La crise actuelle que traverse l’Eglise dans nos sociétés occidentales est le résultat d’une convergence de plusieurs courants nés au XVIIIe siècle mais surtout amplifiés à partir du XIXe siècle. Parmi ces courants, on peut distinguer :

 

 

 

L’ACTIVISME

 

Principales figures au XIXe siècle :

- L’Abbé Isaac Hecker (EU)

- Mgr Ireland (év. du Minnesota, EU)

- L’Abbé Félix Klein (EU)

 

Enseignements :

Il faut diriger l’Eglise comme un patron dirige une entreprise ; l’action doit passer avant la contemplation ; le social doit primer sur le religieux.

 

Résultats :

Recul de la spiritualité ; la vie intérieure et l’adoration sont tournées en dérision ; le catéchisme se limite à la récitation de quelques leçons superficielles incapables de nourrir une foi profonde.

 

 

 

 

LE MODERNISME

 

Principales figures au XIXe siècle et au début du XXe :

- Georges Tyrrell (GB)

- Joseph Müller (D)

- L’Abbé Loisy (F)

- L’Abbé Hébert (F)

- L’Abbé Turmel (F)

- L’Abbé Houtin (F)

 

Enseignements :

Il faut s’interroger sur la divinité du Christ ; ce sont les premières générations de chrétiens qui ont « inventé » la figure de Jésus qui nous a été transmise jusqu’ici ; Jésus n’a jamais voulu une Eglise qui soit institutionnelle.

 

Résultats :

Dieu est moins une personne qu’une idée partagée par les croyants ; les dogmes sont des débats de théologiens qui n’apportent rien à la foi des fidèles ; les sacrements - dont l’Eucharistie - n’ont qu’une dimension symbolique.

 

 

 

 

LE NEO-MODERNISME

 

Principales figures au XXe siècle :

- Rudolf Bultmann (D)

- Le Père Cardonnel o.p. (F)

- Le Fr. Raymond o.s.f. (F)

- L’Abbé Davezies (F)

- Dom Besret (F)

- Le Père Schillebeekx o.p. (B)

- L’Abbé Küng (D)

- L’Abbé Pohier (F)

 

Enseignements :

La divinité du Christ n’est pas prouvée par sa résurrection ; rejet du divin et du sacré ; réduction de l’Evangile à la proclamation d’une foi personnelle ; création d’une « nouvelle Eglise » sur la base de pratiques à inventer sans cesse ; dissociation de l’Eglise, du dogme et de la foi ; rejet d’un catéchisme établi.

Résultats :

Rationalisme puis dictature du relativisme ; activisme mis au premier plan ; chute verticale des vocations par suite de la remise en cause de l’identité et de la mission du prêtre ; dégradation de la liturgie ; contamination des commissions diocésaines de catéchèse et de liturgie ; cooptation d’évêques faibles ou gagnés aux idées nouvelles ; révolte des fidèles poussés par leurs pasteurs à se réfugier dans le « traditionalisme » ou l’ « intégrisme » ; terrorisme intellectuel exercé à tous les niveaux diocésains et paroissiaux par une intelligentsia prétentieuse et dévoyée.

 

 

 

LE PROGRESSISME

 

Mouvements aux contours flous où convergent les erreurs précédentes diffusées ou entretenues par :

- la presse : « Témoignage Chrétien », « La Vie »... etc.

- les mouvements : JOC, JEC, ACO, « Conférence des Baptisés de France »... etc.

- les publications : « Signes d’Aujourd’hui », « Feuillets liturgiques du diocèse de Saint-Brieuc », « Parcours catéchétiques », « Pierres Vivantes »... etc.

- les nouvelles structures : « Equipes d’Animation Liturgique », « Equipes d’Animation Pastorale », « Equipes funérailles »... etc.

- le recours à des projets pastoraux qui ne tiennent compte ni de la réalité, ni des aspirations des fidèles souhaitant demeurer dans la foi de l’Eglise, ni des enseignements magistériels.

 

Enseignements :

Plus de différence entre le sacerdoce ministériel des prêtres et le sacerdoce commun de tous les baptisés ; célébrations eucharistiques transformées en repas festifs au cours desquels doit primer l’assemblée locale ; rejet ou relecture subjective des enseignements magistériels ; établissement d’un clergé sans formation solide.

 

Résultats :

Etablissement d’une religion « à la carte » établie sur la seule base des bons sentiments des fidèles ; émergence d’une Eglise de type congrégationiste au sein de laquelle l’évêque n’a plus qu’un rôle de fédérateur ; rejet de tout type d’autorité, à commencer par celle du Souverain Pontife comme gardien de la foi ; abandon de la vie sacramentelle ; construction d’une Eglise démocratique fondée sur des communautés locales en phase avec les modes ambiantes ; apostasie rampante.

 

 

 

SOLUTION POUR SORTIR DE LA CRISE...

 

Chercher les remèdes auprès du Successeur de Pierre et dans la célébration de la foi selon les formes reçues de l’Eglise.

 

Pro Liturgia

Saint François de Sales, qui fut Evêque de Genève de 1602 à 1622, se donna trois grands objectifs à atteindre : - reconquérir par la prière et la prédication (rare à son époque) Genève qui était passée au calvinisme, - rétablir l’unité de la foi dans son diocèse, - mettre en œuvre le concile de Trente.

 

La crise que traversait l’Eglise à son époque - après Trente - ressemble par bien des points à celle que nous connaissons aujourd’hui - après Vatican II - puisqu’il écrit : « il est un aqueduc qui alimente et ranime pour ainsi dire toute la race des hérétiques : ce sont les exemples des prêtres pervers, les actions, les paroles, en un mot l'iniquité de tous, mais surtout des ecclésiastiques. C’est à cause de nous que le nom de Dieu est blasphémé chaque jour parmi les nations. (...) Et que les chanoines n’aillent pas chercher ailleurs que dans leur propre chapitre ces ecclésiastiques coupables... »

Une étrange "alliance" semble se propager aujourd’hui dans tous les pays démocratiques, mais surtout en Occident : l’alliance entre démocratie et relativisme. Il semble que la seule manière pour assurer la survie de la démocratie consiste à renoncer à la Vérité, à une possible Vérité partagée, pour épouser le relativisme le plus radical : c’est là, ensuite, renoncer aussi à la recherche d’une possible Vérité, en reléguant la plus grande partie des choix, même ceux de grande importance sociale, à ce que l’on appelle la sphère personnelle. Cette conviction erronée se traduit, au plan culturel, social et politique, dans la tentative de marginaliser, le plus possible, les catholiques, en les excluant de la scène publique, et surtout, en tentant de neutraliser leur poids effectif dans le débat culturel et social.



gargouilleLe christianisme, au contraire, n’est pas une menace pour la démocratie, mais il en est le fondement culturel indispensable. Une démocratie réelle, qui ne se confond pas avec les nombreuses oligarchies présentes actuellement dans le monde, se fonde essentiellement sur les « valeurs partagées », sur une conception culturelle commune, dans laquelle on reconnaisse que le centre de la société, dont on ne peut se passer, est la personne et non pas l’Etat. L’attaque systématique contre le christianisme et contre la grande culture et tradition chrétienne peut-être, même sans que leurs auteurs en soient conscients, le risque de se traduire en une attaque contre la démocratie elle-même. De cette manière, l’élimination d’une culture partagée, capable, en raison précisément de son histoire et de son identité, d’accueillir démocratiquement tout ce qu’il y a de bon dans les autres cultures, coïncide avec la perte des bases culturelles essentielles pour la survie d’une démocratie. Ce n’est pas un hasard si les démocraties modernes sont nées et se sont développées dans les Pays ayant une longue tradition chrétienne. La démocratie et le relativisme ne sont pas coessentiels, au contraire, le relativisme étouffe la démocratie qui, n’ayant plus de points de repère, risque l’effondrement sur elle-même. Seule la récupération du caractère central et de la Vérité de la personne, en dépassant radicalement le matérialisme (qui s’est malheureusement concrétisé dans le marxisme, dans le libéralisme effréné), pourra être une garantie de survie pour la démocratie. Dans ce sens, elles apparaissent problématiques et, de fait, inexplicables, les positions de ces "catholiques" qui préfèrent grossir les rangs des paladins de la laïcité de l’Etat - qui est en grande partie le laïcisme sous des dépouilles trompeuses - au lieu de rechercher l’unité avec leurs autres frères dans la foi. Qu’est-ce qui vient en premier : l’unité avec les compagnons de parti, ou l’unité avec les autres membres du corps ecclésial ? De cette manière, la foi se réduit à un « choix religieux », et se désunit de l’unité catholique. Le phénomène de la marginalisation des catholiques dans la vie publique et dans la politique, touche un nombre toujours plus grand de Pays, et semble être un « ordre d’écurie » philosophiquement fondé et déterminé. Le relativisme n’est pas une garantie de démocratie ni d’une possible vie sociale bonne. Nous espérons que les hommes politiques catholiques ont des idées bien claires à ce sujet, parce que les premiers à être « marginalisés », ce sont eux précisément. Malheureusement, la diaspora politique des catholiques est une conséquence de la diaspora culturelle. Pour cela, il faut se mettre à une sérieuse réflexion. Pour la raison aussi que « le poids culturel atteint, et l’expérience mûre d’un engagement politique que les catholiques, dans différents Pays, ont su développer, en particulier dans les décennies postérieure à la deuxième guerre mondiale, ne peuvent les placer dans aucun complexe d’infériorité vis-à-vis d’autres propositions dont l’histoire récente a montré la faiblesse ou l’échec radical » (Congrégation pour la Doctrine de la Foi, Note doctrinale sur certaines questions concernant l’engagement et l’attitude des catholiques dans la vie politique, Cité du Vatican, 2002, n.7).

 

Comte-de-Paris.jpgSommes nous encore en démocratie et pour combien de temps ? La violence brutale infligée à une majorité de Français serait-elle une provocation ? Sinon, avons-nous les moyens d'y répondre ? Lesquels ? Lorsqu'on ose faire voter à main levée, comme sous la terreur, lors de la révolution de 1792, des lois d'exceptions pour arracher au bulldozer les racines de notre civilisation judéo-chrétienne, il y a violence faite à la démocratie mais aussi à l'âme et au cœur des Français, à leur culture millénaire. La haine et l'incompréhension creusent alors leurs sillons au sein du peuple de France. Une  gouvernance annoncée comme normale pourrait apparaître, au bout d'un  an, comme l'antique Moloch, idole carthaginoise : on faisait périr dans les flammes de cet idole, constamment entretenues, les  opposants, permettant alors aux fragiles gouvernances de l'époque de  croire pouvoir ainsi éteindre par le feu toute angoisse de leur propre avenir. Après, il n'y aurait plus que cendres et fumée, lorsqu'on refuse d'écouter les justes revendications, comme les besoins d'un peuple et que dans le même temps on laisse croître de façon incontrôlable la dette, le chômage et donc la misère, il y a violence faite à la personne. Nous ne sommes pas homophobes pour la plupart d'entre nous. Mais certains médias, serviteurs zélés du pouvoir, font volontiers l'amalgame opposant leurs certitudes artificielles dans un politiquement correct, avec nos sources vitales et notre croyance en la "royauté de l'homme". Ils trichent avec eux-mêmes et avec le vrai de la réalité de ce qui est. (…) Nous ne souhaitons pas que nos principes soient déviés, qu'ils soient totalement et officiellement inversés, condamnés sans référendum.

 

La liberté de chacun est un bien trop précieux pour l'abandonner à quelques dictatures que ce soient. Car une liberté axée uniquement  sur un plaisir personnel, qui n'aurait pas à cœur d'en comprendre les tenants et les aboutissants et ce qui pourrait en résulter, aura tendance à s'exercer au détriment de la liberté des autres. Le grand  poète Paul Valéry écrivait : « la liberté de chacun s'achève où commence celle de l'autre ». En écrivant cela, nous pensons bien évidement aux enfants qui pourraient se trouver doublement orphelins et privés du sens de leur vie à venir et à construire. Ne nous laissons pas instrumentaliser par ceux qui ne pensent qu'à eux-même et au plaisir qu'ils en auraient. Un bébé à faire naître artificiellement pourrait-il être comparable à un animal de compagnie que l'on achèterait ? (…) Lorsqu'en outre l'éducation nationale est confiée, au plus haut niveau à des fossoyeurs (peut être de bonne volonté) qui déjà envisagent toutes sortes d'expériences sur les embryons, devenus cobaye dans le ventre de leur mère, il y a violence faite à l'être humain au prétexte de la science et de son expérimentation. « Trop de technologie risque d'engendrer des idiots » écrivait Einstein. Je tiens à vous assurer que nous ne sommes aucunement passéistes. Un de mes ancêtres, le Roi Louis XVI, fut le premier avec toute sa famille à expérimenter le premier vaccin de la variole en 1787, pour l'exemple. Aujourd'hui nous sommes profondément tristes, nous sommes également soumis à l'obligation de nous confronter à certains régimes totalitaires qui vont à l'encontre des droits de l'homme, des droits de la personne humaine dont on oublie trop souvent sa part de sacré, d'âme.

 

En parallèle de ces sombres tableaux, il existe pourtant dans toute la France des jeunes et des moins jeunes, des Français et des Françaises de toutes origines, de toutes conditions, de toutes confessions, parfois d'aucune confession, de toutes couleurs, qui  parcourent les rue de nos villes pour crier leur incompréhension de  ce "Viol" face aux diktats qui tentent de pousser la France vers l'abîme. La seule réponse adaptée, mais d'une force incompressible, qu'ils aient trouvée est et doit rester la non violence, même si de stupides groupuscules irresponsables ou manipulés tentent parfois de  s'immiscer pour semer le désordre et la violence. J'admire cette  magnifique jeunesse, dans ce mai 68 remis à l'endroit en mai 2013, ces veilleurs non violents qui donnent l'exemple de leur force  tranquille, de leur abnégation déterminée, de leur respect d'autrui, celui de la dignité de chaque être et le rejet de l'exaspération et  de la colère. Marcher sur le fil tranchant de la non violence n'est en effet pas facile dans ce monde plein de violence. Seule la force intérieure et l'amour de l'autre peuvent désarmer l'implacabilité retorse et glaciale qui vous est opposée. Si on se laisse emporter par la colère on prend le risque non assumé de répondre oeil pour oeil. Alors nous dit le Mahatma Ghandy  « le monde deviendrait aveugle ». Je vous laisse méditer en conclusion sur cette réflexion de Mère Térésa : « le fruit  du silence est la prière... le fruit de la prière est la foi... le  fruit de la foi est l'amour... le fruit de l'amour est le service...  le fruit du service est la paix ».

 

Henri, Comte de Paris, Duc de France 

La traduction du dernier livre du pseudo-théologien suisse Hans Küng "Islam" vient de paraître en français. Dans ce livre, il soutient apparemment la thèse que les chrétiens se devraient de respecter le message de Mahomet, "authentiquement prophète" et de considérer que Jésus-Christ n'est qu'un prophète parmi d'autres, que l'Islam peut permettre aux chrétiens de "purifier" leur monothéisme en abandonnant le dogme de la Trinité. Comment ne pas s'indigner de tels propos ? Ce théologien, sensé être catholique, n'a cessé de dénigrer l'Eglise, de préconiser une évacuation de toute verticalité dans le christianisme pour en faire une religion "droits-de-l'homme", de l'horizontalité, et voilà qu'il affirme doctement que l'Islam peut nous aider à retrouver le sens de la verticalité. Un parallèle avec la liturgie : Hans Küng était aussi vraisemblablement à la pointe du "progrès" dans ce domaine, reprochant entre autres choses à Benoît XVI de célébrer la messe en latin, en "tournant le dos au peuple". A son avis, laquelle des célébrations liturgiques - forme ordinaire du rite latin célébrée en respectant les normes liturgiques ou forme extraordinaire - ou le spectacle le plus souvent médiocre et désacralisé qu'il nous est souvent donné de vivre dans nos paroisses, nous conduit-elle davantage vers Dieu ? La réponse semble évidente. Curieuse (im)posture que l'on pourrait assimiler à du masochisme, ou de la haine de soi chez certains progressistes, faisant preuve de géométrie variable, consistant à admirer dans la tradition des autres (dans ce cas particulier l'Islam), ce que l'on dénigre dans la sienne, à valoriser chez les autres ce que l'on se refuse à soi-même (et aux autres...).

http://idata.over-blog.com/0/21/41/34/183.gif« Mes frères, quelques jours après la mort de Louis XVI, le Pape de ce temps, Pie VI écrivait aux cardinaux : « Le Roi très chrétien Louis XVI a été condamné au dernier des supplices par une conjuration impie et ce jugement a été exécuté à Paris le 21 du mois de janvier » et, après un long développement le Pape concluait en disant : « C'est pourquoi nous vous invitons au service solennel que nous célébrerons avec vous pour le repos de l'âme de Louis XVI : quoique les prières puissent paraître superflues quand il s'agit d'un chrétien qu'on croit avoir mérité la palme du martyr, puisque Saint Augustin dit que l'Eglise ne prie pas pour les martyrs mais qu'elle se recommande plutôt à leurs prières ». Voilà donc mes frères la raison fondamentale de notre rassemblement : nous souvenir que Louis XVI est mort avant toute chose parce qu'il était un Roi chrétien.
C'est encore le même Pie VI qui le dit très clairement : « Et qui pourra jamais douter que ce monarque n'ait été principalement immolé en haine de la Foi et par un esprit de fureur contre les dogmes catholiques ». Je crois mes frères qu'il convient aussi d'y associer tous les béatifiés, les canonisés mais aussi la foule des sans nom, sans-grade qui ont été fusillés, guillotinées, massacrés, brûlés, noyés pour la Foi catholique. Alors mes frères souvenons nous que si la France catholique et royale est née dans l'eau sainte du baptême à Reims, la France républicaine et laïque est née dans un bain de sang impur, dans la haine et la terreur de la révolution.
Il est aujourd'hui de bon ton de parler du "devoir de mémoire", de "repentance", et  de rappeler images à l'appui grâce à la télévision, les rafles, les camps, les exterminations... 
Ah ! mes frères ! comme je regrette que la télévision n'ait été inventée dès 1789 pour que nous puissions voir aujourd'hui tous ces martyrs de Compiègne, de Valenciennes, d'Arras, d'Orange, d'Angers, d'Avrillé, de Vannes, de Laval, des Petits et Grands Ducs, de Paris, toute cette cohorte d'évêques, de prêtres, de religieuses, d'hommes et de femmes et même d'enfants massacrés pour la Foi... Cet immense cortège de manants en sabots, cet immense cortège de "Manants du Roi" pour parler comme La Varende. Comme je regrette que nous puissions ni voir ni entendre notre Roi aimé Louis XVI montant à l'échafaud s'avancer vers la foule et s'écrier : « Je meurs innocent de tous les crimes qu'on m'impute. Je pardonne aux auteurs de ma mort et je prie Dieu que le sang que vous allez répandre ne retombe jamais sur la France ». Ne croirait-on pas entendre Notre Seigneur lui-même dire à son Père : « Père, pardonnez leur, ils ne savent pas ce qu'ils font... ». Oh ! mes frères, devant les sublimes paroles de Louis XVI face à la mort comment ne pas crier de bouche et de coeur : « Vive le Roi ! ». Hélas les bourreaux ont fait leur besogne... la tête de Louis XVI est tombée, le sang dit-on a giclé très loin et, depuis, c'est toute l'histoire de la France qui en est marquée.

 

Oh, comme elles s'avèrent justes ces paroles du Maréchal LIAUTEY : « Ce pays a commencé à se suicider en 1789 et il s'est donné le coup fatal le 21 Janvier 1793 et il en meurt et ce n'est que justice ». « Il en meurt ». En effet que reste-il de notre France aujourd'hui ?
Que reste-t-il de l'Eglise en France aujourd'hui ?
Nous assistons d'année en année à une décadence, une décomposition toujours grandissante. Tout récemment encore, à la demande expresse du 1er Ministre Lionel Jospin a été éliminée toute référence au Christianisme dans la charte européenne.
Notre Pape Jean-Paul II l'a regretté dit-on amèrement mais que voulez-vous, il y a longtemps que le processus est enclenché. Tout d'abord on ne veut plus de Roi... On abat le rempart, ensuite on ne veut plus de la Foi.
Comme le déclarait récemment le Cardinal Ratzinger : « Nous assistons aujourd'hui à une sécularisation, à une laïcisation du monde qui mène à l'athéisme ». et Jean-Paul II quant à lui, déclarait : « Une culture qui refuse de se référer à Dieu perd son âme en même temps que son orientation et devient une culture de mort ». Nous y sommes mes frères : Avortement, euthanasie, manipulations génétiques, eugénisme, union contre nature, sans parler de la délinquance, des agressions de toutes sortes, des divorces, des suicides, de la drogue, bref une France devenue folle, sans foi ni loi, sans idéal, sans âme.
C'est pourquoi, de tout notre coeur, nous appelons le retour du Roi, « le Roi très chrétien ! ».
Car, avec un Roi catholique recevant l'Onction à Reims, promettant de défendre l'Eglise, il serait impossible que des lois impies puissent être promulguées, il serait impossible que notre société s'organise sans Dieu.
En disant cela, certains penseront peut-être : Il rêve, voire il délire !
En effet, comme l'a écrit Jean Raspail dans son livre "Le Roi au-delà de la mer" : « Imaginez Monseigneur que vous ayez des partisans, que cela forme un mouvement... je vous prédis Monseigneur la condamnation immédiate de la Conférence épiscopale... L'Eglise Catholique qui est en France s'accommode admirablement de la République. L'Eglise a pris acte que la France n'est plus chrétienne et que la Fille aînée de l'Eglise a coiffé le bonnet phrygien. Désormais le sentiment religieux éloigne la France de l'idée royale. Et même, si contre toute attente, elle redevenait chrétienne dans son ensemble, ce christianisme là, celui du XXIème siècle, loin de vous accueillir, se dresserait pour vous barrer le chemin. Nul ne chantera plus je le crains le DOMINE SALVUM FAC REGEM. Les ponts sont coupés Monseigneur, la route du sacré est minée ». Cela est vrai en grande partie.

 

Oui, si le Roi revenait quel évêque trouverait-on pour le sacrer ? Quand on pense que pour le Bicentenaire de la mort du Roi en 1993 quatre évêques seulement acceptèrent de célébrer en personne dans leur cathédrale une messe solennelle à la mémoire de Louis XVI et qu'ils y eut un refus clair et précis de l'archevêque de Paris.
Alors, mes frères, sommes-nous condamnés à rêver ?
Serons-nous maintenant le club des nostalgiques d'un temps à jamais révolu ?
Serons-nous les gardiens d'un musée que plus personne n'a envie de visiter ? Non, car rien n'est impossible à Dieu ! Nous sommes les veilleurs qui entretiennent la flamme. Certes, nous sommes une minorité mais l'histoire ne manque pas d'exemples où une minorité renverse le cours des choses.
Nous catholiques, nous sommes bien placés pour le savoir. Qu'étaient-ce que douze apôtres, pas très brillants, pour évangéliser le monde ? Qu'était-ce qu'une Jeanne d'Arc pour faire sacrer Charles VIl et bouter l'anglais hors de France ? Qu'était-ce qu'une Bernadette pour faire accourir les foules à Lourdes ? Qu'étaient-ce un curé d'Ars, une Thérèse de l'Enfant Jésus ? Qu'étaient-ce que quelques enfants de l'île Bouchard en 1947 pour empêcher la France de basculer dans le communisme ? Rien n'est impossible à Dieu !
Alors, prions avec confiance le Christ-Roi qui est Roi de France pour que, bientôt, se lève son lieutenant le roi très chrétien : « O Christ, Roi des rois et Chef des Nations, souvenez-Vous de Votre peuple de prédilection. Souvenez-Vous de la Mission que Vous lui avez confiée dans le monde. Souvenez-Vous de l'Alliance que Vous avez scellée avec Clovis au Baptistère de Reims et confirmée miraculeusement par Jeanne d'Arc, la Pucelle, et renouvelée à chacun des Sacres de ses Rois Très Chrétiens, Vos Fils Aînés. La France officielle a renié ses engagements envers Vous depuis qu'elle a assassiné son Roi. Faites-lui la grâce, Seigneur Jésus, de réparer ses erreurs et ses fautes afin qu'elle revienne au plus tôt à sa Vocation première de soldat de Dieu et de Fille Aînée de l'Eglise ! Vos desseins sont impénétrables, mais nous croyons que la prière des hommes est puissante sur Votre Coeur. Soumis à Votre Sagesse et confiant dans Votre bonté, nous osons Vous supplier que la France revienne à ses origines par le rétablissement de l'Alliance de l'Autel et du trône restauré. Seigneur, comme  au temps de Jeanne d'Arc, rendez à la France son Roi Très Chrétien afin que recevant à Reims son "digne Sacre" il soit en toute vérité Votre Lieutenant temporel, le ministre de Vos Saintes Volontés pour le plus grand bien de l'Eglise, de la Patrie et de l'humanité. Nous Vous demandons cette grâce au nom de Votre Sacré Coeur qui aime toujours les Francs au nom de Votre Très Sainte Mère, notre Reine bien aimée, au nom de Saint Michel, l'Ange Gardien de la France, de Sainte Jeanne d'Arc, la grande Martyre de Votre Royauté Universelle, au nom de tous nos Saints protecteurs et de tous les saints de France.
DOMINE SALVUM FAC REGEM. Seigneur, sauvez le Roi et exaucez notre suppliante prière. Amen ».

 

M. l'Abbé Francis MICHEL, Curé de Thiberville

 

Les jésuites et les dominicains ont la réputation de ne pas faire bon ménage,

les seconds accusant les premiers d'esprit tortueux. 

Un jour, un jésuite débarque à Rome, et aborde un dominicain

 pour lui demander le chemin de la basilique Saint-Pierre. 

"Mon Père, dit le dominicain, vous ne trouverez jamais, c'est tout droit."

 

Vous l’aurez remarqué : les Français sont très dociles dès qu’il s’agit pour eux d’utiliser des mots nouveaux ou des expressions nouvelles qui leur donnent l’impression de dire des choses profondes. Ainsi ne dit-on plus « un problème » mais « une problématique » ; l’ « handicapé » est devenu « une personne en situation d’handicap » tandis que l’aveugle est un « non-voyant ». La crise économique ne vous touche plus : désormais elle vous « impacte »... Et n’oubliez jamais de truffer vos phrases d’expressions comme « au niveau de » ou « en fait »... L’Education nationale est championne de ce genre de boursouflures verbales puisqu’un « résumé » est devenu une « trace écrite », qu’un « cours » est devenu une « séance dont il faut finaliser la progression » et que chaque « élève tire-au-flanc » a été mué en un « apprenant en voie d’acquisition des savoirs ». Une voie qui risque d’être longue pour certains allergiques au travail !

 

 

 

Et l’Eglise ? Elle n’est pas en reste. Un certain clergé a remplacé la « messe » par des « célébrations eucharistiques ». Pour savoir à quoi ressemble une « messe », il suffit d’ouvrir un vrai missel à la bonne page ; pour savoir à quoi va ressembler la prochaine « célébration eucharistique », il faut se renseigner auprès d’un membre de l’équipe d’animation liturgique locale. Pas auprès du curé : il n’en sait rien lui-même tant que l’équipe ne lui aura pas donné le programme qu’elle a élaboré. Et quand vous vous plaignez à votre évêque de ce que les messes paroissiales qui se font à 50km à la ronde sont généralement désarticulées et infantilisantes, il vous demande d’être « tolérant ». Comme si la « tolérance » avait quelque chose à voir avec votre « droit » à bénéficier d’une liturgie qui soit celle de l’Eglise et non celle de votre curé ! Là encore, les mots ont des sens qui fluctuent selon que l’on soit clerc ou laïc : « tolérance » est devenu un mantra utilisé par ceux qui craignent l’emploi du mot « vérité » ou de l’expression « droit à ». Et si vous lâchez le mot « tradition », on vous répliquera « progrès ». Pour bien vous faire comprendre que le terme que vous employez n’a plus cours dans l’Eglise-qui-vit-de-l’esprit-de-Vatican II. Confucius, disait que « lorsque les mots perdent leur sens, les gens perdent leur liberté. » La perte du sens des mots fait partie de l’effondrement général des repères qui caractérise notre époque. Contre ce délitement de la pensée, sachons utiliser les mots justes : ils sont les traductions de pensées claires. Ils sont une arme permettant de lutter contre tout ce qui conduit à discréditer la recherche du Vrai, du Beau et du Bien. Leur emploi procède d’une exigence de rigueur qui s’oppose à la dérive des esprits conduisant au relativisme à la fois doctrinal et liturgique.

 

Pro Liturgia

Pour les catholiques français, ils ne sont que 4,5% à répondre par l’affirmative selon une enquête réalisée par l’Ifop. « Avec 4,5 %, la France est aujourd'hui le pays catholique où la pratique dominicale est la plus basse » note Denis Pelletier dans le journal La Croix. C’est un triste constat, mais c’est malheureusement une réalité. Cette enquête nous refait bien évidemment le coup entre les catholiques « pratiquants » et les catholiques « non-pratiquants ». Pour être plus juste, il faudrait plutôt faire la différence entre les catholiques « qui aiment Jésus » et les catholiques « qui n’aiment pas Jésus » …car lorsque l’on aime une Personne, on se déplace au minimum une fois par semaine pour aller à Sa rencontre, comme nous le demande l’Eglise. N’ayons donc pas peur de le dire au risque de blesser : les "catholiques" qui ne pratiquent pas ne sont que de sales hypocrites qui n’aiment pas Jésus et qui, de surplus, commettent un « péché grave » (CEC N°2181). Cela dit, beaucoup de ces « non-pratiquants » ont sûrement souffert de la crise iconoclaste ravageant la France dans les années 70. En effet, ne l'oublions pas, la France a été (et reste toujours) le plus grand laboratoire d'expériences liturgiques aussi farfelues que désastreuses. Ceci explique - en partie au moins - la crise actuelle dans notre pays. La courbe des personnes allant à la messe tous les dimanches plonge à partir du milieu des années 1970. C'est bien évidemment durant cette période que le vent de folie a soufflé le plus fort sur la liturgie et sur le catéchisme. Lorsque l’Episcopat français aura le courage de virer SES ACTUELS (!!!) « référents liturgiques », la pratique dominicale des catholiques augmentera, pas avant. Le problème actuel au sein de nos paroisses est essentiellement liturgique. « Je suis convaincu que la crise de l'Eglise que nous vivons aujourd'hui repose largement sur la désintégration de la liturgie » (cf : Cardinal Joseph Ratzinger).

 

 

Lien : Non-pratiquant, avez-vous dit ?

Daniel Duigou a choisi de coiffer son crâne de plusieurs casquettes. Il est en effet à la fois psychologue, journaliste, et prêtre de l'Eglise-qui-est-en-France. L'individu, dont le parcours est à tout le moins atypique, a été ordonné prêtre en 1999, en évitant le séminaire grâce à une dérogation. Progressiste à tout crin, le pauvre homme ne se distingue guère en ceci de la plupart des catholiques apostats que nous voyons tous les jours. Malheureusement, le père Duigou a un autre vice : il écrit... n'importe quoi ! Il vient de publier un livre intitulé "Psychanalyse des miracles du Christ". On pouvait avec cela s'attendre au pire : on n'a pas été déçu... Le tout n'est qu'un ramassis d'absurdités blasphématoires, avec interprétations freudiennes à trois francs six sous. C'est que Daniel Duigou ne croit pas aux miracles, on s'en serait douté...

 

 

 

 

danielduigou2.jpg"Psychanalyse des miracles du Christ", tel est le titre d'un livre publié en 2003 aux Presses de la Renaissance par le Père Daniel Duigou. L'Auteur, journaliste et ancien présentateur TV, "fils spirituel de Mgr Noyer (Amiens) et de Mgr Gaillot" (peut-on lire sur certains sites internet) s'emploie à démontrer, dans ses pages, que les miracles rapportés dans les Evangiles pourraient être expliqués par le biais de la psychanalyse. Ça va loin... très loin même, comme on va le voir. Prenons, par exemple, l'explication que donne le Père Duigou à propos de la résurrection de Lazare. Voici ce qu'il écrit : « Jean nous précise plusieurs fois que Jésus entretient des liens très forts avec Marthe, Marie et Lazare, même s'il n'est pas de leur famille. C'est Marie qui dans un geste qui ne manque pas d'affection et même de sensualité, avait « oint le Seigneur d'une huile parfumée et lui avait essuyé les pieds avec ses cheveux ». Et si le lecteur n'a pas compris, Jean souligne un peu loin, à nouveau, le lien d'amour entre ces personnes : « Jésus aimait Marthe et sa sœur et Lazare ». En plus, Jean révèle, dans la présentation des personnages au fur et à mesure du récit, qu'il existe un lien encore plus particulier entre les deux garçons, Jésus et Lazare. Les sœurs de Lazare utilisèrent d'ailleurs ce fait comme premier argument pour toucher Jésus et le convaincre de venir : "Seigneur, celui que tu aimes est malade". Quand à Lazare, son sentiment à l'égard de Jésus est également très fort, puisque les deux sœurs n'hésitent pas à dire à Jésus, chacune de leur côté : "Seigneur, si tu avais été ici, mon frère ne serait pas mort". N'y a-t-il pas quelque chose de l'ordre de la déception amoureuse chez Lazare qui se serait laissé mourir en ne voyant pas revenir Jésus le sauver ? Au fond, il n'y aurait rien d'étonnant à ce qu'il ait gardé de son adolescence une relation de type homosexuel avec Jésus. L'inconscient ne connaît pas la différence sexuelle. En tout cas, si nous retenons cette hypothèse, le malaise de Jésus et son hésitation à agir sont alors plus facilement explicables. (...) ». Et voilà comment en affirmant que "l'inconscient ne connaît pas la différence sexuelle", ce que ne s'emploie pas à prouver l'Auteur (le pourrait-il ?), on en vient a induire l'idée selon laquelle il y aurait eu, entre Jésus et Lazare, une... "aventure".

 

danielduigou1.jpgMieux vaut laisser ici au Père Duigou la liberté de se battre avec ses propres illusions. Mais ce genre de propos permet d'aller plus loin dans la mesure où il se fait parfois, sans le vouloir, révélateur d'autres questions. Ainsi, troublé par les affirmations peu catholiques du Père Duigou, un lecteur - qui a probablement flairé que les thèses du Père Duigou permettaient au loup d'entrer dans la bergerie - fait part de son indignation légitime via un site internet. Il reçoit alors d'un autre prêtre, le père Etienne Uberall (prêtre de Strasbourg connu pour son ultra-modernisme !), la réponse suivante : « Vraiment, en parcourant les extraits du livre du père Duigou (...), je ne vois pas ce qu'il y a de nouveau... Votre site laisse augurer d'une nouvelle ère d'obscurantisme, dont je croyais l'Eglise libérée à jamais. Que ce soit pour Cana ou la multiplication des pains, l'auteur ne dit rien d'autre que ce disent les exégètes depuis des décennies... quant à Lazare, il n'est pas question d'une relation homosexuelle avec Jésus, mais d'une relation de type homosexuel, ce qui est bien différent. (...) Vos courriers à tous les niveaux de responsabilité de votre Eglise s'apparentent à la délation. Ce doit être une nouvelle vertu, mais je n'en trouve pas trace dans l'Evangile du Christ. Bien fraternellement ». Le Père Uberall, qui répond ainsi, est le Vicaire épiscopal de Strasbourg. On peut s'étonner de ce que ce prêtre exerçant de hautes fonctions auprès de son Evêque :


- ne soit pas lui même choqué par les affirmations pour le moins ambigues du Père Duigou, 

- en arrive à affirmer que la fidélité à la vérité évangélique s'apparente à de l'obscurantisme, 

- préfère se montrer docile à l'enseignement de quelques exégètes - sans préciser lesquels - plutôt qu'à l'enseignement de l'Eglise, 

- soutient que s'opposer aux propos d'un ministre de l'Eglise qui égarent les fidèles est une forme de la délation. (On peut écrire n'importe quoi au sujet de Jésus : ce n'est pas grave. Mais mettre un clerc en cause, voilà qui devient inadmissible. Non, le cléricalisme n'est pas mort...).

 

On observera, en outre, la subtile différence que fait le Père Uberall entre une "relation homosexuelle" et une "relation de type homosexuel". Le Vicaire épiscopal de Strasbourg chercherait-il à justifier certaines orientations sexuelles qu'il ne s'y prendrait probablement pas autrement... Mais revenons au Père Duigou. Interrogé à propos de l'élection du Benoît XVI, il déclare : « Ma crainte, c'est qu'on s'oriente vers une Eglise de combat, avec un retour au dogmatisme et au fondamentalisme, par besoin de se rassurer, et de rassurer ces chrétiens qui s'étaient sentis déstabilisés par les réformes de Vatican II (...) Le nouveau pape ne va pas se priver, par exemple, de souligner les normes liturgiques ». Qui ne voit pas là la contradiction dans les propos du Père Duigou ? Ce dernier, en effet, souhaite l'application de Vatican II, mais reproche au pape actuel de vouloir souligner les normes liturgiques... lesquelles sont précisément issues de Vatican II ! Et le Père Duigou de poursuivre : « [avec le choix des cardinaux pour l'élection du successeur de Jean-Paul II] c'est le retour à une Eglise enseignante qui, comme au Moyen Age, croit détenir la vérité sur tout (...) ». L'envie nous prend alors de poser deux questions au Père Duigou : premièrement, pourquoi a-t-il choisi librement d'exercer un ministère au service d'une Eglise qui, selon lui, n'aurait rien à dire dans la mesure où elle n'a pas la Vérité ? Et deuxièmement, pourquoi s'arrête-t-il au Moyen-Age pour ce qui concerne la mission d'enseignement de l'Eglise, alors qu'il conviendrait de remonter au temps des premiers disciples pour entendre Jésus lui-même leur dire : « Allez donc, enseignez à toutes les nations, baptisez-les au nom du Père et du Fils et du Saint-Esprit » (cf. Mt 28, 19). 

 

Bref, "Psychanalyse des miracles du Christ", du Père Duigou, est un ouvrage qui n'apporte aucun éclairage pour la foi catholique. Tout au plus sa lecture met-elle mal à l'aise dans la mesure où elle fait naître l'impression désagréable que l'Auteur aurait quelques comptes à régler avec d'éventuelles inquiétudes personnelles qu'on imagine - à tort ou à raison - être en rapport avec ses propres choix existentiels. 

 

Pro Liturgia

Un livre référence sur l'ensemble de la pensée du Pape François sort vendredi : « Jorge Mario Bergoglio, pape François. Seul l'amour nous sauvera » est préfacé par Son Eminence le Cardinal André Vingt-Trois. Grâce au Figaro, en voici quelques extraits marquants (Copublié par Parole et Silence, Éditions du Rocher, La Librairie éditrice vaticane, 190 p., 15 €). A méditer et à diffuser ! Malgré un "style" liturgique un peu différent que Benoît XVI, le Magistère de notre nouveau Pape sera sûrement d'une richesse spirituelle très importante. Rendons grâce à Dieu et continuons de bien prier pour l'Eglise du Seigneur.

 

 

 

 

• Société de « caprices adolescents »

 

livre-françois-pape« Nous sommes poussés par l'appétit insatiable de pouvoir, le consumérisme et la fausse éternelle jeunesse qui rejettent les plus faibles comme une matière méprisable d'une société devenue hypocrite, occupée à assouvir son désir de “vivre comme il nous plaît” (comme si c'était possible) et guidée uniquement par la satisfaction de caprices adolescents. Le bien public et commun nous semble de peu d'importance, pourvu que notre “ego” soit satisfait. Nous sommes scandalisés de certaines réalités sociales exposées par les médias… Mais nous reprenons au plus vite notre carapace, et rien ne saurait nous décider à assumer la conséquence politique qui devrait être la plus haute expression de la charité. Les plus faibles sont éliminés : les enfants et les personnes âgées. Il m'arrive de penser que nous nous conduisons envers les enfants et les jeunes comme des adultes ayant renoncé »

  

 

 • « Le vrai pouvoir, c'est l'amour »

 

« Concernant le pouvoir : l'exercice consistant à rechercher toujours plus de pouvoir, en guise d'adrénaline, crée aujourd'hui un sentiment artificiel de plénitude et conduira demain à l'autodestruction. Le vrai pouvoir, c'est l'amour. C'est lui qui donne aux autres leur force, qui suscite des initiatives, lui qu'aucune chaîne ne peut entraver puisqu'il est possible d'aimer jusque sur la croix ou sur son lit de mort. Il n'a besoin ni de beauté juvénile, ni de reconnaissance ou d'approbation, ni d'argent ou de prestige. Il se contente de jaillir… Et on ne peut l'arrêter. Si on le calomnie ou qu'on le détruit, il en acquiert une reconnaissance encore plus incontestable. Ce Jésus, si faible et insignifiant aux yeux des politologues et des puissants de la terre, a révolutionné le monde »

 

 

• Contre le mariage homosexuel

 

« Nous ne voulons pas juger ceux qui pensent et ressentent différemment que nous. (…). Le mariage précède l'État, il est le socle de la famille, la cellule de la société, antérieure à toute loi et même à l'Église. Par conséquent, l'adoption du projet de loi serait un grave recul anthropologique. Le mariage (formé d'un homme et d'une femme) n'est pas la même chose que l'union de deux personnes de même sexe. Distinguer n'est pas discriminer, mais respecter; différencier pour discerner consiste à évaluer correctement, pas à discriminer. (…) Nous ne pouvons pas enseigner aux générations futures qu'il est équivalent de se préparer à développer un projet familial fondé sur un engagement de relation stable entre un homme et une femme, que de vivre avec une personne du même sexe (…). Je vous en conjure, qu'il n'y ait de votre part, ni dans vos paroles ni dans vos cœurs, aucune marque d'agressivité ou de violence envers aucun frère »

 

 

• « Satan » et les « ténèbres »

 

« Attention : nous ne luttons pas contre des pouvoirs humains, mais contre la puissance des ténèbres. Comme il l'a fait avec Jésus, Satan cherchera à nous séduire, à nous égarer, à nous offrir des “alternatives viables”. Nous ne pouvons pas nous payer le luxe d'être crédules ou suffisants. Il est vrai que nous devons dialoguer avec tout le monde, mais on ne dialogue pas avec la tentation »

 

 

• Les hypocrites du clergé

 

« À ceux qui étaient scandalisés de le voir manger avec les pécheurs, les publicains, Jésus répond : “Les publicains et les prostituées vous précéderont”, alors que c'était la lie de la société de l'époque. Jésus ne les supporte pas. Ce sont eux qui ont cléricalisé - pour dire les choses clairement - l'Église du Seigneur. Ils l'encombrent de préceptes. Je le dis avec tristesse, et pardonnez-moi si j'ai l'air de les dénoncer ou de les insulter, mais il y a dans notre région ecclésiastique des prêtres qui refusent de baptiser les enfants de mères célibataires sous prétexte qu'ils ont été conçus hors des liens sacrés du mariage. Ce sont les hypocrites d'aujourd'hui. Ceux qui ont cléricalisé l'Église. Ceux qui éloignent du salut le peuple de Dieu. Et cette pauvre fille qui, alors qu'elle pouvait renvoyer son enfant à l'expéditeur, a eu le courage de le mettre au monde, erre de paroisse en paroisse en demandant qu'on le baptise ! (…) Cléricaliser l'Église est une hypocrisie pharisienne. L'Église du “entrez par ici que nous vous disions les règles à suivre, et ce qui n'y entre pas n'en est pas” est pharisienne. Jésus nous montre l'autre voie : sortir. Sortir pour témoigner, pour s'approcher de son frère, pour partager, pour questionner. S'incarner »

 

 

• « Non à la frivolité spirituelle »

 

« Le pire des maux qui puissent atteindre l'Église, c'est de tomber dans la frivolité spirituelle, comme l'indiquait le Cardinal de Lubac. C'est le pire des maux dont puisse souffrir l'Église, pire encore que la débauche des papes d'autrefois. Cette frivolité spirituelle qui consiste à faire ce qui fait bonne impression, à être comme les autres, de cet embourgeoisement spirituel, du respect des horaires, du statut : “Je suis chrétien, je suis consacré ou consacrée, je suis prêtre.” Ne vous commettez pas avec le monde, dit Jacques. Non à l'hypocrisie. Non au cléricalisme hypocrite. Non à la frivolité spirituelle (…). Oui à la proximité, au chemin parcouru avec le peuple de Dieu, à la tendresse spéciale envers les pécheurs, ceux qui sont plus loin, et souvenons-nous que Dieu vit au milieu d'eux. Que Dieu nous accorde cette grâce de la proximité, qui nous préserve de tout comportement gestionnaire, frivole, prosélyte, clérical, et qui nous rapproche de sa voie : marcher avec le peuple saint de Dieu »

comite-jupeInterdiction de rigoler. Pendant plus de 2000 ans, l’Eglise s’est trompée. Heureusement, "sainte" Christine Pedotti arriva avec pour mission divine de corriger les erreurs du Saint-Esprit. Dans son dernier bouquin-poubelle, « Jésus, cet homme inconnu » (Editions XO), via l'Alsace, elle nous apprend qu’il y a erreur sur la date de la naissance de Jésus. Enfin... elle croit nous l’apprendre parce que ça, il y a belle lurette qu’on le sait. Mais Christine Pedotti fait d’autres « révélations » fracassantes : Jésus ne serait pas né à Bethléem, mais à Nazareth (complètement faux, NDLR) ; et puis, il aurait eu quatre frères et deux sœurs (complètement faux aussi, NDLR), ce qui remet en cause  le Dogme de la Virginité de Marie. C’est certain : dans l’Evangile selon Pedotti, « Jésus n’est pas fils unique ». On apprend aussi qu’en grandissant, Jésus a entretenu un quasi rapport de séduction avec les femmes. Là, chacun comprendra que l’Auteure  qui aime bien mettre des jupes plaide pour sa chapelle. Enfin, nous dit-on, Jésus « bouleverse l’ordre religieux, public et symbolique ».

 

Pauvres fidèles catholiques qui jusqu’à présent avaient naïvement cru que les Evangélistes disaient vrai lorsqu’ils présentaient Jésus se pliant aux rites juifs ! Maintenant, vous savez que c’est faux. Christine Pedotti en "théologienne", c'est un peu comme les Vamps caricaturant les grands-mères... Nombreuses sont les femmes intelligentes mais force est de constater que ceux qui prétendent parler en leur nom (et de quel droit d'ailleurs ?) le sont beaucoup moins. Il y a peu de temps, sa comparse Anne Soupa rendait hommage à l'assassin Lucien Neuwirth, père de la contraception, bien souvent abortive. Outre ses blasphèmes contre la Mère de Dieu, le Cardinal Vingt-Trois a bien raison : "le plus difficile, c'est d'avoir des femmes qui soient formées. Le tout n'est pas d'avoir une jupe, c'est d'avoir quelque chose dans la tête".

 

Dans « Les Trois Entretiens », Soloviev présente l’antéchrist comme pacifiste, écologiste et œcuménique. Il convoque un concile œcuménique et cherche le consensus de toutes les confessions chrétiennes, en concédant quelque chose à chacun. Les masses le suivent, excepté des petits groupes de catholiques, d'orthodoxes et de protestants qui lui disent : « Tu nous donnes tout, excepté ce qui nous intéresse : Jésus-Christ ». Ce récit contient un avertissement : aujourd'hui, si nous lisons mal le Concile, nous courons le risque de construire un christianisme qui met Jésus, sa Croix et sa Résurrection, entre parenthèses. Certes, si l’on se limite à ne parler que de « valeurs communes », nous serons bien plus acceptables dans les émissions télévisées et dans les salons. Mais cela reviendra à renoncer à Jésus et à la réalité bouleversante de sa résurrection. Tel est l'avertissement de Soloviev aux chrétiens d’aujourd’hui : l’enseignement du Fils de Dieu ne peut pas être réduit à une série de projets acceptables par la mentalité mondaine dominante. Cela ne signifie pas une condamnation de certaines valeurs contenues dans ces projets, dans la mesure où elles sont soumises à un discernement attentif. Il existe en effet des valeurs absolues comme le bien, le vrai, le beau. Qui les perçoit et les aime est conduit à aimer aussi le Christ - même s'il ne le sait pas - parce que Lui est la Vérité, la Beauté, la Justice. Mais il existe aussi des valeurs relatives comme la solidarité, l’amour de la paix, et le respect de la nature. Si on les absolutise en les coupant de l’annonce du fait du salut alors ces valeurs deviennent des moyens de verser dans l’idolâtrie ; elles finissent par être des obstacles sur le chemin du salut. Si pour s'ouvrir au monde et pour dialoguer avec tous, le chrétien se croit obligé d’édulcorer le fait salvifique, il met un obstacle à sa connexion personnelle avec le Christ et il se retrouve du côté de l'antéchrist. Avis à ceux qui, au cours des actuelles « messes patchwork » faites pour plaire (dit-on) célèbrent autre chose que la mort et la résurrection du Christ et font chanter aux assemblées autre chose que les textes de la liturgie.

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