1. Te sæculórum Príncipem, te, Christe, Regem géntium,
te méntium, te córdium unum fatémur árbitrum.
1. C’est toi, Prince des siècles, c’est toi, Christ, roi des Nations,
c’est toi que nous reconnaissons pour l’unique arbitre des esprits et des cœurs.
 
2. Scelésta turba clámitat: regnáre Christum nólumus;
te nos ovántes ómnium Regem suprémum dícimus.
2. Une foule criminelle crie: Nous ne voulons pas que le Christ règne;
c’est toi que nous, avec transport, nous proclamons Roi suprême de tous.
 
3. O Christe, Princeps Pácifer, mentes rebélles súbice,
tuóque amóre dévios ovíle in unum cóngrega.
3. O Christ, Prince qui portes la paix, soumets les esprits rebelles,
et ceux qui loin de ton amour s’égarent, rassemble-les dans l’unique bercail.

4. Ad hoc cruénta ab árbore pendes apértis brácchiis,
diráque fossum cúspide cor igne flagrans éxhibes.
4. C’est pour cela que, bras ouverts, Tu pends à l’arbre sanglant,
et que tu montres ton cœur brûlant d’amour transpercé par la lance cruelle.

5. Ad hoc in aris ábderis vini dapísque imágine,
fundens salútem fíliis transverberáto péctore.
5. C’est pour cela que sur les autels tu te caches sous la figure du vin et du pain,
versant, de ton cœur transpercé, le salut à tes fils.

6. Te natiónum prǽsides honóre tollant público,
colant magístri, iúdices, leges et artes éxprimant.
6. A toi, que les chefs des nations rendent les honneurs publics;
que te confessent maîtres et juges, que lois et arts portent ton empreinte.
 
7. Submíssa regum fúlgeant tibi dicáta insígnia:
mitíque sceptro pátriam domósque subde cívium.
7. Que, soumis, les insignes des rois brillent, à toi consacrés;
à ton doux sceptre soumets la patrie et les demeures des citoyens.
 
8. Jesu tibi sit gloria, Qui sceptra mundi temperas,
Cum Patre et almo Spiritu, In sempiterna sæcula. Amen.
8. O Jésus à vous soit la gloire, qui gouvernez les sceptres du monde,
Comme au Père et à l'Esprit Saint, dans les siècles éternels. Ainsi soit-il.
 
 
 
R. Adorabunt eum omnes reges terræ.
R. Tous les peuples l'adoreront.
V. Omnes gentes servient ei.
V. Toutes les nations le serviront.
 
 
Oremus : Omnipotens sempiterne Deus, qui in dilecto Filio tuo, universorum Rege, omnia instaurare voluisti : concede propitius; ut cunctæ familiæ Gentium, peccati vulnere disgregatæ, ejus suavissimo subdantur imperio : Qui tecum vivit et regnat cum Deo Patre.
Prions : O Dieu tout-puissant et éternel, qui dans Votre bien-aimé Fils, Roi universel, avez voulu renouveler toute chose : concédez nous que tous les peuples, désunis par la blessure du péché, se soumettent à Son très suave empire : Lui, qui vit et règne dans les siècles des siècles.

Hymne pour le Temps de Noël (trouvée dans le très important recueil finlandais-suédois "Piae Cantiones" publié en 1582).

Ce recueil contient une collection des cantiques et d'hymnes liturgiques de la fin du Moyen-Âge (15ème siècle).

 

 

 

noel.jpg1. Personent hodie
voces puerulae,
laudantes iucunde
qui nobis est natus,
summo Deo datus,
et de virgineo ventre procreatus.

 

2. In mundo nascitur,
pannis involvitur
praesepi ponitur
stabulo brutorum,
rector supernorum.
perdidit spolia princeps infernorum.

 

3. Magi tres venerunt,
parvulum inquirunt,
Bethlehem adeunt,
stellulam sequendo,
ipsum adorando,
aurum, thus, et myrrham ei offerendo.

 

4. Omnes clericuli,
pariter pueri,
cantent ut angeli:
advenisti mundo,
laudes tibi fundo.
ideo gloria in excelsis Deo.

 

 

Choeur de "Clare College" (Cambridge)

 

 

Texte composé en latin au XIIème siècle

Mis en musique vers le XIVème siècle (1360)

Plus d'information : voir l'article Wikipedia (en anglais)

Ce sont les deux dernières strophes du « Dies Irae » :

(par la cantatrice polonaise Elzbieta Towarnicka)

 

 

Lacrimosa dies illa,
qua resurget ex favilla
judicandus homo reus.

Jour de larmes que ce jour là,

où ressuscitera, de la poussière,

pour le jugement, l'homme coupable.

 

Huic ergo parce, Deus :
Pie Jesu Domine,
dona eis requiem.

À celui-là donc, pardonnez, ô Dieu.

Doux Jésus Seigneur,

donnez-leur le repos.

 

 

R. « LACRIMOSA »

 

(Enregistré en 1997 dans la
Cathédrale de Varsovie)

1. Te gestiéntem gáudiis, te sáuciam dolóribus,

te iugi amíctam glória, o Virgo Mater, pángimus.

C’est vous, tressaillante de joie, vous, broyée par les douleurs,

vous, revêtue d’éternelle gloire, que nous chantons, ô Vierge Mère.

 

2. Ave, redúndans gáudio dum cóncipis, dum vísitas;

et edis, offers, ínvenis, mater beáta, Fílium.

Salut à vous, inondée de joie en l’Annonciation, en la Visitation,

quand vous mettez au jour, offrez et retrouvez ô bienheureuse Mère, votre Fils.

 

3. Ave, dolens, et íntimo in corde agónem, vérbera,

spinas crucémque Fílii perpéssa, princeps Mártyrum.

Salut à vous, dolente en votre cœur, de l’agonie, de la flagellation,

des épines, de la croix de votre Fils, en votre souffrance, Reine des Martyrs.

 

4. Ave, in triúmphis Fílii, in ígnibus Parácliti,

in regni honóre et lúmine, Regína fulgens glória.

Salut pour les triomphes du Fils, les flammes du Paraclet,

l’honneur et l’éclat de votre règne, Reine, brillante de gloire.

 

5. Veníte, gentes, cárpite ex his rosas mystériis,

et pulchri amóris ínclytæ Matri corónas néctite.

Venez, nations, et cueillez, à ces mystères, des roses,

et à la gloire du bel amour, à sa Mère, tressez des couronnes.

 

6. Iesu, tibi sit glória, qui natus es de Vírgine,

cum Patre, et almo Spíritu, in sempitérna sǽcula. Amen.

Jésus, gloire soit à vous qui êtes né de la Vierge,

ainsi qu’au Père et à l’Esprit de vie, dans les siècles éternels. Ainsi soit-il.

1. Iam morte, victor, óbruta, ab ínferis Christus redit,

fractísque culpæ vínculis, cæli reclúdit límina.

Déjà vainqueur de la mort ensevelie, des enfers, le Christ revient;

ayant brisé les liens du péché, il ouvre les entrées du ciel.

 

2. Visus satis mortálibus ascéndit ad cæléstia,

dextrǽque Patris ássidet consors Patérnæ glóriæ.

Suffisamment vu des mortels, il monte aux régions célestes

et s’assied à la droite du Père, associé à la gloire paternelle.

 

3. Quem iam suis promíserat, sanctum datúrus Spíritum,

linguis amóris ígneis mæstis alúmnis ímpluit.

Celui qu’aux siens il avait promis, l’Esprit-Saint qu’il devait donner,

en langues de feu d’amour, il le répand sur ses disciples tristes.

 

4. Solúta carnis póndere ad astra Virgo tóllitur,

excépta cæli iúbilo et Angelórum cánticis.

Libérée du poids de la chair, aux astres la Vierge est emportée,

reçue par la joie du ciel et les cantiques des Anges.

 

5. Bis sena cingunt sídera almæ paréntis vérticem:

throno propínqua Fílii cunctis creátis ímperat.

Deux fois six astres couronnent la tête de la Mère de vie;

tout près du trône de son Fils elle commande à tout le créé.

 

6. Iesu, tibi sit glória, qui natus es de Vírgine,

cum Patre, et almo Spíritu, in sempitérna sǽcula. Amen.

Jésus, gloire soit à vous qui êtes né de la Vierge,

ainsi qu’au Père et à l’Esprit de vie, dans les siècles éternels. Ainsi soit-il.

1. Cæléstis aulæ Núntius, arcána pandens Núminis,

plenam salútat grátia Dei Paréntem Vírginem.

De la céleste cour, le Messager, découvrant les secrets divins,

salue pleine de grâce la Vierge Mère de Dieu.

 

2. Virgo propínquam sánguine matrem Ioánnis vísitat,

qui, clausus alvo, géstiens adésse Christum núntiat.

La Vierge, à sa cousine, mère de Jean, rend visite;

et lui, au sein clos, tressaillant, dénonce le Christ présent.

 

3. Verbum, quod ante sǽcula e mente Patris pródiit,

e Matris alvo Vírginis, mortális Infans, náscitur.

Le Verbe qui, avant les siècles, a procédé de la pensée du Père,

du sein d’une Mère Vierge, naît enfant mortel.

 

4. Templo puéllus sístitur, legíque paret Légifer,

hic se Redémptor páupere prétio redémptus ímmolat.

Au Temple, l’enfançon est présenté, à la Loi, obéit le Législateur;

ici le Rédempteur s’immole, racheté au prix du pauvre.

 

5. Quem iam dolébat pérditum, mox læta Mater ínvenit

ignóta doctis méntibus edisseréntem Fílium.

Celui qu’elle pleurait perdu, la Mère a bientôt la joie de le trouver.

Ce qu’ignoraient de doctes esprits, son Fils le leur expliquait.

 

6. In monte olívis cónsito Redémptor orans prócidit,

mæret, pavéscit, déficit, sudóre manans sánguinis.

Sur le mont planté d’oliviers, le Rédempteur priant est prosterné,

il est triste, effrayé, défaillant, sa sueur coule en gouttes de sang.

 

7. A proditóre tráditus raptátur in pœnas Deus,

durísque vinctus néxibus, flagris cruéntis creditur.

Par un traître livré, Dieu est traîné au supplice,

lié de dures chaînes il est fouetté jusqu’au sang.

 

8. Intéxta acútis séntibus, coróna contuméliæ,

squalénti amíctum púrpura, regem corónat glóriæ.

Tressée d’épines aiguës, la couronne d’ignominie,

avec un haillon de pourpre, couronne le roi de gloire.

 

9. Molis crucem ter árduæ, sudans, anhélans, cóncidens,

ad montis usque vérticem gestáre vi compéllitur.

Trois fois sous le dur poids de la croix suant, haletant, il succombe;

jusqu’au sommet de la montagne, il est contraint de la porter.

 

10. Confíxus atro stípite inter sceléstos ínnocens,

orándo pro tortóribus, exsánguis efflat spíritum.

Cloué à l’affreux poteau, entre des scélérats, l’innocent,

priant pour ceux qui le torturent, n’ayant plus de sang, rend l’esprit.


11. Iesu, tibi sit glória, qui natus es de Vírgine,

cum Patre, et almo Spíritu, in sempitérna sǽcula. Amen.

Jésus, gloire soit à vous qui êtes né de la Vierge,

ainsi qu’au Père et à l’Esprit de vie, dans les siècles éternels. Ainsi soit-il.

1. Ætérne Rector síderum, qui, quidquid est, poténtia

magna creásti, nec regis minóre providéntia:

Maître éternel des astres, qui, avec une grande puissance,

avez créé tout ce qui est, et le gouvernez avec une égale providence,

 

2. Adésto supplicántium tibi reórum coétui,

lucísque sub crepúsculum lucem novam da méntibus.

Soyez présent à cette assemblée de pécheurs qui vous supplient

et, à l’aurore de ce jour, donnez à nos âmes une lumière nouvelle.

 

3. Tuúsque nobis Angelus eléctus ad custódiam,

hic adsit; a contágio ut críminum nos prótegat.

Que votre ange député à notre garde nous assiste,

qu’il nous protège de la contagion des crimes.

 

4. Nobis dracónis ǽmuli versútias extérminet;

ne rete frauduléntiæ incáuta nectat péctora.

Qu’il anéantisse les ruses du serpent jaloux,

de peur que les rets de son astuce n’enlacent nos cœurs imprudents.

 

5. Metum repéllat hóstium nostris procul de fínibus;

pacem procúret cívium, fugétque pestiléntiam.

Qu’il refoule la crainte des ennemis loin de nos frontières,

qu’il assure la paix des citoyens et mette en fuite toute pestilence.

 

6. Deo Patri sit glória, qui, quos redémit Fílius,

Et Sanctus unxit Spíritus, Per Angelos custódiat. Amen.

A Dieu le Père soit la gloire; que par les Anges il garde

ceux qu’a rachetés le Fils et qu’a oints le Saint-Esprit. Amen.

1. Custódes hóminum psállimus Angelos, natúræ frágili quos Pater áddidit

cæléstis cómites, insidiántibus ne succúmberet hóstibus.

Nous chantons les anges, gardiens des hommes ; le Père céleste les as donnés pour compagnons

à notre nature fragile, pour qu’elle ne succombe pas aux embûches de l’ennemi.

 

2. Nam, quod corrúerit próditor ángelus, concéssis mérito pulsus honóribus,

ardens invídia péllere nítitur quos cælo Deus ádvocat.

Car à la suite de sa chute, l’ange apostat, justement dépouillé des honneurs qui lui avaient été accordés,

brûlant de jalousie, s’efforce de repousser ceux que Dieu appelle au ciel.

 

3. Huc, custos, ígitur pérvigil ádvola, avértens pátria de tibi crédita

tam morbos ánimi quam requiéscere quidquid non sinit íncolas.

Vole donc jusqu’à nous, gardien vigilant, détourne de la patrie qui t’est confiée

les maladies de l’âme comme tout ce qui s’oppose au repos de ses habitants.

 

4. Sanctæ sit Tríadi laus pia iúgiter, cuius perpétuo númine máchina

triplex hæc régitur, cuius in ómnia regnat glória sǽcula. Amen.

Louange éternelle à la Sainte Trinité, dont la puissance ne cesse de gouverner

la triple machine du monde, et dans la gloire règne pour les siècles des siècles. Amen.

Traditionnellement, aux Messes des morts, le "miserere nobis" de l'Agnus Dei est remplacé par

"dona eis requiem" et le "dona nobis pacem"  par "dona eis requiem sempiternam" (cf : partitions) :

 

 

 

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Kyrie (2*2*2) - GR 1974
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Kyrie (2*2*2) - GR 1974
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Kyrie (2*2*2) - GR 1974
  
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Sanctus
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Sanctus
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Sanctus
  
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Agnus Dei
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Agnus Dei
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Agnus Dei
  

 

(Enregistré dans la Cathédrale St-Paul de Münster,

Allemagne, Rhénanie-Du-Nord-Westphalie, le 26/04/2013)

 

(Enregistré dans la Basilique Notre-Dame

de Maastricht, Pays-Bas, le 02/11/2014)

 

(Enregistré à Hanceville, Alabama,

Etats-Unis, le 19/02/2013)

 

saint nom de jesus1. Iesu, dulcis memoria, * dans vera cordis gaudia,

sed super mel et omnia, eius dulcis praesentia.

1. Jésus, de douce souvenance, * Donnant les vraies joies du cœur :

Mais plus que le miel et plus que tout, * Sa présence est douce.

 

2. Nil canitur suavius, * nil auditur iucundius,

nil cogitatur dulcius, * quam Iesus Dei Filius.

2. Rien ne se chante de plus suave, * Rien ne peut s'entendre de plus agréable,

Nulle pensée n'est plus douce, * Que Jésus, Fils de Dieu.

 

3. Iesu, spes paenitentibus, * quam pius es petentibus !

quam bonus te quaerentibus ! * sed quid invenientibus ?

3. Jésus, espérance des pénitents, * Combien tendre à ceux qui vous implorent !

Si bon pour ceux qui vous cherchent ! * Mais, que n'êtes-vous pas pour ceux qui vous trouvent ?

 

4. Nec lingua valet dicere, * nec littera exprimere :

expertus potest credere, * quid sit Iesum diligere.

4. Nulle parole ne peut dire, * Aucun mot ne saurait exprimer,

Seul comprendra qui l'a éprouvé * Ce que veut dire aimer Jésus.

 

5. Sis, Iesu, nostrum gaudium, * qui es futurus praemium :

sit nostra in te gloria, * per cuncta semper saecula. Amen.

5. Soyez, Jésus, notre joie * Vous, notre récompense future ;

Que notre gloire soit en Vous, * A jamais dans les siècles. Ainsi soit-il.

 

 

 

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(Chanté à Hanceville, Alabama, USA)

Séquence liturgique pour Pâques :

 

 

Salve dies, / dierum gloria,
dies felix / Christi victoria,
dies digna / iugi lætitia,
dies prima.


Lux divina / cæcis irradiat,
in qua Christus / infernum spoliat,
mortem vincit / et reconciliat
summis ima.


Sempiterni / regis sententia
sub peccato / conclusit omnia;
ut infirmis / superna gratia
subveniret,
Dei virtus / et sapientia
temperavit / iram clementia,
cum iam mundus / in præcipitia
totus iret.


[Insultabat / nostræ miseriæ
vetus hostis, / auctor malitiæ,
quia nulla spes / erat veniæ
de peccatis.]


[Desperante mundo, / remedium,
dum tenerent / cuncta silentium,
Deus Pater / emisit filium
desperatis.]


[Prædo vorax / monstrum tartareum
carnem videns, / non cavens laqueum,
in latentem / ruens aculeum
aducantur.]


[Dignitatis / primæ conditio
reformatur / nobis in filio,
cuius nova / nos resurrectio
consolatur.]


Resurrexit / liber ab inferis
restaurator / humani generis,
ovem suam / reportans umeris
ad superna.


Angelorum / pax fit et hominum,
plenitudo / succrescit ordinum,
triumphantem / laus decet Dominum,
laus æterna.


Harmoniæ / cælestis patriæ
vox concordet / matris Ecclesiæ,
«Alleluia» / frequentet hodie
plebs fidelis.


Triumphato / mortis imperio,
triumphali / fruamur gaudio;
in terra pax, / et iubilatio
sit in cælis.

Analogue à la Séquence Liturgique du « Stabat Mater dolorosa », le « Stabat Mater speciosa » décrit les joies de la Vierge Marie dans l'étable de Bethléem, d'après le récit évangélique. Pratiquement oublié dès la fin du XVème siècle, le texte n'est redécouvert qu'à la moitié du XIXème siècle par l'historien catholique français Antoine-Frédéric Ozanam. A méditer pendant le Temps de Noël !

 

 

 

1. Stabat Mater speciosa * Iuxta foenum gaudiosa * Dum iacebat parvulus

La Mère merveilleuse * Se tenait, joyeuse, dans la crèche * Où dormait son enfant

stabatmaterspeciosa2. Cuius animam gaudentem * Laetabundam et ferventem * Pertransivit iubilus

De son âme festive * Dansante et joyeuse * Vint un chant de réjouissance

3. O quam laeta et beata * Fuit illa immaculata * Mater unigeniti !

Ô combien radieuse et bénie * Était l’immaculée, * Mère du Fils Unique !

4. Quae gaudebat et ridebat, * Exultabat cum videbat * Nati partum incliti

Ô combien heureuse, réjouie * Et exultante était-elle observant * La naissance de son divin fils

5. Quis est, qui non gauderet, * Christi Matrem si videret * In tanto solacio ?

Qui ne se pavoiserait * S’il voyait la Mère du Christ * Dans un tel confort ?

 

6. Quis non posset collaetari, * Piam Matrem contemplari * Ludentem cum Filio ?

Qui ne se réjouirait aussi * À voir la Mère du Christ * Ainsi jouer avec son Fils ?

7. Pro peccatis suae gentis * Vidit Iesum cum iumentis, * Et algori subditum.

Pour les péchés de Son peuple * Parmi les bêtes du fardeau elle a vu * Jésus, soumis à l’austérité.

8. Vidit suum dulcem natum * Vagientum adoratum * Vili diversorio

Elle a vu sa douce progéniture * Adorée, pleurant, * Langée dans de vils bandages

9. Nati Christus in praesepe * Coeli cives canunt laete * Cum immenso gaudio

Pour le Christ nouveau-né dans sa crèche * Les anges chantent gaiement * Dans une grande réjouissance

10. Stabat senex cum puella * Non cum verbo nec loquela * Stupescentes cordibus

Le vieil homme se tenait avec sa jeune épouse * Sans mot dire, son cœur empli * De merveilles indicibles.

 

11. Eia Mater, fons amoris * Me sentire vim ardoris * Fac, ut tecum sentiam

Ô Mère, fontaine d’amour, * Faites-moi ressentir votre ardeur * Laissez-moi la partager avec vous.

12. Fac, ut ardeat cor meum * In amando Christum Deum * Ut sibi complaceam

Embrasez mon cœur * De l’amour du Seigneur Dieu * Puis-je trouver la grâce à ses yeux

13. Sancta Mater, istud agas, * Pone nostro ducas plagas * Cordi fixas valide.

Sainte Mère, ne soyez pas sévère * Car vos souffrances * Sont fixées aux tréfonds de mon cœur.

14. Tui nati coelo lapsi, * Iam dignati foeno nasci, * Poenas mecum divide.

En compagnie de votre divin enfant * Laissez-moi prendre part * À la pénitence qu’il daigne supporter

15. Fac me tecum congaudere * Iesulino cohaerere * Donec ego vixero

Laissez-moi me réjouir avec vous, * Partager l’adoration de Jésus * Aussi longtemps que je vivrai

 

16. In me sistat ardor tui * Puerino fac me frui * Dum sum in exilio

Puisse votre ardeur m’emplir * Puisse l’enfant être refuge * Dans mon exil

17. Hunc ardorem fac communem, * Ne me facias immunem, * Ab hoc desiderio.

Entraînez-moi dans cette ardeur  * Faites que je ne tourne pas le dos  * À son désir.

18. Virgo virginum praeclara, * Mihi iam non sis amara * Fac me parvum rapere

Vierge des vierges, la plus élevée d’entre toutes, * Ne soyez pas amère envers moi, * Laissez-moi prendre l’enfant dans mes bras

19. Fac, ut portem pulchrum fortem * Qui nascendo vicit mortem, * Volens vitam tradere.

Puis-je en lui puiser la force, * Lui qui par sa naissance conquiert la mort  * Et donne la vie.

20. Fac me tecum satiari, * Nato tuo inebriari, * Stans inter tripudia

Puis-je avec vous être comblé, * Enivré de votre Nouveau-Né * Sous de bons auspices

 

21. Inflammatus et accensus  * Obstupescit omnis sensus  * Tali de commercio.

Ainsi enflammé du feu de l’amour  * Les sentiments sont tus  * Par le souffle de l’altruisme

22. Fac me nato custodiri  * Verbo Christi praemuniri  * Conservari gratia

Puisse le Premier-Né me protéger, * Et les mots du Christ me soutenir  * Puisse sa bénédiction me sauver

23. Quando corpus morietur, * Fac, ut animae donetur * Tui nati vis

Lorsque mon corps s’éteindra * Laissez mon esprit accéder * À la vision de votre Premier-Né.

Flos Carmeli, vitis florigera, splendor caeli, virgo puerpera singularis.

Mater mitis sed viri nescia Carmelitis esto propitia stella maris.

Radix Iesse germinans flosculum nos ad esse tecum in saeculum patiaris.

Inter spinas quae crescis lilium serva puras mentes fragilium tutelaris.

Armatura fortis pugnantium furunt bella tende praesidium scapularis.

Per incerta prudens consilium per adversa iuge solatium largiaris.

Mater dulcis Carmeli domina, plebem tuam reple laetitia qua bearis.

Paradisi clavis et ianua, fac nos duci quo, Mater, gloria coronaris. Amen. (Alleluia.)


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