Dans la majorité des paroisses de France, la liturgie est célébrée par des prêtres qui n’y connaissent plus rien en liturgie. Un bon nombre d’entre eux n’ont même jamais lu la « Présentation générale du Missel romain ». Ces prêtres-là célèbrent donc la liturgie n’importe comment, généralement en y insérant ce qui leur passe par la tête et en ne prêtant aucune attention ni à la logique interne du rite ni à l’équilibre de chacune des parties qui composent la célébration avec sa totalité. A force d’avoir fréquenté des prêtres qui ne connaissent plus rien à la liturgie et d’avoir participé à des messes dont le déroulement fantaisiste varie d’une paroisse à l’autre, les fidèles eux-mêmes en sont arrivés à ne plus rien savoir de la liturgie de l’Eglise. Ils confondent tout, ignorent l’histoire de la liturgie romaine, ignorent de la même façon l’histoire du chant grégorien, et ne connaissent pas davantage le Missel romain actuel et les textes conciliaires dont ils se réclament où qu’ils critiquent. Or ce sont de tels fidèles ignorants qui sont choisis par les prêtres ignorants pour constituer des « équipes d’animation liturgique ». Autant dire que nous sommes dans un système qui permet à l’incompétence d’avoir de beaux jours devant elle. Le Pape Benoît XVI le savait : n’avait-il pas constaté combien ses enseignements se heurtaient, en France, à un mur d’incompréhension ou, pire, d’indifférence ?

 

Pro Liturgia

Jésus lui dit : « Ne t’ai-je pas dit que, si tu crois, tu verras la gloire de Dieu ? » (Jean 11, 40). L’invitation que Jésus adresse à Marthe, la sœur de Lazare mort depuis quatre jours, interpelle, comme toujours, la foi de tout croyant. En vertu de l’acte personnel de foi, elle devient vie de notre vie. La foi dans le Christ, en effet, nous met en communication directe avec toute parole qui sort de sa bouche, et nous fait nous exclamer, avec Simon-Pierre : « Tu as les paroles de la vie éternelle » (Jean 6, 68). Oui, l’expérience des disciples authentiques de Jésus, tout au long des deux mille ans du christianisme, est extraordinaire : la Parole de Jésus se réalise dans leur vie ! Celui qui s’abandonne à Lui n’est jamais déçu par Sa Parole, parce que tout se réalise comme Jésus le promet dans l’Evangile.




La foi doit être « vivante » parce que le vrai chrétien ne croit pas en Quelqu’un qui n’existe plus, mais il croit au Seigneur Jésus qui « est le même, hier, aujourd’hui, et toujours » (Hébreux, 13,8). Par l’acte de foi vivante, dans le Seigneur vivant au sein de l’Eglise qui vit dans le temps, nous participons à la vie éternelle de Dieu, nous sommes, pour ainsi dire, projetés dans l’éternité, où tout est présent. Par cette foi, l’Evangile devient une histoire contemporaine. Nous le lisons, non pas comme on lit n’importe quel autre récit historique, nous ne lisons pas seulement ainsi ! Cette histoire, pour nous, n’est pas passée, mais elle se fait présente, elle se renouvelle continuellement, parce que Jésus est à l’œuvre au milieu de nous, comme il y a deux mille ans. Sa présence n’a jamais manqué, grâce à sa Résurrection. « Et moi, je suis avec vous pour toujours, jusqu’à la fin des siècles » (Matthieu 28, 20). Par ces paroles, le Seigneur Ressuscité, avant de monter au Ciel, assure, une fois pour toutes, qu’il ne nous laissera jamais. Si nous croyons en Lui, nous aussi, comme les Apôtres, nous verrons Sa gloire : nous comprendrons Son œuvre, nous jouirons de Sa présence, même si elle est de manière tout à fait spirituelle. Son amour, actif comme aucun autre amour sur la terre, parce qu’il est divin, nous transformera ! Le Temps Pascal que nous vivons est des plus propices pour demander le renouvellement de notre foi faible. Comme les Apôtres, nous avons besoin nous aussi que notre foi augmente, parce que Jésus est digne d’une foi toujours plus grande. Qu’il est beau de pouvoir dire, au dernier jour de notre vie, je vais à la rencontre de Jésus qui vient certainement à ma rencontre ! Aucun vrai disciple du Christ ne meurt désespéré. Certes, la vie des Saints nous témoigne que, à l’approche de la mort, se sont manifestées de grandes épreuves de foi et des tentations, mais aucun d’eux n’est mort sans Dieu ! Cela, Jésus l’a assuré quand il a dit : « Je suis la Résurrection et la Vie ; celui qui croit en moi, même s’il meurt, vivra » (Jean 11, 25). Le chrétien doit avoir un rapport très étroit avec l’Evangile. Il est lié, parce qu’il croit que chaque Parole de Jésus a été prononcée aussi pour lui, et que cette Parole, chaque Parole de l’Evangile, doit être crue avec la foi simple d’un enfant qui fait tout ce qui lui est demandé. A commencer par le prêtre, cette adhésion à chaque Parole de Jésus, doit devenir le signe indubitable de l’amour personnel du Seigneur. Notre Saint-Père, le Pape Benoît XVI, lors de la Messe Chrismale, parlant aux prêtres de la signification du fait d’être « consacrés dans la Vérité », déclarait : « La parole de Dieu est, pour ainsi dire, le bain qui les purifie, le pouvoir créateur qui les transforme dans l’être de Dieu. Qu’en est-il alors dans notre vie ? Sommes-nous vraiment imprégnés de la parole de Dieu ? Est-elle vraiment la nourriture qui nous fait vivre, plus encore que le pain et les choses de ce monde ? La connaissons-nous vraiment ? L’aimons-nous ? Intérieurement, nous préoccupons-nous de cette parole au point qu’elle façonne réellement notre vie et informe notre pensée ? Ou bien notre pensée n’est-elle pas plutôt sans cesse modelée sur tout ce qui se dit et tout ce qui se fait ? Les opinions prédominantes ne sont-elles pas très souvent les critères sur lesquels nous nous basons ? Ne demeurons-nous pas, en fin de compte, dans la superficialité de tout ce qui s’impose en général à l’homme d’aujourd’hui ? Nous laissons-nous vraiment purifier dans notre for intérieur par la parole de Dieu ? Nietzsche a décrit ironiquement l’humilité et l’obéissance comme des vertus serviles, par lesquelles les hommes auraient été diminués. Il a mis à leur place la fierté et la liberté absolue de l’homme. Or, il y a des caricatures d’une humilité erronée et d’une soumission erronée, que nous ne voulons pas imiter. Mais il y a aussi l’orgueil destructeur et la présomption qui désintègrent toute communauté et aboutissent à la violence. Savons-nous apprendre du Christ la juste humilité qui correspond à la vérité de notre être, et l’obéissance qui se soumet à la Vérité, à la volonté de Dieu ? « Consacre-les par la Vérité ; ta parole est Vérité » : ces mots qui introduisent dans le sacerdoce éclairent notre vie et nous appellent à devenir toujours à nouveau disciples de cette Vérité, qui se révèle dans la parole de Dieu ». (Benoît XVI, homélie, Messe Chrismale, 9 avril 2009).

 

Celui qui croit vraiment en Jésus a confiance en Lui, et, en ayant confiance, il s’en remet à Lui, en s’efforçant de vivre en syntonie avec l’Evangile. C’est cela que le Seigneur demande au vrai disciple : la foi certaine dans son Evangile. C’est cette foi qui fait dire à chaque croyant : je remets complètement ma vie dans les mains de Jésus ; et il en fera un chef-d’œuvre de grâce. Quand un artiste commence à peindre un tableau, au début on découvre seulement des traits, on a du mal à voir le sujet, mais l’artiste le voit déjà, parce qu’il le porte dans son esprit. Ainsi, à chaque coup de pinceau, l’œuvre se fait, et ce qui semblait indéchiffrable au début, se révèle ensuite comme étant un chef-d’œuvre. Notre vie est semblable à un cadre à peindre. Si nous la confions aux mains de l’Artiste Divin, Il en fera progressivement une œuvre unique, un chef-d’œuvre de grâce ; si, en revanche, nous voulons faire par nous-mêmes, en suivant nos volontés, ce ne sera seulement qu’un gribouillage. Tout dépend de notre foi en Jésus ! L’Apôtre des Nations nous invite plus que jamais, en cette Année de Saint Paul, à avoir confiance en la grâce extraordinaire de Dieu, que nous appelons miséricorde : « Car c’est bien par la grâce que vous êtes sauvés, moyennant la foi. Ce salut ne vient pas de vous, il est un don de Dieu ; il ne vient pas des œuvres, car nul ne doit pouvoir se glorifier. Nous sommes en effet son ouvrage, créés dans le Christ Jésus en vue des bonnes œuvres que Dieu a préparées d’avance pour que nous les pratiquions » (Ephésiens, 2, 8-10)

 

Fides

Il est un point sur lequel tout le monde peut tomber d’accord : telle qu’elle est actuellement mise en œuvre dans les paroisses, la liturgie est devenue une activité où l’arbitraire a remplacé la norme. La question est à présent de savoir s’il faut continuer dans cette voie où le discrétionnaire se taille la part belle pour défigurer les célébrations ou s’il faut s’employer à corriger tout ce qui pousse la liturgie à dériver loin, parfois même très loin, de ce que le Concile a voulu. Il n’est aucun fidèle catholique - du moins peut-on l’espérer - qui souhaite la désagrégation de la liturgie. Tout fidèle souhaite que la liturgie soit correctement célébrée. Le problème actuel vient de ce que plus personne n’est d’accord sur le sens de l’adverbe « correctement ».

 

 

 

Pour simplifier, on peut dire que pour certains, une liturgie est « correctement célébrée » lorsqu’elle plaît à l’assistance ; pour d’autres, c’est quand elle est strictement célébrée selon les rubriques du missel romain qu’elle est « correcte ». On voit donc qu’il y a deux façons pour ainsi dire antinomiques de considérer la liturgie : elles ont un impact direct sur les messes paroissiales et sur la façon dont les fidèles perçoivent la célébration de l’Eucharistie. Ces deux façons sont d’ailleurs assez souvent sources de conflits entre les acteurs des liturgies paroissiales : prêtres, choristes, maîtres de chœurs, équipes liturgiques… et « simples fidèles » qui prennent place dans la nef. Comment, dans ces conditions, faire retrouver le cap à une liturgie qu’on a trop longtemps laissé dériver jusqu’à la faire sortir de la forme que veut lui donner l’Eglise ? Comment faire pour réhabituer les fidèles à accepter cette forme « normale » ? Il est un enseignement de Vatican II qui tient en une phrase et qui, s’il était (enfin) pris en considération et appliqué par l’ensemble des clercs, pourrait devenir la ligne directrice d’une nouvelle pastorale liturgique : « Dans les célébrations liturgiques, chacun, ministre ou fidèle, en s’acquittant de sa fonction, fera seulement et totalement ce qui lui revient en vertu de la nature de la chose et des normes liturgiques. » (Constitution Sacrosanctum Concilium, n.28) « Chacun fera seulement… » Il s’agit de vouloir faire que ce qu’on a à faire et de ne surtout pas vouloir se mêler du reste. « … fera totalement… » Il s’agit de savoir à l’avance ce qu’on a à faire et de le faire intégralement et correctement dès lors qu’on a à sa disposition tout ce qu’il faut pour ce faire. L’improvisation, l’impréparation et la désinvolture sont à bannir avec la plus grande fermeté. « … en vertu de la nature de la chose… » Il s’agit d’admettre que la liturgie est faite d’éléments établis et de signes clairement posés qui, du fait de leur objectivité et de leur complétude sont vecteurs d’un sens objectif qui ne saurait coexister avec des bizarreries ou des singularités. « … des normes liturgiques... » Il s’agit d’admettre que la liturgie obéit à des règles et à des usages donnés par l’Eglise pour garantir que la célébration est bien l’illustration de ce qui constitue la foi catholique et non un reflet des vues subjectives d’un groupe de fidèles ou du célébrant.

 

L’application de cet article 28 de la Constitution conciliaire sur la liturgie pourrait permettre de redonner à la liturgie sa dignité et son unité, ce qui serait un premier pas vers la « réforme de la réforme » souhaitée par de très nombreux fidèles et qui n’est, si l’on suit bien Benoît XVI, ni dans la persistance de l’anarchie actuelle ni dans le retour à la liturgie « tridentine ».

 

Pro Liturgia

L’Église catholique du Costa Rica a commencé une campagne de collecte de signatures pour solliciter un referendum au Costa Rica qui se prononce contre les unions civiles entre des personnes du même sexe. La collecte de signatures a débité dimanche 10 mai, à la fin de la sainte messe, dans différentes églises catholiques, parmi lesquelles la cathédrale de San José, dans le but de demander au Tribunal Électoral la convocation d’un référendum. Comme l’a déclaré l’archevêque de San José, Mons. Hugo Barrantes, c’est une campagne d’un groupe de fidèles qui “défendent la vie, les principes de l’Église et le mariage”, et ce n’est pas une initiative qui vient directement des évêques. La campagne veut que les costaricains repoussent par les urnes “le mariage entre homosexuels, si les députés n’ont pas conscience de ce que cela signifie pour la société”, a ajouté le Prélat, en faisant allusion aux tentatives pour légaliser les unions civiles entre personnes du même sexe. Selon le député Ana Helena Chacón, le projetsur les unions civiles entend seulement “assurer les droits patrimoniaux aux couples du même sexe, parce que dans la situation actuelle ils ne peuvent pas bénéficier d’héritage, ils n’ont pas accès à la sécurité sociale et aux visites médicales”.

Craignant une escalade de la violence des talibans et ayant constaté la faiblesse du gouvernement, de la police et des institutions civiles, les familles chrétiennes de la ville de Karachi, agressées la semaine dernière par des groupes de talibans armés, sont terrorisées et se sont enfermées dans leurs maisons. C’est ce que communique le P. Mario Rodriguez, Directeur des Œuvres Pontificales Missionnaires (OPM) au Pakistan, en exprimant préoccupations et alarmes face à l’expansion de la violence des groupes militants islamiques dans le pays, non seulement dans la Province de la Frontière du Nord-Ouest, mais aussi dans les principales villes pakistanaises.

 

 

Le P. Rodriguez affirme : « Les talibans agissent de manière menaçante dans les quartiers chrétiens de la ville, en terrorisant les femmes et invitant les personnes à se convertir à l’islam, sous peine de mort. Les épisodes de violence, de coups et de mauvais traitements se succèdent. Ce sont des militants armés de pistolets et de kalashnikov. Nous sommes choqués par cette situation et par cette afflux de violence insensée, que les autorités ne devraient pas permettre : la police a le devoir de défendre tous les citoyens contre les agressions ». Le directeur des OPM demande attention et soutien à tous les chrétiens du monde et il invite à prier parce que les minorités chrétiennes au Pakistan traversent un des moments les plus sombres et les plus difficiles de leur histoire. « Nous espérons dans l’aide du Seigneur et nous demandons au gouvernement de reprendre le contrôle de la situation, dans tout le pays. En attendant, les familles chrétiennes sont terrorisées et elles ne sortent plus de leurs maisons. Elles sont contraintes à l’isolement ». L’Église est en train de vivre cette situation en cherchant à pousser la société civile (groupes musulmans modérés inclus) à s’opposer à l’extrémisme religieux. Son Excellence Mons. Lawrence Saldanha, archevêque de Lahore et président de la Conférence Épiscopale du Pakistan, a envoyé, durant les dernières semaines, une lettre à tous les leaders politiques et aux institutions du Pakistan, en signalant la situation de terreur et de violence à laquelle sont soumises les minorités religieuses, sous la pression des groupes intégristes islamiques, en parlant d’une « machine homicide de terreur au nom de la religion ». Aujourd’hui, l’archevêque souligne : « il existe une crainte fondée que les épisodes de violence qui se sont produits à Karachi puissent se répéter dans d’autres parties du pays. Les chrétiens subissent déjà des injustices et des violences à cause de la loi inique sur le blasphème, utilisée contre eux. Maintenant, c’est leur propre survie qui est en danger ». L’archevêque se dit préoccupé : « Le gouvernement sera-t-il en mesure de sauver les chrétiens ? Le gouvernement et l’armée sauront-ils sauver l’état démocratique du Pakistan ? ».

 

En attendant, une autre mauvaise nouvelle pour les minorités religieuses vient du système juridique national : pour le crime de “blasphème” (profaner le nom du prophète Mahomet), prévu par l’article 295 du Code de Droit Pénal du Pakistan, il est maintenant prévu la peine de mort, tandis que l’option de l’emprisonnement à vie a été supprimé. La Cour Suprême, en effet, dans une récente sentence, a rendu la peine de mort obligatoire. L’Église depuis longtemps dénonce l’abus de la loi sur le blasphème et son utilisation pour pénaliser ou éliminer les citoyens de foi non islamique.

…face aux massacres d’embryons de l’assassin Obama :

 


À l’initiative des étudiants catholiques pro-vie de Notre-Dame, a été lancée depuis le mercredi de la Semaine Sainte la « Croisade du million de rosaires ». Elle durera quarante jours jusqu’au dimanche 17 mai date où le président Obama devrait se rendre à l'université Notre-Dame. Sur leur site, les étudiants expliquent les raisons de cette « Croisade du million de rosaires » : « Nous prierons principalement pour la conversion du cœur du président Obama, afin que puisse croître en lui le respect de la vie de la conception à la mort naturelle, et pour que sa politique puisse refléter cela (en particulier qu’il renverse sa position pro-avortement) Notre deuxième intention est de prier pour l’université Notre-Dame et toutes les universités catholiques pour que croisse chez elle la compréhension de ce que c’est qu’être catholique et qu’elles adhèrent vraiment à leur identité catholique. Enfin, nous prierons pour que notre pays et tous les pays du monde adoptent un plus grand respect pour la vie à toutes les étapes de son développement ».

 

Daniel Hamiche

La question de l’orientation liturgique (la célébration “versus orientem”) est l’un des nombreux thèmes sur lesquels les démolisseurs de la liturgie expriment d’invraisemblables contradictions. D’un côté, ils affirment l’importance de la dimension communautaire de la liturgie, mais ne se rendent pas compte que, justement, la “célébration face au peuple” qu’ils considèrent comme devant être la norme introduit une coupure entre le célébrant et l’assemblée, puisque ce dernier, en plus de n’être pas tourné dans la même direction que la “communauté” des fidèles, est désormais séparé de ces derniers par l’autel. D’un côté, il veulent réhabiliter la place de l’Ecriture sainte dans la liturgie, ce qui est effectivement louable, mais d’un autre côté, ils ne semblent pas se rendre compte que, justement, la célébration dite “face au peuple” est une invention récente (postconciliaire) sans ancrage dans la Bible. Au contraire, la célébration tournée vers l'Orient plonge ses racines dans de nombreux passages de l’Ecriture.

 

 

La liturgie de la fête de l’Ascension que nous venons de célébrer en est un exemple parlant : le texte de l’antienne de Communion, tiré des psaumes, nous rappelle en effet l’importance de ce point cardinal : “Psallite Domino, qui ascendit super caelos caelorum ad Orientem, alleluia.” (Chantez des hymnes au Seigneur, qui monte vers l’Orient jusqu’au plus haut des cieux, alleluia. (Ps. 67, 33-34). La célébration “ad orientem” exprime ainsi la communion de l’Église célébrante dans l’espérance eschatologique du retour du Christ ressuscité dans la gloire, retour symbolisé par le soleil levant, qui chaque matin apparaît toujours à l’Est : “Comme l’éclair, en effet, part de l’Orient et brille jusqu’en Occident, ainsi en sera-t-il de l’avènement du Fils de l’homme.” (Matthieu 24, 15-35).

 


Monté au ciel symboliquement “vers l’Orient”, puis selon la même symbolique, devant revenir de l’Orient pour briller jusqu’en Occident, c’est donc vers le Levant que doit s’orienter - au sens propre du terme - la prière des chrétiens. Cette pratique fut celle de l’Église universelle pendant vingt siècles et continue d’être vécue par toutes les Eglises orientales. Alors que la célébration face au peuple enferme la communauté sur elle-même et inaugure une autocélébration nombriliste (comme l’expriment ces chants plus ou moins socialo-marxisants typiques des années 1970 glorifiant bien plus le “Peuple de Dieu” que Dieu lui-même), la célébration orientée, c’est à dire tournée vers l’Orient liturgique, en plus d’intégrer le Cosmos dans l’acte rituel, permet à la communauté célébrante comme nous le rappelle l’Ecriture de s’ouvrir sur la transcendance divine dans l’espérance chrétienne du retour final du Sauveur.

 


Dans cette optique, on comprend donc mal au nom de quoi la célébration orientée devrait continuer d’être frappée de cet sorte d’interdit, comme elle l’est actuellement dans tous les diocèses de France ; tout pasteur attaché à enraciner toujours plus la liturgie dans ses sources scripturaires et bibliques, tout en la rendant toujours plus priante et signifiante ne peut donc que s’attacher à remettre à l’honneur cette pratique en bien des endroits oubliée. (1)

 

 

(1) Les indications du Missel romain actuel montrent très clairement que la liturgie

restaurée à la suite de Vatican II est normalement célébrée “versus orientem”.

PREMIER JOUR

François et Jacinthe, vous qui avez tant prié les Anges et qui avez eu la joie de recevoir la visite de l’Ange de la Paix, obtenez-nous de les prier comme vous l’avez fait. Montrez-nous comment vivre en leur compagnie. Aidez-nous à voir en eux des adorateurs du Très-Haut et des serviteurs de Notre-Dame, des protecteurs fidèles et des messagers de paix.

--> Un Pater, un Ave, et Gloria Patri.

 

 

Deuxième jour

Petits bergers, vous qui avez vu la si belle Dame, plus brillante que le soleil, et qui avez aussitôt accepté de vous offrir totalement à Dieu, apprenez-nous à nous offrir généreusement à notre tour. Encouragez-nous en nous rappelant qu’à tous les instants de notre vie, même les plus éprouvants, la grâce de Dieu est notre réconfort. Et faites-nous découvrir en Notre-Dame celle qui est la Toute Belle, la Toute Sainte, la Toute Immaculée.

--> Un Pater, un Ave, et Gloria Patri.

 

 

Troisième jour

François et Jacinthe, vous à qui Notre-Dame a promis de vous emmener avec elle dans le Ciel et à qui elle a montré son Cœur entouré d’épines, rendez-nous sensibles aux douleurs que lui causent les blasphèmes et les ingratitudes des hommes. Donnez-nous de la réconforter par nos prières et nos sacrifices. Et augmentez en nous le désir du Ciel, là où nous pourrons encore mieux la consoler ensemble par notre amour.

--> Un Pater, un Ave, et Gloria Patri.

 

 

Quatrième jour

Chers Pastoureaux qui avez été horrifiés par la vision de l’enfer et tellement marqués par les souffrances des âmes damnées, apprenez-nous à mettre en œuvre les deux grands moyens que Notre-Dame vous a indiqués pour sauver les âmes : la consécration à son Cœur Immaculé et la communion réparatrice des premiers samedis. Priez avec nous pour la paix du monde, pour le Saint-Père et pour l’Église. Avec nous, demandez à Dieu de nous préserver de l’enfer et d’attirer toutes les âmes au Ciel.

--> Un Pater, un Ave, et Gloria Patri.

 

 

Cinquième jour

François et Jacinthe, vous à qui Notre-Dame a demandé de prier et de faire des sacrifices pour les pécheurs qui sont abandonnés à leur solitude parce qu’il n’y a personne qui se sacrifie et prie pour eux, faites que nous ressentions le même attrait que vous pour toutes ces âmes en détresse. Aidez-nous à intercéder pour la consécration de la Russie d'où découlera la conversion du monde. Donnez-nous votre confiance inébranlable en la bonté de Notre Dame qui déborde d’amour pour tous ses enfants et en la Miséricorde de Dieu qui veut que tous les hommes soient sauvés.

--> Un Pater, un Ave, et Gloria Patri.

 

 

Sixième jour

Petits bergers qui avez vu Notre-Dame dans son éblouissante et incomparable beauté et qui savez que nous ne l’avons pas vue nous-mêmes, montrez-nous comment nous pouvons la contempler dès maintenant avec les yeux de notre cœur. Faites-nous comprendre le merveilleux message qu’elle vous a confié. Aidez-nous à le vivre pleinement et à le faire connaître partout autour de nous et à travers le monde.

--> Un Pater, un Ave, et Gloria Patri.

 

 

Septième jour

François et Jacinthe, vous à qui Notre-Dame a dit qu’elle voulait une chapelle et à qui elle a révélé qu’elle était « Notre Dame du Rosaire », enseignez-nous à réciter le chapelet en méditant les mystères de la vie de son Fils Jésus. Enflammez-nous de votre amour pour qu’avec vous nous puissions aimer Notre-Dame du Rosaire et adorer Dieu caché mais réellement présent dans nos chapelles et nos églises.

--> Un Pater, un Ave, et Gloria Patri.

 

 

Huitième jour

Petits enfants si chers à Notre-Dame, qui avez connu de grandes souffrances pendant votre maladie et qui les avez sereinement acceptées en les intégrant dans l’offrande définitive de votre vie, apprenez-nous à offrir nos propres épreuves. Montrez-nous que la souffrance nous configure au Christ, Lui qui a voulu racheter le monde par la Croix. Et faites-nous découvrir que la souffrance n’est jamais vaine, qu’elle est au contraire source de purification pour nous-mêmes, de salut pour les autres et d’amour pour Dieu.

--> Un Pater, un Ave, et Gloria Patri.

 

 

Neuvième jour

François et Jacinthe, vous que la mort n’a pas effrayés, vous que Notre-Dame est venue chercher pour vous emmener dans le Ciel, apprenez-nous à ne pas regarder la mort comme un échec ou un non-sens, mais comme l’unique chemin pour passer de ce monde à Dieu, pour entrer dans la lumière éternelle où nous retrouverons ceux que nous avons aimés. Et donnez-nous l’assurance que ce passage n’a rien de redoutable, puisque nous ne le faisons pas seuls, mais avec vous et avec Notre-Dame.

--> Un Pater, un Ave, et Gloria Patri.

 

 

    

En ce Dimanche du Bon Pasteur, Benoît XVI a célébré la messe en la Basilique vaticane, au cours de laquelle il a ordonné 19 prêtres pour le diocèse de Rome. A l'homélie il a souligné que « tout disciple, et à plus forte raison le prêtre, partage la joie de Jésus dans la connaissance du Père, mais aussi sa peine de constater combien Il est mal connu, que Son Amour n'est pas perçu ». Citant Saint Jean, qui écrit que le monde ne nous reconnaît pas parce qu'il ne connaît pas Jésus, le Pape a dit que c'est l'expérience que font aujourd'hui encore les prêtres : « le monde, qui ne comprend pas le chrétien, ne comprend pas les ministres de l'Evangile, en partie parce qu'il ignore qui est Dieu, en partie parce qu'il ne veut pas le connaître. Le monde ne veut connaître ni Dieu ni ses ministres par crainte d'être troublé ». Mais cet esprit du monde, au sens où l'entend Saint Jean, « menace aussi l'Eglise, ses membres et même ses ministres ordonnés. Le monde est une mentalité, un mode de penser et de vivre qui risque de polluer l'Eglise et qui, de fait la pollue. Il est nécessaire d'être vigilants pour la purifier constamment, nous sommes dans le monde et risquons d'être du monde ». Puis le Saint-Père a rappelé qu'en donnant sa vie pour la multitude, « Jésus s'est sacrifié pour ceux que le Père lui avait confié afin qu'ils soient consacrés dans la Vérité, c'est à dire en Lui, afin qu'ils puissent parler et agir en Son Nom, en prolonger l'action salvifique, rompre le pain de la vie et pardonner les péchés ».

« Des rêves trop grands pour notre carrure pèsent parfois sur nos épaules, rêves de conquérant, de saint ou de découvreur de monde, rêves qui furent ceux réalisés d’un Mermoz, d’un Gengis Khan ou d’un François d’Assise. Il ne faut pas nous désoler d’être seulement ce que nous sommes. L’aventure la plus prodigieuse est celle de notre propre vie et celle-là est notre taille. Aventure brève : trente, cinquante, quatre-vingt ans peut-être qu’il faut franchir durement, gréé comme un voilier cinglant vers cette étoile au grand large qui est notre unique repaire et notre unique espérance. Qu’importent coup de chien, tempête ou calme plat, puisqu’il y a cette étoile. Sans elle, il n’y aurait plus qu’à cracher son âme et à se détruire de désespérance. Mais sa lumière est là et sa recherche et sa poursuite font d’une vie humaine une aventure plus merveilleuse que la conquête d’un monde ou la course d’une nébuleuse. Cette aventure-là ne dépasse pas notre carrure. Il nous suffit de marcher vers notre Dieu pour être à la taille de l’Infini, et cela légitime tous nos rêves. »

Mon Dieu, je Vous offre cette journée. 
Toutes mes actions, toutes mes pensées, 
Toutes mes paroles, tous mes pas, tous mes gestes. 
Toutes mes joies et toutes mes tristesses. 
Tout ce que je pourrai faire de bien en ce jour, ô mon Dieu, 
Je le dépose, à vos pieds pour votre gloire et le salut des âmes. 

Guy de Larigaudie

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