« Ignorants du jour et de l’heure, il faut que, suivant l’avertissement du Seigneur, nous restions constamment vigilants pour mériter, quand s’achèvera le cours unique de notre vie terrestre, d’être admis avec Lui aux noces et comptés parmi les bénis de Dieu, au lieu d’être, comme de mauvais et paresseux serviteurs, écartés par l’ordre de Dieu vers le feu éternel, vers ces ténèbres du dehors où seront les pleurs et les grincements de dents ». D’où est tiré ce passage impressionnant ? De quelque vieux catéchisme diocésain ? Non, il est de Vatican II (Lumen Gentium N°48, cité par CEC N°1036). Mais l’homme moderne pense-t-il qu’il a besoin de salut ? N’est-il pas trop préoccupé de son confort, s’il est nanti, ou trop angoissé par ses problèmes matériels, s’il est dans la précarité, pour se poser la question ? Un virtuel chronophage, la subversion des pédagogies classiques du savoir, la surcharge d’informations, une complexité administrative proliférante, ne disposent guère à l’intériorité. La modernité a réussi à élever au rang de structure de péché le divertissement dont parlait Pascal : s’occuper à des choses prenantes ou se livrer à la tyrannie du plaisir, pour ne point penser à l’essentiel. La modernité, à l’inverse des fondateurs de la culture européenne, dont « l’être était tendu vers l’eschatologie » (Benoît XVI, Discours des Bernardins - Vidéo), étouffe le définitif sous le provisoire. Le problème existentiel de chacun demeure pourtant le même : notre mort est-elle un terme absolu ? Y-a-t-il une rétribution dans l’au-delà ? Ou bien sommes-nous des êtres irresponsables (et jamais jugés) et absurdes (aspirant au bonheur et voués au malheur) ? Un pesant silence s’abat sur ces questions. Il est de mauvais ton de les aborder en société. Le plus inquiètent, c’est qu’on a l’impression… qu’elles n’inquiètent plus ! La fin de la métaphysique, le vide d’une littérature et de beaux-arts privés de transcendance, l’envahissement de la technique au détriment de la fonction contemplative des sciences, fabriquent des humanoïdes isolés les uns des autres et prisonniers de l’instant. « L’homme est aliéné quand il est seul ou quand il se détache de la réalité, quand il renonce à penser et à croire en un Fondement » (Benoît XVI, Caritas in Veritate, N°53).

 

Cette absence d’appétence pour le salut est le grand obstacle à l’évangélisation, du côté de ceux à qui il faut adresser la Parole du salut. Mais du côté de ceux qui devraient évangéliser, « on parle rarement et peu des fins dernières », soulignait Paul VI en 1971. En 1989, le Cardinal Ratzinger constatait : « C’est à peine si la foi en la vie éternelle joue encore un rôle dans la prédication. La méfiance à l’égard du thème de l’au-delà est devenue générale ». Il suffit de participer à des obsèques pour constater que la situation n’a pas beaucoup évolué. On y entend des apologies des qualités du défunt, la liturgie baigne parfois dans l’ambiance festive d’une canonisation anticipée, plus rarement on invite… à la prière pour le défunt ! Les prédicateurs ne saisissent guère l’occasion (…) pour rappeler l’importance de l’état de grâce et le sérieux de la vie sanctionnée par le jugement et les rétributions éternelles. Ce silence a quelque chose de mystérieux. Comme si les pasteurs du Christ, et généralement les catholiques, étaient contaminés par le désespoir d’une société dépressive. La foi vive en ces grandes vérités s’est-elle perdue ? A-t-elle été vidée de sa substance par des théories (dénuées de fondement dans l’Ecriture et la Tradition) sur « l’enfer vide » ? Pense-t-on que, même si tout cela est vrai, la Vérité a peu d’importance pour le salut, l’essentiel étant la sincérité ? A-t-on désespéré de la capacité des hommes à entendre les fortes paroles de l’Evangile, et de la grâce du Saint-Esprit, qui incite à les recevoir ? Pourtant (les apôtres d’aujourd’hui le savent), leur destinée éternelle soucie secrètement les hommes. Les grandes questions les rejoignent souvent au cœur de l’épreuve. La triste cité moderne porte comme en creux un appel à l’éternité. (…) Loin de faire fuir les âmes, ces vérités attirent mystérieusement, comme le montre l’exemple du patron de tous les prêtres, le saint Curé d’Ars. (…).

Article extrait de l'Editorial (Automne-Hiver 2009) de frère Louis-Marie de Blignières, Prieur de la F.S.V.F.

Asperges me Kyriale XI (orbis factor) + Credo I

 

 

• ANNÉE A - TEXTES LITURGIQUES (DOMINICA XXXI "PER ANNUM")

 

- Malachie 1, 14 ; 2, 2 ; 2, 8-10 : Dieu reproche aux prêtres de son Temple leur infidélité

- Psaume 131, 1 : Garde mon âme dans la paix près de toi, Seigneur

- 1 Thessaloniciens 2, 7-13 : L'Apôtre et la communauté

- Matthieu 23, 1-12 : Reproches de Jésus aux scribes et aux pharisiens

 

• ANNÉE B - TEXTES LITURGIQUES (DOMINICA XXXI "PER ANNUM")

 

- Deutéronome 6, 2-6 : "Tu aimeras le Seigneur ton Dieu’’

- Psaume 119, 97 : Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur

- Hébreux 7, 23-28 : Le sacerdoce qui ne passe pas

- Marc 12, 28-34 : Le grand commandement

 

• ANNÉE C - TEXTES LITURGIQUES (DOMINICA XXXI "PER ANNUM")

 

- Sagesse 11, 22 à 12, 2 : Dieu aime toutes ses créatures

- Psaume 145, 1 : La gloire de Dieu, c'est l'homme vivant !

- 2 Thessaloniciens 1, 11 à 2, 2 : Préparer dans la paix la venue du Seigneur

- Luc 19, 1-10 : Zachée : la conversion d'un riche

 

 

 

Introït de la Messe : "Ne derelínquas me" (A et B)

 

Introït de la Messe : "Misereris omnium" (C)  

 

 

 

caliceAu moment où notre Pape Benoît XVI annonce l’ouverture d’une « Année de la Foi » à l’occasion, l’an prochain, du 50e anniversaire de Vatican II, est-il encore nécessaire de rappeler que la situation de la liturgie « source et sommet de la vie de l’Eglise » (Cf. Sacrosanctum Concilium) est devenue bien plus que dramatique dans les diocèses de France ? Nous le savons tous : il suffit d’assister à une Messe dans une paroisse pour constater à quel point les pratiquants sont privés de célébrations de qualités, fidèles au Missel romain, qui soient un vrai « reflet de la liturgie céleste » (Cf. Const. Sacrosanctum Concilium) ; à quel point ils sont privés de beauté, sont privés de cette distinction qui élève l’âme et porte à la contemplation ; sont privés de la mise en œuvre harmonieuse des rites reçus de l’Eglise et qui seuls expriment et communiquent la vraie foi catholique. Plus exactement, les seuls qui ne constatent pas cette réalité sont les experts en pastorale liturgique et les pasteurs de nos diocèses. Responsables - par leurs actions ou par leurs silences - du désastre liturgique, ils refusent obstinément de le reconnaître ; ils nient l’évidence - bien que ne pouvant pas fermer les yeux devant leurs églises vides - et s’accrochent désespérément à leurs pouvoirs comme pour ne pas avoir à répondre des conséquences de leurs initiatives désastreuses devant l’Eglise et peut-être aussi devant eux-mêmes. Combien de fidèles ne ressentent-ils pas aujourd’hui un profond malaise souvent doublé d’un réel agacement, en assistant à toutes ces célébrations paroissiales dont on veut camoufler l’insignifiance à l’aide de commentaires boursouflés, de cantiques ronflants, de mises en scènes ampoulés, de comportements affectés ? Combien de fidèles constatent, mais sans toujours avoir les mots pour le dire, que les liturgies qu’on célèbre en se couvrant abusivement de l’autorité du Concile, sont devenues incapables de leur donner cette riche nourriture spirituelle que l’Eglise entend généreusement dispenser à ses enfants ?

 

N’est-ce pas là une des causes essentielles de l’effondrement de la pratique dominicale et de la chute des vocations sacerdotales et religieuses en France ? Car comment, en effet, des célébrations eucharistiques qui donnent si souvent l’impression d’avoir perdu leur sens et leur vraie raison d’être pourraient-elles être attirantes et capables de produire un désir de donner sa vie pour le Seigneur ? Et combien de fidèles se désespèrent ou se révoltent, ouvertement ou en secret, en constatant que d’une Messe à l’autre on leur demande de jouer des rôles qui ne les concernent pas, de participer à des actions pour lesquelles ils ne se sont pas déplacés, d’accepter d’entendre des chants et des commentaires qui irritent plus qu’ils ne pacifient ? Il faut cependant savoir que l’effondrement de la liturgie n’est pas toujours le fait des « simples » curés de paroisses. Eux sont souvent, comme tous les fidèles, des victimes des « schémas pastoraux » qui ont été voulus et imposés depuis la fin du dernier Concile par des clercs qui se sont autoproclamés « experts » en pastorale liturgique. Comme tous les fidèles, ils ont été pris en otages par des hiérarchies cooptées parmi les militants d’une « Eglise virtuelle » et qui se sont mises en place aussi bien dans les organes de décision que dans des groupes informels pour constituer de véritables « magistères parallèles ». Il est faux de croire que tout les prêtres sont opposés à la vraie liturgie de l’Eglise et ne veulent la célébrer que moyennant des transformations, des adaptations, des retouches... Beaucoup aimeraient respecter le Missel donné par l’Eglise, mais ils ne le peuvent pas ou ne le peuvent plus. Ils ne le peuvent pas parce qu’on les oblige à se plier à des ordres venus d’en-haut et qui correspondent à des orientations pastorales diocésaines soumises à des modes passagères ; ils ne le peuvent plus parce que de réformes en réformes, de sessions de recyclage en session de recyclage, de réunions en réunions... ils ont fini par oublier ce qu’est la liturgie eucharistique et comment elle doit être mise en œuvre.

 

Il faut bien comprendre que la liturgie ne pourra être sauvée et rétablie que si les fidèles s’appuient sur les prêtres qui sont ouvertement du côté du Magistère, qui écoutent le Pape et s’appliquent à suivre son exemple. Compter sur les structures diocésaines pour remettre de l’ordre dans la liturgie ne sert à rien : ceux qui les dirigent ont assez prouvé qu’ils étaient farouchement opposés à la mise en œuvre du Missel romain restauré à la suite du dernier Concile. Et même si certains d’entre eux étaient prêts à reconnaître leurs erreurs, à faire amande honorable, à manifester des intentions louables, ils ne seraient plus capables intellectuellement et spirituellement de mettre en œuvre une nouvelle pastorale aboutissant à ce que toujours et partout la liturgie de l’Eglise soit respectée, dignement célébrée dans des environnements marqués par le sacré. Pour que la liturgie retrouve sa forme, sa dignité, sa beauté, sa capacité d’élever les âmes, il faut faire appel aux prêtres capables de concevoir une pastorale radicalement opposée à celle qui a prévalu jusqu’à présent, et qui soit prêts à proposer un plan de redressement drastique touchant à la formation théologique, pastorale, artistique et catéchétique.

 

Pro Liturgia

Après avoir fêté la gloire et le bonheur de l'Église Triomphante (Toussaint), la Liturgie de l'Église nous invite plus particulièrement aujourd’hui à penser et à prier pour l'Église Souffrante : ce sont toutes les âmes pécheresses se trouvant actuellement dans l'état intermédiaire du Purgatoire et qui ont besoin de nos prières, de nos sacrifices et de nos mortifications, pour effacer au plus vite leurs peines temporelles dues pour leurs péchés pardonnés mais non expiés ici-bas. Ce n'est pas un jour de tristesse ni de deuil : c'est un jour d'ardente supplication pour que notre Mère-Église délivre ses défunts-enfants des entrailles du Purgatoire où s'accomplit leur purification expiatrice. Kyriale de la Messe de Requiem

 

 

 


Les Vérités de la Foi nous enseignent qu’entre Terre et Ciel, il y a un état intermédiaire appelé Purgatoire, état de purification (purgare), où les âmes des futurs élus dont la pureté n’est pas encore parfaite expient, dans un mystérieux et redoutable « feu d'Amour » (St Jean de la Croix) le reste de leurs péchés. Dieu est si pur, Dieu est si saint, que nul ne peut voir Sa Sainte Face à découvert ni être admis en Sa Présence, s’il n’est exempt de la plus légère souillure (Apocalypse 21, 27). Nous avons tous à craindre pour nos défunts que leur âme ne soit retenue captive dans ce lieu d’expiation et de souffrance. Ne nous rassurons pas trop vite sur leur entrée au Ciel mais prions pour eux, offrons à Dieu pour leur soulagement nos bonnes œuvres, nos souffrances quotidiennes, le trésor des indulgences données par l'Église et surtout le Saint-Sacrifice de la Messe. Ces âmes souffrantes et repentantes demandent à grand cri notre secours. Dans les entrailles du Purgatoire, elles se plaignent de notre abandon, de notre lâcheté, de notre manque d'amour pour elles... Les membres du Christ doivent s'aider les uns les autres (1 Corinthiens 12, 26). Nos prières, nos chapelets, nos aumônes, nos mortifications et nos bonnes œuvres sont pour elles une rosée rafraîchissante, une douce consolation, une cause de diminution de leurs souffrances, un moyen de plus prompte délivrance (cf : Livre de Job 1, 5 ; 2 Maccabées 12, 46 ; 1 Corinthiens 3, 15 ; 1 Pierre 1, 7).

 

In omnibus operibus tuis, memorare novissima tua, et in æternum non peccabis (Ben Sirach VII, 36). Memento mori !

 

 

 

RAPPELS : *** Si le 2 novembre tombe un dimanche, l'Ordo liturgique de préséance impose que cette Commémoraison "prime" sur

le dimanche per annum. Bien que ce soit un dimanche et selon "l'Ordo Missæ Celebrandæ et Divini Officii Persolvendi" publié par le Vatican,

il n'y a pas de Gloria et pas de Credo. Par ailleurs, en vertu de la Constitution Apostolique "Incruentum altaris" du Pape Benoît XV (publiée à la

date du 10/08/1915), les prêtres sont autorisés à dire 3 messes (cf : PGMR N°204) pour les âmes "qui sont dans les flammes du Purgatoire".

Pour finir, "là où c'est la coutume" (cf : PGMR N°346), les ornements liturgiques sont normalement noirs (sauf conopée) plutôt que violets.

 

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LITURGIA DEFUNCTORUM

Inspiré de "l'Ordo exsequiarum" (1969)

 

 

 

 

RAPPELS : Dès que le cercueil entre dans l'église, nous chantons immédiatement la Sainte Messe de Requiem

en commençant par l'Introït (plusieurs exemples ci-dessous). L'Autel n'est pas orné de fleurs. L'usage de l'orgue

reste autorisé pour accompagner le chant. Selon la coutume traditionnelle, le cercueil d'un prêtre-défunt

doit être tourné la tête "ad populum" (c'est-à-dire que la tête est donc du côté de l'autel) alors que le

cerceuil d'un laïc-défunt doit être tourné la tête "ad altare" - (cf : Ordo exsequiarum §38)

 

--> La Liturgie de l'Église propose plusieurs choix pour les lectures. Nous proposons :


• TEXTES LITURGIQUES (IN COMMEMORATIONE OMNIUM FIDELIUM DEFUNCTORUM)

 

- Job 19, 1.23-27a : Celui que je verrai sera pour moi Celui que mes yeux regarderont

- Psaume 15, 1 (ou Graduel) : Seigneur, Tu ne peux abandonner mon âme au Shéol

- 1 Corinthiens 15, 1-5.11 : Sa grâce à mon égard n'a pas été stérile

- Jean 6, 37-40 : Celui qui vient à Moi, je ne le jetterai pas dehors

 

--> Traditionnellement, l'Église n'autorise nullement le prêtre à faire un "éloge funébre" lors de son sermon

qui devra être "bref" (cf : Ordo exsequiarum §41) + (CEC N°1688). Il doit au contraire inviter le Peuple de Dieu

à prier pour l'âme du défunt et développer avec toute prudence pastorale les grandes vérités de foi catholique :

Purgatoire, Résurrection, Ciel, Miséricorde Divine, Suffrages, Rétribution Divine, Jugement Particulier, etc.

(cf : Très bon résumé à lire dans le "Directoire sur la piété populaire et la Liturgie" du N°248 au N°260)

 

 

 

 

Introït de la Messe : "Requiem ætérnam" + Kyrie Eleison (2*2*2)

Communion : "Lux æterna" (grandes orgues de la Cathédrale

de Cologne, 2017). Partitions du Graduale Romanum, 1974

 

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Introït de la Messe : "Requiem ætérnam" +

Kyrie Eleison (2*2*2) + Sanctus + Agnus

(chanté à Hanceville, Alabama, USA)

 

 

   

 

Offertoire : "Domine Iesu Christe" (chanté lors de la Messe

de Requiem du Prélat de l'Opus Dei, Mgr Javier Echevarria,

le 15 décembre 2016 à Rome, Basilique San Eugenio

 

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Introït de la Messe : "Requiem ætérnam" +

Kyrie Eleison (3*3*3) + Graduel + Trait +

***Séquence : "Dies Irae" = forme extra.

 

 

   
   

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RITE DE L'ABSOUTE

(Ad ultimam commendationem et valedictionem)

 

 

Après l'oraison de la Ste Communion, le prêtre revêt son "pluvial" (chape traditionnellement noire, PGMR N°346)

pour procéder à l'antique rite de l'Absoute. Placé devant le cercueil et "ad populum" (derrière le cercueil et

"ad altare" si le défunt est un prêtre), il peut inviter à un bref temps de silence et expliquer en quelques

mots, sans dénaturer le recueillement liturgique, le sens de l'Absoute. Ensuite, on entonne le

traditionnel Libera me en enchaînant de suite avec le Subvenite (Graduale Romanum).

Après avoir chanté, le prêtre procède - en silence - à l'aspersion et à l'encensement

du corps du défunt en faisant le tour du cercueil. Les fidèles sont aussi invités

à asperger le défunt (pendant ce temps, nous restons en silence ou nous

pouvons chanter ad libitum un chant approprié (N-D du Bon Secours).

 

Après l'Oraison, lorsque le cercueil est porté hors de l'église pour se diriger vers le cimetière...

 

...notre Mère-Église chante pour son enfant défunt

la magnifique et traditionnelle hymne pleine d'espérance :

"In Paradisum deducant te Angeli..."

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memento homo quiaLiens (prière, formations, etc.) : Catéchisme de l'Eglise Catholique sur le Purgatoire (N°1030-1032) + Le Purgatoire d’après les Révélations des Saints, par M. l’Abbé Louvet + Litanies pour les âmes souffrantes du Purgatoire + Litanies pour les fidèles trépassés + Litanies de Notre-Dame de Montligeon + En ces jours de novembre, prions pour les âmes du Purgatoire ! + Les fins dernières et éternelles de l’Homme, par le chanoine Yannick-Marie Escher + Le Notre-Père de Sainte Mechtilde pour les âmes du Purgatoire + Ne pleure pas si tu m'aimes + Notre-Dame de Compassion, priez pour les âmes du Purgatoire ! + La dévotion aux Saintes Plaies du Sauveur Jésus et les âmes du Purgatoire + 1 mois avec nos amies les âmes souffrantes du Purgatoire, par l'Abbé Berlioux + L'Eglise accorde des indulgences plénières du 1er au 8 novembre pour les âmes du Purgatoire + Prière à Notre Dame de Montligeon, Libératrice des Âmes du Purgatoire + Pèlerinage à Notre-Dame du Bien-Mourir + L'invocation de Marie à l'heure de la mort + Les "cérémonies d'adieu" sont inadmissibles, anti-pastorales et anti-chrétiennes + Mieux vaut être un mécréant célèbre qu'un humble fidèle... + Les funérailles franco-françaises... + Stop à la religion séculière + Funérailles pour des bébés avortés + Articles librement consultables sur le Purgatoire (Revue Résurrection N°76) + Théologie de la mort, par Joseph Ratzinger + Les catholiques se soucient-ils encore de la vie éternelle ? + Prions pour les âmes délaissées du Purgatoire (avec Hozanna)

 

 

Liens (hymnes/grégorien) : In Paradisum + Subvenite + Libera me + Miseremini mei (plaintes des âmes souffrantes du Purgatoire) + Graduale : Requiem aeternam + Tractus : Absolve Domine + Dies Iræ (Séquence de la Messe de Requiem) + Domine Iesu Christe (Offertoire de la Messe de Requiem) + Alleluia : Laetetus sum + Communion : Lux aeterna + De Profundis + Lacrimosa (Zbigniew Preisner) + Cantique : Que voulez-vous, ô pauvres âmes ? + Cantique : A Notre-Dame du Bon Secours + Languentibus in purgatorio (prose à la Très Sainte Vierge Marie pour les âmes du Purgatoire) + Messe et Commentaires Liturgiques (forme extraordinaire)

 

 

Liens (audio/vidéo) : Les âmes du Purgatoire, par le Père Guillaume de Menthière (Radio Notre-Dame) + La Foi prise au mot (KTO) : Le Purgatoire + Messe de Requiem pour toutes les âmes trépassées (ICRSP) + Le Purgatoire, par l'Abbé Guy Pagès + Commentaire de la Parole de Dieu, par la bibliste Marie-Noëlle Thabut + La vie après la mort (KTO) + Quelle vie après la mort ? (KTO) + Savoir mourir, par l'Abbé Guy Pagès + Pourquoi prier pour nos défunts ?, par l'Abbé Grosjean + Que se passe t-il après la mort ?, par le dominicain Celsas-Marie (FSVF)

 En ce 1er Novembre, la Liturgie de l'Église nous invite à fêter avec joie et en une seule fête toutes les personnes qui ont obtenu du Christ la grande grâce du Ciel. Après avoir cheminé et peiné sur cette terre d'exil, ces personnes goûtent désormais auprès de Dieu-Trinité d'Amour un bonheur sans fin et toujours renouvelé. À la suite de la Bienheureuse Vierge Marie, l'Église nous invite à désirer ce bonheur avec ardeurIntroït de la Messe : « Gaudeámus omnes in Dómino, diem festum celebrántes sub honóre Sanctórum ómnium, de quorum sollemnitáte gaudent Angeli, et colláudant Fílium Dei ; Ps. : Exultate justi in Domino, Rectos decet collaudatio. Gaudeámus... » (« Réjouissons-nous tous dans le Seigneur en célébrant ce jour de fête en l'honneur de tous les saints ; cette fête cause la joie des anges ; ensemble ils louent le Fils de Dieu ; Ps. : Tressaillez de joie dans le Seigneur, vous les justes, car c'est aux coeurs droits qu'il revient de Le louer. Réjouissons-nous... ») ConfiteorKyriale VIII (De Angelis) Credo III 

   
      
 
 
 

« Pourquoi notre louange à l’égard des saints, pourquoi notre chant à leur gloire, pourquoi cette fête même que nous célébrons ? Que leur font ces honneurs terrestres, alors que le Père du ciel, en réalisant la promesse du Fils, les honore lui-même ? De nos honneurs les saints n’ont pas besoin, et rien dans notre culte ne peut leur être utile. De fait, si nous vénérons leur mémoire, c’est pour nous que cela importe, non pour eux. Pour ma part, je l’avoue, je sens que leur souvenir allume en moi un violent désir. Le premier désir, en effet, que la mémoire des saints éveille, ou plus encore, stimule en nous, le voici : nous réjouir dans leur communion tellement désirable et obtenir d’être concitoyens et compagnons des esprits bienheureux, d’être mêlés à l’assemblée des patriarches, à la troupe des prophètes, au groupe des apôtres, à la foule immense des martyrs, à la communauté des confesseurs, au chœur des vierges, bref d’être associés à la joie et à la communion de tous les saints. Cette Église des premiers-nés nous attend, et nous n’en aurions cure ! Les saints nous désirent et nous n’en ferions aucun cas ! Les justes nous espèrent et nous nous déroberions ! Réveillons-nous enfin, frères ; ressuscitons avec le Christ, cherchons les réalités d’en-haut ; ces réalités, savourons-les. Désirons ceux qui nous désirent, courons vers ceux qui nous attendent, et puisqu’ils comptent sur nous, accourons par nos désirs spirituels. Ce qu’il nous faut souhaiter, ce n’est pas seulement la compagnie des saints, mais leur bonheur, si bien qu’en désirant leur présence, nous ayons l’ambition aussi de partager leur gloire, avec toute l’ardeur et les efforts que cela suppose. Car cette ambition-là n’a rien de mauvais : nul danger à se passionner pour une telle gloire. Et voici le second désir dont la commémoration des saints nous embrase : voir, comme eux, le Christ nous apparaître, Lui qui est notre vie, et paraître nous aussi avec Lui dans la gloire. Jusque là, Il ne se présente pas à nous comme Il est en Lui-même, mais tel qu’Il s’est fait pour nous : notre Tête, non pas couronnée de gloire, mais ceinte par les épines de nos péchés. Il serait honteux que, sous cette tête couronnée d’épines, un membre choisisse une vie facile, car toute la pourpre qui le couvre doit être encore non pas tant celle de l’honneur que celle de la dérision. Viendra le jour de l’avènement du Christ : alors on n’annoncera plus sa mort de manière à nous faire savoir que nous aussi sommes morts et que notre vie est cachée avec lui. La Tête apparaîtra dans la gloire, et avec elle les membres resplendiront de gloire, lorsque le Christ restaurera notre corps d’humilité pour le configurer à la gloire de la Tête, puisque c’est lui la Tête. Cette gloire, il nous faut la convoiter d’une absolue et ferme ambition. Et vraiment, pour qu’il nous soit permis de l’espérer, et d’aspirer à un tel bonheur, il nous faut rechercher aussi, avec le plus grand soin, l’aide et la prière des saints, afin que leur intercession nous obtienne ce qui demeure hors de nos propres possibilités ».

 

 

Extrait d’un Sermon de Saint Bernard de Clairvaux pour la Solennité de la Toussaint

 
            

 
 
 

• TEXTES LITURGIQUES (OMNIUM SANCTORUM)

 

- Apocalypse 7, 2-4 ; 9-14 : Le triomphe des élus au Ciel

- Psaume 24, 1 : Liturgie d’entrée au Sanctuaire

- 1 Jean 3, 1-3 : Nous Le verrons tel qu’Il est

- Matthieu 5, 1-12a : Les Béatitudes, le chemin vers le Ciel

 

 

 

 

Introït de la Messe : "Gaudeámus omnes in Dómino"

(Enregistré à la Cathédrale de Cologne, 2017)

 

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Communion de la Messe : "Beati mundo corde"

(Enregistré à la Cathédrale de Cologne, 2017)

 

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Liens (divers) : Les Béatitudes, le chemin vers le Ciel ! + Exhortation Apostolique du Pape François sur la sainteté : "Gaudete et exsultate" + Commentaire de la Parole de Dieu, par la bibliste Marie-Noëlle Thabut + Offertoire de la Messe : Justorum animae (Fontgombault) + Jeunesse de Dieu : ne nous laissons pas aller comme des vieillards ! N'ayons pas peur de devenir adulte dans le Christ, c'est-à-dire des Saints ! + Catéchisme de l'Eglise catholique : Le Ciel (N°1023 à 1029) + Soyez saints !, par le Père Raphaël Prouteau + Prière aux âmes bienheureuses (Padre Pio) + Créés pour le Ciel ! par Mgr Luciano Alimandi + Face à l’Enfer, encordons-nous les uns aux autres vers le Ciel !, par Mgr Luciano Alimandi  + « L’invocation du Saint-Esprit devrait imprégner la vie de chaque disciple authentique du Seigneur qui désire ardemment à la sainteté », par Mgr Luciano Alimandi + Ave, Trinus in personis (Poésie latine) + « Le visage de la Mère » par Mgr Luciano Alimandi + Renonce à toi, et tu auras Jésus, par Mgr Luciano Alimandi + « Notre Eglise est l'Eglise des Saints... » (Bernanos) + « La sainteté est offerte à tous » (Benoît XVI) + Homélie de Benoît XVI en la fête de la Toussaint (2006) + Sermons du Saint Curé d'Ars pour la Toussaint (1) + (2) + Litanies des Saints + Propre de la Messe (forme ordinaire) + Messe et Commentaires Liturgiques (forme extraordinaire) + Prier les Saints, par l'Abbé Guy Pagès (Vidéo) + Heureux, Bienheureux (Renouveau) + Plus près de Toi, mon Dieu (Renouveau) + O ma joie (Renouveau) + Maranatha le Seigneur vient (Renouveau) + Nous allons voir la Gloire de Dieu (Renouveau) + Cantique : Si le Père vous appelle + Au Paradis, seule la charité restera

Reine de tous les saints, glorieux Apôtres et Evangélistes, Martyrs invincibles, généreux Confesseurs, savants Docteurs, illustres Anachorètes, dévoués Moines et Prêtres, Vierges pures et pieuses femmes, Je me réjouis de la gloire ineffable à laquelle vous êtes élevés dans le royaume de Jésus-Christ, notre divin Maître. Je bénis le Très-Haut des dons et des faveurs extraordinaires dont il vous a comblés et du rang sublime où il vous élève. O amis de Dieu !
 
O vous qui buvez à longs traits au torrent des délices éternelles, et qui habitez cette patrie immortelle, cette heureuse cité, où abondent les solides richesses ! Puissants Protecteurs, abaissez vos regards sur nous qui combattons, qui gémissons encore dans l'exil, et obtenez-nous la force et les secours que sollicite notre faiblesse pour atteindre vos vertus, perpétuer vos triomphes et partager vos couronnes. O Vous tous, bienheureux habitants du ciel, saints amis de Dieu qui avez traversé la mer orageuse de cette vie périssable, et qui avez mérité d'entrer dans le port tranquille de la paix souveraine et de l'éternel repos ! O saintes âmes du paradis, vous qui, maintenant à l'abri des écueils et des tempêtes, jouissez d'un bonheur qui ne doit pas finir, je vous en conjure, au nom de la charité qui remplit votre cœur, au nom de Celui qui vous a choisis et qui vous a faits tels que vous êtes, écoutez ma prière.
 
Prenez part à nos travaux et à nos combats, vous qui portez sur vos fronts vainqueurs une couronne incorruptible de gloire ; ayez pitié de nos innombrables misères, vous qui êtes à jamais délivrés de ce triste exil ; souvenez-vous de nos tentations, vous qui êtes affermis dans la justice ; intéressez-vous à notre salut, vous qui n'avez plus rien à redouter pour le vôtre ; tranquillement assis sur la montagne de Sion, n'oubliez pas ceux qui gisent encore couchés dans la vallée des larmes. Puissante armée des saints, troupe bienheureuse des apôtres et évangélistes, des martyrs, des confesseurs, des docteurs, des anachorètes et des moines, des prêtres, des saintes femmes et des vierges pures, priez sans cesse pour nous misérables pécheurs. Tendez-nous une main secourable, détournez de nos têtes coupables la justice irritée de Dieu ; faites entrer par vos prières notre frêle navire dans le port de la bienheureuse éternité.
 
Attribuée à Saint Augustin

« Préparons nos âmes aux grâces que le ciel s’apprête à verser sur la terre, en retour des hommages de celle-ci. Telle sera demain l’allégresse de l’Eglise, qu’elle semblera déjà se croire en possession de l’éternité. Aujourd’hui pourtant, c’est sous les livrées de la pénitence qu’elle se montre à nos yeux, confessant bien qu’elle n’est qu’une exilée (Hébreux 11, 13). Avec elle, jeûnons et prions. Nous aussi, que sommes-nous que des voyageurs, en ce monde où tout passe et se hâte de mourir ? D’années en années, la solennité qui va s’ouvrir compte parmi nos compagnons d’autrefois des élus nouveaux qui bénissent nos pleurs et sourient à nos chants d’espérance. D’années en années, le terme se rapproche où nous-mêmes, admis à la fête des cieux, recevrons l’hommage de ceux qui nous suivent, et leur tendrons la main pour les aider à nous rejoindre au pays du bonheur sans fin. Sachons, dès cette heure, affranchir nos âmes ; gardons nos cœurs libres, au sein des vaines sollicitudes, des plaisirs faux d’une terre étrangère : il n’est pour l’exilé d’autre souci que celui de son bannissement, d’autre joie que celle où il trouve l’avant-goût de la patrie ».

 

Dom Guéranger, l’Année Liturgique

ratzingerCDF-copie-1.jpg« La sainteté de l’Église réside dans ce pouvoir de sanctification que Dieu exerce malgré le caractère pécheur de l’homme. Nous sommes confrontés ici à la caractéristique propre à la Nouvelle Alliance : dans le Christ, Dieu s’est spontanément lié aux hommes, il s’est laissé lier par eux. La Nouvelle Alliance ne s’appuie plus sur l’observance d’un pacte de part et d’autre, mais elle est donnée par Dieu comme une grâce, qui subsiste en dépit de l'infidélité de l'homme. Dieu continue, malgré tout, à être bon avec celui-ci, il ne cesse de l’accueillir justement en tant que pécheur, il se tourne vers lui, il le sanctifie et l’aime. En vertu du don du Seigneur, don jamais repris, l’Église continue à être celle qu’il a sanctifiée, en qui la sainteté du Seigneur se rend présente parmi les hommes. Mais c’est toujours vraiment la sainteté du Seigneur qui se fait présente ici, et il choisit aussi et justement les mains sales des hommes comme réceptacle de sa présence. C’est là l’aspect paradoxal de l’Église, en laquelle le divin se présente si souvent dans des mains indignes. [...] La déconcertante association de la fidélité de Dieu et de l’infidélité de l'homme, qui caractérise la structure de l’Église, est l’aspect dramatique de la grâce. [...] On pourrait aller jusqu’à dire que l’Église, justement dans sa paradoxale structure de sainteté et de misère, est la représentation de la grâce en ce monde. Au contraire, dans le rêve humain d’un monde sauvé, la sainteté est imaginée comme le fait de ne pas être touché par le péché et par le mal, de ne pas se mêler à lui. [...] Dans la critique actuelle de la société et dans les actions auxquelles elle aboutit, ce côté impitoyable qui caractérise très souvent les idéaux humains est même trop évident. Ce qui était déjà perçu comme scandaleux dans la sainteté du Christ, aux yeux de ses contemporains, c’était précisément le fait qu’elle était complètement dénuée de cet aspect de condamnation : le fait qu’il ne faisait pas descendre le feu sur ceux qui étaient indignes et ne permettait pas aux gens zélés d’arracher dans les champs l’ivraie qu’ils y voyaient pousser. Au contraire, la sainteté de Jésus se manifestait précisément dans ses rencontres avec les pécheurs, qu’il attirait à lui ; des rencontres poussées jusqu’au point de se faire lui-même "péché", en acceptant la malédiction de la loi dans la peine capitale : complète communauté de destin avec les égarés (cf. 2 Corinthiens 5, 21; Galates 3, 13). Il a pris le péché sur lui, il s’en est chargé, révélant ainsi ce qu’est la véritable sainteté : non pas une séparation mais une unification ; non pas un jugement mais un amour rédempteur.

 

Et bien, l’Église n’est-elle pas simplement la poursuite de cet abandon de Dieu à la misère humaine ? N’est-elle pas la continuation des repas pris par Jésus avec les pécheurs, de ses contacts avec la pauvreté du péché, au point d’avoir l’air d’y sombrer ? Dans la sainteté de l’Eglise, bien peu sainte par rapport à l'attente humaine d’une pureté absolue, n’y a-t-il pas la révélation de la véritable sainteté de Dieu qui est amour, un amour qui toutefois ne se réfugie pas dans le noble détachement de l'intangible pureté, mais qui se mêle à la saleté du monde de façon à la nettoyer ? Si l’on tient compte de cela, la sainteté de l’Église peut-elle être autre chose que le fait que les uns portent les charges des autres, ce qui vient évidemment, pour tous, du fait que tous sont soutenus par le Christ ? [...] Au fond, c’est toujours un orgueil mal dissimulé qui est à l’œuvre lorsque la critique de l’Église prend ce ton de rude amertume qui commence à devenir un mode d’expression habituel aujourd’hui. S’y ajoute trop souvent, malheureusement, un vide spirituel dans lequel on ne perçoit plus du tout ce qui est spécifique à l’Église, de telle sorte que celle-ci n’est plus considérée que comme une formation politique qui agit en fonction de ses intérêts et que l’on perçoit son organisation comme misérable ou brutale, presque comme si la particularité de l’Église ne se situait pas, au-delà de son organisation, dans la consolation de la Parole de Dieu et des sacrements qu’elle apporte dans les jours de joie ou de tristesse. Les vrais croyants ne donnent jamais une importance excessive à la lutte pour la réorganisation des formes ecclésiale : ils vivent de ce que l’Église est toujours. Si l’on veut savoir ce qu’est vraiment l’Église, c’est eux qu’il faut aller voir. En effet, la plupart du temps, l’Église n’est pas là où l’on organise, où l’on réforme, où l’on dirige ; elle est présente en ceux qui croient avec simplicité et qui reçoivent en elle le don de la foi, qui devient pour eux source de vie. [...]

 

Cela ne veut pas dire qu’il faut toujours laisser les choses comme elles sont et les soutenir comme elles sont. Soutenir peut aussi être un processus très actif, une lutte pour rendre l’Église elle-même de plus en plus capable d’aider et de soutenir. En effet l’Eglise ne vit qu’en nous, elle vit de la lutte de ceux qui ne sont pas saints pour parvenir à la sainteté, comme du reste cette lutte vit, à son tour, du don de Dieu, sans lequel elle ne serait même pas possible. Mais la lutte ne sera fructueuse, constructive, que si elle est animée d’un esprit de soutien, d’un authentique et véritable amour. Nous voici donc aussi arrivés au critère en fonction duquel il faut toujours évaluer la lutte critique pour une meilleure sainteté : non seulement cette lutte n’est pas en opposition avec le soutien, mais elle est exigée par lui. Ce critère, c’est la construction. Une critique amère, uniquement capable de destruction, se condamne elle-même. Certes, une porte claquée peut être un signal qui secoue ceux qui sont à l’intérieur. Mais croire que l’on peut construire davantage en étant seul qu’en collaborant avec d’autres est justement une illusion, exactement comme l’est l'idée d’une Église "des saints" au lieu d’une Église "sainte", qui est sainte parce que le Seigneur lui prodigue le don de la sainteté, sans aucun mérite de notre part ».

 

Extraits tirés du dernier chapitre d’"Introduction au christianisme", par Joseph Ratzinger

Car « je me contente d’obéir aux dernières directives de Rome ! » 

 

 

L’Abbé Goy : «  Cette question m’étonne un peu : demander à un prêtre pourquoi il porte la soutane alors que ce fut l’habit systématique du clergé pendant plusieurs siècles et que le pape lui-même entouré de ses cardinaux l’arborent tous les jours. Vous verriez le pape, lui demanderiez-vous pourquoi il porte la soutane ? Non bien sûr ! Et bien ne soyez pas davantage étonnés de voir un prêtre catholique revêtu de sa soutane. Il est curieux qu’un prêtre en civil ne provoque aucun étonnement et qu’un prêtre en soutane suscite des interrogations, ne trouvez-vous pas ! Dans notre société de plus en plus laïcisée et sécularisée, les signes ont leur importance pour rappeler aux hommes que nous croisons que l’Eglise existe toujours, qu’il y a encore des catholiques et des prêtres malgré la crise religieuse que nous traversons. Lorsque l’on croise un prêtre en clergyman ou en soutane dans la rue on dit : « Tiens un curé ! il y en a donc encore ! ».

 

 

Lorsque je vais faire mes courses en ville ou dans une grande surface j’ai bien conscience que les gens me regardent. Je n’ai pas honte. A l’heure actuelle où l’on s’habille comme on l’entend sans aucune contrainte, il ne manquerait plus que ça qu’on m’interdise de porter ma soutane que j’aime. La musulmane est fière de porter son voile islamique dans nos villes, l’enfant est fier de porter à l’école et au catéchisme son jean déchiré exprès au genoux, l’adolescente est fière d’arborer son percing au nombril pour aller en boîte, les jeunes retraités sont à l’aise dans leur fuseau et dans leur pantacourt, moi je suis très bien dans ma soutane. Il faudra vous y habituer. D’ailleurs je n’avais pas l’intention de vous demander comment je dois m’habiller. Je me contente d’obéir aux dernières directives de Rome (Canon 284) à ce sujet : « Le prêtre doit être reconnu avant tout par son comportement mais aussi par sa façon de se vêtir, pour rendre immédiatement perceptible à tout fidèle et même à tout homme son appartenance à Dieu et à l’Eglise. Lorsque l’habit du prêtre n’est pas la soutane, il doit être différent de la manière de se vêtir des laïcs. » (Directoire pour le Ministère des Prêtres du 24 janvier 1994).

 

Abbé Laurent Goy, curé de Coligny

Admin - dans Divers

« […] La parabole du bon Samaritain appartient à l'Evangile de la souffrance. Elle indique, en effet, quelle doit être la relation de chacun d'entre nous avec le prochain en état de souffrance. Il nous est interdit de « passer outre », avec indifférence, mais nous devons « nous arrêter » auprès de lui. Le bon Samaritain, c'est toute personne qui s'arrête auprès de la souffrance d'un autre homme, quelle qu'elle soit. S'arrêter ainsi, cela n'est pas faire preuve de curiosité mais de disponibilité. Celle-ci est comme une certaine disposition intérieure du cœur qui s'ouvre et qui est capable d'émotion. Le bon Samaritain est toute personne sensible à la souffrance d'autrui, la personne qui « s'émeut » du malheur de son prochain. Si le Christ, sachant ce qu'il y a dans l'homme, souligne cette capacité émotive, c'est qu'il veut en montrer l'importance dans nos comportements face à la souffrance des autres. Il importe donc de développer en soi cette sensibilité du cœur, qui témoigne de notre compassion pour un être souffrant. Parfois, cette compassion est la seule ou la principale expression possible de notre amour et de notre solidarité avec ceux qui souffrent. Mais le bon Samaritain de la parabole du Christ ne se contente pas seulement d'émotion et de compassion. Ces mouvements affectifs deviennent pour lui un stimulant qui l'amène à agir concrètement et à porter secours à l'homme blessé. Tout homme qui porte secours à des souffrances, de quelque nature qu'elles soient, est donc un bon Samaritain. […] L'homme qui est le « prochain » ne peut passer avec indifférence devant la souffrance des autres, au nom de la loi fondamentale de la solidarité humaine; il le peut encore moins au nom de la loi d'amour du prochain. Il doit « s'arrêter », « avoir pitié », comme le fit le Samaritain de la parabole évangélique. La parabole en elle-même exprime une vérité profondément chrétienne, mais en même temps une vérité humaine on ne peut plus universelle. Ce n'est pas sans raison que, même dans le langage courant, on appelle œuvre « de bon samaritain » toute activité en faveur des personnes qui souffrent et ont besoin d'aide. […] La parabole du bon Samaritain […] témoigne que la révélation par le Christ du sens salvifique de la souffrance ne s'identifie nullement à une attitude de passivité. C'est tout le contraire. L'Evangile est la négation de la passivité en face de la souffrance. Le Christ lui-même, en ce domaine, est essentiellement actif. […] Cette parabole entrera, enfin, quant à son contenu essentiel, dans le discours bouleversant du jugement dernier, rapporté par Matthieu dans son Evangile : « Venez les bénis de mon Père, recevez en héritage le Royaume qui vous a été préparé depuis la fondation du monde. Car j'ai eu faim et vous m'avez donné à manger, j'ai eu soif et vous m'avez donné à boire, j'étais un étranger et vous m'avez accueilli, nu et vous m'avez vêtu, malade et vous m'avez visité, prisonnier et vous êtes venu me voir ». Aux justes qui demandent quand il leur est arrivé de faire tout cela pour lui, le Fils de l'homme répondra: « En vérité, je vous le dis, dans la mesure où vous l'avez fait à l'un de ces plus petits de mes frères, c'est à moi que vous l'avez fait ». Le jugement inverse tombera sur ceux qui se sont comportés autrement : « En vérité, je vous le dis, dans la mesure où vous ne l'avez pas fait à l'un de ces plus petits, à moi non plus vous ne l'avez pas fait ». On pourrait assurément allonger la liste des souffrances qui ont suscité l'émotion humaine, la compassion, la prise en charge, ou bien ne les ont point provoquées. La première et la seconde déclaration du Christ à propos du jugement dernier indiquent sans équivoque possible combien est essentiel, dans la perspective de la vie éternelle à laquelle tout homme est appelé, le fait de « s'arrêter », à l'exemple du bon Samaritain, près de la souffrance de son prochain, d'avoir pitié d'elle, et enfin de la soulager. Dans le programme messianique du Christ, qui est le programme du Royaume de Dieu, la souffrance est présente dans le monde pour libérer l'amour, pour faire naître des œuvres d'amour à l'égard du prochain, pour transformer toute la civilisation humaine en « civilisation de l'amour ». Dans cet amour, le sens salvifique de la souffrance se réalise à fond et atteint sa dimension définitive. Les paroles du Christ à propos du jugement dernier permettent de comprendre cela avec toute la simplicité et la clarté évangéliques. Ces paroles sur l'amour, sur les actions charitables liées à la souffrance humaine, nous permettent encore une fois de découvrir, à la base de toutes les souffrances humaines, la souffrance rédemptrice du Christ. Le Christ dit : « C'est à moi que vous l'avez fait ». Il est bien celui qui, en chacun, expérimente l'amour. C'est bien lui qui reçoit une aide, lorsque celle-ci est apportée à toute souffrance sans exception. C'est bien lui qui est présent dans telle ou telle personne qui souffre, puisque sa souffrance salvifique a été ouverte une fois pour toutes à toute souffrance humaine. Et tous ceux qui souffrent ont été appelés une fois pour toutes à devenir participants « des souffrances du Christ ». De même tous ont été appelés à « compléter » par leur propre souffrance « ce qui manque aux épreuves du Christ ». En même temps le Christ a enseigné à l'homme à faire du bien par la souffrance et à faire du bien à celui qui souffre. Sous ce double aspect, il a révélé le sens profond de la souffrance ».

 

Sa Sainteté le Pape Jean-Paul II - Extrait de la Lettre Apostolique Salvifici Doloris

Confiteor + Kyriale IV (cunctipotens genitor Deus)

 

• TEXTES LITURGIQUES (SS. SIMONIS ET IUDÆ, APOSTOLORUM)

 

- Ephésiens 2, 19-22 : Vous êtes concitoyens du Ciel

- Psaume 19, 2 : Adonaï, Soleil de Justice

- Luc 6, 12-19 : Le choix des Douze

 

Introït de la Messe : "Iudicant sancti gentes"


 

 

 

Lien : Propre de la Messe (forme ordinaire)

Seigneur, ayez pitié de nous, --> Kýrie, eléison !
Jésus-Christ, ayez pitié de nous,
--> Kýrie, eléison !
Seigneur, ayez pitié de nous,
--> Kýrie, eléison !
Jésus-Christ, écoutez-nous.
--> Kýrie, eléison !
Jésus-Christ, exaucez-nous,
--> Kýrie, eléison !

 

Père céleste qui êtes Dieu, --> ayez pitié de nous
Fils, Rédempteur du monde, qui êtes Dieu,
--> ayez pitié de nous
Esprit-Saint, qui êtes Dieu,
--> ayez pitié de nous

 

Sainte Marie, --> priez pour nous,
Médiatrice de toutes les grâces,
--> priez pour nous,
Reine des coeurs,
--> priez pour nous,

Saint Louis-Marie de Montfort,
--> priez pour nous.
Saint Louis-Marie de Montfort, fidèle imitateur de Jésus-Christ, --> priez pour nous,
Saint Louis-Marie de Montfort, prédicateur éloquent de la Croix,
--> priez pour nous,
Saint Louis-Marie de Montfort, chantre du Sacre-Coeur,
--> priez pour nous,
Saint Louis-Marie de Montfort, dévot esclave de Jésus en Marie,
--> priez pour nous,
Saint Louis-Marie de Montfort, apôtre du très saint Rosaire,
--> priez pour nous,
Saint Louis-Marie de Montfort, homme d'oraison,
--> priez pour nous,
Saint Louis-Marie de Montfort, prodige de mortification,
--> priez pour nous,
Saint Louis-Marie de Montfort, amant passionné de la pauvreté,
--> priez pour nous,
Saint Louis-Marie de Montfort, champion intrépide de la vérité,
--> priez pour nous,
Saint Louis-Marie de Montfort, défenseur ardent de la foi catholique,
--> priez pour nous,
Saint Louis-Marie de Montfort, zélateur infatigable de la gloire de Dieu et du salut des âmes,
--> priez pour nous,
Saint Louis-Marie de Montfort, restaurateur des temples du Seigneur,
--> priez pour nous,

Saint Louis-Marie de Montfort, père des pauvres, --> priez pour nous,
Saint Louis-Marie de Montfort, secours des infirmes et des malades,
--> priez pour nous,
Saint Louis-Marie de Montfort, instituteur de l'enfance et de la jeunesse,
--> priez pour nous,
Saint Louis-Marie de Montfort, fondateur de congrégation religieuses,
--> priez pour nous, 
Saint Louis-Marie de Montfort, --> modèle des prêtres et des missionnaires,


Obtenez-nous la véritable sagesse,
--> saint Louis-Marie de Montfort,
Obtenez-nous l'esprit de foi,
--> saint Louis-Marie de Montfort,
Obtenez-nous l'esprit de prière,
--> saint Louis-Marie de Montfort,
Obtenez-nous l'esprit d'humilité,
--> saint Louis-Marie de Montfort,
Obtenez-nous l'amour de la croix,
--> saint Louis-Marie de Montfort,

Obtenez-nous votre vraie dévotion à Marie, --> saint Louis-Marie de Montfort,
Obtenez-nous votre amour pour l'Église,
--> saint Louis-Marie de Montfort,
Obtenez-nous votre dévouement au Vicaire de Jésus-Christ,
--> saint Louis-Marie de Montfort,
Obtenez-nous votre obéissance filiale au Pape infaillible,
--> saint Louis-Marie de Montfort,
Obtenez-nous votre courage dans les épreuves,
--> saint Louis-Marie de Montfort,
Obtenez-nous votre amour de la vie cachée,
--> saint Louis-Marie de Montfort,
Obtenez-nous votre zèle pour la conversion des pécheurs,
--> saint Louis-Marie de Montfort,
Obtenez-nous la persévérance dans le bien,
--> saint Louis-Marie de Montfort,
Obtenez-nous la grâce d'une bonne mort,
--> saint Louis-Marie de Montfort,

Obtenez-nous le règne de Jésus par Marie, --> saint Louis-Marie de Montfort.

 

Agneau de Dieu, qui effacez les péchés du monde, --> pardonnez-nous Seigneur.
Agneau de Dieu, qui effacez les péchés du monde,
--> exaucez-nous Seigneur.
Agneau de Dieu, qui effacez les péchés du monde,
--> ayez pitié de nous.

 

V. Saint Louis-Marie de Montfort
R. Intercédez pour nous.

 

Prions : Ô Dieu, qui avez fait de saint Louis-Marie un prédicateur éminent du Règne de votre Fils unique, et par lui avez suscité dans votre Église une double famille religieuse; daignez nous accorder, selon son enseignement et à son exemple, la grâce de servir toujours sous le joug suave de la bienheureuse Vierge Mère, ce même Fils bien-aimé qui vit et règne avec vous en l'unité du Saint-Esprit dans les siècles des siècles. Ainsi soit-il.

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