Après la liquidation du mariage exclusif - socle de la société - par la vieille génération soixante-huitarde (qui est en train de "fêter" les 10 ans de son Pacs), une nouvelle génération pleine de fraicheur a décidé de prendre la relève pour mettre par-dessus bord toutes ces vieilles idéologies aujourd’hui complètement dépassées. Le bonheur de fonder avec solidité une famille chrétienne entre un homme et une femme, voilà notre credo ! Le mariage naturel et voulu depuis toujours par Dieu, c’est un homme et une femme qui devront ne former plus qu'une seule chair pour l’éternité. A bas le Pacs ! A bas la nocivité ambiante de l’amour par des lobbies polluant et prêchant perversités contre-natures jusque dans les écoles. Ensemble, défendons l’amour durable et véritable à travers le mariage, seul chemin de bonheur et de sainteté !




Depuis Vatican II, des équipes liturgiques se réunissent pour imaginer des messes dominicales au cours desquelles devront surgir des éléments nouveaux (nouveaux chants, nouveaux gestes... etc.) censés rendre les célébrations plus attrayantes et plus participatives. Dans le même temps ont fleuri des "revues d'animation liturgiques" qui proposent des nouveautés aux équipes citées plus haut et qui seraient en mal d'inspiration. Il faut du neuf, du neuf, du neuf... et pour beaucoup l'esprit de "créativité" est la garantie d'une messe réussie.

 

 

 

"L'imagination au pouvoir" criaient les étudiants en mai 68. "Créativité" disent nos animateurs liturgiques - qui, au demeurant, sont le plus souvent des animatrices -. Or voici ce qu'écrit à ce sujet le Cardinal Ratzinger dans "L'esprit de la liturgie" (pp. 135 et ss.) : « (...) la créativité ne saurait constituer une catégorie authentique de la liturgie. Cette notion appartient d'ailleurs à la vision marxiste du monde. Dans un univers dépourvu de sens et fruit d'une évolution aveugle, l'homme marxiste est capable de créativité en faisant naître un monde nouveau et meilleur. Dans le domaine artistique, la créativité équivaut aujourd'hui à une "décréation" : il ne s'agit plus de reproduire quoi que ce soit de reconnaissable mais de poser un acte artistique radicalement individuel, libre de toute norme, de toute finalité et de toute référence à un "sens". Cette forme de nihilisme est un appel, un véritable cri de détresse face à un monde de plus en plus contrôlé par la rationalité et la technologie. (...) Cette "créativité" n'a en tout cas rien à faire avec la liturgie. Celle-ci ne vit pas de trouvailles artistiques ni de planification liturgique. (...) On ne personnalise pas la liturgie, on ne la renouvelle pas en la banalisant le vocabulaire et en multipliant les activités. Il faut aller "au-delà", pénétrer dans cette réalité qui, dans le rite, toujours nous devance et qui toujours restera hors de notre portée ». Nos compositeurs de cantiques à la petite semaine et nos célébrants qui se croient autorisés ou obligés à faire sans cesse du neuf en liturgie ne seraient-ils, au fond, que les victimes d'une détresse spirituelle qu'ils tenteraient d'exprimer par créativité liturgique interposée ? Les propos de l'ancien Préfet de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi invitent à poser cette question. Y répondre par l'affirmative serait dramatique... mais ô combien révélateur de la profondeur de la crise qui touche l'Eglise et qui peut aboutir à ce genre de "happening" tant bien que mal déguisé en messe.


Pro Liturgia

A la Messe, au moment de l’ « Agnus Dei », il est interdit de modifier les paroles lorsqu’elles sont dites en langue courante. Si la prière n’est pas dite ou chantée en latin, il faut donc dire ou chanter « Agneau de Dieu qui enlèves le péché du monde, prends pitié de nous » au minimum deux fois et ensuite « Agneau de Dieu qui enlèves le péché du monde, donne-nous la paix. » Toutes les autres formules ou gloses du genre « la paix ce sera toi, ce sera moi » ou avec des ajouts comme « pain de Dieu » ou « lumière du monde »... ne sont pas autorisées. Il faut strictement respecter le texte latin ou les traductions approuvées qui sont dans le Missel romain. C’est ce qu’a précisé la Congrégation pour le Culte divin dans une lettre adressée au Cardinal Dolan, Président de la Conférence des évêques des Etats-Unis.

Saint Aubert était évêque d'Avranches lorsque, vers 708, l'Archange Saint Michel lui apparut, un 16 octobre, pour lui donner de bâtir sur le Mont Tombe (Mont Saint Michel) une église en son honneur. Ce rocher escarpé s'élevait, aride et solitaire, dans une baie formée par la réunion des côtes de la Normandie et de la Bretagne. Le Prince de la Milice Céleste dit à l'évêque : « Je suis Michel, l'Archange qui assiste en la présence de Dieu ; je suis résolu d'habiter dans ce pays, de le prendre sous ma protection et d'en avoir soin ». Saint Aubert, voulant s'assurer de la vérité de cette vision, n'obéit pas aussitôt ; l’Archange Saint Michel se montra une seconde fois à l’évêque, et bien qu’il se fît plus sévère et plus pressant, il n’eut pas davantage de succès ; à la troisième apparition, après avoir fait de nouveau reproches et réitéré les ordres du ciel, l'Archange appuya fortement le doigt sur le front de saint Aubert et y laissa une empreinte qui se voit encore sur le crâne du Saint conservé dans l'église Saint-Gervais d'Avranches. Saint Aubert connaissait désormais avec assurance la volonté du Seigneur ; il se rendit donc sur le rocher que l'Archange lui avait indiqué où des signes célestes marquèrent le lieu choisi pour la construction de l'église. Une source jaillit pour fournir l'eau qui manquait à cette solitude aride.  Ce rocher, que les flots de l'océan séparent de la terre ferme, porta, depuis la dédicace de l'église, le nom de Mont Saint-Michel. A dater de ce jour mémorable, les pèlerins accoururent de toutes parts et obtinrent en ce lieu de nombreuses guérisons. Charlemagne y vint même l'année de son couronnement pour garder le royaume sous la protection du puissant Archange.

• TEXTES LITURGIQUES (S) (S. TERESIÆ A IESU, VIRGINIS ET ECCLESIÆ DOCTORIS)

 

- Sagesse 7, 7-14 : L'Esprit de Sagesse est venu en moi

- Psaume 83, 2-13 : Ô Dieu, ne reste pas dans l'inaction

- Romains 8, 14-17 et 26-27 : Vous avez reçu un esprit d'adoption

- Jean 7, 14-18 et 37-39 OU Jean 4, 5-15 : Si quelqu'un à soif, qu'il vienne à Moi ou Jésus et la Samaritaine

 

(ou pour "mémoire obligatoire")


- Romains 8, 22-27 : C'est dans l'Espérance que nous sommes sauvés

- Psaume 19, 8 : La Loi du Seigneur est parfaite

- Luc 6, 43-45 : Le zèle évangélique

 

*** Solennité dans l'Ordre du Carmel ; Fête en Espagne ; Mémoire obligatoire ailleurs



« Cœur Sacré de Jésus, qui avez exigé que Marie-Antoinette

soit une martyre expiatoire de la France infidèle

au Christ Roi de France, sauvez la France »


« Il y a dans la révolution française un caractère satanique qui la distingue de tout ce qu'on a vu, et peut-être de tout ce qu'on verra. Qu'on se rappelle les grandes séances ! le discours de Robespierre contre le sacerdoce, l'apostasie solennelle des prêtres, la profanation des objets du culte, l'inauguration de la déesse Raison, et cette foule de scènes inouïes où les provinces tâchaient de surpasser Paris : tout cela sort du cercle ordinaire des crimes, et semble appartenir à un autre monde. Et maintenant même que la révolution a beaucoup rétrogradé, les grands excès ont disparu, mais les principes subsistent. Les « législateurs » (pour me servir de leur terme) n'ont-ils pas prononcé ce mot isolé dans l'histoire : « La nation ne salarie aucun culte ? ». (…) Il n'y a plus de prêtres; on les a chassés, égorgés, avilis; on les a dépouillés: et ceux qui ont échappé à la guillotine, aux bûchers, aux poignards, aux fusillades, aux noyades, à la déportation, reçoivent aujourd'hui l'aumône qu'ils donnaient jadis. (…) L'autorité civile, favorisant de toutes ses forces le renversement du système ancien, donne aux ennemis du christianisme tout l'appui qu'elle lui accordait jadis : l'esprit humain prend toutes les formes imaginables pour combattre l'ancienne religion nationale. Ces efforts sont applaudis et payés, et les efforts contraires sont des crimes. (…) Les autels sont renversés; on a promené dans les rues des animaux immondes sous les vêtements des pontifes; les coupes sacrées ont servi à d'abominables orgies; et sur ces autels que la foi antique environne de chérubins éblouis, on a fait monter des prostituées nues. (…) Français ! faites place au Roi très chrétien, portez-le vous-même sur son trône antique; relevez son oriflamme, et que son or, voyageant encore d'un pôle à l'autre, porte de toutes parts la devise triomphale ».

 

Considérations sur la France - Chapitre V, par le Comte Joseph de Maistre

« (...) Il faut reconnaître que l'application de la réforme liturgique s'est heurtée à des difficultés dues surtout à un contexte peu favorable, marqué par une privatisation du domaine religieux, un certain rejet de toute institution, une moindre visibilité de l'Église dans la société, une remise en question de la foi personnelle. (...) Il en est résulté des attitudes diverses et même opposées vis-à-vis de la réforme: certains ont reçu les nouveaux livres avec quelque indifférence ou sans chercher à comprendre ni à faire comprendre les motifs des changements; d'autres, malheureusement, se sont repliés de manière unilatérale et exclusive sur les formes liturgiques précédentes, perçues par certains comme seule garantie de sécurité dans la foi; d'autres enfin ont promu des innovations fantaisistes, prenant leurs distances par rapport aux normes établies par l'autorité du Siège apostolique ou des évêques, perturbant l'unité de l'Église et la piété des fidèles, heurtant même parfois les données de la foi. (...) On constate parfois des omissions ou des ajouts illicites, des rites inventés hors des normes établies, des attitudes ou des chants qui ne favorisent pas la foi ou le sens du sacré (...) . Des initiatives de ce genre, loin d'être liées à la réforme liturgique elle-même, ou aux livres qui en sont issus, lui contreviennent directement, la défigurent et privent le peuple chrétien des richesses authentiques de la liturgie de l'Eglise (...). Dans chaque diocèse, l'évêque est le principal dispensateur des mystères de Dieu comme aussi l'organisateur, le promoteur et le gardien de toute la vie liturgique dans l'Église qui lui est confiée. Quand l'évêque célèbre au milieu de son peuple, c'est le mystère même de l'Église qui se manifeste. Il est donc nécessaire que l'évêque soit fortement convaincu de l'importance de telles célébrations pour la vie chrétienne de ses fidèles. Elles doivent être un modèle pour tout le diocèse. Il reste encore beaucoup à faire pour aider les prêtres et les fidèles à pénétrer le sens des rites et des textes liturgiques, pour développer la dignité et la beauté des célébrations et des lieux, pour promouvoir, à la manière des Pères, une "catéchèse mystagogique" des sacrements. (...) » (Bx Jean-Paul II, Lettre Vicesimus quintus annus, 4 déc. 1988)

guitarLes champions de la pastorale post-conciliaire ont cru pouvoir attirer les jeunes à l’église à l’aide de célébrations liturgiques spécialement imaginées pour eux : « messes des jeunes », « messes rythmées », agitation de foulards, rondes autour de l’autel, célébrations agrémentées de chansons pour veillées de boys-scouts, célébrants « cool »… le tout agrémenté de maman catéchistes omniprésentes dont la seule préoccupation est de se s’autocélébrer. On remarquera au passage que l’Eglise romaine post-conciliaire est la seule à proposer ce genre de liturgies. Il n’y en a pas dans les Eglises de rites orientaux. Il n’y a pas non plus de cérémonies « adaptées aux jeunes » dans les autres religions, que ce soit dans l’islam, dans l’hindouisme, dans le bouddhisme… Mais chez nous, les enfants ont droit à des liturgies qui donnent aux sexagénaires l’occasion de s’aplatir devant le jeunisme. Ils sont d’ailleurs assez pitoyables, ces vieux paroissiens et ces vieux prêtres qui se trémoussent « pour faire jeune » et qui acceptent de faire à l’église tout ce qu’il faut pour paraître ridicules, décalés, pitoyables. A quoi servent ces célébrations « pour les jeunes » sinon – comme on le constate partout – à vider les églises ? Car bercer les jeunes d’illusions et de faux-semblants, les inciter à se tourner vers des célébrations infantilisantes au lieu de leur fournir les moyens de s’approprier l’authentique liturgie catholique telle que définie dans le Missel romain, c’est les prendre pour des imbéciles et priver pour longtemps l’Eglise d’une capacité de rebond espérée. Les jeunes ne méritent-ils pas mieux que le jeunisme ? Ne méritent-ils pas mieux que d’être manipulés parce qu’ils sont manipulables ?

 

Certes, on peut leur faire faire n’importe quoi au cours d’une célébration : taper dans les mains, faire une chaîne au moment du « Notre Père », leur faire lire des témoignages au micro… On peut même, parfois jusqu’à l’âge de seize ans, leur faire dire qu’ils s’engagent à faire bouger l’Eglise. Mais à force d’être ainsi téléguidés par des adultes qui semblent en être eux-mêmes restés au niveau des « Bisounours », ces jeunes finissent très rapidement par se demander si être catholique pratiquant implique forcément que l’on veuille rester dans un état de naïveté. Alors très vite, les jeunes, dès qu’ils le peuvent, éprouvent la tentation de l’exil… hors des églises. Seul moyen pour échapper à cette sorte de régression mentale qui semble devoir s’y cultiver. Dans nos paroisses, peu à peu s’est répandue une sorte de SIDA liturgique qui a plombé l’Eglise, l’inhibe et la paralyse. C’est incontestablement la faute des aînés qui, depuis plusieurs décennies, font fausse route. Un sang neuf ne pourra venir que d’une jeunesse qui n’est plus disposée à prendre pour argent comptant les célébrations infantilisantes qu’on prétend faites pour elle. Ne serait-il pas temps que les clercs comprennent qu’en flirtant avec les mœurs et le langage modernes, et en faisant systématiquement du jeunisme au cours des célébrations liturgique, l’Eglise ne peut que perdre son crédit ? 

 

Pro Liturgia

• TEXTES LITURGIQUES (S. CALLISTI I, PAPAE ET MARTYRIS)

 

- 2 Corinthiens 3, 1-6 : LVous êtes une lettre du Christ

- Psaume 40, 2 : J'ai mis dans le Seigneur toute mon espérance

- Jean 21, 15-17 : Simon, fils de Jean, m'aimes-tu plus que ceux-ci ?

En Australie, le Pape Benoît XVI a rappelé que « en promouvant les valeurs chrétiennes, nous ne devions pas négliger d’en proclamer la source en portant un témoignage commun à Jésus-Christ Seigneur. C’est Lui qui a confié la Mission aux Apôtres, c’est Lui dont ont parlé les prophètes, et c’est Lui que nous offrons au monde » (Rencontre Œcuménique avec des dirigeants d’autres Eglises et Confessions chrétiennes, 18 juillet 2008). On sait que, après le Concile, dans le milieu missionnaire et dans le milieu pastoral, l’idée s’est faite un chemin, selon laquelle le Christ devait être annoncé seulement après avoir résolu les problèmes humains, ou, dans le cas des jeunes, à la fin de la proposition éducative. C’est une thèse qui semble être la conséquence du christianisme anonyme de Karl Rahner. Dommage qu’elle ait été expérimentée par Saint Paul à l’Aréopage, avec les conséquences que nous connaissons. Le Cardinal Angelo Bagnasco déclare à ce sujet : « L’annonce du Christ n’est pas un complément final, l’avènement final d’un parcours. C’est le fondement. Là, il y a une référence éducative visible, concrète. Et que l’attrait du Christ soit au début du parcours éducatif – non pas comme une méthode académique, mais comme une expérience complète – nous le voyons tous. C’est l’impact avec cette attraction qui fait naître un mouvement intérieur, un sursaut, une intuition face aux exigences de la vie. Et cela met en route une conversion, un cheminement, parce que l’on perçoit que là, il y a la plénitude de l’homme » (Tracce, n 7,2008, p 113). Ou bien nous faisons confiance à la puissance de Jésus-Christ – et du Christ Crucifié – comme Paul après l’insuccès de l’Aréopage d’Athènes, ou bien nous pensons que notre sagesse et notre méthodologie ont plus de valeur. On comprend alors ce que voulait dire le Pape à l’Assemblée des Evêques italiens au mois de mai dernier, quand il déclara que, pour l’Eglise Catholique, le problème éducatif coïncidait avec la transmission de la foi aux jeunes générations : c’est seulement en rencontrant le Christ, que l’homme se redécouvre humain, comme le disait déjà le rhéteur de l’antiquité Latine, Vittorino. Il n’y a pas une annonce humaine différente d’une annonce chrétienne pour celui qui a consacré sa vie au Christ dans la Mission et dans le Sacerdoce. L’annonce de Jésus vrai Dieu fait homme pour nous les hommes et pour notre salut, contient et manifeste la pleine conception de l’homme. Jean Paul II l’a enseigné durant ses vingt-cinq années de Pontificat, à commencer par l’Encyclique Redemptor Hominis, où il reprenait le passage bien connu de « Gaudium et Spes » (n° 22) : « En réalité, c’est seulement dans le mystère du Verbe Incarné que trouve sa véritable lumière le mystère de l’homme… Le Christ, qui est le nouvel Adam, en révélant précisément le mystère du Père et de son Amour, révèle pleinement l’homme à l’homme… Par son Incarnation en effet, le Fils de Dieu lui-même s’est uni d’une certaine manière à chaque homme » (n°8). Les prêtres et les missionnaires savent que c’est seulement en annonçant Jésus et non pas les valeurs qui sont de mode, y compris celle de la justice et de la paix, qu’ils sont fidèles à leur appel ; autrement, ils sont des assistants sociaux. C’est seulement en travaillant pour construire l’Eglise comme lieu pour ceux qui ont été réconciliés, et non pas en promouvant des marches et des initiatives pour la légalité, qu’ils sont des ministres de la réconciliation, et non pas des syndicalistes. C’est seulement en construisant l’Eglise que l’on contribue à l’humanisation du monde. Combien cette manière de procéder est importante dans le chemin éducatif, afin que les jeunes ne soient pas induits en des erreurs de perspective : chaque Evêque le comprend, pourvu qu’il exerce sa tâche de docteur et de maître, en exhortant et en corrigeant, en encourageant et en avertissant. Transmettre la foi aux jeunes générations veut dire, en un mot, reprendre la « traditio » : celle qui, au catéchuménat, est soulignée dans les Symboles du Credo et du Notre Père, et qui, dans la réalité, veut dire transmettre Jésus-Christ comme sens de la vie – Il a dit : "Je suis la Voie, la Vérité, la Vie" – dont chaque fragment de l’univers sensible ou surnaturel, même le plus petit, prend sa valeur. Qu’ils soient attentifs les adultes – les prêtres – à cette responsabilité.

 

Fides

« La foi se transmet comme une lanterne de main en main; le mariage, de son côté, est le fondement de la famille ». C’est ce qu’a affirmé Mgr Hugo Barrantes Ureña, Archevêque de San José et président de la Conférence épiscopale du Costa Rica, lors de sa dernière visite pastorale, dans la paroisse de l’Immaculée Conception de Marie d’Alajuelita. L’évêque a axé son homélie de façon particulière sur le thème de la famille et du mariage, demandant aux couples d’être forts et de ne pas se laisser vaincre « par les constantes menaces de détérioration et du péché originel ». Il y a certains projets de loi à l’étude de l’Assemblée législative pour lesquels il faut souhaiter qu’ils ne soient pas approuvés, « car ils sont contraires à la dignité humaine, comme le sont l’avortement et la pilule du lendemain, de même que les unions entre personnes du même sexe, qui représentent une offense à Dieu » a souligné Mgr Barrantes Ureña. En parlant de la fonction de la famille, l’Archevêque de San José l’a comparée à un « utérus spirituel, dont la fonction est non seulement d’engendrer mais aussi d’éduquer, avec dévouement, engagement et constance ». En effet, « la sainteté du mariage est quelque chose de grand, et la responsabilité des parents l’est plus encore, car elle représente la racine des principes », raison pour laquelle « l’Eglise s’oppose à l’homosexualité, car le projet de Dieu est le mariage et la famille ». L’archevêque a d’autre part fait référence aux réformes constitutionnelles qui entendent éliminer Dieu de la vie publique, affirmant à ce propos que c’est la mentalité qu’on veut changer, « et nous sommes tous convaincus qu’il faut évangéliser, ce qui est l’engagement de la Mission continentale : ‘frapper aux portes’ ». Mgr Barrantes a conclu son homélie en renouvelant aux fidèles son invitation à poursuivre la route de l’engagement envers Dieu et envers le prochain.

Le 13 octobre 1917, eut lieu la dernière apparition de Notre Dame du Rosaire aux enfants de Fatima. Pendant que les enfants conversent avec la Vierge Marie, la foule, elle, voit "danser" le soleil. Ce jour-là, tout le Portugal était représenté à la Cova da Iria, une foule de croyants, des curieux, mais aussi des incroyants, des médecins et des scientifiques. Sous une pluie torrentielle, 70 000 personnes attendaient l'heure du miracle annoncé. Quand les trois petits voyants parurent, Lucie demanda à la foule de fermer les parapluies pour réciter le chapelet. A midi, la Sainte Vierge était là. Lorsqu'elle eut donné son message, ouvrant les mains, Elle les fit réfléchir sur le soleil et, tandis qu'Elle s'élevait, le reflet de sa propre lumière continuait à se projeter sur le soleil. A ce moment, selon la promesse de la Sainte Vierge et conformément à l'annonce de Lucie, Dieu, le Tout-Puissant, Roi du Ciel, appose sa signature, en un prodige grandiose. Le soleil commence à bouger et durant 12 minutes, à trois reprises, le soleil tourne comme une roue de feu, lançant des faisceaux multicolores de lumière, peignant tout, le sol, les arbres, les gens, de différentes couleurs. Il semble devoir s'écraser sur la terre. La foule est frappée de terreur. La chaleur devient de plus en plus intense et les assistants sont épouvantés et ont l'impression que la fin du monde prédite dans l'Evangile où le soleil et les astres se précipiteront en désordre sur la terre est arrivée. Beaucoup tombent à genoux, en sanglots, et des cris s'élèvent : « Miracle !  Miracle !  Ô mon Dieu de Miséricorde ! Pardon !  Je crois, mon Dieu ! ». On récite en larmes l'acte de contrition, puis on chante le Credo. En même temps, le soleil arrête sa chute vertigineuse, remonte en zigzaguant comme il était descendu et reprend sa place dans le firmament, retrouvant son éclat normal. La foule s'est relevée, revenue de sa stupeur, pour constater que les habits tout trempés de pluie dix minutes plus tôt, sont maintenant absolument secs. Le phénomène solaire a été constaté à des kilomètres de la Cova da Iria, par des gens qui ignoraient tout de ce qui s'y passait. Les trois visions de 13 octobre 1917 sont les suivantes :

 

• 1. La vision de la Sainte Famille : Saint Joseph apparut avec l'Enfant-Jésus et Notre-Dame vêtue de blanc avec un manteau bleu. Saint Joseph et l'Enfant-Jésus semblaient bénir le monde avec des gestes qu'ils faisaient de la main en forme de croix. • 2. La vision de Notre Seigneur Jésus-Christ et de Notre-Dame des Douleurs : Peu après, Notre-Seigneur apparut, ensuite rejoint par Notre-Dame. Lucie n'aperçut que le buste de Notre-Seigneur. Il bénissait le monde. Il paraissait exténué et était vêtu de rouge, comme lors du couronnement d'épines. Notre-Dame, vêtue de violet, semblait être Notre-Dame des Douleurs. • 3. La vision de Notre-Dame du Mont-Carmel : Puis vint Notre-Dame sous l'aspect de Notre-Dame du Carmel avec un scapulaire pendant à sa main. Soeur Lucie dira plus tard que le port du scapulaire est le complément indispensable au Rosaire.

Ci-dessous, un extrait de l’Encyclique Redemptoris Missio, par Jean-Paul II :

  

 

 

« Nous devons affirmer avec simplicité notre Foi dans le Christ, seul Sauveur de l'homme, Foi que nous avons reçue comme un don d'en haut, sans mérite de notre part. Nous disons avec Paul : « Je ne rougis pas de l'Evangile: il est une force de Dieu pour le salut de tout homme qui croit » (Rm 1, 16). Les martyrs chrétiens de tous les temps - et aussi de notre temps - ont donné et continuent de donner leur vie pour rendre témoignage de cette Foi devant les hommes, convaincus que tout homme a besoin de Jésus-Christ, lui qui a vaincu le péché et la mort et réconcilié les hommes avec Dieu. (…) A la question pourquoi la mission ?, nous répondons, grâce à la Foi et à l'expérience de l'Eglise, que la véritable libération, c'est s'ouvrir à l'Amour du Christ. En Lui, et en Lui seulement, nous sommes libérés de toute aliénation et de tout égarement, de la soumission au pouvoir du péché et de la mort. Le Christ est véritablement « notre paix » (Ep 2, 14), et « l'Amour du Christ nous presse » (2 Co 5, 14), donnant à notre vie son sens et sa joie. La Mission est un problème de Foi ; elle est précisément la mesure de notre Foi en Jésus-Christ et en Son Amour pour nous. Aujourd'hui, la tentation existe de réduire le christianisme à une sagesse purement humaine, en quelque sorte une science pour bien vivre. En un monde fortement sécularisé, est apparue une « sécularisation progressive du salut », ce pourquoi on se bat pour l'homme, certes, mais pour un homme mutilé, ramené à sa seule dimension horizontale. Nous savons au contraire que Jésus est venu apporter le salut intégral qui saisit tout l'homme et tous les hommes, en les ouvrant à la perspective merveilleuse de la filiation divine. Pourquoi la mission ? Parce que, à nous comme à saint Paul « a été confiée cette grâce-là, d'annoncer aux païens l'insondable richesse du Christ » (Ep 3, 8). (…) L'Eglise, et en elle tout chrétien, ne peut cacher ni garder pour elle cette nouveauté et cette richesse, reçues de la bonté divine pour être communiquées à tous les hommes. Voilà pourquoi la mission découle non seulement du précepte formel du Seigneur, mais aussi de l'exigence profonde de la vie de Dieu en nous. Ceux qui font partie de l'Eglise catholique doivent se considérer comme privilégiés et, de ce fait, d'autant plus engagés à donner un témoignage de foi et de vie chrétienne qui soit un service à l'égard de leurs frères et une réponse due à Dieu, se souvenant que « la grandeur de leur condition doit être rapportée non à leurs mérites, mais à une grâce spéciale du Christ; s'ils n'y correspondent pas par la pensée, la parole et l'action, ce n'est pas le salut qu'elle leur vaudra, mais un plus sévère jugement » (Lumen Gentium, N°14)

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