En France, nous sommes désormais placés devant un choix capital à faire : ou bien nous laissons la liturgie s’effondrer comme elle le fait depuis 50 ans sous les coups de boutoirs pastoraux de clercs qui n’ont rien compris au Concile et dans ce cas les diocèses, les paroisses, les églises, les instituts religieux... s’effondreront avec elle, ou bien nous réagissons. Si nous optons pour la réaction salutaire, alors il faut se dire qu’il n’y a plus de temps à perdre au vu de la situation alarmante du « catholicisme hexagonal » - situation que reconnaissent d’ailleurs à mi-voix quelques évêques.


 

 

- Réagir, c’est cesser d’écouter les discours lénifiants des « contestataires Mai 68 » et d’un grand nombre de pasteurs diocésains qui n’osent pas avouer qu’ils ne savent plus quoi faire après nous avoir tant de fois promis qu’une fois mis en place leurs « projets pastoraux » (dont tout le monde s’accordait à reconnaître qu’ils étaient tous plus fumeux les uns que les autres), un redressement allait s’opérer.

- Réagir, c’est cesser de participer à ces célébrations liturgiques dominicales où dominent la désinvolture, le mauvais goût, l’inculture et - pire que tout - cette volonté proprement pathologique de ne jamais faire exactement ce que l’Eglise demande.

- Réagir, c’est cesser de s’extasier lorsque une fois, exceptionnellement, une messe est célébrée de façon « un peu moins pire » que toutes les autres fois.

- Réagir, c’est avoir le courage de dire que les « mamies-bigoudis » et autres « animateurs liturgiques » qui nous empoisonnent systématiquement la liturgie romaine avec leurs gesticulations et leurs « mots d’accueil » inutiles doivent absolument quitter le sanctuaire pour laisser la liturgie parler d’elle-même.

- Réagir, c’est rappeler à bon nombre de célébrants - aux évêques en premier lieu - qu’ils ont à se comporter dans les sanctuaires comme des serviteurs discrets - diaphanes ! - de la liturgie et non comme des propriétaires du rite.

- Réagir, c’est refuser fermement tout ce qui se fait dans les paroisses et qui ne va pas dans le sens des enseignements du Souverain Pontife.

- Réagir, c’est rappeler à certains prêtres qui n’ont que le mot « charité » à la bouche que la première des charités consiste à ne pas refuser aux fidèles la liturgie et la catéchèse que l’Eglise entend leur donner.

 

Il est temps, il est grand temps de réagir si nous ne voulons pas assister à l’extinction du catholicisme en France. Et tant pis pour ceux qu’une telle réaction pourrait offusquer ; car voilà trop longtemps qu’ils nous mènent par le bout du nez. Il faut maintenant que les « fidèles de la base », ceux à qui on a toujours demandé d’ « oser une parole forte » fassent savoir à qui de droit que leur patience - et dans une certaine mesure leur naïveté - a désormais atteint ses limites.

 

Pro Liturgia

De temps en temps, avec une cadence « étrangement » régulière, on donne à imprimer des livres plus ou moins « à contre courant » et/ou « à caractère scandaleux ». Les premiers, pensés, écrits, publiés et divulgués au sein de l’Eglise même ; les deuxièmes, sagement programmés, y compris dans le rythme des dépêches et des éditoriaux, par un groupe attentif de pouvoirs extérieurs. Ces derniers, ne réussissant pas, et ne pouvant pas réussir, à déraciner le sens religieux humain, qui est désormais bien affermi, c’est une donnée anthropologique, tentent d’insinuer, sans utiliser de nombreux préambules, des attitudes de méfiance et de suspicion, avec le but explicite de délégitimer l’Institution, à laquelle ce sens religieux se réfère, de manière prépondérante. C’est une opération fortement idéologique, parce qu’elle a pour fin la tentative d’affaiblir l’Institution, y compris au plan économique, pour en affaiblir la force même de sa présence dans le monde ! Au fond, c’est le « vieux jeu napoléonien », mis à jour selon les lois démocratiques modernes et selon les moyens contemporains de communication et de persuasion non occulte. Les premiers, au contraire, les livres « à contre courant » ab intra, depuis l’intérieur de l’Eglise, proposent avec une répétition presque obstinée, comme si une affirmation non vraie, à force de la répéter, devenait authentique, comme remède et panacée de tout mal, une nouvelle sécularisation de l’Eglise, son « adaptation » au monde, compris au sens optimiste que, franchement, que l’on ne comprend pas quelle racine possible scripturaire, théologique elle peut revendiquer. L’alternative entre l’Eglise et le monde est radicale, et constitutive du nouveau Peuple de Dieu, de cette ethnie « sui generis » dont parlait Paul VI, qui n’est jamais réductible au monde et qui, quand elle y est réduite, ou quand elle s’y réduit elle-même, perd tout intérêt et devient muette, incapable d’annoncer l’alternative de l’Evangile. La véritable « différence chrétienne », que nous aimons appeler « différence catholique », en en montrant de cette manière la valeur œcuménique et universelle, consiste exactement dans ce fait d’être « dans la monde et non pas du monde », de mémoire évangélique, en maintenant éveillée la vigilance, candide, comme la colombe, la conscience, et prudente, comme les serpents, l’action. Les deux tentatives de publication, même avec des moyens différents semblent alimenter cette « normalisation » séculaire » du phénomène chrétien que le pouvoir, depuis les temps de l’Empire Romain, a toujours cherché, sans jamais parvenir à l’obtenir. Ces deux tentatives de publication réduisent, comme désir les premiers, et comme accusation les seconds, le Christianisme à un résultat moral ou moraliste, en détournant, ou en faisant détourner le regard, du « salut théocentrique » que le Christ a apporté dans le monde, en le gagnant pour les hommes au prix de son sang. Un salut qui, lorsqu’il rencontre la libre adhésion de l’homme pécheur, engendre une créature nouvelle, que l’on ne peut réduire à tout ce qui, jusqu’à présent, est connu et expérimenté. Enfin, théologiquement, les premiers, et historiquement et socialement les seconds, ignorent que la véritable urgence de notre temps est la perte de la foi ! Dans l’Eglise, perdre, progressivement, la certitude que Jésus de Nazareth, Seigneur et Christ, soit l’unique Sauveur universel de l’histoire (cf. la Déclaration de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi, "Dominus Iesus", du 6 août 2000), et dans la monde, l’exclusion progressive volontaire de la valeur publique de la foi, comme facteur d’unification et de stabilisation de la société, et comme garantie de cette plateforme partagée de valeurs, qui est la seule capable d’assurer la permanence d’un ordre authentiquement démocratique. Alors, il est nécessaire de « résister » à toutes les tentatives dans le domaine de l’édition, plus ou moins réussies, avec la ferme conviction que le vrai problème, la véritable urgence, ecclésiale et sociale, est la récupération de la foi ! Cette foi simple et pure, jamais intellectualisée, typique de l’homme de la rue, qui jouit de toute notre estime, qui n’exclut jamais l’action surnaturelle de Dieu dans le monde. Cette foi qui, malgré tout, est toujours certaine que le Seigneur est le Dieu de l’histoire, qui lorsqu’Il le veut « fend les cèdres du Liban »

 

Fides

  

 

Vénérés frères,
Chers frères et sœurs,

 

Je vous salue tous avec affection, au terme de la traditionnelle veillée mariale, qui conclut le mois de mai au Vatican. Cette année, celle-ci a revêtu une valeur tout à fait particulière, car elle a lieu la veille de la Pentecôte. En vous rassemblant, recueillis spirituellement autour de la Vierge Marie et en contemplant les mystères du Saint Rosaire, vous avez revécu l'expérience des premiers disciples, réunis au Cénacle avec la « Mère de Jésus », « d'un même cœur », « assidus à la prière » dans l'attente de la venue de l'Esprit Saint (cf. Ac 1, 14). Nous aussi, en cette avant-dernière soirée de mai, de la colline du Vatican, nous invoquons l'effusion de l'Esprit Paraclet sur nous, sur l'Eglise qui est à Rome et sur tout le peuple chrétien. La grande fête de la Pentecôte nous invite à méditer sur la relation entre l'Esprit Saint et Marie, une relation très étroite, privilégiée et indissoluble. La Vierge de Nazareth fut choisie pour devenir la Mère du Rédempteur par l'opération de l'Esprit Saint : dans son humilité, elle trouva grâce aux yeux de Dieu (cf. Lc 1, 30). En effet, dans le Nouveau Testament, nous voyons que la foi de Marie « attire », pour ainsi dire, le don de l'Esprit Saint. Avant tout dans la conception du Fils de Dieu, mystère que l'Archange Gabriel lui-même explique ainsi : « L'Esprit Saint viendra sur toi, et la puissance du Très-Haut te prendra sous son ombre » (Lc 1, 35). Immédiatement après, Marie alla aider Elisabeth, et voici que lorsqu'elle arrive chez elle et la salue, l'Esprit Saint fait tressaillir l'enfant dans le sein de sa parente âgée (cf. Lc 1, 44) ; et tout le dialogue entre les deux mères est inspiré par l'Esprit de Dieu, en particulier le cantique de louange avec lequel Marie exprime ses sentiments profonds, le Magnificat. Tout l'épisode de la Naissance de Jésus et de sa prime enfance est guidé de façon presque palpable par l'Esprit Saint, même s'il n'est pas toujours nommé. Le Cœur de Marie, en parfaite harmonie avec le Fils Divin, est le temple de l'Esprit de Vérité, où chaque parole et chaque événement sont conservés dans la foi, dans l'espérance et dans la charité (cf. Lc 2, 19.51). Nous pouvons ainsi être certains que le Très Saint Cœur de Jésus, pendant toute la période de sa vie cachée à Nazareth, a toujours trouvé dans le cœur immaculé de la Mère un « foyer » toujours ardent de prière et d'attention constante à la voix de l'Esprit. Ce qui eut lieu lors des Noces de Cana témoigne de cette harmonie particulière entre Mère et Fils pour rechercher la volonté de Dieu. Dans une situation chargée de symboles de l'alliance, tel que le banquet nuptial, la Vierge Marie intercède et provoque, pour ainsi dire, un signe de grâce surabondante : le « bon vin », qui renvoie au mystère du Sang du Christ. Cela nous conduit directement au Calvaire, où Marie se tient sous la Croix avec les autres femmes et avec l'apôtre Jean. La Mère et le disciple recueillent spirituellement le testament de Jésus : ses dernières paroles et son dernier souffle, dans lequel Il commence à diffuser l'Esprit ; et ils recueillent le cri silencieux de son Sang, entièrement versé pour nous (cf. Jn 19, 25-34). Marie savait d'où venait ce sang : il s'était formé en elle par l'opération de l'Esprit Saint, et elle savait que cette même « puissance » créatrice aurait ressuscité Jésus, comme Il l'avait promis. Ainsi, la foi de Marie soutint celle des disciples jusqu'à la rencontre avec le Seigneur Ressuscité, et continua à les accompagner également après son Ascension au ciel, dans l'attente du « baptême dans l'Esprit Saint » (cf. Ac 1, 5). Lors de la Pentecôte, la Vierge Mère apparaît à nouveau comme Epouse de l'Esprit, pour une maternité universelle envers tous ceux qui sont engendrés par Dieu pour la foi dans le Christ. Voilà pourquoi Marie est, pour toutes les générations, l'image et le modèle de l'Eglise qui, avec l'Esprit, avance dans le temps en invoquant le retour glorieux du Christ : « Viens, Seigneur Jésus » (cf. Ap 22, 17.20).

 

Chers amis, à l'école de Marie, nous apprenons nous aussi à reconnaître la présence de l'Esprit Saint dans notre vie, à écouter ses inspirations et à les suivre docilement. Celui-ci nous fait croître selon la plénitude du Christ, selon ces bons fruits que l'apôtre Paul énumère dans la Lettre aux Galates : « Charité, joie, paix, longanimité, serviabilité, bonté, confiance dans les autres, douceur, maîtrise de soi » (Ga 5, 22). Je vous souhaite d'être emplis de ces dons et de marcher toujours avec Marie selon l'Esprit et, tandis que je vous exprime mes remerciements pour la participation à cette célébration ce soir, je vous donne de tout cœur à tous, ainsi qu'à toutes les personnes qui vous sont chères, ma Bénédiction apostolique.

 

© Copyright du texte original en italien : Librairie Editrice du Vatican

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De nombreux experts et commentateurs se demandaient ces derniers mois, comment se passerait le Voyage Apostolique du Saint-Père en Terre Sainte. Il y a aussi ceux qui suggéraient tout simplement de ne pas y aller : la situation est trop compliquée avec les Palestiniens après le conflit de Gaza, et avec les Juifs après l’affaire Williamson, et la diatribe persistante sur Pie XII. Malgré cela, le Pape Benoît XVI, qui a une vision élevée du Mystère de Dieu que l’Eglise doit annoncer au monde, s’est déplacé, guidé uniquement par le Saint-Esprit, et non pas par d’autres logiques « politiques » pour réelles qu’elle soient. Saint Paul, en effet, rappelle que « la réalité, c’est le Christ » (Colossiens 2, 17) :

 

 

Cette optique a transformé le voyage en un triomphe qui dépasse toutes les prévisions, même celles de certains journalistes qui lisent encore les choses de l’Eglise selon des schémas « progressistes », c’est-à-dire bons, à opposer aux schémas « conservateurs », c’est-à-dire mauvais. Nous devons nous demander quelle est la logique qui doit guider tous les pasteurs de l’Eglise, à commencer par le Pape. C'est uniquement celle de l’annonce de l’Evangile de Jésus-Christ, qui s’est incarné pour rendre témoignage à la Vérité, qui est mort pour nos péchés, et qui est ressuscité pour sauver et rendre justes les hommes. Cela semble simple, mais cela est mis entre parenthèses non seulement dans le monde – et cela est évident – mais parfois même dans l’Eglise. Et cela ne date pas d’aujourd’hui, car il y en effet des gens qui voudraient enlever à la vie du Christ toute valeur de Vérité, à la mort, toute valeur d’expiation, et à la résurrection tout importance historique. Et pourtant, le Christ est mort « propter », c’est-à-dire en faveur des hommes et à leur place, étant donné que Lui seul pouvait réparer ou satisfaire à l’offense apportée à Dieu par le péché, comme le déclare la doctrine de l’Eglise. Aucun être humain, fini et pécheur, ne pouvait le faire. Lui, il le pouvait, parce qu’il était en même temps vrai Dieu et vrai homme. Dans l’Encyclique "Spe Salvi”, le Pape Benoît XVI montre « le Christ comme figure du vrai philosophe qui, dans une main, tient l'Évangile et, dans l'autre, le bâton de voyage du philosophe. Avec son bâton, il est vainqueur de la mort; l'Évangile apporte la Vérité que les philosophes itinérants avaient cherchée en vain. Dans cette image, qui est restée dans l'art des sarcophages durant une longue période, il est évident que les personnes cultivées comme les personnes simples reconnaissaient le Christ : il nous dit qui, en réalité, est l'homme et ce qu'il doit faire pour être vraiment homme. Il nous indique la voie et cette voie est la Vérité. Il est lui-même à la fois l'une et l'autre, et donc il est aussi la vie dont nous sommes tous à la recherche. Il indique aussi la voie au delà de la mort; seul celui qui est en mesure de faire ainsi est un vrai maître de vie. La même chose est visible dans l'image du pasteur. Comme dans la représentation du philosophe, l'Église primitive pouvait aussi, dans la figure du pasteur, se rattacher à des modèles existant dans l'art romain. Dans ce dernier, le pasteur était en général l'expression du rêve d'une vie sereine et simple, dont les gens avaient la nostalgie dans la confusion de la grande ville. L'image était alors perçue dans le cadre d'un scénario nouveau qui lui conférait un contenu plus profond : « Le Seigneur est mon berger : je ne manque de rien... Si je traverse les ravins de la mort, je ne crains aucun mal, car tu es avec moi » (Ps 22 [23], 1. 4). Le vrai pasteur est Celui qui connaît aussi la voie qui passe par les ravins de la mort; Celui qui marche également avec moi sur la voie de la solitude ultime, où personne ne peut m'accompagner, me guidant pour la traverser : Il a parcouru lui-même cette voie, il est descendu dans le royaume de la mort, il l'a vaincu et il est maintenant revenu pour nous accompagner et pour nous donner la certitude qu’avec Lui on trouve un passage. La conscience qu'existe Celui qui m'accompagne aussi dans la mort et qui, « avec son bâton, me guide et me rassure », de sorte que « je ne crains aucun mal » (Ps 22 [23], 4), telle était la nouvelle « espérance » qui apparaissait dans la vie des croyants ».

 

Le Christ n’a pas trouvé dans sa mort expiatoire un petit motif d’espérance, car il est lui-même l’Espérance : « Surrexit Christus spes mea », chante-t-on dans la Séquence de Pâques. C’est là, et pas une autre, la raison nécessaire et suffisance du voyage du Pape en Terre Sainte, où le Fils de Dieu s’est fait chair à Nazareth, Jésus-Christ, est né à Bethléem, a prêché en Galilée et en Judée, est mort et est ressuscité à Jérusalem.

 

Fides

Voici ce qu'écrivait l'Abbé Delagneau (FSSPX) dans Marchons Droit (n° 128, 4e trimestre 2009) et qui est repris comme un leitmotiv par certains "traditionalistes": « Jamais nous n'accepterons de dire ou d'assister à la messe catholique amputée de tout ce qui déplaît aux protestants. Nous ne pouvons pas accepter que le culte que Notre-Seigneur offre à son Père avec son Eglise soit défiguré pour plaire aux hérétiques. Cette messe nouvelle (celle dite "de Paul VI" - n.d.l.r. -) n'a qu'un droit, celui de disparaître. (...) Jamais nous n'accepterons la liberté religieuse, qui a chassé Notre-Seigneur des constitutions des Etats catholiques. Notre-Seigneur a reçu une dégradation publique, il a été découronné par les autorités de l'Eglise pour plaire au monde. Mais quel mal a-t-il fait? (...) Jamais nous n'accepterons la collégialité qui introduit la démocratie dans l'Eglise. L'autorité des supérieurs vient directement de Dieu et avec elle une vraie responsabilité devant Dieu de ses décisions. Les inférieurs sont consultés, mais n'ont aucun pouvoir de décision. Notre-Seigneur règne, gouverne à travers ces autorités qu'il a investies, et non à travers les inférieurs. (...) »

 

 

Commentaire :

 

1) Exactement comme Martin Luther, l'Abbé Delagneau pense que l'Eglise s'est gravement dévoyée - ce qui revient à douter de la promesse du Christ d'assister son Eglise jusqu'à la fin des temps -; comme Martin Luther, l'Abbé Delagneau entend redonner à l'Eglise l'âme qu'elle aurait perdue...

 

2) Comme chez beaucoup de "réformateurs" autoproclamés, il y a dans les propos de l'Abbé Delagneau un certain nombre de contradictions. La plus flagrante: "l'autorité des supérieurs vient directement de Dieu"... Et quelques lignes auparavant: "jamais nous n'accepterons..." une restauration liturgique pourtant décrétée par ceux qui tiennent leur autorité de Dieu.

« Nous ne sommes ni de droite, ni de gauche, nous ne sommes même pas d’en haut, nous sommes de partout. Nous sommes las de mutiler l’homme ; que ce soit pour l’accabler comme à droite ou pour l’adorer comme à gauche,nous sommes las de le séparer de Dieu. Nous n’abandonnerons pas un atome de la Vérité totale qui est la nôtre. Au nom de quoi nous attaque-t-on ? Nos adversaires sont-ils pour le peuple ? Nous le sommes. Pour la liberté ? Nous le sommes. Pour la race, pour l’Etat, pour la justice ? Nous sommes pour tout cela, mais pour chaque chose à sa place. On ne peut nous frapper qu’en nous arrachant nos propres membres. Nous sommes pour chaque partie, étant pour le tout. Nous ne voulons rien diviniser de la réalité humaine et sociale parce que nous avons déjà un Dieu ; nous ne voulons rien repousser non plus parce que tout est sorti de ce Dieu. Nous ne sommes contre rien. Ou plutôt, car le néant est agissant aujourd’hui, nous sommes contre le rien. Devant chaque idole, nous défendons la réalité que l’idole écrase. Sous quelque fard qu’ils se présentent, nous disons non à tous les visages de la mort ». 


Gustave Thibon, Retour au réel, Ed Génon-Paris, 1942, p. 128. Source : France Jeunesse Civitas

    

En ce Dimanche du Bon Pasteur, Benoît XVI a célébré la messe en la Basilique vaticane, au cours de laquelle il a ordonné 19 prêtres pour le diocèse de Rome. A l'homélie il a souligné que « tout disciple, et à plus forte raison le prêtre, partage la joie de Jésus dans la connaissance du Père, mais aussi sa peine de constater combien Il est mal connu, que Son Amour n'est pas perçu ». Citant Saint Jean, qui écrit que le monde ne nous reconnaît pas parce qu'il ne connaît pas Jésus, le Pape a dit que c'est l'expérience que font aujourd'hui encore les prêtres : « le monde, qui ne comprend pas le chrétien, ne comprend pas les ministres de l'Evangile, en partie parce qu'il ignore qui est Dieu, en partie parce qu'il ne veut pas le connaître. Le monde ne veut connaître ni Dieu ni ses ministres par crainte d'être troublé ». Mais cet esprit du monde, au sens où l'entend Saint Jean, « menace aussi l'Eglise, ses membres et même ses ministres ordonnés. Le monde est une mentalité, un mode de penser et de vivre qui risque de polluer l'Eglise et qui, de fait la pollue. Il est nécessaire d'être vigilants pour la purifier constamment, nous sommes dans le monde et risquons d'être du monde ». Puis le Saint-Père a rappelé qu'en donnant sa vie pour la multitude, « Jésus s'est sacrifié pour ceux que le Père lui avait confié afin qu'ils soient consacrés dans la Vérité, c'est à dire en Lui, afin qu'ils puissent parler et agir en Son Nom, en prolonger l'action salvifique, rompre le pain de la vie et pardonner les péchés ».

croixneigesEn tenant notre regard fixé sur Jésus, « auteur de notre foi et de son perfectionnement » non ne pouvons pas en ces jours chargés d’une sainte tension spirituelle, ne pas mettre en évidence le lien étroit qui existe entre la Croix du Christ et la Mission de l’Eglise. La Croix est le signe d’indentification des Chrétiens, et, en conséquence, de tous les endroits marqués par leur présence, habités par une « présence nouvelle », par ceux qui sont appelés à devenir toujours plus « Corps Mystique » du Seigneur sa présence dans le monde. Dans ce sens, la Croix est puissamment et objectivement missionnaire : annoncer et porter la Croix, c’est annoncer et apporter le Christ qui, en vainquant la mort, a donné une signification nouvelle à la souffrance, en lui ouvrant cet horizon rédempteur et de participation, qui en fait un véritable « lieu de salut ». La Croix du Christ est un lieu de salut, elle est source de tout salut possible : tous ceux auxquels le salut est offert, même non-chrétiens, s’ils sont sauvés, ils le seront uniquement par la Croix du Christ, et non sans la participation de la médiation ecclésiale (cf. Déclaration Doctrinale "Dominus Iesus"). Cette certitude soutient et anime constamment la Mission, en faisant de chaque baptisé un « porteur de la Croix », au sens explicitement visible, et au sens spirituel. Cette même Croix, devant laquelle chaque homme, directement ou indirectement, est appelé à se trouver, à se reprendre radicalement d’une certaine manière, est aussi un « lieu de jugement ». Dans ce contexte, jugement et salut ne doivent pas être compris en opposition, mais comme étant profondément liés l’un à l’autre, dans cette complémentarité nécessaire sans laquelle il n’y aurait pas de respect réel, et une participation authentique de la liberté humaine au dessein salvifique. Comme l’a rappelé le Saint-Père : « Avec la mort, le choix de vie fait par l'homme devient définitif – sa vie est devant le Juge. Son choix, qui au cours de toute sa vie a pris forme, peut avoir diverses caractéristiques. Il peut y avoir des personnes qui ont détruit totalement en elles le désir de la Vérité et la disponibilité à l'Amour. Des personnes en qui tout est devenu mensonge; des personnes qui ont vécu pour la haine et qui en elles-mêmes ont piétiné l'Amour. C'est une perspective terrible, mais certains personnages de notre histoire laissent entrevoir de façon effroyable des profils de ce genre. Dans de semblables individus, il n'y aurait plus rien de remédiable et la destruction du bien serait irrévocable : c'est cela qu'on indique par le mot « enfer ». D'autre part, il peut y avoir des personnes très pures, qui se sont laissées entièrement pénétrer par Dieu et qui, par conséquent, sont totalement ouvertes au prochain – personnes dont la communion avec Dieu oriente dès maintenant l'être tout entier et dont le fait d'aller vers Dieu conduit seulement à l'accomplissement de ce qu'elles sont désormais ». (Encyclique "Spe Salvi", N°45). La Croix demande notre acte de foi, elle demande la clarté de l’annonce franche de l‘unique Vérité qui sauve, la disponibilité à « s’offrir soi-même comme sacrifice vivant agréable à Dieu » pour son propre salut et pour le salut du monde. Du martyre quotidien des « petites croix » de chacun, au grand appel au témoignage suprême, chaque chrétiens sait bien que « in hoc signo », dans le signe de la Croix, se trouve sa victoire et celle du monde entier.

 

Fides

« L’Eglise vit dans les personnes, et ceux qui veulent connaître l’Eglise, comprendre son mystère, doivent considérer les personnes qui ont vécu et qui vivent son Message, son Mystère ». C’est en ces termes que le Pape Benoît XVI a commencé son discours lors de l’audience du mercredi 22 avril 2009, en montrant, une fois encore, quel est le réalisme extraordinaire de sa manière de comprendre et, surtout, de vivre le Christianisme, c’est-à-dire la rencontre avec l’Avènement, la Personne du Christ. Ceux qui s’arrêtent encore à une lecture de ce Pontificat, empêtrée entre « conservatisme » et « progressisme », entre « nouveau » et « ancien », entre « langue vernaculaire » et « latin », entre « rupture » et « continuité », montrent vraiment qu’ils n’ont pas compris, non seulement la stature logique de Joseph Ratzinger-Pape Benoît XVI, mais aussi et surtout la nature même du Christianisme.

 

 

La foi en Jésus de Nazareth, Seigneur et Christ, se caractérise très exactement par la victoire sur toute compréhension idéologique a priori, et la présence vivante continue du Ressuscité dans son Corps qu’est l’Eglise et qui, précisément « vit dans les personnes ». Le fait que l’Eglise vit dans les personnes, sous-entend la question nécessaire sur « comment » l’homme du XXIème siècle peut, aujourd’hui, rencontrer réellement le Christ, sans qu’une telle rencontre ne soit une fuite sentimentale ou spiritualiste ou, ce qui est équivalent, une réduction rationaliste du Mystère. Toutes les deux, les fuites et les réductions, en effet, ne sont pas adaptées à l’homme qui est un être raisonnable, et, en même temps, capable d’éprouver des sentiments authentiques : elles ne sont pas adaptées à ce que la Bible appelle « le cœur » de l’homme, c’est-à-dire cet ensemble d’exigences et d’évidence qui en constituent le noyau essentiel, avec lequel on peut comparer tout ce qui se passe dans la vie. La réponse au « comment » rencontrer réellement le Christ aujourd’hui, et connaître l’Eglise qui « vit dans les personnes », est discernable dans la coïncidence toujours trop peu comprise, dans le Christianisme, de contenu et de méthode ! Comme l’a rappelé le Saint-Père dans sa récente allocution à la Plénière de la Congrégation du Clergé, « Dans le mystère de l’Incarnation du Verbe, dans le fait donc que Dieu s’est fait un homme comme nous, se trouvent à la fois le contenu et la méthode de l’annonce chrétienne » (16 mars 2009). Voilà pourquoi l’Eglise « vit dans les personnes » ! Parce que l’Incarnation n’est pas seulement une réalité dogmatique concernant l’Homme-Dieu Jésus de Nazareth, mais est, en même temps, la méthode même par laquelle le Seigneur a voulu se révéler et continue, dans le temps de l’Esprit et de l’Eglise, à se révéler, toujours avec la même méthode : en passant par l’humain. Un humain qui ne jouit certainement pas des prérogatives de la très sainte humanité du Christ Seigneur, exempt de toute trace de péché, mais qui, toutefois, peut, puissamment transformé par la grâce sanctifiante, continuer à « frapper » et à fasciner les hommes de notre temps pour le nouveau jugement et le nouveau mode d’action dans la réalité, qui découlent de la rencontre avec le Christ. C’est le mystère toujours nouveau de l’humanité changée par la grâce qui, nous le découvrons toujours, correspond au désir le plus profond de chacun, et rencontre, même chez ceux qui sont les plus lointains, une faveur et un accueil dans lesquels surgit toujours la question : « Mais qui est donc celui-ci ? ». Une telle question est le début de la foi ! Une foi rendue possible précisément par la conscience que contenu et méthode, dans le Christianisme, et du Christianisme, coïncident, parce que « l’Eglise vit dans les personnes ».

 

Fides

Envoyé par le Pape à Aoste pour célébrer le 900ème anniversaire de la mort de Saint Anselme, le cardinal Biffi a fait une lectio sur l'inséparabilité entre la foi et la raison. 
Il a tonné contre les « prophètes du néant » et a défendu Benoît XVI après les attaques intra et extra ecclésiales des dernières semaines : c'est au Pape que revient toujours le dernier mot pour les questions d'Église, celles liées à la foi, parce que c'est lui qui est toujours « le point naturel de référence, l'ultime jugement incontestable dans le discours pastoral » :

 

 

Le Cardinal Giacomo Biffi parle à nouveau, après des années de silence. Et il défend de toutes ses forces le pape Benoît XVI, attaqué à plusieurs reprises par « beaucoup de prophètes du néant ».

Il le fait en s'appuyant sur l'archevêque de Canterbury Saint Anselme, le jour où l'Eglise rappelle sa mort survenue en 1109. 
En qualité d'envoyé spécial du Pontife, Mgr Biffi a présidé aujourd'hui dans la cathédrale d'Aoste la messe à l'occasion de la célébration du 900ème anniversaire de la mort de Saint Anselme.
Depuis 2004, quand il a quitté pour raison de limite d'âge le siège archiépiscopal de Bologne, le Cardinal n'a plus exposé ses réflexions en public, à part quelques publications et la prédication des exercices spirituels 2007 du pape (pour le Carême). Aujourd'hui, il décoche des attaques implicites, mais dures, à ceux qui, y compris à l'intérieur de l'Eglise, n'ont pas épargné les critiques contre les récentes positions de Benoît XVI. 
« Ne perdez jamais de vue la fonction de base, et irremplaçable du Siège de Pierre » a dit Mgr Biffi, rappelant la parole de Saint Anselme durant son apostolat en Angleterre. Saint Anselme est resté « seul » comme apparemment semble rester seul, aussi, devant certaines positions de quelques évêques, le pape actuel.
« Anselme - explique le Cardinal dans son homélie - sait qu'à Pierre et à ses successeurs (et pas à d'autres) Jésus a dit : « Confirme tes frères » ; il sait qu'à Pierre et à ses successeurs (et pas aux divers opinionistes de la sainte doctrine, tout savants et géniaux qu'ils soient) Jésus a promis : « Tout ce que tu lieras sur la terre sera lié dans les cieux, et tout ce que tu dénoueras sur la terre sera dénoué dans les cieux » ; il sait qu'à Pierre et à ses successeurs (et pas à un quelconque collège ecclésiastique ou culturel) Jésus a donné le devoir de faire paître son troupeau tout entier. « Nous non plus, nous ne devons jamais l'oublier : le Siège Apostolique est toujours le point de référence naturel, le jugement ultime pour chaque problème qui concerne la Vérité révélée, la discipline ecclésiale, l'adresse pastorale à choisir ». Le message de l'archevêque de Canterbury est encore actuel, « en ces temps si souvent amenés à écouter, depuis les chaires les plus variées, la voix assurée de tant de prophètes du néant et les discours des laudateurs satisfaits d'un destin humain sans plausibilité, sans signification, sans espérance ». L'ex-évêque de Bologne prend aussi en ligne de mire ceux qui « jugent foi et raison » comme « deux formes de connaissance incompatibles entre elles et entièrement alternatives ».
« Dans la culture d'aujourd'hui, conditionnée et dominée par un subjectivisme absolu s'affirme aussi une vision pessimiste de la connaissance humaine naturelle. L'homme (beaucoup le pensent) n'est en mesure d'atteindre aucune Vérité, qui ne soit provisoire et intrinsèquement relative. Lorsqu'il s'agit des questions qui comptent - sur nos origines, sur les fins ultimes de l'homme, sur une quelconque raison persuasive à notre existence - les certitudes d'aujourd'hui sont tournées en dérision et même culpabilisées. Les questions les plus sérieuses, lorsqu'elles ne sont pas censurées par les diverses idéologies dominantes, ne sont permises que comme précédent et impulsion à la prolifération des doutes ».

Voici le message qui doit préparer notre monde à la 2ème Venue du Christ ! Avec sa simplicité d'enfant, Sœur Faustine nous livre ce quelle a reçu de la bouche du Christ, qui vient maintenant en « Roi de Miséricorde » avant de venir en « Juste Juge ». Oui, c'est aujourd'hui le temps de la Miséricorde, ne passons donc pas à côté de ce "Dieu empli de Miséricorde" (אל מלא רחמים) ! Ecoutons les promesses de Jésus : elles vont vous faire pleurer de joie !

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Beaucoup de personnes se souhaitent "Joyeuses Pâques !". Pourquoi pas plus simplement "bon week-end" ou "bonne détente" ? Pour la majorité des personnes, Pâques n'est plus qu'une fête des oeufs multicolores, ou une fête du chocolat... Voilà à quoi on a réduit Pâques. On ne croit en rien, mais on prend part à une fête profane à laquelle on a donne le nom de Pâques. Tout cela n'a pas de sens !
Pâques n'a de sens que si on prend au sérieux la question de la Résurrection. C'est cette question qui doit s'imposer : elle est la question la plus importante de l'histoire humaine ; elle nous met en face de l'histoire de quelqu'un "qui en est revenu", de quelqu'un qui, après avoir été réellement mis en terre, est véritablement sorti du tombeau, vivant, en bonne santé, joyeux, vainqueur de la mort, de notre mort !
 « Souviens-toi que tu es poussière et que tu retourneras en poussière » : c'est ce que nous dit l'Eglise au cours de la liturgie du mercredi des Cendres; mais à Pâques, cette même Eglise ajoute : « Souviens-toi aussi que tu vas resurgir de tes cendres ». L'Eglise nous rappelle qu'aussi sûrement que nous deviendront poussière, nous ressusciterons. 
Mais si cette résurrection ne peut pas être prise au sérieux si elle n'est pas reconnue comme réelle, comme sont réels les événements de la vie ordinaire. Alors, effectivement, la fête de la Résurrection se limite à n'être plus qu'une fête des oeufs, des cloches, du lièvre... des canards et des Schtroumpfs. C'est un jeu pour enfants, rien de plus; sans doute agréable et divertissant, mais rien de plus. Ça ne construit pas une vie car ça ne donne aucun sens à la vie !
Etant donné que la question "résurrection ou pas résurrection ?" est une question du "tout ou rien", elle ne sera ni belle ni amusante si on ne lui apporte aucune réponse et s'il s'avère qu'elle est inventée de toutes pièces. Imagine-t-on le désespoir dans lequel pourrait sombrer un grand malade si, recevant la visite de l'équipe médicale, il entendait le médecin-chef lui dire : « Ici, on fera tout ce qu'il faut pour que vous perdiez rapidement tout espoir de guérison ».
Le grand théologien norvégien Mörstad dit : « Ou bien Jésus de Nazareth est Dieu, et il a pu vaincre définitivement sa mort corporelle, ou bien il n'est qu'un homme, et il n'a pas pu surmonter sa mort corporelle ». Mais si Jésus n'était qu'un homme, il n'y aurait plus aucune raison de croire en l'existence de Dieu : que serait un Dieu qui se dit notre Père tout-puissant et qui laisserait mourir Son Fils de façon cruelle et de manière définitive ? Le message fondamental du christianisme : "Dieu nous aime" perdrait alors toute crédibilité. 
Seule la résurrection empêche le triomphe de l'athéisme : seule la résurrection donne à l'homme une dimension qui interdit qu'on n'en fasse que l'esclave du matérialisme ambiant. La foi de l'Eglise proclame : Surrexit Dominus vere - le Seigneur est vraiment ressuscité -. Le Christ est vraiment réssuscité, et c'est la seule et unique raison de célébrer la fête de Pâques !

 

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