On a cherché à « distraire » les Africains pendant le voyage de Benoît XVI au Cameroun et en Angola, de façon à les « empêcher d'écouter » les paroles du pape, diagnostique un évêque devant le synode. Mgr Philippe Ouédraogo, archevêque de Ouagadougou, au Niger, déplore qu'une « coalition » ait cherché à « atteindre un objectif clair mais inavouable, en distrayant les Africains pour les empêcher ainsi d'écouter les paroles du Saint-Père sur les questions d'injustice, de violence et de leurs causes ». Il souligne la résistance de l'Afrique aux comportements occidentaux : « Nos communautés humaines et religieuses africaines rejettent les pratiques légalement codifiées dans bon nombre de pays de l'Occident autrefois chrétien, telles que l'avortement, la pratique homosexuelle, le mariage entre personnes du même sexe, l'euthanasie... Elles ont en estime la promotion des valeurs relatives à la famille et à la vie ». Mais il regrette l'influence de « certaines radios et télévisions, sites Internet » qui sont « régis par le pouvoir et les intérêts économiques » et « diffusent délibérément des programmes qui visiblement cherchent à imposer la pensée unique de l'Occident ». Il cite pour exemple - « pathétique » - « le tapage médiatique organisé lors du voyage du Saint-Père au Cameroun et en Angola au mois de mars dernier ». Il précise que « des programmes adressés aux auditeurs francophones tant européens qu'africains visaient à faire croire que des prêtres, des religieux et religieuses africains étudiants ou en mission à Rome ou ailleurs en Europe, vivaient de la mendicité et de la prostitution, abandonnés par le Vatican et les congrégations religieuses : avait-on besoin de cela pour montrer son désaccord avec le Saint-Père ? ». L'évêque leur demande « un peu de retenue et de circonspection, de respect et de tolérance, et surtout d'honnêteté intellectuelle dans l'expression de leurs idées qui ne servent pas la dignité humaine et pourraient engendrer des souffrances intolérables et des comportements d'hostilité voire de haine entre les peuples ».

Au Collège des Bernardins Benoît XVI a dit :

 


090526-LATERAN-2.jpg"Pour prier sur la base de la Parole de Dieu, la seule labialisation ne suffit pas, la musique est nécessaire. Deux chants de la liturgie chrétienne dérivent de textes bibliques qui les placent sur les lèvres des Anges : le 'Gloria' qui est chanté une première fois par les Anges à la naissance de Jésus, et le 'Sanctus' qui, selon Isaïe 6, est l’acclamation des Séraphins qui se tiennent dans la proximité immédiate de Dieu. Sous ce jour, la Liturgie chrétienne est une invitation à chanter avec les anges et à donner à la parole sa plus haute fonction. [...] À partir de là, on peut comprendre la sévérité d’une méditation de saint Bernard de Clairvaux qui utilise une expression de la tradition platonicienne, transmise par saint Augustin, pour juger le mauvais chant des moines qui, à ses yeux, n’était en rien un incident secondaire. Il qualifie la cacophonie d’un chant mal exécuté comme une chute dans la 'regio dissimilitudinis', dans la ‘région de la dissimilitude’, [...] dans un éloignement de Dieu où l'homme ne Le reflète plus et où il devient ainsi non seulement dissemblable à Dieu, mais aussi à sa véritable nature d’homme. Saint Bernard se montre ici évidemment sévère en recourant à cette expression, qui indique la chute de l’homme loin de lui-même, pour qualifier les chants mal exécutés par les moines, mais il montre à quel point il prend la chose au sérieux. Il indique ici que la culture du chant est une culture de l’être et que les moines, par leurs prières et leurs chants, doivent correspondre à la grandeur de la Parole qui leur est confiée, à son impératif de réelle beauté. De cette exigence capitale de parler avec Dieu et de Le chanter avec les mots qu’Il a Lui-même donnés, est née la grande musique occidentale. Ce n’était pas là l’œuvre d’une 'créativité' personnelle où l’individu, prenant comme critère essentiel la représentation de son propre moi, s’érige un monument à lui-même. Il s’agissait plutôt de reconnaître attentivement avec les 'oreilles du cœur' les lois constitutives de l’harmonie musicale de la création, les formes essentielles de la musique émise par le Créateur dans le monde et en l’homme, et d’inventer une musique digne de Dieu qui soit, en même temps, authentiquement digne de l’homme et qui proclame hautement cette dignité".

« La théorie du genre est une idéologie sociologisante occidentale des relations hommes-femmes, qui s'attaque à l'identité sponsale de la personne humaine, à la complémentarité anthropologique entre l'homme et la femme, au mariage, à la maternité et à la paternité, à la famille et à la procréation. Elle est contraire à la culture africaine et aux vérités humaines éclairées par la Révélation divine en Jésus Christ.
L'idéologie du genre sépare le sexe biologique de l'identité masculine ou féminine en affirmant que celle-ci n'est pas intrinsèque à la personne mais qu'elle est une construction sociale. Cette identité peut - et doit - être déconstruite pour permettre à la femme d'accéder à une égalité de pouvoir social avec l'homme et à l'individu de "choisir" son orientation sexuelle. Les relations hommes-femmes seraient gouvernées par une lutte de pouvoir.
Au nom de cette idéologie irréaliste et désincarnée, qui dénie le dessein de Dieu, il est affirmé qu'au départ nous serions indéterminés : c'est la société qui façonne le genre masculin et féminin au gré des choix changeants de l'individu. Le droit de choisir étant la valeur suprême de cette nouvelle éthique, l'homosexualité devient un choix culturellement acceptable, et l'accès à ce choix doit être promu.
La nouvelle idéologie est dynamique et s'impose à la fois aux cultures et aux politiques. Elle exerce pression sur le législateur pour qu'il prescrive des lois favorables à l'accès universel aux informations et aux services contraceptifs et abortifs (concept de "santé reproductive") ainsi qu'à l'homosexualité. Dans la culture africaine, l'homme n'est rien sans la femme et la femme n'est rien sans l'homme. L'un et l'autre ne sont rien si l'enfant n'est pas au centre de la famille, constituée par un homme et une femme et cellule de base de la société. L'idéologie du genre déstabilise le sens de la vie conjugale et familiale que l'Afrique a su préserver jusqu'à présent.
La société a besoin de vérité dans les relations. Pas de paix, pas de justice, pas de stabilité dans la société sans famille, sans coopération entre l'homme et la femme, sans père et sans mère. Au nom de la non-discrimination, cette idéologie crée de graves injustices et compromet la paix.
L'Afrique doit se protéger de la contamination du cynisme intellectuel de l'Occident. Il est de notre responsabilité pastorale d'éclairer la conscience des africains quant aux dangers de cette idéologie meurtrière ».

  

 

• ANNÉE A - TEXTES LITURGIQUES (DOMINICA XXVIII "PER ANNUM")

 

- Isaïe 25, 6-10a : Le festin messianique

- Psaume 23,1 : Près de toi, Seigneur, sans fin nous vivrons

- Philippiens 4,12-20 : La vraie richesse dans le Christ

- Matthieu 22, 1-14 : Parabole des invités au festin

 

• ANNÉE B - TEXTES LITURGIQUES (DOMINICA XXVIII "PER ANNUM")

 

- Sagesse 7, 7-11 : Les nombreux trésors de la Sagesse

- Psaume 90, 12 : Rassasie-nous de Ton Amour : nous serons dans la joie

- Hébreux 4, 12-13 : La Parole de Dieu est plus coupante qu'une épée à deux tranchants

- Marc 10, 17-30 ou Marc 10, 17-27 : Tout abandonner pour suivre la Vérité du Christ-Seigneur

 

• ANNÉE C - TEXTES LITURGIQUES (DOMINICA XXVIII "PER ANNUM")

 

- 2 Roi 5, 14-17 : Guéri de sa lèpre, Naaman le Syrien croit au Dieu d'Israël

- Psaume 98, 1 : Dieu révèle sa puissance à toutes les nations

- 2 Timothée 2, 8-13 : Etre fidèles au Christ toujours fidèle

- Luc 17, 11-19 : Guéri de sa lèpre, un Samaritain rend gloire à Dieu

 

 

 

Introït de la Messe : "Si iniquitátes observáveris"

 

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Liens : Propre de la Messe (forme ordinaire) + Commentaire de la Parole de Dieu, par la bibliste Marie-Noëlle Thabut (ANNÉE A) + (ANNÉE B) + (ANNÉE C)Commentaire du 28ème Dimanche per annum (forme ordinaire)

Le Père Daniel-Ange avait appelé de ses voeux à de courageux Pasteur : Mgr Marc Aillet est là !



Message de Mgr Marc Aillet : « Pour la troisième année consécutive, un "salon de l’érotisme" ouvre demain ses portes au Parc des expositions de Pau. Les informations qui nous ont été transmises par des habitants de l’agglomération montrent que cet "événement" n’est en réalité rien d’autre qu’un salon de la pornographie au service de l’industrie du sexe. Or, la pornographie porte gravement atteinte à la dignité de la femme, dont elle impose une image dégradante et qu’elle ravale au rang d’objet sexuel. Les études et les statistiques les plus indiscutables démontrent, en outre, que la pornographie crée de nouvelles formes d’addiction dont s’inquiètent les professionnels de la santé, et qu’elle est à l’origine d’un nombre croissant de violences et d’abus sexuels dont les enfants eux-mêmes sont de plus en plus souvent les victimes. Pour chacun, l’alternative est pourtant claire : « ou l’homme commande à ses passions et obtient la paix, ou il se laisse asservir par elles et devient malheureux » (Catéchisme de l’Eglise catholique, § 2339). « L’homme quitte son père et sa mère afin de s’attacher à sa femme ; tous deux ne forment qu’une seule chair » (Livre de la Genèse, II, 24) : loin de tout puritanisme, l’Eglise catholique et plus particulièrement la "théologie du corps" développée par Jean-Paul II, enseigne que la sexualité, expression physique de l’amour conjugal et « source de joie et de plaisir » (Catéchisme de l’Eglise catholique, § 2362) est un don de Dieu, et que nul ne doit séparer ce que Dieu a uni : l’amour, le mariage, la sexualité et l’accueil de la vie. »


+ Marc Aillet, évêque de Bayonne, Lescar et Oloron

Il y a quelques temps, sur un site internet où il était question de liturgie, on apprenait que la « messe en latin » attire des jeunes... ce qui avait conduit Mgr Le Gall à reconnaître une situation qui « pose question à l'Eglise ». Curieuse réaction d'un ancien Abbé bénédictin qui ne s'était jamais posé de question - semble-t-il - lorsqu'il voyait de nombreux jeunes venir à la messe célébrée en latin et grégorien dans son monastère de Kergonan. En réalité, le fait que le latin attire des jeunes ne pose pas question à l'Eglise - n’a jamais posé la moindre question à l’Eglise -, mais aux Pasteurs, lesquels n'avaient jamais envisagé, dans les années 80, que le latin allait davantage attirer que les « messes rock » et les chants de Mannick et Akepsimas dont ils nous garantissait pourtant le succès auprès des nouvelles générations.

 

 

 

saintsacrificemesse.jpgPour « ramener des fidèles » aux messes ordinaires, « il faut réintroduire davantage de silence, de hiératisme, d'intériorité, de beauté dans les vêtements liturgiques », avait encore dit Mgr Le Gall, Archevêque de Toulouse et responsable de la liturgie en France. Mais comment peut-on faire pour « ramener des fidèles » vers quelque chose qui n’a jamais existé et qui n’existe toujours pas dans nos paroisses plus de 40 ans après Vatican II (sauf très rares exceptions) ? Comment peut-on faire pour « ramener des fidèles » vers des messes « ordinaires » qui n’existent pas parce qu’on a tout bonnement interdit qu’elles puissent exister ? Tout le problème est là, puisque dans la majorité des paroisses, la messe « ordinaire », que bien peu de prêtres savent célébrer, est devenue synonyme de laideur et de laisser-aller au lieu d’être signe de fidélité aux enseignements de Vatican II et du Missel Romain. Au séminaire, une formation pour apprendre à célébrer la messe en latin pourrait être introduite, suggérait aussi Mgr Le Gall. De tels propos, s'ils ont vraiment été prononcés, montrent bien que nos Pasteurs ne maîtrisent plus guère la situation : les voici dépassés et obligés de suivre le mouvement au lieu de le contrôler. Car enfin, venir nous dire qu’ « une formation... pourrait être introduite » alors que voilà plus de 40 ans qu’elle aurait dû être assurée parce qu’elle était explicitement demandée par Vatican II (cf. Sacrosanctum Concilium, n°14 - 20), voilà qui est pour le moins révélateur d’une grande anarchie dans les rangs de l'épiscopat français ! On en vient maintenant à timidement envisager une formation (mais par qui sera-t-elle assurée ?) qui a été systématiquement refusée pendant des années aux séminaristes qui la souhaitaient : voilà qui est aussi révélateur de l’état d’esprit de certains de nos Pasteurs qui n’envisagent pas d’apprendre à célébrer la messe correctement parce que l'Eglise le demande, mais simplement parce qu’à la suite d'un changement de mentalités, des fidèles le demandent. Autrement dit, tant que les fidèles ne demandent rien, les prêtres continueront à ignorer les enseignements magistériels et à saccager la liturgie de l'Eglise en imposant partout des célébrations plus ou moins burlesques. On sait ce qu'il reste à faire... Il y a quarante ans, demander une formation liturgique ou une messe en latin vous faisait passer pour un « intégriste » ; aujourd'hui, ça vous fait passer pour quelqu'un d'ouvert et de « branché ». Mais quel crédit accorder aux propos de Pasteurs opportunistes qui préfèrent suivre le troupeau au lieu de le guider ? Combien de fois changeront-ils encore de direction au gré de la mode ? Et quand traduiront-ils leurs belles paroles en actes ? Nul ne le sait.

 

Il n'en demeure pas moins vrai que le fond du problème liturgique continue à être ignoré puisqu'au moment de la parution du Motu Proprio Summorum Pontificum de Benoît XVI, on a pu entendre nos évêques nous dire qu'il n'y a pas de problèmes liturgiques en France. C’est le discours officiel de notre épiscopat : il procède de la méthode Coué bien appliquée mais ne parvenant cependant pas à dissimuler la réalité. Car il y a bel et bien un très sérieux problème liturgique en France : il vient de ce que, d'une part, depuis des années, les prêtres n'ont plus eu de formation liturgique et de ce que, d'autre part, les lignes tracées par le Siège apostolique pour permettre un redressement de la situation n'ont jamais été suivies. Si le Missel romain et le Concile étaient suivis, comme on nous assure qu'ils le sont, comment expliquerait-on qu'il n'y a pas deux messes qui se ressemblent dans nos paroisses ? Cette absence d'unité liturgique n'est-elle pas la preuve évidente qu'il y a un « bogue », c'est-à-dire une sérieuse « anomalie » dans les programmes liturgiques diocésains ? Il y a de cela un certain temps, un maître de chœur s'est adressé à la Supérieure d’une communauté religieuse qui reçoit habituellement des groupes de fidèles, pour lui demander s'il y aurait la possibilité de venir avec une vingtaine de personnes pour faire un week-end de formation au chant. « Pas de problème, répond aimablement la Sœur, nous recevons souvent des groupes venant faire des sessions et nous avons de quoi héberger les gens. » Puis, elle ajoute : « Quelle sorte de chant faites-vous? » « Du chant grégorien », répond le maître de chœur. Et la religieuse de répondre, un peu gênée : « Oh, alors vous pourrez venir avec votre groupe, mais je ne pense pas que vous pourrez participer à notre messe : notre liturgie ne correspond probablement pas à votre style. » Ainsi donc, on ne peut désormais participer à une messe que si l'on en accepte le « style » local né le plus souvent du refus de suivre les normes liturgiques. Cette situation porte un nom : « pagaille ».

 

Que nos évêques ne veuillent pas reconnaître officiellement cette « pagaille » n'arrange pas les choses. Fort heureusement, le Saint-Père Benoît XVI connaît la situation véritable : il sait parfaitement que dans nos diocèses, les fidèles ont les plus grandes difficultés à trouver une messe célébrée dignement et dans le respect des livres liturgiques officiels. Mais que peut-il faire face à un épiscopat qui donne l'impression de toujours vouloir défier Rome en déclarant haut et fort qu’il n'y a pas de problème liturgique et qui refuse d’entendre et d'appliquer les textes magistériels ?

 

Pro Liturgia

• TEXTES LITURGIQUES (S. DIONYSII, EPISCOPI ET SOCIORUM MARTYRUM)

 

- Actes 17, 22-24 : Saint Paul annonce le vrai Dieu aux païens

- Psaume 126, 1 : Quand le Seigneur ramène les captifs de Sion

- Matthieu 5, 13-16 : Vous êtes e sel de la terre et la lumière du monde

 

 

• TEXTES LITURGIQUES (S. IOANNIS LEONARDI, PRESBYTERI)

 

- Lévitique 19, 1-18 : Prescriptions religieuses, morales et culturelles

- Psaume 15, 2 : Marcher dans l'innocence et pratiquer la justice

- Luc 5, 1-11 : Appel des quatres premiers disciples

 

 

*** Fête de Saint Denis pour l'Archidiocèse de Paris (1er évêque et patron de la ville) ; Mémoires facultatives ailleurs

Première question : que faut-il entendre par « réforme de la réforme » ? 

Selon Benoît XVI, ce n’est pas modifier une énième fois le Missel romain restauré à la suite de Vatican II lequel, dans sa dernière édition, a déjà été « amélioré » en tenant compte de l’usage. « Réformer la réforme », c’est d’abord supprimer de toutes les messes les habitudes qui ont été prises par les prêtres et les fidèles alors qu’elles ne se basaient sur aucune des règles liturgiques précisées dans la Présentation générale du Missel romain : commentaires, libertés prises pour modifier les gestes et/ou les oraisons, « mots d’accueil », rondes d’enfants autour de l’autel, encombrement des sanctuaires à l’aide de décorations infantiles, indigence du mobilier liturgique... C’est ensuite remettre dans les célébrations ce que le Concile n’avait jamais entendu supprimer : le latin, le chant grégorien, la dignité et la sobriété (cette « noble simplicité » dont parlait Paul VI, l’harmonie entre les vêtements liturgiques, les gestes et les attitudes, l’élocution et les tons employés, la convenance entre chaque élément composant le cadre où doit se déployer l’action sacrée…

 

 

Deuxième question : d’où partir pour arriver à un résultat ? 

Il semble qu’en France ce soit la question la plus délicate puisque contrairement à ce que l’on peut constater dans d’autres pays, aucun fond culturel ne peut constituer une assise pour engager la « réforme de la réforme » : les chorales de nos cathédrales ne souffrent d’aucune comparaison possible avec les excellents chœurs qu’on entend au cours des messes dans d’autres pays (Allemagne, Angleterre…) ; la pastorale liturgique postconciliaire mise en œuvre dans l’ensemble de nos diocèses a abouti à coups d’expériences éphémères à un désastreux nivellement par le bas ;le pouvoir donné à des fidèles sans formation liturgique et musicale autre que celle dispensée au cours de « sessions » dirigées par des clercs farouchement opposés à l’ « herméneutique de continuité », seule capable de dégager le véritable sens des enseignements conciliaires, a contribué à éloigner des sanctuaires les personnes dont les talents et la solide formation (musicale, liturgique) auraient pu être employés pour lancer la « réforme de la réforme ».

 

 

Troisième question : quelles voies peut-on suivre ?

La réponse à cette question se trouve à proprement parler dans la volonté d’engager la « réforme de la réforme ». La veut-on ou ne la veut-on pas ? Il est certain que tant que les évêques, par crainte de « faire des vagues » dans certains milieux diocésains ou paroissiaux, ne soutiendront pas ouvertement les prêtres capables de supprimer les mauvaises habitudes qui se sont infiltrées dans les célébrations liturgiques, il n’y a aucune chance d’aboutir à la liturgie voulue par l’Eglise à la suite du Concile. Critiquer ce qui se fait dans les paroisses n’est d’aucune utilité : on a peu de chances d’être entendu et compris. Ce qui pourra porter du fruit, c’est le bon exemple : à savoir que là où le contexte est favorable, s’installent dans la durée des célébrations dont tous les éléments sont à leur juste place et valorisés, afin que les fidèles puissent être mis en contact avec une liturgie stable et vivifiante, loin de toute la platitude environnante et les approximations habituelles. Ces lieux devraient à terme être reconnus par tous comme source d’un renouveau possible.

 

Pro Liturgia

Le Pape Benoît XVI a autorisé que la liturgie puisse être célébrée sous une forme dite « extraordinaire », c’est-à-dire avec le Missel romain du Bx Jean XXIII. Il n’y a pas à revenir là-dessus. Pour autant, des photos trouvées sur internet conduisent à s’interroger sur les motivations qui poussent certains fidèles attachés à cette forme à se complaire dans un « décorum » dont on ne voit pas le rapport qu’il a avec liturgie de l’Eglise. Les kilos de tissu, les mètres de dentelles, le poids des dorures, le goût des titres - dont certains sont usurpés - ne focalisent-ils pas l’attention pour la détourner de l’Essentiel ? N’est-on pas là dans une sorte de narcissisme cléricalisé qui ne dit pas son nom ? « A quand les perruques poudrées et les mouches ? » demandait malicieusement un bénédictin qui voyait certaines photos.

Nous avons interrogé un prêtre qui, depuis Rome, a étudié de près la question posée par certaines de ces nouvelles communautés plus « traditionalistes » que « traditionnelles ». Il nous a répondu : « Comme dans d’autres cas, on va se réveiller trop tard. Tous les gens dotés d’un certain bon sens voient bien que tout cela n’est pas d’aplomb et qu’il faudrait apporter des rectifications tout en maintenant ce qui est positif. Le jour où les responsables de telles communautés seront allés droit dans le mur, l’autorité se réveillera tandis que l’aile progressiste jubilera ; et les dégâts seront immenses sur le plan spirituel et humain, surtout pour des jeunes qui ont tout misé (leur vie, leur vocation...) dans un tel projet. Et puis, hélas, les adeptes de ces lourdeurs qui pensent que la liturgie ne peut être valorisée que dans ce qu’il faut bien considérer comme un décorum d’opérette, apportent des arguments aux groupes de fidèles gagnés aux idées les plus « progressistes » qui ont alors beau jeu, en recourant au processus bien connu de l’amalgame, de présenter tous les « traditionalistes » comme des inadaptés, comme des originaux, comme des abbés qui n’utilisent la liturgie que pour exposer leurs dentelles et leurs rubans. Il est à craindre que tout cela fasse assez rapidement naître un nouveau problème dont l’Eglise n’a vraiment pas besoin. »

 

Pro Liturgia

Le Synode sur la famille de 1980 a utilisé l’expression "loi de gradualité" que Jean-Paul II a reprise dans l’Exhortation Apostolique Familiaris Consortio : « Les époux, dans la sphère de leur vie morale, sont appelés à cheminer sans se lasser, soutenus par le désir sincère et agissant de mieux connaître les valeurs garanties et promues par la loi divine, avec la volonté de les incarner de façon droite et généreuse dans leurs choix concrets. Il ne peuvent pas toutefois considérer la loi comme un simple idéal à atteindre dans le futur, mais ils doivent la regarder comme un commandement du Christ Seigneur leur enjoignant de surmonter sérieusement les obstacles. C'est pourquoi ce qu'on appelle la "loi de gradualité" ou voie graduelle ne peut pas s'identifier à la "gradualité de la loi", comme s'il y avait, dans la loi divine, des degrés et des formes de préceptes différents selon les personnes et les situations diverses. Tous les époux sont appelés à la sainteté (= éviter le péché). (…) Il appartient à la pédagogie de l'Eglise de faire en sorte que, avant tout, les conjoints reconnaissent clairement la Doctrine d'Humanae Vitae comme norme pour l'exercice de la sexualité » (FC 34).

 

 

 

GENERALITE : Pour Jean-Paul II, la loi de gradualité suppose un cheminement, une montée. Le mot latin "gradus", d'où est tiré le mot "gradualité", évoque en effet les degrés d'une montée d'escalier. La loi de gradualité pourrait être symbolisée par la "voie étroite", la montée à entreprendre pour se libérer du péché et tendre vers la perfection. Les conditions d'une "droite loi de gradualité" selon Jean-Paul II sont : 1. « Le désir sincère et agissant de mieux connaître les valeurs garanties et promues par la Loi divine », donc : mettre tout en oeuvre pour connaître les vérités de l'ordre moral.  2. « Avoir la volonté de les incarner de façon droite et généreuse dans les choix concrets ». « On ne doit pas considérer la loi comme un simple idéal à atteindre dans le futur, mais comme un commandement du Christ Seigneur enjoignant de surmonter sérieusement les obstacles ». Jean-Paul II a rappelé que les époux sont appelés à la sainteté, exprimée dans l'Encyclique "Humanae vitae", norme pour l'exercice de la sexualité. Conclusion : La "loi de gradualité" est un chemin vers la sainteté. Le Saint-Père sait que ce chemin est difficile et qu'il passe par des étapes ou degrés, donc qu'il est graduel. Mais cette gradualité ne signifie pas "laxisme moral" ! Tout sujet doit s'efforcer de connaître les vérités morales et de les vivre en menant courageusement le combat spirituel. Pour le Magistère de l'Église, il n'y a pas de gradualité de la Loi, car la loi morale naturelle vaut pour tous, "semper et pro semper" = "toujours et pour toujours et de la même manière". Il n'y a pas, d'un côté, des hommes et des femmes appelés à la sainteté, puis, de l'autre, ceux qui doivent se contenter d'une vie médiocre ! Tous sont appelés à la sainteté. Mais il existe une loi de gradualité, c'est-à-dire un chemin de conversion. 

MAUVAISE INTERPRETATION : Pour certains moralistes, la loi de gradualité consisterait en une tension effective vers la norme et non pas forcément l'observation immédiate et matérielle du précepte qui est imposé. Pour ces théoriciens, la contraception deviendrait alors moralement acceptable dans ce cas (cf : FORMATION DOCTRINALE : Le Magistère de l'Eglise face au "moindre mal"). Cette interprétation de la loi de gradualité n’est pas en accord avec l’enseignement du Magistère. Jean-Paul II déclarait en 1988 : « Paul VI, en qualifiant l'acte contraceptif d'intrinsèquement illicite, a voulu enseigner que la norme morale est telle qu'elle n'admet aucune exception ». Avoir l’intention de vivre la loi d’Humanae Vitae dans l’avenir et vivre aujourd’hui en contradiction avec cette loi n’est pas répondre au Commandement du Seigneur !

L'AUTHENTIQUE LOI DE GRADUALITE : L'"Osservatore Romano" du 16 Février 1989 a publié un article donné avec l'autorité du Magistère en réponse à certaines incompréhensions. L'auteur de cet article a rappelé : « La contraception, en elle-même et par elle-même, est toujours un désordre moral, parce que, objectivement et de manière intrinsèque (indépendamment des intentions, motivations et situations subjectives), elle contredit le langage qui exprime naturellement la donation réciproque et totale des époux ». L'auteur a rappelé ensuite qu'il fallait distinguer entre désordre objectif et faute subjective. La situation subjective ne peut jamais changer en "ordre" ce qui est intrinsèquement un "désordre" mais peut diminuer la responsabilité. C'est dans cette ligne, écrit l'auteur, que s'est développé à juste titre, non seulement en théologie morale et pastorale mais aussi dans le domaine des interventions du Magistère, le discours sur la "loi de gradualité". L'article parle de l'évaluation de la responsabilité personnelle en faisant référence à la conscience du sujet. Il rappelle que les chrétiens sont tenus d’éclairer leur conscience et de la conformer à la Loi divine. Ils doivent demeurer fidèles au Magistère de l'Église, interprète autorisé de cette Loi à la lumière de l'Évangile. L'article s'adresse aux prêtres et aux théologiens qui ont la responsabilité d'aider les époux à se former une conscience qui juge selon la Vérité. Ils ne doivent pas créer d'obstacles à la conscience des époux vers la Vérité de leur Amour. Ainsi, pour cet article autorisé, la "loi de gradualité" se situe dans la distinction habituelle entre "désordre objectif" et "responsabilité personnelle". La "loi de gradualité" demande aux pasteurs et aux époux, patience, persévérance et confiance ! Paul VI disait : « Si le péché avait encore prise sur les époux, qu'ils ne se découragent pas, mais qu'ils recourent avec une humble persévérance à la Miséricorde de Dieu qui est accordée dans le Sacrement de Pénitence » (HV 25). L’Évangile révèle la Miséricorde infinie de Jésus, mais la Miséricorde ne peut pas contredire la Vérité. Jésus a dit à la femme adultère : « Va, désormais ne pèche plus ! » (Jean 8, 11).


Le mois d’octobre est le mois du rosaire, cette belle prière mariale récitée à partir d’un chapelet. Entre prière et méditation, au rythme des Je vous salue Marie, nous voyageons à travers les épisodes de la vie du Christ. Voici quatre (très) bonnes raisons de prier le Rosaire, « douce chaîne qui nous relie à Dieu », comme le définissait le bienheureux Bartolo Longo.

 

1. Parce que la simplicité de cette prière - basée sur la récitation de Je vous salue Marie, entrecoupés de Notre Père - n’en amenuise pas la force. A travers les fruits qu’elle fait éclore en nous, elle nous ouvre un chemin de sainteté, comme le rappelle le pape François. « Le Rosaire est la prière qui accompagne toujours ma vie. C’est aussi la prière des simples et des saints… C’est la prière de mon cœur. »

2. Parce que la méditation des mystères du Rosaire nous fait entrer dans l’intimité de la vie du Christ, vivre et ressentir la puissance de son amour « Le Rosaire nous permet de contempler la vie du Christ et les moments les plus importants liés à la vie de sa Mère. C'est un merveilleux Album de famille. Il passe de la joie à la souffrance et se termine par une lumière éblouissante : la Résurrection.» (Père Guy Gilbert) 

3. Parce que c’est aimer Jésus avec les yeux de celle qui sait le mieux l’aimer. « Si nous désirons grandir dans l'amour de Jésus, nous devons méditer les mystères du rosaire avec Marie en répétant sans cesse et en chuchotant l'Ave Maria. Personne au monde, même parmi les anges, n'a aimé et n'aime autant le Seigneur Jésus que la Mère de Dieu. » ( Saint Maximilien Kolbe.)

4. Parce que c’est aussi une belle prière collective, comme le disait saint Pie X dans son testament. « Si vous voulez que la paix règne dans vos familles et dans votre patrie, récitez tous les jours le chapelet avec les vôtres : le Rosaire est le parfait résumé de l’Évangile et il donne la paix à tous ceux qui le récitent… Aimez le Rosaire, récitez-le tous les jours.» 

 

Alors, en ce mois d’octobre, à nos chapelets ! Seul, en famille ou avec les membres de notre communauté paroissiale, faisons un Rosaire et entrons dans les mystères de notre foi. (Retrouvez toutes les explications pour prier le Rosaire et ses différents mystères)

« La période postconciliaire a été marquée par une séparation entre la participation et la dévotion. Pie XII rappelait déjà, dans Mediator Dei, que la piété du peuple avait beaucoup contribué au développement de la liturgie. Dans l'instruction Eucharisticum Mysterium, on trouve aussi une vérité centrale, dont l'auteur est saint Thomas d'Aquin : "Tout comme la Passion du Christ elle-même, ce sacrifice, "ne produit pourtant son effet qu'en ceux qui par la foi et la charité s'unissent à la Passion du Christ...., et il leur profite plus ou moins selon la qualité de leur dévotion". En revanche le culte catholique est passé de l'adoration de Dieu à l'exhibition du prêtre, des ministres et des fidèles. La piété a été abolie, y compris le mot lui-même. Elle a donc été "liquidée" par les liturgistes qui l'ont qualifiée de bigoterie, tandis qu'eux mêmes faisaient subir au peuple leurs expérimentations liturgiques, tout en niant les diverses formes spontanées de dévotion et de piété. On a réussi à imposer les applaudissements, y compris durant les funérailles, à la place du deuil, qui normalement s'exprime par des larmes. : le Christ n'a-t-il pas pleuré lorsque Lazare mourut ? Ratzinger a donc raison quand il dit : "quand les applaudissements font irruption dans la liturgie, c'est un signe très sûr qu'on a perdu l'essence de la liturgie, et qu'on l'a substitué par une sorte de divertissement de type religieux". Quel évêque aura le courage d'aller à contre courant ? »

 

Extrait du livre de Nicola Bux "La réforme de Benoît XVI", édition Tempora. 

« Aujourd’hui, nul ne peut nier le lien porno-pédo. (…) Il faut être singulièrement déconnecté de la réalité pour nier le lien intrinsèque entre porno-sado-maso et viols d’ados, entre porno-vidéo et bourreaux. Ceux qui en doutent planent dans l’irréel. (…) Oui, la pornographie, c’est la théorie ! Le pédotrafic, c’est la pratique ! Pornotrafiquants, narcotrafiquants : même stratégie ! (…) Si l’on veut éviter de nouveaux Dutroux, si l’on veut sauver par milliers des Julie, Mélissa, An, Eefje, Élisabeth, Loubna, Marion, il faut agir immédiatement avec la plus absolue fermeté. Des vies d’enfants sont en jeu ! Nos familles de demain sont en jeu ! Nos peuples sont en jeu. Tout ceci, n’importe quel homme et femme, en qui subsiste le sens de la vie et de l’amour, le comprend. Nul besoin d’être chrétien pour cela. (…) Le porno est destruction de l’amour, donc de la vie. Car tout ce qui touche à l’amour atteint la vie. (…) Un amour saccagé, c’est une vie ravagée. Rendre l’amour dégoûtant, c’est dégoûter de la vie. Écœurer le cœur, c’est vider la vie ! La vie perd toute valeur, là où l’amour perd sa saveur. La vie devient une horreur, là où l’amour perd sa splendeur. Quand l’amour perd sa signification, la vie perd son orientation ! Pourquoi donc vivre encore, s’il n’est possible ni d’aimer ni d’être aimé ? Alors j’ose poser tout de go certaines questions : ne serions-nous pas en train de fabriquer des petits vieux ridés avant l’âge, souillés par de gros vicieux ? Jusque dans certaines écoles ? Ne sommes-nous pas en train d’engendrer les débauchés — donc les désespérés — de demain ? Les dépravés d’aujourd’hui ne risquent-ils pas de devenir les épaves de demain ? Ne préparons-nous pas une autre épidémie : celle des suicides ? Une autre hémorragie : celle du sang de l’amour ? Ces questions : malheur à qui les prendrait à la légère ! Elles sont redoutables. Dégradation d’une génération : disparition d’une nation (...).

En Pologne, à l’ère soviétique, les communistes encourageaient en sous-main l’alcoolisme, freinaient toutes les œuvres s’attaquant à ce problème : meilleur moyen de neutraliser les forces vives d’un pays. Et de mâter un peuple en l’abrutissant. Pour les Romains, c’était du pain et des jeux. Maintenant, c’est du fric et du sexe. (...) Processus inexorable de lente déshumanisation ? Si déjà les jeunes adultes sont tellement blessés, immatures, insécurisés, mais que sera-ce donc dans dix ans ? Quand l’enfant d’aujourd’hui devra affronter le monde de demain ? On n’ose y penser... On en tremble ! Nous en avons maintenant une preuve arithmétique, je veux dire démographique, de l’ordre d’une évidence. À cause de la perte du sens même de la vie — conséquence inéluctable de la perversion des notions d’amour et de fidélité —, nos peuples d’Occident sombrent tous sous la ligne de survie. Parce que tant de familles en ont été éclatées, tant de nos jeunes bousillés, tant de nos berceaux laissés vides, nous ne savons même plus comment nos pays pourront simplement survivre d’ici vingt ans. Bientôt, il n’y aura plus qu’un citoyen en âge de travailler pour un inactif à nourrir. Le papy-boom a remplacé le baby-boom . 


Aux temps dits “barbares”, les pasteurs de l’Église n’étaient-ils pas les premiers à défendre la cité, en montant courageusement au créneau, en affrontant de face les envahisseurs, cela pour sauver la vie de leur peuple ? Où sont-ils donc, ces audacieux courageux pasteurs d’aujourd’hui, dignes de leurs frères aînés ? Qui n’ont pas peur de monter au créneau, de prendre des risques, de se tenir en premières lignes ? Devant Jésus le Seigneur, et ses anges, et ses saints, n’auront-ils donc pas à rendre compte de la vie de ceux qui leur étaient confiés ? Surtout des plus vulnérables, des plus faibles, des plus petits ? L’Église est-elle encore l’Église des pauvres ? Nous supplions le Père de nous donner de ces grands bergers qui pourront entraîner tout leur peuple sur la voie de la résistance à ce nouveau totalitarisme, à cette nouvelle idéologie, non moins destructrice de l’humanité (...) que le nazisme et le communisme (...). Aujourd’hui, n’est-ce pas leur devoir premier, leur ministère essentiel, de sauver ce qui reste encore d’humanité, de s’opposer de toutes leurs forces à tout ce qui peut détruire le plus fantastique des dons de Dieu : la vie ! De protéger le plus faible, le plus vulnérable, le plus pauvre, le plus « Dieu-parmi-nous » ? Oui, devant le mal, ne pas nous désister, mais résister ! Devant le faible maltraité, ne pas faiblir ! Ne jamais lâcher le plus vulnérable : lutter sans relâche ! Tout au long de l’Histoire, n’a-t-on pas entendu retentir de grandes voix rugissant contre les différents totalitarismes ? Et ces totalitarismes n’ont-ils pas fini par s’écrouler, grâce au sang des témoins refusant de flirter avec l’idéologie mortifère, cela jusqu’à la torture et au sang versé ? Qu’ils soient bénis, ces audacieux pasteurs, dignes de leurs frères aînés ! Qui n’ont pas peur de monter courageusement au créneau, de prendre des risques, de se tenir en premières lignes. Les paroles fortes de Jean Paul II aux évêques de Bosnie, à Sarajevo (le voyage de tous les courages !), ce 13 avril 1997, ne nous sont-elles pas aussi adressées : « Ne vous découragez pas de lever une voix prophétique pour dénoncer les violences, démasquer les injustices, appeler par son nom ce qui est mal, défendre avec des moyens légitimes les communautés qui vous sont confiées ! ». Ne peut-on appliquer aux maffieux pornocrates — jouant avec le Sida —, surtout aux pornotrafiquants d’enfants, aux tortionnaires d’enfants, aux meurtriers d’enfants, ce cri de Jean Paul II à Palerme (Sicile), en 1995 : « Au nom du Christ, je me tourne vers les responsables [de la maffia] : convertissez-vous ! Parce qu’un jour pèsera sur vous le jugement de Dieu ! Ceux qui sont tachés de sang humain en répondront à la Justice de Dieu ». Et s’adressant à tous, donc à nous : « Levez-vous ! Revêtez la lumière et la justice ! Pas de place pour la lâcheté et l’inertie ! ». Et encore, au million et demi de jeunes, à la JMJ de Czestochowa : « Soyez des lutteurs, comme ceux qui ont témoigné à l’Est jusqu’au martyre ! Voici venue votre heure ! ».

 

 

 

•••> Article du Père Daniel-Ange (année 2002) à lire intégralement !

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