La grave crise qui secoue la majorité des diocèses de France ne pourra plus longtemps être dissimulée à coups de création d’ « équipes d’animation pastorale » ou de création de nouvelles « unités pastorales ». Toutes ces nouveautés amenées à grands coups de « célébrations festives » et autres « guignoleries liturgiques » ne parviennent plus à donner le change : elles n’intéressent que la poignée de laïcs qui s’y impliquent sans même voir qu’ils sont, comme on dit, « à côté de la plaque » ; elles sont la marque d’une pastorale qui tourne désormais à vide ; elles procèdent de ce que Jacques Maritain appelait « une brusque libération collective de misérables « libidines » longtemps refoulées. » 

 

 


messeneigeCar la réalité est celle-ci : églises vides, séminaires vides, communautés diocésaines dont les effectifs fondent à vue d’œil, état alarmant des finances, raréfaction des confirmands, ignorance des fidèles sur les points élémentaires de leur religion, clergé isolé ou, pour être plus exact, qui s’est lui-même isolé à mesure qu’il se « laïcisait » en pensant être ainsi « plus proche des gens ». Cette situation est le résultat d’une pastorale qui a été menée tambour battant pendant 50 ans par des évêques cooptés au sein d’un clergé qui n’a cessé de chanter les louanges d’un Concile qu’il n’a lui-même jamais appliqué et qu’il était même interdit aux fidèles d’appliquer. C’est là une réalité qu’il n’est plus possible de dissimuler tant les témoignages sont accablants. En se couvrant abusivement de l’autorité de Vatican II, l’épiscopat de France a imposé aux fidèles - prêtres y compris - d’une façon quasi dictatoriale, pêle-mêle, l’abandon du latin et du grégorien, la célébration face au peuple, la liquidation des traditions paroissiales populaires, la concélébration systématique, les absolutions collectives, la tenue civile des clercs, l’impossibilité de prier à genoux pendant la messe, la réception de la communion dans les mains, les fantaisies liturgiques, la désacralisation... Oui : nos évêques, les uns après les autres, ont imposé de faire l’exact contraire de ce que le Concile demandait qu’on fasse ! Et si l’on reprend les documents publiés par les diocèses, on constate encore que cette pastorale proprement dévastatrice a été partout présentée comme la voie qu’il fallait obligatoirement emprunter si l’on voulait stimuler la foi et redynamiser les paroisses. Le plus curieux est qu’aujourd’hui, quand des prêtres et des laïcs de la nouvelle génération veulent appliquer les enseignements de Vatican II, ils s’entendent reprocher par ces évêques qui ont toujours ignoré les enseignements magistériels, de pratiquer l’ « herméneutique de la rupture » dénoncée par Benoît XVI.

 

Mais après tout, oui, il faut pratiquer une « herméneutique de la rupture ». Mais... cette « rupture » nette doit se faire avec la pastorale mise en place dans nos diocèses dès les lendemains de Vatican II et qui se poursuit aujourd’hui encore sous la houlette d’un épiscopat qui tarde à reconnaître ses échecs cuisants. Oui, il est devenu urgent et vital, vu l’état de nos diocèses et de nos paroisses, de pratiquer cette « rupture » à tous les échelons de la pastorale actuelle dès lors qu’on souhaite pratiquer une « herméneutique de la continuité » avec les véritables enseignements de l’Eglise en général, de Vatican II en particulier. Nos évêques devraient comprendre que le moment est arrivé où cette rupture va devoir se faire. Avec ou sans nos eux.

 

Pro Liturgia

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Luc Chatel, le ministre français pour "l’éducation", a indiqué que les lycées qui ont mis en place des distributeurs de préservatifs était maintenant généralisé... bien évidemment pour s’en féliciter ! Après Royal, c'est au tour de Chatel de polluer la jeunesse, de pervertir l'amour véritable entre un homme et une femme, de saccager la beauté de la sexualité. Les assassins sont aujourd'hui au pouvoir, c'est un fait. Pas la peine de pleurnicher sur les affreux génocides d'antan... Le génocide qui se déroule actuellement sous nos yeux est bien pire... Nous sommes actuellement gouvernés par de véritables assassins chassant les personnes trisomiques, massacrant les bébés innocents par avortement, euthanasiant les personnes soi-disant indignes de vivre, liquidant le mariage véritable entre un homme et une femme par le Pacs et autres unions contre-natures... La cause de cela ? Le rejet de la loi morale naturelle !

Ne vaudrait-il pas mieux responsabiliser nos jeunes en leur rappelant que le rapport sexuel n'est pas comparable à une partie de pétanque ou d'un jeu vidéo ? C'est un véritable acte d'amour (+) (+) (+) (+) qui n'est pas sans conséquence. Il implique d'être conscient de ses responsabilités. En distribuant des préservatifs et des pilules comme des bonbons, la société actuelle assimile la sexualité à un acte de consommation. Une fois de plus, on incite les jeunes à assouvir leurs désirs sans leur faire prendre conscience du sens de leurs actes et de ce qu'ils impliquent... Comment s'étonner ensuite du nombre élevé de suicide chez les jeunes ? Comment s'étonner du vide affectif dont souffre une grande partie des adolescents et jeunes adultes à cause de la mentalité contraceptive ? Comment s'étonner du nombre croissant de divorce à cause d'un amour à la base perverti ?

Parents, ne laissez pas l’Etat s’occuper de vos petits ! C’est à vous de le faire. Ne laissez pas l’Etat détruire vos adolescents et vos jeunes par l’idéologie et le mensonge dans les programmes scolaires, par la drogue tolérée, par la pilule et le préservatif distribués ou encouragés ! Tous en résistance face à la perversité du système !

 


   « Depuis longtemps, dans le langage courant, on donne au Christ le titre de Roi; Il l'est, en effet, par l'éminente et suprême perfection dont Il surpasse toutes les créatures. Ainsi, on dit qu'Il règne sur les intelligences humaines, à cause de la pénétration de Son Esprit et de l'étendue de Sa Science, mais surtout parce qu'Il est la Vérité et que c'est de Lui que les hommes doivent recevoir la Vérité et L'accepter docilement. On dit qu'Il règne sur les volontés humaines, parce qu'en Lui, à la sainteté de la Volonté Divine correspond une parfaite rectitude et soumission de la volonté humaine, mais aussi parce que sous Ses inspirations et Ses impulsions notre volonté libre s'enthousiasme pour les plus nobles causes. On dit enfin qu'Il est le Roi des cœurs, à cause de Son inconcevable charité qui surpasse toute compréhension humaine et à cause de Sa douceur et de Sa bonté qui attirent à Lui tous les cœurs: car dans tout le genre humain il n'y a jamais eu et il n'y aura jamais personne pour être aimé comme le Christ Jésus » (Quas Primas) Procession d'entrée + Kyriale et Credo de Dumont

 

 

 

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 « Tu le dis, je suis Roi. Je suis né et je suis venu

dans le monde pour rendre témoignage à la Vérité :

quiconque est de la Vérité écoute ma voix » (Jean 18, 37)

 

 




DOCTRINE : Dans son Encyclique "Quas Primas", du 11 décembre 1925, le Pape Pie XI dénonce « la peste (§18) » qui ronge notre société contemporaine, à savoir « le laïcisme (§18) », comme étant la négation radicale de la Royauté Sociale de NSJC. En organisant la vie sociale comme si Dieu n'existait pas ("etsi Deus non daretur"), le laïcisme engendre de facto l'apostasie silencieuse des nations et conduit la société à sa ruine. L'objet de cette fête est donc de réparer solennellement cet oubli quasi-général de Dieu dans la société car Sa Royauté doit avoir autorité non seulement sur les individus, mais aussi, comme nous le rappelle Vatican II, sur les nations (cf : GS §36, N°3 ;  LG §5 ; CEC N°2105, etc.) Si les Sociétés de ce monde oublient de respecter, via la Loi Naturelle, les Commandements de Dieu, notamment dans leurs législations, elles seront tôt ou tard vouées à l'effondrement et à la ruine (GS §36, N°3). Pas plus que son Chef, il n'est pas question, pour l'Église, de "prendre le pouvoir temporel". Lors de son procès, Jésus, devant l'autorité civile, affirme la transcendance de Son Royaume (Jn 19, 11). L'Église aura toujours à défendre l'indépendance de sa mission spirituelle par rapport aux Sociétés de ce monde, mais sans pour autant en être dissociée... car aucune loi civile ne peut primer ou être contraire à la Loi Divine. Le pouvoir temporel ne peut pas être neutre. Il doit toujours être subordonné par le seul pouvoir spirituel du Pape, Vicaire du Christ-Vérité sur la terre (cf : Boniface VIII, Bulle "Unam Sanctam", 18 novembre 1302). Certes, il doit absolument y avoir une "distinction" entre les Sociétés et l'Église mais il ne peut jamais y avoir une "séparation" à proprement parler car l'Église doit être à la société temporelle ce que l'âme est au corps. Lorsque l'âme et le corps sont séparés, c'est la mort ! (cf : Léon XIII, Encyclique "Immortale Dei", 1er Novembre 1885).

 


PASTORALE : Se mettre au service de notre Roi-Jésus, c'est accepter de travailler chaque jour à l'avancement de Son Règne social et eschatologique... et cela ne se fait pas sans combat : oui, notre Roi nous demande de prendre part au terrible combat qu'Il a mené, pour nous, contre « les puissances des ténèbres » (Colossiens 1, 13). Avec Lui, nous sommes assurés de la victoire (Jn 16, 33), mais à la condition de participer nous aussi au combat, à cette lutte quotidienne contre le monde, le démon et nous-mêmes... car « les jours sont mauvais ! » (Ephésiens 5, 16) et que « le monde entier gît sous la coupe du diable » (1 Jean 5, 19). Encordés à la Vierge Marie, cette lutte doit se faire chaque jour dans la cité en militant et/ou en refusant par OBJECTION DE CONSCIENCE d'accomplir des actes, de promulguer voire d'appliquer des lois ou des ordres qui iraient contre la Loi Divine [les juges, les notaires, les maires, les avocats (Denzinger N°3190 et ss. = contre le PACS, le divorce, l'infâme et sacrilège "mariage" homosexuel, etc.), les enseignants, les pharmaciens, les infirmières, les hommes politiques, les médecins (contre l'IVG, l'euthanasie, la contraception, les FIV, la PMA/GPA, etc.), les scientifiques (recherches comme le Téléthon allant contre l'éthique humaine par exemple), etc.]. A l'exemple des illustres Maccabées (II, chapitre 7), de Mattathias et d'Éléazar, il nous faut combattre sans relâche et jusqu'à la gloire du martyre s'il le faut, sous l'étendard de notre Roi-Jésus. C'est à cela que l'on reconnaît un vrai soldat du Christ : PLUTÔT MOURIR QUE TRAHIR ! "Un chrétien sans héroïsme n'est qu'un porc" (Léon Bloy). Défendre avec assurance, conviction et absolue certitude la Loi de Dieu PRIMANT toujours sur les lois du diable (lois Taubira, Veil, Neuwirth, etc.) doit être FONDAMENTAL ! ...et s'il faut aller en prison, perdre notre travail, s'exiler de notre patrie et même subir le martyre suprême à cause de notre Foi au Christ-Vérité, que cela advienne ! Il ne peut y avoir aucune compromission : "usque ad effusionem sanguinis" nous ordonne Vatican II (Ad Gentes §24). Arrosant de leur sang fertile ("sanguis martyrum, semen christianorum") l'Église du Christ, les millions de martyrs qui ont combattu avec l'épée de la charité et le bouclier de la Foi (cf : Éphésiens 6, 13-18) doivent être pour nous des exemples. C'est cela qui fait frissonner les démons déchaînés, et en conséquence, les "cultures de la mort" d'une société de plus en plus enténébrée ! Car le sang versé des martyrs est un sang salutaire, un sang sacré, un sang digne des cieux qui à le pouvoir d'abattre et de terrasser Satan en personne ! (cf : St Jean Chrysostome, sermon sur les martyrs). Ne soyons pas des "petits bourgeois" de la sainteté : donnons-nous entièrement au Christ, corps et âmes !

 

 

Faire régner le Christ, c’est aussi et surtout le faire régner dans notre coeur... en proclamant sans honte notre Foi au Christ-Réssuscité dans la vie de tous les jours, aussi bien dans le domaine privé, public et social ! (LG §31). « Descendez donc dans les rues, vivez votre foi avec allégresse, portez aux hommes le Salut du Christ qui doit pénétrer dans la famille, à l’école, dans la culture et dans la vie politique ! » (Jean-Paul II, Madrid, 15 juin 1993) ; N'ayons pas peur d'aller à contre-courant ! Faire régner le Christ, c'est devenir un véritable apôtre du Ciel en entraînant à notre suite de nombreuses âmes vers le salut éternel ; faire régner le Christ, c'est tout le combat que mène Sa Reine Immaculée, l'Église Militante, qui est déjà, comme nous maintenant, en marche vers la Patrie Triomphante !

 

 
 


 

 

 

http://idata.over-blog.com/0/21/41/34/183.gif• ANNEE A - TEXTES LITURGIQUES (Domini Nostri Iesu Christi UNIVERSORUM Regis)

 

- Ezéchiel 34, 11-12 ; 15-17 : Dieu, roi et berger d'Israël, jugera son peuple

- Psaume 23, 1 : Le Seigneur est mon Berger, rien ne saurait me manquer

- 1 Corinthiens 15, 20-26 ; 28 : La Royauté Universelle du Fils Jésus-Christ

- Matthieu 25, 31-46 : La venue du Fils de l'Homme, Pasteur, Roi et Juge
 

• ANNEE B - TEXTES LITURGIQUES (DOMINI NOSTRI IESU CHRISTI UNIVERSORUM REGIS)

 

- Daniel 7, 13-14 : Vision de Daniel de la Royauté du Fils de l'Homme

- Psaume 93, 1 : Jésus-Christ, Seigneur, Tu règnes dans la gloire

- Apocalypse 1, 5-8 : Le Sacerdoce Royal des fidèles sauvés par le Baptême

- Jean 18, 33-37 : Je suis Roi et Je suis venu pour rendre témoignage à la Vérité
 

• ANNEE C - TEXTES LITURGIQUES (DOMINI NOSTRI IESU CHRISTI UNIVERSORUM REGIS)

 

- 2 Samuel 5, 1-3 : David reçoit l'onction royale comme roi d'Israël

- Psaume 122, 1 : Ton Règne Seigneur, est un règne de paix
- Colossiens 1, 12-20 : Dieu nous a fait entrer dans le Royaume de Son Fils
- Luc 23, 35-43 : Notre Roi Jésus-Christ crucifié, raillé et outragé par le peuple juif 

 
 

 

Procession d'entrée : "Christus vincit, Christus regnat, Christus imperat"
Tout de suite après, l'Introït de la Messe : "Dignus est Agnus"

 

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(chanté à Paris, le 28 octobre 1990)

 

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(chanté en la Cathédrale de Westminster - 18/09/10)
 

 

 

 

Liens : Christus vincit, Christus regnat, Christus imperat + LAUDES REGIAE (Acclamations Carolingiennes) + Prière au Christ-Roi + Le Christ est Roi, par l'Abbé Guy Pagès + Homélie de Benoît XVI (2012) + Iesu dulcissime, Redemptor + Litanies de Jésus-Christ Roi de France + Litanies du Christ-Roi + Litanies Royalistes + Acclamations Carolingiennes (pour la France) + Le Christ-Roi (Emission KTO) + La Royauté universelle de Notre Seigneur Jésus-Christ par le Père Garrigou-Lagrange + Le Christ-Roi, par Pius Parsch + « Tu es Roi pour l'éternité, ô mon Dieu » (Sainte Thérèse d'Avila) + « S’il a voulu être Roi d’Israël... » (Saint Augustin) + « Quand un Roi entre dans une ville, les soldats prennent les étendards » (Saint Jean Chrysostome) + Video : La Croix est le signe paradoxal de la royauté de Dieu + Cantique : Parle, commande et règne + Cantique : O Lord, You are my God and my King + Hymne : Vexilla Regis + Ætérna Imágo Altíssimi (à Matines, 1962) + Vexílla Christus ínclita (à Laudes, 1962) + Te sæculórum Príncipem (à Vêpres, 1962) + Iesu Rex admirabilis (Hymne) + Messe et Commentaires Liturgiques (forme extraordinaire) + Commentaires pour le 34ème Dimanche per annum (forme ordinaire) + Catéchisme de l’Eglise catholique (N°2104 à 2109) + CDF : Note Doctrinale concernant certaines questions sur l’engagement et le comportement des catholiques en politique (24 novembre 2002, en la Fête du Christ-Roi) + Homélie du l'Abbé Michel Viot (ANNÉE B) + Sermon de l'Abbé Fabrice Loiseau sur le Christ-Roi +  Commentaire de la Parole de Dieu, par la bibliste Marie-Noëlle Thabut (ANNÉE A) + (ANNÉE B)

A la demande du Pape Benoît XVI, le Cardinal Bertone, Secrétaire d’Etat du Vatican, a adressée aux dirigeants des dicastères, tribunaux et services du Saint-Siège et du vicariat de Rome une note rappelant aux clercs l’obligation de porter un habit spécifique distinct des habits civils. Voici ce que disait cette note datée du 15 octobre dernier : « Par la présente je souhaite attirer Votre attention sur l’importance de la discipline inhérente au port quotidien de l’habit ecclésiastique (soutane ou clergyman) et religieux, tel qu’il a été déterminé par la réglementation en la matière et selon les motivations présentées et expliquées en son temps par le Bienheureux Jean-Paul II dans sa Lettre du 8 septembre 1982 au Cardinal Vicaire de Rome. En un temps où chacun est spécialement appelé à raviver la conscience et la cohérence de son identité, je viens, sur une vénérable injonction, demander à Votre Eminence/Excellence de bien vouloir assurer l’application de ce qui précède par tous les ecclésiastiques et religieux qui travaillent dans ce Dicastère/Tribunal/Service/Vicariat, en leur rappelant qu’ils ont le devoir de porter régulièrement et de manière digne l’habit qui leur est propre, en tout temps, notamment par respect du devoir d’exemplarité qui incombe surtout à tous ceux qui travaillent au service du Successeur de Pierre. L’exemple même de ceux qui, revêtus de la dignité épiscopale, sont fidèles au port quotidien de la soutane pour eux-mêmes, pendant les heures de bureau, devient un encouragement explicite pour tous, y compris pour les Episcopats et pour ceux qui se rendent en visite à la Curie Romaine et à la Cité du Vatican. De plus je profite de cette lettre pour rappeler - notamment afin d’éviter des incertitudes et d’assurer l’uniformité nécessaire - que le port de la soutane est exigé pour participer à toutes les activités auxquelles le Saint-Père est présent, ainsi que pour les Assemblées Plénières et Ordinaires, les Réunions interdicastérielles, l’accueil des Visites « ad limina » et les diverses convocations officielles du Saint-Siège. En vous remerciant de votre collaboration, je profite volontiers de l’occasion qui m’en est donnée pour réaffirmer à Votre Éminence/Excellence Rév.me mes sentiments de déférence distinguée et cordiale et de dévouement dans le Seigneur.

 

+ Tarcisio Card. Bertone

Secrétaire d’Etat »

 

Rappelons aussi qu’ « il est absolument interdit de porter seulement l’étole sur l’habit civil pour célébrer la Messe et accomplir d’autres actions sacrées, comme par exemple : imposer les mains pendant les ordinations, administrer les autres sacrements, donner les bénédictions. » (Cf. IIIe « Instruction pour l’application exacte de la Constitution sur la Liturgie », sept. 1970)

Quelques jours avant le commencement du Saint Temps de l’Avent, la Liturgie de l’Église nous invite à célébrer la "mémoire obligatoire" de la Présentation de la Sainte Vierge au Temple. Il est juste que, avant le temps de la préparation à Noël, notre pensée se porte vers la Très Sainte Mère de Dieu, dont l’humble et silencieuse attente doit être le modèle de notre propre attente pendant l’Avent. Plus nous nous rapprocherons de Marie par notre prière, notre docilité, notre pureté, plus se formera en nous Celui qui va naître. Introït de la Messe : « Salve sancta parens enixa puerpera Regem qui caelum terramque regit in saecula saeculorum. Ps. Eructavit cor meum Verbum bonum. Dico ego opera mea Regi » (« Salut O Sainte Mère, Toi qui a enfanté un Roi, qui gouverne le ciel et la terre pour les siècles des siècles. Ps. Mon coeur frémit de bonnes paroles. Je dis mon oeuvre pour le Roi ») Confiteor + Kyriale X (Alme Pater)
 
 
 
 
 

 

Les deux thèmes principaux de cette fête sont les suivants. D’abord la sainteté de Marie. La petite enfant présentée au Temple évoque l’idée d’une vie consacrée, d'une vie d’intimité avec Dieu : « Aujourd’hui la Toute Pure et Toute Sainte entre dans le Saint des Saints » (liturgie orthodoxe). Il est évident que l’Église fait ici une allusion spéciale à la Virginité Perpétuelle de Marie, mais toute vie humaine, dans des mesures diverses, peut-être une vie "présentée au Temple", une vie sainte et pure avec Dieu. Le deuxième thème est la comparaison entre le Temple de pierre et le Temple vivant. Marie, qui portera le Dieu-Homme dans son sein, est un temple plus sacré que le sanctuaire de Jérusalem. Il convenait que ces deux temples se rencontrassent, mais ici c’est le temple vivant qui sanctifie le temple bâti. La supériorité du temple vivant sur le temple de pierre est vraie d’une manière spéciale de Marie, parce qu’elle était l’instrument de l’Incarnation. Mais, d’une manière plus générale, cela est vrai de tout homme uni à Dieu : « Ne savez-vous que vous êtes le temple de Dieu (1 Corinthiens 3, 16) ? Ne savez-vous pas que votre corps est le temple du Saint-Esprit (1 Corinthiens 6, 19) ? ». Il faut donc que nous ouvrions notre âme à Marie, afin qu’elle vive dans notre temple personnel pour s'unir constamment à Dieu. D’autre part, puisque l'Unique Église du Christ - l'Eglise catholique - est pleinement le Corps Mystique du Christ, le Temple de Dieu, considérons la fête d’aujourd’hui comme la Présentation de Marie dans ce Temple qu'est la Sainte Église catholique ! Ce Temple qu’est l’Église rend aujourd’hui hommage à ce Temple qu’est Marie.

 

 

 

 

• TEXTES LITURGIQUES (In Præsentatione beatæ Mariæ Virginis)

 

- Zacharie 2, 14-17 : Pousse des cris de joie fille de Sion

- Psaume 45, 11 : Ecoute, ma fille, regarde et prête l'oreille

- Matthieu 12, 46-50 : Qui est ma mère, qui sont mes frères ?

 


Introït de la Messe : "Salve Sancta Parens"
 

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*** Fête propre pour la Grèce
 

 

Liens : Discours de Saint Alphonse-Marie de Liguori sur la Présentation de Marie Acte de consécration à Marie lors de la Présentation, par Saint Alphonse-Marie de Ligori + « Marie, semblable à un olivier fertile, devient le sanctuaire de toutes les vertus » (Saint Jean Damascène) + Maria Virgo régia (Hymne liturgique) + Quam pulchre graditur (hymne) + Propre de la Messe (forme ordinaire) + Messe et Commentaires Liturgiques (forme extraordinaire) + Que Marie est grande !, par Mgr Luciano Alimandi

A qui les évêques de France pourront-ils encore faire croire que le Pape les encourage à poursuivre leurs expériences pastorales ? Avec toute la délicatesse qui le caractérise, Benoît XVI a commencé par rappeler à nos évêques dont la principale préoccupation est la création de « secteurs paroissiaux » et d’ « équipes d’animation pastorale » que « la solution des problèmes pastoraux diocésains qui se présentent ne saurait se limiter à des questions d’organisation, pour importantes qu’elles soient. » Et le Pape de préciser que « le risque existe de mettre l'accent sur la recherche de l’efficacité avec une sorte de « bureaucratisation de la pastorale », en se focalisant sur les structures, sur l'organisation et les programmes, qui peuvent devenir « autoréférentiels », à usage exclusif des membres de ces structures. Celles-ci n’auraient alors que peu d’impact sur la vie des chrétiens éloignés de la pratique régulière. » Puis, aux évêques du Nord et de l’Est venus à leur tour à Rome, le Saint Père a donné une magnifique leçon de liturgie en leur rappelant l’obligation, pour toute célébration, de suivre les règles établies par l’Eglise : « Comme le rappelle le Concile - a dit Benoît XVI - l’action liturgique de l’Eglise fait aussi partie de sa contribution à l’œuvre civilisatrice (cf. Gaudium et spes n. 58, 4). La liturgie est en effet la célébration de l’événement central de l'histoire humaine, le sacrifice rédempteur du Christ. Par là, elle témoigne de l’amour dont Dieu aime l’humanité, elle témoigne que la vie de l'homme a un sens et qu’il est par vocation appelé à partager la vie glorieuse de la Trinité. L’humanité a besoin de ce témoignage. Elle a besoin de percevoir, à travers les célébrations liturgiques, la conscience que l’Eglise a de la seigneurie de Dieu et de la dignité de l’homme. Elle a le droit de pouvoir discerner, par-delà les limites qui marqueront toujours ses rites et ses cérémonies, que le Christ « est présent dans le sacrifice de la Messe, et dans la personne du ministre » (cf. Sacrosanctum Concilium, n. 7). Sachant le soin dont vous cherchez à entourer vos célébrations liturgiques, je vous encourage à cultiver l’art de célébrer, à aider vos prêtres dans ce sens, et à œuvrer sans cesse à la formation liturgique des séminaristes et des fidèles. Le respect des normes établies exprime l’amour et la fidélité à la foi de l'Église, au trésor de grâce qu'elle garde et transmet ; la beauté des célébrations, bien plus que les innovations et les accommodements subjectifs, fait œuvre durable et efficace d’évangélisation. »

 

Bref, les évêques de France sont aimablement invités par le Pape à revoir de A à Z leurs projets pastoraux et leurs façons de mettre la liturgie en oeuvre. Obéiront-ils ? Rien n'est moins sûr : ils sont majoritairement d'une génération qui a appris a faire passer ses idées avant celles du Successeur de Pierre. Les jeunes générations de prêtres sont, elles, davantage dans la ligne de Benoît XVI. Les voici confortées : personne ne pourra pas reprocher à un jeune prêtre de porter la soutane et de refuser les extravagances liturgiques. Désormais, les fidèles savent sur quels pasteurs ils peuvent compter. On remarquera en passant que Benoît XVI est parfaitement au courant de la situation réelle de l’Eglise en France...

 

Pro Liturgia

Jamais, au cours de son histoire, la réalisation du rite romain n’a fait l’objet de tant de difficultés et de tant de divisions que depuis le Concile Vatican II. Pourquoi ? Pour deux raisons principales et évidentes : - d’abord parce qu’une fausse conception de la liturgie s’est emparée des mentalités occidentales : au nom des libertés individuelles, on a voulu faire de la liturgie un lieu où chacun devait pouvoir s’exprimer librement pour tenter de « se réaliser » sans référence à l’Absolu. - ensuite parce que dans plusieurs pays - et tout particulièrement en France - il se trouve un épiscopat incapable de mesurer le désastre liturgique qui s’étale sous les yeux de tous les croyants, et tout aussi incapable de prendre des mesures claires et efficaces pour redresser la situation. Sur ce point, tous les témoignages concordent parfaitement. Dans la persistance d’un grand silence complice de la part des autorités diocésaines, les messes ont été transformées en « célébrations » au cours desquelles le savoir-faire (ou prétendu savoir-faire) des participants est devenu plus important que le véritable sens de l’Eucharistie tel qu’il est signifié et transmis par la liturgie elle-même. Ce glissement du sens de la liturgie est observable tous les dimanches, en de très nombreuses paroisses, où le savoir-faire propre du célébrant transformé en « animateur » compte plus que le mandat dont il est le dépositaire.

 

 

 

curedarsCette situation nouvelle a fait que, même si au début on n’en a pas eu clairement conscience, c’est un pouvoir purement humain qui s’est substitué au mandat que le prêtre à reçu de l’Eglise ; l’individu s’est arrogé une autorité arbitraire qui s’est substituée au pouvoir qui lui avait été conféré et dont il lui fallait rendre compte. C’est de cette façon qu’a été progressivement abandonnée la structure-exousia de la liturgie, et c’est ainsi que l’essentiel du culte liturgique s’est perdu : aujourd'hui, le rite n’est alors plus qu’un instrument que chacun est libre d’utiliser comme il le souhaite, que chacun modifie selon l’inspiration du moment pour ne plus manifester que son engagement, son altruisme, sa philanthropie, sa sympathie, sa gentillesse, son désir de plaire, son souhait d’être engagé dans la société... Mais ce rite liturgique ainsi modifié - subverti, devrait-on dire - ne transmet plus rien de la foi de l’Eglise. Tout juste exprime-t-il encore un vague christianisme au sens le plus large du terme. A force de baigner dans une constante « a-liturgie », les fidèles - et de nombreux prêtres en premier lieu - ont totalement perdu de vue que l’important dans la célébration de la foi, ce n’est pas que le culte soit organisée de façon sympathique par des gens sympathiques ; car le propre de l’Eglise n’est pas qu’il y ait des gens sympathiques en son sein - ce qui demeure cependant grandement souhaitable, c’est vrai - mais c’est que la liturgie puisse dire les mots du salut et poser les actes du salut dont l’homme a toujours besoin et qu’il sera toujours incapable de se donner à lui-même comme s’il s’agissait de quelque chose venant de lui. Oui, l’essentiel pour la liturgie est qu’elle pose les actes dont l’homme a besoin. Et elle ne peut le faire que si elle n’est pas elle-même aliénée par ceux qui ont reçu de l’Eglise le mandat de la mettre en œuvre. « La liturgie court à l’échec si elle veut concurrencer le show-business. Le curé n’est pas un maître du spectacle et la liturgie n’a rien d’un spectacle de variétés. Elle court également à l’échec si elle se veut une sorte de cercle de loisirs. Peut-être pourra-t-elle développer quelque chose de ce genre dans son prolongement et à partir des rencontres qu’elle aura fait naître. Mais elle-même se doit d’être davantage. Il doit apparaître que s’ouvre ici une dimension de l’existence à laquelle nous aspirons tous secrètement : la présence de ce que nous ne pouvons pas faire, la théophanie, le mystère et, en lui, l’approbation de Dieu qui règne sur l’existence et qui, seule, peut faire qu’elle soit bonne, pour que nous puissions l’accepter et la porter au milieu de toutes les tensions et de toutes les souffrances. Autrement dit, il nous faut trouver un juste milieu entre un ritualisme où le seul acteur d’une liturgie incompréhensible et sans rapport avec les préoccupations des croyants est le prêtre, et une manie de l’intelligibilité qui dissout finalement toute l’action, en en faisant une œuvre purement humaine, en la privant de sa dimension catholique et de l’objectivité du mystère. A travers la communauté des croyants et de ceux qui comprennent dans la foi, la liturgie doit avoir sa propre force d’illumination qui devient aussi, dès lors, appel et espérance pour ceux qui ne croient et ne comprennent pas » (Cf. Cardinal Ratzinger, La célébration de la foi.) Pour ce faire, il est plus qu’urgent de mettre un terme au « confusionnisme » qui a envahit les célébrations et qui fait que n’importe quelle chansonnette équivaut à une pièce grégorienne, que n’importe quelle composition de circonstance équivaut à une pièce de Bach ou de Couperin, que n’importe quelle parole proférée par un célébrant ou un animateur liturgique équivaut à une prière officielle de l’Eglise, que n’importe quelle attitude des ministres de l’Eucharistie équivaut à un rite reconnu par la Tradition. Car là où les valeurs liturgiques transmises par la Tradition authentifiée par le Magistère sont ignorées, bafouées ou gauchies, on désapprend aux fidèles à hiérarchiser et à privilégier. Alors, tout finit par se valoir, et la Beauté tout comme la Vérité se diluent dans l’improvisé et l’épisodique pour n’être plus que des valeurs subjectives incapables de construire autre chose qu’une foi subjectivisée incapable de s’appuyer sur autre chose que des émotions. Or seule la liturgie accomplie comme le veut l’Eglise peut être un « sésame » pour l’intelligence de la foi, un antidote à l’ennui comme au relativisme doctrinal dont on sait aujourd’hui qu’il est la source de tant d’égarements et de confusions dans le monde actuel. Il est certain que la question liturgique est au centre des problèmes auxquels l’Eglise se trouve aujourd’hui confrontée. Dès lors, la liturgie romaine ne peut plus continuer à se présenter comme un moment fugitif, sans cesse en restructuration, sans cesse tiraillé par des groupes de fidèles qui ne cessent d’affirmer n’importe quoi à son sujet faute de l’avoir étudiée sous toutes ses composantes. La liturgie romaine doit redevenir de toute urgence ce bagage éternel capable d’accompagner toute une existence ; elle doit alors non plus se disperser dans les multiples « ajustements pastoraux » qu’on lui faire subir, mais se concentrer sur ce qui fait son essence. Car une liturgie qui cherche sans cesse à plaire sera toujours une liturgie assurée de se perdre dans les mirages du modernisme pour n’instaurer qu’une anomie dont le résultat sera l’ignorance, l’instabilité, le désordre et la division. Ce qu’il nous faut donc retrouver aujourd’hui de toute urgence, ce n’est pas tant une liturgie « invariable » qu’une liturgie « stable » : stable dans son déroulement, dans sa dignité, dans son expressivité, dans ses prières, dans ses chants, dans le comportement de ses acteurs et principalement dans les attitudes des célébrants. Car c’est le prêtre qui, en tant que « président » de la liturgie, donne le ton à la célébration. Or un prêtre qui célèbre selon son humeur, selon ses goûts, selon le dernier « truc à la mode » dans la pastorale locale, n’est pas forcément au diapason de ce qu’est la liturgie pour l’Eglise, c’est-à-dire pour le Peuple de Dieu. Il faut donc retrouver une liturgie qui, pour le temps qu’elle dure, oblige le prêtre et ses assistants à abandonner leur subjectivité, en sorte que ne soit plus manifestée, dans toute sa vérité, que le mystère du Christ.

 

 

Les fidèles que l’on qualifie de « progressistes » et qui, avec la complicité des bureaucraties diocésaines, se sont presque partout emparés des messes paroissiales, ont fini par transformer la liturgie en un espace de libre-expression. C’est une très grave erreur dont on sait très bien - même quand on ne veut pas le dire officiellement - qu’elle est la principale source de la désertification actuelle des églises. Les « conservateurs », quant à eux, se retrouvent dans les lieux où l’on célèbre la liturgie pré-conciliaire car, précisément, ressentant cette nécessité d’avoir une liturgie stable et ne supportant pas - avec raison - la mainmise des « progressistes » sur les rites, ils reprochent à la « messe de Paul VI » d’être une forme liturgique qui refuse la formalité du culte. Pour eux, dans la messe actuelle, tout est « en option » : il s’agit d’une « messe évolutive » construite selon le bon désir du célébrant et de ses « équipes liturgiques » qui choisissent ce qu’ils veulent dans le Missel pour élaborer une sorte de synthèse à caractère liturgique. Et ceci leur est insupportable dans la mesure où il s’agit d’une confiscation du sacré. Cette dernière critique faite à l’encontre du rite romain actuel par les « conservateurs » ne tient pas plus la route que la façon avec laquelle les « progressistes » traitent actuellement la liturgie. En effet, il suffit d’ouvrir le Missel romain actuel pour constater qu’il n’autorise aucune option. Simplement, il autorise davantage que l’ancien Missel certaines adaptations qui peuvent faciliter la tâche de prêtres exerçant leur ministère dans des conditions particulièrement difficile : le curé qui doit célébrer une messe dans un hameau perdu au fond de la Cordillère des Andes et qui s’aperçoit qu’il a oublié d’emporter sa chasuble, n’est pas obligé d’envoyer un e-mail à son évêque pour lui demander l’autorisation (un indult) de pouvoir tout de même célébrer l’Eucharistie... Mais on comprend qu’il n’y a aucune commune mesure entre ce cas particulier et le cas des nombreux prêtres qui refusent dans nos paroisses de porter les vêtements liturgiques prescrits. Il est donc faux de dire que la liturgie romaine actuelle exige du célébrant qu’il « fabrique » sa messe ou qu’il « élabore » la forme de sa célébration eucharistique. C’est exactement le contraire qui est demandé par toute l’histoire de la liturgie romaine dont le dernier Concile est une étape de plus. Voilà pourquoi il est nécessaire d’apprendre à mettre la liturgie romaine en œuvre dans l’esprit de la Tradition : un esprit de stabilité et de continuité qui s’oppose aussi bien à l’esprit de fixité ou de fluctuation qu’à l’esprit de rupture ou de sclérose. « Le prêtre comme ministre, comme célébrant, comme étant celui qui préside l’assemblée eucharistique des fidèles, doit avoir un sens particulier du bien commun de l’Eglise, qu’il représente par son ministère, mais auquel il doit être subordonné selon une discipline correcte de la foi. Il ne peut pas se considérer comme un propriétaire qui dispose librement du texte liturgique et du rite sacré comme de son bien propre, en allant jusqu’à lui donner un style personnel et arbitraire. Cela peut parfois sembler plus efficace, cela peut aussi mieux correspondre à une piété subjective, mais objectivement c’est toujours trahir l’union qui doit trouver son expression surtout dans le sacrement de l’unité. Tout prêtre qui offre le saint sacrifice doit se rappeler que, pendant ce sacrifice, ce n’est pas lui seulement avec sa communauté qui prie, mais c’est toute l’Eglise qui prie, exprimant ainsi, notamment en utilisant le texte liturgique approuvé, son unité spirituelle dans ce sacrement. Si quelqu’un voulait appeler une telle position « uniformisme », cela prouverait seulement l’ignorance des exigences objectives de l’unité authentique, et ce serait un symptôme d’individualisme dangereux. » (Bx Jean-Paul II, Lettre aux prêtres). Toute l’histoire du rite romain nous montre que les grands problèmes qui ont ébranlé l’Eglise au cours des siècles ont toujours surgi lorsque l’ « individualisme » - sous une forme ou une autre - avait réussi à s’infiltrer dans la liturgie. Or nous sommes à une époque où jamais l’individualisme n’a été aussi fort, aussi puissant, aussi omniprésent. En tout état de cause, il faut bien comprendre que dans une société qui a soif d’absolu mais qui a trop souvent égaré ses repères, notre liturgie romaine, fidèle à l’esprit qui lui a permis de se constituer et de s’affermir tout au long de son histoire, doit veiller à échapper à l’individualisme si elle veut redevenir de marbre et non plus demeurer de sable (cf. Mt. 7, 24-27). 

 

Pro Liturgia

   L'hymne du « Rorate Cæli desuper » est par excellence le chant grégorien du Temps de l'Avent. Son refrain est tiré du Livre d'Isaïe (45, 8) : « Cieux, épanchez-vous là-haut, et que les nuages déversent la justice, que la terre s’ouvre et produise le salut ». Cette rosée qui tombe du ciel pour féconder la terre et faire descendre le Juste, c'est-à-dire Dieu Lui-même, c'est le Saint-Esprit, et la terre qui s'ouvre sous cette influence céleste et fait germer le Sauveur, c'est bien évidemment le sein très pur de la Vierge Marie.

 

 

 

 

 

R. Roráte caeli désuper, et nubes pluant iustum.

R. Cieux, répandez d'en haut votre rosée et que les nuées fassent descendre le Juste.

 

 

 

1. Ne irascáris, Dómine, ne ultra memíneris iniquitátis:

1. Ne te mets pas en colère, Seigneur, ne garde plus souvenir de l’injustice.

ecce cívitas Sancti tui facta est desérta:

Voici, la cité sainte est devenue déserte,

Sion desérta facta est : Ierúsalem desoláta est:

Sion a été désertée, Jérusalem est en désolation,

domus sanctificatiónis tuae et glóriae tuae, ubi laudáverunt te patres nostri

la maison de ta sanctification et de ta gloire, où nos pères avaient dit tes louanges.

 

 

2. Peccávimus, et facti sumus tamquam immúndus omnes nos,

2. Nous avons péché et sommes devenus impurs.

et cecídimus quasi fólium univérsi

Nous sommes tombés comme des feuilles mortes

et iniquitátes nostrae quasi ventus abstúlerunt nos :

et nos iniquités nous ont balayés comme le vent.

abscondísti fáciem tuam a nobis, et allilísti nos in manu iniquitátis nostrae.

Tu as détourné de nous ta face, et nous as brisés sous le poids de nos fautes.

 

 

3. Vide Dómine, afflictiónem pópuli tui

3. Vois, Seigneur, l’affliction de ton peuple,

et mitte quem missúrus es :

et envoie celui que tu dois envoyer :

emítte agnum dominatórem terrae, de petra desérti, ad montem fíliae Sion :

envoie l’Agneau, le maître de la terre, de Pétra dans le désert jusqu’à la montagne de ta fille Sion,

ut áuferat ipse jugum captivitátis nostrae

afin qu’il ôte le joug de notre captivité.

 

 

4. Consolámini, consolámini, pópulevmeus, cito véniet salus tua.

4. Consolez-vous, consolez-vous, mon peuple : vite viendra ton salut,

Quare mærore consúmeris, quare innovávit te dolor ?

Pourquoi es-tu consumé dans l’affliction, pourquoi la douleur se renouvelle-t-elle en toi ?

Salvábo te, noli timore; Ego enim sum Dóminus Deus tuus,

Je te sauverai, n’aie pas peur, moi, je suis le Seigneur Dieu,

Sanctus Israël Redémptor tuus.

Le Saint d’Israël, ton Rédempteur.

 

 

 

 

 grego3.gif Liber Usualis de 1913 (N°751)

 

grego3.gif Liber Usualis de 1913 (N°751)

 

 

Illustration = "Messe Rorate". Pendant le Temps de l'Avent, il est de tradition - surtout en Alémanie -

de célébrer tôt le matin (entre 6H00 et 7H00), à la seule lumière des cierges, une "messe rorate".

• La Basilique Saint-Pierre au Vatican s´élève sur l´emplacement du cirque de Néron et sous son maître-autel reposent les restes sacrés du Chef des Apôtres. « La gigantesque coupole développe sa courbe exactement au-dessus du premier pasteur de l'Eglise » (Pie XII). Elle est devenue le centre du monde chrétien. Déjà remarquable au IVe siècle, elle fut agrandie plus tard, puis reconstruite au XVIe siècle, parce qu´elle tombait de vétusté. Elle fut consacrée par le pape Urbain VIII le 18 novembre 1626.

La Basilique de Saint-Paul-hors-les-Murs est située à l´autre extrémité de la ville, sur le tombeau du grand Apôtre des nations. Ayant été presque complètement détruite par un incendie en 1823, cette église fut reconstruite avec une magnificence inouïe par les papes Grégoire XVI et Pie IX, et consacrée par ce dernier le 10 décembre 1854. On maintient néanmoins la célébration des anniversaires des deux Dédicaces sous la date primitive du 18 novembre.






• TEXTES LITURGIQUES (In Dedicatione basilicarum Ss. Petri et Pauli, apostolorum)

 

- Actes 28, 11-31 : Voyage de Saint Paul de Malte à Rome

- Psaume 98, 1 : Chantez au Seigneur un cantique nouveau

- Matthieu 14, 22-33 : Jésus-Christ marche sur les eaux et Saint Pierre le suit

 

 

 

*** Solennité dans les deux Basiliques ; Fête dans toutes les églises du Diocèse du Rome ; Mémoire facultative ailleurs

Abbé Jean Carmignac : « Je travaille sur les manuscrits de la mer Morte depuis 1954 [...]. Ces travaux m'ont amené, depuis 1963 à traduire l'Evangile de St Marc en hébreu de Qumràn. J'ai été surpris de constater que c'était très facile. Les mots du texte grec de Marc sont dans l'ordre voulu par la grammaire hébraïque et beaucoup de tournures sont hébraïques. [...] J'ai donc voulu retraduire tout St Marc en hébreu et, en même temps, les passages parallèles de St Matthieu et de St Luc, pour les comparer. [... ] Et ce à quoi j'aboutis, c'est à des conclusions assez révolutionnaires : les Evangiles ont été composés beaucoup plus tôt et d'une toute autre façon qu'on ne pense généralement dans les milieux des spécialistes. [...] En définitive, si les Evangiles synoptiques ont été écrits en hébreu, ce que je pense pouvoir démontrer, toute une tendance biblique actuelle, celle qui se réclame de Bultmann notamment, est compromise »

 

 

 

abbecarmignac.jpeg« (…) Rudolf Bultmann est un allemand, professeur à l'Université de Marbourg. C'est plus un philosophe qu'un exégète ; ami du philosophe Heidegger, c'est sous l'influence de celui-ci, en partie au moins, que Bultmann a bâti un système qui relève plus de l'histoire des religions que de l'exégèse. Bultmann compare les récits des évangiles aux récits populaires qui peuvent exister dans les différentes religions et mythologies ; il constate que pour à peu près chacun des récits évangéliques on peut trouver des passages parallèles dans la mythologie grecque, le Bouddhisme, etc. En recourant à la notion de genre littéraire (qui est une notion juste mais à utiliser avec discernement), il fait des rapprochements entre tel fragment des Evangiles et tel texte bouddhiste, hellénique... Il en arrive ainsi à atomiser le texte biblique. Il suppose que les évangiles sont la mise bout à bout de quantités de petits récits très courts inventés par les premières communautés chrétiennes pour exprimer ce qu'elles croyaient au sujet du Christ ; par exemple elles prêtent au Christ tel miracle pour dire qu'elles le croient d'origine divine, tout puissant, capable de rendre la vie... Bref, selon Bultmann, on mythologisait en écrivant les détails de la vie de Jésus, sous l'influence de la culture hellénique. Aussi, pense-t-il, il faut maintenant « démythologiser » les Evangiles si l'on veut obtenir la réalité historique. L'Evangile, selon lui, nous permet d'atteindre la foi des communautés chrétiennes (Jésus ressuscité, Fils de Dieu, né d'une Vierge, etc.) mais non la réalité historique. Mais pour Bultmann ce n'est pas un obstacle à la foi. Disciple du philosophe Heidegger, il prône une foi tout à fait « pure » et la foi est d'autant plus pure qu'elle ne dépend pas d'une connaissance historique. II est plus beau, plus religieux, de croire sans motif, sans preuve. C'est ce qu'il appelle la foi pure. Tout son travail, dans sa pensée, est un travail de purification de la foi.

 

Quant à nous, nous disons : si Jésus n'a pas fait et dit réellement ce que nous rapportent fidèlement les Evangiles, comment pouvons-nous croire en Lui ? On rencontre ici la différence essentielle entre la foi protestante et la foi catholique. La foi des protestants est en réalité la confiance; la confiance que Dieu me sauvera et qu'il me sauve par Jésus-Christ. Cette notion de confiance peut, jusqu'à un certain point être détachée de la réalité historique. Pour les catholiques, la foi est d'abord adhésion de l'intelligence à des vérités révélées et cette adhésion n'est plus possible si les vérités révélées n'existent pas, si elles n'ont pas été révélées, si je ne puis les atteindre dans le contexte des faits historiques où elles ont été révélées. Le système de Bultmann est donc extrêmement dangereux. Malheureusement, il est vulgarisé en France et a influencé beaucoup de chrétiens. Les théories de Bultmann sont pour une part responsables de la crise que traverse l'Eglise actuellement. Ce qui a fait perdre la foi à certaines personnes c'est que Jésus n'est plus pour elles le Christ historique qui a vécu sur terre, qui était Fils de Dieu, vraiment homme comme nous, dont je connais les gestes et les paroles, mais un être idéalisé qu'on récupère sur le plan politico-social ou qu'on essaye d'envoyer dans les nuées... Or, ce qui frappe, c'est que toutes les théories de Bultmann ne reposent sur aucune preuve ; elles s'appuient sur l'argument de comparaison, de ressemblance entre tel récit chrétien et tel récit bouddhique, par exemple. Mais l'histoire des religions est si vaste qu'on peut toujours trouver des ressemblances entre récits provenant de religions différentes ; comparaison n'est pas raison. Il faudrait prouver qu'il y a influence directe de tel thème hellénique ou bouddhique sur le Nouveau Testament Bultmann ne le fait pas.

 

Si le travail que je poursuis en ce moment est exact dans ses conclusions essentielles, du Bultmannisme il ne reste rien. Bultmann pense en effet que les Evangiles ont été composés par les communautés hellénistiques de Corinthe, Ephèse, etc. Mais tout ceci est radicalement faux si Marc et Mathieu ont été composés en hébreu et si Luc a été écrit en dépendance de ce texte hébreu, car alors il n'y a pas d'influence des communautés hellénistiques, puisque la composition du texte n'est pas dans leur langue. Or, on peut prouver (et c'est l'objet de mon travail actuel) que Marc et Matthieu ont été écrits en hébreu, que Luc est, à la limite, du grec et de l'hébreu, et que ces textes sont passés de l'un à l'autre par tradition visuelle (leur rédacteur ayant sous les yeux un texte hébreu écrit) et non par tradition orale... Alors, le Bultmannisme se présente comme un ensemble d'affirmations indémontrées, contredites par une enquête menée scientifiquement ».

 

Extrait d’une interview de l’Abbé Jean Carmignac, par le père André Boulet (s.m.)

à la « Revue des Oeuvres et des Missions marianistes » n° 27, juillet-septembre 1976

• TEXTES LITURGIQUES (S. ELISABETH HUNGARIÆ)

 

- Judith 8, 2-8 ou 1 Jean 3, 14-18 : Présentation de Judith ou Quiconque hait son frère est un homicide

- Psaume 131, 1 : L’esprit d’enfance

- Luc 6, 27-38 : L’amour des ennemis

 

*** Solennité pour les Soeurs Franciscaines de Sainte-Elisabeth (franciscaines élisabéthines) ;

Fête pour les Clarisses et pour l'Ordre Franciscain ; Mémoire obligatoire pour l'Eglise universelle ;

Mémoire obligatoire déplacée au 18 novembre pour l'Argentine et au 19 novembre pour l'Allemagne ;

Fête pour l'Archidiocèse de Berlin au 19 novembre (Mémoire obligatoire pour toute l'Allemagne)

492480573.jpgChers amis, nous fêtons aujourd'hui l'Esprit Saint… On a l'habitude de dire que l'Esprit Saint est la personne la plus mystérieuse de la Sainte Trinité. Oui d'accord… Moi je me demande surtout quel est l'esprit que nous connaissons le mieux ; quel est l'esprit qui nous est le plus familier dans nos vies… Est-ce l'Esprit Saint, ou bien est-ce une autre esprit ? Et cette question est d'autant plus importante qu'on voit bien que le monde dans lequel évolue la jeunesse, à l'école ou au Lycée, semble parfois être dirigé par un seul et même esprit d'uniformité... Prenez un jeune de 14 ans, qui va a l'école : lorsqu'il était louveteau, il profitait du chemin pour réciter son chapelet, mais maintenant, il a son lecteur mp3 sur les oreilles, comme tout le monde. Comme tout le monde, il fait la tête sans jamais décrocher un sourire. Il est habillé avec les mêmes vêtements et les mêmes marques que ses camarades de classe, comme tout le monde ! Une fois arrivé à l'école, il va aborder les mêmes sujets de conversation que tout le monde, et le cas échéant il va s'écraser un peu pour ne pas apparaître trop différent -quitte à mentir un peu- comme tout le monde... Puis il va s'assurer d'être en bonne compagnie au contrôle de maths, pour tricher un peu, comme tout le monde... Et il va rire – ou au moins faire semblant – aux blagues graveleuses des langues les plus vulgaires de la cours de récréation, comme tout le monde… Retourné à la maison, il va regarder la télé, et quelques séries lamentables, quand ce n'est pas la très nulle Star Academy, comme tout le monde ; puis il va perdre son temps sur internet - MSN, jeux en réseau ou autres blogs minables - comme tout le monde, avant d'ouvrir ses cahiers pour commencer quelques devoirs que souvent il ne finira pas, comme tout le monde ! A table en famille, il ne s'intéressera à rien ni à personne d'autre qu'à son nombril, comme tout le monde... Encore un petit tour devant la télé, pour verser sa petite larme au moment programmé depuis bien longtemps par TF1, avec les mêmes émotions que tout le monde, et les mêmes convictions aussi, pseudo-idéaux prédigérés par des médias moisis comme tout le monde... Puis, trop fatigué le soir pour lire un peu, le pauvre petit ira se coucher en oubliant ses prières, comme tout le monde, et en rêvant aux yeux doux de sa voisine de classe qu'il connaît à peine, mais qui est assez artificielle pour qu'il pense l'aimer déjà, comme tout le monde…

 


Chers petits frères et sœurs scouts et guides, si vous aspirez à être guidés par l'Esprit de Dieu, la première chose à apprendre, c'est de savoir dire NON à l'esprit du monde ! Oh bien sûr il n'y a rien de très grave dans ce que nous avons dit… Rien de grave, puisque tout le monde le fait ! Bah voyons ! Rien de très grave ? Rien d'édifiant non plus ! Disons que c'est l'esprit du quotidien médiocre du garçon ou de la fille qui sont tombés dans l'esclavage de l'esprit du monde dès l'âge de 14 ans, et qui sans le savoir en ont perdu leur liberté d'esprit… Chers amis, ayez l'esprit critique sur tout ce qu'il faudrait faire comme tout le monde ! Refusez d'abandonner votre liberté d'esprit à ce système de vie prémachée qui voudrait vous dicter les moindres de vos pensées en fonction de la facilité, et en fonction du regard des autres surtout ! Et comme dit St Paul dans la deuxième lecture : « laissez vous conduire par l'Esprit de Dieu ; et alors vous n'obéirez pas aux tendances égoïstes de la chair ! ». Le Christ nous a prévenu clairement en ces termes : « Le monde vous haïra, mais il m'a haït le premier ! ». L'obsession d'être toujours dans le vent, c'est la spiritualité des feuilles mortes ! Et Saint Paul nous a rappelé tout à l'heure que les œuvres de l'Esprit des ténèbres, après un plaisir trompeur, nous conduisent en définitive vers la mort, et la mort éternelle ! Voilà ce qu'il dit : « débauche, impureté, obscénité, idolâtrie, sorcellerie, haines querelles, jalousie, colère, envie, divisions, sectarisme, rivalité, beuveries, gloutonneries : je vous préviens continue St Paul, ceux qui agissent de cette manière ne recevront pas en héritage le royaume de Dieu ! ». Ce n'est pas moi qui le dit, c'est St Paul ! Et face à toutes ces choses, le scout, la guide animés de l'Esprit de Dieu doivent savoir dire : « NON ! Vous ferez cela sans moi ! ». Et si nous voulons tourner les choses de façon plus positives, nous pouvons dire avec le Bienheureux Pier Giorgio Frassati : « Vivre sans la foi, vivre sans un patrimoine à défendre, sans soutenir une lutte continue en faveur de la vérité, ce n'est pas vivre mais végéter. Or nous ne sommes pas faits pour végéter mais pour VIVRE ! ». Quel est l'esprit qui m'est le plus familier ? Celui qui me fait végéter, ou bien celui qui me fait vivre ??? Pour répondre à cette question, interrogeons-nous sur les fruit qui, selon Saint Paul, sont produits par l'Esprit Saint : « amour, joie, paix, patience, bonté, bienveillance, foi, humilité et maîtrise de soi »… Ceux qui nous entourent au quotidien pourraient-ils témoigner que ces vertus font vraiment partie de notre vie, et qu'elles nous identifient clairement comme chrétiens ? Mais que devons-nous faire pour agir ainsi ? « Laissez-vous conduire par l'Esprit de Dieu », nous dit Saint Paul ! Ouvrez-lui votre cœur par une prière instante, à l'image des saints qui ont été transformés par lui !

 

 

- Prenez Sainte Thérèse d'Avila : à 9 ans, elle s'échappe de sa maison avec le grand désir de rejoindre le front pour aller se battre contre les maures. Quand on la retrouve et qu'on lui demande pour quelle raison elle était partie, elle répond : « J'étais partie pour la guerre, parce que je veux voir Dieu, et que pour voir Dieu, il faut mourir ! ». Le raccourci est enfantin, il faut le reconnaître, mais voilà une demoiselle qui ne s'est pas satisfaite de faire comme tout le monde, et dont le cœur était brûlé par l'Eprit de Dieu !


- Prenez Saint Maximilien Kolbe !
Nous sommes au camp de travail et d'extermination d'Auschwitz. Un père de famille de 4 enfants, vient d'être désigné au hasard pour mourir dans le bunker de la faim. Le Père Kolbe sort des rangs et s'interpose en disant : « je veux mourir à la place de cet homme ! ».Comment ne pas reconnaître l'Esprit de Jésus-Christ dans l'acte de ce prêtre qui accepta d'offrir sa vie pour sauver celle d'un homme inconnu !


- Prenez Saint François d'Assise,
patron des louvettes et des louveteaux ! En pleine croisade, il arrive en Palestine, et s'avance désarmé faces aux troupes musulmanes. Au cavaliers à turbans qui ne rêvent que de l'égorger : il lance fièrement : « je veux rencontrer votre Sultan pour lui parler de Jésus-Christ ». François est introduit devant le grand chef de guerre musulman qui sera tellement impressionné par ce chrétien qui a risqué sa vie pour le convertir, qu'il lui laissera la vie sauve, et le laissera repartir après que François aura prêché à pleine gorge, 3 jours durant, dans le camp de musulmans !

 


Chers amis, chers jeunes, Saint François d'Assise était-il fou ? Non, François d'Assise, Maximilien Kolbe, Thérèse d'Avila et tant d'autres encore n'étaient pas fous, mais il étaient habités, illuminés, vivifiés par l'Esprit de Dieu. Le jour de la Pentecôte, les badaux des rues de Jérusalem se demandèrent si les apôtres remplis de l'Esprit Saint n'étaient pas pleins de vins doux, mais ils s'étaient trompés sur la nature de leur ivresse, dont le récit des Actes nous dit qu'elle était en même temps joyeuse et toute emprunte de sérénité. Chers amis scouts et guides, les routiers scouts qui traversèrent des champs de ronce en culotte courte, pour restaurer le Prieuré de Serrabone en haut de cette montagne, était de cette trempe ! Et il s'en balançaient pas mal, de l'esprit du monde et du regard des autres, qui sans doute déjà à l'époque leur étaient pour le moins réticent ! Chers jeunes, la vie de ces témoins et de ces saints est une bonne nouvelle pour chacun de nous. Car ces hommes et ces femmes ne sont pas devenus saints parce qu'ils avaient un caractère exceptionnel et hors du commun. Non ! Ces hommes et ces femmes étaient saints car ils se sont laissés habiter, transformer par l'Esprit de Dieu ! Et s'ils furent sanctifiés par Dieu, pourquoi pas vous, et pourquoi pas moi ? Si eux ont été saints, pourquoi pas nous ? Alors en ce jour, j'aimerais que nous prenions tous la ferme résolution d'ouvrir notre cœur à l'Esprit de Dieu qui sanctifie ! Viens Esprit Saint ! C'est une prière qui a traversé toute l'histoire et la Tradition de l'Eglise et que nous devrions répéter très souvent dans notre propre prière ! Viens Esprit Saint ! (+) C'est une prière sous garantie, puisque Jésus nous a promis d'exaucer tout ceux qui la formuleraient avec générosité… « Si vous, qui êtes mauvais, vous savez donner de bonnes choses à vos enfants, combien plus le Père du ciel donnera-t-il l'Esprit Saint à ceux qui le lui demanderont ! ». Demandons donc à Dieu notre Père par une prière instante de nous envoyer son Esprit, et ouvrons-lui notre cœur pour que toute notre vie soit guidée par cet Esprit, et par aucun autre !!! C'est lui qui nous révèlera ce que Dieu attend de nous, et par quel chemin nous trouverons le vrai bonheur ! Quelle que soit notre vocation, abandonnons-lui notre vie ! Envoyez votre Esprit Seigneur et il se fera une création nouvelle, et vous renouvellerez la face de la terre ! Amen ! Alleluia !

 

Texte d’une homélie à la fin d’un pélé au prieuré de Serrabone

Montligeon est le seul sanctuaire au monde dédié à Notre-Dame pour le repos des âmes du Purgatoire. On doit sa création à l'Abbé Paul Buguet né en 1843. L'idée qui germe en lui de penser aux âmes du Purgatoire lui est sans doute inspirée par la Sainte Vierge qui, en mai 1884, lui demande la construction d'une chapelle dédiée à Notre-Dame des défunts. Une basilique sera construite en 1896 et achevée en 1911. Aujourd’hui encore, il est possible d'inscrire nos défunts pour des messes perpétuelles qui aident grandement à leur délivrance... 

 

 

 

 

Liens : Sanctuaire de Notre-Dame de Montligeon + Prière à Notre Dame de Montligeon, Libératrice des Âmes du Purgatoire + La Basilique mineure de Notre-Dame de Montligeon (Wikipedia) + 2 novembre : L'Eglise souffrante a besoin de nos prières (nombreux liens relatifs au Purgatoire) + Litanies de Notre-Dame de Montligeon

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