« Distinguer "le temple de Dieu" et "le temple des hommes", c'est hypostasier un rêve et tenter de séparer ce que Dieu a uni, c'est introduire l'anarchie doctrinale... Distinguer "Eglise visible" et "Eglise invisible" c'est faire de la spéculation platonicienne au lieu d'écouter Jésus-Christ. Une Eglise invisible est la même chose que pas d'Eglise du tout. Dés le lendemain de la mort de Jésus, une Eglise existait, vivait, telle que Jésus l'avait faite. S'il n'y a qu'une âme il ne peut y avoir qu'un corps. Si l'Eglise est réelle, il faut qu'elle soit un organisme qu'on puisse en quelque sorte "voir et toucher", de même qu'on pouvait voir et toucher l'homme-Dieu pendant sa vie terrestre. Comme le Verbe, en s'incarnant, s'est soumis par toute une part de lui-même à l'examen de l'histoire la plus profane en ses méthodes, son Eglise est pareillement offerte aux analyses de la sociologie. Pas d'enfants sans leur mère; pas de peuple sans ses chefs; pas de sainteté acquise sans un pouvoir et sans une oeuvre de sanctification... Pas de communauté réalisée sans une société dans laquelle et à travers laquelle elle se réalise. C'est l'Eglise tout entière qui... est indissolublement, quoique sous deux aspects divers, société hiérarchique et communauté de grâce. L'Eglise est "sans péché" et dans ses membres elle n'est cependant jamais "sans pécheurs". L'Eglise n'est pas assujettie, mais elle est soumise. Jésus-Christ la conduit et la gouverne, et sans cesser de la diriger mystérieusement Lui-même, Il la fait aussi conduire et gouverner visiblement par celui qui tient sa place sur terre; car depuis sa glorieuse Ascension dans le ciel, elle ne repose plus seulement sur Lui, mais aussi sur Pierre comme sur un fondement visible pour tous ».

 

Cardinal de Lubac, Méditation sur l'Eglise, les deux aspects de l'Eglise une

« Mais n’est-ce pas plutôt le monde qui est décalé par rapport à l’Évangile ? Il y a une distance entre l’Église et le monde, aujourd’hui comme toujours. Si cette distance n’existait pas, cela voudrait dire ou bien que l’Église ne dit au monde rien d’autre que ce que le monde dit lui-même, ou bien que le monde vit parfaitement l’Évangile. La distance entre l’Église et le monde est à réduire non pas en adaptant l’Évangile à l’esprit du monde, mais en appelant les hommes à se convertir à l’Évangile » (Cardinal Coffy in « l’Eglise en débat », Le Centurion, 1995).

 

Eglise

 

« Souvent, Seigneur, Ton Église nous semble une barque prête à couler, une barque qui prend l’eau de toute part. Et dans Ton champ, nous voyons plus d’ivraie que de bon grain. Les vêtements et le visage si sales de Ton Église nous effraient. Mais c’est nous-mêmes qui les salissons ! C’est nous-mêmes qui te trahissons chaque fois, après toutes nos belles paroles et nos beaux gestes. Prends pitié de ton Église : en elle aussi, Adam chute toujours de nouveau. Par notre chute, nous Te traînons à terre, et Satan s’en réjouit, parce qu’il espère que Tu ne pourras plus Te relever de cette chute ; il espère que Toi, ayant été entraîné dans la chute de Ton Église, Tu resteras à terre, vaincu. Mais Toi, Tu Te relèveras. Tu T’es relevé, Tu es ressuscité et Tu peux aussi nous relever. Sauve Ton Église et sanctifie-la. Sauve-nous tous et sanctifie-nous » (Son Eminence le Cardinal Ratzinger, Préfet de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi, "Méditations du Chemin de Croix" - 9ème station - 2005)

« Contenue tout entière, en son premier jour, dans l'étroit cénacle de Jérusalem, elle s'étendait déjà, par le miracle des langues, à tous les peuples... La frontière même de notre monde visible ne l'arrête pas, puisque,... elle se répartit en trois groupes qui ne cessent de communiquer entre eux : "militante" ici-bas, "expectante" ou "souffrante" dans le Purgatoire et déjà "triomphante" au Ciel... Plus chacun prendra conscience de ces dimensions de l'Eglise, plus il s'en trouvera dilaté dans sa propre existence, et c'est ainsi qu'il réalisera pleinement... le titre de catholique. Car voici soudain la merveille : ceux qui paraissaient entre eux le plus étrangers, ceux que tout devait éloigner sans remède, les voici soudain tout proches. Les voici frères... L'illettré et le philosophe, la moniale et le Saint Père, le martyr chinois du XXème et le martyr syrien du IIème... Tout cet immense concert, c'est la Tradition de l'Eglise qui le nourrit, c'est sa "force opérante" qui le règle. Le monde "a été fait pour elle". "Les hommes ne sont pas créés pour l'Eglise, mais l'Eglise est créée pour les hommes". Dans le christianisme jamais l'être personnel n'est subordonné ou sacrifié à quelque organisme collectif, comme l'individu l'est à la société selon tant de théories humaines, il n'est point absorbé mais au contraire exalté. Une première transformation s'est accomplie, le jour où l'Israël selon la chair fit place à l'Israël selon l'esprit, figure anticipée de cette autre transformation lorsque l'Eglise de la terre, passant à son état définitif, deviendra le Royaume des cieux. L'Eglise a été créée pour aider à la construction de cet homme parfait, qui a pour chef mystique le Verbe incarné... Le ciel est pour l'Eglise, et non l'Eglise pour le ciel; celle-ci est donc le but par excellence ».

 

Cardinal de Lubac, Méditation sur l'Eglise, les dimensions du mystère

« Nous devons adorer les dispositions de la Divine Providence qui, après avoir établi son Église ici-bas, permet qu’elle rencontre sur son chemin des obstacles de tout genre et des résistances formidables. La raison en est, d’ailleurs évidente : l’Église est militante et par conséquent dans une lutte continuelle. Cette lutte fait du monde un vrai champ de bataille et de tout chrétien un soldat valeureux qui combat sous l’étendard de la croix. Cette lutte a commencé avec la vie de notre Très Saint Rédempteur et elle ne finira qu’avec la fin même des temps. Ainsi, il faut tous les jours, comme les preux de Juda au retour de la captivité, d’une main repousser l’ennemi, et de l’autre élever les murs du Temple saint, c’est-à-dire travailler à se sanctifier. Nous sommes confirmés dans cette vérité par la vie même des héros auxquels sont consacrés les décrets qui viennent d’être publiés. Ces héros sont arrivés à la gloire, non seulement à travers de noirs nuages et des bourrasques passagères, mais à travers des contradictions continuelles et de dures épreuves qui sont allées jusqu’à exiger d’eux pour la foi le sang et la vie. »

 

Extrait du discours de Sa Sainteté Pie X, prononcé le 13 décembre 1908 après la lecture des décrets de béatification

des Vénérables Jeanne d’Arc, Jean Eudes, François de Capillas, Théophane Vénard et ses compagnons.

« La nature véritable de l'Eglise est entièrement méconnue par ceux qui, comme Kant, la tiennent uniquement pour une société où les hommes se réunissent pour pratiquer la vertu et pour confesser la religion. C'est l'Eglise qui fait l'Eucharistie, mais c'est aussi l'Eucharistie qui fait l'Eglise. Dans le premier cas, il s'agit de l'Eglise au sens actif, dans l'exercice de son pouvoir de sanctification; dans le second cas, il s'agit de l'Eglise au sens passif, de l'Eglise des sanctifiés. Le peuple chrétien tout entier, véritable Israël au milieu des nations, joue véritablement, en célébrant son "culte spirituel", un rôle sacerdotal par rapport au monde entier. Le christianisme ne connaît point parmi ses membres de discriminations analogues à celles que posaient les sectes gnostiques ou manichéennes : pas de "psychiques" et "spirituels" répartis en deux classes, pas de "croyants" et de "parfaits". Dans la diversité de leurs charges et de leurs devoirs d'état, tous sont régis, à la suite du même Christ, par la même loi spirituelle. C'est d'abord le culte "du Seigneur" que le prêtre célèbre, c'est d'abord et principalement de "Jésus-Christ" qu'il est le ministre et le représentant sacramentel. Mais nous offrons tous avec le prêtre, nous consentons à tout ce qu'il fait, à tout ce qu'il dit.

 

Dans l'édifice de l'Eglise chaque membre de ce corps mystique collabore réellement au culte de l'ensemble, chacun à son rang... C'est vraiment "toute" l'Eglise, et non le seul clergé, qui doit prendre "activement" part à la liturgie, toutefois selon "son" ordre sacré, au rang et dans la mesure établie. Ainsi que le dit Bossuet, "On vient à cette spéciale bénédiction, par laquelle on consacre ce corps et ce sang : écoutez, croyez, consentez. Offrez avec le prêtre, dites "Amen" sur son invocation, sur sa prière...". La hiérarchie catholique, ou l'ordre du sacerdoce, jouit donc d'un triple pouvoir, en raison du triple rôle qui est le sien : rôle de gouvernement, d'enseignement, de sanctification; pouvoir de juridiction, de magistère et d'ordre. Selon le R. P. Congar, "La vie de l'Eglise obéit à deux principes inséparables, le principe hiérarchique et le principe communautaire. Les actes ecclésiastiques sont faits à la fois par un seul au point de vue du pouvoir et de la validité, mais par tous ou par plusieurs au point de vue de l'exercice concret. Sans cesse la hiérarchie, qui suffit à tout faire validement, s'adjoint la coopération et le consentement du corps des fidèles ou des clercs". Les évêques ne forment tous ensemble qu'un seul épiscopat, et tous ils sont également "en paix et en communion" avec l'évêque de Rome, successeur de Pierre, lien visible de l'unité. Comme il n'y a qu'une foi et qu'un baptême, il n'y a dans l'Eglise qu'un seul Autel ».

 

Cardinal de Lubac, Méditation sur l’Eglise, Le coeur de l'Eglise

« Devant la situation de l'Église d'aujourd'hui, nous avons le sentiment que par quelque fissure la fumée de Satan est entrée dans le peuple de Dieu. Nous voyons le doute, l'incertitude, la problématique, l'inquiétude, l'insatisfaction, l'affrontement. On n'a plus confiance dans l'Église. On met sa confiance dans le premier prophète profane venu qui vient à nous parler de la tribune d'un journal ou d'un mouvement social, et on court après lui pour lui demander s'il possède la formule de la vraie vie, sans penser que nous en sommes déjà en possession, que nous en sommes les maîtres. Le doute est entré dans nos consciences, et il est entré par des fenêtres qui devraient êtres ouvertes à la lumière. La critique et le doute sont venus de la science, laquelle pourtant est faite pour nous donner des vérités qui non seulement ne nous éloignent pas de Dieu, mais nous le font chercher encore davantage et le célébrer plus intensément. Les savants sont ceux qui courbent la tête, qui s'interrogent le plus douloureusement. Ils finissent par dire : « Je ne sais pas, nous ne savons pas, nous ne pouvons pas savoir ». L'enseignement devient source de confusion et de contradictions parfois absurdes. On célèbre le progrès pour pouvoir ensuite le démolir par les révolutions les plus étranges et les plus radicales, pour renier toutes les conquêtes, pour redevenir primitifs après avoir tant exalté les progrès du monde moderne. Dans l'Église également règne cet état d'incertitude.

On croyait qu'après le Concile le soleil aurait brillé sur l'histoire de l'Église. Mais au lieu de soleil, nous avons eu les nuages, la tempête, les ténèbres, la recherche, l'incertitude. Nous prêchons l'oecuménisme, et nous nous séparons toujours davantage les uns des autres. Nous cherchons à creuser des abîmes au lieu de les colmater. Comment cela a-t-il pu se produire ? Une puissance adverse est intervenue dont le nom est le diable,  cet être mystérieux auquel Saint Pierre fait allusion dans sa lettre. Combien de fois, dans l'Évangile, le Christ ne nous parle-t-il pas de cet ennemi des hommes ! Nous croyons à l'action de Satan qui s'exerce aujourd'hui dans le monde précisément pour troubler, pour étouffer les fruits du Concile oecuménique, et pour empêcher l'Église de chanter sa joie d'avoir repris pleinement conscience d'elle-même. Et c'est pourquoi nous voudrions, aujourd'hui plus que jamais, être capables d'exercer la fonction, confiée par Dieu à Pierre, de confirmer nos frères dans la foi. Nous voudrions vous communiquer ce charisme de la certitude que le Seigneur donne à celui qui le représente sur cette terre, quelle que soit son indignité. La foi nous donne la certitude, l'assurance, lorsqu'elle se fonde sur la Parole de Dieu, acceptée et reconnue comme conforme à notre raison et à notre âme humaine. Celui qui croit avec simplicité, avec humilité, sent qu'il est sur la bonne voie, qu'il a un témoignage intérieur qui le réconforte dans la difficile conquête de la Vérité.

Le Seigneur est lui-même lumière et Vérité pour celui qui accepte sa Parole. Et alors sa Parole n'est plus un obstacle sur le chemin de la Vérité et de l'être, mais une échelle par laquelle nous pouvons monter à la conquête du Seigneur qui se montre à nous par la foi, laquelle est anticipation et garantie de la vision définitive. Nous savons que, dans l'humanité d'aujourd'hui, il existe un très grand nombre d'âmes humbles, simples, pures, droites, fortes, qui suivent l'invitation de Saint Pierre à être « forts dans la foi ». Nous voudrions que cette force de la foi, cette assurance, cette paix, triomphent de tous les obstacles. Nous invitons tous les fidèles à un acte de foi simple et sincère, à un effort psychologique pour arriver à prononcer au plus intime d'eux-mêmes cet acte conscient d'adhésion : « Seigneur, je crois dans ta parole, je crois dans ta révélation, je crois en celui que tu m'as donné comme témoin et garant de la révélation, pour éprouver avec la force de la foi l'anticipation de la béatitude de la vie qui nous est promise avec la foi. »
 
Sa Sainteté le pape Paul VI, Homélie 29 juin 1972

« Saint-Augustin d'Hippone s'est exprimé en ces termes : « Le Christ a façonné l'Eglise comme une vierge. Dans la foi, elle est vierge. Selon la chair, elle n'a qu'un petit nombre de vierges vouées à Dieu, mais selon la foi, elle doit avoir tous les baptisés comme vierges, hommes et femmes » (Discours 213, 7, PL 38, 1064). Ce qui doit rester vivant dans l'intégrité de la foi, gardée fidèlement chez les chrétiens, par la puissance de la grâce du baptême, devient aussi intégrité physique dans certaines personnes choisies, et ceci parce que l'Eglise naît du sein virginal de la Mère de Dieu. C'est en ceci que consiste le bonheur éternel : que nous, pauvres enfants d'Eve, nous sommes devenus enfants de cette vierge qu'est l'Eglise, qu'en elle nous possédons de façon sûre la Vérité du Christ, qu'en elle nous devenons saints et immaculés pour le jour où le Seigneur viendra. C'est en effet en Marie que l'Eglise est devenue Mère de Dieu virginale. C'est-à-dire que ce qui a été donné à Marie selon la chair, l'Eglise le possède selon l'esprit. Et c'est en quelque sorte le développement de ce que saint Paul a écrit aux Corinthiens : « Je vous ai fiancés à un seul époux, pour vous présenter à Christ comme une vierge pure. Elle est vierge dans l'intégrité de l'esprit, dans la plénitude de l'amour, dans la concorde de la paix » (2 Cor 11, 2-3) ». (Mgr Follo).

benoitXVI-vaticanO Seigneur et Dieu des vertus ! Tournez vers nous, de grâce, votre face miséricordieuse, et sauvez-nous. « Vous avez transporté de l'Égypte votre vigne : vous avez déraciné les gentils, et vous l'avez plantée... la terre » (Ps. LXXIX, 9-10). Vous avez expulsé l'idolâtrie de dessus la terre et vous y avez planté la vigne de votre sainte Église. Et vous l'avez si bien plantée, que toutes les parties du monde ont embrassé jadis la Foi qu'elle enseignait, de manière que partout on adora la Croix de Jésus-Christ, et que la prédiction que votre Sainte Foi remplirait la terre s'accomplit. « Le sanglier de la forêt l'a entièrement dévastée, et une bête solitaire l'a broutée ». (Ps. ibid., 14.). Mais ensuite l'hérésie, bête féroce, sortie des bois de l'enfer, l'a dévastée; et le ravage s'augmentant dans les siècles passés, nous ne voyons plus maintenant la Foi que dans quelques royaumes d'Europe, tandis que partout ailleurs règne l'infidélité ou l'hérésie.

 

Mais ce qui est encore pire, ce que l'Église déplore avec le plus d'amertume, c'est que l'on voit les incrédules persécuter la Foi dans quelques états, où cette Foi était dans toute sa pureté primitive. « Dieu de vertus, jetez un regard vers nous : regardez du haut du ciel, et voyez, et visitez cette vigne ». (Ps. ibid. 15.) Tournez-vous de grâce vers nous, et voyez du haut des cieux dans quel état pitoyable est votre vigne. Voyez-la, visitez-la et guérissez la des maux qu'elle a reçus, et qu'elle reçoit toujours par ses ennemis, qui méprisent et tournent en dérision votre Église, vos Écritures, vos préceptes, vos maximes, enfin toutes vos saintes vérités. « Faites-la prospérer, celle que votre droite a plantée : et portez vos regards sur le Fils de l'homme que vous avez affermi pour vous ». (Ps. Ibid. 16.). Souvenez-vous qu'elle a été plantée de vos mains. Souvenez-vous, ô Père Eternel, que votre Fils-aimé, pour vous obéir, et former cette vigne d'après votre volonté, s'est fait Fils de l'Homme, et l'a plantée au prix de son sang et des souffrances de toute sa vie. 

 

Nous vous prions donc de nous exaucer : pour l'amour de votre Fils Jésus, daignez diriger et conserver votre Sainte Église, daignez humilier ses ennemis. Et vous, Verbe incarné, ô Sauveur du monde, qui par votre mort avez procuré le salut aux hommes, comment pouvez-vous voir, auprès de ces hommes mêmes, tant d'ingratitude, que non seulement ils se refusent à vous obéir et à vous aimer, mais qu'ils nient même la mort et les souffrances que vous avez endurées pour eux ? Vous ne songez toujours qu'à leur bonheur, et eux, les ingrats, disent que vous ne vous en souciez nullement ! Vous les avez créés immortels, afin de les rendre heureux pour l'éternité, et ils s'efforcent de se persuader qu'ils sont mortels pour s'abandonner sans frein à tous les vices, et se rendre ainsi malheureux pour toute l'éternité. Hélas ! par les mérites de votre vie et de votre mort, secourez vos serviteurs; et ne permettez pas que l'impiété de vos ennemis triomphe de la perte d'un si grand nombre d'âmes que vous avez rachetées de votre sang. « La verge de votre puissance, le Seigneur la fera sortir de Sion : dominez au milieu de vos ennemis ». (Ps. CIX, 2.).

 

Nous tournons aussi nos regards vers vous, ô Marie, Reine du Ciel; vous qui aimez le plus l'Église de Dieu, parce que vous êtes la créature qui L'aimez plus que tous les autres. Délivrez-la, nous vous en prions, des dangers auxquels vous la voyez exposée par ses enfants mêmes, qui sont devenus ses ennemis les plus acharnés. Vos prières, parce qu'elles sont des prières de Mère, obtiennent tout ce que vous demandez à ce Fils, qui vous chérit infiniment. Priez donc ! priez pour cette Église de Votre Fils; obtenez la lumière du ciel pour les incrédules qui la persécutent, et la force pour les fidèles, afin qu'ils ne se laissent pas séduire par les pièges qu'on leur tend, et afin qu'ils ne soient pas entraînés avec eux dans la ruine éternelle.

L'indifférentisme souvent pointé par le pape Benoît XVI pose aux catholiques la question du Magistère de l'Eglise, et spécialement de trois réalités dont l'harmonie ne va pas de soi dans les mentalités contemporaines, celles des croyants y compris : autorité, vérité et liberté. Face aux multiples remises en doute engendrées par la poussée dans l'opinion des dogmes et des slogans de la sécularisation, les baptisés, clercs ou laïcs, sont partagés, et la notion de Magistère effraie bien souvent. Certains théologiens tentent, quant à eux, d'en revoir le rôle, voire la nature. La crise majeure de la foi que traversent nos vieilles contrées de chrétienté se manifeste d'abord par une crise de l'autorité magistérielle, de la réception de la Parole de l'Eglise. C'est de cette constatation que sont partis les auteurs de ce recueil pour tenter d'apporter un éclairage synthétique sur sa délicate fonction d'enseignement. Il en va de sa fidélité à la mission qu'elle a reçue du Christ et du service de la Vérité auprès des hommes de notre temps. Il en va de l'intelligence de la foi et de la joie véritable, si essentiels à la fécondité de la Nouvelle évangélisation, comme l'illustre en finale de cet ouvrage la méditation du Cardinal Honoré sur le parcours exemplaire du Vénérable John Henry Newman…

 

 

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