Longtemps muselée et réprimée, la sexualité, tel un torrent qu’aucun barrage ne peut contenir, déferle et envahit notre société. Des images suggestives envahissent nos écrans de TV, de cinéma ou les affiches publicitaires. De nouveaux comportements sexuels (relations extraconjugales, homosexualité...) sont suggérés, voire même encouragés. Au point que de nos jours, il est difficile de s’y retrouver, de distinguer ce qui est bien de ce qui ne l’est pas.

 

 

 

 

 

« Malheur ! Ils déclarent bien le mal et mal le bien. » Isaïe 5.20


http://img.over-blog.com/399x600/0/21/41/34/d1154982-01.jpgCette confusion est d’ailleurs annoncée dans la Bible. « Car le temps viendra, où les hommes ne voudront plus écouter le véritable enseignement, mais ils suivront leurs propres désirs et rassembleront auprès d’eux une foule de maîtres qui leur diront ce qu’ils désirent entendre. Ils n’écouteront plus la vérité, ils s’en détourneront pour porter toute leur attention sur les légendes... » (2 Timothée 4.3-4)

 

L’homme, emporté par toutes sortes de courants relativistes et hédonistes a, plus que jamais, besoin de points de repère auxquels se référer. La sexualité vécue selon les valeurs de la Bible n’est-elle pas source d’épanouissement et de bonheur ? Dieu a créé l’homme, avec tous ses caractères physiques et psychologiques. Il a aussi créé ses pulsions sexuelles qui sont inhérentes à sa personne. Une fois la création achevée, et en particulier celle de l’homme et de la femme, l’Eternel en fit le bilan : « Dieu vit tout ce qu’il avait fait. Voilà, c’était très bon. » (Genèse 1.31). Dieu a donc créé la sexualité avec toute sa complexité, dans son plan d’amour pour l’homme. Encore faut-il que l’homme respecte les règles et les lois que le créateur lui a laissées pour son plus grand bonheur, et qui restent éternelles. Dans son plan divin parfait, Dieu a réservé la sexualité au cadre du mariage. La sexualité, voulue et créée par Dieu, contribue à l’unité totale des conjoints, à l’attachement intime, profond et réciproque : « Que chacun respecte le mariage et que les époux restent fidèles l’un à l’autre, car Dieu jugera les débauchés et les adultères. » (Hébreux 13.4)

 

Le grand drame actuel, c'est que toute une génération d’hommes et de femmes ne sait plus ce qu’est l’amour. Les chansons à succès, le cinéma et la télévision, leur rabâchent sans cesse qu’aimer c’est être amoureux, qu'aimer, c'est de répondre à nos pulsions et désirs... etc. Que de déceptions et de souffrances en résultent ! La satisfaction des pulsions par le plaisir, la recherche égoïste de l’épanouissement de soi comme but dans la vie, ne méritent bien entendu pas la désignation du mot "Amour". Le mot Amour figure très souvent dans la Bible  : au moins trois mots grecs sont nécessaires pour exprimer ce qui en français ne se dit que d’un mot : amour.

 

1. Philéo, c’est l’amour amical, l’affection, la camaraderie

2. Eros, c’est l’amour romantique, le lien amoureux qui unit l’homme et la femme

3. Agapè, c’est l’amour totalement désintéressé du "soi exlusif", c'est l'amour prêt à donner sans compter. C’est cet Amour qui a poussé Jésus à mourir pour nous sur la croix.

 

Si l’amour philéo et l’amour éros peuvent varier, l’amour agapè résiste à toutes les tempêtes de la vie. Il est la base de la fidélité ; l’amour qui cherche toujours le meilleur pour l’autre. Mais n'oublions pas que cet amour n’est pas naturel chez l’homme, il doit découler d’une relation intime avec notre Seigneur Jésus-Christ.

 

 

 

 

« La volonté de Dieu, c’est que vous viviez dans la sainteté, que vous vous absteniez de la débauche, que chacun de vous sache avoir sa propre femme et vivre avec elle dans la sainteté et le respect, sans se laisser emporter par le désir comme font les païens qui ne connaissent pas Dieu. » (1 Thessaloniciens 4.3-5)


 

 

Liberté, vérité, don de soi, communion, dignité, amour, personne : ces concepts caractérisent l'authentique compréhension du mariage et de la sexualité, et le sens même de la vie. Malheureusement, aujourd'hui, en tant que chrétiens, nous nous trouvons profondément influencés par les medias et la vision que la société porte sur la sexualité et le sens de nos corps. Au travers de ses 129 audiences générales, l'ancien Pape Jean Paul II a introduit une nouvelle manière d'expliquer une vérité essentielle de l'Evangile appelée la "Théologie du Corps". Le corps n'est pas simplement un petit rajout à la création. Plutôt, c'est une part intégrale de notre humanité, et finalement de notre rédemption. A travers nos corps nous sommes capables de découvrir Dieu plus en profondeur et de Lui ressembler davantage : 

 

 

 

 

LA SIGNIFICATION NUPTIALE DU Corps

 

Comme personne, corps et âme, créée à l'image et à la ressemblance de Dieu, nous trouvons un sens à notre vie quand nous reconnaissons que nous reflétons l'image de Dieu non seulement par notre âme, mais avec notre corps, et toute notre personne. Nous ne reflétons pas Dieu uniquement par le don de notre libre arbitre, mais aussi à travers notre communion aux autres. « Etre humain, c'est être appelé à être en communion avec les autres ». Pourquoi ? Parce que Dieu lui-même est communion de personnes dans la Sainte Trinité. Jean Paul II explique que, « l'homme est devenu image et ressemblance de Dieu non seulement à travers sa propre humanité mais aussi à travers la communion de personnes que l'homme et la femme forment dès l'origine. ». Une communion de personnes existe quand deux personnes choisissent librement de se donner l'une à l'autre dans l'Amour et s'acceptent mutuellement dans l'Amour. En fait l'amour véritable se trouve précisément dans ce don mutuel. Comme nous le voyons dans les Evangiles, l'unique but de la vie chrétienne, c'est l'Amour. « L'homme ne peut pas vivre sans Amour. C'est un être incompréhensible à lui-même, dont la vie n'a pas de sens, si l'Amour ne lui est pas révélé, s'il ne rencontre pas l'Amour, s'il n'aime pas, s'il ne s'approprie pas l'Amour, s'il ne participe pas intimement à l'action d'aimer » (Encyclique "Redemptor Hominis") Qu'est ce que le corps humain a à voir avec tout cela ? Aujourd'hui, le monde nous montre le plus souvent le corps comme un objet de plaisir ou une machine qui n'a pas grand-chose à voir avec notre nature spirituelle. Le corps n'est pas un « rajout », un petit quelque chose en plus à la création. Au contraire c'est une partie vitale de ce que nous sommes en tant que personnes humaines. Pourquoi ? Parce que le corps révèle notre moi spirituel. Par exemple, l'on peut voir qu'une personne est heureuse quand elle sourit. Le bonheur n'est pas quelque chose de palpable, et on a besoin pour le comprendre d'un signe physique visible. L'acte sexuel nous amène aussi à une union spirituelle encore plus profonde. On se rend compte qu'un sourire est creux, vide, quand la personne qui sourit n'est pas réellement heureuse. Il en est de même pour l'acte sexuel, il est vide s'il n'exprime pas une union spirituelle profonde. Non seulement la communion physique est le signe visible d'une communion invisible entre un homme et une femme, mais elle nous montre que cet amour, ce don de soi, est la raison pour laquelle nous avons été créés et à quoi nous devons tendre. Dieu a créé nos corps "hommes" et "femmes", justement pour nous montrer que nous avons été créés pour l'Amour, que notre raison d'être, c'est l'Amour, c'est être don de nous-mêmes pour les autres. C'est la signification nuptiale de notre corps : « Le corps humain comprend dès son origine cette capacité d'exprimer l'Amour, c'est à travers l'Amour que la personne devient un don et par ce don qu'elle trouve sa raison d'être et ainsi comble le but de son existence. » (Théologie du corps, 16/1/1980). Le don de soi est à être vécu dans toutes nos relations, mais son expression la plus concrète et la plus physique est dans le don de soi lors de l'union conjugale d'un homme et d'une femme.

 

 

 

 

Le langage de l'union sexuelle

 

L'union conjugale elle-même est un signe du désir de Dieu pour une union complète avec nous (qui bien qu'intime, n'est pas sexuelle). C'est le signe de l'Amour du Christ pour son peuple. Cela nous apprend quelque chose sur Dieu. Le couple marié est appelé à témoigner au monde entier de cet amour. Au travers de leur union sexuelle, leurs corps parlent un langage d'amour et de don total de soi. Nous sommes appelés à exprimer la vérité avec nos corps. « Le langage du corps est bien plus que la réaction sexuelle. L'acte sexuel est le langage authentique des personnes, il doit s'exprimer en vérité, c'est-à-dire en accord avec les normes morales objectives. Au niveau de ce langage précisément, l'homme et la femme s'expriment réciproquement de la façon la plus profonde qui soit. (Théologie du corps, 22/8/1984). La seule manière pour exprimer la Vérité avec le corps est de réserver l'union sexuelle au mariage. Dans le mariage l'union conjugale est l'expression de l'engagement de leur vies entières l'un à l'autre, l'engagement fait lors de leurs voeux conjugaux. Le contraire de l'amour n'est pas la haine, mais l'utilisation, l'utilisation d'un autre comme un objet, comme un moyen pour une fin. La luxure est le fait d'utiliser une personne comme objet de gratification sexuelle. De cette manière nos coeurs sont devenus des « champs de batailles de l'amour et de la luxure » (Théologie du corps 23/7/1980). Nos coeurs sont comme des puits profonds : il y a beaucoup d'eau boueuse, mais en creusant profondément nous trouvons une source fraîche et vivante. Le coeur est bien plus profond que la luxure ! Pour Jésus, il ne s'agit pas de garder les commandements comme un lourd fardeau à porter. Il nous transforme nous et nos désirs, afin qu'il nous soit naturel de vivre selon Son plan. Nous ne sommes plus sous la Loi, comme Saint Paul le dit aux Romains, alors nous pouvons vivre avec notre époux(se) dans l'Amour et la Vérité. Le Christ en appelle à nos coeurs et Il nous appelle à choisir librement une vie en accord avec notre dignité de personnes créées à l'image et à la ressemblance de Dieu. Ce n'est qu'en vivant notre véritable dignité d'hommes et de femmes créés à l'image de Dieu que nous serons pleinement comblés, et que nous connaîtrons le vrai bonheur au sens spirituel du terme, parce que nous avons été faits et créés dès les origines pour une vie de bonheur.

 

Théologie du corps, un petit résumé - Par Anastasia Northrop

 


« Mères, dirigez avec grand soin vos filles, la garde vous en est facile; veillez à ce qu'elles restent chez elles; avant tout apprenez-leur à être prudentes, retenues, à mépriser les richesses, à ne point aimer la parure, et préparez-les ainsi au mariage. Vous serez ainsi non-seulement leurs protectrices, mais [aussi] celles des hommes qui doivent les épouser, et non-seulement d'eux, mais de leurs enfants, et même de leurs descendants. Si la racine est saine, les rameaux se développeront, comme ils le doivent, et de tout ce bien vous recevrez la récompense. Agissons donc ainsi toujours pour sauver non pas seulement une âme, mais plusieurs âmes par une seule. La jeune fille doit sortir de la maison paternelle pour se marier comme un athlète sort de la palestre, formée et exercée; il faut que, par sa vertu, elle puisse transformer tout ce qui l'entoure, de même que le levain transforme toute la masse à laquelle on le mêle. Que ses enfants, encore une fois, méritent le respect par leur conduite régulière et sage, en sorte qu'ils soient loués de Dieu et des hommes. Qu'ils apprennent à dompter la gourmandise, à s'abstenir du luxe, à être économes et affectueux; qu'ils apprennent à obéir. C'est ainsi qu'ils pourront procurer une grande récompense à leurs parents; c'est ainsi que tout sera pour la gloire de Dieu et le salut de nos âmes, en Jésus-Christ Notre Seigneur, à qui gloire aux siècles des siècles. Ainsi soit-il. »

 

Extrait du commentaire sur la 1ère Epître à Timothée, par Saint Jean Chrysostome

Intervention de l’archevêque de Malines-Bruxelles, Mgr André-Joseph Léonard,

à l’occasion du sommet annuel entre les Représentants Religieux

et les Institutions européennes, le 12 juillet 2012. 

 

 

 

PJ-PH-POL-CATH-Mgr Leonard-08« Pratiquement aucun pays de l'Union n'a un taux de fertilité permettant le simple remplacement des générations. Ce vieillissement comporte de graves menaces: perte de créativité, moindre dynamisme économique, disproportion de la population d'origine immigrée par rapport à la population autochtone, difficulté de financement des retraites et des soins de santé. Face à cette situation, plusieurs réactions sont possibles. La plus fréquente est de constituer des fonds spéciaux en vue d'assurer le payement des pensions et le remboursement des soins de santé. Mais cela revient à soigner les symptômes au lieu d'affronter le mal à sa racine. Une autre réaction consiste à favoriser l'immigration ciblée des populations étrangères aptes à combler les lacunes de notre démographie. Mais c'est une option qui risque d'accentuer les tensions liées à une forte immigration. 

 

Notre option préférentielle serait d'encourager vigoureusement le redressement des démographies en Europe. Cela permettrait une solution plus durable du problème. Mais cette approche, qui fait confiance à l'avenir, implique des mesures courageuses. Il faut adopter des politiques fiscales favorables à la famille, encourager résolument par les allocations familiales la naissance du troisième, voire du quatrième enfant, prévoir des structures d'assistance à l'enfance, aider les familles à concilier vie professionnelle et vie familiale, valoriser la contribution sociale et économique que représente le travail éducatif des mères, etc. Plusieurs pays ont pris des mesures afin de ne pas discriminer les formes de partenariats autres que la famille traditionnelle. De même, plusieurs pays ont mis au point des législations simplifiant les procédures de divorce. Mais l'avenir de notre démographie exige que nous soyons surtout soucieux de soutenir la famille au sens premier du terme (père, mère, enfants), sans nous laisser conditionner par l'idéologie du « genre » (gender). 

 

Conjointement, il nous faut renforcer l'impact positif de l'institution du mariage. La stabilité des familles représente, en effet, une plus-value pour nos sociétés, dès lors qu'elle permet de limiter les retombées souvent néfastes du divorce facile sur la situation économique des conjoints et sur le développement des enfants. La bonne santé des familles représente un gain pour tous, jeunes, adultes et personnes âgées. En éclairant et interpellant les consciences en ce sens, l'Église catholique est convaincue, tout en respectant la liberté de chacun, d'apporter une contribution positive à la problématique de la solidarité intergénérationnelle »

sainte-famille-nazareth.jpgDe Benoît à François, d'un pape à l'autre, l'Eglise mène depuis 2000 ans le combat de l'éducation. « Mère et Maîtresse », elle ne cesse de nous enseigner et de nous guider sur les chemins ardus qui conduisent vers le vrai bonheur: celui d'ici-bas - autant qu'il peut être atteint -, et surtout la joie éternelle. L'éducation a toujours été nécessaire pour faire du petit d'homme, cire encore malléable, un homme accompli. Une bonne culture doit s'ajouter à la nature sous peine de voir les hommes se transformer en bêtes. Il s'agit d'aider les potentialités du nouveau-né à s'épanouir (educere : tirer hors de) en qualités qui feront de lui un homme digne de ce nom, capable de prendre ses responsabilités dans la société, pour son bien et le bien de tous. Eduquer suppose une anthropologie, une vision de ce qu'est l'homme, de sa nature et de sa finalité, des blessures que lui inflige le péché. Aujourd'hui, dans le monde occidental, à l'éducation fondée sur une vision de l'homme chrétienne (au moins d'inspiration), des groupes de pression internationaux, qui ont confisqué les pouvoirs politiques, économiques, médiatiques, tentent de substituer une contre-éducation fondée sur une idéologie relativiste, laïciste et hédoniste. Les idées de liberté et d'égalité, devenues folles, nient toute différenciation naturelle. Cette idéologie se traduit par une contre-morale que les pouvoirs politiques veulent imposer à la société : théorie du genre, déconstruction de la famille, du mariage, de la morale naturelle ... « Le gouvernement s'est engagé à s'appuyer sur la jeunesse pour changer les mentalités, notamment par le biais d'une éducation au respect de la diversité des orientations sexuelles », a ecrit le ministre de l'éducation nationale, Vincent Peillon. Face à cela, les familles chrétiennes doivent se battre pour garder leur liberté et leur identité, contre un totalitarisme de plus en plus affiché. 

 

Il y a un combat à mener au niveau politique et social. Il y a aussi, tout simplement et fondamentalement, un combat pour préserver une saine éducation familiale. La famille est la cellule de base de la société, le lieu d'apprentissage des vertus, de la formation humaine et chrétienne. Dans le sanctuaire familial, petite Eglise domestique, l'enfant reçoit les leçons de vie de ses parents, encore plus par l'exemple que par la parole et les actes. Il acquiert le sens des valeurs, il est formé aux vertus naturelles et apprend à faire attention aux autres, en luttant contre l'égoïsme ancré en chaque être humain depuis le péché originel. Il s'agit de développer en lui les dispositions qui le rendront libre, responsable, maître de soi : notamment le sens du sacrifice et le goût de la vérité. Les parents doivent veiller, au fur et à mesure qu'il grandit, à le former, par le contrôle de ses passions et, en particulier aujourd'hui, par le bon usage des moyens de communication, à la vraie liberté qui est une rude conquête. 

Une éducation naturelle serait vaine si la grâce ne venait guérir et élever la nature. Une famille chrétienne doit vivre sous le regard de Dieu, prier chaque jour ensemble, recevoir les sacrements après s'y être sérieusement préparée, conserver ou retrouver les belles traditions des fêtes chrétiennes. Pourquoi aussi ne pas instituer un temps de lecture de la Parole de Dieu en commun ? La formation chrétienne, par l'apprentissage du catéchisme, est essentielle. Et aussi le développement d'une culture chrétienne par de bons films vus en famille, par les vies de saints, les témoignages, les visites des hauts lieux chrétiens, les temps forts (pèlerinages, séjours en abbayes, retraites ...), et par les discussions autour de la table. Il est vital de préserver des temps de silence, de coupe d'avec le monde extérieur, qui devient de plus en plus envahissant. Il faut veiller à juger les choses selon les critères de la foi chrétienne et non selon ceux du monde. La charité vis-à-vis du prochain doit être concrètement vécue : le sens du service généreux, le pardon demandé et accordé, la correction fraternelle, créent l'ambiance unique des familles vraiment chrétiennes. Elle aide puissamment au progrès de chacun. Les vertus morales, fondamentalement naturelles mais rendues surnaturelles par la grâce, sont parfois trop négligées. 

 

Cette tâche éducative des parents, aidés des formateurs associés (notamment des écoles vraiment libres), est certes difficile aujourd'hui, mais elle est possible et exaltante.  L'enjeu de ce combat éducatif est la liberté des enfants de Dieu pour leur salut. C'est aussi l'ébauche d'une chrétienté nouvelle, où les hommes pourront vivre plus fraternellement et répondre plus facilement à l'appel de Dieu qui les invite au bonheur éternel. 

 

Fr. Dominique-Marie de Saint Laumer, prieur (FSVF)

 

Alors que beaucoup accusent l’Eglise de ne pas s’adapter à l’évolution des mœurs, d’être dure et intolérante, de ne pas comprendre la souffrance de certaines situations, l’Eglise catholique, en fait, seule parmi toutes les religions existantes à ne pas reconnaître le divorce, annonce cette bonne nouvelle que l’amour et la fidélité existent. Le premier moyen pour rester fidèle, c'est la prière qui nous unit à Dieu. Autrefois, on ne voyait pas de divorces comme aujourd’hui. Pourquoi ? Parce que les familles priaient. Elles avaient conscience que l’amour vient de Dieu. Par leur prière, elles faisaient un rempart autour de leur foyer pour empêcher Satan de venir le détruire. Le pape Pie XII disait : « Une famille qui prie est une famille qui vit » et Jean-Paul II : « Une famille unie dans la prière, reste unie ». Le deuxième moyen est le dialogue. Lorsqu’un couple cesse de dialoguer, c’est le commencement de la fin. Comment mieux dire à son conjoint que l’on est fidèle, que l’on continue à lui donner notre vie, qu’en lui donnant de notre temps ? Quel formidable moyen de désamorcer incompréhensions et frustrations ! Etre fidèle, c’est travailler à entretenir et faire grandir son amour et cela s’exprime par l’attention. La fidélité se joue et se gagne dans les petites choses de la vie quotidienne. Le troisième moyen est le pardon. L’amour est don sans retour, à l’exemple du Christ qui nous aime inconditionnellement. Pardonner, c’est refuser de réduire l’autre à son infidélité ! Pardonner, c’est la victoire de l’amour ! Que dans cette victoire le Christ nous entraine, Lui qui nous a dit : « Voici Mon commandement : aimez-vous comme Je vous ai aimés » !





Liens (1)

 

 

 

 

 

 

logofc

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 







 

 

 

 

Intentions de prières

 

Actualité du livre

 

 

 

 


 

 

 

Admin / Twitter

oiseau-twitter2.gif

 

 

Depuis janvier 2006,
site administré par de
jeunes laïcs catholiques.
 
 
CONTACT
 

 


 

 
coolpape.jpg