Le 6 décembre, c'est la fête du bon Saint Nicolas, plus spécialement dans les terres enneigées d'Alsace et de Lorraine...

D'après nos informations, un usurpateur païen déguisé en rouge a été arrêté par le police... Rendons gloire à Dieu !

 

 

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Un internaute pose la question suivante : « Comment faire pour que, dans les paroisse où l’on se réclame du Concile, on puisse mettre un terme aux abus liturgiques suivants : - distribution de la communion par des laïcs ; - obligation de recevoir la communion dans la main ; - célébration « face au peuple » sur des édicules dépourvus de valeur et de dignité ; - médiocrité du répertoire musical et limitation - voir interdiction - du chant grégorien ; - disparition des chorales au profit de l’ « assemblée-chantante » invitée à répéter n’importe quoi, n’importe quand et n’importe comment... pourvu que ce soit des airs qu’il ne viendrait à l’idée de personne de chanter ailleurs que dans une église où le mauvais goût est de bon ton ; - geste de paix transformé en séance de « shake your hands » totalement anti-liturgique ; - équipes d’animation liturgique envahissantes et totalement inefficaces... sauf, bien sûr, quand c’est pour démolir la liturgie ; - donné du missel romain systématiquement modifié ou ignoré par les célébrants ; - absence de dignité, de tenue, de réserve des célébrants ; - etc. Comment faire pour mettre un terme à ces pratiques qui trahissent les enseignements du Concile et, plus largement encore, les enseignements de l’Eglise ? »

 

 

 

Avouons qu’il est difficile de donner une réponse à cette question. D’abord parce que - on l’aura constaté - on se trouve dans les paroisses face à un double problème : celui des pratiquants qui acceptent sans sourciller n’importe quelles liturgies fantaisistes truffées de n’importe quels chants insipides, et celui des prêtres qui ne connaissent pour ainsi dire rien à la liturgie et qui, dans le même temps, sont décidés à ne pas tenir compte de ce qu’enseigne l’Eglise. Ensuite parce que - ce n’est plus un secret - les évêques de France, en dehors de trois ou quatre exceptions bien connues, sont convaincus du bien-fondé d’une erreur consistant à faire de la liturgie un outil au service de leurs projets pastoraux. Et quand cette erreur se double d’une volonté d’ignorer le Concile tout en se réclamant de lui, on voit qu’il n’y a plus grand-chose à attendre d’un épiscopat qui, il faut le souligner, n’a depuis 40 ans publié aucune directive visant à mettre un terme aux abus liturgiques devenus monnaie courante dans 99% des paroisses. On en revient à la question de départ : que faire ? Trois pistes à suivre :

 

1. Relevez les principales pratiques liturgiques qui, dans votre paroisse, contredisent les normes données par le Missel romain et écrivez une lettre à votre curé pour lui demander les raisons théologiques qui le poussent à ne pas respecter la liturgie restaurée à la suite de Vatican II (insistez bien sur « raisons théologiques » et sur « liturgie restaurée à la suite de Vatican II »). Votre lettre devra être brève, sans circonvolutions. Exemple : « Tel dimanche, à la messe de telle heure célébrée dans telle église, j’ai constaté que vous avez introduit les pratiques suivantes (nommez les deux ou trois qui vous semblent les plus flagrantes) qui contredisent les données de la liturgie restaurée à la suite de Vatican II telle qu’elle est précisée dans le Missel romain actuel. Je vous serais reconnaissant de me faire savoir les raisons théologiques qui vous poussent à ignorer les règles de la « lex orandi » ou à désobéir ouvertement aux enseignements de l’Eglise. Dans l’attente de votre réponse, je vous prie de croire, Monsieur le Curé, à l’expression de ma respectueuse considération. »

 

2. Si vous n’avez pas de réponse dans les huit jours qui suivent, informez votre curé que vous allez porter le problème à la connaissance de votre évêque. Et écrivez à votre évêque en joignant la copie du premier courrier que vous aviez envoyé à votre curé : « Monseigneur, ayant constaté un certains nombre d’abus systématiquement introduits dans la messe paroissiale à laquelle je participe, j’ai écris comme il se doit à mon curé pour obtenir de lui des explications (voir lettre ci-jointe). Comme il n’a pas jugé bon de me répondre, c’est vers vous que je me tourne en tant que vous êtes le gardien et le promoteur de la liturgie de l’Eglise. Dans l’attente de votre réponse... etc. »

 

3. N’acceptez aucune réponse du genre « il faut être accueillant », « il faut être ouvert à un sain pluralisme », « il faut respecter toutes les sensibilités », « il faut nous accepter les uns les autres riches de nos pauvretés », « il faut avant tout pratiquer la charité »... etc. Toutes ces formules répétées comme des mantras ne sont que du « baratin ecclésiastique » utilisé pour noyer le poisson, pour éviter d’avoir à répondre à la question de fond : pourquoi la liturgie n'est-elle pas respectée ? Si vous en avez la possibilité, faites savoir dans votre lettre que des membres de votre famille, des voisins, des amis... se joignent à votre démarche. Et rappelez-vous toujours que même si vous vous sentez isolé dans votre paroisse, la démarche que vous entreprendrez est un droit qui s'inscrit dans la droite ligne des enseignements du Pape Benoît XVI, comme le prouve l’Instruction Redemptionis Sacramentum.

 

Pro Liturgia

INTRODUCTION

 

Il est urgent de redécouvrir l'authentique esprit de la liturgie, tel qu'il apparaît dans la tradition continue de l'Eglise et tel que le présente, en lien avec le passé, le Magistère le plus récent, de la fin du concile Vatican II jusqu'au pontificat de Benoît XVI. J'ai employé ici le mot "continue" pour qualifier la tradition. C'est un terme cher au coeur de l'actuel Souverain Pontife : il en a fait le seul critère permettant de comprendre la vie de l'Eglise, tout particulièrement en lien avec les enseignements conciliaires et avec les propositions de réforme, à quelque niveau qu'elles soient. Comment pourrait-il en être autrement ? Comment pourrait-on imaginer une Eglise d'autrefois qui serait suivie d'une Eglise d'aujourd'hui venue effacer toute l'histoire du corps ecclésial ? Comment pourrait-on imaginer que l'Epouse du Christ était autrefois dans une époque durant laquelle l'assistance de l'Esprit-Saint lui aurait fait défaut, et que cette époque serait aujourd'hui soudain close et dépassée ? Certains donnent parfois l'impression d'adhérer à cette idéologie de rupture qui, appliquée à l'histoire de l'Eglise, engendre des idées qui n'ont rien à voir avec la foi authentique dans la mesure où conduisent à faire une distinction entre l'Eglise pré-conciliaire et l'Eglise post-conciliaire. On peut certainement relever des distinctions, mais à la seule condition de ne pas en arriver à élever des murs infranchissables entre une Eglise d'avant le Concile qui n'aurait plus rien à nous apprendre et une Eglise d'après le Concile qui serait une nouveauté en rupture avec le passé. La question de la "continuité", telle que nous l'abordons ici avec sérénité et non dans un esprit polémique, est absolument essentielle pour qui veut comprendre le véritable "esprit de la liturgie" : cette idée de "continuité" nous permet de considérer un "passé" de la liturgie qui est tout à la fois proche et distant. La liturgie ne saurait donc devenir un moyen d'opposer ceux qui pensent que seul le passé est bon à ceux qui pensent que le meilleur ne peut être que devant nous. C'est uniquement en considérant que le présent et le passé de la liturgie constituent un unique patrimoine qui s'est développé d'une façon homogène qu'il est possible de retrouver le goût pour l'authentique esprit de la liturgie. Il nous faut donc accepter de voir l'Eglise dans son unité et non comme le résultat de nos constructions parcellaires : ce n'est que cette vision globale de l'Eglise qui peut nous ramener à l'essentiel de ce qu'est la liturgie à travers laquelle le Christ fait irruption dans nos vies. C'est aussi en nous appuyant sur ce critère de "continuité" permettant de comprendre ce qu'est l'authentique "esprit de la liturgie" que nous devons devenir capables de dire si telle musique ou tel chant peut ou ne peut pas être intégré au patrimoine de la musique liturgique ou sacrée. En d'autres termes, nous devons être à même de distinguer quelles sont les compositions qui peuvent être insérées dans la liturgie en raison de leur cohérence avec l'authentique esprit de la célébration.

 

Parlons d'abord de cet "esprit de la liturgie" à partir duquel il est possible d'identifier la vraie musique et le vrai chant liturgiques. En abordant ce thème, nous n'aurons pas la prétention d'être exhaustif, pas plus que nous aurons la prétention de répondre à toutes les questions qui, pour être traitées, devraient être abordées sous des angles très variés. Je me limiterai donc à ne considérer que quelques aspects de ce qui fait l'essence de la liturgie, me tournant plus particulièrement vers la célébration eucharistique telle que l'Eglise nous la présente et comme j'ai pu l'approfondir durant les deux années passées au service du pape Benoît XVI, lequel est un véritable maître de la spiritualité liturgique tant par son enseignement que par les exemples qu'il donne lorsqu'il célèbre lui-même.

 

 

 

 

LA PARTICIPATION ACTIVE

 

Tous les saints et les saintes ont célébré et vécu la liturgie à travers une "participation active". La sainteté de leur vie est incontestablement le plus beau témoignage d'une participation très vivante à la liturgie de l'Eglise. C'est donc à juste titre que Vatican II a insisté sur la nécessité de retrouver le sens de la participation à la liturgie et d'y introduire les fidèles : c'est là un moyen mis à la disposition des baptisés qui aspirent à la sainteté; pour cette raison, la nécessité de participer "activement" à la liturgie a été confirmée dans de nombreux documents magistériels récents. Cependant, l'idée de "participation" n'a pas toujours été comprise et vécue dans le sens où l'entendait l'Eglise. Certes, nous participons activement lorsque nous accomplissons notre rôle au service de la liturgie; nous participons aussi activement lorsque nous veillons à être attentif à la Parole de Dieu que nous entendons et à la prière que nous récitons; nous participons quand nous unissons nos voix à celle des autres fidèles pour chanter... Pourtant, tout ça n'est vraiment la "participation active" que si c'est un moyen de susciter l'adoration du mystère du Christ Jésus mort et ressuscité pour nous. Seul celui qui pénètre ce mystère et y unit sa vie en vue d'obtenir les grâces liées à la célébration montre qu'il a réellement compris ce qu'est la liturgie et ce que signifie "participer activement". La véritable action qui se déroule dans la liturgie est l'action de Dieu lui-même; c'est à cette oeuvre réalisée par le Christ que nous sommes appelés à participer pour notre salut. Voilà quelle est la spécificité du culte chrétien en regard de tout autre acte d'adoration : ici, c'est Dieu lui-même agit et fait ce qui est essentiel, tandis que l'homme est appelé à être ouvert à l'action divine pour de se laisser transformer par elle. En conséquence, l'essentiel de la "participation active" est de veiller à ce que tout ce que nous faisons, nous ne devienne pas plus important que ce que fait Dieu pour nous permettre de devenir un avec le Christ. Voilà pourquoi la participation est impossible sans l'adoration.

 

Ecoutons une fois encore ce qu'enseigne la Constitution Sacrosanctum Concilium : « Aussi l'Eglise se soucie-t-elle d'obtenir que les fidèles n'assistent pas à ce mystère de la foi comme des spectateurs étrangers ou muets, mais que, le comprenant bien dans ses rites et ses prières, ils participent consciemment, pieusement et activement à l'action sacrée, soient formés par la parole de Dieu, se restaurent à la table du Corps du Seigneur, rendent grâce à Dieu; qu'offrant la victime sans tache, non seulement par les mains du prêtre, mais aussi ensemble avec lui, ils apprennent à s'offrir eux-mêmes et, de jour en jour, soient consommés par la médiation du Christ dans l'unité avec Dieu et entre eux pour que, finalement, Dieu soit tout en tous » (n. 48). Voici donc ce qui constitue l'essentiel; tout le reste est secondaire. Je pense tout particulièrement ici à certaines actions extérieures que l'on voit faire surtout au moment de la liturgie de la Parole : le fait d'affirmer que ces actions ne sont pas essentielles ne permet pas de conclure qu'elles sont importance. Mais les transformer en quelque chose qui va focaliser l'attention des fidèles montre une certaine méconnaissance du véritable esprit de la liturgie. Par conséquent, la véritable formation liturgique ne peut pas se limiter à apprendre à réaliser des actions extérieures, mais doit consister à aller vers l'essentiel, vers l'action de Dieu qui s'effectue à travers le mystère pascal du Christ dans lequel il faut s'engager pour se laisser transformer. Il ne faut donc pas confondre la seule "gestion des rites" avec la vraie participation à l'acte liturgique. Sans dénigrer le sens et l'importance du geste extérieur qui accompagne la participation intérieure, il nous faut reconnaître que la liturgie demande bien plus qu'une simple implication de notre corps par les rites; elle exige que nous la fassions pénétrer dans le quotidien de notre existence pour nous amener à vivre de ce que le Saint-Père Benoît XVI appelle la "cohérence eucharistique". C'est précisément l'exercice de cette "cohérence" qui est l'expression la plus authentique de notre participation à l'action salvifique du Christ. Il faut encore poser une autre question : sommes-nous vraiment certains que pour obtenir une "participation active" il faille faire en sorte que tout soit immédiatement compréhensible ? L'entrée dans le mystère de Dieu ne se fait-il pas aussi à l'aide de ce qui touche le cœur ? Trop souvent, nous donnons une place démesurée à la parole et nous oublions que le langage de la liturgie est aussi fait de silences, d'images, de symboles, de gestes... Ces diverses facettes du langage liturgique, auquel il faut ajouter la langue latine, le chant grégorien et la polyphonie sacré, conduisent au centre du mystère et permettent la véritable participation.

 

 

 

 

QUELLE MUSIQUE POUR LA LITURGIE ?

 

Je n'ai pas l'intention d'aborder ici des questions techniques se rapportant directement à la musique sacrée ou liturgique. D'autres le feront avec une plus grande compétence au cours de prochaines rencontres. Mais j'ai tout de même à coeur de souligner que la question de la musique liturgique se saurait être traitée indépendamment de la question se rapportant à l'authentique esprit de la liturgie et, par conséquent, touchant la théologie de la liturgie et de la spiritualité qui en découle. Comment faire - dès lors nous savons que la liturgie est un don de Dieu qui nous guide et qui, par le culte, nous permet d'aller au-delà de nous-mêmes pour nous unir à lui et aux autres - oui, comment faire pour donner des orientations permettant de comprendre l' "esprit de la liturgie" et permettant de reconnaître ce qu'est réellement la vraie musique et le chant pour la liturgie de l'Eglise ? Permettez-moi de faire une brève réflexion qui orientera mon propos : demandons-nous pourquoi l'Eglise, dans ses documents plus ou moins récents, souligne qu'il existe un certain type de musique et de chant plus particulièrement adapté à la célébration liturgique. Déjà à l'époque du Concile de Trente, l'Eglise était intervenue dans les querelles entre artistes pour affirmer qu'en matière de chant, l'union entre parole et musique devait être une priorité, que l'utilisation d'instruments devait être limitée, et qu'il fallait savoir faire la différence entre la musique sacrée et la musique profane. En fait, la musique sacrée ne peut pas se limiter à n'être qu'une expression subjective : la forme que doit avoir le chant liturgique est ancrée dans la Bible et dans la tradition de l'Eglise. Plus récemment, S. Pie X est intervenu lui aussi pour écarter la musique d'opéra de la liturgie et pour affirmer que le chant grégorien et la polyphonie remontant à la contre-réforme devaient demeurer les modèles d'une musique véritablement liturgique, distincte de la musique sacrée en général. Vatican II, puis les récents textes magistériels, n'ont fait que répéter la même chose. Alors pourquoi cette insistance de l'Eglise sur les caractéristiques de la musique et du chant liturgique ? Pourquoi vouloir que le chant et la musique attribués à la liturgie demeurent distinctes de toute autre forme musicale ? Pourquoi le chant grégorien et la polyphonie sacrée devraient-ils demeurer les seuls modèles de la musique liturgique, même populaire ? La réponse à ces questions se trouve exactement dans ce que nous avons essayé de dire à propos de l'esprit de la liturgie. Ces formes musicales sont, en raison de leur sainteté, de leur la beauté et de leur universalité, la traduction en mélodies et en chants du véritable esprit de la liturgie : elles introduisent à l'adoration du mystère célébré et permettent de ce fait une participation véritable, pleine et fructueuse à l'action de Dieu dans et par le Christ. Elles introduisent dans la vie de l'Eglise et, par là, dans la contemplation du mystère.

 

Pour finir, permettez-moi de citer encore une fois le Cardinal Ratzinger. Dans son livre "Un chant nouveau pour le Seigneur", il écrit (pp. 168-169) : « Gandhi évoque les trois milieux dans lesquels s'est développée la vie dans le cosmos, et note que chacun d'eux porte une façon d'être qui lui est propre. Dans la mer vivent les poissons, silencieux. Les animaux qui vivent sur la terre ferme crient, tandis que les oiseaux qui peuplent le ciel chantent. Le silence est le propre de la mer; le propre de la terre ferme, c'est le cri; le propre du ciel, le chant. Mais l'homme participe des trois: il porte en lui la profondeur de la mer, le fardeau de la terre et les hauteurs du ciel. C'est pourquoi il est aussi silence, cri et chant. Aujourd'hui - ajouterais-je - nous le voyons, il ne reste plus que le cri à l'homme sans transcendance, parce qu'il ne veut plus être que terre et qu'il tente aussi de transformer en sa terre les profondeurs de la mer et les hauteurs du ciel. Or, la véritable liturgie - la liturgie de la communion des saints - lui restitue sa totalité. Elle lui réapprend le silence et le chant en lui ouvrant les profondeurs de la mer et en lui apprenant à voler, à participer de l'être des anges. En élevant le coeur, elle fait à nouveau retentir la mélodie ensevelie. Oui, nous pouvons même dire maintenant, à l'inverse: on reconnaît la véritable liturgie à ce qu'elle nous libère de l'agir ordinaire et nous restitue la profondeur et la hauteur, le silence et le chant. On reconnaît la liturgie authentique à ce qu'elle est cosmique et non fonction du groupe qui célèbre. Elle chante avec les anges, elle se tait avec la profondeur du tout, en attente. C'est ainsi qu'elle libère la terre, qu'elle la sauve ». En conclusion, je dirai que depuis quelques années dans l'Eglise, beaucoup de voix s'élèvent pour parler de la nécessité d'engager un renouveau de la liturgie qui serait à peu près semblable à celui qui fut à l'origine de la réforme promue par Vatican II. Ce renouveau devrait viser à obtenir une "réforme de la réforme", c'est-à-dire une meilleure compréhension de l'authentique esprit de la liturgie. Il s'agit donc de mener à son terme la providentielle réforme de la liturgie que les Pères du Concile avaient commencée mais qui, en pratique, n'a pas toujours été appliquée.

 

"L'introduction à l'esprit de la liturgie", tel était le thème d'une conférence donnée
par Mgr Guido Marini le 14 novembre à Gênes, dans le cadre d'une rencontre
avec les responsables diocésains de la musique liturgique
Source : Osservatore Romano. Trad. DC/APL

1. O Lord, You are my God and King,
And I will ever bless Your Name.
I will extol You every day,
And evermore Thy praise proclaim.
You, Lord, are greatly to be praised.
Your greatness is beyond our thoughts;
All generations shall tell forth
The mighty wonders You have wrought.

 

2. How rich in grace are You, O Lord
Full of compassion, merciful,
Your steadfast love You show to all,
For You are good in all Your ways,
Your creatures know Your constant care. 
To all Your works Your love extends,
All souls Your tender mercies share.

 

3. Your works will give You thanks, O Lord,
Your saints Your mighty acts will show,
Till all the peoples of the earth
Your kingdom, power, glory know.
Eternal is Your kingdom, Lord,
Forever strong, forever sure;
While generations rise and die,
Your high dominion will endure.

 

Enregistré en la Cathédrale de Cologne
(Solennité du Christ-Roi, le 23/11/2014)
(Rhénanie-du-Nord-Westphalie, Allemagne)


 

Compositeur : C. Hubert H. Parry (1916)

Dans une longue lettre ouverte publiée dans le "Rhode Island Catholic" (daté du 12 novembre), l’évêque des Etats-Unis Mgr Thomas Tobin interpelle paternellement puis sévèrement le député Kennedy et l’invite à réfléchir soigneusement sur l’incohérence qu’il a écrite dans sa lettre du 29 octobre dernier à l’évêque dans laquelle il lui déclarait « le fait que je sois en désaccord avec la hiérarchie sur un certain nombre de questions ne me rend pas moins catholique ». Depuis, il ne s'est pas publiquement rétracté, notamment sur sa position soutenant le crime abominable de l'avortement. Résultat, hier, on lui a refusé la communion eucharistique. Les évêques américains sont courageux, c'est incontestable. On attend la même lettre de nos évêques français pour le catho-traître et homofou Bayrou, celui qui ose encore se dire "catholique" : 

 

   

 

Extrait de la lettre de Mgr Tobin : « [...] Quand quelqu’un rejette les enseignements de l’Église, particulièrement sur une affaire sérieuse, une question de vie ou de mort comme l’avortement, cela amoindrit vraiment sa communion ecclésiale, son unité à l’Église […] Mais qu’est ce que vraiment veut dire être catholique ? Après tout, être catholique doit bien vouloir dire quelque chose : d’accord ? Et bien, en termes simples […] être catholique veut dire que vous appartenez à une communauté de foi qui possède une doctrine et une autorité clairement définies, des obligations et des attentes. Cela veut dire que vous croyez et acceptez les enseignements de l’Église, notamment sur les questions fondamentales de foi et de mœurs, que vous appartenez à une communauté catholique locale, une paroisse, que vous assistez à la Messe le dimanche et que vous recevez régulièrement les sacrements, que vous soutenez l’Église, personnellement, publiquement, spirituellement et financièrement. Cher député, je ne sais pas trop si vous observez les exigences de base de tout catholique, aussi je vous demande : acceptez-vous les enseignements de l’Église sur les questions fondamentales de foi et de mœurs, y compris notre position sur l’avortement ? Appartenez-vous à une communauté catholique locale, une paroisse ? Assistez-vous à la Messe le dimanche et recevez-vous les sacrements régulièrement ? Soutenez-vous l’Église, personnellement, publiquement, spirituellement et financièrement ? […] Votre rejet de l’enseignement de l’Église sur l’avortement relève […] d’un acte de la volonté délibéré et obstiné, une décision consciente que vous avez réaffirmée en de nombreuses occasions. […] Votre position n’est pas acceptable par l’Église et est objet de scandale pour beaucoup de ses membres. Elle réduit à peu de chose votre communion à l’Église. Député Kennedy, je ne vous écris pas ces mots pour vous gêner ou juger de l’état de votre conscience ou de votre âme. C’est au final une affaire entre vous et Dieu. Mais la manière dont vous décrivez votre relation à l’Église est désormais publique et elle doit être contestée. Je vous invite, comme votre évêque et votre frère en Christ, d’entamer un processus sincère de discernement, de conversion et de repentance […] »

 

Americatho

• TEXTES LITURGIQUES (S. CLEMENTIS I, PAPÆ ET MARTYRIS)

 

- 1 Corinthiens 1, 10-18 : Soyez parfaitement unis dans un même esprit

- Psaume 100, 1 : Poussez des cris de joie vers le Seigneur

- Jean 13, 12-17 : Le serviteur n'est pas plus grand que Son Maître

 

 

• TEXTES LITURGIQUES (S. COLUMBANI, ABBATIS)

 

- 1 Roi 19, 16-21 : Elie et Elisée

- Psaume 16, 1 : Près de Toi, Seigneur, je me réfugie

- Matthieu 7, 21-27 : Se bâtir comme une maison sur le roc

 

 

*** Fête de Saint Colomban le 9 juin pour l'Irlande ; Mémoire obligatoire pour l'Ecosse le 9 juin ;

 Mémoire facultative pour les catholiques de tradition anglicane aux USA et pour l'Angleterre le 9 juin ;

Ce 23 novembre, Mémoire obligatoire de Saint Colomban en Irlande ; Mémoire facultative ailleurs

« Voyez, je vous ai enseigné des lois et des normes comme le Seigneur mon Dieu me l’a ordonné, pour que vous les mettiez en pratique dans le pays où vous allez entrer pour en prendre possession. Vous les observerez donc et vous les mettrez en pratique, parce que cela sera votre sagesse et votre intelligence aux yeux des peuples » (Deutéronome 4, 5). Cette déclaration de Moïse au peuple d’Israël devrait être méditée par les hommes politiques catholiques qui considéreraient qu’il leur faut faire abstraction de leur propre identité au nom du dépassement de leur situation pour ne pas être considérés comme « des séparés, des isolés ». Nous pourrions nous servir actuellement de ces paroles en disant : « Quelle sera votre sagesse et votre intelligence aux yeux des peules », en traduisant « quelle sera votre identité face aux autres ». Si « parti » vient de « partie », comment pourraient s’y trouver ensemble « deux parties », deux identités substantiellement différentes et opposées, en continuant à considérer d’être une seule partie ? On répond : au nom de la laïcité. Bien : mais quelle laïcité ?

 

 

 

 

Pour la Doctrine Sociale catholique, la laïcité est une autonomie de la sphère civile et politique vis-à-vis de l’autonomie religieuse et ecclésiastique, mais non pas de l’autonomie morale (cf. « Note doctrinale sur des questions concernant l’engagement et l’attitude des catholiques dans la vie politique », n°6). C’est la « laïcité saine » ou encore la « laïcité bien comprise », comme l’a souvent rappelé le Pape Benoît XVI ; autrement, elle est « mal comprise » et mal comprise comme « pluralisme du point de vue du relativisme moral, nocive pour la vie démocratique elle-même, laquelle a besoin de fondements vrais et solides, ce qui veut dire de principes éthiques qui, par leur nature et par leur rôle de fondement de la vie sociale, ne son pas négociables » (ibid. n° 3). Ce n’est pas par hasard que se sont multipliées, dans différents milieux sociaux, les demandes de « codes éthiques », en réalité, ils ne sont que le « retour par la fenêtre », malheureusement en version caricaturale, du Décalogue du Sinaï mis « à la porte » par un certain laïcisme idéologique en Europe. On voit revenir, sous une forme décentrée, l’éthique de l’Etat de mémoire hégélienne qui remplaça celle de Dieu, et se divinisa dans les formes des Etats nazis et communistes. Sur tout cela, nous aimerions que méditent ces catholiques, si prêts, de manière irénique et idéologique, à organiser et à lancer, sur les valeurs justes de la paix et du moratoire sur la peine de mort, des meetings et des moratoires avec n’importe qui, mais réticents pour s’unir avec leurs frères mêmes dans la foi, pour « observer et mettre en pratique dans leur pays » au moins l’éthique du Sinaï, ou du moins celle du Discours sur la Montagne. Ne devraient-ils pas apporter un témoignage à cette éthique, comme pour la racine d’une Nation et d’un Continent comme l’Europe, désormais plus territoire de mission et de nouvelle annonce de l’Evangile ? Une fausse concorde, fruit de compromis identitaires, au nom des valeurs, et le premier entre tous celui de la fausse paix construite par l’homme, et selon les impératifs des pouvoirs forts du monde, est l’œuvre de l’antéchrist, comme le prévoyait Solov’ev au début du siècle dernier. La signification profonde du fait d’être chrétiens, aujourd’hui comme toujours, est représentée par le binôme indispensable, dont on ne peut se passer, d’unité et de mission. La recherche de l’unité entre ceux qui croient au Christ, « pour que tous soient un » et la mission, l’évangélisation comme élément auquel on ne peut renoncer de la vie chrétienne, comme accomplissement du, mandat du Christ, doivent caractériser tout existence chrétienne dans chaque milieu, et même dans le milieu politique. L’évangélisation est aujourd’hui absolument prioritaire et essentielle dans une Europe secouée par une crise de la foi sans égale dans l’histoire, tout comme dans les autres continents : « La mission du Christ Rédempteur, confiée à l’Eglise, est bien loin encore de son accomplissement. Au terme du deuxième millénaire de sa venue, un regard d’ensemble sur l’humanité montre que cette mission en est encore à ses débuts, et que nous devons travailler de toutes nos forces en nous mettant à son service » (Redemptoris Missio, 1). Ici, se poursuit le discours de Moïse : « Les peuples, en entendant parler de toutes ces lois diront : Cette grande nation est le seul peuple sage et intelligent. En effet, quelle grande nation a la divinité si proche d’elle, comme le Seigneur Notre Dieu est proche de nous chaque fois que nous l’invoquons » (Deutéronome 4, 8)

 

Il est nécessaire de dépasser ce « respect humain » qui fait « crier à l’ingérence » de la part des laïcs, ou à l’intégrisme de la même partie catholique, chaque fois qu’un catholique continue à être tel, même s’il est assis dans un des Parlements des démocraties du monde. Comme cela a été rappelé aux Pères de la Congrégation Générale de la Compagnie de Jésus, par le Pape Benoît XVI : « Vous devez être attentifs afin que vos œuvres et vos institutions conservent toujours une identité claire et explicite, pour que la fin de votre activité ne reste pas ambiguë et obscure, et pour que de nombreuses personnes puissent partager vos idéaux et s’unir à vous de manière efficace et avec enthousiasme » (Discours du 21 février 2008). Est-il possible que cela ne vaille pas pour les catholiques engagés dans la politique ? Oh que oui, et comment peut-on laisser en dehors de la compétition politique les valeurs éthiques ! C’est à une présence, et seulement à cette présence, que sont appelés les catholiques, dans une unité visible, partout où ils trouvent dans le monde. Etre des témoins authentiques de l’Evangile, c’est la mission à laquelle appelle le Baptême que nous avons reçu, et aucun de ceux qui croient dans le Christ ne peut se soustraire au devoir suprême d’annoncer le Christ à tous les peuples !

 

Fides



• TEXTES LITURGIQUES (S. CÆCILIÆ, VIRGINIS ET MARTYRIS)

 

- Apocalypse 19, 1-9 : Heureux ceux qui sont invités au festin

- Psaume 150, 1 : Louez le Seigneur dans son Sanctuaire

- Matthieu 25, 1-13 : Parabole des vierges sages et folles

  

 

 

«  Il est interdit aux prêtres catholiques de concélébrer l'Eucharistie

avec des prêtres ou des ministres d'Églises ou de communautés ecclésiales

qui n'ont pas la pleine communion avec l'Église catholique » (Canon 908)

 

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