Nous aurons tout spécialement besoin de la grâce de Dieu à l'heure de notre mort. En effet, personne n'est assuré de demeurer dans la grâce de la foi au cours de cette périlleuse traversée que constitue la mort humaine. L'Eglise a toujours demandé que l'on prie spécialement pour les mourants, pour leur obtenir « la persévérance finale » comme une grâce spéciale (cf : Concile de Trente, Chapitre XIII). Elle a toujours eut recours à l'intercession des saints anges, de Saint Joseph patron de la bonne mort, et surtout aux suffrages de la Vierge Marie pour préserver ses enfants des assauts que le démon ne manque pas de leur faire subir en leurs derniers instants.

  

 

http://img.over-blog.com/300x234/0/21/41/34/2010/viergemarieheuredelamort.jpgIl semble que le sens de la prière pour les mourants se soit un peu estompé de nos jours dans le peuple chrétien. Il est dommage que dans notre société matérialiste la mort ne soit plus considérée comme un événement liturgique mais simplement comme une affaire clinique, confiée à quelques spécialistes, et cachée au plus grand nombre. On ne veille plus le défunt. On s'empresse d'assurer qu'il est au Paradis pour se dispenser d'avoir à prier. On peut dire que notre société a complètement oublié ce qu'une sagesse séculaire et universelle véhiculait : l'ars moriendi. [L'art de mourir]. Heureusement demeure cette invocation de l'Ave Maria « et à l'heure de notre mort ». Au pied de la croix se tenait Marie, Notre-Dame de Compassion. C'est pourquoi nous avons l'espoir qu'elle nous assiste à l'heure de notre mort, comme elle le fit pour son Fils Jésus « l'aîné d'une multitude de frères » (Rm 8,29). La Passion du Fils de Dieu au Calvaire n'est-elle pas ce que Jésus dans l'évangile de Jean appelle précisément : l'heure, l'heure de sa mort, son heure ? L'heure de la Passion de Jésus est aussi l'heure de la compassion de la Vierge. Aussi prions pour notre heure à nous, afin qu'elle soit aussi l'heure de Marie, consolatrice des affligés ! L'expérience commune montre que beaucoup d'agonisants en appellent spontanément à leur mère. Le cri « maman » jaillit de toutes les lèvres souffrantes et angoissées. Le besoin d'une tendresse maternelle en ces moments déchirants est profondément ancré dans la nature humaine. L'invocation de Marie à l'heure de la mort apparaît ainsi comme l'une des manifestations les plus émouvantes de la piété chrétienne. Dans sa grande sagesse l'Eglise, experte en humanité, offre à ses fidèles des mots d'une grande confiance pour l'heure décisive. Mais ce n'est pas comme une régression nostalgique vers un âge infantile que nous prions la Vierge. C'est au contraire comme une projection vers un avenir où nous savons que notre Mère nous précède et nous attend. Si nous prions Marie à l'heure de notre mort c'est aussi parce qu'elle seule, depuis le jour de son Assomption, a rejoint dans la gloire du ciel, avec son corps et son âme, son Fils Jésus. De sorte qu'elle est à-même de nous accueillir comme une « bonne maîtresse de maison », dans le Paradis. Elle a accompli pleinement le cours d'une destinée humaine. Elle nous précède, elle nous attend, elle nous accueillera, nous l'espérons. C'est pourquoi la liturgie de l'Église l'appelle « Porte du ciel toujours ouverte » et nous supplie de regarder l'étoile pour atteindre le port de toute félicité.

 

Extrait d'un livre du Père Guillaume de Menthière, Je vous salue Marie, Paris 2000

 

28-9-.jpgDans une homélie improvisée aux membres de la Commission Biblique Pontificale, le pape a rappelé que « l'obéissance à Dieu » avait « le primat ». « Il faut obéir à Dieu plutôt qu'aux hommes », a-t-il estimé, car cela « donne la liberté ». Pour les chrétiens, obéir à Dieu plutôt qu'aux hommes suppose de connaître vraiment Dieu et de vouloir vraiment lui obéir, a-t-il aussi rappelé. La liberté, l'autonomie de l'homme telle qu'on la conçoit à l'âge moderne « est un mensonge ». C'est « un mensonge ontologique parce que l'homme n'existe pas de lui-même et pour soi-même ; c'est un mensonge politique et pratique, parce que la collaboration et le partage des libertés est nécessaire et si Dieu n'existe pas, si Dieu n'est pas une instance accessible à l'homme, il ne reste comme instance suprême que le consensus de la majorité ». Finalement, ce « consensus de la majorité » auquel il faut obéir peut aussi être « le consensus du mal - l'histoire des derniers siècles nous l'a appris », a mis en garde Benoît XVI. « Les dictatures ont toujours été contre cette obéissance à Dieu ». Citant les dictatures nazie et marxiste, il a rappelé qu'elles n'avaient pas pu « accepter un Dieu au-dessus du pouvoir idéologique ». Aujourd'hui, grâce à Dieu, nous ne vivons pas en dictature, mais il existe des formes subtiles de dictature. « Un conformisme qui rend obligatoire de penser comme tout le monde, d'agir comme tout le monde. Et une agression subtile et moins subtile contre l'Eglise démontrent que ce conformisme peut réellement être une vraie dictature ».

 

Dans son homélie, Benoît XVI a aussi rappelé l'importance de reconnaître notre péché et le besoin de renouvellement, de changement, d'une transformation de notre être. « Je dois dire que nous, chrétiens, même ces derniers temps, nous avons souvent évité le mot pénitence, qui nous semblait trop dur. Maintenant sous les attaques du monde qui nous parle de nos péchés, nous voyons que pouvoir faire pénitence est une grâce et nous voyons la nécessité de faire pénitence, de reconnaître les erreurs dans notre vie », a-t-il affirmé. Le pape a invité à « s'ouvrir au pardon », à « se laisser transformer ». « La douleur de la pénitence, c'est-à-dire de la purification et de la transformation, cette douleur est une grâce, parce qu'elle est un renouvellement, une œuvre de la Miséricorde divine », a-t-il enfin estimé.

 

Zenit

bagnard« Ses livres étaient déjà dans les cartons ; les valises presque bouclées, il s’apprêtait à rejoindre le pays et les lieux où il avait œuvré avant d’être appelé par Jean-Paul II à la Congrégation pour la Doctrine de la Foi en 1981. Il allait pouvoir retourner avec joie aux études. Et l’impensable s’est produit ! Il était chois par ses pairs pour succéder à son grand ami Jean-Paul II, sur le Siège de Pierre. (…) Au balcon où il se présenta, juste après l’élection, il prononça deux phrases seulement : « Les cardinaux m’ont élu, moi simple et humble travailleur dans la vigne du Seigneur. Ce qui me console, c’est que le Seigneur sait travailler et agir avec des instruments insuffisants » (19 avril 2005, jour de son élection). Le 24 avril, quelques jours après, il ajoutait : « Priez pour moi, pour que j’apprenne toujours à aimer le Seigneur. Priez pour moi afin que je ne me dérobe pas par peur devant les loups ». Les loups n’allaient pas tarder à donner de la voix. (…) La lecture d’un passage du Livre de la Sagesse est instructive : « Traquons le juste, attirons-le dans un piège puisqu’il nous contrarie, il s’oppose à notre conduite. Il nous reproche de désobéir à la Loi de Dieu... Il est un démenti pour nos idées. Sa simple présence nous pèse car son genre de vie s’oppose à celui des autres, sa conduite est étrange » (Sg 2, 10-13). Il s’agit en effet de traquer les moindres paroles du Pape, de surprendre le moindre de ses gestes ; et à la faveur d’une virgule ou d’un accent, de reconstruire son discours. (...) D’où vient cette ardeur missionnaire ? De la crainte éprouvée de son audience qui risquerait de contrecarrer celle des autres ! On mesure, en effet, l’impact d’un homme à la puissance des forces qu’il déclenche contre lui. On ne cherche pas à réduire au silence celui qui n’a rien à dire ; au contraire, on le laisse occuper l’écran, ce qui permet aux gens de l’ombre d’agir tranquillement pour mieux façonner à leur convenance les esprits assoupis ! Et surtout, à travers la personne du Pape, on atteint toute l’Eglise. On discrédite à la fois les évêques, les prêtres, les diacres, les religieux et tous les catholiques. L’invitation implicite leur est faite de quitter ces "mauvais lieux", d’aller renforcer les rangs de tous les honnêtes hommes... le rang des hommes pleinement intègres ! Les prêtres catholiques sont particulièrement visés, car on les soupçonne d’être très malheureux dans la vie qu’ils ont choisie, d’ailleurs, choisie sans bien savoir. S’ils étaient mariés, comme ils seraient heureux, dynamiques et équilibrés, surtout en ces temps où le mariage est en passe d’être une formalité sans contenu ! En devenant Monsieur Tout-le-monde, ils deviendraient beaucoup plus proches du monde ! Dans cette humanité qui s’organise sans Dieu, voilà ce que, justement, viennent contredire les propos de ce Pape qui disait naguère : "Celui qui ne donne pas Dieu donne toujours trop peu !" Ou encore : « Le monde veut voir chez les chrétiens ce qu’il ne voit nulle part ailleurs ».

 

+ Père Guy Bagnard, Evêque de Belley-Ars

Dès que notre Pape Benoît XVI parle pour rappeler - ce qui est son rôle - que la foi catholique ne se fabrique pas à la façon d'un hamburger dans lequel chacun met un peu ce qu'il aime aux doses qu'il veut, les intégristes poussent des hurlements. Les intégristes : c'est-à-dire les responsables de "Golias", Hans Küng et, bien sûr, quelques évêques français déjà à la retraite ou en passe de l'être. Car ce sont eux les intégristes, les vrais, les purs, les durs : ce sont eux qui refusent obstinément d'appliquer un Concile - Vatican II - qu'ils n'ont jamais lu ou, s'ils leur est arrivé de le lire, qu'ils n'ont jamais pris de temps d'étudier pour le comprendre. Ces intégristes là tiennent depuis le milieu du siècle dernier exactement le même discours qui fut dépassé dès le début. Finalement, à leur façon, les Küng, Terras, Noyer, Rouet, Gaillot, Tincq... sont un peu des révisionnistes : ils nient que c'est en grande partie leurs conceptions de l'Eglise qui furent à l'origine d'une théologie fausse et qui, après avoir été instillée dans la mentalité des fidèles, à provoqué la crise de la foi catholique qu'on constate actuellement.

 

Pro Liturgia

En effet, « (…) une bataille qui est de plus en plus grotesque, parce que l’on y voit les hérauts du nihilisme, surtout ceux de la gauche, mener une sainte croisade contre les prêtres pédophiles... [on ne les entendra jamais s'attaquer avec autant de hargne sur les 64%*** de criminels sexuels qui sévissent dans les familles ou bien encore sur les 10%*** qui sévissent au sein de l’école. Non, les médias préfèrent s’attaquer comme de sales hypocrites sur les 0,03%*** dans le clergé catholique pour pouvoir flinguer leur cible préférée : Benoît XVI]. ... mais en réalité, il ne s’agit pas de se débarrasser de ces derniers – ce qui serait tout à fait juste – mais bien [d'un prétexte pour] se débarrasser, tout court, du christianisme, et peut-être, de façon relativiste, de l'idée même de bien et de mal.
L'Europe qui apostasie chaque jour, doit le faire en se trouvant de nobles justifications, en se donnant le ton qu'il faut. L'Europe qui massacre ses enfants dans l'utérus maternel par millions ; qui détruit les enfants déjà nés en combattant chaque jour contre la famille (en trente ans les divorces ont quintuplé dans ma région) ; l'Europe qui expérimente sur les embryons, qui vend dans le commerce ovules et spermatozoïdes, qui tente de cloner l'homme en massacrant des centaines d'êtres humains à l'état initial, qui féconde des femmes célibataires et des couples homosexuels, alors qu’elle refuse aux enfants qui naîtront un père ou une mère… L'Europe et l'Occident, qui permettent à des mamans-grand’mères de donner naissance à des enfants déjà orphelins par des fécondations post-mortem, qui congèlent des embryons dans de l’azote liquide et qui souillent la vie de millions de garçons et de filles par le sexe précoce et la pornographie ; l'Occident sans-enfants, qui prêche la croissance zéro pour ne pas polluer ; qui aide les pays pauvres avec les préservatifs et l'avortement ; qui voit croître chaque jours le recours à la stérilisation (...) ; l'Europe qui ouvre l'euthanasie [et même l’eugénisme] pour des enfants malades et qui anesthésie le cerveau de ses enfants par la Télé, le temps plein, la réalité virtuelle, les divers engagements extrafamiliaux et mille autres subterfuges afin de ne pas en être ennuyée.

 

Et bien cette Europe ennemie des enfants, enfant-phobique, handi-phobique, famille-phobique, feint de se battre pour la défense des plus petits, parce que cette bataille peut servir à souiller l'Église dans son ensemble, comme institution, comme histoire, comme tout. Elle prétend le faire, et avec grand fracas, mais pour ensuite se taire sur les millions d'européens (dont environ cent mille italiens) qui pratiquent le tourisme sexuel au préjudice d'enfants asiatiques, latins ou africains ; sur les quarante-et-un mille cas de violences sur les mineurs enregistrés tous les ans en Italie, selon une recherche présentée à l'Iulm de Milan en 2007 ; sur le boom de pédopornographie qui envahit internet chaque jour davantage, sans rencontrer pratiquement aucun obstacle (…) ». (Extrait d'un texte paru le 25 mars 2010 dans Il Foglio de Francesco Agnoli et traduit en français sur le Blog Hermas).

 

*** Données statistiques officielles d'un Rapport Américain

concernant les crimes sexuels pour l’année 2008

Radio Vatican a mis en garde mardi contre le risque que « la campagne médiatique de haine anti-catholique puisse dégénérer ». La radio rappelle que des graffitis anti-catholiques ont été tracés sur les murs d'une église en Italie, que l'évêque de Munster (Allemagne), Mgr Felix Genn, a été agressé lors de la messe de Pâques et que des groupes de manifestants ou des individus ont cherché à perturber les célébrations de Pâques par des insultes ou autres en divers endroits en Europe. La radio précise que « déjà, dans la Rome antique, les chrétiens étaient accusés de crimes horribles, d'infanticide et de cannibalisme, c'est ainsi qu'était comprise l'Eucharistie, et de rapports incestueux, comme était considérée l'étreinte de paix rituelle entre frères et sœurs ». « Et les foules, remontées par les calomnies des puissants, lynchaient les chrétiens ».

 

« S’ils m’ont persécuté, vous aussi, ils vous persécuteront » (Jean 15, 20) 


Par ailleurs, dans une interview accordée à l’Osservatore Romano, le doyen du Sacré Collège, le Cardinal Angelo Sodano explique que Benoît XVI est devenu la cible d’attaques injustes parce qu’il incarne des vérités morales qui ne sont plus acceptées. Cette campagne a pour origine des conceptions de la famille et de la vie contraires à l’Evangile. Elle s’inscrit donc dans un combat culturel. Comme cela avait été le cas lors des batailles du modernisme contre Saint Pie X, puis l’offensive contre Pie XII pour son attitude – pourtant héroïque – pendant la seconde guerre mondiale, et enfin contre Paul VI pour l’Encyclique infaillible Humanae vitae condamnant l'infamie de la contraception. Aujourd’hui, les manquements et les erreurs des prêtres (pourtant ultra-minoritaires statistiquement) sont "utilisés" par les médias comme des armes contre l’Eglise. On transforme les fautes individuelles en responsabilités collectives.

Le Vatican et plusieurs prélats de l'Eglise catholique ont condamné aujourd'hui les accusations visant le pape en dénonçant une "campagne grossière", une "machination". Le journal officiel du Vatican, l'Osservatore Romano, dans son édition datée de dimanche fustige "les attaques calomnieuses et la campagne de diffamation construite autour du drame des abus commis par des prêtres". Sous le titre "une propagande grossière contre le pape et les catholiques", il fait état de "messages de solidarité à Benoît XVI arrivant du monde entier""de nombreux évêques expriment leur proximité du pape pour son action résolue en faveur de la vérité et pour les mesures prises pour éviter une répétition de ces crimes". L'Osservatore cite en particulier le cardinal André Vingt-Trois, archevêque de Paris qui lors de la messe du Jeudi Saint a dénoncé "une offensive visant à déstabiliser le pape et à travers lui l'Eglise". Il a particulièrement fustigé les "médias audiovisuels qui célèbrent Pâques à leur manière en concentrant pendant la Semaine Sainte leurs critiques contre l'Eglise et la foi chrétienne". Le journal du Vatican cite aussi le théologien et poète Mgr Bruno Forte, archevêque de Chieti (Italie) qui stigmatise "une montée de la christianophobie", "des préjugés" et des "attaques injustifiées" contre l'Eglise qui se retrouve "instrumentalisée même quand elle affronte courageusement des questions comme les abus" pédophiles.
Sur Radio Vatican, le cardinal Severino Poletto archevêque de Turin où sera exposé à partir du 10 avril le Saint Suaire, s'est indigné samedi que "l'on puisse tenter d'atteindre la très grande figure intouchable (...) de Benoît XVI qui a toujours été clair et intransigeant sur ces sujets".
"Je ne voudrais pas qu'il existe une machination contre l'Eglise. Le démon est toujours à l'oeuvre", a-t-il dit.

Les médias du Vatican ont cité de nombreuses autres déclarations similaires venant par exemple du chef de l'épiscopat espagnol, du cardinal-archevêque d'Edimbourg en Ecosse, des archevêques de Mexico et Lima. (NDLR : près de 96% des crimes pédophiles sont commis au sein de la famille. Le jour où les médias s’attaqueront avec autant de hargne sur ce tabou au lieu de lyncher avec arrogance l’Eglise et le Pape à cause de quelques brebis galeuses, on pourra éventuellement croire à un "non-complot", pas avant. Que ces hypocrites soixante-huitards polluant aujourd'hui les médias et la politique puissent méditer ce passage biblique avant de lancer - comme des pharisiens - la première pierre à la Sainte Eglise Immaculée : "Pourquoi vois-tu la paille qui est dans l'oeil de ton frère et n'aperçois-tu pas la poutre qui est dans ton oeil ?" (Luc VI, 41)). 

 

En ce début du Temps Pascal, main dans la main avec notre Reine du Ciel, continuons à offrir avec ardeur nos prières et nos souffrances pour notre Saint-Père mais aussi pour notre Sainte Eglise, notre Mère à tous à qui nous devons la vie ! Soyons fiers d'appartenir à cette Epouse Immaculée, Reine incarnée de la Vérité, et avec force, n'ayons pas peur de relever la tête malgré l'acharnement anti-catholique des médias. Il y a une véritable persécution morale des catholiques en Occident, le mot n'est pas trop fort. « Chrétien, prends conscience de ta dignité. Rappelle-toi toujours de quel Corps tu es membre ! » (Saint Léon le Grand). « Pour un apôtre, le témoignage rendu à la Vérité est essentiel. Et cela exige toujours la forceLa plus grande faiblesse de l’apôtre est la peur. C’est le manque de foi dans la puissance du Maître qui réveille la peur ; cette dernière oppresse le cœur et serre la gorge. L’apôtre cesse alors de professer. Reste-t-il apôtre ? Les disciples, qui abandonnèrent le Maître, augmentèrent le courage des bourreaux. Celui qui se tait face aux ennemis d’une cause enhardit ces derniers. La peur de l’apôtre est le premier allié des ennemis de la cause. « Par la peur contraindre à se taire ». La terreur utilisée par toute dictature est calculée sur la peur des apôtres. Le Christ ne s’est pas laissé terroriser par les hommes. Sorti dans la foule, il dit avec courage : « c’est moi » (cf : Son Eminence le Cardinal Stefan Wyszynski, Primat de Pologne).

 


 

Liens : Pourquoi le Pape souffre ?, par le Père Bernard Domini (FMND) + Le sens de la souffrance du Pape, par le Père Bernard Domini (FMND) + Mgr Rey défend le Pape (Homélie de la Messe Chrismale 2010) + Les "pharisiens" des temps modernes, par Mgr Marc Aillet + Une tentative ignoble d'atteindre Benoît XVI (Osservatore Romano) + Liquider la génération Mai 68 + Faire le ménage dans notre Eglise (Cardinal Walter Kasper) + Les pharisiens médiatiques cloués au pilori + "Dans le monde, vous aurez à souffrir, mais gardez courage, j'ai vaincu le monde !" + Tempête sur l'Eglise et Semaine SainteLa controverse actuelle est liée à une guerre culturelle en Occident + La campagne de haine anti-catholique pourrait dégénérer + "Attirons-le dans un piège", par Mgr Guy BagnardFace aux attaques, l'arme principale est la prière + Crucifiez-la ! +  Benoît XVI face à la société pédophileLynchage médiatique de l'Eglise : "Une bataille qui est de plus en plus grotesque"Soutien à Benoît XVI

Le Cardinal Angelo Sodano, doyen du collège cardinalice et ancien secrétaire d'Etat, a exprimé au pape la solidarité de l'Eglise, au coeur des attaques médiatiques. « Nous nous serrons autour de vous », a affirmé le cardinal, dans une allocution adressée à Benoît XVI au début de la messe du dimanche de Pâques présidée par le pape sur le parvis de la basilique Saint-Pierre. « Nous vous sommes profondément reconnaissants pour la force d'âme et le courage apostolique avec lequel vous annoncez l'Evangile du Christ », a-t-il déclaré. « Le peuple de Dieu qui ne se laisse pas impressionner par les bavardages du moment, par les épreuves qui viennent parfois frapper la communauté des croyants, est avec vous », a-t-il ajouté. « Les cardinaux, vos collaborateurs à la curie romaine, sont avec vous. Vos confrères évêques dispersés à travers le monde, qui guident les trois mille circonscriptions ecclésiastiques du monde, sont avec vous. Les 400.000 prêtres qui servent généreusement le peuple de Dieu dans les paroisses, les oratoires, les écoles, les hôpitaux et les nombreux autres endroits, dans les missions, les régions les plus reculées du monde, sont particulièrement avec vous ces jours-ci », a-t-il poursuivi. Le cardinal Sodano a souligné que durant la messe chrismale, jeudi matin, le pape a rappelé que Pierre décrivait ainsi l'attitude du Christ durant sa Passion : « Couvert d'insultes, il n'insultait pas ; accablé de souffrances, il ne menaçait pas, mais il confiait sa cause à Celui qui juge avec justice » (1 P 2, 23ss). En cette solennité de Pâques, a conclu le cardinal Sodano, nous prierons pour vous, afin que le Seigneur, Bon Pasteur, continue de vous soutenir dans votre mission au service de l'Eglise et du monde ».

… par le Cardinal André Vingt-Trois :

 

  

 

Les pharisiens médiatiques sont revenus ce dimanche matin sur l’histoire abominable du père Murphy aux Etats-Unis. Toujours très habiles pour utiliser une histoire unique en son genre sur plus de 400.000 prêtres fidèles au Christ – ceci dans le seul but de jeter l’opprobre sur l’Eglise universelle et de salir notre très Saint-Père (et des millions de catholiques avec !) – le Cardinal André Vingt-Trois leur a posé une question bien embarrassante. Tellement embarrassante que Jean-Pierre Elkabbach a contourné tout de suite le sujet après quelques "blancs". On aura remarqué au passage que nous n’avons pas eu la réponse de ces "journalistes" (qui savaient parfaitement l'histoire vraie). Normal : dire à la radio que les tribunaux ecclésiastiques de l'époque étaient beaucoup plus sévères que les tribunaux civils n'est pas très "politiquement correct" pour la bien-pensance médiatique. Au lieu de s'attaquer sur les tribunaux civils américains  les vrais coupables  qui ont laissé dehors un criminel, ces pharisiens médiatiques préfèrent s'attaquer sur la justice ecclésiastique – pourtant beaucoup plus sévère que la justice civile – pour trouver leur cible préférée : Benoît XVI. Par cet exemple bien concret, l’honnêteté intellectuelle des journalistes est une fois de plus mise à l’index. Décryptage de l’affaire : « Vers 1975, le Père Murphy a été accusé d'abus particulièrement graves et méprisables dans un pensionnat pour des mineurs sourds. Le cas a été signalé sans délai aux autorités civiles, qui n'ont pas trouvé de preuves suffisantes pour poursuivre Don Murphy. L'Eglise, en l'occurrence plus sévère que l'Etat, continua pourtant avec persistance à enquêter sur Don Murphy et puisqu'elle soupçonnait qu'il était coupable, à limiter de différentes façons l'exercice de son ministère, bien que les accusations portées contre lui avaient été abandonnées par la magistrature ».

Le pape et l'Eglise catholique sont attaqués "par de puissantes forces" qui veulent en "nier l'existence" et "détruire leur crédibilité", a estimé l'écrivain catholique américain George Weigel, biographe de Jean Paul II, dans un entretien au journal italien La Stampa. "La controverse actuelle est liée à la guerre culturelle (en cours) en Occident", a estimé cet intellectuel, membre du "Centre de politique et d'éthique". "L'Eglise est le dernier défenseur institutionnel de l'idée qu'il y a des vérités morales pour le monde et les hommes". Mais les "forces" qui lui sont hostiles "voient dans les manquements de certains fils et filles de l'Eglise et dans les erreurs commises par certaines autorités l'occasion de détruire les enseignements de l'Eglise", a estimé M. Weigel. Pour lui, on ne "peut pas parler de complot coordonné mais d'intérêts convergents contre l'Eglise". Il a cité entre autres "les hommes politiques et commentateurs qui veulent détruire la crédibilité de l'Eglise", les avocats "sans scrupules qui tentent de mettre les ressources de l'Eglise à la portée des tribunaux". M. Weigel a également critiqué "les laïcs anti-catholiques qui se saisissent de toute occasion pour frapper l'Eglise et les catholiques qui cherchent à faire des révolutions jamais réalisées : la fin du célibat, l'ordination des femmes et la réduction de l'autorité des évêques". 

 

Avertissement du Cardinal Siri à propos

du vêtement masculin porté par les femmes

 

(Extraits d’une Instruction de S.E. le Cardinal Joseph Siri

publiée dans la revue de son diocèse, le 12 juin 1960)

 

 

 

« Cette année, les prémices d’un printemps qui se fait attendre nous offrent le spectacle de plus en plus fréquent de jeunes filles, de femmes, de mères de famille même, vêtues d’un habit masculin : le pantalon. […] La généralisation de cette pratique impose une sérieuse réflexion, et Nous prions les destinataires du présent Avertissement, parce qu’ils doivent être conscients de leur responsabilité devant Dieu, de bien vouloir prêter à ce problème l’attention nécessaire.

 

 

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viergemariefleurs1. L’aspect moral de cet usage ne peut que Nous inquiéter ; aussi Notre premier souci est-il de porter un jugement moral équitable sur le port de vêtements masculins par les femmes. Deux choses sont nécessaires à la modestie d’un vêtement : qu’il couvre le corps et qu’il en dissimule les formes. Un pantalon couvre le corps de façon moins insuffisante que la plupart des jupes de notre époque : c’est un fait certain, mais qui ne suffit pas à l’innocenter. Car, par nature, le pantalon moule le corps bien plus que ne le fait une jupe. C’est en tous cas ce qui arrive le plus souvent, même si nombre de vêtements féminins actuels serrent le corps autant ou davantage que certains pantalons […].

 

 

2. […] …c’est une autre aspect du port du pantalon par les femmes qui nous semble le plus grave. En voici trois éléments, que nous exposerons avec soin. L’habit masculin employé par une femme : a) modifie la mentalité des femmes ; b) tend à vicier les rapports entre l’homme et la femme ; c) détruit facilement la dignité d’une mère face à ses enfants.

 

  1. - Il altère la mentalité féminine. Le désir d’imiter l’homme, voire de rivaliser avec lui, parce qu’on le considère comme plus fort, comme plus décontracté, plus indépendant : voilà la raison qui pousse une femme à s’habiller comme lui, cherchant dans la tenue extérieure un point d’appui pour se persuader qu’elle est « comme un homme ». Même si ce motif n’est pas conscient, ce qui est inéluctable c’est qu’en retour, parce que la tenue vestimentaire a une très forte influence sur le comportement et sur l’état d’esprit, le changement du vêtement modifiera gestes et attitudes, la mentalité intérieure s’alignera sur la tenue extérieure ; il en est ainsi depuis les origines. Cela peut conduire au fait que le port d’un vêtement masculin sera chez une femme une sorte de refus de sa féminité, qu’elle en vient à considérer comme une infériorité – alors qu’il n’y a que diversité.
  2. - Il tend à vicier les rapports entre hommes et femmes. En effet, le rapport spontané dominant entre les deux sexes, quand chacun arrive à maturité, est l’attrait mutuel. Le fondement premier de cet attrait est la diversité, condition nécessaire de la complémentarité. Si cette diversité devient moins visible à cause de la disparition de son signe extérieur, et qu’ainsi le climat spirituel n’est plus sain, ce rapport est profondément bouleversé. Mais c’est bien davantage qu’il faut dire encore : cette attirance est naturellement précédée par la pudeur. Lorsque naît l’instinct poussant à des actes qui échappent à la raison, cette pudeur préexistante est un rempart qui réprime, qui impose le respect et qui tend à élever les relations vers le plan supérieur de l’estime mutuelle et de la crainte salutaire. Si la diversité des vêtements n’est plus là pour alerter et maintenir les défenses naturelles, la pudeur ne peut se soutenir et ce rempart même s’effondre. […] Lorsque la femme est assimilée à l’homme, ses défenses sont réduites et sa faiblesse s’accroît.
  3. - Une tenue masculine porte atteinte à la dignité d’une mère aux yeux de ses enfants. Tous les enfants possèdent instinctivement le sens de la dignité et de l’honneur de leur mère. C’est un point sur lequel ils sont très sensibles ; il revêt la plus grande importance pour la formation de leur âme et pour l’orientation de leur vie, et cela bien avant qu’ils n’atteignent l’adolescence. Si ce sens est déçu ou scandalisé, si la mère ne répond pas à l’image très haut placée et très exigeante que l’enfant s’en fait, ses réactions seront profondes et durables, parfois terribles. Même si parvenu à l’âge adulte on a oublié cela, le pli reste ; cette première crise peut être décisive – et de façon néfaste. […]

 

 

3. La modification de la mentalité féminine provoque un dommage fondamental – et à la longue irréparable – au préjudice de la famille, de la fidélité conjugale, de la sensibilité affective et de la société humaine. S’il faut concéder que les effets d’une tenue inconvenante ne se manifestent pas tous à brève échéance, il faut ne pas oublier l’action lente et sournoise qui affaiblit, qui détruit et qui corrompt petit à petit. […]

 

 

4. La conséquence logique de ce que Nous venons d’exposer est que quiconque a charge d’âmes doit avoir l’esprit vraiment alarmé, avec une vigilance rigoureuse et suivie d’effet. […] L’homme peut aller et venir, parce que Dieu a laissé une grand latitude à sa liberté ; mais les caractères essentiels de sa nature et ceux, non moins essentiels, de la loi éternelle, n’ont jamais changé, ne changent pas et ne changeront jamais. Il existe des limites qu’on peut se croire autorisé à franchir, mais on y trouvera la mort ; il existe des limites que le verbiage philosophique peut railler ou mépriser, mais qui se dresseront comme un mur inviolable bâti de faits concrets et de loi naturelle, contre lequel les violateurs de ces limites se briseront. Et l’histoire nous apprend clairement, à la terrible lumière de l’expérience des peuples, que la transgression de la loi naturelle entraîne nécessairement, tôt ou tard, une suite de catastrophes. Le résultat des violations de la loi naturelle n’est pas un nouvel équilibre humain, mais bien le désordre, l’instabilité si nocive, l’effrayante stérilité des âmes, et l’accroissement ahurissant du nombre d’épaves humaines exclues de toute vie sociale et sombrant dans le dégoût, la tristesse, l’abandon. Sur les ruines de la loi divine prolifèrent les familles brisées, les vies anéanties, les foyers éteints, les vieillards rejetés, les enfants dégénérés et – pour finir – les désespoirs et les suicides. Toutes ces misères témoignent que l’ordre voulu pas Dieu demeure malgré tout et ne s’accommode pas des rêves délirants de prétendus philosophes !

 

 

5. […] Nous sommes bien conscients que la vie moderne présente des problèmes et des exigences inconnues de nos grands-parents. Mais Nous déclarons qu’il existe des valeurs supérieures à maintenir, bien plus nécessaires que les commodités passagères ; Nous confessons aussi avec certitude qu’il existe pour chaque problème nouveau des solutions acceptables et dignes, que les personnes de bon sens et de bon goût trouveront. C’est par charité que Nous luttons contre le laminage du genre humain, contre l’écrasement produit par l’effacement des différences qui sont au fondement de l’équilibre de l’humanité. Quand on voit une femme en pantalon, ce n’est pas uniquement à telle personne qui s’habille de manière indigne qu’il faut penser, mais à l’humanité tout entière qui va vers un chaos qui sera atteint quand les femmes seront totalement assimilées aux hommes. Personne n’a intérêt à prêter la main à l’élaboration d’un avenir où règneront l’indéfini, l’ambigu, l’incomplet et, en définitive, le monstrueux.

Edith rscMarie,

 

Ton samedi saint comment le penser autrement que dans un silence parfait ? Une fois le tombeau fermé, saint Jean t'a conduite dans la maison où lui-même trouvait l'hospitalité à Jérusalem. Cela s'est passé probablement dans le silence. Le respect devant Ta souffrance a dû les garder tous muets. Tu leur as seulement fait comprendre que tu voulais être seule. Il était bien sûr impossible d'aller comme d'habitude au sabbat et à la fête dans le Temple, parmi les gens qui L'avaient crucifié et qui Te montreraient maintenant du doigt. Être seule était l'unique soulagement. Il fallait qu'une fois les larmes trouvent leur compte. Si le Seigneur avait pleuré sur la mort de Lazare, ne devais-Tu pas Toi aussi pleurer après tout ce qui était arrivé ? Sa vie toute entière qui était Ta vie est apparue encore une fois devant ton âme ; toutes les allusions sur la souffrance, tous les passages des prophètes. Et avec cela aussi l'annonce de la Résurrection. Ce que le Sauveur expliquait aux disciples sur le chemin d'Emmaüs, Tu Te l'es dit Toi-même : ne fallait-il pas que le Christ souffrît tout cela pour entrer dans Sa gloire ? Ainsi Ta souffrance se change en action de grâce pour le « Consummatum est » et en attente silencieuse, croyante, du matin de Pâques : le troisième jour Il ressuscitera.

 

Je ne peux pas le penser autrement qu'en Ta présence. Ce que fit le Fils pour sa Mère en ce jour saint précédant l'aurore de la Résurrection, il n'est possible que de le pressentir... Est-ce qu'avant le lever du jour, l'ange de l'Annonciation ne T'a pas guidée sans bruit depuis la maison de Tes hôtes et conduite jusqu'au tombeau ? Est-ce qu'au tombeau l'Alléluia ne résonnait pas de la bouche des anges comme le Gloria dans la campagne de Bethléem ? Dans l'aurore rougeoyante, ne s'est-Il pas avancé hors du tombeau enveloppé de lumière resplendissante dans le jardin en pleine floraison comme au paradis ? Personne ne nous a rapporté cette rencontre. Aucun œil humain n'a vu, aucune oreille n'a perçu, il n'est monté au cœur d'aucun homme ce que le Seigneur préparait à sa Mère qui L'aimait plus que tout ce que l'on ne pourra jamais concevoir.

 

Si le temps entre la Résurrection et l'Ascension était surtout consacré à la préparation de l'Église à venir, nous pouvons admettre que le Seigneur a initié Sa Mère plus que tout autre à tous les mystères du Corps mystique. Elle aurait dû mourir de douleur au pied de la Croix et de joie à la Résurrection si une grâce particulière de force ne l'avait gardée pour l'Église. Elle n'avait pas besoin comme les apôtres de la descente de l'Esprit Saint pour comprendre les mystères du royaume. Elle aura reçu des explications sur le mystère de l'Église, des sacrements, du sacerdoce, pour aider ensuite l'Église à se former dans les années qui suivirent l'Ascension.

 

Soeur Thérèse-Bénédicte de la Croix Edith Stein, Le secret de la Croix

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