Asperges me Kyriale XI (orbis factor) + Credo I

 

 

 

• ANNÉE A - TEXTES LITURGIQUES (DOMINICA VIII "PER ANNUM")

 

- Isaïe 49, 14-15 : Dieu ne peut pas oublier son peuple

- Psaume 62, 2 : En Dieu seul, le repos de notre âme

- 1 Corinthiens 4, 1-5 : C'est Dieu qui juge : ne jugez pas

- Matthieu 6, 24-34 : Confiance en Dieu notre Père

 

• ANNÉE B - TEXTES LITURGIQUES (DOMINICA VIII "PER ANNUM")

 

- Osée 2, 16-17 ; 21-22 : Dieu nous fiance à lui dans la tendresse

- Psaume 103, 1 : Le Seigneur est tendresse et pitié

- 2 Corinthiens 3, 1-6 : L’Apôtre ministre de la Loi écrite dans les cœurs

- Marc 2, 18-22 : Jésus est l'Epoux qui apporte la joie

 

• ANNÉE C - TEXTES LITURGIQUES (DOMINICA VIII "PER ANNUM")

 

- Siracide 27, 5-8 (gr. 4-7) : La parole de l'homme révèle ce qu'il est

- Psaume 92, 2 : Il est bon, Seigneur, de chanter pour toi !

- 1 Corinthiens 15, 54-58 : Par Jésus Christ nous sommes vainqueurs de la mort

- Luc 6, 39-45 : l'aveugle, la paille et la poutre, le bon arbre

 

 

 

Introït de la Messe : "Factus est Dóminus"

 

(…) Un important courant critique va se fomenter et éclater ouvertement à l’encontre du magistère suite à la publication de l’Encyclique Humanae Vitae (1968). Beaucoup de chrétiens et de théologiens n’acceptèrent pas la position magistérielle sur la condamnation des moyens de contraception. La déclaration Persona Humana (1975) accentua la virulence de l’opposition par une remise en cause de la nature humaine et de la loi naturelle. Une dernière lettre de Jean-Paul II, Familiaris Consortio (1981) consommera la fracture entre le magistère et ce courant de pensé – que nous qualifierons de « séculier » – par une remise en cause de la compétence du magistère en matière de morale. Ce courant de sécularisation à l’intérieur même de l’Église radicalisera la position de l’écoute du monde encouragé par Vatican II. Séduits par les sciences humaines, les diverses idéologies du moment – comme le marxisme ou le positivisme – et une certaine exégèse, un certain nombre de théologiens et de penseurs chrétiens adhéreront imprudemment et sans réserve aux idées contemporaines. On identifiera l’Église au monde en annulant sa capacité de recul sur ce dernier : l’Église doit être dans le monde et comprise seulement à partir de lui. Dans cette perspective, les valeurs transcendantes de la révélation chrétienne auront tendance à être délaissées ou redéfinies au profit des seules valeurs humaines. Des valeurs comme la charité chrétienne seront redéfinies dans une perspective humaniste : pour être authentique, la charité – désormais plus facilement renommée « générosité » – doit contribuer au progrès social dans un engagement d’ordre politique. L’influence nietzschéenne au sein du christianisme contribuera à introniser un chrétien autonome capable de résoudre ses problèmes sans Dieu. On passe d’un point de vue théocentrique à un point de vue anthropocentrique, pour lequel on prendra soin d’éliminer toutes références à l’autorité, à la Tradition et à la foi, susceptibles de « polluer » une éthique chrétienne se voulant scientifique.

 

(…) En théologie morale, la sécularisation post-conciliaire jouera sur deux points importants. Le premier point d’achoppement sera la critique textuelle des textes sacrés par une exégèse basée sur des critères scientifiques. L’exégèse moderne – particulièrement l’exégèse historico-critique – va traiter les Écritures comme un texte classique. Nous ne contestons pas ici la nécessité de la critique textuelle, c’est un travail vital pour la recherche de la vérité. Mais dans le courant de sécularisation, la critique textuelle s’effectuera avec un arrière fond idéologique et, qui plus est, partira d’un apriori négatif sur le donné de la foi, quand la foi n’est pas purement et simplement mise à l’écart par soucis de vérité scientifique. Tout s’opère dans une lecture horizontale par le critère des seules sciences humaines. Le deuxième point problématique en morale va être la révision du dogme. Les dogmes chrétiens vont subir une réinterprétation idéologique. Ici aussi la démarche pourrait être bonne s’il s’agissait seulement de prendre en considération le contexte historique d’une formulation pour l’appréhender correctement. Mais cette lecture n’est pas exempte de notions idéologiques, l’influence des idées modernes marquent fortement la relecture et écartent des notions métaphysiques importantes, comme la pensée « substantialiste » des Pères de l’Église, avec pour conséquence la perte de la dimension ontologique qui pose la nature de la morale. Ces deux piliers sont importants pour la théologie morale qui se retrouve attaquée par des réinterprétations humanistes au moment où elle cherchait justement à retrouver ses fondements bibliques et ontologiques. La loi naturelle – fragilisée car encore tributaire des fondements nominalistes qu’on lui donne à ce moment là – sera relativisée aux vues des multiples cultures et de leurs évolutions historiques. La casuistique, dont le point de vue est considéré comme trop individuel, sera critiquée pour être remplacé par une dimension politique qui deviendra le critère de réflexion principal en morale (…).

 

 

Lien : Pour lire cet article remarquable dans son intégralité

Ne nous y trompons pas : en France, il faudra au minimum encore un siècle pour relever la liturgie des ruines dans lesquelles l’ont fait tomber les évêques de l’immédiat après-concile. Car mener à bien la « réforme de la réforme » de la liturgie telle que la conçoit Benoît XVI, c’est-à-dire pour redresser ce qui a été déformé et tordu par la « pastorale liturgique » mise en place dans nos diocèses, il faudra :

 

 

 

- changer totalement la mentalité du clergé et des fidèles laïcs ;

- démettre de leurs fonctions les membres des équipes liturgiques avant de supprimer les équipes elles-mêmes ;

- trouver des clercs qui sachent s'habiller et marcher correctement et non se dandiner dans des sacs en tergal ;

- liquider 90% des cantiques qu’on entend dans les églises et redonner la première place au chant grégorien ;

- dégager les chœurs des églises de tout ce qui ne doit pas s’y trouver, à commencer par les autels « face-au-peuple » qui ressemblent à des tables, à des podiums, à des caisses, à des machins ;

- faire appel à des organistes et à des maîtres de chœurs compétents et soucieux de servir la liturgie comme l’Eglise demande qu’elle soit servie ;

- avoir des prêtres ayant bénéficié d’une solide formation liturgique et décidés à ne suivre que le Missel romain ;

- pouvoir compter sur des évêques experts en liturgie et prêts à mettre fidèlement en œuvre les enseignements magistériels.

 

 

Rien de tout ceci n’est envisagé par les évêques de France. C’est dire qu’il ne faut pas espérer voir la lumière du bout du tunnel avant très longtemps.

 

Pro Liturgia

En ce 7ème Dimanche du Temps "per annum", la Liturgie de l'Église nous propose d'approfondir les enseignements du Christ pour notre salut. A l'opposé des païens que ne connaissent pas encore Son Amour inconditionel, Il nous commande d'aimer nos ennemis (Année A + Année C) ; L'Évangile de l'Année B s'arrêtera sur la guérison d'un paralytique pour nous signifier que le Fils de l'Homme a le pouvoir de remettre les péchés... toujours pour notre salut éternel. Introït de la Messe : « Dómine, in tua misericórdia sperávi : exsultávit cor meum in salutári tuo : cantábo Dómino, qui bona tríbuit mihi. Ps. Usquequo, Dómine, oblivísceris me in finem ? úsquequo avértis fáciem tuam a me ? Gloria Patri… » (« Seigneur, j’ai espéré en votre miséricorde : mon cœur sera transporté de joie à cause de votre salut : je chanterai le Seigneur qui m’a comblé de biens et je célébrerai le nom du Seigneur Très-Haut. Ps. Jusques à quand, Seigneur, m’oublierez-vous sans cesse ? Jusques à quand détournerez-vous de moi votre face. Gloire au Père… ») Asperges me Kyriale XI (orbis factor) + Credo I

 

 

 

• ANNÉE A - TEXTES LITURGIQUES (DOMINICA VII "PER ANNUM")

 

- Lévitique 19, 1-2 ; 17-18 : Tu aimeras ton prochain, car je suis saint

- Psaume 103, 1 : Le Seigneur est tendresse et pitié

- 1 Corinthiens 3, 16-23 : appartenir tous ensemble au Christ

- Matthieu 5, 38-48 : Aimez vos ennemis, soyez parfaits 

 

• ANNÉE B - TEXTES LITURGIQUES (DOMINICA VII "PER ANNUM")

 

- Isaïe 43, 18-19 ; 21-22 ; 24-25 : Dieu pardonne les péchés d'Israël

- Psaume 41, 2 : Guéris mon âme, Seigneur, car j'ai péché contre Toi

- 2 Corinthiens 1, 18-22 : Le "oui" du Christ commande notre loyauté

- Marc 2, 1-12 : Guérison d'un paralysé, signe du pardon des péchés

 

• ANNÉE C - TEXTES LITURGIQUES (DOMINICA VII "PER ANNUM")

 

- 1 Samuel 26, 2 ; 7-9 ; 22-23 : David refuse de se venger

- Psaume 103, 1 : Le Seigneur est tendresse et pitié

- 1 Corinthiens 15, 45-49 : Le Christ, nouvel Adam

- Luc 6, 27-38 : La loi du pardon

 

  

Introït de la Messe : "Domine, in tua misericordia"

 

« Esto mihi… ». C’est avec le Psaume 30 que s’ouvre la Liturgie de ce 6ème Dimanche du Temps "per annum". Clin d’œil de notre Mère Église pour nous indiquer déjà le but vers lequel nous allons nous mettre en marche prochainement : le Calvaire… C’est en effet ce Psaume que Jésus récitera sur la Croix. Introït de la Messe : « Esto mihi in Deum protectórem, et in locum refúgii, ut salvum me fácias. Quóniam firmaméntum meum et refúgium meum es tu, et propter nomen tuum dux mihi eris, et enútries me. Ps. In te Domine speravi, non confundar in aeternum: in iustitia tua libera me » (« Soyez pour moi un Dieu protecteur, un lieu de refuge afin que vous me sauviez ; car vous êtes ma force et mon asile ; et pour la gloire de votre nom, vous me dirigerez et me nourrirez. Ps. En vous Seigneur, j’espère ; que je ne sois point confondu à jamais ! Dans votre justice, délivrez-moi et sauvez-moi ») Asperges me Kyriale XI (orbis factor) + Credo I





• ANNÉE A - TEXTES LITURGIQUES (DOMINICA VI "PER ANNUM")

 

- Siracide 15, 16-21 (gr. 15-20) : "Tu peux observer les commandements"

- Psaume 119, 1 : Heureux qui règle ses pas sur la parole de Dieu

- 1 Corinthiens 2, 6-10 : La sagesse de Dieu est ignorée du monde

- Matthieu 5, 17-37 : Surpasser la justice des scribes

 

• ANNÉE B - TEXTES LITURGIQUES (DOMINICA VI "PER ANNUM")

 

- Lévitique 13, 1-2 ; 44-46 : La loi ancienne sur les lépreux

- Psaume 102, 2 : N'oublie pas, Seigneur, le cri des malheureux

- 1 Corinthiens 10, 31 à 11, 1 : Montrez-vous imitateurs de Jésus-Christ

- Marc 1, 40-45 : Guérison d'un lépreux par Jésus-Christ 

 

• ANNÉE C - TEXTES LITURGIQUES (DOMINICA VI "PER ANNUM")

 

- Jérémie 17, 5-8 : Malédictions et bénédictions

- Psaume 1, 1 : En Dieu, notre espérance, en Dieu, notre joie !

- 1 Corinthiens 15, 12 ; 16-20 : Résurrection des morts et résurrection du Christ

- Luc 6, 17 ; 20-26 : Les Béatitudes et les malédictions

 

 

Introït de la Messe : "Esto mihi"

 

IRLANDE Drapeau *** Mémoire facultative propre à l'Irlande

Ce qui nous caractérise, nous, post-modernes occidentaux, c’est l’inconsistance des propos et l’incohérence des comportements, avec, toutefois, une épaisse couche de bons sentiments, pour faire de ces gravats une sauce. Nous continuons, par exemple en France, de donner des leçons d’humanisme à la Terre entière, et nous oublions de nous en donner à nous-mêmes. 
Comment ose-t-on se croire porteurs d’humanisme, avec plus de six millions d’enfants avortés (trois fois la population de Paris), légalement dépecés dans le sein de leur mère, au mépris de cette déclaration des droits de l’homme, pourtant brandie à tous propos, que toute personne a le droit à la vie ? Quel futur proposer aux jeunes – par ailleurs rescapés de ces avortements, de la contraception et de l’eugénisme –, quand des millions de personnes se font stériliser (par exemple en Allemagne ou aux États-Unis) ? Comment ose-t-on répandre sur la société une nappe aussi écœurante de politiquement correct et de moralement consensuel, quand la plupart des personnages politiques, qui nous gouvernent ou le voudraient, ne cessent d’afficher leur ego à petit budget, leurs querelles lamentables, leur bi- ou leur trigamie factuelles, sans compter les palinodies de leurs discours et leurs reculades programmées sur les questions éthiques ? (Lire la suite sur Liberté Politique)

La spécificité d'un épiscopat catholique, qu'il soit japonais, italien, américain... ou même syldave, est de tourner dans le sens de rotation indiqué par Rome ou, pour être plus clair, dans le sens du Siège apostolique.
La spécificité de l'épiscopat français est de tourner habituellement en sens contraire de Rome. On trouve même, au sein de cet épiscopat si particulier, quelques évêques qui tournent sur eux-mêmes et sans parvenir à s'arrêter, comme s'ils étaient incapables d'échapper à un mouvement "lévogyre" initié dans les années 1968.
Ce mouvement inverse produit des liturgies "à la française" où la célébration de la foi passe loin derrière la célébration de convivialités factices; produit une catéchèse creuse qui n'apprend plus rien, ne transmet plus rien; produit des prêtres épuisés d'avoir à participer à des réunions plus stériles les unes que les autres; produit des séminaires diocésains où l'on démolit les rares candidats au sacerdoce trop attachés à suivre Benoît XVI; produit des Equipes d'Animation Pastorale (E.A.P.) où se retrouvent quelques laïcs soigneusement choisis parmi les fidèles les plus aptes à "enquiquiner" les rares pasteurs qui veulent mettre en application les enseignements des Souverains Pontifes...


 

C'est pour entretenir cette pastorale qui a depuis longtemps donné les preuves de sa stérilité, que l'épiscopat français continue, sous la houlette de quelques mitres influentes (Cf. ce qu'écrivait Mgr Gaidon à ce sujet), à "tourner" en sens contraire de Rome dans des structures diocésaines ou supra-diocésaines que le Cardinal Ratzinger avait un jour qualifiées d' "inutiles".
Par certains points, le fonctionnement de notre épiscopat français ressemble à celui de l'Education Nationale où, quand rien ne marche plus, on réunit des "experts" (qui sont à l'origine des dysfonctionnements constatés) qui créent une "commission" chargées d'élaborer une énième "réforme" qui ne fera qu'accentuer la crise tout en décourageant les enseignants qui font encore honnêtement leur travail. On ne fait pas autrement dans l'épiscopat français dont la devise semble être : « En tout, faisons l'inverse de ce que dit Rome ».
Souvenons-nous : lorsque le pape Benoît XVI a donné le Motu proprio Summorum pontificum accompagné d'une Lettre explicative adressée à tous les évêques et dans laquelle il demandait aux prêtres de « célébrer [la liturgie] avec beaucoup de révérence et en totale conformité avec les prescriptions du Missel [restauré à la suite de Vatican II] », le Cardinal Ricard avait immédiatement déclaré : « J'ai envie de dire aux catholiques, et en particulier aux prêtres: ne vous inquiétez pas ! Rien n'est changé dans votre façon de célébrée ».


 

Preuve évidente que quand Rome demande de tourner dans le bon sens pour corriger les innombrables erreurs et désobéissances qui affectent la célébration de la liturgie dans la quasi totalité des paroisses, il se trouve des voix officielles, au sein de l'épiscopat français, pour encourager à demeurer coûte que coûte dans le mouvement contraire. Ce qui revient non pas à désobéir ouvertement, mais simplement à ne pas obéir.
Mais devons-nous nous laisser entraîner dans ce mouvement giratoire inversé propre à l'épiscopat français et qui conduit de nombreux fidèles catholiques à tremper malgré eux dans une constante ambiance de "schisme spirituel" ?

 

Pro Liturgia

sacerdocejesus.jpgExtrait de la Lettre de Benoît XVI : 



(...) « Le Sacerdoce, c’est l’amour du Cœur de Jésus », avait coutume de dire le Saint Curé d’Ars. (…) Le Curé d’Ars était très humble, mais il avait conscience, comme prêtre, d’être un don immense pour son peuple : « Un bon pasteur, un pasteur selon le cœur de Dieu, c’est là le plus grand trésor que le bon Dieu puisse accorder à une paroisse, et un des plus précieux dons de la Miséricorde Divine »
. Il parlait du sacerdoce comme s’il ne réussissait pas à se convaincre de la grandeur du don et de la tâche confiés à une créature humaine : « Oh ! que le prêtre est quelque chose de grand ! s’il se comprenait, il mourrait… Dieu lui obéit : il dit deux mots et Notre Seigneur descend du ciel à sa voix et se renferme dans une petite hostie… ». Et, pour expliquer à ses fidèles l’importance des sacrements, il disait : « Si nous n’avions pas le sacrement de l’Ordre, nous n’aurions pas Notre-Seigneur. Qui est-ce qui l’a mis là, dans le tabernacle ? Le prêtre. Qui est-ce qui a reçu notre âme à son entrée dans la vie ? Le prêtre. Qui la nourrit pour lui donner la force de faire son pèlerinage ? Le prêtre. Qui la préparera à paraître devant Dieu, en lavant cette âme pour la dernière fois dans le sang de Jésus-Christ ? Le prêtre, toujours le prêtre. Et si cette âme vient à mourir [à cause du péché], qui la ressuscitera, qui lui rendra le calme et la paix ? Encore le prêtre… Après Dieu, le prêtre c’est tout… Le prêtre ne se comprendra bien que dans le ciel ». Ces affirmations, jaillies du cœur sacerdotal du Saint Curé, manifestent en quelle haute considération il tenait le sacrement du sacerdoce. Il semblait submergé par le sentiment d’une responsabilité sans bornes : « Si l’on comprenait bien le prêtre sur la terre, on mourrait non de frayeur, mais d’amour … Sans le prêtre, la mort et la passion de Notre-Seigneur ne serviraient de rien… C’est le prêtre qui continue l’œuvre de Rédemption, sur la terre… A quoi servirait une maison remplie d’or, si vous n’aviez personne pour ouvrir la porte ? Le prêtre a la clef des trésors célestes : c’est lui qui ouvre la porte ; il est l’économe du bon Dieu, l’administrateur de ses biens…. Laissez une paroisse vingt ans sans prêtre : on y adorera les bêtes… Le prêtre n’est pas prêtre pour lui… il est pour vous ».

Il était arrivé à Ars, un petit village de 230 habitants, prévenu par l’Évêque qu’il y aurait trouvé une situation religieuse précaire : « Il n’y a pas beaucoup d’amour de Dieu dans cette paroisse, vous l’y mettrez ».
Il était donc pleinement conscient qu’il devait y aller pour y incarner la présence du Christ, témoignant de sa tendresse salvifique : « [Mon Dieu], accordez-moi la conversion de ma paroisse ; je consens à souffrir ce que vous voulez tout le temps de ma vie ! », c’est par cette prière qu’il commença sa mission. Le Saint Curé se consacra à la conversion de sa paroisse de toutes ses forces, donnant la première place dans ses préoccupations à la formation chrétienne du peuple qui lui était confié. (…) « A peine arrivé, il choisit l’église pour être sa demeure… Il entrait dans l’église avant l’aube et il n’en sortait qu’après l’Angelus du soir. C’est là qu’il fallait le chercher si l’on avait besoin de lui », peut-on lire dans sa première biographie. (…) Il rendait visite de manière systématique à tous les malades et aux familles ; il organisait des missions populaires et des fêtes patronales ; il recueillait et administrait des dons en argent pour ses œuvres charitables et missionnaires ; il embellissait son église en la dotant d’objets sacrés ; il s’occupait des orphelines de la « Providence » (un Institut qu’il avait fondé) et de leurs éducatrices ; il s’intéressait à l’éducation des enfants ; il créait des confréries et invitait les laïcs à collaborer avec lui.

(…) Au temps du Saint Curé, en France, la confession n’était pas plus facile ni plus fréquente que de nos jours, compte tenu du fait que la tourmente de la Révolution avait étouffé pendant longtemps la pratique religieuse. Mais il s’est efforcé, de toutes les manières : par la prédication, en cherchant à persuader par ses conseils, à faire redécouvrir à ses paroissiens le sens et la beauté de la Pénitence sacramentelle, en montrant comment elle est une exigence intime de la Présence eucharistique. Il sut ainsi donner vie à un cercle vertueux. Par ses longues permanences à l’église, devant le tabernacle, il fit en sorte que les fidèles commencent à l’imiter, s’y rendant pour rendre visite à Jésus, et qu’ils soient en même temps sûrs d’y trouver leur curé, disponible pour l’écoute et le pardon. Par la suite, la foule croissante des pénitents qui venaient de la France entière, le retint au confessionnal jusqu’à 16 heures par jour. On disait alors qu’Ars était devenu « le grand hôpital des âmes ». (…) Le Curé d’Ars avait une manière différente de se comporter avec les divers pénitents. Celui qui s’approchait de son confessionnal attiré par un besoin intime et humble du pardon de Dieu, trouvait en lui l’encouragement à se plonger dans « le torrent de la Divine Miséricorde » qui emporte tout dans son élan. Et si quelqu’un s’affligeait de sa faiblesse et de son inconstance, craignant les rechutes à venir, le Curé lui révélait le secret de Dieu par une expression d’une touchante beauté : « Le bon Dieu sait toutes choses. D’avance, il sait qu’après vous être confessé, vous pécherez de nouveau et cependant il vous pardonne. Quel amour que celui de notre Dieu qui va jusqu’à oublier volontairement l’avenir pour nous pardonner ! » (...)
.

flags_of_Croatia.gif *** Mémoire obligatoire propre à la Croatie

Flag of Malta *** Fête propre à Malte

« Allez à Elle, vous qu’écrase la misère matérielle, sans défense devant les rigueurs de la vie et l’indifférence des hommes ; allez à Elle, vous que frappent les deuils et les épreuves morales ; allez a Elle, chers malades et infirmes, qui êtes vraiment reçus et honorés à Lourdes comme les membres souffrants de Notre-Seigneur ; allez à Elle et recevez la paix du coeur, la force du devoir quotidien, la joie du sacrifice offert. La Vierge Immaculée, qui connaît les cheminements secrets de la grâce dans les âmes et le travail silencieux de ce levain surnaturel du monde, sait de quel prix sont, aux yeux de Dieu, vos souffrances unies à celles du Sauveur. Elles peuvent grandement concourir, Nous n’en doutons pas, à ce renouveau chrétien de la société que Nous implorons de Dieu par la puissante intercession de sa Mère. Qu’à la prière des malades, des humbles, de tous les pèlerins de Lourdes, Marie tourne également son regard maternel vers ceux qui demeurent encore hors de l’unique bercail de l’Eglise, pour les rassembler dans l’unité ! Qu’elle porte son regard sur ceux qui cherchent et qui ont soif de Vérité, pour les conduire à la source des eaux vives ! Qu’elle parcoure enfin du regard ces continents immenses et ces vastes zones humaines où le Christ est, hélas ! si peu connu, si peu aimé, et qu’elle obtienne à l’Eglise la liberté et la joie de répondre en tous lieux, toujours jeune, sainte et apostolique, à l’attente des hommes ! » (Sa Sainteté le Pape Pie XII - Encyclique "Le Pèlerinage de Lourdes", le 2 juillet 1957). Kyriale X (alme Pater)

 

 

 

 

La Vierge Marie à Lourdes :

"Je suis l'Immaculée Conception"

 

 

Proclamée Immaculée dans Sa Conception le 8 décembre 1854 par Sa Sainteté le Pape Pie IX, la Vierge Marie ne tarda pas à montrer combien Elle agréait ce nouvel hommage de la Sainte Église. Quatre ans plus tard, en 1858, elle daigna Se montrer, à dix-huit reprises, à une petite fille de Lourdes. Le 11 février 1858, la Vierge paraissait pour la première fois dans une grotte sauvage, à Massabielle, le long du Gave. Son visage était gracieux et vermeil et Elle était enveloppée dans les plis d'un long voile blanc et une ceinture bleue flottait autour d'Elle. Sur chacun de ses pieds brillait une rose jaune épanouie. Bernadette prit son chapelet et à genoux, le récita pieusement. « La Dame vêtue de banc » lui ordonna de revenir dix-huit fois. Le 25 mars 1858, Solennité de l'Annonciation, l'enfant supplia la vision de se faire connaître. Alors, joignant les mains devant Sa poitrine et revêtant une Majesté Toute Divine, la vision disparut en disant : « JE SUIS L'IMMACULÉE CONCEPTION ! ». C'était la Sainte Vierge, patronne de l'Église et de la France, qui venait appeler une fois de plus son peuple à la prière et à la pénitence : « Pénitence ! Pénitence ! Pénitence ! Priez Dieu pour les pécheurs ! » (24 février 1858). Le 16 juillet 1858, Bernadette ressent une dernière fois le mystérieux appel pour aller à la grotte. La Vierge se présenta à elle sous le vocable de Notre-Dame du Mont-Carmel. « Jamais je ne l'ai vue aussi belle », dira ensuite Bernadette. L'Eglise reconnaîtra officiellement ces apparitions en 1862. Au sanctuaire de Lourdes, on apprend non seulement à souffrir comme le Christ a souffert mais on accepte aussi la souffrance comme Il l'a acceptée. On apprend que la foi soulage la souffrance en ce qu'elle la rend "acceptable" comme moyen d'expiation et comme expression d'amour (cf : Isaïe 53, 10-12). On apprend à s'offrir non seulement à la Justice Divine, mais aussi, comme nous le dit la Docteur de l'Eglise Sainte Thérèse de l'Enfant-Jésus, à l'Amour Miséricordieux de Celui qui a souffert « volontairement et innocemment ». (cf : Lettre Apostolique de Jean-Paul II, "Salvifici Doloris", N°18). 

 

 


 


• TEXTES LITURGIQUES (IN APPARITIONE Beatæ Mariæ Virginis IMMACULATæ de Lourdes) 

 

- Isaïe 66, 10-14 : Réjouissez-vous avec Jérusalem, exultez en elle vous tous qui l'aimez 

- Judith 13, 18-20 : Tu es l’honneur de notre peuple, Vierge Marie

- Jean 2, 1-11 : Les Noces de Cana : "Tout ce qu'il vous dira, faîtes-le"

 

 

Introït de la Messe : "Salve Sancta parens’’

 

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*** Mémoire facultative pour l'Eglise universelle

*** Mémoire obligatoire propre pour le Chili

 

 

 

Liens : Messages de Jean-Paul II pour la Journée Mondiale des Malades (1992 à 2005) + Messages de Benoît XVI pour la Journée Mondiale des Malades (2006 à 2013) +  Messages de François pour la Journée Mondiale des Malades (2014 à 2015) + Neuvaine à Notre-Dame de Lourdes + Litanies de Notre-Dame de Lourdes + Constitution Apostolique du Pape Pie IX proclamant le dogme de l'Immaculée Conception (8 décembre 1854) : "Ineffabilis Deus" + Prière de Jean-Paul II à Notre-Dame de Lourdes + Prière de Benoît XVI à Notre-Dame de Lourdes + Messe et Commentaires Liturgiques (forme extraordinaire) + Nous autres, pèlerins à Lourdes, par Mgr Luciano Alimandi + Là où Marie "s'arrête", la paix régne, par Mgr Luciano Alimandi + Les 18 apparitions de Notre-Dame de Lourdes + « Nous sommes aujourd’hui devant la lutte finale entre l’Eglise et l’Anti-Eglise, entre l’Evangile et l’Anti-Evangile » (Cardinal Karol Wojtyla) + Dans le rapport avec la souffrance, la mesure de l’humanité, par l’Abbé Nicola Bux et l’Abbé Salvatore Vitiello + Jean-Paul II à Lourdes (1983 et 2004) + Benoît XVI à Lourdes (13 septembre 2008) + Méditation devant la Grotte de Lourdes + Pourquoi et comment souffrir, par l'Abbé Guy Pagès + Le sens de la souffrance, par l'Abbé Guy Pagès

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