« (…) Qu’il se dise éthiquement, philosophiquement et religieusement opposé à l’avortement : le voici immédiatement accusé de vouloir se faire péter la gueule devant une clinique, la bave aux lèvres, l’œil noir, le sourcil terroriste. Qu’il préfère personnellement ne pas épuiser les stocks sans cesse renouvelés de Manix et de Durex, et c’est un frileux, un dégénéré, un puceau, un pauvre niais, un consternant mélange d’impuissant et d’idiot du village. Qu’elle fasse le choix de garder son enfant à dix-sept ans, et c’est une folle, une inconsciente, un utérus sur pattes à qui ces dames du Planning vont faire la morale, tout enchifrenées de bonne conscience subventionnée. Observez les gens de ce siècle, si fiers de leur Mai 68, si prompts à se clamer détachés de toute morale, de toute règle, heureux de se présenter comme des êtres libres de tout décalogue, de toute valeur, ravis de se nommer relativistes, écoutez-les lorsqu’ils vous jugent, soudain plus impérieux et plus dogmatiques que le plus terrible des intégristes. (…) Qu’un Pape dise que le préservatif n’est pas la meilleure solution, et c’est une levée de boucliers, des colonnes entières dans les journaux, l’Eglise sommée de faire repentance, les catholiques privés de droit d’expression.

 

Mais attention à vous chers soixante-huitards dégénérés... 

 

(…) Une génération se lève, une génération arrive, (…) une génération se dresse, fière et non pas arrogante, lucide et non pas omnisciente, une génération dans ce monde mais non pas de ce monde, une génération ferme et nette comme du silex, une génération paisible et courageuse, une génération catholique audacieuse et sincère, prête au débat mais pas à la lâcheté, prête à l’écoute mais pas à l’imbécillité. Une génération qui puise sa fierté dans des siècles de bâtisseurs de cathédrales, de savants, d’artistes, de missionnaires décapités, de religieuses pansant du lépreux et enseignant de l’alphabet, de prêtres offrant leur belle solitude d’hommes de Dieu, d’Edith Stein et de Maximilien Kolbe, de moinillons édifiant des murs de prières contre les assauts des violences séculaires. Une génération capable de lire sans sourciller ces mots de Léon Bloy : « Tout chrétien sans héroïsme est un porc ». Soyons-en convaincus. Et, par pitié, ne soyons pas des porcs ».

 

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http://img.over-blog.com/500x293/0/21/41/34/2010/france.jpgEtranger, mon ami, tu me demandes ce que signifie le mot « Patrie ». Si tu as une mère et si tu l’honores, c’est avec ton cœur de fils que tu comprendras mes propres sentiments. Ma patrie, c’est la terre de France où mes ancêtres ont vécu. Ma patrie, c’est cet héritage intellectuel qu’ils m’ont laissé pour le transmettre à mon tour.
Viens voir, étranger, la beauté des paysages de France, la splendeur des monuments édifiés par mes aïeux. Va te reposer dans le vert marais poitevin, admire les roches rouges d’Agay qui se baignent dans le bleu de la mer de Provence. Chemine simplement de Paris vers Lyon. Sur la route, près d’Avallon, l’élégance raffinée de la basilique de Vézelay fera surgir pour toi l’épopée de nos croisades. Tu arriveras plus loin au château de la Rochepot qui donne à la région un air médiéval. N’oublie pas de visiter en Bourgogne le ravissant hospice de Beaune. Ne néglige pas le barrage de Gémissiat. Continue, regarde, réjouis-toi de tant de beauté. Mais si la France , ma patrie, n’était que belle et aimable, mon amour pour elle ne serait pas si grand. Elle est mieux encore : intelligente et cultivée. La clarté de sa pensée, la finesse de son esprit, l’excellence de son goût te sont déjà connus. Des idées venues de France ont influencé l’humanité toute entière. Sais-tu par exemple, que la bibliothèque personnelle de Frédéric II de Prusse, conservée à Berlin, ne contient que des livres écrits en français ? Ainsi, bien au-delà de nos frontières, des hommes de France sont célèbres : philosophes, écrivains, poètes, artistes, savants. Pascal, Molière, Vigny, Delacroix, Berlioz, Pasteur : tous ont contribué à la gloire de la France. Et vous, héros humbles et méritants, qui avez fait la France brave et fidèle, vous guerriers morts pour la patrie, comme je vous suis reconnaissant de m’avoir conservé ce précieux bien de mes ancêtres ! De Bayard à Guynemer, des premiers chevaliers aux soldats des dernières guerres, que de dévouements, que de sacrifices ! Et toi mon ami, qui es aussi comme moi une créature de Dieu, ne vois-tu pas qu’ici en France, tu es en terre chrétienne ? Les oratoires pittoresques, les calvaires aux croisées des chemins, les flèches de nos cathédrales sont les témoins de pierre d’une foi vivante. Ma patrie, bonne et pieuse, a vue naître de grands saints. Le sens missionnaire de Saint Bernard, la vertu de Saint-Louis, la charité de Saint Vincent de Paul, le zèle du Curé d’Ars sont le vrai trésor laissé par nos ancêtres. De la grande Sainte Jeanne d’Arc à la petite Thérèse, de l’épopée de l’une à la vie si simple de l’autre, je retrouve le courage et la bonté des femmes de France. Aux plus humbles d’entre elles, s’est montrée la Vierge Marie. A travers Catherine Labouré, Bernadette de Lourdes, quel honneur pour la France ! Tu comprends maintenant pourquoi, ami étranger, j’aime et je vénère ma patrie comme ma mère ; pourquoi, si riche de tout ce qu’elle me donne, je désire transmettre cet héritage. Ne crois pas que cet amour que j’ai au cœur soit aveugle. Mais devant toi, je ne dirai pas les défauts de ma mère Patrie. Car tu sais bien qu’un fils ne gagne rien à critiquer sa mère… C’est en grandissant lui-même qu’il la fait grandir. Si je veux ma patrie meilleure et plus saine, que je devienne moi-même meilleur et plus sain.

La France, ma patrie a tant de qualités que je ne saurais, ami étranger, te priver de sa douceur ; si tu sais découvrir ses charmes et ses vertus, tu l’aimeras, toi aussi. Je partagerai avec toi ses bontés et, loin de m’appauvrir de ce don, je m’enrichirai de cette tendresse nouvelle que tu lui porteras. Mais ne l’abîme pas, ami étranger, la France, ma douce patrie, ma chère mère ; ne la blâme pas, ne la pervertis pas, ne la démolis pas car je suis là, moi son fils, prêt à la défendre…

 

Le bulletin du Collège Stanislas publiait en 1976 la copie d’un de ses élèves de 3ème, classé lauréat national dans

un concours écrit sur le thème de la « Patrie » :  le sujet exact était : « Que signifie pour vous le mot Patrie ? »

Bon courage à tous avec nos prières... SOS Tout-Petits...





Et pour une sexualité responsable, digne, pure et fidèle, la jeunesse à la recette ! (+)
Non à la pilule qui pollue le corps de la femme ! Oui à la pureté entre garçons et filles !

• TEXTES LITURGIQUES (S. IANUARII, EPISCOPI ET MARTYRIS)

 

- Hébreux 10, 32-36 : Récompense réservée au justes

- Psaume 126, 1 : Le Seigneur fait pour nous de grandes choses

- Matthieu 24, 4-13 : Le commencement des douleurs

 

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Le Samedi 19 septembre 1846, vers trois heures de l'après-midi (juste avant les 1ères Vêpres de Notre-Dame des Sept-Douleurs qui étaient, à cette époque liturgique, au 3ème Dimanche de Septembre), l'Auguste Vierge Marie apparaissait en France dans le diocèse de Grenoble, sur la montagne de La Salette qui domine le village de La Salette-Fallavaux de plus de 2500 pieds. Comme témoins de Son Apparition, la Vierge Marie choisit deux petits bergers ignorants qui ne se connaissent que depuis la veille : Maximin Giraud âgé de onze ans et Mélanie Calvat âgée de quatorze ans. A travers cette Apparition, notre Mère du Ciel est venue pleurer des larmes comme Co-Rédemptrice dans le but de fléchir la Colère de Dieu, de prier pour la conversion des pécheurs (et de la France apostate), et d'attendrir nos cœurs endurcis. Impuissant devant l'endurcissement de Jérusalem, Son Divin Fils pleura sur elle et sur ses enfants (Luc 19, 41). Aujourd'hui, la Vierge Marie - qui porte sur Elle une lourde chaîne ainsi qu'un crucifix lui-même lié à un marteau et à une tenaille - pleure aussi sur Son peuple et sur le monde, demandant que les femmes et hommes ingrats avouent leurs égarements et qu'ils réparent leurs torts. À cette condition seulement, le monde pourra encore obtenir la Miséricorde de Dieu... sans la réparation, de nombreux châtiments surviendront.
 
 
 
 


 

• ANNÉE A - TEXTES LITURGIQUES (DOMINICA XXV "PER ANNUM")

 

- Isaïe 55, 6-9 : "Mes pensées ne sont pas vos pensées"

- Psaume 145, 2 : Proche est le Seigneur de ceux qui l'invoquent

- Philippiens 1, 20-27 : "Pour moi, vivre c'est le Christ"

- Matthieu 20, 1-16a : La générosité de Dieu dépasse notre justice

 

• ANNÉE B - TEXTES LITURGIQUES (DOMINICA XXV "PER ANNUM")

 

- Sagesse 2, 12 ; 17-20 : Les méchants complotent la mort du juste

- Psaume 54, 3 : Seigneur, à mon aide, mon secours et mon sauveur !

- Jacques 3, 16 à 4, 3 : D'où viennent la paix et la guerre

- Marc 9, 30-37 : Deuxième annonce de la Passion et appel à l'humilité

 

• ANNÉE C - TEXTES LITURGIQUES (DOMINICA XXV "PER ANNUM")

 

- Amos 8, 4-7 : Les mauvais riches

- Psaume 113, 1 : Béni sois-tu Seigneur. toi qui relèves le pauvre

- 1 Timothée 2, 1-8 : La prière universelle

- Luc 16, 1-13 : L'argent trompeur

 

 

 

Introït de la Messe : "Salus pópuli"

 

 

La "réforme de la réforme" de la liturgie, telle qu'elle est souhaitée par le pape Benoît XVI pour permettre aux fidèles de s'approprier le rite romain restauré à la suite de Vatican II, n'aboutira pas à la publication d'un nouveau missel.
Par contre, il est fort possible que soit publié par le Vatican une sorte de "guide pratique" indiquant aux célébrants comment mettre en oeuvre la forme "ordinaire" de la liturgie sans la trahir, sans trahir le Concile. 
Un tel "guide" préciserait, par exemple, comment interpréter correctement certains points de l'Introduction Générale du Missel Romain dont les formulations ont pu être l'objet de lectures divergentes et parfois erronées. On pourrait préciser, entre autres choses, comment il faut entendre, en liturgie, la fameuse formule "on pourra..." laquelle n'a jamais été, contrairement à ce qui a pu être dit, une formule donnant toute liberté aux célébrants, mais simplement un moyen de mettre fin à un rubricisme trop rigide qui se révélait inapplicable dans certains contextes (pays de missions). "On pourra" signifie bien : "on pourra... quand il n'est objectivement pas possible de faire mieux ou autrement". 
De tels points - et bien d'autres encore - pourraient être expliqués dans un "guide pratique".
Par ailleurs, un "guide" aurait un autre grand avantage : il rendrait caduques les feuilles et livrets d' "animation liturgique" dont l'utilisation aura souvent fait plus de mal que de bien dans nos paroisses.

Pro Liturgia

L’Evangile nous montre que Jésus parcourt les routes de la Galilée et de la Judée pour annoncer la Bonne Nouvelle, pour guérir les gens de toutes sortes de maladies, pour libérer les personnes de l’action néfaste de Satan, pour donner à tous et à chacun le « Pain quotidien » de sa Parole et de Présence salvifique. Les Apôtres le suivent, l’écoutent, l’observent, et s’émerveillent, avec les gens, des grandes œuvres que le Père accomplit par Lui. Parfois, ils restent sans paroles, et d’autres fois, en revanche, ils ne disent que trop de paroles. A lieu de faire silence, ils parlent sans écouter d’abord, du plus profond de leur cœur, la voix de l’Esprit, qui voudrait leur expliquer la signification de chacune des phrases, de chacun des gestes et de chacun des « signes » que fait Jésus. Il arrive aux Apôtres, tout comme à nous, de nous tromper quand nous « traitons » avec le Seigneur : que de fois on Le sous-estime, ou on L’ignore ; et les situations ne manquent pas, même, où nous nous plaçons au-dessus de Lui, comme si de pauvres pécheurs, ce que nous sommes tous, avaient quelque chose à « enseigner » à Jésus !

 

 

 

« O abîme de la richesse, de la sagesse et de la science de Dieu ! Que ses décrets sont insondables et ses voies incompréhensibles ! Qui en effet a jamais connu la pensée du Seigneur ? Qui en fut jamais le conseiller ? Ou bien qui l'a prévenu de ses dons pour devoir être payé de retour ? » (Romains, 11, 33-35). La tentation de s’enorgueillir devant Dieu est toujours aux aguets. C’est pourquoi il faut prier le Saint-Esprit de rendre notre cœur toujours plus docile à ce « tracé » de vie que le Seigneur a déterminé pour nous. Il est assurément le plus facile et le plus direct pour arriver à la sainteté, et donc, au Paradis ! Il va en avant, et nous devons simplement rester derrière Lui, en nous armant d’une « sainte patience », surtout quand il nous semble que la réponse et la solution que nous attendons du Seigneur tarde à venir, ou qu’elle est différente de ce qui était désiré. « La patience obtient tout » a déclaré Sainte Thérèse d’Avila, qui connaissait bien combien peuvent être mystérieuses les « voies de Dieu. « Viens et suis-moi » (Marc 10, 21), continue à répéter Jésus à ceux qui veulent Le rencontrer dans la foi pour devenir Ses disciples, en restant en communion de vie avec Lui par l’amour pour Dieu et pour le prochain. Le chemin n’est pas toujours facile, mais on est jamais seuls si l’on reste derrière le Christ, c’est-à-dire, fidèles à ses enseignements. Le fait que les Apôtres, eux aussi, aient cédé à la tentation de « résister » à Jésus, ou même de le réprimander, doit nous mettre en garde pour ne pas sous-estimer ces situations – et il y en a dans la vie – où au plus profond de nous, se forme comme un sentiment « d’endurcissement » du cœur à son égard. Combien de fois Dieu s’est plaint, par l’intermédiaire de ses prophètes, d’une attitude aussi orgueilleuse, qui a fait dévier le cœur de son peuple en le conduisant à la rébellion. Mais Il a toujours été prêt au pardon, comme nous le dit le Psaume 78 (77), (36-38) : « Mais ils le flattaient de leur bouche, mais de leur langue ils lui mentaient, leur cœur n'était pas sûr envers lui, ils étaient sans foi en son alliance. Lui alors, dans sa tendresse, effaçait les torts au lieu de dévaster; sans se lasser, il revenait de sa colère au lieu de réveiller tout son courroux ». Quand on murmure contre Dieu, on laisse la place au Malin, et l’on perd l’orientation vers le Royaume. Et précisément, Dimanche dernier, nous avons écouté un passage de l’Evangile de Marc sur le « désarroi » dont a été victime Simon Pierre, aussitôt après sa splendide confession de foi au Christ. Devant la prophétie claire de Jésus, qu’il venait tout juste de faire, concernant sa Passion et sa Mort, Pierre, assailli par la peur de la souffrance, réprimande le Seigneur. « Et il commença de leur enseigner : « Le Fils de l'homme doit beaucoup souffrir, être rejeté par les anciens, les grands prêtres et les scribes, être tué et, après trois jours, ressusciter ; et c'est ouvertement qu'il disait ces choses. Pierre, le tirant à lui, se mit à le morigéner. Mais lui, se retournant et voyant ses disciples, admonesta Pierre et dit : « Passe derrière moi, Satan ! car tes pensées ne sont pas celles de Dieu, mais celles des hommes ! » (Marc 8, 31-33). Simon Pierre et les autres Apôtres n’ont plus oublié ces paroles, qui se sont rassemblées en conséquence dans le témoignage des Evangélistes, afin que les disciples de Jésus, à chaque époque, reçoivent la leçon historique du Seigneur. La Sainte Ecriture nous invite à accueillir le reproche, comme par exemple celui d’un Sage (cf. Qohélet 7, 5), mais elle ne nous invite jamais à réprimander le Seigneur !

 

Devant les situations de souffrance, de peur et d’inquiétude, qui font trembler notre coeur humain fragile, on ne doit jamais céder à la tentation de faire des reproches à Dieu, mais, à l’exemple des Saints, et, en premier, de la Sainte Vierge Marie, le silence de l’adoration doit prendre la place du bruit des murmures. « Il est important pour nous aujourd’hui aussi, même si nous ne sommes pas moines : savoir faire le silence en nous pour écouter la Voix de Dieu, pour chercher, pour ainsi dire un « parloir »’ où Dieu parle avec nous » (Benoît XVI, Audience générale hebdomadaire, 9 septembre 2009). Que le « Stabat Mater » devienne pour tous, surtout à l’heure de l’épreuve, le modèle à imiter : La Sainte Vierge se trouvait au pied de la Croix de son Fils (cf. Jean 19, 25), sans se rebeller, parce qu’elle croyait, comme elle l’a toujours cru, à la Parole de Jésus : après la nuit de la souffrance, pointe l’aube lumineuse de la Résurrection.

 

Fides


Le 14 septembre 2009, le pape a appelé les pharmaciens à recourir à l'objection de
conscience contre la vente des produits qui portent atteinte à la vie humaine
 :

"
Le pharmacien ne peut pas renoncer aux exigences de sa conscience 
au nom des lois du marché, ni au nom de certaines 
législations complaisantes" (Benoît XVI)


Malheureusement en France, c'est devenu très difficile...

La Liturgie romaine connaît depuis très longtemps, à côté du cycle annuel, un cycle trimestriel, en ce sens que, dans chacune des quatre saisons de l'année, il y a une semaine particulièrement distinguée dite des Quatre-Temps. Trois jours de cette semaine, le mercredi, le vendredi et le samedi, sont fixés comme jours de jeûne (…). Il nous reste du pape Saint Léon le Grand une série de sermons pour les Quatre-Temps. Le dimanche qui précède la semaine des Quatre-Temps, il parle de la signification de la pénitence et du jeûne, et il termine par cette invitation : « Nous jeûnerons donc le mercredi et le vendredi, quant au samedi nous veillerons tous ensemble près de saint Pierre » (cf ; "La liturgie de l’Eglise romaine", J. A. Jungmann, SJ., 1957)

 

 

 

« Aux Quatre-Temps, l'Église a coutume de prier le Seigneur pour les divers besoins des

hommes, en particulier pour les fruits de la terre et les travaux des hommes,

et de lui rendre grâce publiquement » (Cæremoniale episcoporum, 1984)

 

 

***Ce n'est plus obligatoire, mais par tradition, le jeûne et l'abstinence sont observés

en ce jour
 appelé "Samedi des Quatre-Temps de Septembre (ou d'Automne)"

 

On entend dire, parfois, aujourd’hui, que la vie humaine n’a pas de sens. Ce ne serait, parait-il, dans l’explosion imprévue du Big Bang, qu’un avatar, un coup funeste du hasard. Tous les paumés chantent ça en cœur sur la même fausse note sinistre et ringarde. Comme ces raisonneurs du siècle dernier, qui s’acharnaient à nous démontrer que tout était absurde sur Terre. Excepté, bien sûr, leur propre raisonnement… sur l’absurdité ! Il est assez évident, en effet, que la vie ne peut avoir le moindre sens pour ceux qui se contentent de s’empiffrer ou de courir après le vent. Pour trouver du sens à la vie, il faut la considérer dans son histoire totale. Cet élan vers « le plus » qui, malgré d’innombrables échecs, a poussé tant d’hommes intelligents, depuis tant de siècles, à risquer leur vie pour tenter de « savoir », suggère au moins l’hypothèse qu’il y a… Quelque part un pôle d’attraction irrésistible ! Et pourquoi pas même une Vérité ? Cet appétit de « vivre plus »… jusqu’en éternité qui malgré des milliards de morts persiste en nous, depuis si longtemps, suggère aussi l’hypothèse qu’il existe… quelqu’un capable de créer en nous cette soif d’infini.

 

Toutes les civilisations de la Terre ont dans leur phase d’ascension, cru en des dieux. Sans doute ces dieux n’étaient-ils que des ébauches plus ou moins primitives et leur culte une marche d’approche tâtonnante, mais c’était toujours dans la même direction que l’homme cherchait. Tout ce que l’homme a inventé de beau, de grand, d’intelligent, l’a toujours été au prix d’une inlassable persévérance, de multiples recommencements, de courageux dépassements de soi. Jamais dans l’attente du hasard. Pour les chrétiens, la vie a du Sens, parce que quand on l’embrasse dans sa vérité, elle nous conduit vers l’Absolu de la vie en Dieu. À leurs yeux, chaque être humain qui hérite du don fabuleux de la vie hérite en même temps d’un germe. D’un germe de destin divin, qu’il lui appartient de faire fructifier et qu’il lui arrive d’étouffer.

 

L’intelligence ne fonctionne pas sous vide. Quand on est figé dans son égoïsme ou dans sa crasse, on dérape fatalement vers un avant-goût de néant. Quand on perd le goût du risque et de l’aventure, on se découvre mille raisons de se mettre en hibernation. On trouve toujours le Mont-blanc trop haut, le Mali trop loin, l’Église… trop sombre. La vie ne peut avoir de sens que pour ceux qui la vivent en « battants », en mettant tout leur être « en puissance » : en corps, âme et intelligence.

 

Michel Menu, Aventure vraie avec les raiders scouts.

http://img.over-blog.com/667x1024/0/21/41/34/2010/chaput.jpgAujourd’hui, à notre époque d’interconnexion mondiale, les défis auxquels les catholiques sont confrontés en Amérique sont à peu près les mêmes qu’en Europe : nous affrontons une vision politique agressivement laïque et un modèle économique consumériste qui aboutissent – en pratique, sinon avec une intention avouée – à une nouvelle forme d’athéisme encouragée par l’État. [...] Aux États-Unis, pays qui est encore chrétien à 80 % et qui garde un niveau élevé de pratique religieuse, des agences gouvernementales cherchent de plus en plus, actuellement, à dire aux prêtres de l’Église comment ils devraient agir et à les contraindre à des pratiques susceptibles de détruire leur identité catholique. Des efforts ont été faits pour décourager ou criminaliser l'expression de certaines croyances catholiques, au motif qu’elles constitueraient des "discours de haine". Nos tribunaux et nos corps législatifs accomplissent maintenant de manière récurrente des actes qui attaquent le mariage et la vie de famille, et ils cherchent à faire disparaître de notre vie publique le symbolisme chrétien et les signes de l’influence chrétienne. En Europe, on note des tendances semblables, mais elles sont marquées par un mépris encore plus manifeste pour le christianisme. Des dirigeants de l’Église ont été injuriés dans les médias et même devant les tribunaux simplement parce qu’ils exprimaient l'enseignement catholique. [...] Au début de cet été, nous avons été les témoins de formes de brutalité que l’on n’avait plus vues sur ce continent depuis l’époque où étaient en vigueur les méthodes policières nazies et soviétiques : le palais archiépiscopal de Bruxelles a été perquisitionné par des policiers, des évêques ont été arrêtés et interrogés pendant neuf heures sans bénéficier des garanties légales, leurs ordinateurs privés, téléphones portables et documents ont été confisqués. Même les tombes d’hommes d’Église défunts ont été violées à l’occasion de cette perquisition. Pour la plupart des Américains, cette sorte d’humiliation calculée, publique, de chefs religieux serait un scandale et un abus du pouvoir de l’État. Et cela n’est pas dû aux vertus ou aux fautes de tel ou tel des dirigeants religieux impliqués, puisque nous avons tous le devoir d’obéir aux lois justes. Le scandale tient plutôt au fait que les autorités civiles, par leur brutalité, montrent du mépris pour les croyances et les croyants représentés par leurs dirigeants. [...] Le cardinal Henri de Lubac a écrit un jour qu’ « il n’est pas vrai que l’homme ne peut pas organiser le monde sans Dieu. Ce qui est vrai, c’est que sans Dieu [l'homme] ne peut en fin de compte l’organiser que contre l'homme. Un humanisme exclusif est un humanisme inhumain ». Actuellement l'Occident s’achemine constamment vers ce nouvel "humanisme inhumain". Et si l’Église doit réagir avec toute sa foi, nous avons besoin de mettre en pratique les leçons que vos Églises ont apprises sous les régimes totalitaires. Un catholicisme de résistance doit être fondé sur la confiance en ces paroles du Christ : "La vérité vous rendra libres" (Jean 8, 32). Vivre dans la vérité, cela signifie vivre en accord avec Jésus-Christ et avec la Parole de Dieu dans la Sainte Écriture. Cela signifie proclamer la vérité de l’Évangile chrétien, non seulement par nos paroles mais par notre exemple. Cela signifie vivre, chaque jour et à chaque moment, de l’inébranlable conviction que Dieu est vivant et que son amour est la force motrice de l’histoire humaine et le moteur de toute vie humaine authentique. Cela signifie croire que les vérités contenues dans le Credo méritent que l’on souffre et que l’on meure pour elles. Vivre dans la vérité, cela signifie aussi dire la vérité et appeler les choses par leur nom. Et cela signifie révéler les mensonges en fonction desquels certains hommes essaient d’en forcer d’autres à vivre.

 

 

Deux des plus gros mensonges dans le monde actuel sont, en premier lieu, que le christianisme a été d’une importance relativement mineure dans le développement de l'Occident et, en second lieu, que les valeurs et les institutions occidentales peuvent perdurer sans être enracinées dans les principes moraux chrétiens. [...] On minimise parfois le passé chrétien de l'Occident avec les meilleures intentions du monde, parce que l’on désire favoriser une coexistence pacifique au sein d’une société pluraliste. Mais on le fait plus souvent pour marginaliser les chrétiens et pour neutraliser le témoignage public de l’Église. L’Église doit révéler et combattre ce mensonge. Être Européen ou Américain c’est être l’héritier d’une profonde synthèse chrétienne de l'art et de la philosophie grecs, du droit romain et de la vérité biblique. Cette synthèse a donné naissance à l'humanisme chrétien qui soutient toute la société occidentale. Sur ce point, nous pouvons citer le chercheur et pasteur luthérien allemand Dietrich Bonhoeffer. Voici ce qu’il écrivait, quelques mois avant d’être arrêté par la Gestapo en 1943 : « L'unité de l'Occident n’est pas une idée mais une réalité historique, dont l’unique base est le Christ ». Nos sociétés, en Occident, sont chrétiennes de naissance et leur survie dépend de la pérennité des valeurs chrétiennes. Nos principes fondamentaux et nos institutions politiques sont fondés, dans une large mesure, sur la morale de l’Évangile et sur la conception chrétienne de l’homme et du gouvernement. Nous parlons ici non seulement de la théologie chrétienne ou des idées religieuses, mais des bases de nos sociétés : le gouvernement représentatif et la séparation des pouvoirs ; la liberté de religion et de conscience ; et ce qui est le plus important, la dignité de l’être humain. Cette vérité à propos de l’unité essentielle de l'Occident a un corollaire, que Bonhoeffer a également remarqué : supprimer le Christ, c’est supprimer la seule base fiable de nos valeurs, de nos institutions et de notre mode de vie. Cela signifie que nous ne pouvons pas faire abstraction de notre histoire en raison d’une préoccupation superficielle de ne pas offenser nos voisins non-chrétiens. En dépit de tout ce que peuvent dire les "nouveaux athées", il n’y a aucun risque que le christianisme soit imposé par la force à quelqu’un où que ce soit en Occident. Les seuls "états confessionnels", dans le monde d’aujourd’hui, sont ceux qui sont dirigés par des dictatures islamistes ou athées : des régimes qui ont rejeté la croyance de l'Occident chrétien dans les droits individuels et dans l’équilibre des pouvoirs. Je voudrais souligner que la défense des idéaux occidentaux est la seule protection dont nous et nos voisins disposions pour éviter de tomber dans de nouvelles formes de répression, que ce soit du fait d’extrémistes musulmans ou de technocrates laïcistes. Mais l'indifférence envers notre passé chrétien contribue à l’indifférence envers la défense de nos valeurs et de nos institutions à l’heure actuelle. Ce qui me conduit au second gros mensonge avec lequel nous vivons aujourd’hui : celui selon lequel il n’existe pas de vérité immuable. Le relativisme est aujourd’hui la religion civile et la philosophie publique de l'Occident. Là encore, les arguments en faveur de ce point de vue peuvent sembler convaincants. Étant donné le pluralisme du monde moderne, il peut paraître raisonnable que la société veuille affirmer qu’aucun individu, aucun groupe, n’a le monopole de la vérité ; que ce qu’une personne considère comme bon et désirable peut ne pas l’être pour quelqu’un d’autre ; et que toutes les cultures et toutes les religions doivent être respectées comme étant d’une valeur égale. Dans la pratique, toutefois, nous constatons que, s’il n’y a pas une croyance en des principes moraux et des vérités transcendantes qui soient permanents, nos institutions et notre langage politiques deviennent des instruments au service d’une nouvelle barbarie. Au nom de la tolérance nous en arrivons à tolérer la plus cruelle des intolérances ; le respect des autres cultures en arrive à nous imposer le mépris pour la nôtre ; l'enseignement du "vivre et laisser vivre" justifie que les forts vivent au détriment des faibles.

 

 

Ce diagnostic nous aide à comprendre l’une des injustices fondamentales de l’Occident aujourd’hui : le crime de l'avortement. Je sais que le droit à l’avortement est inscrit dans les lois actuelles de la quasi-totalité des pays occidentaux. Dans certains cas, ce droit reflète la volonté de la majorité et il est mis en œuvre par des moyens légaux et démocratiques. Et je suis conscient que beaucoup de gens, y compris au sein de l’Église, s’étonnent que nous, catholiques américains, continuions à placer le caractère sacré de la vie prénatale tellement au centre de notre témoignage public. Permettez-moi de vous dire pourquoi je crois que l’avortement est le problème fondamental de notre temps. Tout d’abord, parce que l'avortement pose aussi la question de la vie dans la vérité. Le droit à la vie est la base de tout autre droit de l’homme. Si ce droit n’est pas  inviolable, aucun autre droit ne peut être garanti. Ou, pour parler plus brutalement : un homicide est un homicide, si petite que soit la victime. Et voici une autre vérité que beaucoup de gens au sein de l’Église n’ont pas encore pleinement assimilée : la défense du nouveau-né et de la vie prénatale est un élément central de l'identité catholique depuis l’âge apostolique. [...] On peut en trouver la preuve dans les plus anciens documents de l’histoire de l’Église. De nos jours – alors que le caractère sacré de la vie est menacé non seulement par l’avortement, par l’infanticide et par l’euthanasie, mais aussi par la recherche sur les embryons et par la tentation eugéniste d’éliminer les faibles, les handicapés et les vieillards infirmes – cet aspect de l'identité catholique devient encore plus essentiel pour notre nature de disciples. Ce que je veux dire quand je parle de l’avortement, c’est ceci : son acceptation si largement répandue dans les pays occidentaux nous montre que, si nos institutions démocratiques ne sont pas fondées sur Dieu ou sur une vérité très haute, elles peuvent très facilement devenir des armes contre notre propre dignité d’hommes. Les valeurs auxquelles nous tenons le plus ne peuvent pas être défendues uniquement par la raison ou simplement pour elles-mêmes. Elles n’ont pas d’auto-affirmation ni de justification "interne". Il n’existe pas de raison intrinsèquement logique ou utilitaire en vertu de laquelle la société devrait respecter les droits de l’homme. Il y a encore moins de raison de reconnaître les droits de ceux dont la vie impose une charge à autrui, comme les enfants dans le sein de leur mère, les malades en phase terminale, ou les handicapés physiques ou mentaux. Si les droits de l’homme ne viennent pas de Dieu, alors ils dépendent de conventions arbitraires entre les êtres humains. L’État existe pour défendre les droits de l’homme et pour favoriser l'épanouissement de l’homme. L’État ne peut jamais être la source de ces droits. Quand l’État s’arroge ce pouvoir, même une démocratie peut devenir totalitaire. Qu’est-ce c’est que l’avortement légalisé, sinon une forme de violence intime qui se drape dans la démocratie ? La force de la loi est donnée à la volonté de puissance du fort pour tuer le faible.

 

 

C’est dans cette direction que nous Occidentaux sommes en train d’avancer. [...] Dans les années 60, Richard Weaver, un philosophe américain spécialiste des questions sociales, écrivait : « Je suis absolument convaincu que le relativisme finira par aboutir à un régime de force ».Il avait raison. Il y a une sorte de "logique interne" qui conduit le relativisme à la répression. C’est ce qui explique le paradoxe des sociétés occidentales qui peuvent prêcher la tolérance et le respect des diversités tout en sapant de manière agressive et en pénalisant la vie catholique. Le dogme de la tolérance ne peut tolérer la conviction qu’a l’Église que certaines idées et comportements ne doivent pas être tolérés parce qu’ils nous déshumanisent. Le dogme selon lequel toutes les vérités sont relatives ne peut pas accepter l’idée que certaines vérités puissent ne pas l’être. Les croyances catholiques qui irritent le plus profondément les orthodoxies de l'Occident sont celles qui concernent l'avortement, la sexualité, et le mariage d’un homme et d’une femme. Ce n’est pas un hasard. Ces croyances chrétiennes expriment la vérité à propos de la fertilité, de la signification et de la destinée de l’homme. Ces vérités sont subversives dans un monde qui voudrait nous faire croire que Dieu n’est pas nécessaire et que la vie humaine n’a pas de nature ou de but intrinsèques. L’Église doit donc être punie parce que, en dépit de tous les péchés et de toutes les faiblesses des gens qui la composent, elle est encore l’Epouse de Jésus-Christ ; elle est encore une source de beauté, de sens et d’espoir qui refuse de mourir ; elle est encore la plus irrésistible et la plus dangereuse hérétique du nouvel ordre du monde. [...] Nous ne pouvons et nous ne devons pas abandonner le dur travail que constitue un dialogue honnête. Loin de là. L’Église a toujours besoin de chercher des amitiés, des points d’accord et des façons d’argumenter de manière positive et raisonnable sur la place publique. Mais il serait stupide d’attendre de la gratitude, ou même du respect, de la part de nos actuelles classes dirigeantes dans les domaines de la politique et de la culture. L'imprudence naïve n’est pas une vertu évangélique. À toutes les époques, l’Église est tentée d’essayer de s’entendre avec César. Et il est très vrai que l’Écriture nous dit de respecter ceux qui nous gouvernent et de prier pour eux. Nous devons avoir un grand amour pour le pays que nous appelons notre patrie. Mais nous ne pouvons jamais rendre à César ce qui est à Dieu. En premier lieu, nous devons obéir à Dieu ; les obligations vis-à-vis du pouvoir politique viennent toujours en deuxième position. [...] Nous vivons à une époque où l’Église est appelée à être une communauté croyante de résistance. Nous devons appeler les choses par leur nom. Nous devons combattre les maux que nous voyons. Et, point très important, nous ne devons pas nous bercer de l’illusion selon laquelle, en nous associant aux voix du laïcisme et de la déchristianisation, nous pourrions d’une façon quelconque adoucir ou changer les choses. Seule la vérité peut rendre les hommes libres. Nous devons être des apôtres de Jésus-Christ et de la Vérité qu’il incarne.

La Liturgie romaine connaît depuis très longtemps, à côté du cycle annuel, un cycle trimestriel, en ce sens que, dans chacune des quatre saisons de l'année, il y a une semaine particulièrement distinguée dite des Quatre-Temps. Trois jours de cette semaine, le mercredi, le vendredi et le samedi, sont fixés comme jours de jeûne (…). Il nous reste du pape Saint Léon le Grand une série de sermons pour les Quatre-Temps. Le dimanche qui précède la semaine des Quatre-Temps, il parle de la signification de la pénitence et du jeûne, et il termine par cette invitation : « Nous jeûnerons donc le mercredi et le vendredi, quant au samedi nous veillerons tous ensemble près de saint Pierre » (cf ; "La liturgie de l’Eglise romaine", J. A. Jungmann, SJ., 1957)

 

 

 

« Aux Quatre-Temps, l'Église a coutume de prier le Seigneur pour les divers besoins des

hommes, en particulier pour les fruits de la terre et les travaux des hommes,

et de lui rendre grâce publiquement » (Cæremoniale episcoporum, 1984)

 

 

***Ce n'est plus obligatoire, mais par tradition, le jeûne et l'abstinence sont observés

en ce jour
 appelé "Vendredi des Quatre-Temps de Septembre (ou d'Automne)"

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