Le 27 juin 2008 (Detroit - Michigan - USA)

Asperges me Kyriale XI (orbis factor) + Credo I

 

 

 

• ANNÉE A - TEXTES LITURGIQUES (DOMINICA XXII "PER ANNUM")

 

- Jérémie 20, 7-9 : Le prophète doit souffrir pour son Dieu

- Psaume 63, 2 : Mon âme a soif de toi, Seigneur, mon Dieu

- Romains 12, 1-2 : Le culte spirituel

- Matthieu 16, 21-27 : Le disciple du Christ doit souffrir avec son Maître

 

• ANNÉE B - TEXTES LITURGIQUES (DOMINICA XXII "PER ANNUM")

 

- Deutéronome 4, 1-2 ; 6-8 : Valeur incomparable de la Loi du Seigneur


- Psaume 15, 1 : Tu es proche, Seigneur; fais-nous vivre avec Toi


- Jacques 1, 17-18 ; 21-22 ; 27 : Sa Parole de Vérité donne la Vie


- Marc 7,1-8 ; 14-15 ; 21-23 : Jésus face à l'hypocrisie des pharisiens

 

• ANNÉE C - TEXTES LITURGIQUES (DOMINICA XXII "PER ANNUM")

 

- Siracide 3, 19-21 ; 30-31 (gr. 17-18. 20. 28-29) : Exhortation à l'humilité

- Psaume 68, 4 : Béni soit le Seigneur : il élève les humbles

- Hébreux 12, 18-19 ; 22-24a : La fête sur la montagne de la nouvelle Alliance

- Luc 14, 1 ; 7-14 : choisir la dernière place, inviter les pauvres 

 

 

 

Introït de la Messe : "Miserére mihi, Dómine"
 

Tout comme il existe des liturgies "à la française" qui se parent abusivement des plumes du rite romain, il existe une relecture "française" du Droit canonique. Ceci explique probablement cela. Ainsi :
Le jour des Rameaux 2009, Mgr Pierre Pican, évêque de Bayeux et Lisieux, envoyait à tous les curés de son diocèse le courrier suivant (extrait) : « Cette Pratique [de l'absolution collective] est retenue dans quelques paroisses. Quelques curés m'ont demandé de les autoriser à vivre cette expression extraordinaire du Sacrement de la Réconciliation. Je les autorise à présider cette célébration pour Pâques 2009, pour le 15 août 2009, autant que de besoin et pour Noël 2009. J'applique le commentaire du canon 961 établi par la Conférence des Evêques de France en 1987 » (Source, le Salon Beige). Or voici ce que dit le Canon 961 précité : « L'absolution ne peut pas être donnée par mode général à plusieurs pénitents ensemble, sans confession individuelle préalable, sauf : 1. si un danger de mort menace et que le temps n'est pas suffisant pour que le ou les prêtres puissent entendre la confession de chacun des pénitents; 2. s'il y a une grave nécessité, c'est-à-dire si, compte tenu du nombre de pénitents, il n'y a pas assez de confesseurs disponibles pour entendre comme il le faut la confession de chacun dans un temps convenable, de sorte que les pénitents, sans qu'il y ait faute de leur part, seraient forcés d'être privés pendant longtemps de la grâce sacramentelle ou de la sainte communion; mais la nécessité n'est pas considérée comme suffisante lorsque des confesseurs ne peuvent pas être disponibles pour le seul motif du grand afflux de pénitents, tel qu'il peut se produire pour une grande fête ou un grand pèlerinage ». Ça, c'est ce que dit le Droit canonique. Mais l'on sait bien qu'en France...

 

Suite de l'affaire : un curé du diocèse de Bayeux-Lisieux communique le courrier de Mgr Pican à Rome. Le 10 juillet, Mgr Pican envoie une nouvelle lettre à ses curés [extrait] : « Les dispositions arrêtées dans le document présenté aux prêtres à l'occasion de Pâques et relatives à la célébration de l'absolution collective viennent d'être interdites par le Préfet de la Congrégation pour le Culte Divin et la Discipline des Sacrements ». « Viennent d'être interdites » écrit l'Evêque de Bayeux-Lisieux qui semble ignorer qu'elles n'avaient jamais été autorisées.
Mais que Mgr Pican se rassure : dans l'état actuel des choses, certains prêtres se moquent de se que déclare Rome ou leur évêque et en bien des endroits, les absolutions collectives continueront de se faire en toute quiétude.

L'Eglise nous invite aujourd'hui a faire mémoire du martyre de Saint Jean-Baptiste :

 
 
 
 
Saint Jean-Baptiste, inspiré par l'Esprit de Dieu, se retira au désert pour mieux conserver son innocence et cultiver les dons extraordinaires dont il avait été favorisé. Il y vécut, depuis son enfance jusqu'à trente ans, dans la pénitence, la prière et la contemplation. Sa trentième année, il parut dans le monde pour y prêcher la pénitence et donner le baptême, qui en était le signe, d'où lui est venu le nom de Baptiste ou Baptiseur. Déjà le Sauveur Lui-même avait reçu le baptême des mains de Jean-Baptiste, et celui-ci avait rendu à l'Agneau de Dieu les plus glorieux témoignages. La vie du Saint Précurseur touchait à son terme; il ne lui restait plus qu'à sceller de son sang la divinité de sa mission. Hérode, gouverneur de la Galilée, menait une vie irrégulière avec Hérodiade, sa belle-sœur; Saint Jean-Baptiste, à différentes reprises, blâma avec force un pareil scandale; aussi Hérodiade cherchait-elle l'occasion de se venger. Depuis trois mois déjà, le courageux défenseur de la vertu était en prison; mais cette vengeance ne suffisait pas à une femme voluptueuse et cruelle. Un jour qu'Hérode, pour célébrer l'anniversaire de sa naissance, donnait un festin à tous les grands de sa cour, Salomé, fille d'Hérodiade, dansa devant le prince avec tant de grâce, qu'Hérode s'engagea par serment à lui donner tout ce qu'elle demanderait, fût-ce la moitié de son royaume. La jeune fille sortit et courut raconter à sa mère la promesse dont elle venait d'être l'objet : « Que dois-je demander ? dit-elle à Hérodiade. – Demande la tête de Jean-Baptiste, » répond la haineuse femme. Salomé vint aussitôt annoncer à Hérode le choix qu'elle avait fait. Hérode était plus corrompu que cruel; il regretta sa promesse, il fut attristé de la demande; mais il mit un fatal point d'honneur à ne pas manquer à sa parole devant toute l'assistance, et il envoya un garde trancher la tête de Jean-Baptiste; celui-ci vint présenter à la princesse, dans un bassin, la tête du martyr, qu'elle alla aussitôt montrer à sa mère. Le crime ne resta pas impuni, car Hérode, vaincu par ses ennemis, perdit sa couronne et périt misérablement. La fin d'Hérodiade et de sa fille ne fut pas plus heureuse. Il est à remarquer que la plupart de ceux qui ont joué un rôle odieux, dans l'Évangile, ont subi dès cette vie le châtiment de leur impiété et de leurs crimes.
 





• TEXTES LITURGIQUES (IN PASSIONE S. IOANNIS BAPTISTÆ)


- Jérémie 1, 17-19 : Ne tremble point devant eux

- Psaume 71, 1 : Prière d’un vieillard

- Marc 6, 17-29 : Exécution de Saint Jean-Baptiste

         


 
 
 
Liens : 24 juin : Solennité de la Nativité de Saint Jean-BaptisteConférence sur Saint Jean-Baptiste (par le Père Marie-Dominique Philippe) + Le Baptiste et les Béatitudes, par Mgr Luciano Alimandi (Nativité de Saint Jean-Baptiste) + Le binôme Vérité-humilité est inséparable, par Mgr Luciano Alimandi + Litanies de Saint Jean-Baptiste + 24 juin : Solennité de la Nativité de Saint Jean Baptiste + Præcéssor almus grátiæ et veritátis ángelus (à Vêpres, 1971, Saint Bède le Vénérable) - Martyre de Saint Jean-Baptiste + « Endurer pour la Vérité des tourments temporels qui laissaient entrevoir la récompense de joies éternelles » (Saint Bède le Vénérable) + L’orgueil est la lèpre de l’âme, par Mgr Luciano Alimandi (Temps de l'Avent) + Sur Saint Jean-Baptiste (47ème sermon) + (8ème sermon) + Sermon de Saint Augustin pour la décollation de Saint Jean-Baptiste (CCCVII) + (CCCVIII)Messe et Commentaires Liturgiques (forme extraordinaire) Ter ere van Sint Jan "N'ayez pas peur d'aller à contre-courant" (Pape François) « La Vérité a fait naître la haine » (Saint Augustin)

Il y a plus de 20 ans déjà...




« Le jour de la fête des Saints Innocents, il a été publié que le ministre de 
la santé avait signé l'autorisation de mise sur le marché du RU-486. 
Cette anti-progestérone est le premier pesticide anti-humain. 
C'est le premier élément de la guerre chimique anti-humaine, 
c'est la première fois qu'on fabrique une molécule qui tue très 
sélectivement les petits êtres humains ; et c'est dans le pays de Pasteur 
qu'on est en train de faire une énorme manufacture pour fabriquer 
ce produit qui tuera chaque année plus d'êtres humains que n'ont 

pope-paul-vi.jpg« (…) Ce qui nous frappait le plus, c’était de le trouver prêtre dans l’exercice même de sa charge. Son âme était douloureuse : la dégradation du catholicisme en était la principale cause. Il dut dénoncer en juillet 1972 la « fumée de Satan » qui s’était introduite dans l’Eglise. Un long conflit avec le cardinal Alfrink et les évêques de Hollande (voir le catéchisme Hollandais, (+) NDLR) au sujet du célibat des prêtres le fit particulièrement souffrir. « J’espère que Dieu me rappellera à lui avant de voir cela ». Autre souffrance, la défection des prêtres, atteignant même tels jésuites-professeurs à la Grégorienne (Pin, Tufari, Diez, Alegria), qui prennent position contre le Pape dans la question de l’introduction du divorce en Italie, en vertu, disent-ils, du principe de la liberté religieuse proclamée par le récent concile : « à qui nous fier ? Si les jésuites se comportent ainsi qu’en sera-t-il des autres ? Si vous saviez quelle souffrance c’est pour moi, cette démolition de l’Eglise par le dedans, de la part de ceux qui devraient la défendre ». Dans un discours du mercredi, il dénonçait avec une tristesse indignée « les prêtres et religieux qui crucifient l’Eglise ». A Bruxelles, en septembre 1970, se tenait le congrès des théologiens (progressistes) de la revue « Concilium ». Paul VI me confia : « j’ai lu hier soir et cette nuit les exposés des théologiens de Bruxelles : c’est la destruction de toute autorité dans l’Eglise, tout vient d’en-bas ! ».

 

Fin des années 1960 - début des années 1970 : la contestation étant devenue, en quelque sorte, le mot d’ordre dans la Sainte-Eglise, Paul VI ne pouvait pas ne pas être le premier visé. On ne s’adressait pas au Pape, encore moins à Sa Sainteté, mais au Frère Paul, un chrétien comme un autre. Une de ces lettres au Frère Paul date de 1968. Elle est signée de sept cents laïcs et de quelques prêtres. Elle conteste toutes les structures actuelles de l’Eglise, exige le retour à la pauvreté de l’Evangile, ne verrait pas d’un mauvais œil la démolition de la basilique vaticane (« ce n’est pas nous qui pleurerons… »). Une lettre ouverte à Paul VI du 30 juin 1970 est, bien que dans une direction opposée, plus éloquente encore : « depuis que Paul VI règne à Rome, Rome enseigne un Evangile inversé, inverti, corrompu, une ‘nouvelle économie de l’Evangile’ selon votre propre aveu. En conscience, Très Saint-Père, au nom de Dieu, au nom de l’Eglise que vous induisez en erreur, au nom de la Foi, nous ne pouvons accepter votre ‘nouvelle économie de l’Evangile’, car l’Evangile n’a pas à être soumis à une nouvelle économie. Il n’a pas à être remanié, repensé, changé, modernisé, adapté, aggiornamenté, adultéré, falsifié, montinisé. La nouvelle religion, cette religion dévergondée que vous nous enseignez et que vous voulez nous contraindre à pratiquer, la religion de Paul VI est une fausse religion. Dieu n’en veut pas. Il la condamne, comme il a condamne celle de Luther. L’Eglise de Paul VI, dévergondée intellectuellement et moralement, lui fait horreur ».

 

 

Novembre 1970 : titre proposé pour la récente assemblée de l’épiscopat français à Lourdes ‘le virage de l’Eglise de France vers le socialisme’. Monseigneur Jenny (Cambrai), qui en arrive, me décrit la pression à outrance de la ‘base’ pour un christianisme politique et socialisant, limitant son champ de vision à la libération de l’homme en ce monde. Diagnostic lucide du Père Loew : « Les évêques ne peuvent éluder leurs responsabilités. Si des directives claires ne sont pas données, le silence de l’épiscopat équivaudra à l’acceptation tacite de toutes les options, même les plus étrangères à l’Evangile et les plus corrosives de la foi des chrétiens ». Janvier 1973 sur la tenue des prêtres et des évêques : une chrétienne (dans le bulletin paroissial de Longué, Maine et Loire) : « Je reviens de Lourdes avec des malades. J’ai été peinée de voir mêmes des évêques venir rendre visite aux alités en veston. S’ils savaient comme ils ont l’air miteux et sans dignité ». Cette bonne personne, sans le savoir, faisait écho au Pape lui-même : « Comme ils me font de la peine, ces religieux et prêtres qui cherchent à ne pas apparaître pour ce qu’ils sont ! ». Et le Pape de noter le manque de cohérence : « Ils n’ont à la bouche que le « signe », le geste « signifiant », le « sens », et en même temps ils s’appliquent à faire disparaître tout signe qui permettrait de les identifier. Où est la logique ? ». Octobre 1973 : continuation des extravagances : « Le prêtre est superflu. S’il fonctionne encore, c’est parce qu’un peuple retardataire lui demande encore des sacrements, alors que la société s’éloigne de plus en plus de ces sortes de valeurs » (Parole et Pain, revue des Pères du Saint-Sacrement, n° 56 de mai-juin 1973) cum permissu superiorum. Dans la même revue (édition de septembre-octobre), un appel à la lutte des classes (Philippe Warnier), à la libération de l’Eglise (Landouze, Schreiner), à la liberté sexuelle (Bernadette Delarge)… toujours cum permissu Superiorum ! 

 

abbe-marc-oraison.jpgContinuation également des lamentations des bons laïcs. Elles ont soudain été comme catalysées par un article sur « la messe de 11 heures » dans « Le Figaro » de l’économiste Fourastié, qui a reçu en huit jours cinq mille lettres, car presque unique dans les expériences de ce genre. Il faudrait être sourd pour ne pas entendre le « grido di dolore » du peuple chrétien, blessé dans ce qu’il a de plus cher : sa foi et sa confiance dans les prêtres. Avril 1974, mort de Pompidou : mort de Georges Pompidou, et messe d’enterrement en grégorien, selon la volonté du Président. Réflexion d’une femme du peuple : « Pourquoi n’y a-t-il que le président de la République qui ait droit à ces beaux chants ? ». Même son de cloche dans La Croix des 5-6 mai : « Nous sommes nombreux à formuler le même vœu - que le Président -. Mais hélas ! Il faut maintenant être au moins président de la république pour pouvoir manifester un désir de la sorte et notre nouveau clergé se refuse obstinément à se plier à de telles exigences du défunt (…). Lorsqu’on compare la plate et morne contexture de nos actuelles messes de funérailles à la mystique implorante d’un plain-chant grégorien, on ne peut que déplorer une telle situation ».

 

Le rapport doctrinal de l’Assemblée de Lourdes 1973 (par Monseigneur Bouchex) caractérise la charge du prêtre dans l’Eglise comme une « fonction de présidence » (citation exacte : « le mot le plus englobant pour exprimer cette charge est celui de présidence »). Mais qui voudra se faire prêtre avec, pour tout idéal, d’être « président d’assemblée » ? Le Père Ravier, rencontré hier 13 mai 1975, connaît des communautés de jésuites où les pères ne disent plus la messe (même le dimanche, assure-t-il) : pas d’assemblée, donc pas de « présidence » et pas de messe ! Septembre 1976 : aggravation de la dissidence de Monseigneur Lefebvre. Toute l’Eglise est dans l’erreur sauf lui. André Piettre (« Le Monde » du 27 juillet) donne une explication : le schisme de « droite » n’aurait pas existé s’il n’y avait eu, toléré et encouragé par les évêques, un schisme de « gauche », soi-disant sous le couvert du concile : célébrations sauvages, catéchèse aberrante, extravagances doctrinales et morales sans nombre… Il est évident pour tout le monde que s’il y avait eu en France des séminaires normaux, nul n’aurait songé à aller en fonder un à Ecône. Et s’il y avait eu partout une liturgie digne et édifiante, on n’aurait pas été en chercher une en Suisse. En attendant, l’abbé Oraison affirme impunément dans « Paris-Match » que les anges n’existent pas : l’abbé Charlot « chargé de la catéchèse dans l’Ouest » affirme qu’après la consécration « le pain est toujours du Pain » (« Jésus est-il dans l’hostie », brochure pour les catéchistes). On ne saurait mieux s’y prendre pour fabriquer des Lefebvre ! »

 

Source : Cardinal Jacques Martin, « Mes six papes », Ed. Mame.

st-gianna.jpgSainte Jeanne, priez pour nous
Sainte Jeanne, intercédez pour nous
Sainte Jeanne, nous vous confions les chercheurs, les gouvernants, le personnel de santé et tous ceux qui servent et protègent la vie.
Sainte Jeanne, préparez le cœur des jeunes à un amour vrai, pur et enthousiaste.
Sainte Jeanne, accompagnez ceux qui se préparent au mariage.
Sainte Jeanne, protégez tout enfant à naître.
Sainte Jeanne, protégez toutes les mamans, spécialement celles qui attendent un enfant, celles qui n'arrivent pas à avoir d'enfant.
Sainte Jeanne, soutenez les mamans dans leur don quotidien.
Sainte Jeanne, consolez les mamans qui pleurent un enfant
Sainte Jeanne, secourez les personnes avec un handicap
Sainte Jeanne, assistez les personnes âgées, les malades, les agonisants
Sainte Jeanne, attirez-nous dans votre contemplation de Verbe fait chair
Sainte Jeanne, apprenez-nous à rayonner l'Evangile de la Vie dans l'Eglise et dans la Cité.
 
 
Prière éditée par la Fraternité de prière l'Evangile de la Vie

Grâce à l’élan donné par la proclamation de l’Année Sacerdotale par le Pape Benoît XVI, on voit se multiplier dans le monde, dans les différents secteurs diocésains et ecclésiaux, des initiatives destinées surtout à faire redécouvrir et à redonner toute sa valeur à l’identité sacerdotale et à la mission du prêtre qui en découle dans l’Eglise. La Mission de Jésus, comme en témoigne l’Evangile, est réalisée de manière tout à fait spéciale par les Apôtres et par les Disciples qui sont envoyés par Jésus dans le monde entier pour proclamer la Bonne Nouvelle (cf. Marc 16, 15). A la racine de la vocation sacerdotale authentique, il y a donc nécessairement l’appel de Jésus : « Ce n’est pas vous qui m’avez choisi, mais c’est moi qui vous ai choisis » (Jean 15, 16). Pour « décider » de devenir prêtres, il faut avant tout découvrir ce choix de prédilection du Christ. Celui qui choisit et qui envoie, c’est toujours et seulement Lui, et cela, Jésus le fait par la médiation de l’Eglise. Une vraie vocation n’est pas seulement une intuition, mais elle doit être cultivée et greffée sur l’arbre séculaire de l’Eglise

 

 

 

Pour devenir conscients du choix de Jésus, il faut, normalement, un temps plus ou moins long de discernement. Il faut en effet parvenir à la connaissance d’une vérité sublime : Jésus m’appelle à devenir comme Lui, prêtre ! Sans un cheminement convenable, qui commence normalement dans sa propre famille, Eglise Domestique, comment pourrait-on découvrir une telle vérité qui touche et change la vie entière ? Les paroles « Suis-moi » (cf. Matthieu 9, 9; Marc 10, 21; Luc 9, 59; Jean 1, 43) dites par Jésus à la conscience d’un pauvre homme, plus ou moins jeune, comme l’étaient les premiers disciples du Seigneur, portent avec elles des conséquences énormes. En effet, prêtre, on le reste pour l’éternité ! L’appel sacerdotal est tellement grand que l’on ne peut se faire l’illusion de rester là où il nous a trouvés. La maturité humaine, intellectuelle, spirituelle de celui qui est appelé, doit nécessairement croître non seulement jusqu’au jour de son Ordination, mais jusqu’au jour de sa mort, parce que, si la croissance s’arrêtait, on ferait inévitablement marche arrière, en compromettant toujours plus sa propre vocation à la sainteté. L’eau qui ne s’écoule pas, stagne ; et voilà pourquoi Jésus parle d’une « eau vive », parlant de la vie de grâce, don du Saint-Esprit, que peuvent recevoir ceux qui croient en Lui (cf. Jean 7, 38). C’est une loi inaltérable de l’esprit : celui qui ne « monte » pas, « descend », ou bien l’on progresse dans la vertu (les belles et bonnes habitudes), ou bien se renforcent les vices (les habitudes mauvaises et perverses). Voilà pourquoi la « formation permanente » des prêtres, comme on l’appelle, requiert un engagement non moindre que celui requis par la formation sacerdotale avant les Ordres Sacrés. Il est clair que, en raison précisément de l’effort requis, avant et après l’ordination sacerdotale, on puisse se lasser de prier, d’être vigilant, d’aimer, de s’abandonner, de se donner… Et c’est alors que la Providence Divine nous vient en aide de mille manières différentes. Si nous sommes humbles, nous saurons les reconnaître, et elles nous conduiront « en haut », elles nous élèveront au-dessus des préoccupations humaines, des tentations diaboliques elles-mêmes, et des logiques individualistes mesquines… Pour ne « pas perdre du terrain », comme chrétiens et comme prêtres, il faut, avant tout, avoir un cœur libre, qui ne se laisse pas appesantir par les choses inutiles, à savoir la mondanité, mais qui se vide sans cesse pour devenir plus « léger » et pour « s’élever ». Seul l’Amour de Dieu peut élever, élargir l’horizon, purifier l’esprit et le cœur, de tout ce qui obscurcit et corrompt ; mais l’Amour de Dieu est aussi un « feu ». Jésus l’a dit : « Je suis venu apporter le feu sur la terre, et combien je voudrais qu’il soit déjà allumé » (Luc 12, 49). Pour devenir des fils de la lumière (cf. Jean 12,36), il est nécessaire d’avoir le « feu » de l’Esprit, et, naturellement, le feu brûle, aussi parce qu’il doit purifier et guérir en nous ce qui est peccamineux. Ce processus, si on ne le complète pas sur cette terre, pour ceux qui se sauvent, continuera au Purgatoire. Là aussi on parle d’un feu qui brûle ; c’est toujours le feu de l’Amour, parce que le Purgatoire est le Lieu de l’Amour qui purifie, comme l’a compris de manière étonnante Sainte Catherine de Gènes. Pour faire l’expérience de l’Amour divin qui transforme, il faut imiter les Saints, à commencer par la Sainte Vierge, par Saint Joseph et par les Apôtres. Qu’ont-ils ait d’extraordinaire ? Ils ont pris l’Evangile au sérieux, ils l’ont vécu – comme Saint François « sine glossa », sans y ajouter ni des « si », ni des « mais » ! Si nous ne prenons pas l’Evangile au sérieux, nous ne pouvons prendre Jésus au sérieux. En effet, Jésus nous a laissé un unique Evangile avec une unique Eglise, fidèle gardienne de la Vérité qui, dans le sillon de l’unique Tradition vivante, nous offre l’annonce de toujours : c’est seulement dans le Christ Jésus qu’est le salut, et ce Jésus ne doit pas être divisé en deux, réduit, relativisé… Ou bien on le prend comme Il est, ou bien on Le perd !

 

La vraie sainteté du prêtre consiste donc à imiter Jésus en désirant notre transformation en Lui. Certes, cela est humainement impossible, mais ne croirions-nous peut-être pas que Dieu peut faire des miracles ? Le Saint-Père a donné à tous les prêtres du monde, en cette Année Sacerdotale, l’exemple du Saint Curé d’Ars, devenu une Jésus vivant. Après avoir vénéré la relique de son cœur, le Saint-Père a déclaré aux prêtres : « Il y a quelques instants, j'ai pu vénérer, dans la chapelle du Chœur, la relique du Saint Curé d'Ars : son cœur. Un cœur enflammé par l'amour divin, qui s'émouvait à la pensée de la dignité du prêtre et qui parlait aux fidèles avec des accents touchants et sublimes, affirmant que ‘après Dieu, le prêtre est tout ! ... Lui-même ne se comprendra bien qu'au ciel (cf. Lettre pour l'Année sacerdotale, p. 2)’. Chers frères, cultivons cette même émotion, que ce soit pour exercer notre ministère avec générosité et dévouement, ou pour conserver dans notre âme une véritable "crainte de Dieu" : la crainte de pouvoir priver de tant de bien, par notre négligence ou notre faute, les âmes qui nous sont confiées, ou de pouvoir - que Dieu nous en garde ! - leur faire du mal. L'Eglise a besoin de prêtres saints; de ministres qui aident les fidèles à faire l'expérience de l'amour miséricordieux du Seigneur et qui en soient des témoins convaincus. Dans l'adoration eucharistique, qui suivra la célébration des vêpres, nous demanderons au Seigneur qu'il enflamme le cœur de chaque prêtre de cette "charité pastorale" capable d'assimiler son "moi" personnel à celui de Jésus Prêtre, de manière à pouvoir l'imiter dans l'offrande de soi la plus complète. Que la Vierge Marie nous obtienne cette grâce; Elle dont nous contemplerons demain avec une foi vive le Cœur Immaculé. Le saint curé d'Ars nourrissait à son égard une dévotion filiale, si bien qu'en 1836, en avance sur la proclamation du Dogme de l'Immaculée Conception, il avait déjà consacré sa paroisse à Marie "conçue sans péché". Et il garda l'habitude de renouveler souvent cette offrande de la paroisse à la Sainte Vierge, en enseignant aux fidèles qu'"il suffit de s'adresser à elle pour être exaucés", pour la simple raison qu'elle "désire surtout nous voir heureux". Que la Vierge Sainte, notre Mère, nous accompagne en l'Année sacerdotale que nous commençons aujourd'hui, afin que nous puissions être des guides solides et éclairés pour les fidèles que le Seigneur confie à nos soins pastoraux » (Vêpres de la Solennité du Sacré-Cœur, et ouverture de l’année Sacerdotale, 19 juin 2009).

 

Fides

• TEXTES LITURGIQUES (S. AUGUSTINI, EPISCOPI ET ECCLESIÆ DOCTORIS)

 

- 1 Jean 4, 7-16 : Celui qui n’aime pas n’a pas connu Dieu

- Psaume 89, 2 : D’âge en âge, ma parole annonce Ta Vérité

- Matthieu 23, 8-12 : Vous n’avez qu’un Directeur, c’est le Christ

• TEXTES LITURGIQUES (PROPRE A L'AFRIQUE DU NORD)

 

- Sagesse 11, 20 à 12, 2 : Pardonnez à tous

- Psaume 145, 8 : Je veux louer le Seigneur

- 1 Jean 4, 7-16 : Aimons-nous les uns les autres

- Jean 15, 9-17 : Demeurez dans mon Amour

 

*** Solennité en Afrique du Nord et dans les Ordres affiliés à Saint Augustin (chanoines, etc) ;
Fête dans l'Ordre dominicain et chez les Soeurs de Sainte Elisabeth ; Mémoire obligatoire ailleurs

"Litanies des écoliers", par Maurice Carême :


Saint Anatole,
Que légers soient les jours d'école !

Saint Amalfait,
Ah ! Que nos devoirs soient bien faits !

Sainte Cordule,
N'oubliez ni point ni virgule.

Saint Nicodème,
Donnez-nous la clef des problèmes

Sainte Tirelire,
Que Grammaire nous fasse rire !

Saint Siméon,
Allongez les récréations !

Saint Espongien,
Effacez tous les mauvais points.

Sainte Clémence,
Que viennent vite les vacances !

Sainte Marie,
Faites qu'elles soient infinies !

• TEXTES LITURGIQUES (S. MONICÆ)

 

- Siracide 26, 1-16 : Heureux l’époux dont la femme est excellente

- Psaume 131, 1 : Comme un petit enfant contre sa mère

- Luc 7, 11-17 : Résurrection du fils de la veuve de Naïn

• TEXTES LITURGIQUES (PROPRE A L'AFRIQUE DU NORD)

 

- 1 Jean 5, 14-16 : Efficacité de la prière

- Psaume 130, 1 : Des profondeurs, je crie vers Toi

- Luc 7, 11-17 : Résurrection du fils de la veuve de Nain

 

*** Fête en Afrique du Nord ; Mémoire obligatoire ailleurs
drapologne.gif *** Propre à la Pologne (ARTICLE A VENIR)


Le Seigneur Jésus-Christ alluma en Sainte Thérèse d'Avila un tel feu de l'Amour et un tel désir de le voir qu'elle en était blessée d'une plaie divine, qui, en la faisant languir et mourir, lui causait un plaisir ineffable, auquel tous les plaisirs du monde ne peuvent être comparés. Pour perpétuer la mémoire de cette mystérieuse blessure, Sa Sainteté le Pape Benoît XIII, à la demande des carmélites d'Espagne et d'Italie établit le 25 mai 1726 cette fête de la "Transverbération". Benoît XIV, dans son bref "Dominici gregis" du 8 août 1744, a accordé à perpétuité une indulgence plénière à tous les fidèles qui visiteraient les églises du Carmel depuis les premières Vêpres de la Transverbération jusqu'au coucher du soleil du jour de la fête :

 
 
 
 
 
« La Transverbération de Sainte Thérèse », chapelle Cornaro, Rome.
Oeuvre de Gian Lorenzo Bernini (1652)
 
 
 
 
La vie de Sainte Thérèse d'Avila (1515-1582), extrait de son autobiographie :
 
« J'ai vu dans sa main [de l’ange chérubin, NDLR] une longue lance d'or, à la pointe de laquelle on aurait cru qu'il y avait un petit feu. Il m'a semblé qu'on la faisait entrer de temps en temps dans mon cœur et qu'elle me perçait jusqu'au fond des entrailles; quand il l'a retirée, il m'a semblé qu'elle les retirait aussi et me laissait toute en feu avec un grand amour de Dieu. La douleur était si grande qu'elle me faisait gémir; et pourtant la douceur de cette douleur excessive était telle, qu'il m'était impossible de vouloir en être débarrassée. L'âme n'est satisfaite en un tel moment que par Dieu et lui seul. La douleur n'est pas physique, mais spirituelle, même si le corps y a sa part. C'est une si douce caresse d'amour qui se fait alors entre l'âme et Dieu, que je prie Dieu dans Sa bonté de la faire éprouver à celui qui peut croire que je mens » (Chapitre XXIX, 17e partie).
 
 
--> Un chirurgien en a fait une description détaillée, insistant sur une déchirure : "elle est longue, étroite et profonde, et pénètre la substance même de l'organe, ainsi que les ventricules. La forme de cette ouverture laisse deviner qu'elle a été faite avec un art consommé, par un instrument long, dur et très aigu; et c'est seulement à l'intérieur de cette ouverture que l'on peut reconnaître des indices de l'action du feu ou d'un commencement de combustion...". Trois cents ans après la mort, trois médecins ont confirmé l'état de conservation, lequel selon eux, ne pouvait être obtenu par aucun moyen connu.







• TEXTES LITURGIQUES (PROPRE A L’ORDRE DU CARMEL)

 

- 1 Corinthiens 13, 1-13 : Hymne à la charité

- Psaume 39, 2-10 : Mon cœur brûlait en moi à force d’y songer le feu flamba

- Jean 14, 23-27 : Que votre cœur ne se trouble ni ne s’effraie

 

 

*** Mémoire obligatoire pour l'Ordre du Carmel

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