http://img.over-blog.com/500x355/0/21/41/34/2010/cypriendecarthage.jpg« Le monde hait le chrétien : pourquoi donc aimez-vous votre ennemi ? Pourquoi ne suivez-vous pas plutôt le Christ qui vous a racheté et qui vous aime ? Saint Jean, dans son épître, nous exhorte à ne pas suivre les désirs de la chair : « N’aimez pas le monde, dit-il, ni ce qui est dans le monde. Si quelqu’un aime le monde, la charité du Père n’est plus en lui; car tout ce qui est dans le monde est concupiscence de la chair, concupiscence des yeux et ambition du siècle. Tout cela ne vient pas du Père, mais du monde. Or, le monde passera avec sa concupiscence. Mais celui qui fait la volonté de Dieu, vivra éternellement comme Dieu lui-même » (I Jean 2). Donc, mes frères bien-aimés, ranimons notre foi, fortifions notre âme, préparons-nous à accomplir la volonté divine et, bannissant toute crainte de la mort, songeons à l’immortalité qui doit la suivre. Que notre conduite s'accorde avec notre croyance : ne pleurons plus la perte de ceux qui nous sont chers et, quand l'heure du départ sonnera pour nous, allons, sans hésitation et sans retard auprès du Dieu qui nous appelle. Telle doit être dans tous les temps la conduite des serviteurs de Dieu, mais surtout à notre époque. Nous voyons, en effet, crouler le monde sous les fléaux qui l'envahissent de toutes parts. Le présent est bien triste ; l'avenir sera plus triste encore ; c’est donc un avantage pour nous de quitter promptement cette vie. Si vous voyiez les murailles de votre maison chanceler, le toit s'effondrer, l'édifice tout entier (car les édifices périssent aussi de vieillesse), vous menacer d'une ruine prochaine, ne vous hâteriez-vous pas de fuir ? Si vous étiez assailli en mer par une violente tempête, si les flots soulevés vous menaçaient d'un naufrage prochain, ne vous hâteriez-vous pas de gagner le port ? Mais, regardez donc, le monde chancelle, il tombe ; ce n'est plus la vieillesse, c'est la fin des choses : tout annonce une chute imminente ; et, lorsque Dieu, par un appel prématuré, vous arrache à tant de ruines, de naufrages, de fléaux de tout genre, vous ne l'en remerciez pas, vous ne vous en félicitez pas ! Considérons donc, frères bien-aimés, que nous avons renoncé au monde, et que nous sommes sur la terre comme des étrangers et des voyageurs. Saluons le jour qui assigne à chacun son domicile véritable, le jour qui nous délivre des liens de cette vie pour nous rendre au Paradis et au royaume céleste. Qui donc, vivant sur la terre étrangère, ne se hâterait de revenir vers sa patrie ? Quel homme, traversant les mers pour rejoindre sa famille, ne désirerait un vent favorable pour embrasser plus tôt ces êtres si chers ? Notre patrie, c'est le Ciel ! Là se trouvent nos ancêtres, c'est-à-dire, les patriarches ; pourquoi ne pas nous hâter de jouir de leur vue ? Là nous attendent ceux qui nous sont chers : nos pères, nos frères, nos fils, l'assemblée entière des bienheureux, assurée de son immortalité, mais inquiète de notre salut. Quel bonheur pour eux et pour nous de se rencontrer, de se réunir de nouveau ! Quelle volupté d’habiter le royaume céleste sans craindre de mourir et avec la certitude de vivre éternellement ! Peut-il exister une félicité plus complète ? Là, se trouve l’assemblée glorieuse des apôtres, le choeur des prophètes, le peuple innombrable des martyrs victorieux dans les combats et dans la souffrance. Là sont les vierges triomphantes qui ont soumis aux lois de la chasteté le concupiscence de la chair. Là sont les miséricordieux qui ont distribué aux pauvres d’abondantes aumônes et qui, selon le précepte du Seigneur, ont transporté leur patrimoine terrestre dans les trésors du Ciel. Hâtons-nous, mes frères, de nous joindre à cette auguste assemblée ; souhaitons d’être bientôt avec eux en présence du Christ. Que cette pensée soit connue de Dieu ; que le Christ, notre maître, la trouve gravée dans nos coeurs. Plus nos désirs seront ardents, et plus la récompense qu’il nous destine sera abondante ».

 

Saint Cyprien de Carthage, Père de l’Eglise - De la mortalité

Botte.jpeg« (...) J’ai suivi le mouvement liturgique durant une soixantaine d’années, depuis ses origines jusqu’après le Concile de Vatican II. Tout le monde sait que la réforme liturgique postconciliaire a suscité des réactions très diverses. A côté des gens simples qui l’ont acceptée tout bonnement, il y a des têtes pensantes qui rechignent. Les uns se plaignent qu’on a été trop loin et qu’on a changé la religion tandis que les autres estiment qu’on n’a pas osé aller assez loin et qu’ils sont capables de faire beaucoup mieux. Alors, je me crois obligé de donner moi aussi mon avis. Je n’ai pas l’illusion de pouvoir mettre tout le monde d’accord ni la prétention de prononcer un jugement définitif. Je m’estimerai heureux si je puis dissiper certaines confusions et corriger quelques erreurs. Notons tout d’abord qu’on ne rend pas justice au mouvement liturgique en le jugeant exclusivement sur les détails de la réforme liturgique. Il a été dès l’origine un mouvement d’idée inspiré par une certaine vision du mystère de l’Eglise, et il a exercé une grande influence sur la théologie, même en dehors du catholicisme. (...) La question est de savoir si le mouvement est resté fidèle à l’inspiration primitive. C’est l’esprit qu’il faut juger, non la lettre. Séparer l’un de l’autre, c’est se résigner à ne rien comprendre. Une autre confusion fréquente est celle des termes de comparaison. Il faut savoir ce qu’on compare et avec quoi. On veut comparer l’ancienne liturgie avec la nouvelle. Mais qu’est-ce qu’on entend par l’ancienne ? La liturgie idéale, telle qu’on peut la voir dans de grandes abbayes, ou bien celle qu’on trouvait dans la plupart de nos paroisses ? Et la liturgie nouvelle ? Il ne faut pas confondre la liturgie telle qu’elle a été prescrite par le Saint-Siège et les fantaisies qu’on peut voir en certaines régions. Ceux qui ont travaillé à la réforme liturgique ne sont pas responsables de l’anarchie qui règne en certains pays, pas plus que les Pères du Concile ne le sont de l’indiscipline de certains prêtres. Il ne faut pas tout mélanger. (...) Quant à la réforme de la messe, elle a été faite dans l’esprit de la tradition. (...) Elle n’est pas l’œuvre d’hommes de gauche ignorants de la tradition. Ce qui a le plus frappé, c’est la modification des rites de l’offrande. Or les meilleurs liturgistes étaient d’accord pour simplifier cette partie. Un homme aussi pondéré que dom Capelle était du même avis que le Père Jungmann. Ces prières de l’offertoire étaient étrangères à la tradition romaine authentique. Non seulement elles étaient inconnues de saint Grégoire, mais elles ne figuraient pas davantage dans l’exemplaire du sacramentaire envoyé par le pape Hadrien à Charlemagne. C’était des prières de dévotion du prêtre qui s’étaient infiltrées dans l’usage romano-germanique. Elles avaient l’inconvénient de donner une importance exagérée à ce rite au détriment de la véritable offrande qui se faisait traditionnellement après le récit de l’Institution. La véritable offrande, dans tous les rites, ce n’est pas le pain et le vin comme dons matériels, mais le Corps et le Sang du Christ sous les espèces du pain et du vin. Ce développement des prières de l’offertoire avait déplacé l’accent. Il fut un temps, dans l’histoire du mouvement liturgique, où l’offrande des dons matériels apparaissait à certains comme le point culminant de la messe et où on organisait des processions d’offertoire avec les offrandes les plus diverses. C’était une déviation qu’il fallait redresser. Quant aux prières eucharistiques, elles restent également conformes à l’esprit de la tradition. Le vieux canon de saint Grégoire n’a subi que quelques légères retouches. Les nouvelles formules s’inspirent de textes authentiques des anciennes liturgies. La première (i.e. la P.E. II -n.d.l.r.-) reprend la plus ancienne prière eucharistique connue. Elle a été composée à Rome au IIIe siècle en langue grecque, et depuis des siècles elle est dite par les prêtres de rite éthiopien. Elle ne dépare pas le Missel romain qui l’a accueillie.


Si l’on compare la nouvelle édition du « Missale Romanum » avec l’ancienne, on remarque la présence d'un grand nombre de pièces nouvelles, oraisons et préfaces. Ce n’est pas une innovation : on a cherché dans le trésor des anciens sacramentaires romains de quoi enrichir la liturgie d’aujourd'hui. (...) La réforme dont je me réjouis le plus personnellement, c’est le retour à la concélébration. Il était impossible à des prêtres vivant en communauté de jamais communier ensemble. Il fallait que chacun célèbre sa messe en privé, puis on pouvait ensuite se réunir pour assister à une messe où personne ne communiait. De là des séries de messes qui se suivaient à vive allure aux autels latéraux et qui n’étaient pas toujours une source d’édification pour les fidèles. Il semblait que la multiplication des messes privées était une fin en soi. Mais le comble, c’était les jours où chaque prêtre était autorisé à dire trois messes. Cela devenait un véritable marathon. Je me souviens de ces jours de Noël où, après avoir assisté à la messe de la nuit sans y communier, nous nous croyions obligés d’enfiler trois messes basses en attendant
la messe du jour, à laquelle nous assistions sans communier. Il y avait là quelque chose d’anormal.

 

(...) [La réforme] est un projet pour l’avenir, et ce serait une périlleuse illusion que d’en attendre des résultats spectaculaires immédiats. Cette illusion suppose une idée assez simpliste de la réforme liturgique. On n’y voit qu’un ensemble de recettes destinées à rendre la messe plus attrayante et à remplir des églises qui commençaient à se vider. C’est s’engager dans la voie d’un dangereux pragmatisme dont le seul critère est le succès. Tout est bon qui attire les foules. De là une surenchère d’initiatives qui vont de la naïveté touchante au farfelu. La véritable réforme liturgique n’a rien à voir avec ce genre d’exhibition. (...) La liturgie doit être l’expression dans le culte de la foi de l’Eglise. (...) Cette foi renouvelée en l’Eglise, le Concile a voulu qu’elle s’exprime dans la liturgie, afin de la faire pénétrer dans toute la vie des individus et des communautés. (...) »

Le 24 septembre 2013, la « Repubblica » a publié une lettre du Pape émérite Benoît XVI. Il s'agit de sa réponse à un livre que lui avait envoyé le mathématicien italien ouvertement athée et anticlérical Piergiorgio Odifreddi. Dans sa longue lettre, Benoît XVI amorce un dialogue avec son interlocuteur. Il s'oppose à son interprétation sur la question de la pédophilie dans le clergé et sur la figure du Jésus historique. Benoît XVI développe une réponse en quatre points, réagissant à l’ouvrage du mathématicien. Ce livre critique notamment son ouvrage consacré à Jésus de Nazareth et son Introduction au christianisme. Si le Pape émérite reconnaît volontiers que les mathématiques sont la seule science "au sens strict", il souligne toutefois que la théologie a fourni des "résultats remarquables" dans les domaines historique et philosophique. En outre, Benoît XVI affirme que la théologie a pour but de concilier la religion et la raison, deux fonctions "d’importance essentielle pour l’humanité". Ci-dessous, extraits de sa lettre :

 

 

 

 


« Illustrissimo Signor Professore Odifreddi, (...) 

 

mathematiques.jpgJe voudrais vous remercier pour avoir tenté dans les moindres détail de vous confronter à mon livre ("Introduction au christianisme"), et donc à ma foi; c'est justement ce qu'en grande partie j'avais voulu dire dans mon discours à la Curie romaine à l'occasion de Noël 2009. Je tiens à remercier aussi pour la manière loyale dont vous avez traité mon texte, cherchant sincèrement à lui rendre justice. Mon jugement sur votre livre dans son ensemble, cependant, est en soi plutôt mitigé. J'en ai lu quelques parties avec plaisir et profit. Dans d'autres parties, en revanche, j'ai été surpris par une certaine agressivité et le caractère hasardeux de l'argumentation. (…) Plusieurs fois, vous me faites remarquer que la théologie serait de la science-fiction. À cet égard, je suis surpris que cependant vous considériez mon livre comme digne d'une discussion aussi détaillée. Permettez-moi de vous soumettre à ce sujet quatre points :

 

1. Il est correct d'affirmer que comme « science » au sens le plus strict du terme, il n'y a que les mathématiques, tandis que j'ai appris de vous que même ici, il faudrait distinguer entre l'arithmétique et la géométrie. Dans toutes les matières spécifiques, la scientificité a à chaque fois sa propre forme, selon la particularité de son objet. L'essentiel est qu'elle applique une méthode vérifiable, exclue l'arbitraire et garantisse la rationalité dans ses différentes modalités respectives.

 

2. Vous devriez au moins reconnaître que, dans le domaine de l'histoire et dans celui de la pensée philosophique, la théologie a produit des résultats durables.

 

3. Une fonction importante de la théologie est celle de maintenir la religion liée à la raison et la raison à la religion. Ces deux fonctions sont d'une importance essentielle pour l'humanité. Dans mon dialogue avec Habermas, j'ai montré qu'il existe des pathologies de la religion et - non moins dangereuses - des pathologies de la raison. Toutes deux ont besoin l'une de l'autre, et les maintenir constamment connectées est une tâche importante de la théologie.

 

4. La science-fiction existe, par ailleurs, dans le cadre de nombreuses sciences. Ce que vous exposez sur les théories autour du début et de la fin du monde chez Heisenberg, Schrödinger, etc, je le designerai comme de la science-fiction dans le meilleur sens du terme : ce sont des visions et des anticipations, pour arriver à une vraie connaissance, mais ce ne sont, en fait, que des imaginations avec lesquelles nous essayons de nous rapprocher de la réalité. Il existe, du reste, de la science fiction en grand style, précisément au sein de la théorie de l'évolution. Le gène égoïste de Richard Dawkins est un exemple classique de science fiction. Le grand Jacques Monod a écrit des phrases qu'il a lui-même insérées dans son œuvre à coup sûr uniquement comme science-fiction. Je cite : « L'apparition des vertébrés tétrapodes (...) tire son origine du fait qu'un poisson primitif a "choisi" d'aller explorer la terre, sur laquelle il était toutefois incapable de se déplacer autrement qu'en sautant maladroitement, créant ainsi comme conséquence d'une modification du comportement, la pression sélective grâce à laquelle se seraient développées les membres robustes des tétrapodes. Parmi les descendants de ce hardi explorateur, de ce Magellan de l'évolution, certains peuvent courir à une vitesse de 70 km à l'heure... » (Cité d'après l'édition italienne de "Le Hasard et la Nécessité" , Milan, 2001, p. 117 et suiv.)

 

Dans les questions abordées jusqu'à présent, il s'agit d'un dialogue sérieux, dont - comme je l'ai dit à plusieurs reprises - je suis reconnaissant. Il en va autrement dans le chapitre sur le prêtre et sur la morale catholique, et encore différemment dans les chapitres sur Jésus. Quant à ce que vous dites de l'abus moral des mineurs par des prêtres, je ne peux - comme vous le savez - qu'en prendre note avec une profonde consternation. Je n'ai jamais essayé de cacher ces choses. Que le pouvoir du mal pénètre à un point tel dans le monde intérieur de la foi est pour nous une souffrance que, d'une part, nous devons supporter, tandis que d'un autre côté, nous devons faire tout ce qui est possible pour que de tels cas ne se reproduisent pas. Ce n'est pas non plus un motif de réconfort de savoir que, selon les recherches des sociologues, le pourcentage des prêtres qui se sont rendus coupables de ces crimes n'est pas plus élevé que dans d'autres professions similaires. En tout cas, on ne devrait pas présenter avec ostentation cette déviation comme s'il s'agissait d'une saleté spécifique du catholicisme.

S'il n'est pas licite de garder le silence sur le mal dans l'Église, on ne doit cependant pas passer sous silence le grand sillon lumineux de bonté et de pureté, que la foi chrétienne a tracé à travers les siècles. Il faut se rappeler les figure grandes et pures que la foi a produites - de Benoît de Nursie et sa sœur Scholastique, à François et Claire d'Assise, Thérèse d'Avila et Jean de la Croix, aux grands saints de la charité comme Vincent de Paul et Camillo de Lellis, jusqu'à Mère Teresa de Calcutta et les grandes et nobles figures de Turin du XIXe siècle. Il est aussi vrai aujourd'hui que la foi pousse beaucoup de personnes à l'amour désintéressé, au service des autres , à la sincérité et la justice. (...)

 

010.jpgCe que vous dites au sujet de Jésus n'est pas digne de votre rang scientifique. Si vous posez la question comme si de Jésus, au fond, on ne savait rien, et que de Lui comme figure historique, rien n'était vérifiable, alors je ne peux que vous inviter de manière décisive à vous rendre un peu plus compétent d'un point de vue historique. Je recommande pour tout ceci particulièrement les quatre volumes que Martin Hengel (exégète de la Faculté de théologie protestante de Tübingen) a publiés avec Marie Schwemer : c'est un exemple excellent de précision historique et de très ample information historique. En face de cela, ce que vous dites au sujet de Jésus est un langage irresponsable que vous ne devriez pas répéter. Que dans l'exégèse aient été écrites aussi beaucoup de choses manquant de sérieux est, malheureusement, un fait incontestable. Le séminaire américain sur Jésus que vous avez cité aux pages 105 et suivantes, confirme seulement à nouveau ce qu'Albert Schweitzer avait remarqué sur la Leben-Jesu-Forschung (Recherche sur la vie de Jésus ), c'est-à-dire que ledit « Jésus historique » est principalement le reflet les idées des auteurs. Ces formes mal réussies de travail historique, cependant, ne compromettent absolument pas l'importance de la recherche historique sérieuse, qui nous a conduit des connaissances vraies et sûres quant à l'annonce et à la figure de Jésus.

 

(...) En outre, je dois repousser avec force votre affirmation (p. 126) selon laquelle j'aurais présenté l'exégèse historico-critique comme un instrument de l'Antéchrist. Traitant le récit des tentations de Jésus , j'ai seulement repris la thèse de Soloviev, selon laquelle l'exégèse historico-critique peut aussi être utilisée par l'antéchrist - ce qui est un fait indiscutable (note). Dans le même temps, cependant, toujours - et en particulier dans la préface au premier volume de mon livre sur Jésus de Nazareth - j'ai expliqué clairement que l'exégèse historico-critique est nécessaire pour une foi qui ne propose pas des mythes avec des images historiques, mais réclame une historicité véritable et doit donc présenter la réalité historique de ses affirmations également d'une manière scientifique. C'est pourquoi il n'est pas exact non plus de dire que je ne me serais intéressé qu'à la métahistoire : bien au contraire, tous mes efforts visent à montrer que le Jésus décrit dans les Evangiles est aussi le vrai Jésus historique; qu'il s'agit d'une histoire qui s'est réellement passée. (...)

 

Avec le 19ème chapitre de votre livre, nous revenons à des aspects positifs de votre dialogue avec ma pensée. (...) Même si votre interprétation de Jean 1:1 est très loin de ce que l'évangéliste voulait dire, il y a toutefois une convergence qui est importante. Si pourtant vous voulez remplacer Dieu par « La Nature », reste la question : qui ou quoi est cette Nature ? Nulle part vous ne la définissez, elle apparaît ainsi comme une divinité irrationnelle qui n'explique rien. Je voudrais encore faire remarquer que dans votre religion des mathématiques, trois thèmes fondamentaux de l'existence humaine ne sont pas pris en compte : la liberté, l'amour et le mal. Je suis surpris que vous liquidiez la liberté d'une simple allusion, alors qu'elle a été et est pourtant la valeur fondamentale des temps modernes. L'amour, dans votre livre, n'apparaît pas, et sur le mal non plus, il n'y a aucune information. Quoi que dise, ou ne dise pas, la neurobiologie à propos de la liberté, dans le drame réel de notre histoire, elle est présente comme réalité déterminante et doit être prise en compte. Mais votre religion mathématique ne connaît aucune information sur le mal. Une religion qui ignore ces questions fondamentales reste vide.

 

Illustrissimo Signor Professore, ma critique de votre livre est en partie dure. Mais la franchise fait partie du dialogue; ce n'est qu'ainsi que peut croître la connaissance. Vous avez été très franc et donc vous accepterez que je le sois aussi. Quoi qu'il en soit, j'apprécie très positivement le fait qu'en vous confrontant à mon "Introduction au christianisme", vous ayez cherché un dialogue aussi ouvert avec la foi de l'Eglise catholique et que, malgré toutes les oppositions, dans la partie centrale, les convergences ne sont pas complètement absentes.

 

Avec mes salutations cordiales et tous mes vœux pour votre travail



(note) Le diable se révèle un connaisseur de l'Ecriture, il est capable de citer le psaume avec précision. Tout le dialogue de la deuxième tentation se présente comme un débat entre deux experts en Ecriture Sainte : le diable y fait figure de théologien, ainsi que nous le fait remarquer Joachim Gnilka. Vladimir Soloviev a repris ce thème dans son Court récit sur l’Antéchrist : l'Antéchrist est fait docteur honoris causa en théologie de l'université de Tübingen ; c'est un grand expert de la Bible. Ainsi, Soloviev a voulu exprimer, de façon radicale, son scepticisme envers un certain type d'exégèse érudite de son temps. Il ne s'agit pas d'un refus de l'interprétation scientifique de la Bible en tant que telle, mais d'un avertissement particulièrement nécessaire et salutaire face à ses errances possibles. L'interprétation de la Bible peut effectivement devenir un instrument de l'Antéchrist. Ce n'est pas seulement Soloviev qui le dit, c'est ce qu'affirme implicitement le récit même des tentations. Les pires livres qui détruisent la figure de Jésus, qui démolissent la foi, ont été écrits avec de prétendus résultats de l'exégèse. [Jésus de Nazareth, vol 1, Collection Champs (essais) page 55]

 

SOURCE

Depuis Vatican II, on parle souvent des possibilités d’ « adaptation » de la liturgie. Et au nom de cette « adaptation », beaucoup, au cours des Messes, se permettent de changer les paroles et les rites de la célébration, ce qui est contraire aux enseignements du Concile dont ils se réclament. Cette façon illégitime de modifier les rites est d’ailleurs devenue tellement habituelle - y compris chez les évêques, comme le faisait remarquer Benoît XVI - que rares sont les fidèles qui la remarquent et s’en offusquent. Mais si d’un côté le Concile et l’actuel Missel romain disent qu’il n’est permis à personne d’ajouter, d’enlever, de modifier quoi que ce soit dans la liturgie, et si d’un autre côté le même Concile et le même Missel admettent l’idée d’ « adaptation », n’est-ce pas qu’il y a contradiction ? Voyons ce qu’il faut entendre - et ce qu’entend l’Eglise - par « adaptation ».

 

 

 

La liturgie nous est donnée par l’Eglise : elle n’est ni ce que nous croyons qu’elle est ni ce que nous aimerions qu’elle soit. Cette affirmation relève de l’enseignement constant de l’Eglise. Il faut donc la mettre en œuvre telle qu’elle est, telle qu’elle nous est transmise, en veillant à ce que tout soit accompli comme il faut l’accomplir. Mais en certains endroit, on ne peut pas tout faire, faute de moyens. Le missionnaire qui célèbre l’Eucharistie pascale en pleine Amazonie ne peut pas demander aux habitants d’un village isolé de chanter l’introït « Resurrexi »... C’est évident. Alors on « adapte » : on part de ce qu’il faudrait faire, et on fait ce qu’on peut faire. Telle est la véritable « adaptation », la seule qui ait un sens en liturgie. L’ « adaptation », au vrai sens du terme, consiste donc à partir de la liturgie idéale, totale, et de laisser de côté ce que, pour des raisons pratiques, évidentes, on ne peut pas faire. Or, aujourd’hui, on fait généralement tout le contraire : on part du minimum liturgique et on ajoute ou on conserve des éléments en fonction de goûts subjectifs. Ce principe de l’ « adaptation » est très clairement explicité dans la Lettre « Dominicae Cenae » de Jean-Paul II : « La subordination du ministre, du célébrant, au « Mysterium » qui lui a été confié par l’Eglise pour le bien de tout le peuple de Dieu, doit aussi trouver son expression dans l’observation des exigences liturgiques relatives à la célébration du Saint Sacrifice. Ces exigences portent, par exemple, sur l’habit, et en particulier sur les ornements que revêt le célébrant. Il est naturel qu'il y ait eu et qu’il y ait des circonstances dans lesquelles les prescriptions n’obligent pas. Nous avons lu avec émotion, dans des livres écrits par des prêtres qui avaient été prisonniers dans des camps d’extermination, des relations de célébrations eucharistiques faites sans suivre ces règles, c’est-à-dire sans autel et sans ornements. Si, en de telles conditions, cela était une preuve d’héroïsme et devait susciter une profonde estime, dans des conditions normales toutefois, négliger les prescriptions liturgiques peut être interprété comme un manque de respect envers l’Eucharistie, éventuellement dicté par l'individualisme ou par un défaut de sens critique au sujet des opinions courantes, ou par un certain manque d'esprit de foi. »

 

Pro Liturgia

En octobre 1649, une jeune religieuse du couvent des Capucines de Mons, Sœur Claire-Françoise (Louise de Lorraine, princesse de Ligne), fut instantanément guérie d'un mal réputé incurable par les médecins, en récitant le Salve Regina devant un tableau de la Vierge, Notre-Dame de Belle Dilection. C'est aux mots «  0 notre avocate, tournez vers nous vos regards miséricordieux » que le miracle se produit.
L'évêque de Cambrai reconnut l'authenticité du miracle et ordonna que la Sainte Image fût exposée à la dévotion des fidèles sous cette appellation. En 1808, le tableau fut confié aux Religieuses Ursulines qui, en 1870, le rendirent aux frères mineurs capucins établis depuis 1863 dans l'ancien couvent des Capucines. Les ex-voto qui tapissent les murs de la chapelle disent hautement que Notre-Dame de Belle Dilection protège et exauce tout ceux qui l'invoquent avec confiance.

 

Les nombreux ex-voto (partiellement repeints) qui tapissent l'église expriment la générosité de Notre Mère à l'égard de notre monde : lorsque tout semble perdu, lorsque
rien ne se déroule comme nous le désirons et que nous nous croyons abandonnés, Marie est à nos côtés et, par ses prières, elle obtient que nous réclamions son aide, et par elle, la présence de son Fils, notre Libérateur.

Elle veille pour nous signifier que nous ne sommes pas seuls : 
Tout eut possible à Dieu et toute situation, aussi dramatique qu'elle puisse nous paraître, demeure solvable si nous acceptons de réclamer l'assistance de nos parents célestes, et si nous voulons sincèrement en bénéficier.

 

Si le culte de la Sainte Vierge sous le vocable de Notre-Dame de Belle Dilection » est permis, c'est en raison de l’existence préalable d'un accord avec l'Écriture et la Tradition Catholique.

Il est bon de remarquer que le titre de Belle Dilection est emprunté à l'Ancien Testament 
(Livre de l'Ecclésiastique, 24, 18) dans lequel on peut lire :

« Je suis la Mère du Bel Amour
de la Délicatesse, de la Connaissance
et de la Sainte Espérance.
Je suis donnée à tous mes enfants,
de toute éternité à ceux qu'Il m'a désignés ». Comme en latin, « mère du bel amour » se dit « mater pulchrae dilectionis », la vieille traduction française dit « mère de belle dilection ». Voilà donc l'origine biblique (scripturaire) du vocable en question.

 

*** Dans le calendrier liturgique franciscain

 

« Par le Rosaire, on peut tout obtenir. Selon une gracieuse comparaison, c'est une longue chaîne qui relie le Ciel et la terre : une des extrémités est entre nos mains et l'autre dans celles de la Sainte Vierge » (Petite Thérèse). Tant que le Rosaire sera récité, Dieu ne pourra abandonner le monde, car cette prière est puissante sur son cœur. Elle est comme le levain qui peut régénérer la terre. La douce Reine du Ciel ne peut oublier ses enfants qui, sans cesse, chantent ses louanges. Il n'y a pas de prière qui soit plus agréable à Dieu que le Rosaire. Aussi l'Eglise nous invite-t-elle à aller le réciter chaque soir, en ce mois d'octobre, devant Jésus réellement présent et exposé sur l'autel. Le mois d'octobre est là. Avec lui l'Eglise appelle ses enfants pour qu'ils récitent en commun les belles prières du Rosaire. Le soir, au moment où la nature fatiguée va s'endormir, les cœurs semblent reprendre une nouvelle énergie pour célébrer les louanges de la Reine du Ciel.

 

 

 


 

 

La fête de Notre-Dame du Rosaire fut instituée par Sa Sainteté le Pape Saint Pie V en la fête de "Notre-Dame de la Victoire" (1572) au Premier Dimanche d'Octobre, en action de grâces pour la Victoire de Lépante où, à l'entrée du golfe de Corinthe, la flotte chrétienne fournie par le Saint-Siège, l'Espagne, Venise, la Savoie, Mantoue, Ferrare, Gênes et Lucques, sous le commandement de Don Juan d'Autriche, avait écrasé la flotte turque d'Ali Pacha (7 octobre 1571). C'est à cette occasion qu'on ajouta aux litanies de la Sainte Vierge l'invocation "Secours des Chrétiens, priez pour nous !". Grégoire XIII qui attribuait la victoire de Lépante aux processions faites à Rome par les confréries du Saint-Rosaire, changea la fête de "Notre-Dame de la Victoire" en celle du "Saint Rosaire" et la fixa au Premier Dimanche d'Octobre (1573) ; elle ne fut alors obligatoire que pour les églises romaines qui possédaient une chapelle ou une confrérie du Saint-Rosaire. Clément X concéda cette fête à l'Espagne (1671) avant que Clément XI l'étendît à l'Eglise universelle et l'élevât au rit double-majeur (1716), célébrée le jour de l'octave de la Solennité de l'Assomption, à la suite de la victoire de Peterwaradein que le prince Eugène de Savoie avait remportée sur les Turcs (5 août 1716). Léon XIII en fit une fête de seconde classe et adopta l'office et le propre de la messe en usage chez les Dominicains (1887). Il ajouta aux Litanies de Lorette l'invocation "Reine du Très Saint Rosaire". Saint Pie X fixa la fête au 7 octobre (1913).
 
 
 
 

• TEXTES LITURGIQUES (Beatæ Mariæ Virginis a Rosario)

 

- Actes 1, 12-14 : Persévérer tous ensemble dans la prière avec la Vierge Marie

- Luc 1, 46 : Mon âme exalte le Seigneur ! Exulte mon esprit en Dieu mon Sauveur

- Luc 1, 26-38 : Annonciation de l’Archange Gabriel à la Vierge Marie

 

 

*** Fête dans le calendrier propre à Malte ; Mémoire obligatoire le 8 octobre en Finlande

Mémoire obligatoire le 7 octobre au calendrier de l'Église universelle



 
 
 
 
 
 
 

• TEXTES LITURGIQUES (S. BRUNONIS, PRESBYTERI)

 

- 1 Roi 19, 4-13 : Rencontre avec Dieu sur le mont Horeb avec Elie

- Psaume 84, 3 : Mon âme s'épuise en soupirant après les parvis du Seigneur

- Luc 9, 51-62 : Départ pour Jérusalem et exigence de la vocation apostolique

 

 

*** Solennité dans l'ordre des Chartreux ; Mémoire facultative ailleurs

Saint Nicolas, secours des pauvres --> Priez pour nous ! 

Saint Nicolas, gardien des voyageurs sur terre, sur mer et dans les airs --> Priez pour nous ! 

Saint Nicolas, consolateur des affligés--> Priez pour nous ! 

Saint Nicolas, pasteur du peuple chrétien --> Priez pour nous ! 

Saint Nicolas, vainqueur des forces du mal --> Priez pour nous ! 

Saint Nicolas, santé des malades --> Priez pour nous ! 

Saint Nicolas, libérateur des prisonniers --> Priez pour nous ! 

Saint Nicolas, père nourricier dans la famine--> Priez pour nous ! 

Saint Nicolas, ami des petits enfants --> Priez pour nous ! 

Saint Nicolas, modèle de vie évangélique --> Priez pour nous ! 

Saint Nicolas, qui exaucez ceux qui vous invoquent --> Priez pour nous ! 

Saint Nicolas, protecteur de la Lorraine et de nos paroisses --> Priez pour nous ! 

 

Saint Nicolas, obtenez nous la conversion de notre cœur --> De grâce, écoutez-nous ! 

Saint Nicolas, obtenez-nous la Foi, l’Espérance et la Charité --> De grâce, écoutez-nous ! 

Saint Nicolas, obtenez-nous l’amour de l’Eglise --> De grâce, écoutez-nous ! 

Saint Nicolas, obtenez-nous l’humilité et l’amour de nos frères --> De grâce, écoutez-nous ! 

Saint Nicolas, obtenez-nous les dons de l’Esprit Saint ---> De grâce, écoutez-nous ! 

Saint Nicolas, obtenez-nous la persévérance dans la prière --> De grâce, écoutez-nous ! 

Comme l’ont reconnu le Cardinal Ratzinger, Mgr Ranijth, le Cardinal Arinze, Mgr Bux... et tant d’autres avec eux, la liturgie traverse une crise grave essentiellement due au fait que plus personne ne la respecte et que les fidèles qui la connaissent sont de plus en plus rares. Cette crise se répercute sur la foi des baptisés et a pour conséquence directe la désertification des messes paroissiales. De fait, dans les diocèses de France, il est très rare que les fidèles puissent trouver dans leurs paroisses la liturgie célébrée selon les livres officiels (missel, lectionnaire, graduel...) publiés à la suite de Vatican II. La liturgie restaurée à la suite du Concile n'est ni connue, ni respectée, et il faut souvent faire des dizaines de kilomètres, le dimanche venu, pour trouver une paroisse desservie par un prêtre qui célèbre la messe comme elle doit être célébrée ou - ce qui est plus souvent le cas - qui la célèbre de façon à ce qu’on puisse dire : « Ici, c’est moins pire qu’ailleurs. »

 

 

 

jubilate-deo.jpegMais pour qu'un prêtre puisse respecter la liturgie actuelle, il lui faut souvent échapper à la dictature des responsables diocésains, des équipes liturgiques, de certains membres de la chorale, de catéchistes... Et respecter la liturgie devient alors un véritable parcours du combattant au cours duquel le pauvre curé risquera d'y laisser sa santé ou de baisser les bras. En dehors de ces rares endroits où un prêtre fait preuve d'obéissance à l’Eglise et de vrai sens liturgique, on voit partout des célébrants (ainsi que des « équipes » de laïcs) s'arroger le droit de « personnaliser » les célébrations par des ajouts, des suppressions, des modifications, des commentaires, des excentricités... Ce qui, on le sait, n’a jamais été permis. Contraints, depuis plus de 40 ans, de subir des célébrations dominicales dont le déroulement est devenu ordinairement aléatoire, sinueux, incertain et souvent stupide, les fidèles en sont arrivés à oublier à quoi ressemble une messe qui se déroule selon les normes liturgiques. Ils se sont habitués à ces célébrations paroissiales actuelles où ce sont la banalité, la désinvolture et la platitude qui sont de mise tellement l'harmonie des gestes, la dignité des déplacements, l'esthétique des vêtements liturgiques, la beauté du mobilier sacré, la tenue des ministres, la qualité des chants... sont devenus rarissimes. Le fidèle qui entre dans une église de France pour participer à une messe dominicale est donc assuré de ne plus y trouver qu'un « happening » qui n'a plus qu'un très lointain rapport avec une célébration catholique. Parfois même, la liturgie donne l’impression d’avoir été imaginée par les « happy few » de la paroisse qui forment une sorte de club fermé dont est exclu le fidèle qui ne pense pas comme eux. Preuve que, contrairement à ce qui est affirmé officiellement dans les diocèses, le Concile est bel et bien lettre morte... On a souvent dit que Benoît XVI souhaitait remédier à cet état de fait. Mais comment ? Doit-il donner un catalogue de ce qu'il faut faire et ne pas faire en liturgie ? Inutile : il existe déjà de nombreux textes et livres officiels - à commencer par le Missel romain et le Cérémonial des Evêques - qui indiquent très clairement les lignes à suivre pour célébrer la liturgie comme le souhaite l'Eglise et comme le désirent les fidèles. En France, ils sont ignorés des évêques. Certains sont même passés totalement sous silence, comme l’ont été le livret « Iubilate Deo » de Paul VI et le "Directoire pour le Ministère et la vie des prêtres".


Le Saint-Père part plutôt de l'idée selon laquelle si la liturgie est en crise, ce n'est pas tant parce que les rites ne sont plus correctement accomplis que parce les fidèles - clercs et laïcs - ont perdu le sens de ce que la liturgie entend célébrer, entend réaliser sur l'autel et dans le cœur des hommes. C'est cette perte du sens profond de la liturgie qui a entraîné l’abandon des normes structurant les célébrations liturgiques, et non le contraire. Par son Exhortation Sacramentum Caritatis, Benoît XVI souhaite aider tous les fidèles - les clercs au premier chef - à redécouvrir la signification de ce que fait l'Eglise lorsqu'elle célèbre l'Eucharistie, en sorte que les baptisés soient invités à retrouver progressivement le goût pour des célébrations liturgiques dignes, sobres, priantes, définitivement débarrassées de ces « gadgets pastoraux » qui la dénaturent et n'apportent rien ni à la mise en œuvre loyale de la prière officielle de l'Eglise, ni à la confession de la foi reçue des Apôtres. Les appels du Pape sont-ils entendus ? On peut malheureusement en douter : les mauvaises habitudes liturgiques sont désormais tellement ancrées dans les assemblées paroissiales et chez certains célébrants, que l'on ne voit même pas comment les pasteurs pourraient à présent changer quelque chose dans les façons de faire. A supposer qu’ils le veuillent ! Cependant, une nouvelle génération de fidèles se montre plus attentive à la qualité et à la vérité des célébrations, et par conséquent au respect des normes liturgiques. Constatant cette ébauche de renouveau - qui ne plaît généralement pas aux responsables diocésains qui ont tout fait pour saboter la liturgie - il nous incombe d’agir là où nous sommes, à quelque niveau que nous soyons, pour que l’Exhortation Sacramentum Caritatis de Benoît XVI soit partout accueillie et mise en oeuvre. Il faut y croire envers et contre tout, tant il est vrai qu'un renouveau de la foi passera nécessairement - comme l’ont souligné Mgr Bux (+) (+) et Mgr Marini (+) (+) entre autres - par une redécouverte du sens profond de la liturgie que Vatican II a réellement voulue.

 

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