Le 29 juin, la Liturgie de l'Église nous invite à honorer à la fois Saint Pierre et Saint Paul. Ils sont les deux princes et piliers de l'Unique Église du Christ et jamais la Tradition ne les a fêtés l'un sans l'autre. Saint Pierre était galiléen et pécheur, installé à Capharnaüm au bord du lac de Tibériade. Saint Paul était un juif de la Diaspora, de Tarse en Asie Mineure. Tous deux verront leur vie bouleversée par la rencontre personnelle avec le Christ et du jour au lendemain, ils quitteront tout pour Le suivre. Deux mille ans après, le Christ appelle encore des "pierres vivantes" pour édifier Son Église. Évêques, prêtres, religieux, religieuses et laïcs doivent à leur tour annoncer la Bonne Nouvelle kérygmatique à la terre entière... USQUE AD EFFUSIONEM SANGUINIS ! Introït de la Messe : « Nunc scio vere, quia misit Dóminus Angelum suum : et erípuit me de manu Heródis et de omni exspectatióne plebis Iudæórum. Ps. Dómine, probásti me et cognovísti me : tu cognovísti sessiónem meam et resurrectiónem meam. Glória Patri… Nunc scio vere… » (« Maintenant, je reconnais d’une manière certaine que le Seigneur a envoyé son ange : qu’il m’a arraché de la main d’Hérode et à toute l’attente du peuple juif. Ps. Seigneur, vous m’avez sondé, et vous me connaissez : vous savez quand je m’assieds, et quand je me lève. Gloire au Père… Maintenant, je reconnais… ») Confiteor + Kyriale IV (cunctipotens genitor Deus) + Credo II

 

 

 

 

« Tu es Petrus, et super hanc petram ædificabo

Ecclesiam meam ; et portæ inferi non

prævalebunt adversum eam »

 

 

 

 

 

 

Sermon de St Augustin : Avec la grâce de Dieu, nous célébrons aujourd'hui le martyre de saint Pierre et de saint Paul; le monde entier solennise aujourd'hui leur mémoire, les unissant dans les mêmes cantiques, comme ils ont été unis par une même foi et couronnés par un même triomphe. C'est la fête de Paul, et, tous le proclament; c'est aussi la fête de Pierre. Comment garder le silence sur Pierre, quand on se rappelle avec quelle fermeté il a refoulé la rage de Simon le Magicien, lui a enseigné la saine doctrine et a confondu son orgueil ? Par leur trépas glorieux, ces deux Apôtres ont prouvé combien la mort des saints est précieuse devant Dieu. Paul est un vase d'élection, Pierre tient les clefs de la maison du Seigneur ; l'un était pêcheur, l'autre a été persécuteur. Paul a été frappé d'aveuglement, afin de mieux voir ; Pierre a renié, afin de croire. Paul, embrassant la foi de Jésus-Christ après la résurrection de l'Eglise, s'est montré le disciple d'autant plus glorieux de la vérité, qu'il avait été plus obstiné dans son erreur. Pierre pêcheur n'a pas déposé ses filets, mais les a changés, parce qu'honoré le premier du sacerdoce, il préféra désormais les sources à la mer, et chercha les poissons, non pas pour les détruire, mais pour les purifier.

 

Tous deux furent heureux dans l'administration de la doctrine, mais la mort les confirma dans un bonheur plus grand encore. Sur la terre, la gloire n'est qu'en désir; au ciel, elle a toute sa réalité. Sur la terre, les tribulations se succèdent, la mort met les saints en possession de la véritable grandeur. La voix de ces Apôtres se fait entendre jusqu'aux confins de la terre. Partout s'élève en leur faveur un concert de louanges ; partout la voix des fidèles redit la magnificence de leur triomphe. Comment appeler morts des hommes dont la foi est un principe de vie et de résurrection pour le monde entier ? Pour arriver au glorieux séjour de l'éternelle lumière, que personne n'hésite à se confier en toute assurance à la direction de ces illustres docteurs; à leur suite, la conquête du ciel n'est plus impossible. Paul est là pour seconder nos efforts, et Pierre pour ouvrir les portes de l'éternel séjour.

 

Du reste, il ne peut que nous être utile de rappeler le glorieux martyre de ces Apôtres. Paul fut décapité, Pierre fut crucifié la tête en bas. Ce genre de mort est plein de mystère. Il convenait que Paul eût la tête tranchée, parce qu'il est pour les Gentils le chef ou la tête de la foi. Pierre avait reconnu que Jésus-Christ est la tête de l'homme, et comme Jésus-Christ était alors assis dans sa gloire, Pierre lui présenta d'abord sa tête, que les pieds devaient suivre, afin que dans ce nouveau genre de martyre, pendant que les pieds et les mains étaient enchaînés, la tête pût prier et prendre le chemin du ciel. Je ne suis pas digne, disait Pierre, d'être crucifié comme mon Seigneur. Par ce langage il ne refusait pas le martyre, mais il craignait de s'approprier le genre de mort du Sauveur, et ne se trouvait digne que de honte et de châtiment. Bienheureux Pierre, quand nous vous voyons suspendu à la croix, combien vous l'emportez à nos yeux sur le Magicien aspirant à prendre son vol dans les airs ! Il ne s'élève que pour tomber plus profondément, tandis que vous n'inclinez votre tête vers la terre que pour posséder le ciel après votre mort, par la grâce de Jésus-Christ qui vit et règne dans les siècles des siècles. Ainsi soit-il.

 

 

Sermon 58 de Saint Augustin, sur le martyre de Saint Pierre et Saint Paul

 

 

 


 

 

 

• TEXTES LITURGIQUES (SS. PETRI ET PAULI, APOSTOLORUM - AD MISSAM IN DIE)

 

- Actes 12, 1-11 : Emprisonnement de Saint Pierre

- Psaume 34, 2 : Je veux bénir le Seigneur en tout temps

- 2 Timothée 4, 6-18 : J'ai combattu le bon combat, j'ai achevé ma course

- Matthieu 16, 13-19 : Profession de Foi et Primauté de Saint Pierre 

 

 

 

Introït de la Messe : "Nunc scio vere"

 

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Alléluia de la Messe : "Tu es Petrus" (1)

 

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Alléluia de la Messe : "Tu es Petrus" (2)

 

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Liens (Pères de l'Église) : Sermons de Saint Bernard de Clairvaux pour la Solennité des Saints Apôtres Pierre et Paul (1) + (2) + (3) + Sermons de Saint Augustin pour la Solennité des Saints Apôtres Pierre et Paul (1) + (2) + (3) + (4) + (5) + (8ème) + (9ème) + (10ème) + Sur le martyre des Saints Apôtres Pierre et Paul + « L'opinion de la terre ne t'a pas égaré », par Saint Léon le Grand + « Seigneur, Tu sais tout : Tu sais bien que je T'aime ! », par Saint Augustin + L'Église connait deux vies (Saint Augustin)



Liens (divers) : Homélies de Sa Sainteté le Pape Benoît XVI (2005) + (2006) + (2007) + (2008) + (2009) + (2010) + (2011) + (2012) + CATEGORIE : L'Église, Épouse du Christ + « Marie, soutien de notre foi », par Mgr Luciano Alimandi + CATEGORIE : Marie, Mère de l’Église + Litanies de Saint Pierre + Litanies de Saint Paul + Textes de la liturgie romaine (1568 - 1962 - 1970) + J'ai combattu le bon combat (30 juin - Bréviaire 1955 - Saint Paul) + Le 29 juin, l'Église nous accorde une indulgence plénière + Tu es Petrus + Le Père Cantalamessa invite les catholiques à se réconcilier avec leur Église (2008) + C’est Pierre qu’il faut écouter ! + L’opposition au Magistère Pétrinien empêche l’unité des chrétiens + Le service de la Primauté pour l’unité de l’Église + Le monde souille l'Église + Le pouvoir d'enseigner la Vérité, le Christ l'a donnée seulement à son Église + L'Église vit dans les personnes + Église du Christ, Église catholique..., par Mgr Fernando Ocariz + Hymne pour la Solennité des Saints Pierre et Paul + Messe et Commentaires Liturgiques (forme extraordinaire) + Messe de la Vigile (forme ordinaire) + Propre de la Messe (forme ordinaire)

flags of Germany *** Fête propre à l'Archidiocèse de Hambourg

 

1. Quand Jésus mourait au Calvaire,
calvaire.jpgRejeté par toute la terre,
Debout la Vierge, sa Mère
Souffrait auprès de Lui.
Debout la Vierge, sa Mère
Souffrait auprès de Lui.

 

2. Qui pourrait savoir la mesure
Des douleurs que votre âme endure,
Ô Mère, alors qu'on torture
L'Enfant qui vous est pris ?
Ô Mère, alors qu'on torture
L'Enfant qui vous est pris ?

 

3. Se peut-il que tant de souffrance
Ne nous laisse qu'indifférence,
Tandis que par nos offenses
Nous Lui donnons la mort ?
Tandis que par nos offenses
Nous Lui donnons la mort ?

 

4. Mais nos pauvres larmes humaines
Sont bien peu devant Votre peine.
Que Votre Fils nous obtienne
D'y joindre un vrai remords !
Que Votre Fils nous obtienne
D'y joindre un vrai remords !

 

5. Pour qu'enfin l'amour nous engage
Et nous livre à Lui davantage,
Gravez en nous ce Visage
Que Vous avez chéri.
Gravez en nous ce Visage
Que Vous avez chéri.

 

6. Quand viendra notre heure dernière,
Nous aurons besoin d'une Mère
Pour nous mener, de la terre,
En Votre Paradis.
Pour nous mener, de la terre,
En Votre Paradis.

 

Enregistré à Notre-Dame de Paris
(22/03/12) - Veillée pour la vie

 

Texte : Louis Arragon / Bernard Geoffroy

Musique : air corse / Louis Liébard (Année 1946)

• TEXTES LITURGIQUES (SS. PETRI ET PAULI, APOSTOLORUM - AD MISSAM IN VIGILIA)

 

- Actes 3, 1-10 : Le boiteux de la Belle Porte

- Psaume 19, 2 : Les cieux racontent la gloire de Dieu

- Galates 1, 11-20 : Saint Paul à pour source Saint Pierre

- Jean 21, 15-19 : Simon, fils de Jean, M'aimes-tu ?

 

 

 

 

• TEXTES LITURGIQUES (S. IRENÆI, EPISCOPI ET MARTYRIS)

 

- 2 Timothée 2, 22-26 : Fuis les passions de la jeunesse

- Psaume 37, 3 : Compte sur le Seigneur et agis bien

- Jean 15, 1-8 : La Vigne véritable

pic.phpSelon les chiffres donnés ici et là, il y aura cette année, pour les diocèses de la France métropolitaine, environ 90 ordinations sacerdotales. Chiffre inquiétant qui fait dire au Cardinal Vingt-Trois, dans "Le Figaro", que le redressement attendu ne se fait pas.
Cette information sur le peu de vocations sacerdotales pousse à poser deux questions qui sont d'ailleurs liées entre elles : 
1. Pourquoi y a-t-il si peu de vocations en France ? 
2. Quelle est la solidité de la formation spirituelle, théologique, philosophique, liturgique donnée aux nouveaux prêtres ?
 Pour répondre à la première question, il faudrait s'interroger sur le nombre de jeunes auxquels on a refusé la prêtrise parce qu'ils se disaient trop attachés à suivre les enseignements du pape et se montraient trop intéressés par la liturgie. Ces jeunes-là sont bien plus nombreux qu'on ne peut l'imaginer... C'est un évêque qui nous l'a confié.
Pour répondre à la seconde question, il faudrait s'interroger sur la formation que reçoivent les candidats au sacerdoce et sur l'image que donnent du prêtre certains clercs soixante-huitards (vidéo INA) qui ont encore pignon sur rue. Il faut bien reconnaître - et déplorer - que la formation reçue dans les séminaires de France - ou ce qu'il en reste - est assez proche du niveau zéro. Selon les témoignages reçus, les futurs prêtres passent généralement 6 années à "être en recherche", à "cheminer ensemble" dans une ambiance où, ne recevant qu'un vague saupoudrage théologique, on parvient trop souvent, à l'aide d'un langage supposé jeune, à faire d'eux des "vieux garçons" avant l'heure. Certes, dans les séminaires, le climat est aujourd'hui apaisé : on n'en est plus à "se taper dessus" pour des raisons d'orientations pastorales ou liturgiques; mais il règne aujourd'hui dans les maisons de "formation" une sorte de climat consensuel flasque dans lequel toutes les options théologiques sont mises sur le même plan au nom du "respect de l'autre". Et ce climat qui se veut consensuel fait que les directeurs de séminaires ne peuvent plus rien exiger des séminaristes. Ainsi, par exemple, dans sa chambre, un séminariste au style "peace and love" a affiché un portrait de Che Guevara. Mais on ne lui dira rien parce que ce séminariste est en excellents termes avec son voisin de chambre qui, lui, a affiché une grande image de Saint Pie X. Un "pluralisme" identique atteint d'ailleurs la liturgie célébrée dans les grands séminaires : un peu de ci, un peu de ça... pour contenter - du moins l'espère-t-on - le plus grand nombre.
Finalement, dans les séminaires de France, on réalise la maxime que bien des évêques rêvent de pouvoir faire figurer sur leur blason épiscopal : "Nulla unda" (pas de vague). Mais sommes-nous certains que c'est ce contexte où plus rien n'est clairement affirmé ni exigé qui attirera des jeunes ayant un idéal ? 
Dans un livre publié en 2004, Mgr Gaidon rappelait que les prêtres qui sont aujourd'hui aux postes-clés des diocèses sont ceux qui ont eu une formation en vue du sacerdoce qui se limitait à foncer la tête la première dans les idéologies dominantes des années 1960-1970. D'après certains témoignages que nous recevons, aujourd'hui, la formation en vue de la prêtrise se limite à accepter d'entretenir des structures diocésaines et paroissiales qui tournent à vide et au sein desquelles le prêtre n'a plus qu'une chose à faire : tout accepter, se montrer consensuel s'il ne veut pas entrer en délicatesse avec son évêque.... Pas de vague !

 

Pro Liturgia

flags of Germany *** Mémoire facultative propre à l'Allemagne

 

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« (...) Les religieux, eux, trouvent dans leur vie consacrée un moyen privilégié d’évangélisation efficace. Par leur être le plus profond ils se situent dans le dynamisme de l’Eglise, assoiffée de l’Absolu de Dieu, appelée à la sainteté. C’est de cette sainteté qu’ils témoignent. Ils incarnent l’Eglise désireuse de se livrer au radicalisme des béatitudes. Ils sont par leur vie signes de totale disponibilité pour Dieu, pour l’Eglise, pour les frères. En cela, ils ont une importance spéciale dans le cadre du témoignage qui est, Nous l’avons affirmé, primordial dans l’évangélisation. Ce témoignage silencieux de pauvreté et de dépouillement, de pureté et de transparence, d’abandon dans l’obéissance, peut devenir, en même temps qu’un appel adressé au monde et à l’Eglise elle-même, une éloquente prédication capable de toucher même les non chrétiens de bonne volonté, sensibles à certaines valeurs. Dans une telle perspective, l’on devine le rôle joué dans l’évangélisation par des religieux et religieuses consacrés à la prière, au silence, à la pénitence, au sacrifice. D’autres religieux, en très grand nombre, se donnent directement à l’annonce du Christ. Leur action missionnaire dépend évidemment de la hiérarchie et doit être coordonnée avec la pastorale que celle-ci veut mettre en oeuvre. Mais qui ne mesure la part immense qu’ils ont apportée et qu’ils continuent d’apporter à l’évangélisation ? Grâce à leur consécration religieuse, ils sont par excellence volontaires et libres pour tout quitter et aller annoncer l’Evangile jusqu’aux confins du monde. Ils sont entreprenants, et leur apostolat est marqué souvent par une originalité, un génie qui forcent l’admiration. Ils sont généreux : on les trouve souvent aux avant-postes de la mission, et ils prennent les plus grands risques pour leur santé et leur propre vie. Oui, vraiment, l’Eglise leur doit beaucoup (...) ».

 

 

EXHORTATION APOSTOLIQUE « EVANGELII NUNTIANDI » DE SA SAINTETÉ

LE PAPE PAUL  VI SUR L’ÉVANGÉLISATION DANS LE MONDE MODERNE

À L'ÉPISCOPAT, AU CLERGÉ ET AUX FIDÈLES DE TOUTE L'ÉGLISE

• TEXTES LITURGIQUES (S. CYRILLI ALEXANDRINI, EPISCOPI ET ECCLESIÆ DOCTORIS)

 

- Romains 8, 26-30 : L'Esprit Lui-même prie pour nous

- Psaume 89, 2 : Je veux chanter à jamais les bontés du Seigneur

- Jean 10, 27-30 : Mes brebis entendent Ma Voix

 

*** Mémoire obligatoire pour la Grèce ;

Mémoire facultative pour l'Eglise universelle

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