave manifeste (cf. can. 915).

 

5. Concernant les péchés graves d’avortement ou d’euthanasie, lorsque la coopération formelle d’une personne devient manifeste (comprendre : lorsqu’un homme politique catholique fait systématiquement campagne pour l’avortement et l’euthanasie et vote des lois permissives sur ces sujets), son pasteur devrait le rencontrer, lui expliquer l’enseignement de l’Eglise, l’informer qu’il ne doit pas se présenter à la sainte communion tant qu’il n’aura pas mis fin à sa situation objective de péché, sans quoi l’eucharistie lui sera refusée.

 

6. Au cas où "ces mesures préventives n’auraient pas eu d’effet ou n’auraient pas été possibles" et si la personne en question, faisant preuve d’obstination, se présente malgré tout pour recevoir la sainte eucharistie, "le ministre de la sainte communion doit refuser de la lui donner (cf. la déclaration du conseil pontifical pour l’interprétation des textes législatifs, “Sainte communion et catholiques divorcés et remariés civilement“, 2000, n° 3-4). Cette décision n’est à proprement parler ni une sanction ni une peine. Le ministre de la sainte communion ne formule pas non plus un jugement sur la faute subjective de la personne; il réagit plutôt à l’indignité publique de cette personne à recevoir la sainte communion, en raison d’une situation objective de péché. 

 

[N.B. Un catholique serait coupable de coopération formelle au mal – et donc indigne de se présenter à la sainte communion – s’il votait délibérément pour un candidat en raison même des positions permissives de celui-ci sur l’avortement et/ou l’euthanasie. Quand un catholique ne partage pas la position d’un candidat en faveur de l’avortement et/ou de l’euthanasie mais vote pour lui pour d’autres raisons, cette coopération, considérée comme matériellement indirecte, peut être permise pour des raisons proportionnées.]

 

 

"Etre digne de recevoir la sainte communion", Principes Généraux,

par le Cardinal Joseph Ratzinger (2004) aux évêques américains

Le cardinal Lopez Trujillo, président du conseil Pontifical pour la Famille a demandé au cardinal Carlo Maria Martini de revoir sa copie et de retirer les propos exprimés dans le « Dialogue sur la vie », tenu avec le Pr. Ignazio Marino dans les colonnes de l’hebdomaire italien « L’espresso ». Il demandera par les « voies officielles » au cardinal Martini si les affirmations regardant principalement l’avortement et le préservatif, mais aussi l’euthanasie et l’adoption, « sont à considérer comme anthentiques. Auquel cas, ajoute-t-il, ces thèses sont à rejeter comme étrangère à la morale catholique. »

Le card. Trujillo dit bien connaître son confrère et l’estimer en sa qualité de grand connaisseur des textes sacrés, mais, en ce qui concerne les questions de bioéthique, le retient cependant comme incompétent: « Ce n’est pas sa matière. Il s’est toujours occupé de la Bible. Dans le domaine de la bioéthique, il n’a pu exprimer que des opinions personnelles qui ne se trouvent pas dans le magistère ». Sur la question du préservatif, le cardinal rappelle qu’il n’y a pas d’exceptions admises, pas même celle évoqué par le cardinal Martini dans le cas d’un conjoint infecté par le virus du sida. Quant à l’avortement, à la « légitime défense et moindre mal » que voit le cardinal Martini dans le cas d’une mère dont la vie serait « gravement menacée » par son enfant, le cardinal Trujillo répond: « Cette thèse ne peut s’expliquer que par une erreur de transcription. J’entends demander au cardinal Martini si cette déclaration est bien authentique. Dans Evangelium Vitae, il y a une formule très proche d’une définition dogmatique : Jamais, sous aucun prétexte, l’on peut éliminer la vie de l’innocent, et la vie de l’innocent c’est le foetus. Jamais l’Eglise n’a reconnu que, dans le cas où la vie de la mère serait menacée par sa grossesse, l’avortement serait permis et jamais elle ne le permettra, c’est la doctrine unique de l’Eglise. Je crois que, en ce sens, le cardinal a été mal interprété, parce que, un personnage de son importance, avec une telle gamme de connaissances sait bien que la morale catholique a prononcé quelque chose de différent. [Dans ce cas de figure, l’Eglise autorise tout traitement ayant pour but direct de sauver la vie de la mère, même si la conséquence – involontaire - doit être la perte de l’enfant. L’intention étant clairement de sauver la vie et non de l’éradiquer, ainsi, l’avortement direct et déterminé, ne saurait être envisagé comme une "thérapie", préventive ou curative, pour soigner la mère] La prochaine fois que le cardinal Martini viendra à Rome, soyez certains que je lui demanderai compte de la transcription, et je suis moi-même certain que j’aurai de bonnes nouvelles de sa part et que ses déclarations ont été mal interprétées ».

 

 

« L’Eglise, a conclu le cardinal Trujillo, n’est en train de revoir aucune de ses positions concernant le préservatif et l’avortement ».

 

 

L’évolutionnisme doctrinal, appelé si ardemment de leurs voeux par la très forte majorité des employés de la grande presse, ne saurait tout simplement pas être dans l’Eglise. L’enseignement du Christ n’est pas sujet à caution, et surtout pas à la caution des hommes.

 

BAF

 

 

 

QUELQUES CITATIONS... A DIFFUSER !

 


http://idata.over-blog.com/0/21/41/34/avortement.jpg« Si l’homme peut décider par lui-même, sans Dieu, de ce qui est bon et de ce qui est mauvais, il peut aussi disposer qu’un groupe d’hommes soit anéanti. Des décisions de ce genre furent prises par exemple sous le Troisième Reich, par des personnes qui, étant arrivées au pouvoir par des voies démocratiques, s’en servirent pour mettre en œuvre les programmes pervers de l’idéologie national-socialiste qui s’inspirait de présupposés racistes. Des décisions analogues furent prises par le parti communiste de l’Union soviétique et des pays soumis à l’idéologie marxiste. (...) Parvenus à ce point, on ne peut omettre d’aborder une question plus que jamais actuelle et douloureuse. Après la chute des régimes édifiés sur les idéologies du mal, dans les pays concernés, les formes d’extermination ont en effet cessé. Demeure toutefois l’extermination légale des êtres humains conçus et non encore nés. Il s’agit encore une fois d’une extermination décidée par des Parlements élus démocratiquement, dans lesquels on en appelle au progrès civil des sociétés et de l’humanité entière. D’autres formes de violation de la loi de Dieu ne manquent pas non plus. Je pense par exemple aux fortes pressions du Parlement européen pour que soient reconnues les unions homosexuelles comme une forme alternative de famille, à laquelle reviendrait aussi le droit d’adopter. On peut et même on doit se poser la question de savoir s’il ne s’agit pas, ici encore, d’une nouvelle ’idéologie du mal’, peut-être plus insidieuse et plus occulte, qui tente d’exploiter, contre l’homme et contre la famille même, les droits de l’homme ». (Jean-Paul II in « Mémoire et Identité »)
 
« Le plus grand destructeur de la paix aujourd'hui est le crime commis contre les enfants à naître » (Bienheureuse Mère Térésa de Calcutta)
 
« Devant la culture de la mort et les attaques qui, hélas, se multiplient contre la vie de l'homme, que jamais on ne manque au devoir de la défendre à toutes ses étapes, du premier instant de sa conception à son déclin. Puisse l'humanité connaître un nouveau printemps de la vie, dans le respect et l'accueil de tout être humain, dont le visage reflète l'image du Christ ! » (Jean-Paul II) 

«  L'avortement et l'infanticide sont des crimes abominables » (Gaudium et Spes, 51, § 3)
 
« La liberté de tuer n'est pas une vraie liberté, mais une tyrannie qui réduit l'être humain en esclavage ». (Benoît XVI) 
 
« L'avortement et l'euthanasie sont des crimes qu'aucune loi humaine ne peut prétendre légitimer ». (Jean-Paul II) 
 
« Je déclare que l'avortement direct, c'est à dire voulu comme fin ou comme moyen, constitue toujours un désordre moral grave, en tant que meurtre délibéré d'un être humain innocent [...] aucune circonstance, aucune finalité, aucune loi au monde ne pourra jamais rendre licite un acte qui est intrinsèquement illicite parce que contraire à la loi de Dieu... » (Jean-Paul II)
 
« C'est bien d'un complot qu'il s'agit. il est clair que les fils des ténèbres et les fils de la veuve étaient conjurés contre les fils des hommes ou même plus précisément contre le Fils de l'Homme. » (Pr. Lejeune)

« On ne peut penser qu’une société puisse combattre efficacement le crime quand elle le légalise elle-même dans le cadre de la vie naissante » (Benoît XVI)  Si vous entendez dire qu'une femme ne veut pas garder son enfant et désire avorter, essayez de la convaincre de m'apporter cet enfant. Moi, je l'aimerai, voyant en lui le signe de l'amour de Dieu. » (Bienheureuse Mère Térésa de Calcutta)       

« C'est Toi qui as formé mes reins, qui m'as tissé dans le sein de ma mère. Je Te loue de ce que je suis une créature si merveilleuse. Tes oeuvres sont admirables, et mon âme le reconnaît bien. Mon corps n'était point caché devant Toi, lorsque j'ai été fait dans un lieu secret, tissé dans les profondeurs de la terre. Quand je n'étais qu'une masse informe, Tes yeux me voyaient ; Et sur Ton Livre étaient tous inscrits les jours qui m'étaient destinés, avant qu'aucun d'eux existât. » (Psaume 139)

 

 

501    « Si quelqu'un ne confesse pas, selon les saints Pères, en un sens propre et véritable, le Père et le Fils et le Saint-Esprit, trinité dans l'unité et unité dans la trinité, c'est-à-dire un seul Dieu en trois hypostases consubstantielles et de même gloire, et pour les trois une seule et même divinité, nature, substance, puissance, Seigneurie, royauté, autorité, volonté, opération, incréée, sans commencement, inconcevable, immuable, créatrice de tous les êtres et qui les protège, qu'il soit condamné ».

 

Canon 1, CONCILE DU LATRAN, 5-31 OCTOBRE 649 – Denzinger N°501

 

 

            

 

 

sainte-trinité525    (1) Nous confessons et nous croyons que la sainte et ineffable Trinité, Père, Fils et Esprit Saint, est un seul Dieu par nature, d'une seule substance, d'une seule nature, ainsi que d'une seule majesté et puissance.

(2) Et nous professons que le Père n'est ni engendré ni créé, mais qu'il est inengendré. Il ne tire en effet son origine de personne, lui de qui le Fils a reçu la naissance et l'Esprit Saint la procession. Il est donc lui-même source et origine de toute la divinité.

(3) Il est aussi le Père de sa propre essence, lui qui de son ineffable substance a engendré ineffablement le Fils, et cependant n'a pas engendré autre chose que ce qu'il est lui-même (lui, le Père, à savoir son essence ineffable, a engendré aussi de façon ineffable le Fils de sa substance) : Dieu (a engendré Dieu), la lumière, la lumière, de lui donc est « toute paternité au ciel et sur la terre » Ep 3,15.

 

526    (4) Nous affirmons aussi que le Fils est né de la substance du Père sans commencement, avant les siècles et cependant il n'a pas été fait : car ni le Père n'a jamais existé sans le Fils, ni le Fils jamais sans le Père.

(5) Et cependant, le Père n'est pas du Fils comme le Fils du Père, parce que le Père n'a pas reçu du Fils la génération, mais le Fils l'a reçue du Père. Le Fils est donc Dieu issu du Père, mais le Père n'est pas Dieu issu du Fils. Père du Fils, il n'est pas Dieu par le Fils. Celui-ci est Fils du Père et Dieu par le Père. Le Fils est cependant égal en toutes choses à Dieu, le Père, parce qu'il n'a jamais ni commencé ni cessé de naître.

(6) Nous croyons aussi qu'il a une seule substance avec le Père ; c'est pourquoi on dit qu'il est homo ousios au Père, c'est-à-dire de même substance que le Père ; en grec en effet homos signifie « un » et ousia « substance » ; les deux mots joints font « une seule substance ». On doit croire que le Fils a été engendré et qu'il est né non de rien ni d'une autre substance, mais du sein du Père, c'est-à-dire de sa substance.

(7) Eternel est donc le Père, éternel est le Fils. Si le Père a toujours été, il a toujours eu un Fils dont il était le Père ; c'est pourquoi nous confessons que le Fils est né du Père sans commencement.

(8) Cependant ce même Fils de Dieu, de ce qu'il a été engendré du Père, nous ne l'appelons pas une « partie de sa nature divisée », mais nous affirmons que le Père parfait a engendré son Fils parfait sans diminution ni division, parce qu'il appartient à la divinité seule de n'avoir pas un Fils inégal.

(9) Ce Fils est Fils de Dieu par nature, non par adoption, et nous devons croire que le Père ne l'a engendré ni par volonté ni par nécessité, car en Dieu aucune nécessité n'existe et la volonté ne précède pas la sagesse.

 

527    (10) Nous croyons aussi que l'Esprit Saint, qui est la troisième personne dans la Trinité, est Dieu, un et égal au Père et au Fils, de même substance et aussi de même nature : il n'est cependant ni engendré ni créé, mais il procède de l'un et de l'autre, il est l'Esprit de tous deux.

(11) Nous croyons aussi que l'Esprit n'est ni inengendré, ni engendré, de sorte qu'on ne considère pas, si nous le disons inengendré, que nous affirmons deux Pères, ou si nous le disons engendré, que nous prêchons deux Fils ; cependant on ne dit pas qu'il est seulement l'Esprit du Père mais à la fois l'Esprit du Père et du Fils.

(12) Car il ne procède pas du Père vers le Fils ni ne procède du Fils pour sanctifier les créatures, mais il apparaît bien comme ayant procédé à la fois de l'un et de l'autre, parce qu'il est reconnu comme la charité ou la sainteté de tous deux.

(13) Nous croyons donc que le Saint-Esprit est envoyé par les deux, comme le Fils l'est par le Père ; mais il n'est pas considéré comme moindre que le Père et le Fils, à la manière dont le Fils atteste qu'il est moindre que le Père et l'Esprit Saint à cause de la chair qu'il a prise.

 

528    (14) Voici comment parler de la sainte Trinité : on doit dire qu'elle n'est pas triple mais trine. On ne peut dire justement que la Trinité soit en un seul Dieu mais qu'un seul Dieu est Trinité.

(15) Dans les noms des personnes qui expriment les relations, le Père est référé au Fils, le Fils au Père, le Saint-Esprit aux deux : quand on parle des trois personnes en considérant les relations, on croit cependant qu'ils sont une seule nature ou substance.

(16) Nous n'affirmons pas trois substances comme nous affirmons trois personnes, mais une seule substance et trois personnes.

(17) En effet, le Père est Père, non par rapport à lui-même mais par rapport au Fils ; le Fils est Fils, non par rapport à lui-même, mais par rapport au Père. De même, le Saint-Esprit ne se réfère pas par rapport à lui-même mais au Père et au Fils, parce qu'il est appelé l'Esprit du Père et du Fils.

(18) De même, quand nous disons « Dieu », nous n'exprimons pas une relation à un autre, comme celle du Père au Fils ou du Fils au Père ou du Saint-Esprit au Père et au Fils mais « Dieu » est dit spécialement en référence à lui-même.

 

529    (19) Si on nous interroge sur chacune des personnes, nous devons confesser qu'elle est Dieu. On dit que le Père est Dieu, que le Fils est Dieu, que le Saint-Esprit est Dieu, chacun en particulier ; cependant ce ne sont pas trois dieux, mais un seul Dieu.

(20) De même, on dit que le Père est tout-puissant, que le Fils est tout-puissant, que le Saint-Esprit est tout-puissant ; cependant ce ne sont pas trois tout-puissants, mais un seul Tout-Puissant, comme nous professons une seule lumière et un seul principe.

(21) Nous confessons et croyons que chacune personne en particulier est pleinement Dieu et que toutes trois sont un seul Dieu : elles ont une divinité, une majesté, une puissance unique, indivisée, égale, qui ne diminue pas en chacun et qui n'augmente pas dans les trois ; car elle n'est pas moindre quand chaque personne est appelée Dieu en particulier ; elle n'est pas plus grande quand les trois personnes sont appelées un seul Dieu.

 

530    (22) Cette sainte Trinité, qui est un seul vrai Dieu, n'est pas hors du nombre mais elle n'est pas enfermée dans le nombre. Dans les relations des personnes, le nombre apparaît ; dans la substance de la divinité, on ne peut saisir quelque chose qu'on puisse dénombrer. Il y a donc indication de nombre uniquement dans les rapports qu'elles ont entre elles, mais il n'y a pas pour elles de nombre, en tant qu'elles sont référées à elles-mêmes.

(23) Il faut donc un nom de nature à cette sainte Trinité, tel qu'il ne puisse être utilisé au pluriel dans les trois personnes. Pour cela nous croyons ce que l'Écriture dit : « Grand est notre Seigneur et grande est sa puissance et sa sagesse n'a pas de nombre » Ps 147,5.

(24) Ce n'est pas parce que nous disons que ces trois personnes sont un seul Dieu, que nous pouvons dire que le Père est le même que le Fils ou que le Fils est le Père, ou que celui qui est le Saint-Esprit est le Père ou le Fils.

(25) Car celui qui est le Fils n'est pas le Père, et celui qui est le Père n'est pas le Fils, ni le Saint-Esprit n'est celui qui est le Père ou le Fils ; cependant, le Père est cela même qu'est le Fils, le Fils cela même qu'est le Père, le Père et le Fils cela même qu'est le Saint-Esprit, c'est-à-dire un seul Dieu par nature.

(26) Car lorsque nous disons que le Père n'est pas celui-là même qui est le Fils nous nous référons à la distinction des personnes. Mais quand nous disons que le Père est cela même qu'est le Fils, le Fils cela même qu'est le Père, le Saint-Esprit cela même qu'est le Père et le Fils, nous exprimons que cela appartient à la nature ou à la substance par laquelle Dieu est, parce qu'ils sont substantiellement un : nous distinguons en effet les personnes, mais nous ne divisons pas la divinité.

 

531    (27) Nous reconnaissons donc la Trinité dans la distinction des personnes ; l'unité, nous la professons à cause de la nature ou substance. Ces trois sont donc un comme nature, non comme personne.

(28) Cependant il ne faut pas concevoir ces trois personnes comme séparables, puisque nous croyons qu'aucune n'a jamais existé, n'a jamais accompli quelque œuvre ni avant l'autre ni après l'autre ni sans l'autre.

(29) Elles sont inséparables en effet aussi bien en ce qu'elles sont qu'en ce qu'elles font, car entre le Père qui engendre, le Fils lui est engendré et l'Esprit Saint qui procède, nous ne croyons pas qu'il y ait quelque intervalle de temps par lequel celui qui engendre aurait précédé un moment l'engendré, ou l'engendré aurait manqué à celui qui engendre, ou le Saint-Esprit, en procédant, serait apparu comme venant après le Père et le Fils.

(30) C'est pourquoi nous déclarons et croyons cette Trinité inséparable et distincte. Nous parlons de trois personnes, selon ce qu'ont défini nos Pères, pour qu'elles soient connues comme telles, non pour qu'elles soient séparées.

(31) Car si nous considérons ce que la sainte Écriture dit de la Sagesse : « Elle est la splendeur de la lumière éternelle » Sg 7,26, de même que nous voyons la splendeur ne faire qu'un avec la lumière, inséparablement, de même nous confessons que le Fils ne peut être séparé du Père.

(32) De  même que nous ne confondons pas ces trois personnes, dont la nature est une et inséparable, nous déclarons aussi qu'elles ne sont absolument pas séparables.

 

532    (33) Car la Trinité elle-même a daigné nous montrer cela si clairement que, même dans les noms dont elle a voulu que chaque personne fut désignée, elle n'a pas permis qu'on comprenne l'une sans l'autre : le Père en effet ne peut être connu sans le Fils et le Fils n'est pas découvert sans le Père.

(34) La relation elle-même en effet, dans sa dénomination personnelle, empêche de séparer les personnes et, quand elle ne les nomme pas ensemble, elle les indique ensemble. Personne ne peut entendre l'un de ces noms qu'il ne soit forcé de comprendre aussi l'autre.

(35) Ces trois étant donc un et cet un étant trois, chaque personne garde cependant sa propriété. Le Père a l'éternité sans naissance, le Fils l'éternité avec la naissance, et le Saint-Esprit la procession sans naissance, avec l'éternité.

 

11ème CONCILE DE TOLEDE, commencé le 7 novembre 675, Profession de foi – Denzinger N°525-532

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