« […] Depuis les travaux conciliaires, il s'est répandu une anti-romanité difficile à endiguer. La cible, donc, n'est pas en premier Ratzinger, mais Rome et sa primauté. L'ennemi, c'est une conception du gouvernement de l'Église qui, à la place d'un guide sûr, a vu en Rome une simple coordination de fond, capable seulement de garantir une unité généralisée. C'est une exégèse erronée du Concile qui a voulu que les dimensions des différentes conférences épiscopales croissent de façon démesurée : ces mêmes conférences auxquelles Ratzinger, dans l'interview de 1985 (avec Vittorio Messori), avaient nié une base théologique. Bureau après bureau, structure après structure, dans le monde, se sont créés de petits Vaticans régionaux qui se sont de plus en plus éloignés de la constitution hiérarchique de l'Église, autrement dit de cette conception du gouvernement qui prévoit que chaque évêque ait une responsabilité personnelle sur ses fidèles dans un cadre de « communion organique ». Les conférences se sont valorisées elles-mêmes, leur pouvoir interne et pas, justement, cette « communion organique » si chère aux textes du Concile. Très souvent, les conférences, au nom d'une fantomatique démocratie de gouvernement par ailleurs jamais avérée, ont fini par s'opposer à Rome, valorisant les personnalités qui, en leur sein, avaient le plus de charisme dans les media et dans l'opinion publique. Ces évêques qui avaient le plus de prise sur les journaux, sur la télé, qui ont voulu établir leur ministère davantage sur les conférences publiques autour du monde que sur le soin des âmes présentes dans leur diocèse, ces évêques « itinérants » plus que résidentiels, ont pris toujours plus d'autorité au sein de l'épiscopat de leur pays, devenant, sans jamais le dire explicitement, une sorte contre-pouvoir fort au Pape et au gouvernement même de Rome. Il s'agit d'énormes superstructures qui, parfois, oppriment les simples successeurs des apôtres qui, au contraire, trouvent justement dans le Pape, la garantie de leur liberté. Un contre-pouvoir difficile à gérer, comme l'ont bien démontré les récents cas d'excès contre le Pape de la part des conférences épiscopales allemandes et autrichiennes. Le cardinal Karl Lehmann a publiquement attaqué Benoît XVI pour la révocation de l'excommunication aux lefebvristes, tandis que la nomination de Gerhard Wagner comme évêque auxiliaire de Linz a été ouvertement repoussée avec mépris par toute la conférence épiscopale autrichienne, et maintenant on comprend, comme en témoignent plusieurs sites web, que ceux qui ont brouillé les cartes pour obtenir la révocation de la nomination étaient des prêtres qui vivent actuellement en état de concubinage. Tout a été publié dans les pages des quotidiens autrichiens : mais si on interviewait aujourd'hui les responsables des directions des conférences épiscopales, ceux-ci diraient être en parfaite communion avec le Pape.

Les partisans de l'herméneutique de la rupture de Vatican II forment une vague encore aujourd'hui bien organisée. Ratzinger le sait et c'est pourquoi le premier discours d'importance capitale de son pontificat, celui du 22 décembre 2005, leur était adressé : l'herméneutique de la rupture est erronée, expliquait Benoît XVI. Mais c'est une bataille ancienne : déjà Jean XXIII, malgré lui, fut décrit par les partisans de l'herméneutique de la rupture comme le Pontife de la fin de l'Église monarchique. Ils essayèrent aussi avec Paul VI, quitte ensuite à changer d'avis, à cause de la sortie d'Humanae Vitae, l'Encyclique qui par ses contenus nullement complaisants envers les instances du monde, marqua le début de la seconde phase du pontificat montinien, celle de la souffrance pour les injures et les calomnies subies. Même Wojtyla, peut-être plus que Ratzinger, fut contesté ouvertement pour les positions prises sur le sexe, l'amour, l'avortement, le mariage. A partir de Redemptor Hominis, il devint le Pontife d'une vision trop polonaise de l'Église, trop peu « catholique ». Mais les contestations ne l'ont jamais fait plier. Ni ne feront plier Ratzinger lequel, sans aucun doute, ne se laissera pas vaincre de l'émotivité […] ».

 

Extrait d’un article de Paolo Rodari

En Alsace (et aussi en Moselle), le Vendredi Saint est un jour férié. Il y a une quinzaine d'années, ce jour-là, les rues des villes et des villages étaient désertes et silencieuses. Tout à coup, peu avant 15h., on voyait des groupes de personnes - familles, voisins, amis - se diriger vers les églises pour participer à la célébration de la Passion.
Les églises étaient pleines; il y régnait un silence inhabituel à peine perturbé par les bruits que faisaient les choristes à la tribune, qui se préparaient à chanter a capella. A 15h. le célébrant sortait de la sacristie, accompagné de nombreux servants de messe. Tout le monde se mettait à genoux pour un moment d'adoration silencieuse.
C'était il y a quinze ans...
Aujourd'hui, le Vendredi Saint est toujours férié en Alsace. Il est devenu l'occasion de faire du vélo, du foot et aussi des achats pour ceux qui habitent près du Territoire de Belfort où les magasins sont ouverts. A Colmar, on organise depuis deux ans un "marché de Pâques", sorte de réplique printanière des "marchés de Noël". Tout est bon pour fêter Mammon, ce dieu qui conduit au marasme économique que nous connaissons.
Et que se passe-t-il dans les églises pendant ce temps-là ? On ne s'y rend plus en famille : les assistances sont réduites de moitié et l'âge moyen des fidèles augmente. Les célébrations ne se font plus que dans une seule église par secteur paroissial; souvent même à l'église qui n'est pas la plus vaste, afin d'éviter d'avoir des assemblées trop clairsemées. 
A tel endroit, on trouvera plusieurs concélébrants alors que dans les paroisses des environs il n'y aura aucune célébration faute de prêtre. Le fidèle qui souhaite assister à la liturgie de la Passion devra résoudre au moins deux problèmes : il lui faudra trouver la paroisse où aura lieu la célébration, et trouver l'église où la liturgie sera la moins farfelue possible. En cherchant, le fidèle s'apercevra que d'année en année, de plus en plus d'églises sont fermées.
Le jour de Pâques, c'est le même constat : hormis dans quelques grands sanctuaires (cathédrale, lieux de pélerinage) les églises sont vides. Pour beaucoup, Pâques n'est plus qu'un nom qui désigne un week-end prolongé ou une fête de l'oeuf en chocolat. Quant à la vraie signification de la fête, elle est occultée : quand le boulanger ou le fleuriste souhaite "bonne fête de Pâques", il veut dire "profitez du congé pour vous reposer". Derrière ce souhait ne se trouve plus aucune connotation religieuse.
Ne nous faisons pas d'illusions : en Alsace comme ailleurs on assiste à un effritement inéluctable de la pratique religieuse. Il suit de près un délabrement liturgique qui semble avoir été souhaité et planifié pour favoriser des célébrations ternes qui n'attirent plus personne et ne suscitent plus aucune émulation chez les fidèles.

 

Pro Liturgia

Pourquoi les textes magistériels ne trouvent-ils aucun écho dans nos paroisses (sauf rares exceptions) ? Pourquoi les décisions prises par le Souverain Pontife ne sont-elles presque jamais appliqués en France ? Telles sont les questions que se posent les fidèles lorsque, par exemple, ils comparent ce que disent le Concile et le missel romain avec ce qui se fait dans les églises, ou encore lorsqu'ils lisent les documents pontificaux et qu'ils constatent que ceux-ci ne donnent lieu à aucune application concrète dans les paroisses. 
En fait, des dysfonctionnements se produisent à différents niveaux entre le Vatican et les paroisses : ils font que ce que dit le pape n'est pas toujours ce qu'on autorise les fidèles à entendre.

 

 

 

1. Premier niveau de dysfonctionnement : la conférence épiscopale

 

Il est indéniable que certaines conférences d'évêques sont aujourd'hui encore constituées de ce que le Cardinal Ratzinger appelait "une bureaucratie mitrée". En outre, en France, cette "bureaucratie" est noyautée - comme le faisait remarquer Mgr Gaidon - par quelques "grosses mitres" qui préparent soigneusement certaines élections pour se partager les "postes clés" de l'épiscopat. C'est ainsi que se maintient en place une lourde bureaucratie dans laquelle ce qui est principalement recherché, c'est la sécurité d'un consensus mou dans les domaines les plus sensibles de la vie de l'Eglise. 
Dans un tel système, tout ce qui vient de Rome et qui risquerait de bousculer les habitudes prises - qui ne sont pas toujours de bonnes habitudes - est systématiquement relu, corrigé, amendé, édulcoré et souvent même classé "sans suite". Il s'agit là d'une véritable hostilité qui, contrairement à ce que l'on croit, ne se reporte pas essentiellement sur tel ou tel pape. Bien sûr, en France, Benoît XVI est mal vu par un certain nombre d'évêques qui n'ont jamais manqué de critiquer le Cardinal Ratzinger du temps où il était Préfet de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi, sans imaginer qu'il pourrait un jour devenir pape... Mais avant Benoît XVI, Paul VI et Jean-Paul II ont été tout autant critiqués, et leurs messages ont été tout autant passés sous silence par la conférence des évêques. On en a de très nombreuses preuves. 
L'hostilité diffuse de la conférence des évêques est donc surtout dirigée contre les enseignements du Siège apostolique : des enseignements que l'on fait souvent passer pour "inadaptés" à la situation particulière de l' "Eglise-qui-est-en-France". Cette "inadaptation" supposée permet alors d'imaginer alors toutes les "adaptations" et toutes les "relectures" possibles, même quand celles-ci en arrivent à contredire peu ou prou le contenu du document magistériel originel. Selon Paolo Rodari, l'origine d'une telle opposition aux enseignements du Siège apostolique est à chercher dans l'importance croissante prise, depuis Vatican II, par les structures bureaucratiques au sein de certaines conférences épiscopales. Ces conférences qui - faut-il le rappeler ? - n'ont aucune base théologique, sont devenues comme des refuges pour tant de bureaucrates prenant plaisir à animer des sortes de petits soviets en guerre larvée contre le Vatican. 
Depuis le Concile, c'est une véritable "anti-romanité" difficile à cerner et à endiguer qui s'est montrée au grand jour et s'est progressivement répandue. Sa cible véritable est Rome et ce que représente la Ville dans laquelle est établi le Siège apostolique. Ainsi, ce que certains pasteurs ne semblent plus pouvoir comprendre, c'est l'Eglise romaine elle-même : au lieu de voir en elle un guide sûr, ils ne voient qu'une simple structure coordonnatrice, une sorte d'ONG dont le travail consisterait à garantir une unité de façade établie sur la base du plus petit dénominateur commun qui ne dérange personne. Dans une telle structure, l'idéal serait donc d'avoir un pape se contentant de distribuer des bénédictions du haut de son balcon de la place Saint-Pierre. Aussi, quand Benoît XVI parle haut et fort, il dérange...
Au sein de la Conférence épiscopale agissent donc des responsables qui ont créés des petits postes de gouvernement locaux leur permettant de s'affranchir de la constitution hiérarchique de l'Eglise romaine. En utilisant cette nébuleuse bureaucratique, certaines conférences épiscopales ont désormais les moyens de s'opposer à Rome en valorisant des personnalités qui ont le plus de charisme dans les media et l'opinion publique. Il n'y a pas si longtemps d'ailleurs, quand un pape publiait un texte - encyclique, exhortation... - il se trouvait toujours un bureaucrate bien en vue pour expliquer comment il fallait comprendre le texte pontifical et surtout comment il fallait faire pour ne pas l'appliquer. 
Ainsi se trouvent, aujourd'hui encore, au sein de la conférence épiscopale, des décideurs qui ont une vision de l'Eglise procédant de l'herméneutique de la rupture dénoncée par tous les papes, de Paul VI à Benoît XVI pour ne citer que les derniers. Il est clair que ces décideurs sont agacés par le langage clair et courageux d'un Benoît XVI...

 

 

 

2. Deuxième niveau de dysfonctionnements : les diocèses

 

Certains prêtres qui sont aujourd'hui aux postes de commande de diocèses sont majoritairement les "enfants naturels" des contestataires qui avaient déjà infiltré l'Eglise bien avant Vatican II. Qui étaient ces contestataires ? Très souvent des gens incontestablement très généreux sur le plan humain, mais pas forcément faits pour être prêtres. Beaucoup ont été poussés à devenir prêtres précisément parce qu'ils avaient ce tempérament altruiste qui suscitait l'admiration des bonnes âmes : on a alors pensé que cette vertu, une fois enrobée dans de la piété - ou parfois de la "pieuserie" - pourrait permettre à un prêtre de s'épanouir dans sa fonction sacerdotale. Erreur ! 
Cette façon de concevoir la prêtrise n'a malheureusement donné qu'un clergé sans grande envergure intellectuelle, sans véritable goût pour la prière, extérieurement docile, mais au sein duquel se trouvaient des gens aigris, mal dans leur peau, qui en voulaient à l'Eglise-institution de les avoir ordonnés après les avoir bercés d'illusions et trompés sur le caractère véritable du sacerdoce. 
Ce clergé-là a alors mis beaucoup d'espoir dans un Concile qui, croyait-il, allait les libérer de certaines contraintes mal acceptées et qui touchaient autant à la vie affective qu'aux exigences d'une ritualisation scrupuleuse de tout ce qui gravitait autour de la liturgie et qui n'était à leurs yeux souvent plus que de l'ordre des apparences. Certains de ces prêtres-là, ceux d'avant Vatican II, déçus par un Concile qui n'avait pas répondu à leurs attentes (souvent dénuées de fondements théologiques), ont souvent été propulsés à la tête des séminaires diocésains car ils représentaient l'"aile marchante" de l'Eglise, celle qui, croyait-on, reflétait au mieux les orientations de Vatican II présentées comme novatrices. Chargés de la formation des futurs prêtres, ceux de la génération de l'immédiat après-Concile, ils n'ont retenu et transmis de Vatican II que les passages qui, à la faveur d'une lecture erronée, leur permettait de justifier la "braderie" des valeurs contraignantes héritées du passé et auxquelles ils ne croyaient plus. 
Ce sont eux les premiers qui ont situé Vatican II dans une herméneutique de rupture leur permettant d'envisager un sacerdoce soft dans un christianisme light. Comme l'a fait remarquer Mgr Gaidon, autour de ces responsables de la formation des futurs prêtres ne sont alors restés dans ces séminaires de France que des esprits faibles attirés par une religiosité où ne devait primer que l'émotionnel et les bons sentiments. Pour eux, l'Eucharistie n'était plus que la "célébration du vécu", les études approfondies devenaient inutile, la célébration des Heures se faisait assis par terre autour d'une table basse, la guitare devenait l'instrument créateur de l'ambiance conviviale recherchée... On n'allait plus guère au-delà d'une joyeuse veillée scoute entre copains...
Ce sont ces jeunes demeurés dans des séminaires où l'on apprenait à contester le Magistère, à critiquer tout ce qui venait du Vatican, à saboter la liturgie, à haïr tout ce qui, de près ou de loin, pouvait rappeler quelque chose de traditionnel, à démolir tout ce qui était solidement structuré... qui ont été ordonnés. Un grand nombre d'entre eux sont aujourd'hui aux postes importants dans les diocèses où ils s'entourent de fidèles laïcs ayant généralement le même "tempérament anti-magistère". Ces prêtres et ces laïcs sont les responsables de la catéchèse, de la liturgie, du chant sacré (ou prétendu tel), de l'aménagement des sanctuaires, de la pastorale... Ils ne savent souvent faire qu'une chose : des réunions. Tout doit obligatoirement passer par eux dans tous les domaines de la vie diocésaine et paroissiale : pour simplement faire ce que l'Eglise demande de faire... il faut leur accord ! Qu'ils donnent parfois... mais à contrecoeur.
Certains de ces séminaristes (dé)formés dans les années 1970-80 sont aujourd'hui évêques. Quand on voit le parcours qu'ils ont généralement suivi, on voit qu'ils ont touché un peu à tout sans rien approfondir : leur bagage théologique paraît souvent bien léger. En outre, certains ont conservé en eux une aversion plus ou moins ouverte de ce qui vient de Rome - y compris la liturgie - et leur sensus Ecclesiae semble plus ou moins gravement altéré, au point que lorsqu'ils regardent le pape actuel, ils voient davantage l'ex-Cardinal Ratzinger qu'ils ne portent pas dans leur coeur que le Successeur de Pierre qu'il fait aimer et respecter. 
C'est dire que les fidèles ne peuvent pas tellement espérer d'eux qu'ils transmettent fidèlement et courageusement l'enseignement magistériel ou encore qu'ils leur apprennent quelque chose de solide sur la foi catholique. Leurs discours manquent souvent de tonus et l'on ne sent jamais chez eux un engagement sans réserve aux côtés du Souverain Pontife: au demeurant, aucune des décisions prises à Rome n'est appliquée dans les diocèses de France, à trois ou quatre exceptions près.

 

 

 

3. Troisième niveau de dysfonctionnements : les paroisses

 

A la tête des paroisses - ou des "secteurs paroissiaux’’ - n'ont souvent été nommés, ces dernières années, que des prêtres ayant eux-mêmes une vision déformée ou insuffisante de l'Eglise. Ils n'ont donc pas d'autres possibilités que de suivre les orientations pastorales données par les états-majors diocésains.
Par tempérament ou par goût, certains de ces prêtres sont plus ouverts et plus arrangeants que d'autres, mais au fond, comme tous ceux de leur génération, ils n'iront jamais jusqu'à affirmer une position claire de fidélité au Magistère. Entre le pape et le vicaire épiscopal local, leur choix est fait : c'est le vicaire épiscopal qu'il faut suivre, même quand ce dernier fait savoir, au cours d'une "réunion de secteur", qu'il n'est pas question dans le diocèse de tenir compte de ce que dit et demande Benoît XVI... Ce qui arrive bien plus souvent qu'on ne l'imagine si l'on en croit le témoignage de nombreux prêtres.
L'hostilité à l'encontre du Successeur de Pierre est donc bien présente au sein même du catholicisme. Déclarée à certaines occasions, elle demeure le plus souvent larvée mais opérationnelle; et c'est elle qui fait qu'entre le pape et les fidèles de la base se trouvent désormais des instances diocésaines ou paroissiales influentes chargées de bloquer la communication. Car on le sait bien : il n'y a pas que le prétendu message sur le préservatif qui a mal passé chez certains baptisés influents : les enseignements magistériels sur la liturgie, sur la catéchèse, sur la formation du clergé en général et des futurs prêtres en particulier... ne passent pas davantage.
Oui, entre le pape et nous ça coince. Souvent parce que tous les niveaux des diocèses et des paroisses sont sous le contrôle de responsables dont le sensus Ecclesiae a été perturbé et qui en sont manifestement restés à ce qu'on leur a appris dans les années 1970-80 : une vague théologie de surface, largement inconsistante, et une ecclésiologie trop approximative. 
Tant que les orientations pastorales resteront tributaires de cet état d'esprit aujourd'hui largement dépassé, il sera inutile d'espérer un redressement de la situation au sein des diocèses et des paroisses de France. Il n'est d'ailleurs pas interdit de penser que Benoît XVI en est bien conscient lui-même...

 

Pro Liturgia

Son élection a fait grand bruit, mais peu d'observateurs auraient parié sur sa capacité à ranimer la flamme du christianisme en Europe, à purifier l'Eglise catholique et à réunir les églises chrétiennes. On disait qu'il était trop vieux, que c'était un intellectuel compris seulement par une élite, qu'il n'avait pas de charisme. Il a été critiqué comme trop dogmatique, fasciné par des projets de "reconquête", comme l'expression d'une vision impopulaire et peu "conciliaire" de l'Eglise. On a dit que sa façon de voir l'Eglise était traditionnelle, vieille, que son pontificat n'aurait pas d'impact sur les masses; mais Benoît XVI est aujourd'hui l'auteur le plus lu au monde. Non seulement ses vingt-huit livres ont été traduits dans la plupart des langues, mais son "Jésus de Nazareth" - qui montre que l'hypothèse la plus certaine est que cet homme était vraiment le Fils de Dieu - s'est vendu plus que tout autre livre dans le monde. A la seule exception de la Bible. Sans oublier les trois encycliques publiés jusqu'ici : Deus Caritas est, Spe Salvi et Caritas in Veritate. Cette dernier semble être l'encyclique la plus diffusée et la plus discutée parmi toutes celles publiées par les Pontifes romains. Certaines personnes n'ont pas hésité à l'insulter et l'ont même empêché de s'exprimer à l'Université "La Sapienza", mais notre bien-aimé Pape Benoît XVI ne s'est pas inquiété des critiques et a continué son chemin, expliquant les raisons de la foi en Jésus-Christ...

 

 

  

benoit16Ainsi, à presque cinq ans de son élection à la papauté, le 19 avril 2005, on peut constater à quel point le pape accomplit une révolution, marquant l'histoire du monde et l'Eglise, en cette première décennie du troisième millénaire. Les tâches de son pontificat ont été nombreuses et décisives. Tout d'abord, vaincre la sécularisation, ramener Dieu dans la vie des hommes. Restaurer l'église affaiblie par les utopies post-conciliaires. Jean-Paul II avait ramené l'Église sur la place, il revient aujourd'hui à Benoît XVI de remplir et de renforcer les églises. Jean-Paul II avait vaincu le communisme, il revient à Benoît XVI de défaire le relativisme et la sécularisation. Le succès et l'efficacité de l'action pastorale de Benoît XVI semble peu visible pour ceux qui ne relèvent pas les énormes changements en cours, mais il est impressionnant par sa vitesse et son caractère tranchant. En termes théologiques, "Papa Ratzinger" est en train de creuser un sillon profond, dont son successeur lui-même ne pourra pas sortir. Chaque mercredi, à l'Audience Générale, l'Evêque de Rome explique l'histoire et raconte les saints de l'Eglise catholique. Il a commencé par les premiers apôtres et est arrivé la semaine dernière à Saint-Antoine de Padoue. Benoît XVI explique clairement que l'hypothèse du Créateur est la plus raisonnable, que l'existence historique témoignée de Jésus-Christ a été la plus grande révolution dans l'histoire et que, à travers son visage et la foi en sa personne l'humanité a connu le sens profond de sa création et le destin de son salut. Le Pape rappelle que l'heure la plus sombre de la nuit est avant l'aube. Et donc, que des temps difficiles que nous vivons, un long et chaud printemps peut naître. Pour favoriser le projet divin, "Papa Ratzinger" met de l'ordre dans l'Eglise. Il a reproposé une liturgie obéissant aux lois de Dieu et libérée des abus. Il est en train d'effacer les ombres et les doutes des utopies de l'après-Concile, réaffirmant qu'on ne touche pas à la Primauté de Pierre, que la défense de la vie depuis la conception jusqu'à la mort naturelle, la défense de la famille, école d'amour et d'humanité et la liberté de l'éducation, moteur du développement, sont des "valeurs non négociables", le fondement de toute civilisation et le fondement de la question sociale. Pour Benoît XVI il n'existe pas un problème social qui se distingue de la défense de la vie. Les droits de l'enfant à naître et la promotion de la famille unie dans le mariage sont la première et fondamentale question sociale. L'exemple le plus évident du succès de l'oeuvre de renouveau de "Papa Ratzinger" est ce qu'il est en train de réaliser dans le dialogue avec les chrétiens et les juifs. Avec la note d'information de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi, publié le 20 Octobre 2009 "à propos des ordinariats personnels des anglicans qui entrent dans l'Eglise catholique", Benoît XVI accomplit une révolution visant à la réparation les schismes. Et il ne s'agit pas seulement d'accueillir les anglicans individuels, mais également des groupes entiers, qui rejettent le sacerdoce féminin et les unions homosexuelles. Comme l'a souligné Massimo Introvigne, "la Note n'est pas seulement la fin d'un "ultra-oecuménisme" relativiste, mais aussi un modèle pour accueillir dans l'Eglise catholique des groupes très nombreux de fidèles - par exemple des Eglises orthodoxes entières, et pourquoi pas, le traditionalisme Lefebvriste - qui pourraient garder leurs caractéristiques liturgiques et spirituelles et leurs évêques. Pourvu, naturellement, d'adhérer pleinement à la doctrine catholique et de reconnaître l'autorité du pape". En ce qui concerne la relation avec les frères aînés juifs, l'influent rabbin Jacob Neusner a dit: « Ratzinger est un homme qui a une vision pour l'Europe, pour le monde, pour l'humanité, pour la vie et contre la mort. Personne d'autre ne semble aujourd'hui avoir une vision, y compris sur la politique un peu partout où elle est en crise. Cet homme gentil sait où aller ».

 

Source: Benoît-et-moi

  

« […] Violence tellement grande qu’on en vient à se demander si Fatima a livré toute sa signification, message qu’on avait dit pourtant clos avec Jean-Paul II. À Lourdes, en septembre dernier, la sécurité ne nous l’avait-elle pas chuchoté ? Les menaces d’attentat sur la personne de Benoît XVI sont plus grandes que celles pesant sur Jean-Paul II. On ne peut s’empêcher que le troisième secret de Fatima ne revienne en mémoire, message qui ne parle pas seulement de « flèches » comme nous l’avons dit plus haut, mais également de « soldats qui tirent avec des armes à feu ». Tout le monde y a vu un message concernant Jean-Paul II. De fait, l’attentat du 13 mai 1981 a été interprété comme relevant de ce troisième secret. Mais vision d’éternité, les apparitions de la Vierge Marie au Portugal en 1917, pourraient bien avoir encore quelque continuation aujourd’hui. Et, pourquoi pas, concerner Benoît XVI « pape qui commence à poser un vrai problème », quoique l’avenir ne soit jamais immuablement écrit. L'interprétation en avait été faite par le cardinal Ratzinger lui-même. Nous ne retiendrons que les deux derniers articles qui prennent un relief saisissant après son voyage en l’Afrique : « Dans le chemin de croix de ce siècle, la figure du Pape a un rôle spécial. De même que de la mort du Christ, de son côté ouvert, est née l'Église, de même la mort des témoins est féconde pour la vie future de l'Église. Leur martyre s'accomplit en solidarité avec la Passion du Christ, il devient un tout avec elle. » Le martyre de Benoît XVI dans l’attentat permanent de nos temps modernes a bel et bien commencé, accomplissant celui de Jean-Paul II. Deux témoins exceptionnels pour une Église agressée et plus que jamais attaquée, pour un monde de plus en plus lourd à porter, le pape de la terre répétant dans son cœur après le pape du ciel, comme le Maître, "Amen", "Oui, me voici, que soit faite, ô Père, la volonté de ton amour"… [...] » 

 

 

>>> Article à lire dans son intégralité

« Adrien M. a 18 ans. Ses amis et lui sont révoltés par le lynchage médiatique de Benoît XVI, et par la lâcheté des prétendus ‘’catholiques’’ qui se croient fondés à faire la leçon au pape. Les jeunes chrétiens de la génération Benoît XVI voient dans les attaques contre l’Eglise un appel à servir la Vérité. […] « Assez de mensonges, assez d’acharnement, nous ne demandons qu’une seule chose : la Vérité » […] « Un sondage (Ifop pour le Journal du Dimanche) a affirmé que 43% des catholiques français s’opposaient à leur pape… Les sondeurs estiment que MM. Bayrou et Juppé font partie de cette catégorie... Laissez-moi rire,  quand on a l’arrogance de contester un message comme celui qui a été délivré en Afrique, on n’a rien compris ! Mon sondage à moi observe que 100% des vrais catholiques approuvent leur Saint-Père dans tout ce qu’il dit, respectent son infaillibilité et acquiescent chacune de ses paroles en toute circonstance moyennant une belle réflexion sur chacun de ses mots. Car quand on est un vrai catholique ou du moins qu’on s’efforce de l’être, on est comme un enfant qui obéit à sa mère et notre Mère en l’occurrence c’est l’Eglise représentée par notre pape » […] « Vive le pape, Vive la France ! »

 

 

>>> Article à lire dans son intégralité

« [...] Au lieu de hurler à tout va et de se précipiter dans l'abîme de la polémique, chacun devrait faire son examen de conscience ! Il n'y aurait pas eu de "Mgr Lefebvre et de Fraternité saint Pie X", de résistance et de contre-réforme, de schisme, si une folie révolutionnaire ne s'était emparée de l'Eglise latine pour tout dévaster "au nom du Concile" (que ses thuriféraires comme leurs opposants n'avaient pas lu !). Avec une protestantisation avancée des mentalités (prêtres et laïcs) et des églises : contre le Saint-Sacrifice à l'Autel, la table de la Cène et du partage; contre les messes "privées" la suppression des autels "latéraux" et des chapelles avec leur mobilier, avec les concélébrations imposées aux prêtres soucieux de célébrer encore la messe quotidienne; la destruction des tables de communion en imposant la communion debout et dans la main (contre laquelle se sont élevés les papes Paul VI, Jean-Paul II et Benoît XVI). La destruction (à Fareins mon ancienne paroisse) ou la mise à l'écart (dans les greniers des presbytères, comme à Tossiat) des statues des saints par les curés des années 70; etc. Sans parler du catéchisme remplacé par des "parcours" (dont on ne savait où ils menaient), des écoles qui avaient honte du nom de leurs saints patrons et du nom de catholique, de la sécularisation des prêtres en civil et tutoyés, de la cléricalisation des laïcs dits "engagés". Lesquels veillaient, tels des commissaires politiques, à ce que les maximes et les acquis de la révolution post-conciliaire soient suivis dans les paroisses qu'ils avaient investies au détriment des prêtres et des fidèles. Et c'est encore le cas aujourd'hui dans tant de diocèses qui sombrent corps et biens. Plus de vocations, plus de séminaires, disparition des communautés religieuses lancées dans cette aventure... On ne finirait pas de tout énumérer ! Alors, du calme ! Que chacun s'examine, se reconnaisse pécheur, demande pardon et répare la mal qu'il a fait. La grâce, alors, celle de la Foi révélée et du pardon triompheront du mal et du péché, sous la houlette du successeur de Pierre que le Seigneur nous a donné pour Le reconnaître, Le suivre et L'aimer ! ».

 

Extrait du Blog de M. l’abbé Laffargue

Dans un grand nombre de paroisses, les « assemblées dominicales » - on ne peut plus guère parler de « messe » au sens catholique du terme - se sont transformées en moments propices du « bien vivre ensemble » dans une « ambiance sympathique ». Une fois ces étapes hebdomadaires passées, les églises demeurent désertes. En bavardant avec les fidèles - de moins en moins nombreux et de plus en plus âgés - qui se rendent à ces « assemblées », on se rend compte que beaucoup vont à l’église le dimanche parce qu’ils se sont créés des habitudes reposant souvent sur le « ressenti », sur le « joli pour faire beau », sur des pratiques se voulant « conviviales » et des symboles qui ne symbolisent rien d’autre que ce que le célébrant demande d’y voir...

 

 

 

Tout cela n’a ni queue ni tête liturgiquement parlant car la vraie louange par la pratique régulière de la liturgie déterminée par l’Eglise fixe une ligne médiane qui ne tient pas compte du ressenti, du pathos, des joies ou des peines. Ou plutôt qui tient compte du ressenti, du pathos, des joies et des peines mais pour les dépasser et en faire autre chose que des motifs de célébration. Vatican II n’est pas la source du problème liturgique actuel. Car ceux qui se sont créé des « églises comme ça les arrange » et des « liturgies comme ça leur plaît » ont en commun... de n’avoir jamais tenu compte du Concile. En effet, ni les « traditionalistes » ni les « modernistes » n’ont cherché à comprendre et à appliquer Vatican II : les uns ont pensé que c’était un robinet trop ouvert, et les autres que c’était un robinet pas assez ouvert. Aujourd’hui, on se met à saluer le Pape comme on salue déjà l’évêque du coin et le curé qui va se poster au fond de l’église le dimanche à la fin de la messe ; on lui saute au cou, on lui fait la bise et on lui tape sur l’épaule. De tels comportements ne risquent-ils pas de donner une image du sacerdoce qui conduira à voir débarquer à la porte de nos séminaires des candidats à la prêtrise en mal de reconnaissance ou d’affection ? Si l’on fait perdre aux gens le sens de la liturgie et du sacerdoce, comment pourra-t-on arriver à leur faire comprendre de sens de l’Eglise ? Et comment pourra-t-on leur faire comprendre que la foi catholique ne se résume pas à une libre expression de sentiments résumés dans ce slogan : « On espère que le nouveau Pape mènera l’Eglise à être plus en phase avec ce que vivent les gens. » Parce que par confort les gens perdent le sens de l’Eglise (il y a un lien entre la crise de la liturgie et la crise de l’Eglise, rappelait le Cardinal Ratzinger), ils sont capables de faire et d’apprécier n’importe quoi lors des Eucharisties dominicales : « Le geste de paix est un beau moment de communion fraternelle », leur dit-on. Dans bien des paroisses c’est surtout un grand moment de pagaille par serrements de paluches et, éventuellement, de bisouilleries et de léchouilles... Quant aux « prières universelles », elles sont devenues un destockage de bons sentiments, tandis que la « procession des offrandes » est l’occasion de présenter les madames de la paroisses qui occupent (plus qu’elles ne s’occupent) les petits enfants en attendant l’invitation du prêtre à venir faire une ronde conviviale autour de l’autel.

 

En bonne logique, de mauvaises habitudes en mauvaises habitudes, les gens perdent le sens du sacré et n'ayant plus de repère, font n’importe quoi et vont jusqu’à communier n’importe comment jusqu’à transformer bien des messes de mariages et de funérailles en grands moments d’abjuration collective. Dans ce contexte d’anomie qui a fait perdre les repères, ceux qui sont aujourd’hui taxés de « traditionalisant » sont ceux qui souhaitent simplement se situer dans une ligne clairement tracée de la vie de l'Eglise par l’expression de sa liturgie. Ne serait-il pas temps que les fidèles retrouvent le vrai sens du sacré pour vivre un vrai face à face avec Dieu ? Aujourd'hui, toutes tendances confondues, c’est un réel manque.

 

Pro Liturgia

« Les loups chassent en meutes. Et c'est toujours lorsqu'ils voient une bête blessée qu'ils s'acharnent. Cet acharnement se fait souvent lorsque la nuit tombe et que la pauvre victime fatigue déjà. Il se fait en meutes aussi tant ils ont peur. Notre Pape Benoît XVI souffre actuellement. Après avoir été durement éprouvé par l'affaire Williamson et tout ce qui s'en est suivi, on l'attaque aujourd'hui pour cette affaire d'avortement d'une fille de 9 ans et demain, ça sera sur une autre. La technique classique de l'acharnement des loups. Derrière tous ces événements, il faut rechercher maintenant, je pense, ceux qui ont été les déclencheurs de tout. Ils ont travaillé dans l'ombre et aujourd'hui, ils se sont retirés faisant croire par là, qu'ils n'ont jamais existé. Le simple fait de se rendre compte qu'ils font en sorte de ne jamais avoir existé doit nous alerter : c'est la marque même du diable. Ainsi, en les recherchant, vous trouverez le diable et peut être même que l'on pourra apercevoir ses yeux. Ne vous trompez pas, il est là qu'il rôde, il a comme toujours eu comme objectif de réduire en cendres l'Eglise. Ainsi, il fait feu de tout bois pour combattre par tous les moyens l'Eglise catholique donc le Pape. Là encore, c'est conforme aux évangiles. Reprenons. Dans l'affaire Williamson, d'où est venu le coup initial ? L'interview a été faite par la télévision suédoise 3 mois avant les faits. Ainsi donc, lorsque l'information comme quoi le Pape lèverait les excommunications des évêques de la FSSPX, il existe un fin limier quelque part dans un journal allemand comme le Spiegel, qui a passé ses nuits à rechercher toutes preuves compromettantes d'un des évêques. Nous ne connaissons pas son nom, mais le diable le connaît. Cette personne s'est dépêchée de donner cette bonne feuille à des personnes capables de propager la nouvelle et puis, il s'en est allé. Il avait certainement les yeux du diable à ce moment. Dans l'affaire de cette pauvre petite fille de 9 ans, le déclencheur semble beaucoup facile à trouver. Cependant, il y a d'abord le violeur. Comment est-ce possible de violer une petite fille de 9 ans ? Pourtant, vous remarquerez que personne ne s'intéresse au violeur dans la presse, il a déjà disparu. Au Moyen-Age, on l'aurait accroché à un crochet de boucher et on l'aurait coupé membre par membre. De nos jours, il est tranquille, certainement est-il dans une de ces prisons de luxe pour violeurs que l'on nomme hôpital psychiatrique. Avait-il les yeux du diable aussi à ce moment-là ? Certainement. Benoît XVI a écrit une longue lettre aux évêques expliquant sa souffrance et ses craintes. Cette lettre est encore prophétique. Il faut craindre en effet que ses craintes se réalisent. La scission de l'Eglise est probable. Il y aura d'un côté ceux qui refuseront de souffrir face à la vindicte médiatique et ceux qui resteront courageux et fidèles, face à la tempête, à la foi catholique enseignée depuis 2000 ans ».

 

Source

A son retour à Rome, par une belle après-midi ensoleillée, le Pape aurait confié à une journaliste : "Il fait beau aujourd'hui !".
Ces propos ont aussitôt soulevé dans le monde entier une immense émotion et alimentent une polémique qui ne cesse de grandir.
Quelques réactions :



 

Le maire de Bordeaux : "Alors même que le pape prononçait ces paroles, il pleuvait à verse sur Bordeaux ! Cette contre-vérité, proche du négationnisme, montre que le pape vit dans un état d'autisme total. Cela ruine définitivement, s'il en était encore besoin, le dogme de l'infaillibilité pontificale !"



 

Le Grand Rabbin de France : 'Comment peut-on encore prétendre qu'il fait beau après la Shoah ?'



 

Le titulaire de la chaire d'astronomie au Collège de France :"En affirmant sans nuances et sans preuves objectives indiscutables qu'il fait beau aujourd'hui, le pape témoigne du mépris bien connu de l'Église pour la Science qui combat ses dogmes depuis toujours. Quoi de plus subjectif et de plus relatif que cette notion de "beau" ? Sur quelles expérimentations indiscutables s'appuie-t-elle ? Les météorologues et les spécialistes de la question n'ont pas réussi à se mettre d'accord à ce sujet lors du dernier Colloque International de Caracas. Et Benoît XVI, ex cathedra, voudrait trancher, avec quelle arrogance ! Verra-t-on bientôt s'allumer des bûchers pour tous ceux qui n'admettent pas sans réserve ce nouveau décret ?



 

L'Association des Victimes du Réchauffement Planétaire : "Comment ne pas voir dans cette déclaration provocatrice une insulte pour toutes les victimes passées, présentes et à venir, des caprices du climat, inondations, tsunamis, sécheresse ? Cet acquiescement au "temps qu'il fait" montre clairement la complicité de l'Église avec ces phénomènes destructeurs de l'humanité, il ne peut qu'encourager ceux qui participent au réchauffement de la planète, puisqu'ils pourront désormais se prévaloir de la caution du Vatican.



 

L'association féministe Les Louves : "Pourquoi "il" fait beau et pas "elle" ? Le pape, une fois de plus s'en prend à la légitime cause des femmes et montre son attachement aux principes les plus rétrogrades. En 2009, il en est encore là, c'est affligeant !"


 

La Ligue des Droits de l'Homme : "Ce type de déclaration ne peut que blesser profondément toutes les personnes qui portent sur la réalité un regard différent de celui du pape. Nous pensons en particuliers aux personnes hospitalisées, emprisonnées, dont l'horizon se limite à quatre murs ; et aussi à toutes les victimes de maladies rares qui ne peuvent percevoir par leurs sens l'état de la situation atmosphérique. Il y a là, sans conteste, une volonté de discrimination entre le "beau", tel qu'il devrait être perçu par tous, et ceux qui ressentent les choses autrement. Nous allons sans plus tarder attaquer le pape en justice.

 

A Rome, certains membres de la Curie ont bien tenté d'atténuer les propos du pape, prétextant son grand âge et le fait qu'il ait pu être mal compris, mais sans succès jusqu'à présent.

 

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