Deux ans avant sa mort, Saint François s'était retiré dans la Toscane avec cinq de ses Frères, sur le mont Alverne, afin d'y célébrer l'Assomption de la Très Sainte Vierge et préparer la fête de l'Archange Saint Michel par quarante jours de jeûne. Aux environs de la de l'Exaltation de la Sainte Croix, François priait les bras étendus dans l'attente de l'aube, agenouillé devant sa cellule : « O Seigneur Jésus-Christ, disait-il, accorde-moi deux grâces avant que je meure. Autant que cela est possible, que dans mon âme et aussi dans mon corps, je puisse éprouver les souffrances que Toi, Tu as dû subir dans Ta cruelle Passion, et ressentir cet amour démesuré qui T'a conduit, Toi, le Fils de Dieu, à souffrir tant de peines pour nous, misérables pécheurs ! ». Tandis qu'il contemplait avec grand recueillement les souffrances du Sauveur, voici qu'il vit descendre du ciel un Séraphin sous la forme d'un homme crucifié, attaché à une croix. Cet esprit céleste portait six ailes de feu dont deux s'élevaient au-dessus de sa tête, deux s'étendaient horizontalement, tandis que deux autres se déployaient pour voler et les deux dernières recouvraient tout le corps. Devant cet étrange spectacle, l'âme de François éprouva une joie mêlée de douleur. Le Séraphin s'approcha de lui et cinq rayons de lumière et de feu jaillirent des cinq plaies de l'ange crucifié pour venir frapper le côté, les deux mains et les deux pieds du Saint, y imprimant pour toujours la trace des sacrés stigmates de Notre-Seigneur. La mystérieuse apparition disparut aussitôt, laissant le pauvre d'Assise en proie à d'inexprimables souffrances. Son côté droit laissait paraître une large plaie pourpre dont le sang sortait avec une telle abondance que ses habits en étaient tout imprégnés. Les têtes des clous apparaissaient au-dessus des mains ainsi qu'au-dessus des pieds; leurs pointes étaient repliées de l'autre côté et enfoncées dans la chair. Attentif à tenir ses stigmates cachées, Saint François couvrait ses mains et marchait chaussé. Il ne put cependant les dissimuler longtemps, car il lui devint trop douloureux de poser la plante des pieds par terre, aussi devait-il recourir malgré lui à la continuelle assistance de ses frères. Dieu qui pour la première fois, décorait un homme des stigmates de Son Fils unique, voulut manifester leur origine céleste en accordant quantités de miracles par leur vertu surnaturelle et divine.

 
Le pape Benoît XI voulut honorer par un anniversaire solennel et un office public, cette grâce qui n'avait jamais été accordée auparavant à la Sainte Eglise. Le Souverain Pontife Sixte V ordonna d'insérer, dans le martyrologe romain, la mémoire des Stigmates de Saint François, au 17 septembre. Le pape Paul V étendit cette fête à l'Eglise universelle dans le but d'éveiller l'amour de Jésus crucifié dans tous les cœurs. Depuis Vatican II, la fête est "réservée" au calendrier liturgique propre aux fransiscains.

 
*** Fête propre dans l'Ordre des Fransiscains et Clarisses
 Exceptionnellement, nous gardons cette fête dans la catégorie
"Temps Liturgique de l'Eglise" même si elle devrait être classée
dans la catégorie des Propres Nationaux et d'Ordres Religieux



mgr aillet photo« (...) Comme Vicaire général, j'ai été amené à travailler avec mon Evêque [de Fréjus-Toulon - n.d.l.r. -] à l'érection d'une paroisse personnelle pour la liturgie dite tridentine, suivant le Motu proprio "Ecclesia Dei adflicta". C'était une autre manière de manifester mon "sensus Ecclesiae", puisque le Pape Jean-Paul II demandait une "application large et généreuse" de la possibilité offerte aux fidèles qui le demandaient de participer à la liturgie selon les livres en usage en 1962. Comme Ordinaire, j'ai ainsi été amené à célébrer la Messe dite de Saint-Pie V, ce à quoi je n'avais pas été préparé dans ma communauté, et j'ai pu apprécier la continuité de fond entre les deux Missels. Je suis même convaincu qu'il est possible de célébrer la Messe selon l'un et l'autre missels  dans l'esprit de la Constitution sacrosanctum Concilium, comme le suggérait le Pape Jean-Paul II. Je dois encore ajouter un mot dans cette introduction sur la publication par le Pape Benoît XVI, il y a tout juste un an, du Motu proprio Summorum pontificum, "sur l'usage de la liturgie romaine antérieure à la réforme de 1970", car il aura introduit quelques nouveautés dans la pratique liturgique de nos Eglises locales. Il ne faut pas voir dans cette libéralisation de la "forme dite extraordinaire du rite romain" un quelconque désaveu de la fidélité qui est la vôtre [à Pro Liturgia - n.d.l.r. -] comme de ma Communauté Saint-Martin à la forme "ordinaire" née de la réforme liturgique, fidélité en particulier aux principes fondamentaux qui ont été édictés par la Constitution Sacrosanctum Concilium du concile Vatican II. Nous savons bien, en effet, que parmi les causes principales du Motu proprio, il faut compter avec les "déformations arbitraires" qui ont souvent accompagné la mise en oeuvre de la réforme liturgique et sur lesquelles vous alertez vos lecteurs et adhérents depuis 20 ans. En ce sens, le Pape a eu plus qu'une attitude pastorale exemplaire vis-à-vis de ceux qui, blessés par ces déformations, sont restés attachés à la forme ancienne du missel romain, d'autant plus que dans certains pays comme la France, comme le souligne le Saint-Père dans sa lettre d'accompagnement du Motu proprio, le Mouvement liturgique avait donné une solide formation liturgique qui était mise à mal par la "créativité" post-conciliaire.

 

Benoît XVI veut surtout réduire la distance qu'il y a dans les faits entre la forme extraordinaire et la forme ordinaire telle qu'elle est généralement célébrée, pariant même sur un enrichissement réciproque des deux formes d'usage du rite romain. En ce sens, le Motu proprio est une invitation à redécouvrir le sens du Mystère et à redonner toute sa dignité et sa sacralité précisément à la célébration selon la forme ordinaire, laquelle restera évidemment la plus répandue dans nos assemblées. cela passera par une nécessaire relecture de la Constitution Sacrosanctum Concilium. Vous comprenez ainsi le bien-fondé de votre combat depuis 20 ans pour promouvoir le missel issu de la réforme liturgique, comme de la fidélité de tous ceux qui auront reçu le nouveau missel non pas dans un esprit de rupture, mais au contraire dans un esprit de continuité comme le Saint-Père le suggère quand il écrit: "Il n'y a aucune contradiction entre l'une et l'autre édition du Missale Romanum. L'histoire de la liturgie est faite de croissance et de progrès, jamais de rupture". L'étape actuelle de l'histoire de la liturgie, dans laquelle le Motu proprio nous a fait entrer, consistera même à manifester qu'il y a une manière de célébrer la Messe selon la forme ordinaire qui est en continuité organique avec l'ancienne forme, comme le préconisait le Mouvement liturgique dont la Constitution Sacrosanctum Concilium peut être considérée comme le fruit autorisé. Je n'en veux pour preuve que les changements significatifs auxquels on assiste dans les célébrations pontificales, sous la houlette du nouveau Maître des Cérémonies du Saint-Père, Mgr Guido Marini. Cela devrait permettre bien des ajustements, peut-être même une "réforme de la réforme" qui pourrait préparer la publication d'un nouveau et unique Missel romain. L'heure n'est donc pas pour vous à la démobilisation, bien au contraire! Dans la confusion liturgique qui a marqué les années immédiatement après le Concile, comme dans la pluralité des formes du Missel romain admises aujourd'hui, l'obéissance liturgique dont vous voulez être les champions demure prophétique, par son exemplarité même. (...) »

 

Mgr Marc Aillet, extrait de la Conférence donnée à Villars-les-Dombes pour le XXème anniversaire de Pro Liturgia

• TEXTES LITURGIQUES (SS. CORNELII, PAPAE, ET CYPRIANI, EPISCOPI, MARTYRUM)

 

- 2 Corinthiens 4, 7-15 : Tribulations est espérances de la vie chrétienne

- Psaume 126, 1 : Quand le Seigneur ramena les captifs de Sion, ce fut pour nous comme un rêve

- Jean 17, 11-19 : Ils ne sont pas du monde, comme moi-même, je ne suis pas du monde

 

 

*** Solennité en Afrique du Nord pour Saint Cyprien ; Mémoire obligatoire ailleurs

Il est significatif de noter que cette Encyclique qui voulait répondre au problème spécifique de la légitimité ou non de la contraception artificielle porte ce titre : "Humanae Vitae" = de la vie humaine. Au cœur de l'année 1968 où plusieurs parlaient de "révolution sexuelle", c'est-à-dire de la soi-disant "sexualité libérée" du "fardeau" de la transmission de la vie, le Pape Paul VI osait courageusement réaffirmer au monde entier que le très grave devoir des époux est de transmettre la vie humaine, et que l'exercice de leur sexualité ne peut pas être dissocié de l'ouverture à la vie. En s'adressant tout de suite aux époux, il affirmait implicitement, en même temps, que l'exercice de la sexualité n'est légitime que dans le cadre du mariage…

 

 

 

 

 

I. Aspects nouveaux du problème (HV 2-6)

Paul VI a évoqué les difficultés de notre temps :

pppablovi050109.jpg- le rapide développement démographique qui faisait craindre à certains la surpopulation et le risque de famine pour les pays pauvres (40 ans plus tard nous sommes dans "l'hiver démographique" !) ;

- les conditions de travail et de logement, les difficultés économiques et éducatives qui rendraient très difficile l'éducation de nombreux enfants ;

- le changement de mentalité concernant la vocation de la femme et l'amour conjugal dans le mariage ;

- les progrès techniques de l'humanité capable de toujours mieux maîtriser et organiser les forces de la nature, y compris la nature humaine et la transmission de la vie.

 

Il évoquait aussi les réponses à ces difficultés :

- Il faudrait réviser les règles morales en vigueur jusqu'ici pour que l'homme moderne confie à sa raison et à sa volonté le soin de régler la natalité en maîtrisant les rythmes biologiques de son organisme.

 

 

 

 

II. Compétence du magistère (HV 4-6)

Paul VI a tenu à préciser que le Magistère de l'Eglise était compétent pour donner avec autorité une réponse à ces questions qui relèvent de la loi naturelle - et donc concernent tous les hommes. Jésus, en donnant autorité à Pierre et aux Apôtres, les a constitués gardiens et interprètes authentiques de toute la loi morale, dont la Loi Naturelle. Paul VI, après avoir fait appel à une Commission de spécialistes, et après mûres réflexions et prières assidues, a donné une réponse que Jean-Paul II considère comme définitive.

 

 

 

 

III. Principes doctrinaux (HV 7-18)

- Il faut considérer le problème de la natalité dans la lumière d'une vision intégrale de l'homme et de sa vocation : naturelle et terrestre, surnaturelle et éternelle (HV 7) ;

- Il faut bien comprendre la vraie nature de l'amour conjugal dont la source suprême est Dieu Amour. Dieu Créateur a voulu le mariage pour que les époux se donnent dans une donation personnelle et réciproque en vue de la communion de leurs êtres pour collaborer avec Dieu à la génération et à l'éducation de nouvelles vies (HV 8-9) ;

- Cet amour conjugal exige des époux une conscience de leur mission de paternité responsable (HV 10) ;

- L'union sexuelle des époux demeure honnête, digne et légitime, même en période inféconde, si elle demeure toujours ouverte à la transmission de la vie (HV 11) ;

- Le principe fondamental de la morale conjugale est le suivant : Dieu a voulu donner une double signification à l'acte conjugal : l'union et la procréation. L'union sexuelle, réalisée dignement, unit profondément les époux et, en même temps, les rend aptes à la génération de nouvelles vies. C'est en sauvegardant ces deux aspects essentiels, union et procréation, que l'acte conjugal conserve intégralement le sens de mutuel et véritable amour et son ordination à la très haute vocation de l'homme à la paternité. L'homme moderne devrait être en mesure de comprendre le caractère profondément raisonnable et humain de ce principe fondamental (HV 12) ;

- Dissocier volontairement cette double fin de la sexualité, c'est contredire au plan de Dieu et à sa volonté et contredire à la nature de l'homme et de la femme et de leur rapport le plus intime. L'homme et la femme ne sont pas les maîtres des sources de la vie humaine, mais les ministres du dessein établi par le Créateur (HV 13) ;

- Tout acte qui dissocie par quelque moyen que ce soit l'acte sexuel de son ouverture à la vie est immoral (HV 14) ;

- Il peut être licite de tolérer un moindre mal (HV 14) ;

- Il n'est pas permis, même pour de graves raisons, de faire le mal pour qu'il en résulte un bien (HV 14)

- Un acte conjugal rendu volontairement infécond et, par conséquent intrinsèquement déshonnête, ne peut pas être rendu honnête par l'ensemble d'une vie conjugale féconde (HV 14) ;

- Il est licite, pour soigner des maladies, d'utiliser des moyens thérapeutiques vraiment nécessaires, même si l'on prévoit qu'il en résultera un empêchement à la procréation (HV 15) ;

- Il est licite, pour espacer les naissances, pour de sérieux motifs, de recourir aux méthodes naturelles de régulation des naissances (HV 16). Il existe entre ces méthodes et les méthodes contraceptives artificielles une différence essentielle ;

- En déclarant légitimes les méthodes de régulation artificielle de la natalité, on ouvrira la voie à un abaissement général de la moralité et à bien d'autres maux ;

- L'Eglise sait qu'en professant avec courage la Vérité sur l'amour conjugal, elle est, comme Jésus, signe de contradiction, mais elle ne peut pas se taire, car elle n'a pas créé la loi morale ! Elle est la dépositaire et l'interprète de cette loi et elle ne pourra jamais déclarer licite ce qui est opposé au vrai bien de l'homme. En défendant intégralement la morale conjugale, l'Eglise sait qu'elle contribue à l'instauration d'une civilisation vraiment humaine et qu'elle est l'amie sincère et désintéressée des hommes qu'elle veut aider à se préparer à la vie éternelle (HV 18).

 

 

 

 

IV. Directives pastorales (HV 19-31)

- L'Eglise est la Mère et Maîtresse : comme Jésus, elle connaît les faiblesses humaines, elle est compatissante, elle accueille les pécheurs, mais elle ne peut renoncer à enseigner la loi de l'amour conjugal en vue de du vrai bien des époux (HV 19) ;

- La loi d' "Humanae Vitae" peut paraître difficile, voire impossible à certains, mais, avec l'aide de Dieu et les efforts des époux, il est possible de l'observer, elle ennoblit alors les époux et est bienfaisante pour la communauté humaine (HV 20) ;

- La discipline d' "Humanae Vitae" ne nuit pas à l'amour conjugal, elle lui confère une plus haute valeur humaine par la maîtrise de soi, l'attention délicate à son conjoint, le dialogue, le bannissement de l'égoïsme, le sens de la responsabilité qui permettent aux parents d'être d'authentiques éducateurs de leurs enfants (HV 21) ;

- L'acceptation d' "Humanae Vitae" passe par la lutte contre la pornographie afin de créer un climat favorable à l'éducation de la chasteté (HV 22) ;

- Les gouvernants des peuples doivent être énergiques pour ne pas laisser se dégrader la moralité de leurs sujets, ils ne doivent pas accepter des lois (concernant la famille) contraires à la loi naturelle et divine (HV 23) ;

- Les hommes de science doivent continuer leurs recherches pour donner une base suffisamment sûre à une régulation des naissances fondée sur l'observation des rythmes naturels, et démontrer ainsi qu'il n'y a pas de contradiction entre les lois divines qui règlent la transmission de la vie et celles qui favorisent un authentique amour conjugal (HV 24) : les docteurs Billings et le professeur Odeblad ont répondu aux demandes de Paul VI ;

- Les époux chrétiens doivent désirer tendre à la sainteté de leur état de vie en accueillant avec confiance la loi de Dieu, et en recourant humblement à la miséricorde de Dieu, accordée dans le sacrement de pénitence, si le péché avait encore prise sur eux (HV 25) ;

- Les foyers sont appelés à se faire apôtres et guides d'autres foyers (HV 26). Les moniteurs Billings s'efforcent de répondre de leur mieux à cette importante demande de Paul VI ;

- Les médecins et le personnel sanitaire ont une grande responsabilité dans ce domaine de la transmission de la vie. Ils doivent promouvoir en toute occasion les solutions inspirées par la foi et la droite raison et ils doivent considérer comme un devoir professionnel l'acquisition de toute la science nécessaire dans ce domaine délicat pour pouvoir donner les sages conseils et les saines directives (HV 27) ;

- Les prêtres doivent donner l'exemple d'un assentiment loyal, interne et externe, au Magistère de l'Eglise. Que tous s'en tiennent au Magistère de L'Eglise et parlent un même langage, sans oublier, bien sûr, d'avoir un cœur compatissant et miséricordieux comme celui de Jésus (HV 29) ;

- Les évêques doivent considérer comme l'une de leurs plus urgentes responsabilités la mission de travailler avec ardeur et sans relâche à la sauvegarde et à sainteté du mariage (HV 30) ;

- Tous les hommes doivent comprendre que grande est l'œuvre d'éducation, de progrès et d'amour à laquelle l'Eglise les appelle ! L'homme ne peut trouver le vrai bonheur, auquel il aspire de tout son être, que dans le respect des lois inscrites par Dieu dans sa nature et qu'il doit observer avec intelligence et amour (HV 31).

 

 

 

 

 

Liens : Humanae Vitae (25 juillet 1968)

« En vérité je vous le dis, mes frères européens, vous êtes comme des enfants. Vous ne savez pas distinguer le bien du mal, le beau du laid, le juste de l'injuste, le vrai du faux. Il suffit de visiter vos musées ou de parcourir vos villes pour s'en rendre compte. Vous vivez dans un chaos. Vous ne savez plus organiser ce chaos car on a embrouillé votre esprit. C'est pourquoi votre monde vous est devenu incompréhensible. Vous avez suivi l'enseignement de mauvais maîtres qui vont ont inculqué le poison du relativisme et qui vous ont fait croire que toutes choses avaient une valeur égale. Ils ont aussi prétendu qu'il pouvait exister une morale commune à tous les hommes et que cette morale serait justement la vôtre. Ils ont prétendu que les différences n'existaient pas plus entre les hommes qu'entre les sexes. Ces erreurs, vous les avez à votre tour enseignées à vos enfants, en rompant avec l'héritage de vos ancêtres. Puis, vous avez laissé vos enfants livrés à eux-mêmes, par peur de l'autorité. Vous ne leur enseignez plus rien. Vous avez dilapidé par facilité le capital de votre civilisation, mes frères. Et cela en pure perte car, en vérité, ces mauvais bergers vous ont conduits sur la voie du nihilisme. (…)

 

Vous vivez dans l'illusion d'être en mesure d'imposer, avec ce que vous pensez être votre supériorité matérielle, à tous les peuples de la terre vos croyances bizarres. Mais cette illusion aussi se dissipera, mes frères. Car vos mauvais bergers vous cachent que vous êtes de moins en moins nombreux, que votre civilisation a vieilli et que vous n'êtes plus en mesure d'imposer quoi que ce soit. Car les autres peuples ne croient plus en vous et ne vous craignent plus. Ils s'installent déjà chez vous sans réaction de votre part. Vous n'avez plus le monopole du savoir. Et encore moins celui de la force. En vérité vous êtes comme des esclaves. Vous n'avez plus ni patrie, ni famille, ni identité : vous n'avez que des maîtres. Mais vous aimez encore votre servitude car vous croyez qu'elle vous garantira l'aisance matérielle. Cette illusion aussi se dissipera ! Vos mauvais bergers prétendent que vous êtes de plus en plus libres, mais c'est pour vous perdre…

 

Suite de l’article.

Le 15 septembre (depuis la restauration liturgique de St Pie X en 1914), la Liturgie de l'Église nous invite à faire mémoire des douleurs de la Vierge Marie, Mère de notre Sauveur. « Votre peine, Vierge sacrée, a été la plus grande qu'une pure créature ait jamais endurée ; car toutes les cruautés que nous lisons que l'on a fait subir aux martyrs, ont été légères et comme rien en comparaison de Votre douleur. Elle a été si grande et si immense, qu'elle a crucifié toutes Vos entrailles et a pénétré jusque dans les plus secrets replis de Votre Cœur. Pour moi, ma très pieuse Maîtresse, je suis persuadé que Vous n'auriez jamais pu en souffrir la violence sans mourir, si l'esprit de vie de Votre aimable Fils, pour lequel Vous souffriez de si grands tourments, ne Vous avait soutenue et fortifiée par Sa puissance infinie » (Saint Anselme - "De l'exercice de la Vierge", I, 5) Confiteor + Kyriale X (Alme Pater)

 

 
      

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Eia, Mater, fons amóris, me sentíre vim dolóris

fac, ut tecum lúgeam (cf : Stabat Mater) 

       
 
 
La "mémoire obligatoire" de Notre-Dame des Sept-Douleurs  que l'Église nous invite, en cette Octave de la Nativité de la Vierge, à méditer plus particulièrement  a pour but de nous rappeler le martyre inouï qu'endura l'Auguste Vierge Marie en tant que Co-Rédemptrice du genre humain. L'Église honore en ce jour Ses incomparables douleurs, spécialement celles qu'Elle ressentit au pied de la Croix au moment de la consommation du mystère de notre Rédemption. Après s'être concentré sur le déchirement de l'âme de Marie au jour de la Passion de Son Divin Fils, jour où Ses souffrances atteignirent leur maximum d'intensité, la piété des fidèles s'est étendue à d'autres douleurs que la Divine Mère éprouva à différentes occasions de Sa Très Sainte vie. Pour illustrer les douleurs de la Vierge Mère, les peintres représentent Son Cœur percé de sept glaives, symbole des sept douleurs principales de la Mère de Dieu, qui la couronnèrent comme Reine des Martyrs. Voici la liste de ces sept douleurs dont le souvenir est cher aux vrais enfants de Marie :
      

1. La prophétie du Saint Vieillard Syméon (Luc, 2, 34-35)

2. La fuite de la Sainte Famille en Égypte (Matthieu, 2, 13-21)

3. La disparition de Jésus pendant trois jours au Temple (Luc, 2, 41-51)

4. La rencontre de la Vierge Marie et Jésus sur la via dolorosa (Luc, 23, 27-31)

5. Marie contemplant la souffrance et la mort de Jésus sur la Croix (Jean, 19, 25-27)

6. La Vierge Marie accueille Son Fils mort dans Ses bras lors de la déposition de Croix.

7. La Vierge Marie abandonne le Corps de Son Divin Fils lors de la mise au Saint Sépulcre.

 

Contemplons donc dans les bras de la Vierge Marie, l'Homme-Dieu crucifié à cause de nos iniquités et compatissons aux douleurs excessives de notre Mère du Ciel. Joignons nos larmes aux Siennes et détestons nos péchés qui ayant provoqué la mort de Son Divin Fils, ont également été la cause de Son intime martyre. Prions-La de nous obtenir du Sauveur les grâces nécessaires pour profiter de Ses exemples et imiter Ses vertus lorsqu'Il Lui plaira de nous faire part de Ses humiliations, de Ses douleurs et de Sa croix.

 

 

 

 


• TEXTES LITURGIQUES (SEPTEM DOLORUM BEATÆ MARIÆ VIRGINIS) :

 

- Hébreux 5, 7-9 : Tout Fils qu'Il était apprit de ce qu'il souffrit, l'obéissance

- Psaume 31, 2 : Prière dans l'épreuve : En Toi Seigneur, j'ai mon abri

- Jean 19, 25-27 ou Luc 2, 33-35 : Jésus et Sa Mère ou Prophétie de Syméon

 

 

 

Séquence de la Messe : "Stabat Mater"

Partitions du "Liber Usualis" (1961)

 

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        *** Solennité propre dans le calendrier de la Slovaquie (Patronne du pays) ainsi que dans

l'Ordre des Servites de Marie ; Fête propre dans l'Ordre des Passionistes (Congrégation

de la Passion de Jésus-Christ) ; Mémoire obligatoire au calendrier universel de l'Église

 
 
 

Le 14 septembre, la Liturgie de l'Église nous invite a fêter avec joie l'objet de notre Salut : la Croix. La Croix du Christ est un lieu de salut, elle est source de tout salut possible : tous ceux auxquels le salut est offert, même non-chrétiens, s’ils sont sauvés, ils le seront uniquement par la Croix du Christ, et non sans la participation à la médiation ecclésiale (cf : "Dominus Iesus"). Introït de la Messe : « Nos autem gloriári opórtet in cruce Dómini nostri Iesu Christi, in quo est salus, vita et resurréctio nostra, per quem salváti et liberáti sumus. Ps. Deus misereátur nostri, et benedícat nobis : illúminet vultum suum super nos, et misereátur nostri. Gloria Patri... Nos autem… » (« Glorifions-nous dans la Croix de Jésus-Christ notre Seigneur ; c'est lui qui est notre salut, notre vie et notre résurrection, lui par qui nous sommes sauvés et délivrés. Ps. Que Dieu ait pitié de nous, et qu'il nous bénisse ; qu'il fasse luire sur nous la lumière de son visage, et qu'il ait pitié de nous. Gloire au Père... Glorifions-nous… ») Confiteor + Kyriale XI (Orbis factor)

 
 
 

 

 

Magnifique texte de St André de Crète (660-740) qui résume très bien le sens de cette fête :


« Nous célébrons la fête de la Croix, de cette Croix qui a chassé les ténèbres et ramené la lumière. Nous célébrons la fête de la Croix et, avec le Crucifié, nous sommes portés vers les hauteurs, nous laissons sous nos pieds la terre et le péché pour obtenir les biens du ciel. Quelle grande chose que de posséder la Croix : celui qui la possède, possède un trésor. Je viens d'employer le mot de trésor pour désigner ce qu'on appelle et qui est réellement le meilleur et le plus magnifique de tous les biens; car c'est en lui, par lui et pour lui que tout l'essentiel de notre Salut consiste et a été restauré pour nous. En effet, s'il n'y avait pas eu la Croix, le Christ n'aurait pas été crucifié, la vie n'aurait pas été clouée au gibet et les sources de l'immortalité, le sang et l'eau qui purifient le monde, n'auraient pas jailli de son côté, le document reconnaissant le péché n'aurait pas été déchiré, nous n'aurions pas reçu la liberté, nous n'aurions pas profité de l'arbre de vie, le Paradis ne se serait pas ouvert ! S'il n’y avait pas eu la Croix, la mort n'aurait pas été terrassée, l'Enfer n'aurait pas été dépouillé de ses armes. La Croix est donc une chose grande et précieuse. Grande, parce qu'elle a produit de nombreux biens, et d'autant plus nombreux que les miracles et les souffrances du Christ ont triomphé davantage. C'est une chose précieuse, parce que la Croix est à la fois la souffrance et le trophée de Dieu. Elle est sa souffrance, parce que c'est sur elle qu’il est mort volontairement; elle est son trophée, parce le diable y a été blessé et vaincu, et que la mort y a été vaincue avec lui ; les verrous de l'Enfer y ont été brisés, et la Croix est devenue le Salut du monde entier. La Croix est appelée la gloire du Christ, et Son Exaltation. On voit en elle la coupe désirée, la récapitulation de tous les supplices que le Christ a endurés pour nous ».

 
 

 

 

• TEXTES LITURGIQUES (IN EXALTATIONE SANCTÆ CRUCIS) :

 

- Nombres 21, 4b-9 : Le serpent d'airain

ou/et - Philippiens 2, 6-11 : Dieu l'a souverainement élevé

- Psaume 78, 3 : Ils ont versé le sang comme de l'eau

- Jean 3, 13-17 : Ainsi faut-il que le Fils de l'Homme soit élevé

 


 

 

Introït de la Messe : "Nos autem gloriari"

(Bénédictins de Sao Paulo, Brésil)

 

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Introït de la Messe : "Nos autem gloriari"

(Hanceville, Alabama, USA, 2008)

 

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Graduel de la Messe : "Christus factus est"

(Hanceville, Alabama, USA, 2008)

 

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Alléluia de la Messe : "Dulce lignum"

(Hanceville, Alabama, USA, 2008)

 

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Offertoire de la Messe : "Protege, Domine"

(Hanceville, Alabama, USA, 2008)

 

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 Communion de la Messe : "Per signum crucis"

(Hanceville, Alabama, USA, 2008)

 

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*** Si le 14 septembre tombe un Dimanche, l'ordre
liturgique de préséance impose que cette fête
du Seigneur "prime" sur le dimanche per annum
 
 
 
 
Liens : Hymne : Vexilla Regis (NDLR : strophe 6 --> "in hac triumphi gloria") + Ô Croix dressée sur le monde + Invocation à la Sainte Croix + Litanies de la Sainte Croix + Homélie du Pape Benoît XVI pour la Messe de l'Exaltation de la Sainte Croix à Lourdes (14 septembre 2008) + C'est la Croix qui te porte (Renouveau) + Le Père Cantalamessa encourage à redécouvrir le sens de l’Exaltation de la Croix (Commentaire de l’Evangile du Dimanche 14 septembre 2008) + Croix de miséricorde (Renouveau) + La Croix est salut et jugement, par l’Abbé Nicola Bux et l’Abbé Salvatore Vitiello + « 0 puissance admirable de la Croix ! 0 gloire ineffable de la Passion ! Là se trouve le Tribunal du Seigneur, le Jugement du monde, le pouvoir du Crucifié ! » (Saint Léon le Grand) + Messe solennelle pour la fête de la Sainte Croix (forme extra.) + La Croix, unique espérance, par l'Abbé Guy Pagès + Messe et Commentaires Liturgiques (forme extraordinaire) + Propre de la Messe (forme ordinaire) + La Croix et le célibat sacerdotal + VIDEO  KTO : La Croix Glorieuse + VIDEO KTO : Commentaire de la Parole de Dieu, par la bibliste Marie-Noëlle Thabut + Hymne : Crux ave benedicta

Je vous vénère de tout mon cœur, Vierge très sainte, plus que tous les anges et tous les saints du paradis, comme la Fille du Père éternel, et je vous consacre mon âme avec toutes ses puissances.

Je vous salue, Marie, etc ...

 

Je vous vénère de tout mon cœur, Vierge très sainte, plus que tous les anges et tous les saints du paradis, comme la Mère du Fils unique, et je vous consacre mon corps avec tous ses sens.

Je vous salue, Marie,  etc ...

 

Je vous vénère de tout mon cœur, Vierge très sainte, plus que tous les anges et tous les saints du paradis, comme l'Epouse chérie du divin Esprit, et je vous consacre mon cœur avec tou­tes ses affections, vous priant de m'obtenir de la Très Sainte Trinité toutes les grâces néces­saires à mon salut.

Je vous salue, Marie, etc ...

 

 

Imprimatur : Blois, Je 14 février 1940 + GEORGES, Ev. de Blois.

Notre Dame de Guadalupe, je sais avec certitude que vous êtes la parfaite et perpétuelle Vierge Marie, Mère du vrai Dieu. Vous me montrez et m'offrez votre amour, votre compassion, votre aide, votre protection. Vous êtes Mère miséricordieuse, Mère de tous ceux qui vous aiment, de ceux qui vous implorent, de ceux qui ont confiance en vous. Vous entendez mes pleurs et mes douleurs. Vous soignez et allégez mes souffrances, mes besoins, mes malheurs. Vous me demandez de ne pas être troublé ou écrasé par mes chagrins et de ne pas craindre les maladies, les vexations, les anxiétés, les douleurs. Vous êtes ma Mère et je suis sous votre protection. Vous êtes ma fontaine de vie et je me blottis dans vos bras !

Mère de miséricorde, avec amour, je vous consacre tout mon être, ma vie, mes souffrances, mes joies, tous ceux que vous m'avez confiés et tout ce qui m'appartient. Je désire être tout à vous et marcher avec vous sur le chemin de la sainteté.

O Vierge immaculée, écoutez la prière que je vous adres­se avec une filiale confiance, et présentez la à votre divin Fils.

Notre-Dame de Guadeloupe, patronne des enfants à naître, donnez-nous la grâce d'aimer, de donner, d'accueillir et de res­pecter la vie, avec le même amour que celui que vous aviez lorsque vous portiez Jésus dans votre sein.

Sainte Marie, Reine des foyers, protégez et aidez nos , familles afin qu'elles soient toujours unies; assistez-nous dans l'éducation de nos enfants et bénissez les.

Je vous en prie, Mère très sainte, donnez-moi un grand amour de l'Eucharistie et de la confession régulière, le goût de la prière et de l'oraison, pour que je puisse apporter la joie et la paix par Jésus-Christ Notre Seigneur qui, avec Dieu le Père et l'Esprit Saint, vit et règne pour les siècles des siècles. Amen.

 

 

• ANNÉE A - TEXTES LITURGIQUES (DOMINICA XXIV "PER ANNUM")

 

- Siracide 27, 33 à 28, 9 : Comment un homme pécheur ne pardonnerait-il pas ?

- Psaume 103, 1 : Le Seigneur est tendresse et pitié

- Romains 14, 7-9 : Nous vivons et nous mourons pour le Seigneur

- Matthieu 18, 21-35 : Pardonner sans mesure

 

• ANNÉE B - TEXTES LITURGIQUES (DOMINICA XXIV "PER ANNUM")

 

- Isaïe 50, 5-9 : La Prophétie du Serviteur Souffrant

- Psaume 116, 1 : Je marcherai en présence du Seigneur

- Jacques 2, 14-18 : La Foi est morte sans les actes

- Marc 8, 27-35 : Confession de Foi de Saint Pierre

 

• ANNÉE C - TEXTES LITURGIQUES (DOMINICA XXIV "PER ANNUM")

 

- Exode 32, 7-11 ; 13-14 : Moïse obtient le pardon pour le peuple infidèle

- Psaume 51, 3 : Oui, je me lèverai, et j'irai vers mon Père

- 1 Timothée 1, 12-17 : Action de grâce du pécheur pardonné

- Luc 15, 1-32 : le fils perdu : la joie du pardon

 

 

Introït de la Messe : "Da pacem, Dómine"

 

• TEXTES LITURGIQUES (S. IOANNIS CHRYSOSTOMI, EPISCOPI ET ECCLESIÆ DOCTORIS)

 

- 2 Corinthiens 4, 10-18 : Tribulations et espérances

- Psaume 40, 2 : J'ai mis dans le Seigneur toute mon espérance

- Matthieu 10, 39-42 : Celui qui perd sa vie à cause de Moi la retrouvera

 

Discours à la jeunesse de France (Paris)

Ce Nom vénérable était déjà honoré depuis longtemps par un culte spécial dans quelques parties du monde chrétien, lorsqu’une insigne victoire fut remportée à Vienne en Autriche, par le secours de la Sainte Vierge Marie, sur le cruel sultan des Turcs, qui menaçait avec insulte de soumettre les peuples chrétiens à sa tyrannie mahométane. Après une fête accordée en 1683 par Sa Sainteté le Pape Innocent XI en action de grâce, Sa Sainteté le Pape Innocent XIII voulu perpétuer la mémoire d’un tel bienfait en ordonnant que cette fête soit célébrée chaque année dans l’Église universelle en 1721. Le Pape Saint Pie X fixa la fête au 12 septembre lors de la réforme du Bréviaire romain :

 

 
69950
« Le Nom seul de Marie met en fuite tous les démons »
(Saint Bernard de Clairvaux, Docteur de l'Église)
 


Le calendrier romain de l’an 2002 (Editio tertia) a en effet réinscrit la fête en l’honneur du Saint Nom de Marie à cette date. La fête était très chère au Souverain Pontife Jean-Paul II. Elle est liée à l’histoire de la Pologne et de l’Europe, comme en témoignent les fresques de la « Chapelle polonaise » de la basilique de la Sainte Maison de Lorette. Elles représentent en effet la victoire du roi de Pologne, Jan Sobieski,  Vienne, sur les troupes turques. Un siècle après la défaite de Lépante (1571), les turcs tentaient de passer en Europe occidentale par voie de terre. Mahomet IV avait remis l’étendard de Mahomet à Kara Mustapha au début de 1683, en lui faisant jurer de le défendre au prix de sa vie si nécessaire. Le grand vizir était fort de 300.000 hommes et se promettait de prendre Belgrade, Buda, Vienne, de déboucher en Italie et d’arriver à Rome, à l’autel de saint Pierre. En août 1683, le Capucin italien et grand mystique, Marco d’Aviano, que Jean-Paul II vient de béatifier, était nommé grand aumônier de toutes les armées chrétiennes. C’est lui qui redonna courage à Vienne et réussit à convaincre le roi de Pologne de venir secourir la ville avec ses 40.000 hommes. La ville était assiégée depuis le 14 juillet et sa reddition était une question d’heures. Le rapport de force n’était pas en faveur des troupes chrétiennes, mais Vienne se confiait à l’intercession de la Vierge et l’image de la Vierge était sur tous les étendards. Sur le Kahlenberg qui domine la ville au nord, le P. Marco célébra la messe, servie par le roi Sobieski devant l’armée disposée en demi-cercle. Le Capucin prédit une victoire inouïe. Et au lieu de terminer en disant les paroles liturgiques : « Ite missa est », il cria : « Ioannes vinces ! » « Jan vaincra » ! La bataille commença à l’aube du 11 septembre. Un soleil splendide éclairait les deux armées dont dépendait le sort de l’Europe. Les cloches de la ville sonnaient depuis le matin. Les femmes et les enfants priaient dans les églises, implorant l’aide de la Vierge Marie. Et le soir, l’étendard du grand vizir était tombé aux mains de Sobieski. Le lendemain, il fit son entrée dans la ville en liesse, et vint assister à la messe et au Te Deum en l’église de la Vierge de Lorette à laquelle il attribuait la victoire.

 

 

*** Fête pour les Petits Frères et Soeurs de Marie (Maristes) ; Mémoire obligatoire pour Malte

et l'Ordre du Carmel ; Mémoire facultative le 11 septembre en Finlande (à cause de la dédicace

de la Cathédrale Saint-Henri) ; Mémoire facultative ce 12 septembre pour l'Eglise universelle

 
 
 

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