R. La gloire de Dieu, notre Père, 
C’est que nous demeurions dans l’Amour du Christ, 
La gloire de Dieu, notre Père, 
C’est que nous portions beaucoup de fruit. 

 

 

1. Tout sarment qui est en moi et qui donne déjà du fruit, 
Mon Père l’émondera pour qu’il en donne davantage. 

 

2. Si quelqu’un demeure en moi, et si je demeure en lui, 
Il donnera beaucoup de fruit. Mais sans moi, vous ne pouvez rien faire. 

 

3. Ce n’est pas vous qui m’avez choisi, c’est moi qui vous ai choisis 
Pour que vous partiez, que vous donniez du fruit. Et que votre fruit demeure. 

 

 

 En ce 4ème et dernier Dimanche de l’Avent, l'Église nous invite à entrer dans la grande semaine précédant la naissance virginale et dans le temps du Seigneur-Jésus. L'Épouse Mystique, comme une fiancée toute parée pour son Époux, compte maintenant avec impatience les heures d'attente pour pouvoir embrasser avec joie le Désiré des nations qui a été porté pendant 9 mois dans le sein très pur de la Vierge Marie, ce Tabernacle vivant de Dieu. L'Évangile de ce 4ème Dimanche (pour la forme ordinaire) nous invite justement à méditer sur notre Mère du Ciel. Ce que Dieu a accompli en la Vierge Marie par une grâce prévenante, il veut maintenant l’accomplir en nous par une grâce purifiante. Introït de la Messe : « Rorate, caeli desuper, et nubes pluant iustum ; aperatur terra et germinet Salvatorem. Ps. : Cœli enarrant gloriam Dei : et opera manuum ejus annuntiat firmamentum. Gloria Patri... Rorate, caeli... » (« Que les cieux répandent la rosée et que les nuées pleuvent le Juste. Que s’ouvre la terre et que germe le Sauveur. Ps. : Les cieux racontent la gloire de Dieu, et le firmament publie l'ouvrage de ses mains. Gloire au Père... Que les cieux... ») Confiteor + Kyriale XVII + Credo VII


 
 

 

http://img.over-blog.com/300x270/0/21/41/34/liturgie/advent08-copie-2.jpg• ANNÉE A - TEXTES LITURGIQUES (DOMINICA IV ADVENTUS)
 

- Isaïe 7, 1a-14 : Dieu nous promet un sauveur par une vierge 

- Psaume 24, 1 : Qu'il vienne, le Seigneur : c'est lui, le roi de gloire

- Romains 1, 1-7 : L' Apôtre annonce le salut en Jésus Christ

- Matthieu 1, 18-24 : La venue de l'Emmanuel annoncée à Joseph


• ANNÉE B - TEXTES LITURGIQUES (DOMINICA IV ADVENTUS)
 

- 2 Samuel 7, 1-5 ; 8-12 ; 14 ; 16 : Promesse du Messie, fils de David

- Psaume 89, 4 : Dieu ! Tu as les paroles d'Alliance éternelle

- Romains 16, 25-27 : Le mystère de Dieu révélé en Jésus-Christ

- Luc 1, 26-38 : Le Messie sera fils de la Sainte Vierge Marie
 

• ANNÉE C - TEXTES LITURGIQUES (DOMINICA IV ADVENTUS)
 

- Michée 5, 1-4a : Le Messie viendra de Bethléem (בית לחם)

- Psaume 80, 2 : Dieu, fais-nous revenir ; que ton visage s'éclaire

- Hébreux 10, 5-10 : "Me voici, mon Dieu, je suis venu pour faire ta volonté"

- Luc 1, 39-45 : La Visitation de la Vierge Marie à sa cousine Elisabeth 

 


 

Introït de la "Messe Rorate" (hors-dimanche)

(enregistré à Hanceville, Alabama, USA - 2007)



 

La Liturgie romaine connaît depuis très longtemps, à côté du cycle annuel, un cycle trimestriel, en ce sens que, dans chacune des quatre saisons de l'année, il y a une semaine particulièrement distinguée dite des Quatre-Temps. Trois jours de cette semaine, le mercredi, le vendredi et le samedi, sont fixés comme jours de jeûne (…). Il nous reste du pape Saint Léon le Grand une série de sermons pour les Quatre-Temps. Le dimanche qui précède la semaine des Quatre-Temps, il parle de la signification de la pénitence et du jeûne, et il termine par cette invitation : « Nous jeûnerons donc le mercredi et le vendredi, quant au samedi nous veillerons tous ensemble près de saint Pierre » (cf ; "La liturgie de l’Eglise romaine", J. A. Jungmann, SJ., 1957)


 

 

 

« Comme un trône empourpré, vous portez le créateur; comme une couche vivante, vous entourez le Roi, ô pleine de divines grâces ! Tige vigoureuse, vous avez produit comme un rejeton le Christ notre appui : car elle était votre figure, la Verge d'Aaron bourgeonnant autrefois sans culture; ô chaste colombe ! ô toujours vierge ! Chanter la manière admirable de votre étonnante et incompréhensible maternité, est chose impossible aux mortels ; car elle dépasse toute intelligence, toute pensée, toutes les conceptions de l'esprit, toute la force des paroles. Isaïe voyant votre indicible, votre ineffable maternité, s'écriait dans son accent divin : L'Esprit-Saint est survenu en vous, ô Mère de Dieu ! il vous a conservée comme autrefois le buisson ardent, sans vous consumer ; c'est pourquoi nous aussi, nous crions avec les Anges : Réjouissez-vous, ô tabernacle de Dieu ! »

 

***Ce n'est plus obligatoire, mais par tradition, le jeûne et l'abstinence sont observés

en ce jour appelé "Samedi des Quatre-Temps de l'Avent (ou d'Hiver)" 

Ci-dessus : Hymne tirée de "l’anthologie des grecs" (au 15 déc.)

La Liturgie romaine connaît depuis très longtemps, à côté du cycle annuel, un cycle trimestriel, en ce sens que, dans chacune des quatre saisons de l'année, il y a une semaine particulièrement distinguée dite des Quatre-Temps. Trois jours de cette semaine, le mercredi, le vendredi et le samedi, sont fixés comme jours de jeûne (…). Il nous reste du pape Saint Léon le Grand une série de sermons pour les Quatre-Temps. Le dimanche qui précède la semaine des Quatre-Temps, il parle de la signification de la pénitence et du jeûne, et il termine par cette invitation : « Nous jeûnerons donc le mercredi et le vendredi, quant au samedi nous veillerons tous ensemble près de saint Pierre » (cf : "La liturgie de l’Eglise romaine", J. A. Jungmann, SJ., 1957)





« Salut Mère du Verbe divin, ô  virginale  humilité ! Salut, Mère sans tache humble virginité ! Soyez dans la joie, vous qui devenez féconde, et votre fardeau n'est point lourd; soyez dans la joie, vous dont le fils est un poids doux à porter. Salut, rejeton de Jessé, branche en fruits féconde ; salut, porte close du temple, ouverte à Dieu seul. Triomphez, toison de Gédéon, baignée de la rosée de l'Esprit-Saint; triomphez, tente de Salomon, de toutes la plus éclatante. Salut, Etoile scintillante de Jacob, dont la lueur illumine toutes les mers ; salut, demeure scellée, buisson à la puissante flamme. Réjouissez-vous : le soleil est votre vêtement ; humble Etoile, vous enfanterez le Soleil. Réjouissez-vous, vous l'élue entre mille, la radieuse Echelle des cieux. Chantez, vous l'aurore naissante dans l'éclat d'un astre nouveau. Chantez, vous l'Arche d'alliance, dont le sein garde trois trésors pour les pécheurs. Il est temps que votre âme glorifie le Christ Jésus; et pour que nous le chantions avec vous, priez, ô douce Marie ! Amen ».

 

*** Ce n'est plus obligatoire, mais par tradition, le jeûne et l’abstinence sont observés

en ce jour appelé "Vendredi des Quatre-Temps de l’Avent (ou d'Hiver)"
Ci-dessus : Prose tirée des anciens Missels Romains-Français

 

 

Cette fête de l'Expectation - célébrée dans certains lieux - fut instituée au 10ème Concile de Tolède en l'an 656. On l'appelle aussi « fête de Notre-Dame de l'Expectation » ou plus vulgairement « fête de Notre-Dame de l'O », car parallélement, pendant les 7 jours précédant la Solennité de Noël (du 17 au 23), l'Eglise toute entière chante chaque jour avant le Magnificat vespéral, une antienne qui commence par la lettre "O" pour intensifier avec la Vierge Marie l'attente de la Naissance virginale et exclusivement divine (nullement humaine) de l'Enfant-Jésus. En cette fête de l'Expectation, on célèbre aussi traditionnellement de grand matin (en certains diocèses et pays) le Saint-Sacrifice de la Messe, à laquelle toutes les femmes enceintes se font un devoir d'assister, afin d'honorer la Sainte Vierge dans sa divine grossesse, et de solliciter pour elles-mêmes son secours.

 

 

 


 
   

 


« Il est bien juste, en effet, ô Vierge-Mère, que nous nous unissions à l'ardent désir que vous avez de voir de vos yeux Celui que votre chaste sein renferme depuis près de neuf mois, de connaître les traits de ce Fils du Père céleste, qui est aussi le vôtre, de voir enfin s'opérer l'heureuse Naissance qui va donner Gloire à Dieu au plus haut des cieux, et sur la terre Paix aux hommes de bonne volonté. O Marie ! Les heures sont comptées, et elles s'écoulent vite, quoique trop lentement encore pour vos désirs et les nôtres. Rendez nos cœurs plus attentifs ; achevez de les purifier par vos maternels suffrages, afin que si rien ne peut arrêter, à l'instant solennel, la course de l'Emmanuel sortant de votre sein virginal, rien aussi ne retarde son entrée dans nos cœurs, préparés par une fidèle attente » (Extrait de l’Année Liturgique - Dom Guéranger)

 

 




17 déc
O Sapientia, quæ ex ore Altissimi prodisti, attingens a fine usque ad finem, fortiter suaviter disponensque omnia: veni ad docendum nos viam prudentiæ.
O Sagesse, sortie de la bouche du Très-Haut, qui enveloppez toutes choses d'un pôle à l'autre et les disposez avec force et douceur, venez nous enseignez le chemin de la prudence.
18 déc
O Adonai, et Dux domus Israel, qui Moysi in igne flammæ rubi apparuisti, et ei in Sina legem dedisti : veni ad redimendum nos in bracchio extento.
O Adonaï, guide du peuple d'Israël, qui êtes apparu à Moïse dans le feu du buisson ardent, et lui avez donné vos commandements sur le mont Sinaï, armez votre bras, et venez nous sauver.
19 déc
O Radix Iesse, qui stas in signum populorum, super quem continebunt reges os suum, quem gentes deprecabuntur : veni ad liberandum nos, iam noli tardare.
O Fils de la race de Jessé, signe dresse devant les peuples, vous devant qui les souverains resteront silencieux, vous que les peuples appelleront au secours, délivrez-nous, venez, ne tardez plus !
20 déc
O Clavis David, et sceptrum domus Israel ; qui aperis, et nemo claudit ; claudis, et nemo aperit : veni, et educ vinctum de domo carceris, sedentem in tenebris et umbra mortis.
O Clef de la cité de David, sceptre du royaume d'Israël, vous ouvrez, et personne alors ne peut fermer ; vous fermez, et personne ne peut ouvrir ; venez, faites sortir du cachot le prisonnier établi dans les ténèbres et la nuit de la mort.
21 déc
O Oriens, splendor lucis æternæ, et sol iustitiæ : veni, et illumina sedentes in tenebris et umbra mortis.
O Orient, splendeur de la Lumière éternelle, Soleil de justice, venez, illuminez ceux qui sont assis dans les ténèbres et la nuit de la mort.
22 déc
O Rex gentium, et desideratus earum, lapisque angularis, qui facis utraque unum : veni, et salva hominem, quem de limo formasti.
O Roi des nations, objet de leur désir, clef de voûte qui unissez les peuples opposés, venez sauver l'homme que vous avez façonné d'argile.
23 déc
O Emmanuel, Rex et legifer noster, exspectatio gentium, et Salvator earum : veni ad salvandum nos, Domine, Deus noster.
O Emmanuel, notre roi et législateur, que tous les peuples attendent comme leur Sauveur, venez nous sauver, Seigneur notre Dieu !

« […] Très chers jeunes, comme les premiers disciples, suivez Jésus ! N’ayez pas peur de vous approcher de Lui, de dépasser le seuil de sa maison, de parler avec Lui face à face. N’ayez pas peur de la « vie nouvelle » qu’Il vous offre : Il vous donne lui-même la possibilité de l’accueillir et de la mettre en pratique, avec l’aide de sa grâce et du don de son Esprit. Il est vrai : Jésus est un ami exigeant qui indique de hauts sommets et demande de sortir de soi-même pour aller à sa rencontre, en Lui confiant toute la vie : « Qui perdra sa vie à cause de moi et de l’Evangile la sauvera » (Mc 8, 35). Cette proposition peut apparaître difficile et dans certains cas peut même faire peur. Mais - je vous le demande – est-il mieux de se résigner à une vie sans idéaux, à un monde construit à sa propre image et ressemblance, ou plutôt de chercher avec générosité la vérité, le bien, la justice, de travailler pour un monde qui soit le reflet de la beauté de Dieu, même au prix des épreuves que cela comporte ? Renversez les barrières de la superficialité et de la peur ! En vous reconnaissant hommes et femmes « nouveaux », régénérés par la grâce baptismale, conversez avec Jésus dans la prière et dans l’écoute de la Parole ; goûtez la joie de la réconciliation dans le sacrement de la Pénitence ; recevez le Corps et le Sang du Christ dans l’Eucharistie ; accueillez-le et servez-le dans les frères. Vous découvrirez alors la vérité sur vous-mêmes et l’unité intérieure ; vous trouverez le «Tu», qui guérit des angoisses, des cauchemars, du subjectivisme sauvage qui enlève la paix […] Illuminés par la Parole et fortifiés par le pain de l'Eucharistie, très chers jeunes, vous êtes appelés à être des témoins crédibles de l'Evangile du Christ, qui fait toutes choses nouvelles. » (Extrait du message de Sa Sainteté le Pape Jean-Paul II pour les XXIIème JMJ)

Depuis le XIIIème siècle, dans certains diocèses français, le jour du « Mercredi des Quatre-Temps de l’Avent », se chante traditionnellement très tôt le matin une « Messe d’Or » (appelée encore la « Messe du départ des Mages » ou bien encore la « Messe de l’Ange » du fait que l’Evangile est celui de Luc 1, 26-38). C’est une Messe votive solennelle de la Très Sainte Vierge Marie, avec Gloria et Credo, en l’honneur de la sainte union hypostatique existant depuis l’Incarnation à l’instant même du « fiat » de la Vierge Marie. Au Credo, on s’agenouille comme aux Messes de Noël et de l’Annonciation. Les ornements violets font place aux ornements dorés et les fidèles, durant le Saint-Sacrifice, tiennent un cierge allumé, symbole de la Splendeur Divine qui naîtra dans quelques jours dans le temps seulement en sa nature humaine mais d'une manière exclusivement divine (nullement à la manière des hommes) :

 

 

 

 

Prose tirée du Missel de Cluny de 1523, le jour du Mercredi des Quatre-Temps de l’Avent : « Sur le seuil de la demeure virginale, l’Ange apparaît à Marie, et, pour rassurer son effroi, lui dit avec douceur : Salut, Reine des vierges ! Vous concevrez le Maître du ciel et de la terre, et sans cesser d’être vierge, vous enfanterez le Salut des hommes, ô vous, la porte du ciel, le baume de nos iniquités ! Comment concevrai-je, moi qui ne connais point l’homme ? Comment pourrai-je enfreindre le vœu que mon cœur a juré ? L’Esprit-Saint, par sa grâce, consommera tous ces mystères ; ne craignez point, mais pleine de joie, rassurez-vous ; car la pudeur en vous demeurera sans tache, par la puissance de Dieu. Adonc, la noble Vierge répond et dit : Je suis l’humble petite servante du Dieu tout-puissant. Céleste messager, confident d’un si haut secret, je consens et veux voir accomplie cette parole que j’entends : me voici prête à condescendre au dessein de Dieu. L’Ange disparut, et soudain le sein très pur de la Vierge montra l’indice de la future maternité. Son fruit, captif neuf mois dans de si chastes entrailles, en sortit et s’en alla au grand combat, appuyant sur son épaule la croix de laquelle il frappa à mort l’homicide ennemi. Las ! Mère du Seigneur, qui avez rendu la paix à l’Ange et à l’homme, en mettant le Christ au monde ; Suppliez votre Fils, qu’il nous soit secourable et qu’il efface nos fautes ; qu’il nous vienne en aide, et nous fasse jouir de la vie bienheureuse, au terme de cet exil. Amen ».

 

*** Ce n'est plus obligatoire, mais par tradition, le jeûne et l'abstinence sont observés ce mercredi des Quatre-Temps de l'Avent
Vitraux ci-dessus : Représentation du départ des trois Rois Mages pour Bethléem - Vitraux de la Cathédrale de Chartres

• TEXTES LITURGIQUES (SANCTÆ IOHANNIS A CRUCE, PRESBYTERI ET ECCLESIAE DOCTORIS)

 

- 1 Corinthiens 2, 1-10 : La vraie sagesse chrétienne

- Psaume 37, 3 : Mais ta confiance dans le Seigneur

- Luc 14, 25-33 : Renoncement à ce que l'on a de cher

  

 

• TEXTES LITURGIQUES (S) (PROPRE A L'ORDRE DU CARMEL)

 

- Isaïe 43, 1-5 : Ne crains pas car je suis avec toi

- Psaume 138, 1-12 : Tu me scrutes Seigneur, et tu sais

- Romains 8, 14-18 ; 28-30 : Destinés à être l'image de son Fils

- Jean 17, 11 ; 17-26 : Celui qui me suit ne marche pas dans les ténèbres 

 

*** Solennité dans l'Ordre du Carmel ; Fête à Malte ;

Mémoire obligatoire pour l'Eglise universelle

 

• TEXTES LITURGIQUES (S. LUCIÆ, VIRGINIS ET MARTYRIS)


- 2 Corinthiens 10, 17 à 11, 2 : Se présenter au Christ comme une vierge pure

- Psaume 84, 3 : Mon coeur et ma chair tresaillent vers le Dieu vivant

- Matthieu 25, 1-13 : Paraboles des vierges sages et folles

 

** Fête propre pour Malte ; Mémoire obligatoire pour l'Eglise universelle

1. L’Orientation de la célébration

 

image008.jpegAu cours des années 1930, de nombreux « experts » en liturgie soutenaient une idée qui sera reprise surtout après le Concile, à savoir que dans l’Eglise des premiers siècles, le prêtre célébrait l’Eucharistie tourné vers les fidèles. Cette affirmation se fondait sur des autels retrouvés dans les édifices chrétiens les plus anciens. Mais les études les plus récentes et les plus poussées montrent que dans l’Eglise primitive où se sont élaborés les rites liturgiques, la Messe fut toujours célébrée le prêtre et les fidèles tournés dans la même direction : vers l’Est. C’est du reste ce qu’avait déjà démontré le P. Uwe Michael Lang dans son livre « Conversi ad Dominum ». C’est aussi cette orientation que Benoît XVI nous invite (+) à redécouvrir pour redonner sa dimension christocentrique à nos liturgies paroissiales.

 

 

 

2. La communion dans la main

 

Il y a une cinquantaine d’années, les mêmes « experts » soutenaient que dans l’Eglise des premiers siècles, les fidèles recevaient la communion dans les mains. Les adeptes de la pastorale avant-gardiste se servent aujourd’hui encore de cette affirmation pour justifier le fait qu’il ne faille plus s’agenouiller pour recevoir le Corps du Christ à la messe. Aujourd’hui, plus aucun historien sérieux ne partage les certitudes des « experts » de l’époque conciliaire. On sait que si, dans quelques endroits, il pouvait arriver que la communion soit donnée dans les mains des fidèles, dans la majorité des communautés le Corps du Christ était déposé de façon habituelle sur la langue de ceux qui s’avançaient pour communier. Et l’on découvre aussi un autre point : la communion était toujours donnée par des prêtres, jamais pas des laïcs.

 

 

 

3. La langue liturgique

 

Un autre mythe a la vie dure : l’idée selon laquelle, dans l’Eglise des premiers siècles, la liturgie était célébrée en langue courante. Ceci n’est pas exact : à Rome, la liturgie a été célébrée en grec pendant trois siècles, une langue que très peu de fidèles comprenaient. Plus tard, quand les textes liturgiques furent en latin, on employa un latin très « particulier » conçu pour garantir la justesse des formules de foi ; il s’agissait d’un latin que personne ne comprenait aisément tant il paraissait étrange et archaïque.

 

 

 

4. Les laïcs

 

Dans l’Eglise des premiers siècles, les laïcs n’avaient pas les rôles qu’on veut leur faire tenir actuellement au cours des célébrations liturgiques. Pour exercer un ministère à l’autel, il était essentiel d’avoir été institué ou ordonné. Ce qui impliquait une solide formation préalable. Ces ministères anciens ont été conservés dans le cadre des célébrations dans la forme « extraordinaire » du rite romain.

 

 

 

Conclusion : Derrière tous ces mythes se cache un « métamythe » permettant à certains d’affirmer qu’il y aurait eu une rupture dans l’Eglise à l’époque de Constantin au IVe siècle : l’empereur romain aurait fait passer l’ « Eglise du peuple », simple et authentique, à l’ « Eglise cléricale », figée et hiérarchique. Or, les études les plus récentes montrent qu’en réalité il n’y a jamais eu de rupture mais bel et bien une continuité harmonieuse. Mais même si les mythes avaient été basés sur des faits avérés, cela n’aurait pas justifié un retour à des usages ayant cours dans l’Eglise primitive. A ce sujet, le Professeur Michael Foley rappelle qu’en 1947, le Pape Pie XII, dans « Mediator Dei », avait mis en garde contre une « idéalisation du passé » et avait demandé que tout se déroule toujours, en liturgie, selon ce que décide l’Eglise pour son temps.

 

Extrait du Magazine "Crisis" - Pro Liturgia

« La majeure partie des problèmes concernant l’application concrète de la réforme liturgique est liée au fait que l’on n’a pas accordé suffisamment d’attention au poids donné par le Concile Vatican II à la fête de Pâques […]. Pâques signifie que la croix et la résurrection sont inséparables […]. La croix est au centre de la liturgie chrétienne, dans toute sa gravité : un optimisme béat qui nie la souffrance et l’injustice dans le monde et pour qui être chrétien se réduit à être bien élevé n’a rien à voir avec la liturgie de la croix. La rédemption a coûté à Dieu la souffrance et la mort de son fils. Ainsi l’ « exercitium » de la rédemption qui, selon le texte conciliaire, est la liturgie, ne peut se produire sans les purifications et les maturations qui nous viennent de la suite de la croix. » (J. Ratzinger, Teologia della liturgia, LEV, Cité du Vatican, 2010.)

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