L'Avent (du latin adventus : venue, arrivée) est la période qui couvre les quatre semaines précédant Noël : elle débute le quatrième dimanche avant Noël, et marque le début de l'année ecclésiastique… C'est la préparation à la naissance de Jésus. Saint Paul nous exhorte à nous réveiller du sommeil, Saint Jean-Baptiste crie dans le désert : "Préparez les voies au Seigneur", l'Ange annonce à la Vierge que le Rédempteur naîtra d'elle. Enfin, voici l'avertissement pressant du second avènement à la fin des temps : la venue du Christ, comme Juge, pour donner aux justes leur récompense et aux coupables un châtiment éternel. Préparons nos âmes par une plus grande fidélité à Dieu et une charité plus réelle à l'égard du prochain... 

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

Il faut à tout prix soustraire les messes de cette sensiblerie niaiseuse qui est à nos célébrations liturgiques minimalistes ce que Vanessa Paradis est à Haendel. La liturgie ne procède pas d’un choix entre ce qui doit être fait et ce qu’on a envie de faire : si elle n’est pas ce qu’elle doit être et comme elle doit être, elle n’est tout simplement pas. La liturgie ne peut pas être soumise uniquement à des critères de sensibilité, sans réflexion sur ce qu’elle doit être et sur les conséquences que peuvent avoir les façons de la célébrer. Elle doit avant toute chose échapper à la dictature de l’émotionnel telle qu’elle se manifeste si à travers certains chants (« Prendre un enfant par la main... », « La paix ce sera toi, ce sera moi... »... etc.), à travers certaines attitudes compassées et certains tons de voix mièvres, à travers certaines pratiques et attitudes (récitation du « Notre Père » en levant les mains ou en faisant une ronde, importance prise par le « geste de la paix »...).

 

Il est infiniment moins grave de ne pas célébrer exactement comme il faut par ignorance et manque de formation solide que de contribuer par lâcheté, par conformisme, par esprit de collaboration au pire ; que de participer, par amitié pour le désastre, à l’établissement de liturgies où les rites sont volontairement bafoués, rejetés, transformés au prétexte qu’il faut que la célébration « plaise » aux gens. Le respect des rites, comme le respect du style, de la syntaxe, de la grammaire dans le domaine de la communication ou encore comme la courtoisie et la politesse dans le domaine des relations humaines, est souvent un détour, un bref passage par le contraire de l’effet que l’on cherche à produire : le respect des rites est une petite contrainte qui évite de grands désastres spirituels. En ce sens, arracher les fidèles aux célébrations paroissiales, dans l’état où elles sont, ce n’est pas commettre une grande cruauté. C’est forcer les célébrants, tout occupés qu’ils sont à faire tourner leurs projets pastoraux voués à l’échec, à reconnaître que leurs messes n’apportent rien dans la mesure où, truffées d’abus pour n’être que des assemblées conviviales et divertissantes, elles ne reflètent plus la foi de l’Eglise. 

 

Pro Liturgia

Entrée au noviciat depuis quelques jours seulement, Sainte Catherine Labouré fut gratifiée de plusieurs faveurs célestes. La Très Sainte Vierge Marie daigna lui apparaître à six reprises. La seconde apparition eut pour objet la manifestation de la Médaille Miraculeuse. Voici en substance le rapport que la voyante en a fait à son confesseur, le Père Jean-Marie Aladel :

 
 
 
  
 
 
« Le 27 novembre 1830, un samedi avant le Premier Dimanche de l'Avent, à cinq heures et demie du soir, j'étais à la chapelle quand il m'a semblé entendre du bruit du côté de l'épître, comme le froufrou d'une robe de soie. Ayant regardé de ce côté-là, j'aperçus la Sainte Vierge. Elle était debout, habillée de blanc, une robe en soie blanche aurore à manches plates, un voile blanc qui descendait jusqu'en bas. En-dessous du voile, j'ai aperçu Ses cheveux en bandeaux; la figure était assez découverte et Ses pieds appuyés reposaient sur une boule. Elle tenait aussi une boule dans Ses mains représentant le globe terrestre. Ses mains étaient élevées à la hauteur de l'estomac, d'une manière très aisée et les yeux élevés vers le ciel. Sa figure était de toute beauté; je ne pourrais la dépeindre. Et puis, tout à coup, j'ai aperçu des anneaux à Ses doigts revêtus de pierreries plus belles les unes que les autres; leur éclat couvrait tout le bas et je ne voyais plus Ses pieds. A ce moment, il s'est formé un tableau un peu ovale autour de la Vierge Sainte, avec au haut, ces mots écrits en lettres d'or : « O Marie conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours à Vous ». Une voix se fit alors entendre qui me dit : Faite frapper une médaille sur ce modèle; toutes les personnes qui la porteront au cou recevront de grandes grâces. Les grâces seront abondantes pour tous ceux qui la porteront avec confiance. Le tableau se retourna soudain et je pus contempler le revers de la Médaille sur lequel était gravé le monogramme de la Sainte Vierge, composé de la lettre M, surmonté d'une croix, avec une barre à la base. Au-dessous de cette lettre M, côte à côte, les deux Saints Cœurs de Jésus et de Marie.»
 
 
L'approbation officielle de l'Église, les merveilles opérées en si grand nombre, et enfin la prodigieuse humilité de la voyante garantissent l'authenticité de l'origine céleste de la Médaille Miraculeuse.
 
 
 
 
 

St Ambroise de Milan est sûrement à l’origine de cette hymne (cela reste à prouver !)

La Liturgie Romaine de l’Eglise l’utilise toujours pour l’Office des Complies.

La version ci-dessous est celle qui a été révisée par la "Liturgia Horarum" (1974)

 

 

1. Te lucis ante terminum, * rerum creator, poscimus, * ut solita clementia * sis praesul ad custodiam.
2. Te corda nostra somnient, * te per soporem sentiant, * tuamque semper gloriam * vicina luce concinant.
3. Vitam salubrem tribue, * nostrum calorem refice, * taetram noctis caliginem * tua collustret claritas.
4. Praesta, Pater omnipotens, * per Iesum Christum Dominum, * qui tecum in perpetuum * regnat cum Sancto Spiritu. Amen.

 

 

(Enregistré à N-D de Paris, 26/11/12)

"Participation" semble être devenu le maître-mot de tout ceux qui, depuis le concile Vatican II, s'intéressent de près ou de loin à la Liturgie. Qu'on le veuille ou non, il faut "participer" ! Or, malgré les efforts louables qui ont été faits partout pour obtenir une participation plus grande aux rites liturgiques, les résultats obtenus paraissent souvent inégaux, éphémères, et parfois même ambigus en ce sens qu'ils conduisent à une déformation de la Liturgie de l'Eglise. Pour mieux comprendre le problème posé par l'idée de "participation", il faut partir de la Constitution conciliaire Sacrosanctum Concilium de Vatican II.

 

 

 

http://img.over-blog.com/181x300/0/21/41/34/2010/offerin.jpgDans le texte de cette Constitution, nous découvrons un encouragement à la participation "consciente, active et fructueuse" des fidèles à la liturgie. Ce sont ces trois qualificatifs qui ont souvent été retenus par les clercs et les laïcs préoccupés par la pastorale. Malheureusement, ceux-ci n'ont pas toujours bénéficié des explications qui leur auraient été nécessaires pour ne pas se lancer, tête baissée, au nom de la "participation", dans un activisme souvent aussi déplacé que stérile. Il conviendrait avant toute chose de bien savoir ce que recouvre l'idée de "participation active". Le texte conciliaire original, en latin, emploie ici le mot "actuose" que les traducteurs ont simplement rendu par le mot français "actif / active". En fait, il aurait sûrement mieux valu traduire par "participation effective" ou encore "participation véritable". Car ce que le Concile demande au fidèle, c'est qu'il fasse réellement un effort pour ne pas demeurer étranger au rite liturgique; qu'il participe à l'action sacrée avec entrain, enthousiasme et bonne volonté, qu'il accomplisse le rite avec un sentiment qui soit le contraire de la froideur et de la désinvolture. L'agitation que l'on observe au cours de certaines célébrations liturgiques ou l'affairement de certaines personnes autour de l'autel ou de l'ambon, est donc contraire à la véritable "participation active", telle que l'entend l'Eglise. La véritable participation - qui est sûrement la plus fructueuse - est d'abord intérieure : elle conduit à s'accorder, par un effort personnel, aux rites liturgiques, afin que ceux-ci ne soient pas des gestes vides, mais qu'ils deviennent le reflet de l'assentiment intérieur que les fidèles portent au culte rendu publiquement à Dieu par toute l'Eglise unie au Christ.

 

 

Au cours d'une audience général, le pape Paul VI a clairement expliqué en quoi consiste la véritable participation à la liturgie souhaitée par le Concile : « Notre Mère l'Eglise désire vivement que tous les fidèles soient acheminés vers une participation plénière, consciente et active aux actes liturgiques, telle que la demande la nature même de la liturgie, et selon le droit et le devoir qui appartiennent en vertu du baptême au peuple chrétien "race élue, sacerdoce royal, nation sainte, peuple racheté" (1P 2, 9). Deux observations en découlent, très chers fils, que nous confions à votre réflexion. La première concerne les caractéristiques de la participation liturgique, tellement recommandée par le Concile. En premier lieu, la participation doit être consciente, ce qui suffirait pour révéler le caractère humain de la religion que l'Eglise inculque à ses fidèles (...) Puis elle doit être active et personnelle, c'est un second caractère et, en troisième lieu, elle doit être communautaire. Désormais, nous savons cela. Nous dirons encore avec Jésus : "sachant cela, heureux êtes-vous si vous le faites ! Si haec scitis, beati eritis si feceritis ea" (Jn 13, 7). Les fidèles remplissent leur fonction liturgique par cette participation pleine, consciente et active que leur demande la nature de la liturgie elle-même, et qui est pour le peuple chrétien, en vertu de son baptême, un droit et un devoir. Cette participation doit d'abord être intérieure en ce sens que, par elle, les fidèles s'unissent d'esprit à ce qu'ils prononcent ou entendent, et qu'ils coopèrent à la grâce d'en-haut. Mais la participation doit aussi être extérieure, c'est-à-dire que la participation intérieure s'exprime par les gestes et les attitudes corporelles, par les acclamations, les réponses et le chant. On doit aussi éduquer les fidèles à s'unir intérieurement à ce que chantent les ministres ou la chorale, pour élever leur esprit vers Dieu en les écoutant." (Allocution à l'audience générale du 6 avril 1966). Comme on le voit, c'est la participation intérieure qui doit demeurer première car c'est elle qui doit informer la participation extérieure, celle qui est qualifiée d' "active".

 

 

Dans son ouvrage sur "Le mystère du culte dans le christianisme" (Ed. du cerf, Paris, 1983), Dom Odon Casel met en garde contre une participation "active" qui, n'ayant pas sa source dans la participation "intérieure", se transformerait en pur activisme : « le mouvement liturgique contemporain s'est peut-être préoccupé trop uniquement des formes communautaires et a cru être liturgique parce que, extérieurement, il mettait les hommes en contact plus étroit avec l'autel. Or, il y a là un danger certain, celui de croire qu'on a trouvé la substance quand on ne possède que la forme extérieure ». Si l'on se contente, en effet, de ne rechercher qu'une participation extérieure, "active" au mauvais sens du terme, on risque de ne toucher chez le fidèle que ce qui est superficiel. Le superficiel réagit sans doute plus rapidement, mais ne laisse pas de traces profondes dans le domaine de la foi. La participation intérieure, celle qui induit et informe les autres modes de participation, est obtenue grâce à une méthode d'enseignement intuitif qui est propre à la liturgie. Celle-ci consiste à donner à ce qui est abstrait une présentation concrète. Ainsi, pour inculquer une idée, la liturgique utilisera-t-elle, à travers le rite, une réalité concrète et matérielle; par la suite, la seule vue ou la seule évocation de cette réalité permettra de faire naître l'idée de base, soit de façon conventionnelle, soit de façon naturelle. Cette méthode intuitive utilisée par la liturgie est sûrement celle qui convient le mieux à la nature humaine. C'est même, pourrait-on dire, la méthode pédagogique que Dieu lui-même a utilisée pour nous révéler son existence et nous enseigner quels sont ses attributs. Une telle méthode a l'avantage certain d'être à la fois rapide, agréable et efficace à cause des images qu'elle grave profondément dans la mémoire et l'imagination, images qui sont étroitement liées à la valeur d'un enseignement doctrinal sûr et qui refait surface pour se présenter à l'esprit des fidèles toutes les fois qu'on y fait appel. La participation "active" demandée par Vatican II n'est donc en aucun cas proportionnelle à l'agitation ou au bruit que l'on fait au cours d'une célébration, mais à la sincérité avec laquelle on accomplit ce que l'Eglise demande que nous fassions lorsque nous célébrons les mystères. Voilà pourquoi il est nécessaire d'acquérir, par une catéchèse adéquate, une réelle connaissance de la vie liturgique de l'Eglise, afin de pouvoir toujours mieux en saisir la cohésion et l'intelligence interne qui lui garantissent sa richesse inépuisable. Pénétrer la sacralité de la liturgie : voilà le premier effort à faire, non seulement de la part des fidèles laïcs, mais surtout de la part des célébrants. C'est là que se trouve la clé d'une participation véritablement "active".

 

Pro Liturgia

Seigneur, --> ayez pitié de nous.

Jésus-Christ, --> ayez pitié de nous.

Seigneur, --> ayez pitié de nous.


Jésus-Christ, --> écoutez nous.

Jésus-Christ, --> exaucez nous.

 

Père céleste, vrai Dieu, --> ayez pitié de nous.

Fils Rédempteur du monde, qui êtes Dieu, --> ayez pitié de nous.

Esprit-Saint, qui êtes Dieu, --> ayez pitié de nous.

Trinité sainte, qui êtes un seul Dieu, --> ayez pitié de nous.

 

Cœur de Marie, conçu sans la tache du péché, --> priez pour nous.

Cœur de Marie, rempli de l’abondance des grâces, --> priez pour nous.

Cœur de Marie, qui êtes béni entre tous les cœurs, --> priez pour nous.

Cœur de Marie, très pur et très chaste, --> priez pour nous.  

Cœur de Marie, très doux et très humble, --> priez pour nous.

Cœur de Marie, séjour de toutes les vertus, --> priez pour nous.

Cœur de Marie, sanctuaire de l’adorable trinité, --> priez pour nous.

Cœur de Marie, tabernacle du Verbe fait chair au jour de l’Annonciation, --> priez pour nous.

Cœur de Marie, comblé de joie au jour de la Visitation, --> priez pour nous.  

Cœur de Marie, pénétré d’amour à la naissance du divin Sauveur, --> priez pour nous.  

Cœur de Marie, transporté d’admiration pour Jésus à l’adoration des Mages, --> priez pour nous.  

Cœur de Marie, percé d’un glaive de douleur selon la prédiction du saint vieillard Siméon, --> priez pour nous.  

Cœur de Marie, plein de la plus tendre sollicitude pendant la fuite en Egypte, --> priez pour nous.  

Cœur de Marie, profondément affligé de la perte de Jésus et pleinement consolé en le retrouvant au temple, --> priez pour nous.

Cœur de Marie, partageant les douleurs de Jésus dans sa passion, --> priez pour nous.  

Cœur de Marie, brisé et éperdu à l’aspect des souffrances d’un tel Fils, --> priez pour nous.

Cœur de Marie, crucifié avec Jésus, --> priez pour nous.

Cœur de Marie, souffrant une agonie cruelle en le voyant expirer, --> priez pour nous.  

Cœur de Marie, plongé dans un océan d’amertume lorsqu’on descendit Jésus de la croix, --> priez pour nous.

Cœur de Marie, enseveli avec Jésus dans le tombeau avec Jésus, --> priez pour nous.

Cœur de Marie, transporté d’allégresse à la Résurrection de Jésus, --> priez pour nous.  

Cœur de Marie, transporté par les anges et couronné par Dieu même au jour de l’Assomption, --> priez pour nous.

Cœur de Marie, refuge des pécheurs, --> priez pour nous.  

Cœur de Marie, soutien des justes, --> priez pour nous.

Cœur de Marie, délices des âmes pures, --> priez pour nous.  

Cœur de Marie, consolation des affligés, --> priez pour nous.  

Cœur de Marie, doux espoir des mourants, --> priez pour nous.

 

Agneau de Dieu qui effacez le péché du monde, --> pardonnez nous Seigneur.

Agneau de Dieu qui effacez le péché du monde, --> exaucez nous Seigneur.

Agneau de Dieu qui effacez le péché du monde, --> ayez pitié de nous.

 

V. Agréez Vierge Sainte, les louanges que je vous offre.

R. Obtenez moi la force de résistez a vos ennemis.

 

Prions : Cœur aimable de la plus tendre des mères, qui ne rejetez et n’abandonnez aucun de vos enfants, jetez sur moi des regards de miséricordes. Que votre intercession puissante m’obtienne de votre divin Fils le pardon de mes péchés. Je vous le demande par la grâce de Jésus qui vit et règne avec le Père, en l’unité du Saint-Esprit. Amen.

Le chanoine Apolónio Graciano a conseillé dimanche, à Luanda (Angola), les femmes chrétiennes, principalement les jeunes, à être des véritables exemples de vie, respectant les principes religieux. Le prêtre catholique, qui a lancé cet appel durant son homélie prononcée à la paroisse de Cristo Rei à Benfica, a condamné la façon dont les jeunes femmes s'habillent dans la société, oubliant leurs devoirs de bon sens. « La femme doit contribuer à la reconstruction, voir plus loin et aider ainsi à retrouver les chemins et les espaces afin que l'homme puisse avoir une conscience droite », a-t-il souligné. L'abbé s'est aussi posé la question sur le rôle des femmes catholiques quant à ce qu'elles font pour s'identifier à Jésus-Christ, ajoutant que les femmes des autres confessions religieuses s'habillaient dignement. Il a encore fait savoir que les jeunes femmes qui s'habillent mal ne doivent pas avoir le statut de chrétiennes ni comme de disciples de Jésus-Christ. « Beaucoup de nos jeunes filles sont distraites et donnent priorité aux modes se promenant quasiment nues dans les rues comme si c'était leur véritable identité », a-t-il affirmé. L'abbé a finalement dit que la femme catholique doit avoir des attitudes disciplinées et éviter de s'habiller de façon indécente.

Canizares-in-cappa-magna.jpegAu cours d’un consistoire qui s’est tenu samedi dernier, le Pape Benoît XVI a créé six nouveaux cardinaux (24/11/12). Cette réception de la « pourpre cardinalice » est l’occasion de revenir sur un document de Pie XII publié le 30 novembre 1952, il y a donc soixante ans : le Motu proprio « Valde solliciti ». Le Pape Pacelli y demandait que la tenue des cardinaux soit simplifiée et surtout que la « cappa magna » soit raccourcie de 5 mètres... car elle était alors longue de 12 mètres ! A cette époque, les journaux italiens avaient annoncé avec humour : « Le Pape coupe la queue des cardinaux ». Pie XII avait aussi précisé qu’au cours des réunions, la « cappa magna » devait être tenue autour du bras et non plus déroulée. Il est intéressant de noter les raisons avancées par le Souverain Pontife pour justifier sa décision : il fallait que les fidèles soient plus attentifs au rôle des cardinaux et moins admiratifs de leurs personnes. Et sur un plan simplement pratique, il fallait réduire la longueur des processions des prélats... En 1969, une nouvelle Instruction portant sur les habits des cardinaux, évêques et prélats précisait que la « cappa magna » pouvait toujours être portée, mais sans hermine et uniquement en dehors de Rome pour des solennités très exceptionnelles. Les Cardinaux Rode et Burke semblent apprécier de porter une « cappa magna »... qui excède parfois les 7 mètres de longueur autorisés. Le Cardinal Rode porte même la « cappa » rehaussée de fourrure, ce qui n’est plus autorisé.


Ce n’est pas la « cappa magna » elle-même qu’il faut critiquer, mais plutôt l’esprit avec lequel il arrive qu’elle soit portée. La « cappa magna » symbolise l’éclat d’une fonction, c’est-à-dire la place occupée par une personne dans la hiérarchie de l’Eglise. Or d’un point de vue purement liturgique, les vêtements sacrés ne sont pas faits pour valoriser un individu ou une fonction, mais pour glorifier la personne du Christ représentée par le prêtre ordonné à une fonction ministérielle. Au cours des célébrations liturgiques, c’est bien la gloire de Dieu qu’il faut signifier, et non celle d’un homme ou d’une fonction dicastérielle.

 

(Sources : Andrea Tornielli et « Thom »)

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Avec un demi-siècle de retard, Christian Terras (Golias) revient une énième fois sur la question du mariage des prêtres. La solution, pour cet infaillible pape du progressisme débridé, serait de supprimer l'obligation du célibat sacerdotal pour voir les séminaires se remplir à nouveau. Bien entendu, quand on est atteint de myopie, comme semble l'être Christian Terras, on ne peut pas imaginer que les problèmes français ne sont pas les problèmes de l'Eglise universelle [actuellement, les vocations sacerdotales augmentent dans le monde, NDLR]. La chute des vocations, dans notre pays, ne serait-elle pas due à l'état catastrophique des séminaires diocésains ? Quel jeune acceptera d'entrer dans un séminaire où il perdra son temps et son énergie en réunions stériles ? Quel jeune acceptera de donner sa vie pour n'avoir, au bout de 5 ou 6 années d'études, qu'un vague verni théologique et philosophique ? Quel jeune acceptera d'être prêtre si c'est pour devenir, aussitôt après son ordination, l'otage d'équipes paroissiales qui lui imposeront ce qu'il faut faire et comment il faut faire ? Quel jeune acceptera de s'encroûter, sa vie durant, dans des paroisses où il est assuré de se faire sabrer par son évêque sitôt qu'il voudra se montrer un peu trop "romain", sitôt qu'il voudra respecter la liturgie de l'Eglise, sitôt qu'il refusera de cautionner la pastorale molle mise en place par les prêtres aînés du secteur, dont certains, désabusés, donnent parfois l'impression de vivre une interminable crise d'identité sacerdotale ?

 

Non, Monsieur Terras : comme d'habitude vous vous mettez le doigt dans l'oeil quand vous prétendez que la chute des vocations est due, en France, à la question du célibat et quand vous feignez d'ignorer qu'elle est aussi le résultat d'une démission des autorités diocésaines dont certaines ont, hélas, partagé une partie de vos analyses erronées. Au demeurant, pourquoi vous limitez-vous au mariage des prêtres ? Dans votre logique, ne faudra-t-il pas envisager le droit au PACS, à l'union libre, au divorce ? Vous êtes bien timoré dans vos revendications, Monsieur Terras !

 

Pro Liturgia

La liturgie de l’Eglise reste très malmenée en France. Il serait même plus juste de dire qu’elle est dans une situation catastrophique ou même qu’elle est en voie de disparition totale. Et les efforts faits par Benoît XVI pour la remettre sur les rails restent vains : en visitant les sites internet des diocèses de France, on peut d’ailleurs constater qu’elle n’est respectée que dans 3% des paroisses en moyenne. Partout ailleurs, les enseignements magistériels sont passés sous silence et même ouvertement refusés par les équipes liturgiques qui ont fait main basse sur la liturgie. Ce qui signifie que le fidèle qui se rend dans une église a très peu de chances de pouvoir participer à une Messe célébrée dans le respect du Missel romain actuel. Mais ce qui est plus inquiétant encore - si l’on peut dire - c’est de constater que les fidèles qui pratiquent encore ne connaissent plus rien de leur liturgie et se moquent totalement de la façon dont les prêtres la célèbrent. C’est dire combien il est devenu facile de faire faire et de faire croire n’importe quoi à ces fidèles devenus perméables à toutes les nouveautés, à toutes les excentricités, et totalement imperméables à ce qui relève de la norme et du respect des règles transmises par l’Eglise.

 

Que faut-il faire dans ces conditions ? Quelle attitude faut-il adopter ? La réponse à ces questions n’est pas simple puisque toutes les demandes adressées à un curé de paroisse, à un évêque diocésain, pour obtenir des Messes conformes aux enseignements conciliaires se heurtent inévitablement à des fins de non-recevoir. Pour certains fidèles, il y a la solution consistant à aller, quand c’est possible, à une Messe célébrée dans la forme extraordinaire du rite romain. Mais est-ce vraiment une « solution » ? Que les « chauds partisans » de cette forme « extraordinaire » puissent trouver des Messes célébrées avec le Missel du Bx Jean XXIII est une chose tout à fait normale. Ce qui n’est pas du tout normal, c’est que les fidèles qui ont acceptés sans la moindre arrière-pensée la restauration liturgique voulue par Vatican II soient contraints de se rabattre sur cette même forme « extraordinaire » parce que leurs évêques, tout en se réclamant du Concile, leur refusent systématiquement la forme « ordinaire » à laquelle ils aimeraient participer dans leurs paroisses respectives. Comme si le véritable but de la pastorale liturgique actuelle était d’achever la dévastation de la liturgie, y compris en utilisant hypocritement la forme « extraordinaire » comme moyen d’écarter - de véritablement ghettoïser - les fidèles qui ne se résignent pas à participer activement ou passivement à la généralisation de messe dont l’inconsistance et l’indignité sont pour une majorité de célébrants les deux critères d’une célébration « réussie ».

 

A l’occasion du 50e anniversaire de Vatican II, les évêques de France invitent les fidèles à reprendre les grands textes conciliaires. Alors, faisons ce que nos évêques nous conseillent de faire. L’étude des textes conciliaires « doit être une occasion pour tous les fidèles catholiques de réfléchir sincèrement sur leur propre fidélité à la Tradition de l’Eglise, authentiquement interprétée par le Magistère ecclésiastique, ordinaire et extraordinaire, spécialement dans les Conciles œcuméniques, depuis Nicée jusqu'à Vatican II. De cette réflexion, tous doivent retirer une conviction renouvelée et effective de la nécessité d’approfondir encore leur fidélité à cette Tradition en refusant toutes les interprétations erronées et les applications arbitraires et abusives en matière doctrinale, liturgique et disciplinaire. » (Cf. Bx Jean-Paul II, Ecclesia Dei, 2 juillet 1988). On lit bien : LES FIDELES DOIVENT REFUSER ce qui est arbitraire et abusif... C’est le pape Jean-Paul II qui l’a dit ! 

 

Pro Liturgia

Dans l'émission "Dieu Merci", sur Direct 8 (à 10mn 10), Mgr Nicolas Brouwet, évêque auxiliaire de Nanterre, dénonce la nouvelle pilule EllaOne, dite du surlendemain, en vente depuis un mois environ et qui peut provoquer un avortement dans les 5 jours après un rapport sexuel. Mgr Brouwet indique que cette pilule est bien un moyen contraceptif et abortif, qu'elle retire aux femmes la responsabilité de leur sexualité et la disponibilité à être mère, que cette pilule leur fait voir l'embryon comme un danger et non comme un don, qu'elle déresponsabilise les hommes et, enfin et surtout, qu'elle retire la vie de l'embryon.

 

Perepiscopus

journal-d'un-cure-de-campagne« – Je me demande ce que vous avez dans les veines aujourd’hui, vous autres jeunes prêtres ! De mon temps, on formait des hommes d’église – ne froncez pas les sourcils, vous me donnez envie de vous calotter – oui, des hommes d’Église, prenez le mot comme vous voudrez, des chefs de paroisse, des maîtres, quoi, des hommes de gouvernement. Ça vous tenait un pays, ces gens-là, rien qu’en haussant le menton. Oh ! je sais ce que vous allez me dire : ils mangeaient bien, buvaient de même, et ne crachaient pas sur les cartes. D’accord ! Quand on prend convenablement son travail, on le fait vite et bien, il vous reste des loisirs et c’est tant mieux pour tout le monde.

 

Maintenant les séminaires nous envoient des enfants de chœur, des petits va-nu-pieds qui s’imaginent travailler plus que personne parce qu’ils ne viennent à bout de rien. Ça pleurniche au lieu de commander. Ça lit des tas de livres et ça n’a jamais été fichu de comprendre – de comprendre, vous m’entendez ! – la parabole de l’Époux et de l’Épouse.

 

Qu’est-ce que c’est qu’une épouse, mon garçon, une vraie femme, telle qu’un homme peut souhaiter d’en trouver une s’il est assez bête pour ne pas suivre le conseil de saint Paul ? Ne répondez pas, vous diriez des bêtises ! Hé bien, c’est une gaillarde dure à la besogne, mais qui fait la part des choses, et sait que tout sera toujours à recommencer jusqu’au bout. La Sainte Église aura beau se donner du mal, elle ne changera pas ce pauvre monde en reposoir de la Fête-Dieu. J’avais jadis – je vous parle de mon ancienne paroisse – une sacristaine épatante, une bonne sœur de Bruges sécularisée en 1908, un brave cœur. Les huit premiers jours, astique que j’astique, la maison du bon Dieu s’était mise à reluire comme un parloir de couvent, je ne la reconnaissais plus, parole d’honneur ! Nous étions à l’époque de la moisson, faut dire, il ne venait pas un chat, et la satanée petite vieille exigeait que je retirasse mes chaussures – moi qui ai horreur des pantoufles ! Je crois même qu’elle les avait payées de sa poche. Chaque matin, bien entendu, elle trouvait une nouvelle couche de poussière sur les bancs, un ou deux champignons tout neufs sur le tapis de chœur, et des toiles d’araignées – ah, mon petit ! des toiles d’araignées de quoi faire un trousseau de mariée.


      « Je me disais : Astique toujours, ma fille, tu verras dimanche. Et le dimanche est venu. Oh ! un dimanche comme les autres, pas de fête carillonnée, la clientèle ordinaire, quoi. Misère ! Enfin, à minuit, elle cirait et frottait encore, à la chandelle. Et quelques semaines plus tard, pour la Toussaint, une mission à tout casser, prêchée par deux Pères rédemptoristes, deux gaillards. La malheureuse passait ses nuits à quatre pattes entre son seau et sa vassingue – arrose que j’arrose – tellement que la mousse commençait de grimper le long des colonnes, l’herbe poussait dans les joints des dalles. Pas moyen de la raisonner, la bonne sœur ! Si je l’avais écoutée, j’aurais fichu tout mon monde à la porte pour que le bon Dieu ait les pieds au sec, voyez-vous ça ? Je lui disais : « Vous me ruinerez en potions » – car elle toussait, pauvre vieille ! Elle a fini par se mettre au lit avec une crise de rhumatisme articulaire, le cœur a flanché et, plouf ! voilà ma bonne sœur devant saint Pierre. En un sens, c’est une martyre, on ne peut pas soutenir le contraire.

 

Son tort, ça n’a pas été de combattre la saleté, bien sûr, mais d’avoir voulu l’anéantir, comme si c’était possible. Une paroisse, c’est sale, forcément. Une chrétienté, c’est encore plus sale. Attendez le grand jour du Jugement, vous verrez ce que les anges auront à retirer des plus saints monastères, par pelletées – quelle vidange ! Alors, mon petit, ça prouve que l’Église doit être une solide ménagère, solide et raisonnable. Ma bonne sœur n’était pas une vraie femme de ménage : une vraie femme de ménage sait qu’une maison n’est pas un reliquaire. Tout ça, ce sont des idées de poète. »

      Je l’attendais là. Tandis qu’il rebourrait sa pipe, j’ai maladroitement essayé de lui faire comprendre que l’exemple n’était peut-être pas très bien choisi, que cette religieuse morte à la peine n’avait rien de commun avec les « enfants de chœur », les « va-nu-pieds » qui « pleurnichent au lieu de commander ».

      – Détrompe-toi, m’a-t-il dit sans douceur. L’illusion est la même. Seulement les va-nu-pieds n’ont pas la persévérance de ma bonne sœur, voilà tout. Au premier essai, sous prétexte que l’expérience du ministère dément leur petite jugeote, ils lâchent tout. Ce sont des museaux à confitures. Pas plus qu’un homme, une chrétienté ne se nourrit de confitures. Le bon Dieu n’a pas écrit que nous étions le miel de la terre, mon garçon, mais le sel. Or, notre pauvre monde ressemble au vieux père Job sur son fumier, plein de plaies et d’ulcères. Du sel sur une peau à vif, ça brûle. Mais ça empêche aussi de pourrir. Avec l’idée d’exterminer le diable, votre autre marotte est d’être aimés, aimés pour vous-mêmes, s’entend. Un vrai prêtre n’est jamais aimé, retiens ça. Et veux-tu que je te dise ? L’Église s’en moque que vous soyez aimés, mon garçon. Soyez d’abord respectés, obéis. L’Église a besoin d’ordre. Faites de l’ordre à longueur du jour. Faites de l’ordre en pensant que le désordre va l’emporter encore le lendemain parce qu’il est justement dans l’ordre, hélas ! que la nuit fiche en l’air votre travail de la veille – la nuit appartient au diable. »

 

 

 

Extrait du Journal d'un curé de campagne de Georges Bernanos

 

 

 

 

 

Lien : FILM : Journal d'un curé de campagne (Bernanos)

(S. CATHARINÆ ALEXANDRINÆ, VIRGINIS ET MARTYRIS)

 

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