En parlant de l’ « ancienne messe », celle que l’on désigne maintenant par l’expression « forme extraordinaire » du rite romain, on dit souvent « la messe en latin ». Les journalistes qui nous font souvent de savants reportages sur l’Eglise alors qu’ils n’y connaissent rien ou pas grand-chose, ne manquent jamais de dire que « Benoît XVI a autorisé la messe en latin » ou que « la messe d’avant le Concile était en latin ». Mais alors, la « messe d’après le Concile », celle qui est aujourd’hui qualifiée de « forme ordinaire » du rite romain, ne pourrait donc plus être célébrée en latin ? C’est ce que croient la majorité des fidèles catholiques de France, et plus particulièrement les fidèles engagés dans les « équipes d’animation liturgique ». Le Concile aurait donc supprimé l’usage du latin dans la liturgie pour le remplacer systématiquement par les langues courantes... C’est une erreur de le croire. En effet :

 

 

 

latin- la Constitution conciliaire « Sacrosanctum Concilium » sur la liturgie affirme sans la moindre ambiguïté que « sauf droit particulier, l’usage de la langue latine sera conservé dans les rites latin », que « le grégorien (qui ne peut être chanté qu’en latin - n.d.l.r. -) est le chant propre de la liturgie romaine qui devra tenir la première place dans les actions liturgiques » et qu’à cette fin « on procurera pour les petites paroisses des livres contenant des mélodies plus simples » ;

- le Bx. Jean XXIII a rappelé aux séminaristes, en 1962, la nécessité absolue de maîtriser le latin ;

- le Bx. Jean-Paul II a redit dans sa Lettre « Vicesimus quintus annus » que si l’Eglise avait jugé bon d’introduire et de développer l’usage des langues vivantes dans les célébrations liturgiques, elle n’avait pas éliminé pour autant l’usage de la langue latine dans les rites latins ;

- se faisant l’écho des évêques du monde entier réunis en synode, le Pape Benoît XVI a déclaré dans l’Exhortation « Sacramentum caritatis » qu’en harmonie avec les directives du concile Vatican II, il est bon que des célébrations solennelles soient en langue latine avec des pièces grégoriennes, et que les fidèles sachent dire en latin les prières les plus usuelles ;

- la « Présentation générale du Missel romain » employé aujourd’hui pour la « forme ordinaire » de la liturgie précise que « si l’Eglise a pu concéder que l’usage des langues vivantes puisse être souvent utile pour le peuple, c’est parce qu’aucun catholique ne peut nier que le rite liturgique accompli en langue latine est légitime et efficace » ;

- le missel romain restauré à la suite de Vatican II est publié en latin ; les missels en langues courantes ne sont que des traductions de cette version latine qui seule fait autorité ;

- le Code de droit canonique précise que « la célébration eucharistique se fera en latin (ou dans une autre langue pourvu que les textes liturgiques aient été légitimement approuvés) ».

 

 

On voit donc que, contrairement à une idée largement répandue dans les paroisses et dans l’esprit de très nombreux fidèles, la liturgie célébrée en latin est légitime, valide et efficace. Cependant, certains fidèles répondront : « mais avec le latin, on ne comprend pas. » Posons alors quelques questions qui permettront de réfléchir et d'apporter des éléments de réponses :

 

 

- ne comprend-on la liturgie que grâce à la langue ? Les rites ne signifient-ils donc plus rien ?

- ne comprend-on pas la liturgie en latin parce que la langue fait obstacle ou parce qu’on ne fait aucun effort pour surmonter la barrière linguistique ? A-t-on déjà entendu quelqu'un dire : « Je refuse d'utiliser un ordinateur parce que le vocabulaire de l'informatique est en anglais et que je me refuse à faire le moindre effort pour comprendre cette langue » ?

- le fait de comprendre les mots employés dans une célébration liturgique conduit-il automatiquement à saisir le sens profond de la liturgie elle-même ? Les fidèles font-ils davantage attention à ce qu’ils disent et entendent au cours des célébrations liturgiques depuis que les messes sont en français ? Pas sûr...

- n’est-il pas curieux - pour ne pas dire agaçant - de constater que lorsqu’une messe est retransmise d’un pays étranger par la TV, il faille maintenant supporter des traductions simultanées des prières que fait le célébrant, alors qu’autrefois posséder un missel bilingue latin/langue courante permettait à tout fidèle de pouvoir suivre, où qu’il soit, une célébration en latin ?

- comment se fait-il que le latin ne pose aucun problème lorsqu’il est entendu au cours d’un concert de musique sacrée donné dans une église mais qu'il hérisse le poil de certains fidèles dès qu’il est employé en liturgie ?

 

 

Enfin, comment se fait-il que des messes « conciliaires » intégralement en latin (à l’exception des lectures et des prières universelles) puissent être célébrées aux USA, en Angleterre, aux Pays-Bas, en Allemagne, dans des pays du continent africain... sans que cela pose le moindre problème, mais qu’en France c’est un véritable tollé dès qu’on ose évoquer la possibilité d’une célébration en latin et chant grégorien ? Décidément, il n’y a pas qu’en politique que notre pays, champion des « exceptions », accumule de sérieux retards !

 

Pro Liturgia

« Chercher à vous reposer ; accepter avec gratitude les bontés du Seigneur. Le plaisir de la mer, c’est bon ; il ne va cependant pas sans piège du Malin. On sait à quel point le sens de la dignité s’est dégradé. Malheureusement, bien des femmes chrétiennes n’y sont pas pour rien, se laissant entraîner, elles aussi, à un certain laisser-aller regrettable. Le démon n’apprécie guère l'exigence de décence et de pudeur, rempart de la pureté du cœur, vertu essentielle pour vivre dans l’état de grâce, c’est-à-dire dans le véritable amour de Dieu et du prochain. La modestie et la délicatesse, surtout chez la femme, est déterminante. (…) Il n’est pas inutile d’insister sur ce point grave, aujourd’hui où à la plage [mais aussi dans la vie de tous les jours, NDLR], l’immodestie et la manque de pudeur sont choses admises, suite à la perte du sens du péché et au manque de la prudence chrétienne » (Père Marie-Joseph Gerber, OFM. Cap. 1985)

 

 

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« Les péchés qui jettent le plus d'âmes en Enfer sont les péchés d'impureté.

Il viendra certaines modes qui offenseront beaucoup Notre-Seigneur.

Les personnes qui servent Dieu ne doivent pas suivre ces modes »

(Paroles de Notre-Dame de Fatima à Jacinthe)

 

 

 

Liens : Une femme habillée comme un homme ? C’est le refus de sa féminité ! (Cardinal Siri) + De la pudeur et de l’amour, par l’Abbé Guy Pagès + La pudeur dans l’habillement + Femmes, brûlez vos pantalons ! + Croisade pour la pureté + Appel aux jeunes filles et aux femmes catholiques + Bonnes paroles du Cardinal André Vingt-Trois + Les femmes pèchent-elles mortellement en se parant avec excès ? (Somme Théologique de Saint Thomas d’Aquin) + Les femmes qui se parent le plus sont celles qui ont perdu toute pudeur (Saint Cyprien de Carthage) + Je ne voyais pas de mal à suivre des modes indécentes… + Les jeunes filles catholiques devraient être les plus belles ! + Dieu défend de s’habiller selon la mode (Saint Curé d’Ars) + Le combat pour la pureté (Catéchisme de l’Eglise Catholique N°2520-2527) + Lettre Encyclique de Sa Sainteté le Pape Pie XII : « Sacra Virginitas » (PDF, 25/03/1954) + L’impureté, un des plus grands drames de notre temps + Les jeunes femmes qui s'habillent mal ne doivent pas avoir le statut de chrétiennes + Un prêtre italien persécuté par les médias car... il rappelle l'importance de la pudeur ! + La mode actuelle fait de la femme un objet de convoitise + Femmes catholiques, prenez exemple sur les Amish + La splendeur et les trésors de la féminité, par Alice von Hildebrand

 

 

97893_2.jpgIl faudra bien qu’on nous explique un jour comment il peut se faire que des évêques qui se prétendent attachés au Concile, que des prêtres qui disent avoir fait des études de théologie, que des fidèles adultes, pères et mères de familles... acceptent, dès qu’il vont à la messe, de se conduire comme des pré-pubères acceptant de foncer tête baissée dans tout  ce que les champions de la pastorale liturgique imaginent de plus débile. Et de manifestement anti-conciliaire. Oui, il faudra qu’on nous explique comment il peut se faire que ces fidèles, clercs et laïcs, acceptent de faire des rondes, acceptent de chanter des idioties sous la directions de "mamies-bigoudis" narcissiques, d’agiter des foulards, de coller des slogans sur des panneaux, de s’extasier devant des gamins soumis à une catéchèse vide, acceptent de n’avoir plus ni (re)tenue ni sens du sacré... bref, acceptent de se disperser dans toute l’inculture et le grotesque dont les liturgies paroissiales sont devenues le réceptacle. Oui, il faudra qu'on nous explique comment il a pu se faire qu'un tel effondrement se produise. Un effondrement tel que si un évêque nommait dans secteur paroissial trois prêtres et deux diacres chargés de donner la liturgie officielle en n'utilisant que les livres liturgiques officiels et en copiant dans l'ensemble comme dans le détail la liturgie romaine du Successeur de Pierre, les pratiquants désormais habitués à donner dans les habituelles messes "cucul la praline" dont sont si friandes nos animatrices liturgiques crieraient tous à l'intégrisme...

 

On comprend donc qu'en désespoir de cause certains fidèles ayant survécu à la dévastation post-conciliaire et se trouvant face à des évêques qui leur refusent systématiquement la vraie liturgie issue de Vatican II se tournent vers la liturgie de 1962, en soi tout à fait respectable d'ailleurs... quand elle ne se trouve ni encombrée de concepts sociaux-politiques qui n'ont rien à y faire, ni alourdie par un décorum très XIXe siècle que le Cardinal Ratzinger lui-même avait jugé peu en harmonie avec le véritable sens de la liturgie.

 

Pro Liturgia

« Dès que Marie a été visitée par l'ange, elle s'est rendue en hâte chez sa cousine Élisabeth qui elle-même attendait un enfant. Et l'enfant à naître, Jean Baptiste, a tressailli de joie dans le sein d'Élisabeth. Quelle merveille ! Dieu tout-puissant choisit un enfant à naître pour annoncer la venue de son Fils ! Marie, par le mystère de l'Annonciation et de la Visitation, représente le modèle même de la vie que nous devrions mener. D'abord, elle a accueilli Jésus dans son existence ; ensuite, ce qu'elle avait reçu, elle l'a partagé. Chaque fois que nous recevons la Sainte Communion, Jésus le Verbe devient chair dans notre vie - don de Dieu, tout à la fois beau, gracieux, singulier. Telle a été donc la première Eucharistie : l'offertoire par Marie de son Fils en elle, elle en qui il avait établi le premier autel. Marie, la seule qui pouvait affirmer d'une confiance absolue : « Ceci est mon corps », à partir de ce premier moment a offert son propre corps, sa force, tout son être, à la formation du Corps du Christ. Notre mère l'Église a élevé les femmes à un grand honneur devant la face de Dieu en proclamant Marie Mère de l'Église ».

 

Teresa de Calcutta (1910-1997), fondatrice des Sœurs Missionnaires de la Charité

No Greater Love (trad. Pas de plus grand amour, Lattès 1997, p. 132)

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Au mois de mai, l’Eglise se met tout particulièrement à l’écoute de la Mère de Jésus qui, sans se lasser, ne cesse de nous répéter, à nous qui somme ses enfants : « faites ce qu’il vous dira » (Jean 2, 5). Ce sont les dernières paroles de Marie, comme nous les transmet l’Evangile de Jean, l’Apôtre qui, plus que tout autre, a recueilli les secrets de la connaissance et de l’amour que la Sainte Vierge avait sur le Verbe Incarné. « Faites ce qu’il vous dira » est son testament d’amour pour nous. Les nombreuses apparitions mariales tout au long de l’histoire, jusqu’à notre époque, ne sont rien d’autre que la réactualisation de cet appel pressant. Chaque fois que vient à manquer « le vin » et qu’est nécessaire le miracle du Seigneur, qui s’appelle concrètement « conversion de l’humanité », aussitôt se rend présente la Mère qui, comme à Cana de Galilée, intercède auprès de Son Fils, en invitant les serviteurs à faire Sa Volonté.

 

 

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C’est avec regret que nous devons dire que les apparitions mariales, bien souvent, sont devenues bien autre chose que ce pour quoi elles ont été données : occasion de disputes sans fin, de difficultés et d’extrémismes, dans un sens ou dans l’autre… Chaque apparition authentique est donnée essentiellement pour demander la conversion au Seigneur : là où Marie est présente, se réalisent les paroles d’Isaïe, appliquées à Jésus : « Tu as multiplié la nation, tu as fait croître sa joie ; ils se réjouissent devant toi comme on se réjouit à la moisson, comme on exulte au partage du butin » (Isaïe 9, 2). Il serait impensable que la seule action humaine, et à plus forte raison encore l’action diabolique, puisse multiplier la nation et faire croître sa joie en demandant la conversion permanente à Dieu. Les endroits « visités » par Marie conservent une attirance toute particulière, que l’on ne peut exprimer par des paroles, et que l’on ne peut mesurer avec des instruments humains ; mais c’est précisément cette fascination exercée par la présence de Marie qui attire tant de monde, proches et lointains, en leur faisant redécouvrir Jésus. En ces endroits, l’action du Saint-Esprit s’intensifie grâce véritablement à une prière que l’on n’expérimente pas ailleurs. Marie intercède en effet auprès de son Fils, afin que, en manifestant Sa Gloire, la foi en Lui augmente dans le cœur de tous les hommes de bonne volonté. L’amour de Marie est incommensurable, son seul et unique désir est que s’accomplisse la Volonté de son Fils, que chacune de ses Paroles devienne une réalité vécue, sans hésitations, sans revirements, ni même de regrets. Parfois nous sommes assaillis par la tentation de croire que, en suivant l’Evangile à la lettre, nous serons des « ratés », des « oubliés », des « gens mis à l’écart ». En effet, c’est ce que nous sommes pour le « monde », parce que le « monde » est bien loin d’être attiré par le témoignage de vie des serviteurs du Christ qui occupent la dernière place. La pensée mondaine tombe malheureusement dans le piège des premières places, il ne faut pas nous en étonner : Jésus nous a mis en garde à plusieurs reprises contre cette tentation. La Servante du Seigneur , ne l’oublions jamais, se fait d’autant plus présente dans notre vie, que croît en nous le désir de l’humilité, parce que plus nous nous faisons petits, plus se répandra de manière mystérieuse, à partir de notre vie, la gloire de Dieu. C’est comme si on gravait dans ces cœurs, en gros caractères, la parole merveilleuse du psaume qui dit : « Non pas à nous, Yahvé, non pas à nous, mais à ton Nom rapporte la gloire » (Psaume 115 (113 B), 1).

 

Il est beau de relire, dans ce contexte, un passage de la prière que le Pape Benoît XVI a adressée à Marie à son arrivée à Munich en Bavière : « Ton Fils, peu avant l'heure du congé, a dit à ses disciples: "Celui qui veut devenir grand sera votre serviteur. Celui qui veut être le premier sera l'esclave de tous" (Mc 10, 43sq). Toi, à l'heure décisive de ta vie, Tu as dit: "Je suis la servante du Seigneur" (Lc 1, 38) et Tu as vécu toute ton existence comme un service. C'est ce que Tu continues à faire au cours des siècles de l'histoire. De même qu'autrefois, à Cana, Tu as intercédé silencieusement et avec discrétion pour les époux, Tu agis toujours ainsi: Tu te charges de toutes les préoccupations des hommes et Tu les apportes devant le Seigneur, devant ton Fils. Ton pouvoir est la bonté. Ton pouvoir est le service » (Prière du Pape Benoît XVI au pied de la "Mariensäule", Marienplatz, Munich, Samedi 9 septembre 2006). Que Dieu veuille bien que, grâce à la présence de Marie, se multiplie dans le cœur des fidèles, la joie de Lui donner pour toujours toute la gloire et toute la louange.

 

Fides

Dans une de ses Catéchèses, Saint Cyrille parle en ces termes de l’Esprit-Saint dans l’âme du croyant qui l’accueille : « Son entrée en nous se fait avec douceur, on l'accueille avec joie, son joug est facile à porter. Son arrivée est annoncée par des rayons de lumière et de science. Il vient avec la tendresse d'un défenseur véritable, car il vient pour sauver, guérir, enseigner, conseiller, fortifier, réconforter, éclairer l'esprit : chez celui qui le reçoit, tout d'abord ; et ensuite, par celui-ci, chez les autres. Un homme qui se trouvait d'abord dans l'obscurité, en voyant soudain le soleil, a le regard éclairé et voit clairement ce qu'il ne voyait pas auparavant : ainsi celui qui a l'avantage de recevoir le Saint-Esprit a l'âme illuminée, et il voit de façon surhumaine ce qu'il ne connaissait pas » (Catéchèse de St Cyrille de Jérusalem sur le Saint-Esprit : Extraits de la Catéchèse 18 sur le Symbole de la Foi, 23-2)

 

 

 

Avec la grande Solennité de la Pentecôte se termine le Temps Pascal. Le temps propice pour la rencontre avec le Seigneur Ressuscité, nous pouvons le trouver chaque jour, spécialement quand nous vivons avec foi la célébration quotidienne de la Sainte Messe, et que nous L’adorons dans la Présence Eucharistique Vivante. Nous aussi, comme les deux Disciples d’Emmaüs, nous pouvons reconnaître Jésus à la « fraction du pain » (cf. Luc 24, 31), grâce à l’action du Saint-Esprit dans nos cœurs. Le Saint-Esprit, comme le déclare Saint Basile, « se manifeste seulement à ceux qui en sont dignes. Il ne se donne pas eux, toutefois, de manière égale, mais il se donne en rapport à l’intensité de la foi » (Traité sur le Saint Esprit, de Saint Basile le Grand). Plus nous croyons en Jésus, plus son Esprit s’emparera de notre existence, plus son inspiration remplira nos pensées, plus Son Amour poussera notre volonté à agir. Sans l’Esprit, il est impossible de faire quelque chose de surnaturel, ni même de prier, parce que Lui seul peut élever notre cœur et notre esprit à Dieu. Tout ce qui est authentique, dans la vie de l’Eglise et dans la vie de chaque âme, se ramène à son action. Il n’y a rien de bon, qu’une âme puisse accomplir au Nom de Jésus, sans la collaboration du Saint-Esprit. Nous pourrions ainsi appliquer aussi au Saint-Esprit les paroles de Jésus à ses disciples : « Sans moi ; vous ne pouvez rien faire » (Jean 15, 5). On réfléchit peut-être trop peu sur la nécessité du Saint-Esprit dans la vie de l’Eglise. Nous nous souvenons de Lui seulement en des moments déterminés, mais, en réalité, nous devrions l’invoquer tout au long de la journée, comme des enfants qui recherchent la proximité de leurs parents pour être forts de leur force, rassurés par leur présence. Pour les petits, qui ont leur Papa et leur Maman près d’eux, il n’y a pas de problèmes insurmontables parce qu’ils savent, par expérience, grâce à leur totale confiance, qu’ils sont dans des mains sûres. On entend souvent dire à un enfant, plein de confiance : mon Papa est plus fort que tous les autres ! Ma Maman est la meilleure de toutes ! Eh oui, il faut apprendre auprès des petits, devenir comme eux, pour « entrer dans le Royaume » du Saint-Esprit. On devrait conserver dans son cœur un respect profond et une vive dévotion pour le Saint-Esprit, de manière à pouvoir s’adresser spontanément à Lui, avec la confiance d’un enfant qui s’abandonne dans les mains de ses parents. Dans la belle Séquence de la Pentecôte, n’invoquons-nous pas le Saint-Esprit comme notre « Père » ? « Viens, Père des pauvres, viens, Lumière des cœurs ! ». Ne sommes-nous tous pas tellement pauvres, même si nous sommes riches de nous-mêmes, au point d’avoir immensément besoin de Lui ? Pour faire comprendre à ses disciples combien le Saint-Esprit était important dans la vie du croyant, le Seigneur se sert d’une expression très forte : « A présent je vous dis la Vérité : il est bon pour vous que m’en aille, parce que si je ne m’en vais pas, le Consolateur ne viendra pas à vous ; mais quand je serai parti, je vous l’enverrai » (Jean 16, 7). Il est clair que ces paroles du Seigneur n’ont été comprises par les Apôtres qu’après la Pentecôte ; auparavant, ils ne pouvaient certainement pas imaginer quelle force et quel courage de témoignage le Saint-Esprit aurait été capable de mettre dans l’âme qui s’ouvre à Lui dans la foi en Jésus.

 

Avec la Pentecôte, commence le grand témoignage de la première communauté chrétienne, rassemblée au Cénacle en prière, avec Marie (cf. Actes 1, 14). Le Seigneur Jésus, avant de monter au Ciel, avait promis à ses Disciples la « puissance d’En-Haut », à condition qu’ils restent dans la ville : « Je vais envoyer sur vous ce que mon Père a promis. Vous donc, demeurez dans la ville, jusqu’à ce que vous soyez revêtus de la force d’En-Haut » (Luc 24, 49). En soulignant l’importance du fait de « rester ensemble » (cf. Actes 1, 4-5), demandé aux siens par Jésus pour se préparer à la venue du Saint-Esprit, le Pape Benoît XVI a déclaré : « Demeurer ensemble fut la condition posée par Jésus pour accueillir le don de l'Esprit Saint; la condition nécessaire pour l'harmonie entre eux fut une prière prolongée. Une formidable leçon pour toute communauté chrétienne est présentée ici. On pense parfois que l'efficacité missionnaire dépend essentiellement d'une programmation attentive, suivie d'une mise en oeuvre intelligente à travers un engagement concret. Le Seigneur demande certes notre collaboration, mais avant toute réponse de notre part, son initiative est nécessaire : le vrai protagoniste de l'Eglise est son Esprit. Les racines de notre être et de notre action se trouvent dans le silence sage et prévoyant de Dieu » (Homélie, solennité de la Pentecôte, 4 juin 2006). En célébrant la Pentecôte dans nos communautés, répondons nous aussi à l’invitation du Seigneur. Unis à la Sainte Vierge Marie, ouvrons notre cœur et notre esprit, dans la prière commune, à la venue du Saint-Esprit, en consacrant notre vie à son Amour Tout-Puissant.

 

Fides

Séquence médiévale obligatoirement chantée à la Messe du jour de Pentecôte :
 
 
 
1. Veni, Sancte Spíritus, et emítte cǽlitus lucis tuæ rádium.
1. Viens, Esprit-Saint, en nos cœurs, et envoie du haut du ciel un rayon de ta lumière.
 
2. Veni, pater páuperum, veni, dator múnerum, veni, lumen córdium.
2. Viens en nous, père des pauvres, viens, dispensateur des dons, viens, lumière de nos cœurs.
 
3. Consolátor óptime, dulcis hospes ánimæ, dulce refrigérium.
3. Consolateur souverain, hôte très doux de nos âmes adoucissante fraîcheur.

4. In labóre réquies, in æstu tempéries, in fletu solácium.
4. Dans le labeur, le repos, dans la fièvre, la fraîcheur, dans les pleurs, le réconfort.
 
5. O lux beatíssima, reple cordis íntima tuórum fidélium.
5. O lumière bienheureuse, viens remplir jusqu'à l'intime le cœur de tous tes fidèles.
 
6. Sine tuo númine, nihil est in hómine nihil est innóxium.
6. Sans ta puissance divine, il n'est rien en aucun homme, rien qui ne soit perverti.
 
7. Lava quod est sórdidum, riga quod est áridum, sana quod est sáucium.
7. Lave ce qui est souillé, baigne ce qui est aride, guéris ce qui est blessé.
 
8. Flecte quod est rígidum, fove quod est frígidum, rege quod est dévium.
8. Assouplis ce qui est raide, réchauffe ce qui est froid, rends droit ce qui est faussé.
 
9. Da tuis fidélibus, in te confidéntibus, sacrum septenárium.
9. A tous ceux qui ont la foi et qui en toi se confient donne tes sept dons sacrés.
 
10. Da virtútis méritum, da salútis éxitum, da perénne gáudium. Amen. (Alleluia).
10. Donne mérite et vertu, donne le salut final donne la joie éternelle. Amen. (Alleluia).

 

 

 

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Enregistré en la Cathédrale de Cologne - 2014

(Rhénanie-du-Nord-Westphalie, Allemagne)

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Enregistré en la Cathédrale de Cologne - 2011

(Rhénanie-du-Nord-Westphalie, Allemagne)

  
    Jésus, Toi qui a promis d’envoyer l’Esprit, à ceux qui Te prient ;
O Dieu, pour porter au monde Ton Feu, voici l’offrande de nos vies.
 
 


 
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