« [...] Pour vous, mes frères bien-aimés, qui conservez la crainte de Dieu, vous dont la conscience coupable ne perd pas le souvenir de son état, reconnaissez vos péchés avec douleur, repassez-les dans l’amertume de votre âme, ouvrez les yeux du cœur pour en comprendre toute la gravité et, pleins d’espoir dans la Miséricorde du Seigneur, gardez-vous bien de vous attribuer un pardon trop facile. Si Dieu a tout l’amour, toute la bonté, toute l’indulgence d’un Père, il a aussi la sévère majesté d’un Juge. Que nos larmes soient en rapport avec la grandeur de nos fautes. Si la plaie est profonde, appliquons un remède, énergique; que la pénitence ne soit pas inférieure au péché. Vous avez renié votre Dieu, vous lui avez préféré votre patrimoine, vous avez violé son temple par un sacrilège, et vous croyez pouvoir l’apaiser facilement ? Vous avez dit qu’il n’était pas votre Dieu, et vous croyez avoir sur-le-champ des droits à Sa Miséricorde ? Priez, prolongez vos supplications; passez les jours dans les larmes, les nuits dans les veilles, étendus sur le cilice; n’interrompez pas vos gémissements; roulez-vous dans la cendre et dans la poussière [...]. Multipliez donc vos bonnes œuvres; employez tous vos revenus à la guérison de vos blessures; remettez toute votre fortune entre les mains de ce Dieu qui doit vous juger.

 

C’est ainsi qu’agissaient les premiers chrétiens. Leur foi était active et généreuse. Ils confiaient tout leur bien aux apôtres pour les distribuer en aumônes; et pourtant ils n’avaient pas à racheter les fautes sur lesquelles vous gémissez. Si vous priez, si vous avez recours aux larmes et aux gémissements de la pénitence, si vous fléchissez, par vos œuvres, la Justice Divine, le Seigneur vous fera Miséricorde. Il vous a dit Lui-même : "Je ne veux pas la mort du pécheur, mais qu’il se convertisse et qu’il vive". "Revenez au Seigneur votre Dieu, dit-il encore, car il est bon, miséricordieux, patient, prêt à pardonner toutes nos iniquités". Il peut faire grâce au coupable et révoquer ses arrêts; il peut pardonner au pénitent qui multiplie ses bonnes oeuvres et ses prières; il peut avoir égard à ce que demandent les martyrs et à ce que font les prêtres. Si quelqu’un le touche davantage par ses oeuvres satisfactoires, s’il apaise son indignation par l’ardeur de ses prières, il lui donnera des armes nouvelles; jusque dans sa défaite, il lui enverra de nouveaux secours pour renouveler et fortifier sa foi. Alors le soldat retournera au combat, il rentrera dans la mêlée, il provoquera l’ennemi et le regret d’avoir été vaincu doublera ses forces. Celui qui satisfera ainsi au Seigneur et qui, animé par la honte et le repentir, tirera de sa chute, avec l’aide de Dieu, une augmentation de courage et de foi, celui-là réjouira l’Église qu’il avait attristée, et obtiendra, avec son pardon, la couronne de vie » [...].

 

Saint Cyprien de Carthage, Père de l'Eglise - Des Tombés

« Ô mon Dieu, je suis profondément désolé de vous avoir offensé, maltraité, ignoré, méprisé, trahi, parce que vous êtes infiniment bon, doux, vulnérable, pur, et que mon péché vous blesse profondément. Je décide fermement, avec votre aide, de vous rester proche, de réparer ce qu’il est possible, de prier pour ceux qui m’ont fait mal, et de témoigner de votre amour ».

 

 

 

1. Si tu as du mal à te confesser, confesse-toi régulièrement. Jésus, vrai Dieu, est spécialement venu pour les pécheurs. Si tu as du mal à savoir quoi dire, confesse-toi une fois par mois, si tu as perdu la joie, la prière et le goût de Dieu… n’attend pas, il y a urgence.

 

2. Décide-toi de revenir vers le Père  : Lui, Il court déjà vers toi. Sans chercher à en ressentir l’envie ou le besoin, décide d’aller te confesser, comme tu te déciderais d’aller à un rendez-vous, même pénible mais d’extrême importance.

 

3. Arrive un peu à l’avance et prie. Pense à la joie de Dieu. Ne prépare pas une déclaration pour la douane, mais commence par remercier d’être là, vivant, croyant, attendant d’être de nouveau embrassé, câliné par Dieu. Reconnais ce que tu as fait, dit, pensé… et pas fait… Ne cherche pas tant du côté des faiblesses, que des vrais manques d’amour : le péché est une cruauté.

 

4. La personne du prêtre importe peu. Mets-toi à genoux si c'est possible. Ferme les yeux. Pense à la tendresse sans limite du Père. Et essaie de commencer par ce qui t’humilie le plus, comme pour faire sauter le bouchon de ton coeur. Le plus grave est souvent ce que tu ne vois pas, bien caché. En avouant ce dont tu as honte, tu permets que la lumière de l'amour pénètre et te montre mieux l'orgueil endurci qui t'empêche d'aimer et te laisser aimer.

 

5. Ne plaide pas non coupable ou les circonstances atténuantes. Dieu est ton avocat, et il connaît ton dossier. Ce qui est grave, terrible dans l’amour, c’est de dire : « ça suffit ! Terminé ! » et de se fermer. Avoue-les fois où tu l’as fait dans les domaines de l’affection, la vérité, la générosité, la pureté…

 

6. Ne cache rien volontairement. Le mal que tu as fait te fait mal. Tu n’apprends rien à Dieu, mais tu lui présentes ton mal et ta douleur pour qu’Il te libère, te pardonne et te guérisse.

 

7. Tu dis toujours la même chose, et tu recommences… Eh oui, il n’y aucune créativité dans le domaine du refus et du péché. À chaque fois que tu retombes, Dieu veut te relever. Il ne se lassera pas. Et toi, ne te lasse pas de te confesser. Dans l’invisible, tu accumules victoire sur victoire.

 

8. Au moment où tu entends l’absolution, crois que l’amour de Jésus, sa vérité, son courage, sa pureté… sont, sans mesure ni condition comme déversés sur toi. C’est justement pour cela que tu es venu te confesser, pour te laisser aimer à ce point extrême, et permettre à Dieu de réveiller en toi tous les dons de l’Esprit Saint.

 

9. Le plus petit péché pollue le cosmos comme la goutte de mercure dans le ruisseau pollue l’océan. Mais, l’absolution purifie ton âme plus formidablement encore. Ainsi, par le pardon que tu reçois, tu contribues mystérieusement à l’évangélisation, au point que si tu en voyais l’effet, tu te confesserais tous les jours !

 

10. Prends le temps de célébrer le pardon reçu par une petite fête pour la gloire de Dieu mais aussi ton plaisir, comme la fête de l’Enfant Prodigue. Prends enfin comme première résolution de témoigner de ce que la confession régulière t’apporte. C’est souvent au moment où tu en témoigneras, que tu expérimenteras la fantastique joie de mieux sentir que tu es sauvé et à quel point tu es aimé.

 

Extrait de la revue "Feu et Lumière"

Mass3 HolyMass06HD’après le professeur Feulner, professeur de théologie à Vienne, tout prêtre peut célébrer la messe en se tenant devant l’autel et « face à Dieu ».
Lors d’une interview pour le journal « Der Sonntag », il a précisé que « dans aucun document du concile Vatican II, et surtout pas dans la Constitution sur la liturgie Sacrosanctum Concilium (1963), il n’est écrit que le prêtre doive célébrer versus populum, c’est-à-dire en faisant face au peuple ». Le professeur Feulner explique que « le document de référence en ce qui concerne les changements à opérer après le concile Vatican II est l’Instruction Inter Oecumenici (1964). » On lit dans ce texte que l’autel devrait, dans la mesure du possible, être placé à distance du mur du fond du chœur, de telle façon que l’on puisse facilement en faire le tour et célébrer face au peuple.
Cette directive, qui était au départ plus un conseil qu’une obligation, a pourtant rapidement conduit à ce que presque partout dans les églises catholiques on a vu fleurir ces autels ramenés au plus près des fidèles dont on a fait, comme le dit Feulner, « la conquête la plus visible » du Concile - bien que cette disposition de l’autel ait eu cours, par endroits, dès avant le Concile -.
Le professeur Feulner rappelle cependant que la Congrégation pour le Culte divin avait dans le même temps précisé qu’il n’y avait aucune obligation à célébrer la messe face au peuple. Il cite même plusieurs rubriques du missel actuel qui supposent, de façon plus ou moins explicite, que la célébration versus Dominum est la règle. Par exemple lorsqu’on lit la rubrique avant l’Orate fratres : « puis debout au milieu de l’autel, tourné vers le peuple, il (le prêtre) dit... »
. De même pour le geste de paix, ou au moment de présenter l’hostie aux fidèles ; et au contraire lorsque le prêtre s’apprête à communier on lit : « tourné vers l’autel... ».
 Lorsqu’on l’interroge sur les raisons qui font que la plupart du temps le prêtre fait aujourd’hui face à l’assemblée des fidèles, le Prof. Feulner répond que cela découle de l’insistance sur l’Eucharistie vue comme un repas, et sur l’invitation faite par le Concile à une « participation active » au déroulement de la célébration. Et il poursuit : « Ce faisant, on oublie toutefois qu’on ne peut opposer dans l’Eucharistie l’aspect repas et l’aspect sacrificiel, que ces notions ne s’excluent pas mutuellement. Tout au contraire, il faut comprendre que le Sacrifice eucharistique s’accomplit partiellement sous la forme d’un repas. »

 

Le théologien viennois nous renvoie alors à la dimension cosmique de la liturgie, et à l’orientation de la prière (ad orientem) : « L’Orient est le symbole du Ressuscité au matin de Pâques, de Celui qui est monté aux Cieux, du Christ qui reviendra à la fin des temps (Mt 24, 27 ; Ap 7, 2) ». 
A la question de savoir si le prêtre a le droit de célébrer en tournant le dos aux fidèles dans le cas où il existe un autel face au peuple, Feulner répond que les deux façons de célébrer sont justifiées : « D’après les règles liturgiques en vigueur actuellement, tout prêtre peut décider de se placer, à partir de l’Offertoire, devant l’autel, même s’il est détaché du mur, et de célébrer versus Dominum, c’est-à-dire orienté de la même façon que la communauté, ce qui correspond à une ancienne tradition chrétienne datant de l’Antiquité. »



 

Pro Liturgia

« (…) On ne dit pas à une jeune fille ou à un garçon : « Je t'aime » si on n'est pas capable de lui dire en même temps : « Je m'engage avec toi pour toute ma vie ». Pourquoi ? Parce que sinon, ce « Je t'aime » qui est peut-être sincère, il n'est pas vrai. Pourquoi ? Parce que vous ne pouvez pas dire à quelqu'un que vous l'aimez si vous ne la connaissez pas en vérité, et ça, ça demande du temps. Quand on aime quelqu'un, ça veut dire qu'on le choisit pour ce qu'il est, et non pas pour ce qu'il m'apporte, on le choisit pour ce qu'il est, vraiment, et non pas pour ce dont je rêve de lui ou d'elle. Et ça, ça demande du temps, d'apprendre à connaître l'autre. Ça demande du temps de dire à l'autre : « Je t'aime », non pas parce que j'ai besoin d'être aimé, mais parce que je veux ton bonheur, et je comprends que je t'aime parce que je veux ton bonheur au point de construire toute ma vie avec toi. Je ne mets pas une question d'âge, une question de période, de durée à attendre, mais je mets une question d'exigence de vérité dans votre cœur. Ne vous habituez jamais, je vous en supplie, à dire « Je t'aime » facilement. Ce n'est pas possible. Parce que sinon, comment et qu'est-ce que cela voudra-t-il dire, quand vous le direz à votre époux ou à votre épouse ? Dire « Je t'aime », c'est hyper dur, c'est hyper exigeant. On n'embrasse pas quelqu'un quand on n'est pas capable de se donner, de construire quelque chose pour toute la vie, pour toujours, quand on n'a pas l'intention que ça dure pour toujours et qu'on n'en prend pas les moyens, qu'on n'a pas un projet commun. Pourquoi ? Parce que embrasser Quelqu'un, c'est quelque chose de beau, de magnifique, j'ai rien contre ! Je trouve ça génial. Mais c'est beau et c'est magnifique si c'est vrai là encore. Quand vous embrassez quelqu'un, vous vous donnez déjà. Pas complètement, peut-être, mais vous vous donnez déjà (…) ».

 

 


 

Ci-dessus, Intégralité de la conférence de

l'Abbé Pierre-Hervé Grosjean (Diocèse de Versailles)

Visitation copy« Et Marie se levant en ces jours-là partit en hâte pour la montagne, pour la cité de Juda, entra dans la demeure de Zacharie et salua Elisabeth. » II est normal que tous ceux qui veulent être crus fournissent les raisons de croire. Aussi l'ange qui annonçait les mystères, pour l'amener à croire par un précédent, a-t-il annoncé à Marie, une vierge, la maternité d'une femme âgée et stérile, montrant ainsi que Dieu peut tout ce qui lui plaît. Dès qu'elle l'eut appris, Marie, non par manque de foi en la prophétie, non par incertitude de cette annonce, non par doute sur le précédent fourni, mais dans l'allégresse de son désir, pour remplir un pieux devoir, dans l'empressement de la joie, se dirigea vers les montagnes. Désormais remplie de Dieu, pouvait-elle ne pas s'élever en hâte vers les hauteurs ? Les lents calculs sont étrangers à la grâce de l'Esprit Saint. Apprenez aussi, femmes pieuses, quel empressement vous devez témoigner à vos parentes près d'être mères. Marie jusque-là vivait seule dans la retraite la plus stricte ; elle n'a été retenue ni de paraître en public par la pudeur virginale, ni de son dessein par les escarpements des montagnes, ni du service à rendre par la longueur du chemin. Vers les hauteurs, la Vierge se hâte, la Vierge qui pense à servir et oublie sa peine, dont la charité fait la force et non le sexe ; elle quitte sa maison et va. Apprenez, vierges, à ne pas courir les maisons des autres, à ne pas traîner sur les places, à ne pas engager de conversations sur la voie publique. Marie s'attarde à la maison, se hâte sur le chemin. Elle demeura chez sa cousine trois mois; car, étant venue pour rendre service, elle avait ce service à coeur ; elle demeura trois mois, non pour le plaisir d'être dans une demeure étrangère, mais parce qu'il lui déplaisait de se montrer souvent au-dehors.
Vous avez appris, vierges, la délicatesse de Marie ; apprenez son humilité. Elle vient comme une parente à sa parente, comme une cadette à son aînée ; et non seulement elle vient, mais encore elle est la première à saluer ; il convient en effet que plus chaste est une vierge, plus humble elle soit ; qu'elle sache honorer ses aînées, qu'elle soit maîtresse d'humilité, celle qui fait profession de chasteté.
Il y a là encore un motif de piété, il y a même un enseignement doctrinal : il faut remarquer en effet que le supérieur vient à l'inférieur pour aider l'inférieur : Marie à Elisabeth, le Christ à Jean ; aussi bien, plus tard, pour consacrer le baptême de Jean, le Seigneur est venu à ce baptême (Matth., III, 13).


Et tout de suite se manifestent les bienfaits de l'arrivée de Marie et de la présence du Seigneur : car « au moment où Elisabeth entendit le salut de Marie, l'enfant tressaillit dans son sein, et elle fut remplie de l'Esprit Saint ». Remarquez le choix et la précision de chaque mot. Elisabeth a la première entendu la voix, mais Jean a le premier ressenti la grâce : celle-là suivant l'ordre de la nature a entendu, celui-ci a tressailli sous l'effet du mystère ; elle a perçu l'arrivée de Marie, lui celle du Seigneur : la femme celle de la femme, l'enfant celle de l'enfant. Elles parlent grâce ; eux la réalisent au-dedans et abordent le mystère de la miséricorde au profit de leurs mères ; et, par un double miracle, les mères prophétisent sous l'inspiration de leurs enfants. L'enfant a tressailli, la mère a été comblée ; la mère n'a pas été comblée avant son fils, mais le fils, une fois rempli de l'Esprit Saint, en a aussi rempli sa mère.
Jean a tressailli, l'esprit de Marie a également tressailli. Au tressaillement de Jean, Elisabeth est comblée ; pour Marie, nous n'apprenons pas qu'elle fut (alors) remplie de l'Esprit, mais que son esprit tressaille : car Celui qu'on ne peut comprendre agissait en sa Mère d'une manière non compréhensible. Enfin celle-là est comblée après avoir conçu, celle-ci avant de concevoir. « Bénie êtes-vous parmi les femmes, et béni le fruit de votre sein ! Et comment m'est-il donné que la Mère de mon Seigneur vienne à moi ? » L'Esprit Saint connaît sa parole ; II ne l'oublie jamais, et la prophétie se réalise non seulement dans les faits miraculeux, mais en toute rigueur et propriété de termes. Quel est ce fruit du sein, sinon Celui de qui il fut dit : « Voici que le Seigneur donne pour héritage les enfants, récompense du fruit du sein » (Ps. 126,3) ? Autrement dit : l'héritage du Seigneur, ce sont les enfants, prix de ce fruit qui est issu du sein de Marie. C'est Lui le fruit du sein, la fleur de la tige, dont Isaïe prophétisait bien : « Une tige, disait-il, va s'élever de la souche de Jessé, et une fleur jaillir de cette tige » (Is., XI, 1) : la souche, c'est la race des Juifs, la tige Marie, la fleur de Marie le Christ, qui, comme le fruit d'un bon arbre, selon nos progrès dans la vertu, maintenant fleurit, maintenant fructifie en nous, maintenant renaît par la résurrection qui rend la vie à son corps. « Et comment m'est-il donné que la Mère de mon Seigneur vienne à moi ? » Ce n'est point l'ignorance qui la fait parler — elle sait bien qu'il y a grâce et opération du Saint-Esprit à ce que la mère du prophète soit saluée par la Mère du Seigneur pour le profit de son enfant — mais elle reconnaît que c'est le résultat non d'un mérite humain mais de la grâce divine ; aussi dit-elle : « Comment m'est-il donné », c'est-à-dire : quel bonheur m'arrive, que la Mère de mon Seigneur vienne à moi ! Je reconnais n'y être pour rien. Comment m'est-il donné ? par quelle justice, quelles actions, pour quels mérites ? Ce ne sont pas là démarches accoutumées entre femmes « que la Mère de mon Seigneur vienne à moi ». Je pressens le miracle, je reconnais le mystère : la Mère du Seigneur est féconde du Verbe, pleine de Dieu.

 

« Car voici qu'au moment où votre salut s'est fait entendre à mes oreilles, l'enfant a tressailli de joie dans mon sein. Et bienheureuse êtes-vous d'avoir cru ! » Vous voyez que Marie n'a pas douté, mais cru, et par là obtenu le fruit de la foi. « Bienheureuse, dit-elle, qui avez cru ! ». Mais vous aussi bienheureux, qui avez entendu et cru ! car toute âme qui croit, conçoit et engendre la parole de Dieu et reconnaît ses oeuvres. Qu'en tous réside l'âme de Marie pour glorifier le Seigneur ; qu'en tous réside l'esprit de Marie pour exulter en Dieu. S'il n'y a corporellement qu'une Mère du Christ, par la foi le Christ est le fruit de tous : car toute âme reçoit le Verbe de Dieu, à condition que, sans tache, préservée des vices, elle garde la chasteté dans une pureté sans atteinte. Toute âme donc qui parvient à cet état magnifie le Seigneur, comme l'âme de Marie a magnifié le Seigneur et comme son esprit a tressailli dans le Dieu Sauveur. Le Seigneur est en effet magnifié, ainsi que vous l'avez lu ailleurs : « Magnifiez le Seigneur avec moi » (Ps. 33, 4) : non que la parole humaine puisse ajouter quelque chose au Seigneur, mais parce qu'il grandit en nous ; car « le Christ est l'image de Dieu » (II Cor., IV, 4; Coloss., I, 15) et, dès lors, l'âme qui fait oeuvre juste et religieuse magnifie cette image de Dieu, à la ressemblance de qui elle a été créée ; dès lors aussi, en la magnifiant, elle participe en quelque sorte à sa grandeur et s'en trouve élevée : elle semble reproduire en elle cette image par les brillantes couleurs de ses bonnes oeuvres, et comme la copier par la vertu.
Or l'âme de Marie magnifie le Seigneur et son esprit tressaille en Dieu parce que, vouée âme et esprit au Père et au Fils, elle vénère avec un pieux amour le Dieu unique, d'où viennent toutes choses, et l'unique Seigneur, par qui sont toutes choses (cf. I. Cor., VIII, 6). Suit la prophétie de Marie, dont la plénitude répond à l'excellence de sa personne. Et il n'est pas sans intérêt, semble-t-il, qu'Elisabeth prophétise avant la naissance de Jean, Marie avant celle du Seigneur. Déjà se dessine et s'ébauche le salut des hommes ; car le péché ayant commencé par les femmes, le bien, aussi, débute par des femmes, afin que les femmes, délaissant à leur tour les mœurs efféminées, renoncent à leur faiblesse, et que l'âme, qui n'a pas de sexe, telle Marie, ignorant l'erreur, s'applique religieusement à imiter sa chasteté. « Marie demeura chez elle trois mois et s'en revint dans sa maison. » II est bien qu'on nous montre Marie rendant service et fidèle à un nombre mystique : car la parenté n'est pas la seule cause de ce long séjour, mais aussi le profit d'un si grand prophète. En effet, si la première entrée a procuré un tel résultat qu'au salut de Marie l'enfant ait tressailli dans le sein, que l'Esprit Saint ait rempli la mère de l'enfant, quels accroissements pouvons-nous croire qu'en un tel espace de temps, la présence de sainte Marie lui ait valus ! « Marie demeura chez elle trois mois. » Ainsi le prophète recevait l'onction et, tel un bon athlète, était exercé dès le sein maternel : car c'est en vue d'un grandiose combat que se préparait sa force. 
Enfin Marie est demeurée jusqu'à ce que fût accompli pour Elisabeth le temps de l'enfantement. Or, si vous y prenez bien garde, vous trouverez qu'on n'a jamais noté cela que pour la naissance des justes ; car enfin « les jours furent accomplis pour l'enfantement » de Marie, « le temps fut accompli » pour l'enfantement d'Elisabeth, le temps de la vie s'est accompli quand les saints ont quitté la carrière de cette vie. La plénitude est pour la vie du juste, le vide pour les jours des impies ».

 

Commentaire intégral de Saint Ambroise de Milan, Docteur de l’Eglise

Traité sur l’Evangile de Saint Luc (pour le chapitre 1, versets 39-56)

 

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O Trinité éternelle, Dieu tout-puissant, nous sommes des arbres de mort et vous êtes l'arbre de vie. Dieu infini, quel spectacle de voir dans votre lumière l'arbre de votre créature ! Pureté suprême, vous aviez donné à cet arbre pour rameaux les puissances de l'âme qui sont l'intelligence, la mémoire et la volonté. Et quels fruits devaient porter ces rameaux ? La mémoire devait vous retenir, l'intelligence vous comprendre, la volonté vous aimer. O arbre dans quel heureux état le jardinier divin t'avait planté ! Hélas ! ô mon Dieu, cet arbre est tombé. Arbre de vie, il est devenu un arbre de mort, et il ne pouvait plus porter que des fruits empoisonnés. Mais éternelle Trinité, vous vous êtes passionnée jusqu'à la folie pour votre Créature. Lorsque vous avez vu que cet arbre ne devait plus produire que des fruits de mort, parce qu'il était séparé de vous qui êtes la Vie, vous l'avez sauvé par ce même amour qui vous avait poussé à le créer: vous avez greffé votre divinité sur l'arbre perdu de notre humanité. Bonne et bienfaisante greffe, vous avez mêlé votre douceur à notre amertume, la splendeur aux ténèbres, la sagesse à la folie, la vie à la mort, l'infini au fini. Après l'injure que votre créature vous avait faite, qui donc a pu vous forcer à cette union qui nous rend la vie? C'est l'amour, le seul amour. Et cette greffe mystérieuse a vaincu la mort. Mais cela ne suffisait pas aux ardeurs de votre charité, ô Verbe éternel: vous avez voulu arroser cet arbre de votre propre Sang. Ce sang, par sa chaleur, fait fructifier l'arbre dès que l'homme consent à s'unir et à vivre en vous. Son coeur et ses affections doivent être liés à la greffe céleste par les liens de la charité et de l'obéissance. Dès que nous vous sommes unis, les rameaux portent leurs fruits. O Amour infini, quelles merveilles vous opérez dans vos créatures! Pourquoi les hommes ne viennent-ils pas à la fontaine où est le Sang qui doit arroser leur arbre? La vie éternelle coule pour nous, pauvres créatures qui l'ignorons et n'en profitons pas. J'ai péché, Seigneur, ayez pitié de moi. Jésus Amour ! Jésus Amour !

 

Par Sainte Catherine de Sienne

Toutes nos églises, par leurs dédicaces, devraient nous inspirer le plus profond des respects. Là sont les Fonts Sacrés du Baptême, où nous avons été régénérés, le Saint Tribunal, où le Pardon Divin descend sur nos âmes, à la parole du prêtre, la Chaire de Vérité, du haut de laquelle la Parole de Dieu se fait entendre, la Table Sainte, où nous recevons le Pain des Anges, l'Autel, où S'immole l'Agneau qui efface les péchés du monde et le Tabernacle, où réside le Roi immortel des siècles ! Même les pierres de nos églises doivent parler à nos âmes car elles nous rappellent que nous sommes les pierres vivantes de l’Eglise Mystique du Christ ! Comment se fait-il donc que nos églises soient si désertes, qu'on y entre avec un esprit si mondain, qu'on s'y tienne d'une manière si vulgaire ou si dissipée, qu'on y prie si machinalement, qu'on néglige tant de moyens de salut offerts par Dieu ? Faisons réparation au Seigneur, et n'oublions jamais la sainteté de nos églises.

 

 

 

 

• TEXTES LITURGIQUES (IN DEDICATIONE - PROPRE A LA FRANCE)

 

- 1 Roi 8, 22-23. 27-30 : Ecoute la prière de ton serviteur

- Psaume 83, 1 : Que tes demeures sont désirables

- 1 Pierre 2, 4-9 : Prêtez-vous à l'édification d'un édifice spirituel

- Matthieu 16, 13-19 : Primauté et Profession de Foi de Pierre

 

 

• TEXTES LITURGIQUES (IN DEDICATIONE - PROPRE A LA BELGIQUE)

 

- Apocalypse 21, 1-5 : Le monde nouveau

- Psaume 83, 1 : Que tes demeures sont désirables

- Hébreux 12, 18-24 : Jésus, médiateur de la Nouvelle Alliance 

- Jean 10, 22-30 : La fête de la Dédicace à Jérusalem




Liens : Sermon du Saint Curé d'Ars pour la fête de la Dédicace« La Solennité qui nous réunit est la dédicace d'une maison de prière » (Saint Augustin)

Henri Tincq, ce vieux soixante-huitard aigri n'ayant jamais fait d'étude théologique dans sa vie et qui s’était auto-proclamé "spécialiste" des religions au journal « Le Monde » de 1985 à 2008 (comprenez celui qui a désinformé les lecteurs du journal « Le Monde » pendant plus de 20 ans pour faire passer ses idées de gauchistes) est toujours présent sur le net… Comme quoi, la retraite ne suffit toujours pas pour que ce "spécialiste" de la désinformation puisse encore venir cracher son venin. Des catholiques bien formés au niveau liturgique mais aussi au niveau doctrinal n’hésitent plus aujourd’hui à lui répondre bien en face...

 

 

 

Dans un article récent trouvé sur le site internet "slate.fr", Henri Tincq aborde la question de la rencontre qui se fera au Vatican, à partir de ce lundi, entre les représentants de l'Église et les délégués de la Fraternité Saint-Pie X.
 Comme bien souvent, Henri Tincq use de l'infaillibilité qu'il s'est attribuée pour écrire tout et n'importe quoi sur le sujet qu'il entend traiter.
 Comme bien souvent, Henri Tincq n'a que le mot "Concile" sous la plume; ce Concile dont il ignore totalement les enseignements puisqu'il persiste à écrire - et à nous faire croire - qu'il a été reçu et appliqué en France. Balivernes ! Et bien entendu, dans son article, Henri Tincq mélange tout : la levée des excommunications par Benoît XVI avec l'affaire Williamson. Le journaliste n'a donc toujours pas compris qu'il n'y avait aucun rapport entre ces deux faits. Mais passons. Puis Tincq nous explique le contenu du Concile. Enfin de "son" Concile... Il y trouve affirmé, par exemple, « la collégialité épiscopale pour déconcentrer le pouvoir du pape ». Preuve qu'on peut être journaliste dans un grand quotidien et ne pas savoir lire un texte d'Église. Car la « déconcentration du pouvoir du pape » n'apparaît dans aucun document de Vatican II. Là où Henri Tincq devient carrément grotesque, c'est lorsqu'il présente les "lefebvristes" comme « rivés au sacro-saint modèle d'une Eglise (...) arc-boutée sur ses certitudes dogmatiques et morales ». C'est un scoop : pour Tincq, les dogmes et les principes moraux ne seraient donc plus des certitudes pour l'Église d'après Vatican II. Et le journaliste de poursuivre : « Que d'imprécations ont suivi, dans la bouche de ces défenseurs [il parle toujours des lefebvristes] d'une tradition pure et dure, contre Vatican II et les papes qui l'ont conçu et appliqué (Jean XXIII, Paul VI, Jean Paul II)... ».
 Tiens ! Tincq ne cite pas Benoît XVI quand il parle des papes qui ont appliqué le Concile... Mais surtout il oublie une chose essentielle : il oublie - comme toujours - de citer les évêques et les prêtres qui, dès les lendemains de Vatican II, ont décidé de ne pas appliquer les décisions du Concile tout en s'en réclamant. Suprême hypocrisie d'un clergé qui aura grandement contribué à l'émergence et au développement du lefebvrisme.

 

Il faut le dire, Monsieur Tincq : c'est la vérité ! Quand je vois que le curé de ma paroisse, après avoir fait concélébrer des jeunes autour d'une table (oui, concélébrer !) est nommé par notre évêque doyen de tout un secteur paroissial... je suis en droit de me demander qui applique et qui n'applique pas le Concile. Passons.
 Plus loin, Henri Tincq écrit que le pape Benoît XVI « a manifesté à maintes reprises son goût pour la tradition et l'ancienne liturgie de l'Eglise [et] a rétabli la célébration de la messe en latin comme rite "extraordinaire" (...) ». Décidément, on nage en pleine désinformation : sous la plume du journaliste (qui oublie le premier discours que Benoît XVI a adressé à la Curie Romaine), la "messe en latin" devient le "rite extraordinaire". Une nouvelle preuve que Henri Tincq ne connaît vraiment rien du Concile. Et le journaliste de conclure en écrivant qu' « à chaque fois, [Benoît XVI] a fait face aux critiques de la très grande majorité des catholiques depuis longtemps acquis aux réformes de Vatican II ». Une nouvelle fois, Henri Tincq adopte la méthode Coué pour se persuader et nous faire croire que le Concile est passé dans les faits. En ceci, il est le fidèle porte-parole d'un bonne partie de l'épiscopat français...
 Saint Paul demandait jadis aux femmes de se taire dans les assemblées. Aujourd'hui il adresserait sans doute - et avec raison - la même injonction... à certains journalistes.

 « (...) Pour parer au syndrome d’immunodéficience acquise il faut un autre sida : une Sexualité Intégrée Dans l’Amour (SIDA). Il faut une éducation à l’amour, c’est la première urgence humaine et sociale si l’on veut sauver nos familles demain. Benoît XVI dans le vol Rome-Yaoundé, l’a dit d’un mot : « Humaniser la sexualité ». C’est un drame que tant d’« ados » soient initiés à la sexualité à partir de cette tragédie mortelle. Aborder ce mystère de la vie et de l’amour par le biais des risques de conception, où l’enfant est vu comme une menace, une « cata », au mieux un accident, cela fausse complètement les perspectives. Le plus grand chef-d’œuvre de la création risque de se retourner contre l’homme. Nous sommes brutalement face à une inversion-révolution effarante : ce que Dieu a donné pour notre bonheur provoque la peur, les vecteurs de la vie (sang, sperme) se mettent à sécréter la mort. Et la mort, non pas symbolique, mais physique. Inversion de la signification même de la sexualité, ce plus grand des chefs-d’œuvre de toute la création ! Ce qu’il y a de plus divin au monde : la capacité – comme et avec Dieu – de faire exister une personne humaine, donc immortelle, avec notre corps et notre cœur. Là où l’amour est saccagé, la vie est ravagée. Quand l’amour perd sa valeur, la vie perd sa saveur et si « l’amour » devient dégoûtant, la vie n’a plus de goût. 

• L’enjeu aujourd’hui : protéger l’amour de la destruction et par là, sauver le sexe de la mort. Non pas un safe-sex aléatoire, mais le save-sex, victoire sur tous les virus : ceux de l’égoïsme.
Les jeunes veulent la Vérité. Ils y ont droit. Ils ne tolèrent plus d’être trompés. Ils savent qu’il en va de leur vie et de leur mort. Ils refusent ces adultes projetant sur eux des fantasmes d’« adulescents » attardés, d’en être les cobayes. Ils rejettent les porno-trafiquants qui les droguent à mort sur leurs milliers de sites, les esclavagistes de tous poils qui font des milliards avec leur chair fraîche. Ils se rebellent contre les politiques lâches qui anesthésient le peuple. Ces jeunes doivent se battre à contre-courant, faire preuve de liberté royale face au totalitarisme politico-intello-médiatique. Leur combat est celui de David contre Goliath. Mais la victoire leur est assurée. Ce sont des jeunes debout qui construisent déjà et construiront l’avenir de leur pays. L’avenir de leur peuple leur appartient. C'est eux qui sauveront leurs nations du naufrage en leur donnant ces familles unies et rayonnantes, cellules fondatrices de tout peuple, car les enfants y sont initiés à la vie en société.

• Ces
jeunes ont leurs stars : ces martyr(e)s de leur âge qui, ces dernières années, ont préféré la torture et la mort au viol de leur liberté et de leur virginité. Entre tant d’autres, je pense à Anwarita du Congo-Zaïre, à Pacifica Nyinawabo du groupe de jeunes Témoins du Christ, à Kigali, à Sr Lindalva du Brésil, à Santa Scorese de Bari, à Maria de Santos, à Lourdes, à l'ardente petite Jeanne-Marie Kegelin d’Alsace, à la rayonnante Anne-Lorraine Schmitt à Paris. Dans chaque pays, chaque mois, il y en a. Jean-Paul II en a béatifié une dizaine (Josefina Morosini, etc.). D’autres le seront bientôt, j’espère (aux évêques d’introduire rapidement leurs causes). Personne n’en parle alors qu’ils sont notre fierté et notre gloire. Les plus grands de nos nations, nos vrais héros. Par ailleurs combien de prêtres et évêques ont été tués pour avoir défendu jusqu’au sang, la pureté des jeunes filles qui leur étaient confiées : Henri de Maupeou au Cameroun, Mgr Apor, en Hongrie, déjà béatifié, etc. Ces jeunes se sentent compris, aimés, soutenus, par ce Benedetto, au « regard-lumière » en qui ils ont toute confiance. Ils savent qu’il ne les décevra jamais, ne les trompera jamais. Qu’il les aimera au point de leur dire toujours la Vérité, car c’est la plus grande preuve d’un amour authentique. Avec lui, ils se sentent en sécurité. On leur a déjà arraché tous les repères en brouillant même ceux de l’identité sexuelle et de la filiation (un homme ou une femme, un père ou une mère : notions purement culturelles, sans aucun fondement réel, n’est-ce pas ?), il faut maintenant qu’on leur sape leurs ultimes repères : leur foi en Dieu, leur amour de Jésus, leur fidélité à leur Église, leur confiance et pour les catholiques, leur confiance au Pape. Ces jeunes veulent être ses gardes du corps, pour ne pas que ce solide point d’ancrage soit à son tour éliminé. Ils veulent être avec lui, chevaliers d’un amour qui donne la vie.

• J’ose le dire : Jean-Paul II et déjà Benoît XVI, ont sauvé des jeunes de maladies mortelles, par centaines de milliers, si ce n’est par millions. Pendant 25 ans,
les exhortations ardentes de Jean-Paul II à vivre une sexualité de beauté, de lumière, des amitiés saines, claires, vraies, cela a empêché un nombre incalculable de jeunes de se fourvoyer et d’être dupes des mensonges véhiculés par trop de programmes de prévention. Je le demande : qui est assassin ? »

Extrait d'un article paru dans l'Homme Nouveau (Avril 2009)

(...) La crainte de perdre son travail ou d’être blâmé, (...) Jean-Paul II n’avait pas hésité à dessiner les contours d’un véritable martyre moral : « L’introduction de législations injustes place souvent les hommes moralement droits en face de difficiles problèmes de conscience en ce qui concerne les collaborations, en raison du devoir d’affirmer leur droit à n’être pas contraints de participer à des actions moralement mauvaises. Les choix qui s’imposent sont parfois douloureux et peuvent demander de sacrifier des positions professionnelles confirmées ou de renoncer à des perspectives légitimes d’avancement de carrière [...]. En effet, du point de vue moral, il n’est jamais licite de coopérer formellement au mal » (Evangelium vitae, n. 74). (…) Avortement, euthanasie, contraception d’urgence,… le pharmacien est devenu aujourd’hui un maillon indispensable pour assurer le bon déroulement de nombreuses pratiques attentatoires à la vie humaine. C’est parce que la profession est en danger que le pape Benoît XVI paye de sa personne en ne perdant pas une occasion de défendre leur liberté de conscience tout en les encourageant à se mobiliser pour la protéger. Il n’y a aucune raison pour que les autorités publiques s’obstinent à ne pas leur accorder ce droit à l’instar de ce qui prévaut pour leurs collègues médecins, sages-femmes ou infirmiers. L’appel du pape (+) (+) s’adresse en priorité aux pharmaciens qui doivent continuer à s’organiser, en lien avec des juristes, des bioéthiciens, des professionnels de santé, des responsables politiques pour faire avancer leur cause. N’est-ce pas aussi une invitation faite aux évêques de lui emboîter le pas en ne laissant pas plus longtemps cette question dans l’ombre ? De par leur autorité morale, on est en droit d’attendre de la part de nos pasteurs des paroles fortes sur ce thème précis. Quoi qu’il en soit, on ne saurait abandonner les pharmaciens à leur sort ; nombre d’entre eux sont en souffrance, ne sachant que faire pour se soustraire à des pratiques qu’ils condamnent ; des jeunes décidés à ne pas jouer avec leur conscience s’interdisent de s’engager dans ces études,… Il est grand temps que la question fasse irruption dans l’espace public.

 


•••> Lire l’article dans son intégralité (Pierre-Olivier Arduin)

• TEXTES LITURGIQUES (S. ANTONII MARIÆ CLARET, EPISCOPI)

 

- Jérémie 20, 7-9 : Jérémie séduit par Jéhovah et persécuté

- Psaume 19, 2 : Seigneur, garde-moi près de Toi

- Marc 4, 1-9 : Parabole du semeur

 


« L’Agneau est debout, comme immolé, entrons dans Ses Plaies, tombons à genoux.

L’Agneau est debout, comme immolé, en ton Nom Seigneur, tombons à genoux.

 Au pied de la Croix, tombons à genoux, devant notre Roi, qui est mort pour nous. »

 

© Communauté du Lion de Juda et de l’Agneau Immolé (1985)

 

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