guido-marini-ceremonaire.jpgL’article n.399 de l’actuelle « Présentation générale du Missel romain » stipule que « le Missel romain, tout en faisant place à la diversité des langues et à une certaine diversité de coutumes, doit être reçu à l’avenir comme un instrument et un signe évident de l’intégrité et de l’unité du rite romain ». Un tel souhait est fondé sur la tradition liturgique acquise par l’Eglise tout au long des siècles. Déjà S. Pie V (1566-1572), dans la Constitution apostolique « Quo primum » du 14 juillet 1570, avait déclaré offrir le nouveau Missel romain à tous les chrétiens comme un instrument d’unité liturgique exempt de toute erreur. Pour mieux comprendre le sens des propos du Pape S. Pie V, il faut situer la Bulle « Quo primum » dans le contexte liturgique de l’époque. Avant le concile de Trente, existait dans l’Eglise latine un nombre considérable de livres liturgiques dont les usages étaient soit locaux (territoires, diocèses) soit particuliers (ordres religieux, fraternités). Ces livres témoignaient de la variété des formes rituelles ayant cours pour célébrer l’Eucharistie. Tout en conservant la même structure de la célébration, ils offraient des différences dans le déroulement de la messe : oraisons particulières, invocation de saints locaux... Et surtout ajouts d’éléments relevant de la superstition ou d’une théologie peu « orthodoxe ».

 

Durant plusieurs siècles, dans l’Eglise latine, l’unité rituelle de la liturgie était loin d’être une réalité, et le « style » des célébrations demeurait variable d’un endroit à un autre. De plus, depuis la fin du Moyen-Age, on avait constaté une contamination de la liturgie par des thèses ou des pratiques inspirées du protestantisme naissant. Il fallait donc « purifier » le rite de la célébration de l’Eucharistie de certains éléments douteux et, par la même occasion, lui donner une plus grande unité. C’est ce travail qui fut entrepris par les pères du concile de Trente lors de la 25e session, sur la base des documents conservés à la bibliothèque du Vatican, plus particulièrement les missels anciens et les écrits des Pères de l’Eglise. Une fois achevé, ce travail fut soumis à S. Pie V qui établit que seul le nouveau Missel devait être utilisé et remplacer dans l’Eglise de rite latin les livres utilisés jusqu’ici. La détermination avec laquelle le pape a exprimé son désir apparaît dans les formules solennelles de la Bulle « Quo primum » : « (...) que les prêtres sachent quelles prières ils doivent utiliser, quels sont les rites et quelles sont les cérémonies qu’ils doivent conserver dorénavant dans la célébration des Messes (...). Nous le décrétons avec la même autorité, qu’après la publication de Notre présente Constitution, ainsi que du Missel, tous les prêtres qui sont présents dans la Curie romaine soient tenus de chanter ou de dire la Messe selon ce Missel dans un délai d’un mois ; ceux qui sont de ce côté des Alpes, au bout de trois mois ; et enfin, ceux qui habitent de l’autre côté des montagnes, au bout de six mois (...). »

 

Il convient cependant de noter que ce nouveau Missel a été rendu obligatoire partout... sauf pour les diocèses et les ordres religieux qui avaient un rite vieux d’au moins deux cents ans. Ce qui était le cas du rite mozarabe de Tolède, du rite de Braga, du rite Lyonnais, du rite ambrosien de Milan, et aussi des traditions liturgiques d’ordres religieux comme les Chartreux, les Cisterciens, les Dominicains et Carmes (cf : fiche Wikipedia, NDLR). Si la première édition typique post-tridentine du Missel romain a permis de mettre en œuvre les décrets du concile de Trente, quatre siècles plus tard, conformément à la demande formulée par les pères du concile Vatican II paraît le « Novus Ordo Missae ». Dans le sillage du « mouvement liturgique » apparu au XIXe siècle, les pères conciliaires ont retenu quelques principes généraux qui devant aboutir à une révision des livres liturgiques, leur objectif principal étant de rendre la liturgie romaine à nouveau plus facile à comprendre grâce à l’emploi d’un langage rituel (symboles, gestes, paroles) clarifié (« dépoussiéré », écrira Benoît XVI) pouvant favoriser l’ « actuosa participatio » des fidèles. 

 

Une première édition du Missel romain restauré voit le jour en 1964-65, quand est publié une version bilingue du rituel de la messe. Nous laisserons ici de côté les raisons pour lesquelles il a été jugé que ce Missel ne correspondait pas pleinement à la volonté exprimée par les pères du Concile Vatican II et qu’il fallait envisager une nouvelle « réforme » du Missel. Ainsi donc, le 3 Avril 1969, dans la Constitution apostolique « Missale Romanum », Paul VI présente la nouvelle édition typique du Missel romain, en soulignant ce qui avait été révisé et modifié depuis la dernière édition (1962) du « Vetus Ordo » (ou « Usus antiquior ») de Saint Pie V. Une simple comparaison entre les deux Constitutions - celle de S. Pie V et celle de Paul VI - permet de voir comment les deux versions du Missel romain sont nées de la volonté de renouvellement exprimée par les conciles - Trente et Vatican II - qui avaient précédé leur préparation. Les deux versions du Missel sont les résultats de deux contextes historiques et ecclésiaux difficiles : la Contre-Réforme d'une part, et le mouvement liturgique lié aux problème des temps modernes de l’autre. Les deux actes pontificaux promulguant les Missels ont encore un autre point commun : ils font une référence directe à la même source liturgique que constitue l’ « antique tradition des Pères ». C’est un point capital montrant que c’est bien sur la base de la même « tradition » qu’ont été élaborées, à plusieurs siècles de distance, les deux éditions du Missel romain. Il est donc facile de comprendre que les deux Missels constituent la norme pour célébrer de deux façons identiques le même rite romain (lex orandi) traduisant la foi inchangée de l’Eglise (lex credendi). C’est ce qu’a enseigné le Pape Benoît XVI dans son Motu Proprio « Summorum Pontificum » du 7 Juillet 2007 par lequel a été établi un cadre juridique permettant la célébration de la liturgie romaine selon la forme antérieure à la réforme de 1970 et jamais abrogée par un acte officiel.

 

Pour conclure, il est nécessaire de faire quelques observations relevant du Droit canonique. Il faut d’abord rappeler que « Summorum Pontificum » est une Lettre apostolique donnée sous la forme d’un « motu proprio ». Ce texte signé de Benoît XVI a donc, sur le plan juridique, la valeur d’une loi universelle qui abroge certaines règles des documents antérieurs tels que la Lettre « Quattuor abhinc annos » et le Motu proprio « Ecclesia Dei Adflicta » de Jean-Paul II. Il faut ensuite faire une claire distinction entre les rubriques concernant la mise en œuvre ponctuelle de la liturgie et les lois concernant la discipline liturgique de façon générale. Les rubriques indiquent au célébrant ce qu’il doit faire au cours du rite liturgique ; elles demeurent inchangées pour la forme « extraordinaire » du rite romain. Cependant, les lois liturgiques du Code de 1917, ainsi que certaines règles incluses dans le Missel de 1962, ont été abrogées par la législation récente de l’Eglise. Par conséquent, les lois disciplinaires anciennes ne peuvent plus être observées lorsqu’une loi plus récente établit quelque chose de différent. C’est une règle constante dans l’Eglise. Un exemple simple aidera à mieux comprendre : dans le Droit en vigueur depuis 1962, la Messe ne pouvait pas être célébrée l’après-midi ou le soir sans une autorisation de l’Ordinaire du lieu. Or cette restriction n’est plus valide, même si la Messe est célébrée selon la forme « extraordinaire ». On doit donc en conclure que les lois liturgiques à caractère universel doivent être observées également dans le cas des célébrations du rite romain selon la forme « extraordinaire » : elles constituent comme un préalable au rite qui, lui-même, demeure inchangé.

 

D’après Mgr Guido Marini. Trad. DC/APL.

Asperges me Kyriale XI (orbis factor) + Credo I

 

 

• ANNÉE A - TEXTES LITURGIQUES (DOMINICA XX "PER ANNUM")

 

- Isaïe 56, 1 ; 6-7 : Dieu accueille les étrangers qui viennent le prier

- Psaume 67, 2 : Dieu, que les peuples t'acclament !

- Romains 11, 13-32 : Le rôle des juifs dans la nouvelle Alliance

- Matthieu 15, 21-28 : Jésus exauce la prière d'une étrangère

 

• ANNÉE B - TEXTES LITURGIQUES (DOMINICA XX "PER ANNUM")

 

- Proverbes 9, 1-6 : Le banquet de la Sagesse


- Psaume 34, 2 : Goûtez et voyez comme est bon le Seigneur !


- Éphésiens 5, 15-20 : Vivre en chrétiens dans l'action de grâce


- Jean 6, 51-58 : Jésus est la vraie nourriture

 

• ANNÉE C - TEXTES LITURGIQUES (DOMINICA XX "PER ANNUM")

 

- Jérémie 38, 4-6 ; 8-10 : Le prophète signe de contradiction

- Psaume 40, 2 : Seigneur, à mon aide ! Viens à mon secours !

- Hébreux 12, 1-4 : Le combat dans la foi à l'exemple de Jésus

- Luc 12, 49-53 : Jésus, cause de division entre les hommes

 


 

Introït de la Messe : "Protéctor noster"

(enregistré en l'église Ste Colombe de

Champignelles - Maîtrise St-Louis de

Gonzague, Rémi Gousseau) - 16/08/15

 

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Alléluia de la Messe : "Caro mea" (B)

(enregistré en l'église Ste Colombe de

Champignelles - Maîtrise St-Louis de

Gonzague, Rémi Gousseau)- 16/08/15

 

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Communion de la Messe : "Qui manducat" (B)

(enregistré en l'église Ste Colombe de

Champignelles - Maîtrise St-Louis de

Gonzague, Rémi Gousseau - 16/08/15)

 

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...et apprennent à la célébrer. Il faudrait se demander pourquoi ces prêtres ne s’intéressent pas à la forme « ordinaire » et n’apprennent pas à la célébrer aussi bien que la forme « extraordinaire ». On peut avancer plusieurs réponses : 1. Ces prêtres n’ont généralement bénéficié d’aucune formation liturgique solide et n’ont toujours connu la forme « ordinaire » que trahie, déformée, altérée... telle qu’elle est célébrée dans les paroisses. On peut donc penser que pour un nombre non négligeable d’entre eux, l’attirance vers la forme « extraordinaire » procède davantage de l’émotionnel que d’un raisonnement théologique qui leur ferait connaître les raisons profondes de la restauration liturgique voulue par le Concile. 2. Ces prêtres n’ont pas la possibilité de célébrer la forme « ordinaire » puisque celle-ci est refusée par les paroissiens habitués à ne participer qu’à des liturgies recomposées arbitrairement et excluant le latin. 3. Ces prêtres sont très souvent, et malgré eux, conditionnés par l’environnement liturgique actuel qui conduit à les faire penser que la dignité des messes et le respect des rites ne peuvent et ne doivent exister que pour la forme « extraordinaire ». Ce point est d’ailleurs tellement vrai que l’on voit certains prêtres célébrer parfaitement bien la forme « extraordinaire » et, dans le même temps, accepter de concélébrer des liturgies totalement farfelues.

 

En conclusion, on peut dire qu'apprendre à célébrer la forme « extraordinaire » n’a d’intérêt que si c'est un moyen de réintroduire dans la forme « ordinaire » « de façon plus forte que cela ne l’a été souvent fait jusqu’à présent, cette sacralité qui attire de nombreuses personnes vers le rite ancien », afin que soit rendue « visible la richesse spirituelle et la profondeur théologique du Missel de Paul VI » (Cf. Benoît XVI, Lettre aux évêques accompagnant le Motu proprio Summorum pontificum).

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« C’est à vous enfin, jeunes gens et jeunes filles du monde entier, que le Concile veut adresser son dernier message. Car c’est vous qui allez recueillir le flambeau des mains de vos aînés et vivre dans le monde au moment des plus gigantesques transformations de son histoire. C’est vous qui, recueillant le meilleur de l’exemple et de l’enseignement de vos parents et de vos maîtres, allez former la société de demain : vous vous sauverez ou vous périrez avec elle. L’Eglise, quatre années durant, vient de travailler à rajeunir son visage, pour mieux répondre au dessein de son Fondateur, le grand Vivant, le Christ éternellement jeune. Et au terme de cette imposante « révision de vie », elle se tourne vers vous. C’est pour vous, les jeunes, pour vous surtout, qu’elle vient, par son Concile, d’allumer une lumière : lumière qui éclaire l’avenir, votre avenir. L’Eglise est soucieuse que cette société que vous allez constituer respecte la dignité, la liberté, le droit des personnes : et ces personnes, ce sont les vôtres. Elle est soucieuse surtout que cette société laisse s’épanouir son trésor toujours ancien et toujours nouveau : la foi, et que vos âmes puissent baigner librement dans ses bienfaisantes clartés. Elle a confiance que vous trouverez une telle force et une telle joie, que vous ne serez pas même tentés, comme certains de vos aînés, de céder à la séduction des philosophies de l’égoïsme et du plaisir, ou à celles du désespoir et du néant; et qu’en face de l’athéisme, phénomène de lassitude et de vieillesse, vous saurez affirmer votre foi dans la vie et dans ce qui donne un sens à la vie : la certitude de l’existence d’un Dieu juste et bon. C’est au nom de ce Dieu et de son Fils Jésus que nous vous exhortons à élargir vos cœurs aux dimensions du monde, à entendre l’appel de vos frères et à mettre hardiment à leur service vos jeunes énergies. Luttez contre tout égoïsme. Refusez de laisser libre cours aux instincts de violence et de haine, qui engendrent les guerres et leur cortège de misères. Soyez généreux, purs, respectueux, sincères. Et construisez dans l’enthousiasme un monde meilleur que celui de vos aînés ! L’Eglise vous regarde avec confiance et avec amour. Riche d’un long passé toujours vivant en elle, et marchant vers la perfection humaine dans le temps et vers les destinées ultimes de l’histoire et de la vie, elle est la vraie jeunesse du monde. Elle possède ce qui fait la force et le charme des jeunes: la faculté de se réjouir de ce qui commence, de se donner sans retour, de se renouveler et de repartir pour de nouvelles conquêtes. Regardez-la, et vous retrouverez en elle le visage du Christ, le vrai héros, humble et sage, le prophète de la vérité et de l’amour, le compagnon et l’ami des jeunes. C’est bien au nom du Christ que nous vous saluons, que nous vous exhortons et vous bénissons ».


Sa Sainteté le Pape Paul VI – Le Mercredi 8 décembre 1965

Extrait des 4 dernières strophes de la Séquence liturgique du "Lauda Sion Salvatorem" :

 

 
1. Ecce panis angelorum * factus cibus viatorum, * vere Panis filiorum * non mittendis canibus.
Voici le pain des anges devenu l’aliment de ceux qui sont en chemin, vrai Pain des enfants à ne pas jeter aux chiens.
 
2. In figuris præsignatur, * cum Isaac immolatur, * Agnus paschæ deputatur * datur manna patribus.
D’avance il est annoncé en figures, lorsqu’Isaac est immolé, l’Agneau pascal, sacrifié la manne, donnée à nos pères.
 
3. Bone pastor, Panis vere, * Jesu, nostri miserere, * Tu nos pasce, nos tuere, * Tu nos bona fac videre * in terra viventium.
Ô bon Pasteur, notre vrai Pain, Jésus, aie pitié de nous. nourris-nous, protège-nous, fais-nous voir le bonheur dans la terre des vivants.
 
4. Tu qui cuncta scis et vales, * qui nos pascis hic mortales * tuos ibi commensales, * Coheredes et sociales * Fac sanctorum civium. Amen. Alleluia.
Toi qui sais tout et qui peux tout, Toi qui sur terre nous nourris, fais que, là-haut, invités à ta table, nous soyons les cohéritiers et les compagnons des saints de la cité céleste. Amen. Alléluia.

 

 

« Aujourd’hui, l’arche sainte et animée du Dieu vivant, qui conçut en elle son Créateur, repose dans le temple du Seigneur qui n’a pas été fait de main d’homme. David, son aïeul, exulte; avec lui, les Anges forment des chœurs, les Archanges la célèbrent, les Vertus la glorifient, les Principautés tressaillent, les Puissances sont dans l’allégresse, les Dominations se réjouissent, les Trônes lui font fête, les Chérubins la louent, les Séraphins proclament sa gloire. Aujourd’hui, l’Éden reçoit le paradis spirituel du nouvel Adam, où notre condamnation est révoquée, l’arbre de vie planté, notre nudité recouverte. Aujourd’hui, la Vierge immaculée, qui n’a été souillée par aucune passion terrestre, mais qui, formée aux pensées célestes, n’est point retournée à la terre, est placée, ciel vivant, dans les demeures célestes. Celle qui fut pour tous la source de la vraie vie, comment serait-elle soumise à la mort ? Certes, elle a été assujettie à la loi établie par son propre Fils : comme fille du vieil Adam, elle subit l’ancienne condamnation, - son Fils même, qui est la Vie en personne, ne l’a pas récusée -, mais comme Mère du Dieu vivant, elle fut justement élevée jusqu’auprès de Lui » (Extrait d'un sermon de Saint Jean Damascène sur la Dormition de la Bienheureuse Vierge Marie 2, 2: PG 96, 725-72). Introït de la Messe : « Signum magnum appáruit in cælo : múlier amicta sole, et luna sub pédibus eius, et in cápite eius coróna stellárum duódecim. Ps. Cantáte Dómino cánticum novum : quóniam mirabília fecit. Glória Patri… Signum magnum… » (« Il parut dans le ciel un grand signe : une femme revêtue du soleil, la lune sous ses pieds, et une couronne de douze étoiles sur sa tête. Ps. Chantez au Seigneur un cantique nouveau : car il a fait des merveilles. Gloire au Père… Il parut dans le Ciel… ») Confiteor + Kyriale IX (cum iubilo) + Credo IV

 
 
 
 
 

« Enfin la Vierge Immaculée, préservée par Dieu de toute atteinte de la faute originelle,
ayant accompli le cours de sa vie terrestre, fut élevée corps et âme à la Gloire du Ciel,
et exaltée par le Seigneur comme la Reine de l'univers, pour être ainsi plus entièrement
conforme à son Fils,
Seigneur des seigneurs, victorieux du péché et de la mort » (LG)

 

 

 

 

Cette Solennité du 15 août que la Liturgie de l'Église nous invite à fêter a pour objet de célébrer la Triomphante Assomption de la Vierge Marie au Ciel. La Tradition rapporte que les Apôtres, dispersés aux quatre coins de la terre pour prêcher l'Évangile, se trouvèrent miraculeusement réunis à Éphèse autour de Celle qui avait présidé à la naissance (LG N°69) et aux premiers développements de l'Église. Juste après la Très Sainte Communion que la Vierge reçoit de Saint Pierre Apôtre, les Saints Anges ont accompagné dans les Cieux, Corps et Âme, la Mère de Notre Sauveur. Dès lors, le Triomphe et la Gloire de Marie sont éternels. La Solennité de l'Assomption, via Sa Sainte Dormition [c'est-à-dire de "l'instant" non pas de sa mort au sens thomiste du terme mais de son "passage" de la terre directement au Ciel. La Vierge Marie étant l'Immaculée Conception, elle n'a pas pu connaître les souffrances expiatoires du Purgatoire, et, cas absolument unique pour une personne humaine dans l'Histoire, la corruption de la chair (conséquence du péché originel dont elle a été préservée) car la séparation de Son Précieux Corps et de Son Âme Toute Pure n'a pas eu lieu. Corps et âme, la Sainte Vierge s'est "endormie" dans le Seigneur (Dormition) et est montée au Ciel avec Lui (Assomption), NDLR], célèbre en réalité Sa Royauté Toute-Puissante. Elle est la Reine du Ciel, la Reine des Anges et des Saints, la Reine de l'Église Militante, la Reine de l'Église Souffrante du Purgatoire, et c'est Elle que David a dépeinte dans ses Psaumes : « La Reine S'est assise à Votre droite, couverte d'un manteau d'or, environnée et tout étincelante des richesses les plus variées ». En montant directement au Ciel, la Très Sainte Vierge Marie est devenue, avec Saint Joseph, l'Avocate et la Patronne de tous les mourants, diminuant et adoucissant ainsi la peine et les souffrances que nous éprouverons tous à notre mort. Encordés à Notre-Dame du Bien-Mourir, invoquons à notre dernière heure avec encore plus de confiance Sa Maternelle Bonté : "Ô Marie, puissiez-vous nous accueillir, malgré notre indignité de pauvres pécheurs, au plus vite auprès de Vous et de Votre Divin Fils !".

 

 





• TEXTES LITURGIQUES (IN ASSUMPTIONE BEATÆ MARIÆ VIRGINIS - Ad Missam in die)

 

- Apocalypse 11, 19-12, 10 : La Femme et le Dragon

- Psaume 45, 11 : Toute resplendissante est la fille du Roi

- 1 Corinthiens 15, 20-27 : Ne vous laissez pas séduire

- Luc 1, 39-56 : Visitation de la Vierge Marie à Elisabeth

 

 



 

Introït de la Messe : "Signum magnum"

(enregistré en la Cathédrale de Cologne,

Rhénanie-Du-Nord-Westphalie, 15/08/17)

 

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Communion de la Messe : "Beatam me dicent"

(enregistré en la Cathédrale de Cologne,

Rhénanie-Du-Nord-Westphalie, 15/08/17)

 

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Instaurée sous le Pontificat de Sa Sainteté le Pape Serge Ier (687-701), rétablie sous celui de Sa Sainteté le Pape Léon IV en 847, la Vigile de l’Assomption est une des plus solennelles de l’année liturgique et la plus importante des Vigiles mariales (la seule à subsister à la suppression des Vigiles sous le Pontificat de Pie XII et de Jean XXIII).




• TEXTES LITURGIQUES (IN ASSUMPTIONE BEATÆ MARIÆ VIRGINIS - Ad Missam in VIGILIA)

 

- 1 Chroniques 15, 3 ; 16, 2 : L'arche est transportée à Jérusalem

- Psaume 132, 7 : C'est du fruit de tes entrailles, que je mettrai sur ton trône

- 1 Corinthiens 15, 54-57 : Ô mort, où est ta victoire ? Où est ton aiguillon ?

- Luc 11, 27-28 : Béatitude de ceux qui observent la parole de Dieu

 

 

 

Introït de la Messe : "Gloriósa dicta sunt"

• TEXTES LITURGIQUES (S. MAXIMILIANI MARIÆ KOLBE, PRESBYTERI ET MARTYRIS)

 

- Ezéchiel 12, 1-12 : Prépare toi un sac de déporté

- Psaume 77 : N’oublions jamais les lois du Seigneur

- Matthieu 18, 21-35 : Pardonner sans limites

• TEXTES LITURGIQUES (Ss. PONTIANI, PAPAE, ET HIPPOLYTI, PRESBYTERI, MARTYRUM)

 

- 1 Pierre 4, 12-19 : L'épreuve de la persécution pour les chrétiens

- Psaume 124, 2 : Notre secours est dans le nom du Seigneur

- Jean 15, 18-21 : Les disciples face au monde

D’un internaute : « Dans ma communauté de paroisse, qui compte 8 clochers, je ne me souviens plus d’avoir entendu qu’il y a des confessions à l’église. Mais aux messes dominicales, tout le monde communie. Ces messes sont très peu fréquentées et il me semble que le célébrant, à lui seul, pourrait assurer la distribution du Corps du Christ. Eh bien non : ce sont maintenant les sacristains et quelques prétentieuses et omniprésentes « mamies bigoudis » en mal de reconnaissance qui font tous les dimanches offices de ministres « extraordinaires » (?) de la communion. Et comme nous sommes en zone rurale et que les gens se connaissent bien, on sait que la plupart de ses « ministres » désignés par notre curé sont divorcés, remariés... etc. Ce qui fait beaucoup jaser. Notre Archevêque, qui dit veiller à ce que la liturgie de l’Eglise soit dignement et respectueusement célébrée, laisse faire... Pouvez-vous rappeler les normes données par l’Eglise pour ce qui concerne la distribution de la communion ? Merci d’avance. »

 

Réponse : l’article 162 de la « Présentation générale du Missel romain » indique que s’il n’y a ni diacre ni autre prêtre présent, et si le nombre de communiants est vraiment élevé, le prêtre célébrant peut faire appel pour l’aider à des ministres extraordinaires. L’Instruction « Redemptionis Sacramentum », au nn. 151 et 158, précise que les ministres extraordinaires de la communion ne sont légitimes qu’en cas de vraie nécessité, c’est-à-dire si le prêtre est empêché de distribuer lui-même le Corps du Christ en raison de son grand âge ou d’une maladie, ou si le nombre de communiants est si élevé que la célébration de la messe serait prolongée de façon déraisonnable. Concrètement : au cours des messes paroissiales, on ne devrait jamais voir de laïcs distribuer la communion...

 

Pro Liturgia


Prenez Seigneur,
et recevez toute ma liberté,
ma mémoire, mon intelligence et toute ma volonté,

tout ce que j'ai, tout ce que je possède.
Vous m'avez tout donné :
je vous rends tout, Seigneur.
Tout est à vous,
disposez-en selon votre bon plaisir.
Donnez-moi seulement ce qui me suffit :
votre amour et votre grâce !


Je vous choisi aujourd’hui, ô Marie,
en présence de toute la cour céleste,
pour ma Mère et ma Reine.
Je vous livre et consacre, en toute soumission et amour,
mon corps et mon âme, mes biens intérieurs et extérieurs,
et la valeur même de mes bonnes actions passées, présentes et futures,
vous laissant un entier et plein droit,
de disposer de moi et de tout ce qui m’appartient,
sans exception, selon votre bon plaisir,
à la plus grande gloire de Dieu, dans le temps et l’éternité. Amen

Cœur de Jésus, Toi qui t'es consacré au Père par amour pour nous, nous voulons, dans le souffle de ton Esprit-Saint, nous consacrer à Toi par amour.

Nous te consacrons nos vies et nos familles, tout ce que nous sommes, les enfants que le Père nous a donnés et ceux qu'il voudrait nous donner encore.

Nous te consacrons nos maisons, notre travail et nos gestes les plus simples.

Nous te consacrons nos épreuves et nos joies pour que l'amour dont tu nous as aimés nous garde en Toi et demeure en nous à jamais; pour que le feu de ton Amour embrase le monde entier et que les fleuves d'Eau Vive de ton Cœur ouvert jaillissent jusqu'en la vie éternelle Amen. 

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