Nous commençons l’année 2013 par une bien triste nouvelle. Le site officiel des Dominicains de la Province de France a publié une tribune d’un certain Lionel Gentric critiquant la courageuse prise de position de l’Episcopat français pour faire plier l’abominable projet de loi favorable au mariage, à l’adoption ainsi qu’à la procréation médicalement assistée (PMA) pour les homosexuels. Ce dominicain est, je cite, « convaincu de la légitimité et du bien-fondé des principales revendications des familles homoparentales, ainsi que de la nécessité de leur accorder une juste reconnaissance ». Il est aussi « plutôt favorable à l’ouverture du droit à l’adoption pour les couples homosexuels ». Sûrement à cause de pression, le texte a disparu du site internet quelques jours après sa publication. Bien évidemment, l’écolo-bobo-bien-au-chaud Cécile Duflot, mise au courant de cet immonde papier, s’est plainte de cette censure sur Twitter et a publié l’intégralité du texte qu’elle a retrouvé via le cache de Google (--> ci-dessous, nous publions la tribune immonde du « frère » Lionel Gentric). Malheureusement, l’Ordre des Dominicains n’est pas à son premier « scandale ». Il y a quelques années (en 2007), c’était la province dominicaine néerlandaise (Pays-Bas) qui proposait, en l’absence de prêtre, qu’une personne choisie par la communauté préside la célébration de la messe : "Peu importe que ce soit un homme ou une femme, un homosexuel ou un hétérosexuel, une personne mariée ou un célibataire" (…) "Prononcer ces paroles n’est pas une prérogative réservée au prêtre. De telles paroles constituent l’expression consciente de la foi de la communauté toute entière" (source).

 

 

 

--> ECRIVEZ DE TOUTE URGENCE A LA PROVINCE DOMINICAINE DE FRANCE <--

 

Le pauvre St Dominique doit se retourner dans sa tombe en voyant son Ordre dans un tel état...

 

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Ci-dessous, le message pascal de Mgr Marc Aillet :

 

 

Intégralité du message de Mgr Aillet

 

 

« (…) Nul ne saurait être dupe devant la campagne de calomnies qui s’organise pour attaquer l’Eglise et salir la figure du Pape (…). Les "pharisiens" des temps modernes accusent l’Eglise du Christ, comme ceux à qui Jésus rétorquait : « Que celui qui est sans péché lui jette la première pierre », alors qu’ils voulaient lapider une femme surprise en flagrant délit d’adultère. Nul ne saurait ignorer en effet que la majeure partie des cas de pédophilie se passent - hélas - dans le cadre familial et sont le fait d’hommes mariés et que bien d’autres corporations, plus touchées que l’Eglise, n’ont pas autant que nous les honneurs de la presse. Nous n’avons pas à rougir de notre Eglise qui est sans aucun doute la seule Institution au monde qui aborde ces affaires avec autant de transparence et de vérité, apportant concrètement sa compassion aux victimes, reconnaissant les erreurs passées, mettant en place des mesures énergiques pour prévenir des actes aussi monstrueux. Nous n’avons pas à rougir de nos prêtres, dont l’immense majorité vit son engagement dans la fidélité et donne sa vie sans compter pour Dieu et ses frères. Nous n’avons pas à rougir de notre Pape Benoît XVI qui n’a pas ménagé sa peine depuis des années pour apporter une réponse adéquate et ferme à tous ses graves dysfonctionnements. Il n’est pas indifférent que cette condamnation médiatique advienne alors que nous nous apprêtons à célébrer le Mystère pascal du Christ, à suivre Jésus dans sa Passion et sa mort sur la croix pour ressusciter avec lui au matin de Pâques. C’est la prophétie d’Isaïe qui continue de s’accomplir aujourd’hui : « J’ai présenté mon dos à ceux qui me frappaient, et mes joues à ceux qui m’arrachaient la barbe […] Le Seigneur Dieu vient à mon secours […] je sais que je ne serai pas confondu » (Is 50). Avec Jésus humilié, les catholiques sont invités à prendre sur eux les péchés et les souffrances de l’humanité et à les unir à son sacrifice, pleins de confiance et d’espérance en Celui qui seul peut, par la force de sa mort et de sa Résurrection, guérir le cœur de l’homme, panser ses blessures, le réconcilier avec Dieu, avec lui-même et avec ses frères. Unis à sa Passion, par l’actualité qui crucifie l’Eglise, « nous proclamons, nous, un Messie crucifié, scandale pour les juifs et folie pour les païens, mais pour ceux qui sont appelés, juifs et grecs, c’est le Christ, puissance de Dieu et sagesse de Dieu » (1 Co 1, 23-24) (…) ».

 

+ Mgr Marc AILLET, évêque de Bayonne, Lescar et Oloron

A la messe chrismale qu'il a célébrée à Lima, le cardinal péruvien Juan Luis Cipriani a rappelé au cours de son homélie pour les catholiques que la meilleure réponse face aux attaques médiatiques contre Benoît XVI et l'Eglise est la prière. « Vous êtes appelés à être collaborateurs et coopérateurs de la Vérité. La tête visible du Corps mystique du Christ a été maltraitée par des ennemis de l'Eglise, avec un manque de respect (…) et avec un incroyable déploiement de cynisme. On le voit à travers cette attaque qui vise à faire du mal à l'Eglise. Leurs fils ne peuvent garder le silence. La prière est l'arme principale que l'Esprit Saint met à leur disposition. Prions pour le Pape, pour l'Eglise, pour les évêques, pour les prêtres et pour la vie consacrée. Recherchons avec plus de force la sainteté personnelle ».


osservatore  


• L'Osservatore Romano, le journal officiel du Saint-Siège, dénonce ce soir « une tentative ignoble d'atteindre à tout prix Benoît XVI » après la publication par le New York Times d'informations selon lesquelles le pape aurait dans le passé couvert les agissements d'un prêtre pédophile (NDLR : face aux désinformations médiatiques, l’histoire vraie est à lire sur le Salon Beige).  « La tendance qui prévaut dans les médias est de travestir les faits » afin de faire de l'Eglise catholique « l'unique responsable des abus sexuels, image qui ne correspond pas à la réalité », affirme dans un éditorial l'organe officiel du Vatican, qui s'indigne d' « une tentative ignoble d'arriver à atteindre, à tout prix Benoît XVI et ses plus proches collaborateurs ».

• « Priez pour moi, afin que je ne me dérobe pas, par peur, devant les loups » (Benoît XVI). « Heureux serez-vous lorsqu'on vous insultera, qu'on vous persécutera et qu'on répandra faussement sur vous toute sorte de mal, à cause de moi.
Réjouissez-vous et soyez dans l'allégresse, parce que votre récompense sera grande dans les cieux, car c'est ainsi qu'on a persécuté les prophètes qui vous ont précédés » (Matthieu 5, 11-12) ; « S’ils m’ont persécuté, vous aussi, ils vous persécuteront » (Jean 15, 20). On commence par s’y habituer. L’année dernière, comme une bête féroce, Satan s’acharnait sur Benoît XVI à cause de ses paroles de vérité ; Aujourd’hui, il s’acharne toujours pour le salir de la pire des ignominies, le toucher de la flèche la plus perfide. Nous sommes encore dans le Temps du Carême, Satan le sait. Nous allons entrer dans quelques jours dans la Semaine Sainte. Les Sanhédrins médiatiques accompagnés de toute cette clique de "théologiens" frustrés par la suprématie intellectuelle de Benoît XVI veulent à tout prix sa peau. Comme les Grands-Prêtres à l'époque de Jésus, ils feront tout pour cracher leurs mensonges et clouer l'Eglise catholique malgré son innocence et sa sainteté perpétuelle. Depuis 2000 ans, rien n’a changé. La Vérité incarnée a été crucifiée. Que l’Eglise-Epouse soit à son tour injustement crucifiée par le monde n’est pas surprenant. Elle ne fait que suivre le chemin de son Epoux…

Dans la "Lettre aux catholiques de l'Irlande", le Pape parle d'une Eglise blessée et désorientée par les nouvelles relatives aux prêtres pédophiles.
Il dénonce d'une voix très forte les « crimes monstrueux », « la honte et le déshonneur », « la violation de la dignité des victimes », le coup porté à l'Église « à un degré que pas même des siècles de persécution ne sont parvenus à atteindre ». Au nom de l'Eglise il « exprime ouvertement la honte et le remords ». Il aborde le problème du point de vue du droit canonique - répétant avec force que c'est sa « non-application » parfois même par des évêques, et non ses normes, comme une certaine presse laïque le prétend, qui a provoqué la « honte » - et de la vie spirituelle des prêtres, dont la négligence est à l'origine du problème et à laquelle il leur demande de retourner à travers l'adoration de l'Eucharistie, les missions, la pratique fréquente de la confession. Si ces mesures correctives sont prises en considération, il est possible que la Providence, qui peut tirer un bien même du pire des maux, puisse en cette année sacerdotale, ouvrir aux prêtres « une saison de renaissance et de renouveau spirituel », montrant « à tous que, là où le péché abonde, la grâce surabonde » (cf. Rm 5, 20).

  

 

 

hippycatholicism-copie-1Le Pape propose une interprétation des racines d'un problème, « qui n'est certes pas propre à l'Irlande ou à l'Église » (NDLR : près de 96% des actes pédophiles sont commis au sein de la famille. Le jour où les médias s’attaqueront avec autant de hargne sur ce tabou au lieu de lyncher avec arrogance l’Eglise et le Pape à cause de quelques brebis galeuses, on pourra éventuellement croire à un "non-complot", pas avant. Que ces hypocrites soixante-huitards polluant aujourd'hui les médias et la politique puissent méditer ce passage biblique avant de lancer - comme des pharisiens - la première pierre à la Sainte Eglise Immaculée : "Pourquoi vois-tu la paille qui est dans l'oeil de ton frère et n'aperçois-tu pas la poutre qui est dans ton oeil ?" (Luc VI, 41)). Après avoir évoqué les gloires pluriséculaires du catholicisme en Irlande - une histoire de sainteté qui ne peut et ne doit pas être oubliée - Benoît XVI fait allusion aux dernières décennies et aux « graves défis à la foi, découlant de la transformation et de la sécularisation rapides de la société irlandaise ». « Il y a eu - explique le pape - un changement social très rapide, qui a souvent eu des effets contraires à l’adhésion traditionnelle des personnes à l'égard de l'enseignement et des valeurs catholiques ». Il y a eu une déchristianisation « rapide » de la société, et on a vu simultanément, y compris au sein de l'Eglise, « la tendance, également de la part de prêtres et de religieux, à adopter des façons de penser et à considérer les réalités séculières sans référence suffisante à l'Evangile ». « Le programme de renouveau proposé par le Concile Vatican II fut parfois mal interprété ». « Très souvent, les pratiques sacramentelles et de dévotion qui soutiennent de la foi et lui permettent de croître, comme la confession fréquente, la prière quotidienne et les retraites annuelles ont été négligées ». C'est dans ce contexte général d'affaiblissement de la foi et de perte de respect pour l'Eglise et ses enseignements « que nous devons essayer de comprendre le problème déconcertant des abus sexuels sur les enfants ».
[…] 
Revenant à des thèmes familiers de son Magistère, Benoît XVI cite parmi les causes la "mauvaise interprétation" du Concile - ailleurs il a parlé d'une "herméneutique de la discontinuité et de la rupture" - et non les documents de Vatican II en eux-mêmes. […] [Par ailleurs], ce que les Britanniques et les Américains appellent les "sixties" et nous, en nous concentrant sur l'année emblématique "soixante-huit", apparaît de plus en plus comme le moment d'un bouleversement profond des coutumes, avec des effets cruciaux et durables sur la religion.
Il y a eu du reste un "soixante-huit" dans la société et aussi un "soixante-huit" dans l'Eglise : justement, 1968 est l'année de la dissidence publique contre l'Encyclique "Humanae Vitae" de Paul VI, une contestation qui selon une étude remarquable et influente du philosophe américain récemment disparu Ralph McInerny - "Vatican II - Qu'est-ce qui n'allait pas ?" - représente un point de non-retour dans la crise du principe de l'autorité dans l'Église catholique. On peut aussi se demander qui est venu en premier de la poule ou de l'œuf, à savoir si ce fut le "soixante-huit" dans la société qui a influencé celui dans l'Église, ou l'inverse.
Au début des années 1990, un théologien catholique pouvait, par exemple écrire que la "révolution culturelle" de 1968 « ne fut pas un phénomène de choc qui s'était abattu contre l'Eglise de l'extérieur mais avait été préparé et déclenché par les ferments post-conciliaires du catholicisme ». […] Le théologien en question était le cardinal Joseph Ratzinger, alors préfet de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi, dans son livre "Un tournant pour l'Europe".
Mais - encore une fois - pourquoi les années 1960 ?
Sur le sujet, pour rester dans les îles britanniques, Hugh McLeod, a publié en 2007 (Oxford University Press), un livre important - "La crise religieuse des années 1960" - qui fait le point sur les discussions en cours.
Deux thèses s'opposent : celle de Alan Gilbert, selon laquelle ce qui a déterminé la révolution des années 60, ce fut le boom économique qui a généralisé le consumérisme et éloigné la population des églises; et celle de Callum Brown pour qui le facteur décisif a été l'émancipation des femmes après la diffusion de l'idéologie féministe, du divorce, de la pilule contraceptive et de l'avortement. McLeod pense, selon moi à juste titre, qu'un seul facteur ne peut expliquer une révolution de cette ampleur. Elle a à voir avec le boom économique et le féminisme, mais aussi des aspects plus strictement culturels, qu'ils soient extérieurs aux Eglises et aux communautés chrétiennes (la rencontre entre la psychanalyse et le marxisme) ou intérieurs (la « nouvelle théologie »).



Sans entrer dans les éléments les plus techniques de ce débat, Benoît XVI dans sa "Lettre" se montre conscient qu'il y eut dans les années 1960, une révolution pas moins importante que la Réforme protestante ou la Révolution française, qui fut "très rapide" et qui a asséné un coup très dur à « l'adhésion traditionnelles de la population à l'enseignement et aux valeurs catholique ». Avec une grande finesse, un penseur catholique brésilien Plinio Corrêa de Oliveira, parla à l'époque d'une quatrième Révolution - succédant justement à la Réforme, à la Révolution française et à celle soviétique - plus radicale que les précédentes, car capable de pénétrer "in interiore homine" et de bouleverser non seulement le corps social, mais le corps humain. Dans l'Eglise catholique, la conscience immédiate de la portée de cette révolution ne fut pas suffisante. Au contraire, elle contamina même - estime aujourd'hui Benoît XVI – « des prêtres et des religieux », détermina des malentendus dans l'interprétation du Concile, provoqua « une formation humaine, morale et spirituelle insuffisante dans les séminaires et les noviciats ». […] Si cette révolution, à la différence des précédentes, est morale et spirituelle et touche l'intériorité de l'homme, ce n'est que par la restauration de la moralité, de la vie spirituelle et d'une vérité intégrale sur la personne humaine que pourront en dernier venir les remèdes. 
Mais pour cela, les sociologues, comme toujours, ne suffisent pas : nous avons besoin de pères, de maîtres, d'éducateurs et de saints. Et nous avons tous un grand besoin du Pape : de ce Pape, qui, une fois encore - pour reprendre le titre de sa dernière encyclique - dit la vérité dans la charité et pratique la charité dans la vérité.

 

Extrait d’un article de Massimo Introvigne publié sur Zenit

Traduction française réalisée par le blog Benoit et Moi

On ne sait que trop que vouloir des messes « modernes » mène à une destruction de la liturgie. Car les célébrations que veulent les prêtres qui imaginent des messes plus « parlantes » et plus « participatives » procèdent d’une modernité coupée de ses racines. Privée de sa sève, cette modernité-là se détruit d’elle-même. C’est cette autodestruction des liturgies qui se veulent « de notre temps » qui fait que les célébrations actuelles lassent très vite les fidèles et n’attirent personne en dépit du mal que se donnent ceux qui les organisent. Mais il n’y a pas que la « modernité » qui détruit la liturgie : la « tradition », telle que la conçoivent les fidèles « traditionalistes » attachés de façon exclusive à la forme « extraordinaire » du rite romain la détruit de la même façon. En ce sens, il faut reconnaître que la « tradition » que veulent défendre les « traditionalistes » n’est pas si opposée à la modernité qu’on se l’imagine généralement. Dans la mesure où elle n’est plus que « conservatisme » ou fascination d’un certain « passé historique », elle aussi mène, à plus ou moins longue échéance, à une semblable ruine de la liturgie. Cette vision de la « tradition » est destructrice dans la mesure où elle n’est plus que la connaissance historique prise pour elle-même. Elle multiplie les informations sur le passé, mais c’est pour le mettre dans une vitrine. Rien n’est plus opposé à la tradition que le musée folklorique. 

 

C’est que la tradition ne consiste pas en une simple transmission de savoir : elle est dans la transmission d’un savoir-vivre. Je peux connaître avec beaucoup de précision tout ce qu’a fait Jésus, et même la Bible par cœur ; je peux être le conservateur d’un grand musée du christianisme. Mais ce rapport muséal n’est pas un rapport traditionnel : le culturel n’est pas le cultuel. L’érudit connaît très bien la tradition, mais il n’est pas dans la tradition. La vielle femme qui prie Jésus est dans la tradition, même si elle en sait beaucoup moins sur la tradition que l’érudit. Dans la tentation de Jésus au désert, Satan sait très bien citer le Deutéronome par cœur ; il est même sans doute un expert en exégèse historico-critique : il est dans l’érudition pour s’éviter d’entrer dans la tradition vivante. Par ailleurs, la tradition n’est pas un conservatisme. Un bon exemple nous est donné par le Motu proprio de Jean-Paul II Ecclesia Dei afflicta. Ce texte constate le schisme opéré par Mgr Marcel Lefebvre et ceux que l’on appelle « intégristes » ou « traditionalistes ». Quel est le principe de ce schisme ? Non pas l’amour de la tradition, dit Jean-Paul II, mais l’amour du conservatisme, c'est-à-dire d’une conservation qui tient tout absolument intact, et donc qui minéralise au lieu de conserver en vie. Vous le savez bien : si vous voulez tout conserver d’un être vivant, vous ne pouvez plus le conserver en vie, parce que vous devez le figer. « A la racine de cet acte schismatique [écrit Jean-Paul II], on trouve une notion incomplète et contradictoire de la Tradition. Incomplète parce qu’elle ne tient pas suffisamment compte du caractère vivant de la Tradition qui, comme l’a enseigné clairement le Concile Vatican II, se poursuit dans l’Eglise sous l’assistance de l’Esprit Saint ». 

 

Le traditionalisme s’oppose à la Tradition, parce qu’il tue l’organisme vivant pour devenir un adepte du fossile. La vraie tradition ne consiste pas à tout conserver de ce qui se faisait hier, mais à en transmettre l’essentiel. Et pour le transmettre, il faut savoir reconnaître les signes des temps, et donc s’ajuster à certaines conditions nouvelles de transmission. Josef Pieper écrit avec force : une conscience authentique de la tradition nous rend libres et indépendants vis-à-vis de ceux qui s’en prétendent les « gardiens ». Il peut arriver que ces fameux « tenants de la tradition », du fait qu’ils s’en tiennent à des formes historiques, entravent la véritable et nécessaire transmission (qui ne peut s’opérer qu’à travers des formes historiques changeantes) ». La façon avec laquelle les « traditionalistes » veulent conserver la forme « extraordinaire » du rite romain peut-elle garantir la nécessaire transmission de la liturgie ? Peut-être pas davantage que la façon dont les « progressistes » défigurent la liturgie en prétendant en faire quelque chose de plus parlant, de mieux adaptés aux fidèles.

 

Source : Fabrice Hadjadj, L’Osservatore Romano, édition en langue française du 10-3-11

« Souvent, Seigneur, Ton Église nous semble une barque prête à couler, une barque qui prend l’eau de toute part. Et dans Ton champ, nous voyons plus d’ivraie que de bon grain. Les vêtements et le visage si sales de Ton Église nous effraient. Mais c’est nous-mêmes qui les salissons ! C’est nous-mêmes qui te trahissons chaque fois, après toutes nos belles paroles et nos beaux gestes. Prends pitié de ton Église : en elle aussi, Adam chute toujours de nouveau. Par notre chute, nous Te traînons à terre, et Satan s’en réjouit, parce qu’il espère que Tu ne pourras plus Te relever de cette chute ; il espère que Toi, ayant été entraîné dans la chute de Ton Église, Tu resteras à terre, vaincu. Mais Toi, Tu Te relèveras. Tu T’es relevé, Tu es ressuscité et Tu peux aussi nous relever. Sauve Ton Église et sanctifie-la. Sauve-nous tous et sanctifie-nous » (Son Eminence le Cardinal Ratzinger, Préfet de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi, "Méditations du Chemin de Croix" - 9ème station - 2005)

 


 

http://img.over-blog.com/150x120/0/21/41/34/josephratzinger2005breit.jpgOui, les cardinaux Walter Kasper et Josef Ratzinger ont bien raison. Ils souffrent, ils pleurent face aux péchés des catholiques. L’Eglise – bien que sainte et immaculée – a vraiment besoin d’être nettoyée de l’intérieur, d’être dépolluée de ses membres pécheurs qui ne veulent pas se convertir en demandant Miséricorde au Seigneur-Jésus. La cause de cette tristesse ? Toutes les personnes qui se disent "catholiques" et qui, en toute bonne conscience, vivent dans l’hypocrisie continuelle envers le dépôt de la foi. Osons passer un grand coup de balai sur toute cette clique soixante-huitarde qui nous fait honte aujourd’hui. Honte à cause de ses crimes abominables que sont les actes pédophiles... mais il n’y a pas que cela malheureusement. Honte aussi à cause de ses silences répétés – et encore actuels – face au génocide quotidien de l’avortement ; honte à cause de ses flirts avec le communisme dans les années 70 ; honte à cause de son « complexe anti-romain » primaire (l’expression est du pape Paul VI) ; honte à cause de son laxisme moral en prônant la débauche du préservatif, de la pilule contraceptive et autres moyens abominables pour massacrer l’acte conjugal dans toute sa vérité ; honte à cause de ses critiques envers l’Eglise, le Pape et le Magistère avec bien souvant (comme la plupart des soixante-huitards) une ignorance crasse et abyssale ; honte à cause de leur451 religion de "self-service" en prenant seulement ce qu’ils veulent dans la doctrine de l’Eglise ; honte à cause de leur non-culpabilité alors que ces derniers vivent sans aucun problème dans un état de péché mortel comme le concubinage, l’union libre, le Pacs, la contraception et qui ont des relations sexuelles hors mariage. Pas la peine de continuer la liste. Chacun aura compris que les véritables pollueurs et fossoyeurs de l'Eglise sont tous ceux qui n'acceptent pas de vivre selon les préceptes de l'Evangile ; tous ceux qui se comportent comme de véritables "Judas modernes" en reniant le Magistère du Christ après l'avoir embrassé ; tous ceux qui vivent comme de véritables hypocrites seulement capables de faire semblant mais incapables de défendre avec détermination et certitude la doctrine de l'Eglise par peur de se faire lyncher. C'est sur ceux-là que le Christ, la Vierge Marie et le Pape pleurent, il ne faut pas s'en douter ! Ils pleurent sur tous ces molassons de "catholiques" vivant comme de véritables païens en souillant leur vie baptismale par des péchés abominables. La Vierge Marie était déjà venue pleurer sur ces "pseudo-catholiques" à la Salette : « Les prêtres, ministres de mon Fils, les prêtres, par leur mauvaise vie, par leur irrévérence et leur impiété à célébrer les saints mystères, par l'amour de l'honneur et des plaisirs sont devenus des cloaques d'impureté. Oui, les prêtres demandent vengeance et la vengeance est suspendue sur leurs têtes. Malheur aux prêtres et aux personnes consacrées à Dieu, lesquelles, par leur infidélité et leur mauvaise vie, crucifient de nouveau mon Fils ! Les péchés des personnes consacrées à Dieu crient vers le Ciel et appellent la vengeance, et voilà que la vengeance est à leur porte, car il ne se trouve plus personne pour implorer miséricorde et pardon pour le peuple » (Paroles de Notre-Dame à la Salette). Honte à ces "catholiques". Au jour de leur Jugement personnel, le Christ leur demandera : - Pourquoi as-tu persécuté mon Vicaire ? Pourquoi as-tu persécuté mon Eglise ? Et là, plein de honte, ils baisseront la tête.


Que l’on ne vienne surtout pas nous dire que cet article manque de charité. Saint Paul précise bien que la Charité « trouve sa joie dans la Vérité » (1 Corinthiens 13, 6).
Occulter la Vérité sur les nombreux péchés mortels des fidèles catholiques pour soi-disant être plus "charitable" envers son prochain, c'est renier la véritable Charité qui ne peut pas être séparée de la Vérité. La Charité sans la Vérité est un fruit pourri tout comme la Vérité sans la Charité est un fruit amer. « Défendre la Vérité, la proposer avec humilité et conviction et en témoigner dans la vie sont des formes exigeantes et irremplaçables de la Charité » (Benoît XVI - Encyclique « Caritas in Veritate »)

golias.jpg« (...) [Cet avenir se trouve dans certains milieux "traditionnels" et dans certains milieux "charismatiques"] : ces deux mouvances ne comptent peut-être pas même un dixième des paroisses de France, mais sont à l’origine de près de la moitié des ordinations sacerdotales du pays. Aussi peut-on être certain que là se trouve, pour une énorme part, l’avenir du catholicisme français. Et comme ces mouvances parfois considérées comme antagonistes commencent à jouer de leur complémentarité, une relève prometteuse s’annonce. (…) Du côté des traditionalistes, il y a une grande variété. Les traits communs les plus visibles sont la fidélité à l’habit ecclésiastique, au latin et au grégorien, à l’enseignement de la théologie « Sancto Thoma magistro », comme dit le droit canon. (…) Généralement très bien formés, à l’école de Saint Thomas éclairé par l’enseignement des meilleurs néo-thomistes, les prêtres de cette mouvance représentent une garantie d’orthodoxie doctrinale bien appréciée dans les diocèses où ils sont employés. La mouvance de renouveau charismatique n’est pas moins variée. Si elle n’a pas autant que la mouvance traditionnelle recours aux recettes éprouvées du passé, elle a du moins cet avantage de s’être constituée en étroit contact avec les réalités actuelles et d’apporter des réponses très adaptées à tous ceux qui ont perdu leurs repères, tant du fait de la rapidité des changements du monde moderne qu’à cause de son athéisme fondamental. Les œuvres en faveur de la guérison, notamment, qui fleurissent un peu partout dans cette mouvance, sont un atout important pour l’Eglise et les prêtres du renouveau peuvent faire beaucoup dans ce sens. Or on perçoit un rapprochement de plus en plus net, dans le concret, entre la spiritualité du renouveau et celle de la tradition (…) Bien sûr, un approfondissement spirituel personnel conduira sans doute à des choix, des spécialisations, mais pour les paroisses cette variété représente une chance. De même, en ce qui concerne l’action des laïcs au sein de la société, on assiste à une rencontre amusante. D’un côté on a ceux qui rappellent la royauté sociale de Jésus-Christ, de l’autre on dit simplement que le meilleur service qu’on puisse rendre à une société c’est de l’évangéliser. Et tous se retrouvent dans les actions pour la vie, pour la famille, pour l’école. (…) De plus en plus de vocations naissent non dans l’une ou l’autre de ces mouvances, mais dans les deux à la fois. Certains jeunes prêtres se définissent volontiers comme « tradicharismatiques ». A n’en pas douter ils représentent l’avenir, libres qu’ils sont des querelles du passé, libres donc de proposer à leurs ouailles tout l’éventail des spiritualités légitimes, libres de faire progresser chacun dans la voie où Dieu l’a placé. [Néanmoins], il reste encore un long chemin à parcourir pour se débarrasser des guenilles soixante-huitardes et appliquer enfin le concile Vatican II dans toute sa perspective traditionnelle. La réforme seizièmo-bénédictine est là pour servir de cadre institutionnel à cette marche. Mais le mouvement est là, perceptible depuis un moment, et il appartient à chacun de s’y insérer » (cf : extrait d'un article lu sur le blog de M. l'Abbé Bernard Pellabeuf).

 

 

--> Suite à cet article, nous savons que l'hebdo-caniveau "Golias" surveille de près notre blog  

Il y a peu de temps, Satan s'est demandé comment utiliser les chrétiens - spécialement les fidèles catholiques - pour mener le monde à sa perte. « Il y a encore des gens qui vont à l'église le dimanche », se dit-il. « Comment faire pour les empêcher de faire l'expérience de cette relation avec Jésus ? ». Soudain, Satan eut une idée : « Ce qu'il faut faire, c'est d'abord enlaidir les messe dominicales pour que les catholiques n'aient plus envie d'y aller. Ensuite, il faut voler le temps aux gens, afin qu'ils n'aient plus l'occasion d'avoir la moindre relation avec Jésus, plus la moindre pensée pour lui ».

 

 

 

Sur le champ, Satan convoqua ses anges et leur fit un discours. « Mes chers amis, leur dit-il, vous avez comme moi le noble et louable souci de mener l'humanité à sa perte. J'ai beaucoup réfléchi à la façon dont nous allons devoir nous y prendre pour réaliser un tel programme. Et voici le fruit de mes cogitations : nous ne pouvons pas directement modifier le style de vie des chrétiens car ils y tiennent de trop. Mais ce que nous pouvons faire, c'est leur faire perdre l'envie d'aller à la messe le dimanche, et ensuite voler leur temps. Pour ce qui est d'enlaidir les célébration dominicale, je dois avouer avec joie que c'est en grande partie déjà fait (+) (+) A présent, voilà quelle sera votre mission : vous allez insidieusement voler le temps des gens qui sont sur terre, afin que soit définitivement brisée leur relation avec Jésus, leur relation avec Dieu ». Les anges, pleins d'admiration pour le Prince des Ténèbres qui avait si profondément réfléchi, demandèrent comment ils allaient devoir faire. Alors Satan, très sûr de lui, leur dit : « Voilà : pour voler le temps des chrétiens, il faut les distraire, sans cesse les distraire, et pour les distraire, il faut trouver le moyen d'occuper leur esprit à des choses sans importance, à des choses qui débouchent sur rien. Commencer à leur faire croire que plus ils posséderont, plus ils seront heureux. A partir de là, persuadez-les qu'il faut travailler toujours plus, toujours plus, même le dimanche et les jours de fêtes, afin de pouvoir s'offrir ce qu'ils désirent dans les plus brefs délais. Ensuite, poussez-les à dépenser, à dépenser, à dépenser... et ensuite à emprunter, à emprunter, à emprunter... Et quand ils auront ainsi travaillé, dépensé et emprunté, persuadez-les qu'ils ont mérité du repos... mais un repos loin de leurs enfants, loin de leur famille. Ainsi dépenseront-ils davantage encore en inscrivant leurs enfants dans des clubs de vacances ou des associations sportives. Occupez de plus en plus leur esprit avec des CD, des baladeurs, des téléphones portables, des ordinateurs... tout ce qui peut les aider à imaginer que le monde virtuel peut avantageusement remplacer le monde réel et que communiquer par SMS avec quelqu'un qui est loin et qu'on ne voit pas est nettement mieux que de parler à un ami qui est à côté de soi et auquel on fait attention. Veillez à ce que dans les magasins, les grandes surfaces, les halls de gares, les salles d'attente du médecin ou du dentiste, dans les automobiles, dans les chambres à coucher ou les salle-à-manger il y ait toujours une musique de fond ou des informations diffusées 24h/24. Veillez à ce que la TV présente des jeux où l'on orchestre les réactions du public : taper dans les mains à la première note de musique ou faire des standing ovations dès qu'un prétendu "artiste" entre en scène. Veillez à ce que partout il y ait des panneaux publicitaires vantant les produits devant être considérés comme indispensables. Inondez toutes les tables basses, tous les coins de rues, toutes les boîtes à lettres, tous les arrêts d'autobus de publicités, de catalogues gratuits, de lettres promotionnelles offrant des produits gratuits ou des faux espoirs d'être tiré au sort pour gagner un lot à venir chercher dans tel magasin... Sur toutes les affiches publicitaires et toutes les pages de magasines, mettez des photos de mannequins magnifiques pour que les hommes et les femmes croient que leur beauté extérieure est plus importante que leur beauté intérieure. Ils dépenseront encore plus en crèmes, en lotions et en séances de "relifting", ce qui provoquera des envies et des jalousies capables de briser rapidement de vieilles amitiés... Poussez les gens à être excessifs dans tout ce qu'ils font - surtout dans le sport pratiqués dans des tenues "flashies" - et à se lancer dans le militantisme au services de causes toujours nouvelles et tellement nombreuses qu'ils ne puissent rien mener à son aboutissement. Comme cela, au lieu d'aller se ressourcer dans la nature, ils passeront leurs week-ends à se fatiguer et à se mobiliser, à faire des grèves et des manifestations, et seront épuisés les jours suivants. Comme ils seront fatigués, ils iront chez un médecin qui leur prescrira des médicaments qui les abrutiront davantage encore. Les plus vulnérables iront chercher des paradis artificiels dans la drogue et dans l'alcool... Gardez-les occupés, occupés, occupés, et même s'ils se rencontrent à l'occasion de retraites spirituelles, entraînez-les aux commérages, aux bavardages, à la médisance, afin qu'ils sortent de ces rencontres avec l'esprit troublé et des émotions déséquilibrées. Encouragez-les à vivre dans ce monde clos et artificiel qu'ils se fabriquent eux-mêmes : ils y feront le sacrifice de leur santé spirituelle et morale, et ils finiront par être dégoûtés de leur propre existence. Alors, il comprendront que la vie n'a pas de sens, et ils marcheront vers un grand anéantissement collectif. Je suis sûr que ça va marcher, ça va marcher, ça va marcher ! ».

 

 

En disant ces derniers mots, Satan bondissait de joie. Alors ses anges se mirent à l'applaudir en criant : « Ça c'est vraiment un beau programme ! Un programme vraiment diabolique ! ». Profitant de cet enthousiasme collectif, Satan envoya ses anges sur terre avec pour mission d'entraîner les catholiques à être partout de plus en plus occupés par des choses secondaires, de plus en plus pressés, de plus en plus cupides. Et il vit avec joie que son programme était sur le point d'être réalisé en de nombreux endroits... Aujourd'hui, près de 96,5% des "catholiques" français préférent le diable à Jésus...

Les prêtres qui, dans les années 1960 étaient à la tête des paroisses ou ont été nommés à la tête des diocèses sont les premiers responsables de ce qu’en Europe de l’Ouest, l’Eglise est aujourd’hui secouée par une accumulation de « mini-schismes » locaux. Ces prêtres-là ont souhaité ces révoltes : ils les ont longuement préparée à l’aide de leurs liturgies ravagées et ravageuses, de leurs catéchèses creuses et bêtifiantes. Ils les ont obtenue et en savourent aujourd’hui les fruits avec une naïveté qui leur est propre. Le vent de la rébellion des clercs et des fidèles laïcs - tout spécialement des fidèles laïcs que nos évêques à courte vue nomment à des postes de responsabilité dans les secteurs paroissiaux nouvellement créées - souffle désormais sans relâche contre Rome et contre le Pape. 

 

 


http://img.over-blog.com/202x300/0/21/41/34/2008/ND_de_la_Salette.jpgCe vent est né en Autriche ; il a ensuite soufflé en bourrasques sur la Suisse et l’Allemagne. Il s’engouffre maintenant en Belgique et en France. C’est-à-dire partout où les évêques, depuis des années, ont refusé de regarder la réalité en face, ont refusé d’écouter les fidèles laïcs qui se plaignaient d’être les otages de clercs auxquels on s’était employé à apprendre la désobéissance en leur faisant croire que ne pas suivre Rome c’était forcément plus « évangélique » que de mettre ses pas dans ceux de Pierre. Que réclament aujourd’hui ces clercs « schismatiques en herbe » soutenus par des fidèles laïcs auxquels on a fait subir un véritable lavage de cerveau par le biais de réunions de « formation » ? Ils demandent l’admission des divorcés-concubins à la communion, l’ordination de femmes et d’hommes mariés, le droit de confier la prédication dominicale à des laïcs... Bref, tout ce que Martin Luther a demandé bien avant eux et qui a abouti à la disparition pure et simple du sacerdoce ministériel et à la création d’une confession où chaque fidèle peut se croire pape du moment qu’il se promène avec une Bible sous le bras. En Belgique, parmi les meneurs de la rébellion se trouve Roger Dillemans, Président honoraire de l'Université "catholique" de Louvain, Paul Breyne, qui dirige depuis 1997 la province de Flandre occidentale (1,2 millions d'habitants), Trees Dehaene et Agnès Pas, ex-responsables du Conseil pastoral interdiocésain (ça ne s’invente pas), et enfin des prêtres activistes de premier plan comme John Dekimpe, Ignace Dewitte et Staf Nimmegeers. Leur initiative entend s’appuyer sur « un large soutien venu de la base dans tous les diocèses » qui obligera les évêques à engager les réformes « nécessaires ».
 En France, on sait que la rébellion est plus feutrée. Mais elle couve puisque les décisions prises par certains évêques - dont on ne connaît que trop les noms - vont totalement dans le sens de ce qui est demandé dans les pays germaniques et en Belgique. En laminant le clergé local fidèle au Pape, en ne faisant rien pour relancer les vocations sacerdotales, en refusant systématiquement d’appliquer Vatican II, en encourageant la ruine de la liturgie, en nommant à la pelle à des postes de responsabilité des laïcs que l’on sait opposés à Rome, en organisant des messes où des prêtres concélèbrent avec des pasteurs... bien des évêques de France participent activement, eux aussi, à la démolition de l’Eglise. Il y a deux mois le « New York Times » a rapporté qu’à Buizingen, au sud-ouest de Bruxelles, est né un mouvement au sein duquel ce sont des laïcs qui « disent la messe » et non un prêtre. Bien sûr, lorsqu’un prêtre est présent, il « peut » célébrer l’Eucharistie... mais uniquement à condition que la liturgie se déroule comme les laïcs ont décidé. Ce qui signifie en clair qu’un prêtre catholique romain ne peut plus célébrer la messe dans cette communauté. En France, il se passe tout à fait la même chose dans une majorité de paroisses où, avec la bénédiction des évêques, des laïcs « en responsabilité » (qui portent des étoles) font le jeu de ceux qui s’emploient à démanteler tout ce qui permet de conserver la vraie foi. (D'après le blog de Paolo Rodari.)

 

 

--> Face aux "rebelles" contre l'Eglise de Son Epoux, Notre-Dame de la Salette pleure amérement...

Ce qui nous caractérise, nous, post-modernes occidentaux, c’est l’inconsistance des propos et l’incohérence des comportements, avec, toutefois, une épaisse couche de bons sentiments, pour faire de ces gravats une sauce. Nous continuons, par exemple en France, de donner des leçons d’humanisme à la Terre entière, et nous oublions de nous en donner à nous-mêmes. 
Comment ose-t-on se croire porteurs d’humanisme, avec plus de six millions d’enfants avortés (trois fois la population de Paris), légalement dépecés dans le sein de leur mère, au mépris de cette déclaration des droits de l’homme, pourtant brandie à tous propos, que toute personne a le droit à la vie ? Quel futur proposer aux jeunes – par ailleurs rescapés de ces avortements, de la contraception et de l’eugénisme –, quand des millions de personnes se font stériliser (par exemple en Allemagne ou aux États-Unis) ? Comment ose-t-on répandre sur la société une nappe aussi écœurante de politiquement correct et de moralement consensuel, quand la plupart des personnages politiques, qui nous gouvernent ou le voudraient, ne cessent d’afficher leur ego à petit budget, leurs querelles lamentables, leur bi- ou leur trigamie factuelles, sans compter les palinodies de leurs discours et leurs reculades programmées sur les questions éthiques ? (Lire la suite sur Liberté Politique)

sacerdocejesus.jpgExtrait de la Lettre de Benoît XVI : 



(...) « Le Sacerdoce, c’est l’amour du Cœur de Jésus », avait coutume de dire le Saint Curé d’Ars. (…) Le Curé d’Ars était très humble, mais il avait conscience, comme prêtre, d’être un don immense pour son peuple : « Un bon pasteur, un pasteur selon le cœur de Dieu, c’est là le plus grand trésor que le bon Dieu puisse accorder à une paroisse, et un des plus précieux dons de la Miséricorde Divine »
. Il parlait du sacerdoce comme s’il ne réussissait pas à se convaincre de la grandeur du don et de la tâche confiés à une créature humaine : « Oh ! que le prêtre est quelque chose de grand ! s’il se comprenait, il mourrait… Dieu lui obéit : il dit deux mots et Notre Seigneur descend du ciel à sa voix et se renferme dans une petite hostie… ». Et, pour expliquer à ses fidèles l’importance des sacrements, il disait : « Si nous n’avions pas le sacrement de l’Ordre, nous n’aurions pas Notre-Seigneur. Qui est-ce qui l’a mis là, dans le tabernacle ? Le prêtre. Qui est-ce qui a reçu notre âme à son entrée dans la vie ? Le prêtre. Qui la nourrit pour lui donner la force de faire son pèlerinage ? Le prêtre. Qui la préparera à paraître devant Dieu, en lavant cette âme pour la dernière fois dans le sang de Jésus-Christ ? Le prêtre, toujours le prêtre. Et si cette âme vient à mourir [à cause du péché], qui la ressuscitera, qui lui rendra le calme et la paix ? Encore le prêtre… Après Dieu, le prêtre c’est tout… Le prêtre ne se comprendra bien que dans le ciel ». Ces affirmations, jaillies du cœur sacerdotal du Saint Curé, manifestent en quelle haute considération il tenait le sacrement du sacerdoce. Il semblait submergé par le sentiment d’une responsabilité sans bornes : « Si l’on comprenait bien le prêtre sur la terre, on mourrait non de frayeur, mais d’amour … Sans le prêtre, la mort et la passion de Notre-Seigneur ne serviraient de rien… C’est le prêtre qui continue l’œuvre de Rédemption, sur la terre… A quoi servirait une maison remplie d’or, si vous n’aviez personne pour ouvrir la porte ? Le prêtre a la clef des trésors célestes : c’est lui qui ouvre la porte ; il est l’économe du bon Dieu, l’administrateur de ses biens…. Laissez une paroisse vingt ans sans prêtre : on y adorera les bêtes… Le prêtre n’est pas prêtre pour lui… il est pour vous ».

Il était arrivé à Ars, un petit village de 230 habitants, prévenu par l’Évêque qu’il y aurait trouvé une situation religieuse précaire : « Il n’y a pas beaucoup d’amour de Dieu dans cette paroisse, vous l’y mettrez ».
Il était donc pleinement conscient qu’il devait y aller pour y incarner la présence du Christ, témoignant de sa tendresse salvifique : « [Mon Dieu], accordez-moi la conversion de ma paroisse ; je consens à souffrir ce que vous voulez tout le temps de ma vie ! », c’est par cette prière qu’il commença sa mission. Le Saint Curé se consacra à la conversion de sa paroisse de toutes ses forces, donnant la première place dans ses préoccupations à la formation chrétienne du peuple qui lui était confié. (…) « A peine arrivé, il choisit l’église pour être sa demeure… Il entrait dans l’église avant l’aube et il n’en sortait qu’après l’Angelus du soir. C’est là qu’il fallait le chercher si l’on avait besoin de lui », peut-on lire dans sa première biographie. (…) Il rendait visite de manière systématique à tous les malades et aux familles ; il organisait des missions populaires et des fêtes patronales ; il recueillait et administrait des dons en argent pour ses œuvres charitables et missionnaires ; il embellissait son église en la dotant d’objets sacrés ; il s’occupait des orphelines de la « Providence » (un Institut qu’il avait fondé) et de leurs éducatrices ; il s’intéressait à l’éducation des enfants ; il créait des confréries et invitait les laïcs à collaborer avec lui.

(…) Au temps du Saint Curé, en France, la confession n’était pas plus facile ni plus fréquente que de nos jours, compte tenu du fait que la tourmente de la Révolution avait étouffé pendant longtemps la pratique religieuse. Mais il s’est efforcé, de toutes les manières : par la prédication, en cherchant à persuader par ses conseils, à faire redécouvrir à ses paroissiens le sens et la beauté de la Pénitence sacramentelle, en montrant comment elle est une exigence intime de la Présence eucharistique. Il sut ainsi donner vie à un cercle vertueux. Par ses longues permanences à l’église, devant le tabernacle, il fit en sorte que les fidèles commencent à l’imiter, s’y rendant pour rendre visite à Jésus, et qu’ils soient en même temps sûrs d’y trouver leur curé, disponible pour l’écoute et le pardon. Par la suite, la foule croissante des pénitents qui venaient de la France entière, le retint au confessionnal jusqu’à 16 heures par jour. On disait alors qu’Ars était devenu « le grand hôpital des âmes ». (…) Le Curé d’Ars avait une manière différente de se comporter avec les divers pénitents. Celui qui s’approchait de son confessionnal attiré par un besoin intime et humble du pardon de Dieu, trouvait en lui l’encouragement à se plonger dans « le torrent de la Divine Miséricorde » qui emporte tout dans son élan. Et si quelqu’un s’affligeait de sa faiblesse et de son inconstance, craignant les rechutes à venir, le Curé lui révélait le secret de Dieu par une expression d’une touchante beauté : « Le bon Dieu sait toutes choses. D’avance, il sait qu’après vous être confessé, vous pécherez de nouveau et cependant il vous pardonne. Quel amour que celui de notre Dieu qui va jusqu’à oublier volontairement l’avenir pour nous pardonner ! » (...)
.

Il y a quelques mois, notre Saint-Père s’est fait insulter de tous les noms : meurtrier, assassin, criminel, autiste… Certains ont même menacé dans leur délire irrationnel de le faire paraître devant le Tribunal pénal international. Tout ça pour avoir dit la Vérité sur la sexualité : «…on ne peut pas surmonter ce problème du sida uniquement avec des slogans publicitaires. Si on n’y met pas l’âme, si on n’aide pas les Africains, on ne peut pas résoudre ce fléau par la distribution de préservatifs : au contraire, le risque est d’augmenter le problème. La solution ne peut se trouver que dans un double engagement : le premier, une humanisation de la sexualité, c’est-à-dire un renouveau spirituel et humain qui apporte avec soi une nouvelle manière de se comporter l’un avec l’autre, et le deuxième, une véritable amitié également et surtout pour les personnes qui souffrent, la disponibilité, même au prix de sacrifices, de renoncements personnels, à être proches de ceux qui souffrent » : 

 


http://img.over-blog.com/380x228/0/21/41/34/2011/journalisteobsede.jpegDans cette magnifique réponse - qui n’a JAMAIS été rapportée par les pervers et obsédés de journalistes - c’est la vérité qui choque : « âme », « aide », « engagement », « humanisation de la sexualité », « renouveau spirituel et humain », « nouvelle manière de se comporter l’un avec l’autre », « véritable amitié surtout pour les personnes qui souffrent », « disponibilité », « sacrifices », « renoncements personnels », « être proches de ceux qui souffrent ». Voilà des mots trop humains, trop aimants, trop empreints d’amour envers le prochain. Voilà un discours passible de crime contre l’humanité... surtout lorsque l’on sait ce que fait l’Eglise dans l’indifférence des médias européens. La vérité est insupportable quand elle sort de la bouche de l’Église catholique. On ne supporte pas l’amour véritable… nimême le langage véritable. Le Christ a été crucifié pour avoir dit la Vérité, le Pape n’est pas et ne sera pas épargné. C’est pour cela que sa robe est blanche au Pape… pour qu’on puisse mieux voir le sang du martyre…« Heureux serez-vous lorsqu'on vous insultera, qu'on vous persécutera et qu'on répapressendra faussement sur vous toute sorte de mal, à cause de moi.
Réjouissez-vous et soyez dans l'allégresse, parce que votre récompense sera grande dans les cieux, car c'est ainsi qu'on a persécuté les prophètesqui vous ont précédés » (Matthieu 5, 11-12) ; « S’ils m’ont persécuté, vous aussi, ils vous persécuteront » (Jean 15, 20). La presse occidentale, dans sa toute-puissante arrogance, refusait d’écouter de manière objective les Africains et imposait son racisme culturel (+). Cette presse - car il y a seulement que cette "presse occidentale" qui s’est acharnée contre le Doux Christ sur la terre - incarnait à merveille les prêtres du Sanhédrin dans leur orgueil et leur aveuglement ; l’accusé était condamné d’avance et tout ce qu’il aurait pu dire pour sa défense n’aurait servi à rien face à l’irrationalité ambiante de ce monde... un monde où les démons sont déchaînés dans le seul but de détruire la Loi Morale Naturelle et de construire à son insu la dictature du relativisme. Le scandale a été amplifié par plusieurs Apôtres qui ont même pris la fuite pour ne pas avoir à répondre de leur Foi. Bien des Disciples ont aussi simplement retournés leur veste… Ironiquement, tout cela s’est passé pendant le Saint Temps du Carême… Peu de personnes ont eu le courage de suivre les saintes femmes jusqu'au Calvaire de la Vérité... Beaucoup d'évêques, de prêtres et de fidèles qui se disent catholiques ont préféré renier le Christ à la façon de Saint Pierre... 2000 ans après, une grande majorité de catholique n'a décidément pas encore compris l'Evangile... Des froussards, des lâches et des hypocrites seulement capables de faire semblant mais incapables de défendre la vraie foi catholique en soutenant le Pape... c'est sur ceux là que le Christ pleure... il ne faut pas s'en douter...


Revenons à l’accusé : il a tout simplement osé dire la vérité sur la sexualité et l’amour véritable. « La Vérité engendre la haine » comme le dirait son père spirituel Saint Augustin. Saint Jean-Baptiste est passé aussi par là... C’en était trop pour la bien pensante mass-média occidentale plongée dans sa dépravation morale hédoniste et son mal-être apparent, pour toutes ces victimes de notre temps obsédées par la pilule et le préservatif et refusant de reconnaître par la raison la vérité : « Que l’Église se taise ! On ne veut plus l’entendre sur la sexualité ! ». Les moutons "béni oui-oui" de la pensée unique sont devenus fous de rage... En vérité, seule l’Église catholique est experte en sexualité et en amour. Depuis des millénaires d’expérience, elle sait très bien que la nature humaine est toujours la même : l’amour fait vivre mais le sexe sans amour tue, aussi bien physiquement que spirituellement. Qui habet aures audientes audiat !

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