En ce Temps de l'Avent, l'Église nous invite à célébrer avec joie l'Immaculée Conception. Malgré une croyance immémoriale, la proclamation officielle, définitive et infaillible de ce Dogme ne date que du 8 décembre 1854. Une immense acclamation de joie fit écho dans tout l'univers et le Ciel lui-même donna son témoignage quatre ans plus tard avec les Apparitions de Lourdes. L'Immaculée Conception, c'est le privilège en vertu duquel la Très Sainte Vierge Marie a été préservée intacte de toute souillure de la tache originelle dès le premier instant de son existence humaine, c'est-à-dire dès l'instant de l'infusion de son âme dans son corps. Il ne s'agit pas d'une sanctification au moment de Sa naissance, mais dès celui de Sa conception. Ce privilège accordé à la Très Sainte Vierge avait été prédit et figuré dès l'origine du monde. Par Son Immaculée Conception, la Vierge Marie écrasa la tête du serpent qui a introduit le péché originel sur la terre par Adam et Eve. Introït de la Messe : « Gaudens gaudebo in Domino et exsultabit anima mea in Deo meo : quia induit me vestimentis salutis, et indumento justitiæ circumdedit me, quasi sponsam ornatam monilibus suis. Ps. : Exaltabo te, Domine, quoniam suscepisti me : nec delectasti inimicos meos super me. Gloria Patri... » (« Je me réjouirai d'une grande joie dans le Seigneur et mon âme exultera en mon Dieu car il m'a revêtue des vêtements du salut et il m'a entourée du manteau de la justice, comme une épouse parée de ses bijoux. Ps. : Je vous glorifierai Seigneur car vous m'avez relevé et Vous n'avez pas laissé mes ennemis se réjouir à mes dépens. Gloire au Père... »). ConfiteorKyriale IX (cum iubilo) + Credo IV

 

 



 

immaculee.jpg« De quelles louanges vous comblerons-nous, Marie ? O pucelle immaculée, ô Vierge sans souillure, ô toute belle adolescente, ô gloire des femmes, ô parure des jeunes filles ! O Mère, Vierge sainte, vous êtes bénie entre les femmes; vous êtes célébrée pour votre innocence;  vous êtes marquée du sceau de la virginité. Vous expiez la malédiction d’Adam, vous payez la dette d’Ève. Vous êtes d’Abel la très pure oblation, choisie parmi les premiers-nés, le sacrifice sans tache. Vous êtes d’Énos l’espoir en Dieu, non confondu; vous êtes la grâce d’Énoch et son passage à une vie assurée. Vous êtes l’arche de Noé et la réconciliation avec Dieu par une seconde naissance. Vous êtes l’éclat lumineux de la royauté et du sacerdoce de Melchisédech; vous êtes la foi d’Abraham et sa confiance docile en la promesse d’une descendance à venir. Vous êtes le cantique nouveau et l’holocauste spirituel d’Isaac; vous êtes à Jacob la cause de son ascension sur l’échelle et le sceau d’une fécondité d’où naissent les douze tribus. Vous avez paru fille de Juda par le sang; vous êtes la chasteté de Joseph et la ruine de l’antique Égypte, c’est-à-dire de la Synagogue juive, ô Immaculée. Vous êtes le livre conçu par Dieu de Moïse le législateur, où fut inscrit le mystère de la régénération décrétée par la loi gravée sur les tables comme au mont Sinaï, en qui le nouvel Israël sera libéré de la servitude des Égyptiens spirituels, de même que l’ancien peuple fut dans le désert rassasié de la manne et de l’eau jaillie de la pierre : « or la pierre c’était le Christ » (1 Co 10, 4), qui devait sortir de votre sein, « comme un époux de sa chambre nuptiale » (Ps 18, 6). Vous êtes la verge fleurie d’Aaron; vous êtes la fille de David parée de vêtements frangés d’or aux teintes variées (cf. Ps 44, 10). Vous êtes le miroir des prophètes et l’aboutissement de leurs oracles. C’est vous qu’Ézéchiel prophétisant appelle une porte close par laquelle ne passera jamais aucun homme, sinon le seul Seigneur Dieu qui gardera close cette porte (cf. Ez 44, 2.3). C’est vous qu’Isaïe, le plus éloquent de tous, annonce comme la tige de Jessé, d’où sortira une fleur, le Christ, qui, arrachant jusqu’à la racine la pousse des vices, ensemencera la terre de la connaissance de Dieu (cf. Is 11, 1). C’est vous qu’annonça Jérémie lorsqu’il disait : « Voici le jour, dit le Seigneur, où je conclurai avec la maison d’Israël et la maison de Juda l’alliance nouvelle, que j’avais passée avec leurs pères » (Jer 31, 31), signifiant ainsi l’avènement et la naissance de votre Fils, et appelant le peuple des Gentils à adorer Dieu d’une extrémité à l’autre de la terre. C’est vous encore que Daniel, l’homme des désirs (cf. Dn 10, 11), a déclaré une haute montagne, d’où le Christ, pierre angulaire, sera détaché pour ruiner et détruire l’image du serpent multiforme (Dn 2, 34). En vous j’honore la brebis immaculée, je vous proclame pleine de grâce, je chante la demeure pure et immaculée de Dieu. Et certes « où la faute a abondé, a surabondé la grâce » (Rm 5, 20). Par une femme nous avons mérité la mort, par une femme aussi le Fils restaurera toutes choses. Par le serpent nous avons reçu un mets d’une amère saveur, mais par le Fils nous mangeons un aliment d’immortalité. Notre première mère Ève a donné le jour à Caïn, le prince de l’envie et de la malice : votre Fils Unique sera le premier-né de la vie et de la résurrection. O prodige inouï ! O merveilleuse nouveauté ! O indicible sagesse !

 

 

Quant à nous, peuple de Dieu, race sainte, peuple élu (cf. Tite 2, 14), fils de la colombe, enfants de la grâce, en cette festivité de la Vierge, chantons hautement des hymnes suaves avec une âme pure, des lèvres sans souillure, une langue vibrante. Célébrant comme il convient cette fête, grande et joyeuse pour les anges, très digne de la louange des hommes, clamons ensemble avec respect et sainte joie ce salut de Gabriel : Salut, délices du Père, par qui la connaissance de Dieu s’est répandue jusqu’aux confins de la terre. Salut, demeure du Fils, d’où il est sorti, revêtu de la chair. Salut, ineffable résidence du Saint-Esprit. Salut, plus sainte que les Chérubins, plus glorieuse que les Séraphins; salut, plus vaste que le ciel; salut, plus resplendissante que le soleil; salut, plus lumineuse que la lune; salut, éclat multiple des astres; salut, nuée légère, qui répandez une pluie céleste; salut, brise sainte, qui avec chassé de la terre le vent de la malice. Salut, noble prédication des prophètes; salut, voix des apôtres, entendue à travers toute la terre; salut, confession excellente des martyrs; salut, vous, maintes fois célébrée par les louanges des patriarches; salut, parure suprême des saints. Salut, principe universel du salut; salut, reine, protectrice de la paix; salut, splendeur immaculée des mères. Salut, médiatrice de tout ce qui est sous le ciel; salut, vous qui restaurez le monde entier. « Salut, pleine de grâce; le Seigneur est avec vous », qui est avant vous et de vous et avec nous. A lui soit louange avec le Père et l’Esprit très Saint, bienfaisant et vivifiant, maintenant et toujours dans l’infinité des siècles des siècles. Amen. »

 

 

Homélie de Saint Tharaise de Constantinople, † 806 (Homélie sur la Présentation

de la Mère de Dieu, 9.11; textes grec et latin: PG 98, 1490.1495.1498)

 

 

 


       

 

 

• TEXTES LITURGIQUES (In Conceptione Immaculata Beatæ Mariæ Virginis)

 

- Genèse 3, 9-15.20 : Le récit de la chute originelle d'Adam et Eve désobéissant à Dieu

- Psaume 98, 1 : Chantez au Seigneur un cantique nouveau car Il a fait des merveilles

- Ephésiens 1, 3-6.11-12 : Le Plan Divin du Salut pour être immaculés

- Luc 1, 26-38 : L’Annonciation de l'Archange Gabriel à la Vierge Marie

 

 


Introït de la Messe : "Gaudens gaudebo"

 

        

 

 

*** Si le 8 décembre tombe un Dimanche, la Solennité de

l'Immaculée Conception devra être célébrée le lundi 9

*** Sainte Patronne des Oblats de Marie-Immaculée




Liens (hymnes, prières) : Litanies de l’Immaculée Conception + Acte de consécration à l'Immaculée, par Saint Maximilien-Marie Kolbe + Acte de réparation à la Vierge immaculée (à réciter le 1er samedi de chaque mois) + Prière de Saint Alphonse de Liguori à l'Immaculée Conception + Hymne : In plausu grati carminis + Hymne : Præclára custos Vírginum + Prière : Tota pulchra es + Hymnus : Veni, veni de Libano + Hymnus : Inviolata + Prière : Vous êtes toute belle, ô Marie + O Reine Immaculée (Renouveau) + Daigne recevoir ma louange (Renouveau) + Neuvaine à l'Immaculée Conception (du 30 novembre au 8 décembre) + Invocations en l'honneur de l'Immaculée Conception de la Bienheureuse Vierge Marie + Séquence (propre diocésain) en l'honneur de l'Immaculée Conception

 

Liens (divers) : « L’Immaculée Conception » par Mgr Luciano Alimandi + Constitution Apostolique de Sa Sainteté le pape Pie IX définissant le Dogme infaillible de l'Immaculée Conception : « Ineffabilis Deus » + Ô Sainte Mère de Dieu, brebis immaculée... (Saint Epiphane) + Plus blanche que neige pure, par Paschase Radbert + La Virginité Perpétuelle de Marie, par Jean-Paul II + Homélie de Jean-Paul II à Lourdes (15/08/04) + Homélie du Cardinal Dias + Homélie de Benoît XVI (8 décembre 2005) + La Mère immaculée redit aux hommes, n'ayez pas peur... + Angelus 2008 + Angelus 2009 + Discours 1 de Saint Alphonse de Liguori sur l'Immaculée Conception + L'Immaculée Conception (Abbé Gérard Thieux, Opus Dei) + Propre de la Messe (forme ordinaire) + Messe et Commentaires Liturgiques (forme extraordinaire) + VIDÉO : Procession mariale en l'honneur de l'Immaculée Conception avec les chrétiens d'Irak chassés par l'Etat Islamique (Erbil, 2014) + L'Immaculée Conception, par Dom Guéranger

• TEXTES LITURGIQUES (S. AMBROSII, EPISCOPI ET ECCLESIÆ DOCTORIS)


- 1 Corinthiens 4, 1-5 : Mon Juge, c'est le Seigneur

- Psaume 89, 2 : Dans les cieux tu as établis ta fidélité

- Luc 22, 24-30 : Qui est le plus grand ?

Nous le constatons; nous l'avons souvent dit et répété : la liturgie romaine, telle qu'elle a été définie par le concile Vatican II, n'existe pour ainsi dire pas dans les paroisses de France. Elle est introuvable tant dans son expression latine que dans son expression française. Le Missel romain n'est pas respecté : la liturgie qui y est définie est presque partout remplacée par des célébrations fluctuantes ne reflètant pas la foi de l'Eglise mais plutôt les goûts et les sentiments de tel célébrant, de tel groupe de fidèles... Or, entre la foi reçue des Apôtres et célébrée par la liturgie de l'Eglise et les sentiments de quelques personnes, il y a un monde... un gouffre pourrait-on dire ! La liturgie qui célèbre et reflète la foi intacte de l'Eglise peut être qualifiée de "sainte", parce que l'Eglise elle-même est sainte. C'est pourquoi le concile Vatican II parle de la "Sainte Liturgie". Mais une liturgie recomposée à partir des goûts et des sentiments de quelques fidèles ou d'un prêtre ne peut pas, elle, être dite "sainte". Pourquoi ? Simplement parce que les fidèles qui organisent cette liturgie ne sont pas eux-mêmes saints.

 

 

 

media-127326-1.jpegDe quel droit prive-t-on aujourd'hui les fidèles de la "Sainte Liturgie" à laquelle ils ont droit et que l'Eglise souhaite leur donner pour qu'ils puissent y puiser abondamment les forces spirituelles dont ils ont besoin ? Cette question toujours d'actualité doit être posée sous une forme encore plus simple : pourquoi ne trouve-t-on pas, aujourd'hui, dans nos paroisses, l'authentique liturgie romaine telle qu'elle est définie par l'Eglise pour notre temps ? La réponse est multiple. Si la liturgie de l'Eglise fait aujourd'hui défaut dans les paroisses, c'est essentiellement parce que :

 

1°. Une grande majorité de prêtres ne connaissent pas cette liturgie. Quand ils célèbrent la Messe, ils reproduisent ce qu'ils ont vu faire ailleurs et qui leur a plu et ils font ce qu'on leur dit de faire. Rarement ils ont la curiosité de consulter les textes officiels du Magistère pour voir si ce qu'ils font et si ce qu'on leur demande de faire est conforme avec l'enseignement de l'Eglise. Il n'y a généralement chez ces célébrants aucune réelle mauvaise volonté, mais simplement une grande ignorance : une ignorance qui persiste depuis le Concile, tant et si bien que la masse des fidèles a fini par s'en accommoder. Cette ignorance vient essentiellement de ce que les documents officiels du Saint-Siège ne sont ni transmis, ni objectivement étudiés (1). Quand l'ignorance conduit à s'accomoder de l'erreur, c'est très grave ! Quand le mensonge perpétuel finit par se faire passer pour la vérité c'est très grave ! Quand progressivement de simples modes se substituent aux règles de la liturgie, c'est encore très grave ! Il arrive que de telles subversions puissent passer pour "pastoralement" plus efficace parce qu'une liturgie "adaptée" semble mieux correspondre à la piété subjective de ceux qui y participent. Mais objectivement, la subversion de la liturgie trahit toujours le sacrement de l'unité et met en relief des individualismes qui ne sont jamais sans danger pour la foi. (2) 

 

2°. Dans leur immense majorité, les fidèles ne connaissent pas, eux non plus, la liturgie actuelle. Hormis ceux qui fréquentent certaines abbayes, ils ne l'ont jamais vue célébrée.Les fidèles d'aujourd'hui qui pratiquent encore vont souvent à la messe par habitude et par foi sincère sans se rendre compte des aberrations liturgiques qu'on leur fait "avaler"; sans se rendre compte que ces aberrations liturgiques peuvent facilement devenir les supports d'aberrations doctrinales. Les fidèles n'ont plus conscience que les célébrations eucharistiques accommodantes qu'on organise dans leurs paroisses ne sont généralement plus que des cérémonies que l'on a accommodées pour autoriser l'erreur à s'y installer. Le paroissien d'aujourd'hui finit alors par être contaminé par un mal qui semble vouloir ronger certains pasteurs et qui fait qu'on est devenu plus sensible à une liturgie qui plaît qu'à une liturgie qui est vraie. C'est ce qui explique que des fidèles se réjouissent de pouvoir encore participer, dans une paroisse près de chez eux, à une messe chantée en grégorien; mais ils ne s'inquiètent nullement de ce que, au cours de cette célébration eucharistique grégorienne, la liturgie elle-même ne soit plus respectée. Du moment qu'ils ont eu une "dose" dominicale de grégorien, tout est pour le mieux. Pour le reste, que le célébrant omette des rites et transforme certaines prières en considérations personnelles, on ferme les yeux. Il arrive aussi que des fidèles louent les qualités de tel prédicateur, sans s'inquiéter de ce que le contexte dans lequel se fait la prédication est un non-sens liturgique. Un fidèle raconte que durant les fêtes de Noël, il avait entendu un prédicateur faire un excellent sermon au cours duquel il expliquait que les rites liés à cette grande fête étaient d'une grande importance pour permettre à l'homme égaré de retrouver des repères et une certaine stabilité. Mais le prédicateur lui-même n'a par la suite respecté aucun des rites liturgiques... Ce qui n'a du reste troublé aucune des personnes ayant quelques minutes auparavant apprécié le contenu de l'homélie.

 

3°. Des évêques, mis au courant des déviations liturgiques généralisées, ne semblent pas vouloir réagir. Mais comment pourraient-ils redresser la situation puisque certains d'entre eux avouent ne pas être des spécialistes en liturgie ou de ne pas s'intéresser outre mesure à la liturgie ? Comment les pasteurs diocésains pourraient-ils donner le bon exemple si eux-mêmes ne se soucient ni de connaître ni de respecter les règles contenues dans le Missel romain ? Interrogé sur ce sujet brûlant, un évêque disait, il y a quelque temps, ne pas faire de la liturgie sa préoccupation essentielle. Pour lui, l' "essentiel" était de faire de la "pastorale". Mais ne serait-il pas temps de s'interroger sur l'efficacité de cette pastorale "à la française", quand on sait que notre pays est devenu la lanterne rouge des pays d'Europe en matière de participation aux messes dominicales et en matière d'ordinations sacerdotales ? Est-il utile de rappeler ici que le concile Vatican II a déclaré ce qu'aucun autre concile avant lui n'avait déclaré - pas même celui de Trente -, à savoir que « la liturgie est le sommet et la source de la vie de l'Eglise ». Oui, nous lisons bien : la « source ». C'est donc la liturgie qui devrait être au coeur de toute vraie pastorale.

 

Concluons. Nous voulons bien comprendre l'embarras de nos Pasteurs. S'il leur fallait officiellement admettre que la liturgie restaurée à la suite de Vatican II est introuvable dans les paroisses françaises, suite à une application erronée des directives conciliaires, il leur faudrait répondre à une nouvelle question : qu'est-il prévu pour redresser cette situation qui fait souffrir tant de fidèles disposés à suivre les orientations de l'Eglise ? A notre connaissance, rien n'est prévu... du moins dans un avenir proche. Pourtant, lorsqu'on interroge le site internet de la Conférence des Evêques de France sur la liturgie, on est renvoyé sur le site du Centre National de Pastorale Liturgique. Et là se trouve une surprise : chacun peut désormais consulter une traduction de la nouvelle "Introduction Générale du Missel Romain" approuvée et rendue obligatoire par Jean-Paul II. Alors, devant la richesse d'un texte officiel qui continue à être ignoré et inappliqué dans la majorité des paroisses, posons une question : qu'est-ce qui, au fond, anime et motive les réels choix pastoraux de certains de nos prêtres ? Nous ne voulons pas - nous ne pouvons pas - croire que tous nos prêtres font de la désobéissance par goût de la désobeissance. Nous ne voulons pas non plus croire ou simplement imaginer qu'ils n'aiment pas la liturgie. Pourquoi tant de prêtres n'avouent-ils pas qu'ils se rendent malheureux en refusant aux fidèles et en se refusant à eux-mêmes cette liturgie de l'Eglise qu'au fond, leur coeur de pasteur aimerait donner ?

 

 

(1) Quels sont les fidèles qui ont eu en main des documents tels que la "Lettre de Jean-Paul II à tous les évêques de l'Eglise sur le mystère et le culte de la Sainte Eucharistie" (24 février 1980),

la "Lettre apostolique de Jean-Paul II pour le 25ème anniversaire de la Constitution sur la Sainte Liturgie", le "Directoire pour le ministère et la vie des prêtres"

publié en 1994 par la Congrégation pour le Clergé, le manuel "Iubilate Deo" distribué aux évêques du monde entier pour leur demander de veiller à ce qu'un minimum

de chant grégorien soit conservé partout et connu des fidèles... pour ne citer que ces documents ?

 

 

(2) "Le prêtre comme ministre, comme célébrant, comme étant celui qui préside l'assemblée eucharistique des fidèles, doit avoir un sens particulier du bien commun de l'Eglise,

qu'il représente par son ministère, mais auquel il doit aussi être subordonné selon une discipline correcte de foi. Il ne peut pas se considérer comme un propriétaire qui dispose

librement du texte liturgique et du rite sacré, en allant jusqu'à lui donner un style personnel et arbitraire. Cela peut parfois sembler plus efficace, cela peut aussi mieux correspondre à une piété subjective,

mais objectivement c'est toujours trahir l'union qui doit trouver son expression surtout dans le sacrement de l'unité. Tout prêtre qui offre le Saint Sacrifice doit se rappeler que, pendant ce Sacrifice,

ce n'est pas lui seulement avec sa communauté qui prie, mais c'est toute l'Eglise, exprimant ainsi, notamment en utilisant le texte liturgique approuvé, son unité spirituelle dans ce sacrement. Si quelqu'un voulait

appeler une telle position "uniformisme", cela prouverait seulement l'ignorance des exigences objectives de l'unité authentique, et ce serait un symptôme d'individualisme dangereux. 

 La subordination du ministre, du célébrant, au "Mysterium" qui lui a été confié par l'Eglise pour le bien de tout le peuple de Dieu, doit aussi trouver son expression

dans l'observation des exigences liturgiques relatives à la célébration du Saint sacrifice. Ces exigences portent, par exemple, sur l'habit, et en particulier sur les ornements que revêt le célébrant.

Il est naturel qu'il y ait eu et qu'il y ait des circonstances dans lesquelles les prescriptions n'obligent pas. Nous avons lu avec émotion, dans des livres écrits

par des prêtres qui avaient été prisonniers dans des camps d'extermination, des relations de célébrations eucharistiques faites sans suivre ces règles, c'est-à-dire sans autel et sans ornements.

Si, en de telles conditions, cela était une preuve d'héroïsme et devait susciter une profonde estime, dans des conditions normales toutefois, négliger les prescriptions liturgiques

peut être interprété comme un manque de respect envers l'Eucharistie, éventuellement dicté par l'individualisme ou par un défaut de sens critique au sujet des opinions courantes,

ou par un certain manque d'esprit de foi (...)" Jean-Paul II, Lettre à tous les évêques, fév. 1980.

• TEXTES LITURGIQUES (S. NICOLAI, EPISCOPI)

 

- Apocalypse 3, 14-22 : L'Eglise de Laodicée

- Psaume 112, 1 : Heureux l'homme qui craint le Seigneur

- Marc 10, 13-16 : Jésus-Christ bénit les enfants

*** Fête aux diocèses de la Lorraine (Saint Nicolas est le Patron de la Lorraine) ;

Mémoire obligatoire pour le Liban et la Grèce ; Mémoire facultative ailleurs

 La préparation de la venue du Seigneur s’est inscrite dans une longue Histoire. Une Histoire de pardon et de découverte de la tendresse de Dieu pour les hommes. Elle a ses exigences, Saint Jean-Baptiste nous les rappelle : « Aplanissez ses chemins », c'est-à-dire : appauvrissez vos cœurs. À Noël, Dieu vient à nous pauvre comme un enfant, il nous convie donc à une rencontre dans l’humilité. La seule grandeur qui permette de l’approcher est d’accepter d’être abaissé à ses côtés. Introït de la Messe : « Populus Síon, ecce Dóminus véniet ad salvándas géntes : et audítam fáciet Dóminus glóriam vócis súae, in laetítia córdis véstri. Ps. Qui régis Israel, inténde : qui dedúcis velut óvem Jóseph. Glória Pátri... Populus Síon... » (Peuple de Sion, voici que le Seigneur va venir pour sauver les nations. Le Seigneur fera entendre sa voix glorieuse dans la joie de vos cœurs. Ps. Tendez l'oreille Vous qui conduisez Israël et guidez Joseph comme une brebis. Gloire au Père... Peuple de Sion... ») Confiteor + Kyriale XVII + Credo VII


 



• ANNÉE A - TEXTES LITURGIQUES (DOMINICA II ADVENTUS)

 

 

 

- Isaïe 11, 1-10 : Le Messie, roi de paix

- Psaume 79, 1 : Voici venir un jour sans fin de justice et de paix

- Romains 15, 4-9 : L'espérance offerte par l'Écriture s'étend à toutes les nations

- Matthieu 3, 1-12 : Jean-Baptiste annonce que le Messie vient juger le monde


• ANNÉE B - TEXTES LITURGIQUES (DOMINICA II ADVENTUS)

 

- Isaïe 40, 1-5 ; 9-11 : Préparez le chemin du Seigneur

- Psaume 85, 9 : Fais-nous voir, Seigneur, ton amour, et donne-nous ton salut

- 2 Pierre 3, 8-14 : Nous attendons les cieux nouveaux et la terre nouvelle

- Marc 1, 1-8 : Jean-Baptiste annonce la venue du Seigneur

 

• ANNÉE C - TEXTES LITURGIQUES (DOMINICA II ADVENTUS)

 

- Baruch 5, 1-9 : En marche vers la Jérusalem nouvelle

- Psaume 126, 1 : Dieu guidera son peuple dans la joie

- Philippiens 1, 4-6 ; 8-11 : Marchons vers le jour du Christ

- Luc 3, 1-6 : Jean-Baptiste prépare le chemin du Seigneur 

 

 

 

 

Introït de la Messe : "Populus Sion"   

 

 

 
 

• TEXTES LITURGIQUES (S. IOANNIS DAMASCENIS, PRESBYTERI ET ECCLESIAE DOCTORIS)

 

- 2 Timothée 1, 13 à 2, 3 : Garder le dépôt de la foi

- Psaume 19, 8 : La Loi du Seigneur est parfaite

- Matthieu 25, 14-30 : La parabole de talents

 

« Certains me disent que le catéchisme n’intéresse plus la jeunesse contemporaine.

Mais je ne suis pas d’accord, et je suis sûr d’avoir raison. Cette jeunesse n’est pas superficielle,

contrairement à ce dont on l’accuse ; les jeunes veulent savoir en quoi consiste vraiment la vie.

(...) C’est pourquoi je vous invite à étudier le catéchisme,

avec passion et persévérance ! Sacrifiez de votre temps pour lui ! Étudiez-le dans le silence

de votre chambre, lisez-le à deux, formez des groupes et des réseaux d’études,

échangez vos idées sur Internet. Vous devez connaître ce que vous croyez ;

vous devez connaître la vraie foi avec la précision d’un spécialiste d’informatique

qui connaît le système d’exploitation de son ordinateur ; vous devez la connaître

comme un musicien connaît sa partition. Oui, vous devez être bien plus profondément enracinés

dans la foi que celle de vos parents, pour pouvoir résister avec force et décision aux défis

et aux tentations de ce temps. Vous avez besoin de l’aide divine, si vous ne voulez pas que

votre foi s’évapore comme une goutte de rosée au soleil, si vous ne voulez pas succomber

aux tentations du consumérisme, si vous ne voulez pas que votre amour se noie

dans la pornographie, si vous ne voulez pas trahir les faibles et les victimes d’injustices et violence »

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Extrait et essai de traduction (article original) : « […] L'utilisation de la pilule abortive RU-486, comme tout avortement est un crime, un crime qui mérite châtiment. […] Autoriser sa divulgation, c'est pire que de libéraliser la vente d'armes. Qui achète une arme à feu dans un magasin est potentiellement dangereux. Il devient un assassin s'il l'utilise mal ». Et le cardinal de préciser que l'avortement n'est pas un "potentiel" comme une arme, mais un "fait". Par conséquent, ceux qui effectuent un avortement est beaucoup plus grave que ceux qui achétent une arme dans une armurerie. […] Son Eminence le cardinal Javier Lozano Barragan a ensuite affirmé dans son entretien que « les homosexuels et les transsexuels n'entreront jamais au Royaume des Cieux. […] Ce n'est pas moi qui le dis, mais Saint Paul. [...] Agir contre la nature et la dignité du corps est une offense à Dieu ».



--> Rappel : le Pr. Jérôme Lejeune
avait déjà dit la vérité sur la pilule RU-486 dès 1989...

• TEXTES LITURGIQUES (S. FRANCISCI XAVIER, PRESBYTERI)

 

- Isaïe 60, 1-6 ou 1 Corinthiens 9, 16-23 : Splendeur de Jérusalem ou Malheur à moi si je n’annonçais pas l’Evangile

- Psaume 96, 1 : Le Seigneur Juge et Roi

- Marc 16, 15-20 : Allez proclamer l’Evangile à toute la création

 

*** Fête pour le Japon, pour l'Afrique du Nord et pour l'Ordre des

Soeurs Xavières (Soeurs Missionnaires du Sacré-Coeur) ;

Mémoire obligatoire pour l'Eglise universelle

« Les mélodies grégoriennes de forme ornée sont irremplaçables. Et elles sont caractéristiques. De certains Introïts émane un charme qui créée le climat de la célébration, liée au temps liturgique et à la fête. (…) Certains graduels, offertoires, ou communions sont des perles précieuses qui alimentent profondément la piété des fidèles. (…) Chantés comme il faut, avec sentiment et compétence par une schola ou même par un chantre vraiment qualifié, dans le silence recueilli et méditatif de l’assemblée, ils émeuvent profondément et unissent à Dieu. Lorsque l’on a toutes les possibilités de bien exécuter ce répertoire, ce serait une erreur de l’abandonner pour des mélodies plus simples ou populaires. » 

 

Vous avez trouvé ? Non ? Eh bien c’est le P. Annibale Bunigni, Secrétaire du Consilium pour l’application de la réforme liturgique de Vatican II.

 

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