http://idata.over-blog.com/0/21/41/34/183.gif« Mes frères, quelques jours après la mort de Louis XVI, le Pape de ce temps, Pie VI écrivait aux cardinaux : « Le Roi très chrétien Louis XVI a été condamné au dernier des supplices par une conjuration impie et ce jugement a été exécuté à Paris le 21 du mois de janvier » et, après un long développement le Pape concluait en disant : « C'est pourquoi nous vous invitons au service solennel que nous célébrerons avec vous pour le repos de l'âme de Louis XVI : quoique les prières puissent paraître superflues quand il s'agit d'un chrétien qu'on croit avoir mérité la palme du martyr, puisque Saint Augustin dit que l'Eglise ne prie pas pour les martyrs mais qu'elle se recommande plutôt à leurs prières ». Voilà donc mes frères la raison fondamentale de notre rassemblement : nous souvenir que Louis XVI est mort avant toute chose parce qu'il était un Roi chrétien.
C'est encore le même Pie VI qui le dit très clairement : « Et qui pourra jamais douter que ce monarque n'ait été principalement immolé en haine de la Foi et par un esprit de fureur contre les dogmes catholiques ». Je crois mes frères qu'il convient aussi d'y associer tous les béatifiés, les canonisés mais aussi la foule des sans nom, sans-grade qui ont été fusillés, guillotinées, massacrés, brûlés, noyés pour la Foi catholique. Alors mes frères souvenons nous que si la France catholique et royale est née dans l'eau sainte du baptême à Reims, la France républicaine et laïque est née dans un bain de sang impur, dans la haine et la terreur de la révolution.
Il est aujourd'hui de bon ton de parler du "devoir de mémoire", de "repentance", et  de rappeler images à l'appui grâce à la télévision, les rafles, les camps, les exterminations... 
Ah ! mes frères ! comme je regrette que la télévision n'ait été inventée dès 1789 pour que nous puissions voir aujourd'hui tous ces martyrs de Compiègne, de Valenciennes, d'Arras, d'Orange, d'Angers, d'Avrillé, de Vannes, de Laval, des Petits et Grands Ducs, de Paris, toute cette cohorte d'évêques, de prêtres, de religieuses, d'hommes et de femmes et même d'enfants massacrés pour la Foi... Cet immense cortège de manants en sabots, cet immense cortège de "Manants du Roi" pour parler comme La Varende. Comme je regrette que nous puissions ni voir ni entendre notre Roi aimé Louis XVI montant à l'échafaud s'avancer vers la foule et s'écrier : « Je meurs innocent de tous les crimes qu'on m'impute. Je pardonne aux auteurs de ma mort et je prie Dieu que le sang que vous allez répandre ne retombe jamais sur la France ». Ne croirait-on pas entendre Notre Seigneur lui-même dire à son Père : « Père, pardonnez leur, ils ne savent pas ce qu'ils font... ». Oh ! mes frères, devant les sublimes paroles de Louis XVI face à la mort comment ne pas crier de bouche et de coeur : « Vive le Roi ! ». Hélas les bourreaux ont fait leur besogne... la tête de Louis XVI est tombée, le sang dit-on a giclé très loin et, depuis, c'est toute l'histoire de la France qui en est marquée.

 

Oh, comme elles s'avèrent justes ces paroles du Maréchal LIAUTEY : « Ce pays a commencé à se suicider en 1789 et il s'est donné le coup fatal le 21 Janvier 1793 et il en meurt et ce n'est que justice ». « Il en meurt ». En effet que reste-il de notre France aujourd'hui ?
Que reste-t-il de l'Eglise en France aujourd'hui ?
Nous assistons d'année en année à une décadence, une décomposition toujours grandissante. Tout récemment encore, à la demande expresse du 1er Ministre Lionel Jospin a été éliminée toute référence au Christianisme dans la charte européenne.
Notre Pape Jean-Paul II l'a regretté dit-on amèrement mais que voulez-vous, il y a longtemps que le processus est enclenché. Tout d'abord on ne veut plus de Roi... On abat le rempart, ensuite on ne veut plus de la Foi.
Comme le déclarait récemment le Cardinal Ratzinger : « Nous assistons aujourd'hui à une sécularisation, à une laïcisation du monde qui mène à l'athéisme ». et Jean-Paul II quant à lui, déclarait : « Une culture qui refuse de se référer à Dieu perd son âme en même temps que son orientation et devient une culture de mort ». Nous y sommes mes frères : Avortement, euthanasie, manipulations génétiques, eugénisme, union contre nature, sans parler de la délinquance, des agressions de toutes sortes, des divorces, des suicides, de la drogue, bref une France devenue folle, sans foi ni loi, sans idéal, sans âme.
C'est pourquoi, de tout notre coeur, nous appelons le retour du Roi, « le Roi très chrétien ! ».
Car, avec un Roi catholique recevant l'Onction à Reims, promettant de défendre l'Eglise, il serait impossible que des lois impies puissent être promulguées, il serait impossible que notre société s'organise sans Dieu.
En disant cela, certains penseront peut-être : Il rêve, voire il délire !
En effet, comme l'a écrit Jean Raspail dans son livre "Le Roi au-delà de la mer" : « Imaginez Monseigneur que vous ayez des partisans, que cela forme un mouvement... je vous prédis Monseigneur la condamnation immédiate de la Conférence épiscopale... L'Eglise Catholique qui est en France s'accommode admirablement de la République. L'Eglise a pris acte que la France n'est plus chrétienne et que la Fille aînée de l'Eglise a coiffé le bonnet phrygien. Désormais le sentiment religieux éloigne la France de l'idée royale. Et même, si contre toute attente, elle redevenait chrétienne dans son ensemble, ce christianisme là, celui du XXIème siècle, loin de vous accueillir, se dresserait pour vous barrer le chemin. Nul ne chantera plus je le crains le DOMINE SALVUM FAC REGEM. Les ponts sont coupés Monseigneur, la route du sacré est minée ». Cela est vrai en grande partie.

 

Oui, si le Roi revenait quel évêque trouverait-on pour le sacrer ? Quand on pense que pour le Bicentenaire de la mort du Roi en 1993 quatre évêques seulement acceptèrent de célébrer en personne dans leur cathédrale une messe solennelle à la mémoire de Louis XVI et qu'ils y eut un refus clair et précis de l'archevêque de Paris.
Alors, mes frères, sommes-nous condamnés à rêver ?
Serons-nous maintenant le club des nostalgiques d'un temps à jamais révolu ?
Serons-nous les gardiens d'un musée que plus personne n'a envie de visiter ? Non, car rien n'est impossible à Dieu ! Nous sommes les veilleurs qui entretiennent la flamme. Certes, nous sommes une minorité mais l'histoire ne manque pas d'exemples où une minorité renverse le cours des choses.
Nous catholiques, nous sommes bien placés pour le savoir. Qu'étaient-ce que douze apôtres, pas très brillants, pour évangéliser le monde ? Qu'était-ce qu'une Jeanne d'Arc pour faire sacrer Charles VIl et bouter l'anglais hors de France ? Qu'était-ce qu'une Bernadette pour faire accourir les foules à Lourdes ? Qu'étaient-ce un curé d'Ars, une Thérèse de l'Enfant Jésus ? Qu'étaient-ce que quelques enfants de l'île Bouchard en 1947 pour empêcher la France de basculer dans le communisme ? Rien n'est impossible à Dieu !
Alors, prions avec confiance le Christ-Roi qui est Roi de France pour que, bientôt, se lève son lieutenant le roi très chrétien : « O Christ, Roi des rois et Chef des Nations, souvenez-Vous de Votre peuple de prédilection. Souvenez-Vous de la Mission que Vous lui avez confiée dans le monde. Souvenez-Vous de l'Alliance que Vous avez scellée avec Clovis au Baptistère de Reims et confirmée miraculeusement par Jeanne d'Arc, la Pucelle, et renouvelée à chacun des Sacres de ses Rois Très Chrétiens, Vos Fils Aînés. La France officielle a renié ses engagements envers Vous depuis qu'elle a assassiné son Roi. Faites-lui la grâce, Seigneur Jésus, de réparer ses erreurs et ses fautes afin qu'elle revienne au plus tôt à sa Vocation première de soldat de Dieu et de Fille Aînée de l'Eglise ! Vos desseins sont impénétrables, mais nous croyons que la prière des hommes est puissante sur Votre Coeur. Soumis à Votre Sagesse et confiant dans Votre bonté, nous osons Vous supplier que la France revienne à ses origines par le rétablissement de l'Alliance de l'Autel et du trône restauré. Seigneur, comme  au temps de Jeanne d'Arc, rendez à la France son Roi Très Chrétien afin que recevant à Reims son "digne Sacre" il soit en toute vérité Votre Lieutenant temporel, le ministre de Vos Saintes Volontés pour le plus grand bien de l'Eglise, de la Patrie et de l'humanité. Nous Vous demandons cette grâce au nom de Votre Sacré Coeur qui aime toujours les Francs au nom de Votre Très Sainte Mère, notre Reine bien aimée, au nom de Saint Michel, l'Ange Gardien de la France, de Sainte Jeanne d'Arc, la grande Martyre de Votre Royauté Universelle, au nom de tous nos Saints protecteurs et de tous les saints de France.
DOMINE SALVUM FAC REGEM. Seigneur, sauvez le Roi et exaucez notre suppliante prière. Amen ».

 

M. l'Abbé Francis MICHEL, Curé de Thiberville

finland.gif *** Solennité propre à la Finlande (Saint Patron de la Finlande)


http://img.over-blog.com/300x218/0/21/41/34/2011/Flag_of_Norway.png  *** Mémoire obligatoire propre pour la Norvège

 

Danemark drapeau *** Mémoire obligatoire propre pour le Royaume du Danemark

Flag Sweden *** Propre à la Suède (Stockholm). Evêque martyrisé par les païens adeptes du dieu scandinave Thor.

http://e-deo.typepad.fr/.a/6a01156fa733b9970c012876e86d80970c-pi
Mgr Dominique Lebrun, 1er évêque français qui a eu le courage de manifester.
35 ans après, il n'est jamais trop tard pour que l'Episcopat français se réveille enfin !
Puissent les ouvriers de la dernière heure être encore plus nombreux l'année prochaine.



















 

Le 17 janvier 1871, Eugène Barbedette, Joseph Barbedette, Françoise Richer et Jeanne-Marie Lebossé, des enfants du village de Pontmain ont vu la Vierge Marie…
 
 
 
 
 
« Mais priez mes enfants, Dieu vous exaucera
en peu de temps. Mon Fils se laisse toucher »
 
 
 
 
L'hiver 1870-1871 fut terrible pour la France. Le 19 juillet, Napoléon III avait déclaré la guerre à la Prusse de Guillaume Ier et depuis, les défaites se succédaient. L'Empereur avait capitulé le 2 septembre. Le 19 septembre, en la fête de Notre-Dame de la Salette, Paris était assiégé par l'ennemi, l'armée de l'Ouest était battue au Mans le 13 janvier, et elle se repliait en désordre. Une grande partie de la France était occupée et il ne restait plus aucun espoir humain d'arrêter l'invasion. Après la défaite du Mans, l'inquiétude augmenta dans l'Ouest. Les troupes françaises battaient en retraite en direction de la Bretagne. Le soir du 17 janvier, le général allemand Von Schmidt disait : « En ce moment, mes troupes sont à Laval ». Elles étaient, en effet, aux portes de la ville et avaient reçu l'ordre de la prendre. Celle-ci ne pouvait résister. Or, Laval est à 52 kilomètres de Pont-Main. L'angoisse régnait à Pont-Main. Depuis le 23 septembre, 38 hommes ou jeunes gens étaient partis à la guerre. Monsieur le Curé les y avait préparés. Après la messe qu'il avait célébré pour eux le jour du départ, il les avait bénis, consacrés à la Sainte Vierge, et leur avait promis qu'ils reviendraient tous. Mais depuis plusieurs jours, on était sans nouvelles de la plupart d'entre eux. L'angoisse était telle que le 15 janvier, après les Vêpres, personne n'avait eu le courage d'entonner le cantique habituel de Saint Brieuc : « Mère de l'Espérance dont le Nom est si doux, protégez notre France, priez, priez pour nous ». L'abbé Guérin s'était retrouvé seul à chanter. Se retournant, il exhorta ses paroissiens à la prière. Alors ils chantèrent mais en pleurant. Les fidèles gardèrent l’Espérance ! Peu à peu, la paroisse était devenue une véritable communauté priante, dans laquelle chaque famille voulait avoir sa place. Les enfants priaient encore plus que leurs parents. Monsieur le curé ne se lassait pas de leur redire : « Priez, mes enfants, vous obtiendrez miséricorde ; et surtout, demandez par Marie ». Parmi les enfants, les deux petits Barbedette se distinguaient par leur piété. Chaque matin, après une courte prière et le travail avec leur père, ils récitaient le chapelet à haute voix pour leur frère (parti à la guerre), avant le déjeuner. Depuis le début de la guerre, ils allaient chaque jour à l'église faire le chemin de croix, pour demander la cessation des hostilités. Ils servaient ensuite la messe de 7 heures et s'unissaient encore aux prières pour les soldats. La classe sonnait à 8 heures. Là encore, les religieuses les faisaient prier et chanter des cantiques pour obtenir la Miséricorde Divine. Ainsi se passa la journée du 17 janvier 1871...
 
…ce soir-là du 17 janvier, Eugène Barbedette aide son père à piler les ajoncs dans la grange. Son jeune frère, Joseph, est là aussi. Eugène sort « voir le temps ». C’est alors qu’il voit au-dessus de la maison d’en face une belle dame à la robe constellée d’étoiles qui le regarde en souriant et en tendant les mains en avant. Les villageois accourent vers la grange. D’autres enfants voient à leur tour. Un ovale bleu avec quatre bougies éteintes vient entourer la Belle Dame. On récite le chapelet, puis le Magnificat, quand une banderole se déroule entre l’ovale et le toit de la maison. Lettre après lettre, un message s’inscrit, aussitôt épelé et lu par les enfants, pendant que la foule chante les litanies de la Sainte Vierge, l’Inviolata et le Salve Regina : « Mais priez mes enfants, Dieu vous exaucera en peu de temps. Mon Fils se laisse toucher ». La ferveur grandit et les enfants manifestent leur joie : « Oh ! Qu’elle est belle ! ». On chante Mère de l’Espérance. Soudain les enfants deviennent tout tristes alors que le visage de Marie est empreint lui aussi d’une profonde tristesse. Une croix rouge apparaît devant elle portant Jésus tout sanglant. Au sommet de la Croix, sur une traverse blanche, s’écrit en rouge le nom de Celui qui est là : JESUS-CHRIST. Marie saisit le crucifix à deux mains et le présente aux enfants tandis qu’une petite étoile allume les quatre bougies de l’ovale. On prie en silence. On chante l’Ave Maris Stella. Le crucifix rouge disparaît. Marie reprend l’attitude du début, les mains tendues dans un geste d’accueil. Une petite croix blanche apparaît sur chacune de ses épaules. Tout le monde s’agenouille dans la neige pour la prière du soir. Bientôt un grand voile blanc se déroule à partir des pieds et peu à peu la recouvre entièrement. « Tout est fini » disent les enfants. Chacun retourne chez soi, le cœur apaisé. Onze jours plus tard (28 janvier) l’armistice est signé.

Le 2 février 1872, fête de la Présentation de Jésus et de la Purification de la Vierge Marie au Temple, Mgr Wicart, évêque de Laval, reconnaît officiellement l'apparition. Une nouvelle église a été édifiée sur la commune entre 1873 et 1877. Les 22, 23 et 24 septembre 1908, l’église est proclamée solennellement « Basilique Notre Dame de l’Espérance de Pontmain », en présence de 2 archevêques, 4 évêques, 600 prêtres, 15.000 pèlerins. En 1946, les cérémonies du 75ème anniversaire de l'apparition sont présidées par le nonce apostolique Mgr Roncalli, futur pape Jean XXIII.
 
 
 
 
Dr. Frank Rosenbloom
 


Cindy Brunk : I regret my abortion
 

• TEXTES LITURGIQUES (S. ANTONII, ABBATIS)

 

- Ephésiens 6, 10-18 : La force du chrétien

- Psaume 15 : Seigneur, qui habitera ta tente ?

- Matthieu 19, 16-21 : Le jeune homme riche

"Comment aller à la messe sans y perdre la foi?" C'est sous ce titre provocateur qu'a été publié le dernier ouvrage de Mgr Bux, préfacé par l'écrivain Vittorio Messori et soutenu officiellement par les Cardinaux Burke et Llovera, respectivement Préfet du Tribunal de la Signature apostolique et Préfet de la Congrégation pour le Culte divin et la discipline des Sacrements.Mgr Bux, qui dans son diocèse d'origine de Bari en Italie, avait largement contribué aux travaux conduisant à la réforme de la liturgie suite à Vatican II, et s'était confronté aux nombreux problèmes touchant à l'art et à la musique sacrée, entretient une amitié de longue date avec le pape Benoît XVI. C'est dire que son propos est autorisé.

 

 

 

 

nicolasbuxLe but du livre de Mgr Bux consiste à soutenir l'idée que foi et liturgie ont partie liée, que la façon de célébrer peut conduire au progrès ou au déclin de la foi et que donc la mise en oeuvre consciencieuse et responsable des normes liturgiques - lesquelles sont une expression du "ius divinum", et en cela doivent être soustraite l'envie créatrice de tout un chacun - n'est pas une option possible parmi d'autres, mais une nécessité absolue pour l'avenir de l'Eglise. L'Auteur constate que depuis quelques décennies, la liturgie n'est plus conforme à l'image que donnait le rite bimillénaire de l'Eglise catholique, mais se plie souvent aux aménagements subjectifs de chaque célébrant. Ce qui a pour conséquence inéluctable la perte de l'unité du rite - qui d'un autel à l'autre est célébré différemment - et à la confusion des fidèles qui ne s'y retrouvent plus. Les abus que l'on constate au cours des célébrations eucharistiques en particulier, et qui ne trouvent aucune justification dans les enseignements du Magistère, conduisent à une perte progressive de la foi, laquelle se met à dériver en fonction des déformations insupportables infligées alors à la liturgie de l'Eglise. Parmi les abus les plus fréquents, Mgr Bux relève la propension au bavardage propre à de nombreux célébrants. Le déroulement de l'action sacrée est alors entrecoupé de mini-homélies, de considérations sur des états d'âme personnels, qui sabotent l'unité de la liturgie et porte atteinte à ce qui fait que l'action liturgique forme un tout cohérent et homogène. Ce besoin d'en rajouter sans cesse traduit chez le célébrant une conviction totalement anti-liturgique d'avoir à expliquer tout ce qu'il fait à l'autel et trahit surtout chez lui un manque de confiance dans le pouvoir de communication innérant à l'action liturgique elle-même. La liturgie, qui est fondamentalement rite sacré et sacramental, devient alors une sorte d'enseignement en constante évolution, qui ne semble jamais toucher au but et qui tourne au spectacle, "enrichi" par les interventions de laïcs qui se désignent maintenant comme les "acteurs liturgiques". La messe perd ainsi son caractère sacré : au lieu d'être l'actualisation du mystère du Christ, de sa Passion, de son Sacrifice, et de sa Résurrection, elle devient une représentation théâtralisée se caractérisant surtout par sa capacité à divertir les assemblées, une capacité ne pouvant toutefois soutenir la comparaison avec aucun autre divertissement mondain. Et ceci a des conséquences dramatiques : la réduction du sacré à une activité, l'accent outrancier mis sur la notion de communauté à laquelle il manque pourtant tout fondement réel (on pense ici à ces nombreux cantiques pompiers où il n'est question que du "peuple qui avance", du "peuple choisi", du "peuple en fête"... etc.), un nombre croissant de défections parmi les fidèles qui comprennent très vite que le "divertissement" apporté par ce type de messes peut être facilement remplacé par autre chose.

 

Mgr Bux se reporte aussi volontiers à cette notion de "réforme de la réforme" initiée en son temps par le Cardinal Ratzinger, alors Préfet de la Congrégation pour le culte Divin : celui-ci avait exprimé sa conviction qu'il était absolument nécessaire de reprendre contact avec la réforme liturgique telle qu'elle était prévue au départ par le Concile, dans la mesure où toute réforme, quelle qu'elle soit, comporte souvent, en plus de sa fonction positive de purification, d'assainissement, un effet néfaste pouvant s'attaquer à la substance même de l'objet qu'elle prétend réformer. Pour ce qui concerne la liturgie, il est capital de remettre en lumière le fait que la liturgie ne s'adresse ni au prêtre ni à la communauté, mais au Christ et à Lui seul : Il est le point de mire unique de l'action liturgique. Quant au prêtre, il se tient devant Lui et accomplit le rite prévu en vue du salut du peuple de Dieu. De même, si Benoît XVI a voulu remettre en valeur la réception de la Communion à genoux et sur la langue, c'est pour exprimer que la messe n'est pas un simple repas, au sens commun du terme, mais une invitation à pouvoir participer à la présence véritable du Christ sous l'aspect du pain. Ainsi le Corps véritable du Christ est d'abord vénéré; c'est ensuite qu'il pet être reçu en nourriture de l'âme par le croyant. Comme Mgr Bux le montre encore très clairement dans son livre, la liturgie n'est pas quelque chose de secondaire dans la vie du croyant : c'est, au contraire, le lieu et le moment offerts par Dieu, l'heure sainte qu'Il nous propose pour nous approcher de Lui dans la prière, pour entrer dans son mystère, - un mystère qui dépasse l'homme, dont il ne peut pas se saisir et qui n'est donc pas à sa libre disposition -, et pour jouir déjà dans le monde présent d'un avant-goût de la vie éternelle.

 

L'Auteur de cet ouvrage fait aussi partie de ceux qui ont reçu avec gratitude le Motu proprio "Summorum Pontificum" libéralisant la messe dite "tridentine" sous le nom de "forme extraordinaire" du rite romain, dans la mesure où il pouvait aider à enrichir et à mieux célébrer la forme dite "ordinaire" reçue de Vatican II. Il a aussi relevé, dans une interview, une conséquence inattendue de ce Motu proprio, à savoir que l' "ancienne forme" avait trouvé un écho favorable avant tout auprès des jeunes générations. De telles réalités devraient, à son avis, être entendues, reconnues et accompagnées par nos évêques : ce ne sont pas d'abord les personnes âgées "nostalgiques" qui vont à la messe "tridentine", mais des jeunes en recherche d'une expression du sacré qu'ils ne trouvent pas dans les façons habituelles de célébrer la "forme ordinaire". Pour Mgr Bux, le pape est satisfait de la tournure que prennent les évènements : il en prévoit la confirmation dans la publication prochaine de nouvelles précisions concernant l'usage du Motu proprio "Summorum Pontificum". Le Pape souhaite que tous comprennent qu'à côté de la forme "ordinaire" du rite romain il y a la forme "extraordinaire", et que celle-ci est pleinement légitime dans l'Eglise.

 

D'après Kathnet. Trad. MH/APL

 

 

 

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