Il y a 40 ans, Sa Sainteté le Pape Paul VI publiait son Encyclique infaillible Humanae Vitae sur le mariage et la régulation naturelle des naissances. Contestée et incomprise au moment de sa publication, cette Encyclique contient pourtant un message très important pour la société actuelle. Elle est à la base de toute la réflexion morale du Magistère pour les enjeux éthiques. Avec Pierre-Olivier Arduin, directeur de la Commission Bioéthique du Diocèse de Fréjus-Toulon, nous allons approfondir ce message (15 minutes).


"J'suis professeur d'histoire-géographie"... et je raconte n'importe quoi  




Extrait de l’intervention du Cardinal Ouellet, Archevêque de Québec et Primat du Canada :

 

 

 

« [...] Le développement prodigieux de la technique a contribué à des progrès fascinants en beaucoup de domaines de la vie moderne. Les avancées de la médecine apportent des ressources nouvelles à la guérison des maladies tout en soulevant de nouvelles questions que la réflexion bioéthique s'efforce de résoudre. Un des discernements majeurs accomplis par l'Église catholique et toujours reconfirmé depuis 40 ans touche la moralité des moyens artificiels de contraception. Son refus d'entériner moralement l'usage de ces moyens contraste avec la mentalité contemporaine qui promeut l'usage de toutes les techniques disponibles permettant d'accomplir l'acte conjugal sans le risque de la procréation. Là où la sagesse de l'Église, fondée sur la révélation, unit l'amour, le mariage et la vie, la culture actuelle tend à les dissocier au nom d'une affirmation sans contrainte de la liberté individuelle. Le message central de l'encyclique Humanae Vitae [DOSSIER]  est l'affirmation « que chaque acte conjugal doit rester ouvert à la transmission de la vie ». Cette affirmation s'appuie sur la connexion inséparable voulue par Dieu entre les deux significations de l'acte conjugal : la signification unitive et la signification procréative. « En sauvegardant ces deux aspects essentiels, unitif et procréatif, l'acte conjugal conserve intégralement le sens d'un amour mutuel vrai et son ordination à la très haute vocation de l'homme à la paternité ». Proposer une telle doctrine signifie : 1) maintenir tout d'abord la signification sacrée de la transmission de la vie comme un acte de coopération avec Dieu ; 2) maintenir le lien entre l'amour vrai et l'ouverture réelle au don de la vie ; 3) déclarer immoraux les moyens contraceptifs qui excluent l'ouverture à la vie et donc la communion avec Dieu, puisque les conjoints « ne sont pas les arbitres des sources de la vie humaine, mais plutôt les ministres du dessein établi par le Créateur ». Maintes fois réitérée et amplement refondée sur l'anthropologie ‘adéquate' développée par Jean-Paul II [DOSSIER], cette doctrine dénonce les pratiques contraceptives qui dissocient l'amour de la vie, le sexe de l'amour et la personne de son propre corps. Ces pratiques largement répandues fragmentent l'unité de la personne humaine et détruisent la valeur de la sexualité humaine, même à l'intérieur du mariage. Consciente de cette dévalorisation, l'Église promeut l'amour conjugal et la sexualité elle-même en gardant unies toutes les dimensions de l'être humain. La pratique de la continence périodique, par exemple, avec ses renoncements, favorise chez le couple la maîtrise de soi, l'humanisation des relations et la maturité spirituelle : « le couple expérimente le fait que la communion conjugale est enrichie par les valeurs de tendresse et d'affectivité qui constituent la nature profonde de la sexualité humaine, jusque dans sa dimension physique. Ainsi, la sexualité est respectée et promue dans sa dimension vraiment et pleinement humaine, mais n'est jamais « utilisée » comme un « objet » qui, dissolvant l'unité personnelle de l'âme et du corps, atteint la création de Dieu dans les liens les plus intimes unissant nature et personne » (FC 32). La mentalité contraceptive a obtenu jusqu'à maintenant l'adhésion de la majorité grâce à l'appui des médias de communication, mais ses effets déshumanisants deviennent de plus en plus visibles. La procréation devient ‘reproduction' d'un individu de l'espèce ; elle peut désormais être réalisée sans amour, ni sexe, au moyen de la technique d'insémination artificielle ou même par celle plus aberrante de la clonation. L'Église joue son rôle de gardienne de la Vérité de l'homme quand, à la lumière de la révélation et de la loi naturelle, elle dénonce l'usage arbitraire et immoral des techniques au détriment de sa dignité personnelle et du caractère sacré de la vie. Il faut reconnaître toutefois que cet enseignement cohérent et réitéré a été somme toute peu reçu et il est souvent ignoré ou déformé. Les jeunes générations, pourtant ouvertes à ces vérités, s'en trouvent cruellement privées. La pertinence du Magistère de l'Église apparaît clairement dans la justesse prophétique des prédictions de l'Encyclique Humanae Vitae quant au déclin des valeurs morales si on laissait libre cours à l'usage de la contraception. De fait, le rejet de la doctrine de l'Église sur la contraception a ouvert la grande porte à l'infidélité, au divorce, à l'avortement et aux unions libres, même de type homosexuel. Dans ce dernier cas il ne s'agit même plus d'amour conjugal, puisqu'il manque la condition essentielle de la différence sexuelle qui exclut toute possibilité de transmission de la vie. Cette dérive des valeurs du mariage et de la famille s'accompagne d'un obscurcissement de la conscience morale qui affecte grandement l'éducation des nouvelles générations. Une carence grave de points de repère moraux favorise en effet la diffusion des théories du constructivisme et du genre qui sèment la confusion dans la perception de l'identité sexuelle de l'être humain. En réaffirmant le lien intime entre la personne, l'amour, le sexe et la vie, l'Église défend des valeurs morales mais elle protège aussi la dignité de la personne humaine qui se perd sous les assauts conjugués du relativisme éthique et du nihilisme de nos sociétés sécularisées. L'importance de la doctrine de l'Église apparaît clairement dans le domaine de l'éducation où on doit réapprendre que l'acquisition des vertus importe autant sinon davantage que le recours à des techniques. Si prodigieuse et prometteuse que soit la technique, ses produits sont ambigus car ils peuvent être utilisés à des fins qui ne concourent pas à l'épanouissement authentique de l'être humain. Si on confie à la technique des résultats qui doivent venir de la maîtrise de l'homme sur lui-même, on ouvre la porte à de nouveaux esclavages que les multiples phénomènes de dépendance illustrent de façon alarmante. Les résultats inquiétants des techniques de contraception et de reproduction fournissent des exemples suffisants pour qu'on prenne conscience de l'impasse éducative qu'elle entraîne et qu'on mette l'accent désormais sur la formation aux vertus dans l'éducation en général et dans la vie conjugale et familiale en particulier [...] ».

« La famille - a dit le Pape à la messe de clôture de la rencontre mondiale des familles - est un fondement indispensable pour la société et les peuples, et un bien irremplaçable pour les enfants, dignes d'être mis au monde comme le fruit de l'amour, du don total et généreux de leurs parents. la famille est le lieu primordial de l'éducation de la personne. Elle est une vraie école d'humanité et de valeurs pérennes. Il n'est donné à personne d'être ce qu'il est ». Le Saint-Père a souligné que « nous avons reçu la vie d'autres personnes, et qu'elle se déroule et grandit avec les vérités et valeurs que nous apprenons dans notre relation et communion avec les autres. Ainsi, la famille fondée sur le mariage indissoluble entre un homme et une femme exprime cette dimension relationnelle, filiale et communautaire, et est le lieu ou l'être humain peut naître dans la dignité, grandir et se développer complètement ». « Toutefois, ce travail éducatif rencontre des difficultés face à un faux concept de liberté, dans lequel le caprice et les impulsions subjectives de l'individu sont exaltées au point d'enfermer chacun dans la prison de son propre moi. La vraie liberté de l'être humain provient d'avoir été créé à l'image et à la ressemblance de Dieu, et doit donc être exercée avec responsabilité en choisissant toujours le vrai bien pour qu'il se convertisse en amour, au don de soi-même. Il faut pour cela, plus que des théories, la proximité et l'amour qui caractérisent la communauté familiale. Le foyer est le lieu où l'on apprend à vivre dans la vérité, à valoriser la vie et la santé, la liberté et la paix, la justice et la vérité, le travail, la concorde et le respect ». Le Saint-Père a souligné la nécessité du « témoignage et de l'engagement public de tous les baptisés pour réaffirmer la dignité et la valeur unique et irremplaçable de la famille fondée sur le mariage d'un homme et d'une femme et ouvert à la vie, et du témoignage de la vie humaine dans toutes ses étapes. Il faut promouvoir des moyens législatifs et administratifs qui protègent les droits inaliénables des familles, nécessaires pour mener à bien leur extraordinaire mission ».

 

Après avoir exprimé sa proximité et assuré sa prière « aux familles qui donnent un témoignage de fidélité dans des circonstances particulièrement difficiles », Benoît XVI a conclu en encourageant les nombreuses familles « qui vivant parfois au milieu de contrariétés et d'incompréhensions, donnent un exemple de générosité et de confiance en Dieu », et a souhaité qu'ils obtiennent les aides nécessaires. Il a aussi mentionné les familles « qui souffrent de pauvreté, de maladie, d'être mises en marge de la société ou issues de l'émigration et plus spécialement les familles chrétiennes persécutées à cause de leur foi ». Avant de conclure, le Pape a confié toutes les familles du monde à la protection de la Vierge Marie « si vénérée sur la noble terre mexicaine sous le vocable de Notre-Dame de Guadalupe ».

1. « La future évangélisation dépend en partie de l'Eglise domestique » (Discours du Pape Jean-Paul II lors de la IIIème assemblée générale des évêques d'Amérique Latine, 1979). Mais encore, « la famille est le cœur de la Nouvelle Evangélisation » (Evangelium Vitae, 92). L'histoire de l'Eglise le confirme depuis les origines. Un cas typique est celui de Saint Augustin, converti par la grâce de Dieu implorée des larmes abondantes de sa mère, Sainte Monique. La famille réalise « sa mission d'annoncer l'évangile, principalement à travers l'éducation de ses enfants » (EV 92).

 

2. La mission évangélisatrice de la famille s'enracine dans le Baptême et reçoit une nouvelle forme avec la grâce sacramentelle du mariage.

 

3. La tâche d'évangélisation de la famille chrétienne se fait particulièrement urgente et nécessaire là où une législation antireligieuse prétend parfois même d'empêcher l'éducation dans la foi, soit là où l'incrédulité a grandit, soit là où le sécularisme a pénétré à tel point de rendre pratiquement impossible une vraie croyance religieuse. Cette géographie se trouve particulièrement dans les pays communistes, ex-communistes et dans les pays dit occidentaux. L'Eglise domestique est le seul champ où les enfants et les jeunes peuvent recevoir une authentique catéchèse sur les vérités les plus fondamentales.

 

4. La famille a une façon spécifique d'évangéliser, non fait de grands discours ou de grandes théories, mais à travers l'amour quotidien, la simplicité et le témoignage de chaque jour. Avec cette pédagogie elle transmet les valeurs les plus importantes de l'Evangile. Par cette méthode, la foi pénètre comme par osmose, de façon presque imperceptible mais réelle, qui convertie même la famille en un premier et meilleur séminaire des vocations, à la vie consacrée et au célibat dans le monde.

 

5. Le service des conjoins et des parents chrétiens en faveur de l'Evangile est essentiellement un service ecclésial. C'est-à-dire qu'il s'enracine et qu'il dérive de l'unique mission de l'Eglise et qu'il est orienté vers l'édification du Corps du Christ. Pour cela, le ministère de l'évangélisation de la famille doit être en communion et s'harmoniser de façon responsable avec les services d'évangélisation et catéchèse du diocèse et des paroisses.

 

6. Ce caractère ecclésial demande que la mission évangélisatrice de la famille chrétienne possède une dimension missionnaire et catholique, en pleine conformité avec le commandement universaliste du Christ : « Allez dans le monde entier et annoncez l'Evangile à toutes les nations » (Mc 16, 15) C'est pourquoi, il se pourrait même que certains parents se sentent poussés à porter l'Evangile du Christ « jusqu'au confins de la terre », comme cela s'est passé chez les première communautés chrétiennes. De toute façon, à l'intérieur du milieu familial on doit réaliser une activité missionnaire, en annonçant l'Evangile aux membres de la famille qui ne croient pas ou aux familles qui ne vivent pas le mariage avec cohérence.

 

7. La famille chrétienne se rend communauté d'évangélisation à mesure qu'elle accueil l'Evangile et mûrit dans la foi. « De même que l'Eglise, la famille doit être un espace où l'Evangile se transmet et d'où il se répand. A l'intérieur d'une famille consciente de cette mission, tous les membres évangélisent et sont évangélisé. Les parents non seulement communiquent l'Evangile aux enfants, mais peuvent, à leur tour recevoir des enfants ce même Evangile vécu profondément...Une famille ainsi se rend évangélisatrice des autres familles et du milieu dans lequel elle vit » (EN 71).

 

 

VIème Rencontre Mondiale des Familles, du 14 au 18 janvier 2009 à Mexico

Indulgence plénière accordée par le pape Benoît XVI aux conditions habituelles :

1. Esprit de rejet du péché, confession, communion et prières aux intentions papales

2. Récitez en famille le Notre-Père, le Credo et des prières d’invocation à la Miséricorde

1. Les informations que l'Evangile nous donne sur a famille de Nazareth sont rares, mais très illustratives.

 

2. C'est une famille construite sur la base du mariage entre Joseph et Marie. Ils furent tous les deux réellement mariés, comme le signalent Saint Matthieu et Saint Luc ; ils vécurent ainsi jusqu'à la mort de Joseph. Jésus était le vrai fils de Marie. Saint Joseph n'était pas son père naturel -il ne l'engendra pas- ni adoptif, mais plutôt supposé, c'est-à-dire qu'il était considéré par les voisins de Nazareth comme le père de Jésus puisque les gens ignoraient le mystère de l'Incarnation et que Marie était mariée avec Joseph. Cette réalité a une grande importance aujourd'hui, puisque la législation civile et la culture ambiante, est très favorable aux unions libres, à celle purement civiles, à d'autres formes, au divorce, etc. La famille de Nazareth se présente aujourd'hui comme un exemple de couple formé par un homme et une femme, unie par amour de façon permanente et avec une dimension publique.

 

3. La famille de Nazareth a vécu comme une famille exemplaire. C'est-à-dire, de façon simple, humble, pauvre, travailleuse, aimante des traditions culturelles et religieuses de sa nation ; profondément religieuse et éloignée des centres des pouvoirs religieux et civils. Un voyageur qui visiterait et ignorerait les faits que nous connaissons, ne trouverait aucun détail qui puisse distinguer la Sainte Famille du reste : ni maisonnette qu'ils utilisaient, ni les vêtements, ni la nourriture, ni la participation aux actes religieux qui se célébraient dans la synagogue, rien. Dieu a voulu nous révéler que la vie ordinaire de chaque jour est l'endroit où Lui nous attend pour que nous l'aimions et nous réalisions son projet sur nous. Le secret est de vivre cette vie avec le même amour et constance que la Sainte Famille.

 

4. Les Evangiles n'éludent pas la profession que Joseph exerça : forgeron, charpentier, artisan... En revanche, ils signalent clairement que c'était un travail manuel et que l'on gagnait sa vie en travaillant. Marie se dédiait, comme toutes les femmes mariées, à moudre et cuir le pain de chaque jour, s'occuper des travaux ménagers du foyer et rendre service aux autres. Ils ne disent rien au sujet de Jésus mais ils laissent supposer qu'il aidait Marie et, plus tard, Saint Joseph dans les travaux manuels. La famille de Nazareth a vécu ce que nous appellerions aujourd'hui « l'évangile du travail » c'est-à-dire : le travail comme réalité merveilleuse qui permet de participer à l'œuvre créatrice de Dieu, qui sert pour porter en avant une famille et aider les autres ; pour se sanctifier et sanctifier par son intermédiaire. Aussi pour cela c'est un modèle parfait pour la famille actuelle. Nombreuses sont celles qui continuent à vivre pareillement et d'autres, malgré le travail hors du foyer et la technification des tâches ménagères continuent à être fondamentalement identiques.

 

5. La famille de Nazareth était une famille israélienne profondément croyante et pratiquante. Tout comme le reste des familles pieuses, ils priaient à chaque repas, ils allaient chaque semaine à la synagogue pour écouter la lecture de l'Ancien Testament et son explication, ils montaient à Jérusalem pour célébrer les fêtes de pèlerinage, comme Pâque et Pentecôte, ils priaient trois fois par jour le « shema Israel Adonaï... ». Le bénédicité, la participation hebdomadaire à la Messe du Dimanche sont encore fondamentaux pour que la famille réalise sa mission éducatrice.

 

6. La famille de Nazareth vivait concentrée sur Dieu : Dieu était tout pour elle. Lorsqu'ils étaient encore fiancés, Joseph se fia de Dieu, lorsqu'il lui révéla en songe que Marie était enceinte par l'opération de l'Esprit-Saint. Mariés, Marie et Joseph durent s'entendre de dire de leur fils qu'ils venaient de retrouver : « pourquoi me cherchiez-vous, ne saviez-vous pas que je dois être aux affaires de mon Père ? » Ils ne le comprirent pas mais ils l'acceptèrent et y cherchèrent un sens. Marie, de son coté, ne s'écroula pas dans la foi lorsqu'elle vit son Fils cloué sur la croix comme un criminel et vaincu par les chefs du peuple. La famille chrétienne, dont la vie est toujours un tableau d'ombres et lumières, trouve la paix et la joie lorsqu'elle sait voir Dieu en cela, bien qu'elle ne réussisse pas à le comprendre.

 

 

VIème Rencontre Mondiale des Familles, du 14 au 18 janvier 2009 à Mexico

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1. Esprit de rejet du péché, confession, communion et prières aux intentions papales

2. Récitez en famille le Notre-Père, le Credo et des prières d’invocation à la Miséricorde

1. L'éducation chrétienne cherche, certainement, la maturité de la personne humaine ; mais elle cherche, surtout, que les baptisés soient chaque jour plus conscient du don de la foi qu'ils ont reçus ; qu'ils apprennent a adorer Dieu le Père en esprit et en vérité (cf. Jn 4, 23), surtout, dans l'action liturgique ; qu'ils se forment pour vivre selon l'homme nouveau en justice et sainteté de vérité (cf. Ef 4, 22-23) et ainsi qu'ils arrivent à l'homme parfait dans l'âge de la plénitude du Christ (cf. Ef 4, 13) et contribuent à l'accroissement du Corps Mystique ; qu'ils s'habituent à rendre témoignage de l'espérance qu'ils y a en eux (cf. 1 P 3, 15) et qu'ils contribuent efficacement à la configuration chrétienne du monde (cf. Gravissimum Educationis, 2).

 

2. Les parents, en donnant la vie à leurs enfants, assument la très grande obligation de les éduquer et, en même temps, ils reçoivent le droit d'être leurs premiers et principaux éducateurs. Ils leurs faut former une ambiance familiale animée par l'amour, la piété envers Dieu et envers les hommes, qui favorise l'éducation intégral des enfants. Pour cela, la famille est -comme cela a déjà été dit dans les catéchèses précédentes- la première école des vertus sociales que toutes les sociétés nécessitent, l'espace où les enfants apprennent dès les premières années à connaître et à adorer Dieu et à aimer le prochain, le secteur où ils font la première expérience de la société humaine et de l'Eglise, et le moyen plus efficace pour introduire les enfants dans la société civile et dans le Peuple de Dieu. La transcendance de la famille chrétienne est, donc, réellement extraordinaire pour la vie et le progrès de l'Eglise ; à tel point que, lorsqu'elle manque, c'est très difficile de la remplacer.

 

3. Mais la famille ne suffit pas à elle-même pour réaliser sa mission sinon qu'elle a besoin de l'aide de l'Etat. C'est obligation de la société civile organiser les droits et les devoirs des parents et des autres personnes qui interviennent dans l'éducation, collaborer avec eux, compléter -lorsque l'effort des parents et d'autres sociétés n'est pas suffisant- l'œuvre de l'éducation selon le principe de subsidiarité et en recevant les désirs des parents, et créer des écoles et des instituts propres comme l'exige le bien commun. L'Etat, pour autant, loin d'être l'antagoniste ou entrer en conflit avec les parents, doit être son meilleur allié et collaborateur, en apportant tout et seulement ce que les parents ne peuvent pas apporter et le faire dans la direction qu'indiquent les parents. Cette collaboration loyale et efficace doit se donner aussi dans les professeurs de tous les centres d'éducation, qu'ils soient privés ou publics. De cette collaboration les enfants sortiront bénéficiés, en premier lieu ; mais aussi la même société et l'école, parce que les enfants seront meilleurs citoyens et beaucoup d'entre eux feront de vraies apports au progrès de l'école.

 

4. La famille a aussi besoin de la paroisse. Les parents, en effet, réalisent l'éducation dans la foi, surtout, par le témoignage de sa vie chrétienne, spécialement par l'expérience d'amour inconditionnelle dont ils aiment les enfants et par l'amour profond que ceux-ci ont entre eux ; ce qui est un signe vif de l'amour de Dieu le Père. En plus, selon leur capacité, ils sont appelés à donner un instruction religieuse, généralement de caractère occasionnel ou non systématique ; qu'ils portent à bonne fin en découvrant la présence du mystère du Christ Sauveur du monde dans les réalités de la vie familiale, dans les fêtes de l'année liturgique, dans les activités que les enfants réalisent à l'école, dans la paroisse et dans les regroupements, etc. Cependant, ils nécessitent l'aide de la paroisse, parce que la vie de foi croît en maturité dans les enfants à mesure qu'elle s'incorpore, d'une manière consciente, dans la vie concrète du Peuple de Dieu, ce qui se passe surtout dans la paroisse. C'est là où les enfants et les adolescents, en premiers, et ensuit l'adulte, célèbre et s'alimente des sacrements, participe à la Liturgie et s'intègre dans une communauté dynamique de charité et d'apostolat. Pour cela, la paroisse doit se mettre toujours au service des parents -non à l'inverse- spécialement dans les sacrements de l'initiation chrétienne.

 

5. Famille, école et paroisse sont trois réalités qui restent intégrées et conjointes par l'éducation que doivent recevoir les enfants. Plus la mutuelle collaboration et l'échange sont majeurs, et plus affectueuse les relations, plus efficace sera l'éducation des enfants.

 

 

VIème Rencontre Mondiale des Familles, du 14 au 18 janvier 2009 à Mexico

Indulgence plénière accordée par le pape Benoît XVI aux conditions habituelles :

1. Esprit de rejet du péché, confession, communion et prières aux intentions papales

2. Récitez en famille le Notre-Père, le Credo et des prières d’invocation à la Miséricorde

La VI° Rencontre Mondiale des Familles se tient actuellement à Mexico. Elle rappelle à l’Eglise et au monde, le caractère central, absolument irremplaçable, de cette institution naturelle, c’est-à-dire insérée dans la nature, que Jésus-Christ a voulu élever à la dignité de Sacrement. La famille, communion de toute la vie entre un homme et une femme, ouverte au don des enfants, est déterminante et inaliénable non seulement pour le développement et pour la survie même de la société, mais aussi pour la transmission de la foi. Dans ce sens, soutenir de toutes les manières et de tous ses efforts la famille, est un acte profondément et directement missionnaire...

 

 

Pour ce qui concerne, surtout, le parcours nécessaire à chaque génération, qui est le chemin éducatif, la famille joue un rôle qu’aucune autre institution ne peut exercer ; l’éducation, en des temps « d’urgence éducative », comme l’a rappelé le Saint-Père le Pape Benoît XVI à plusieurs reprises et récemment encore, se fait principalement et fondamentalement en famille. C’est la famille, avec sa « charge affective » qui est le lieu naturel de la confiance et du « crédit » accordé, seulement grâce à la confiance, précisément, aux pas à accomplir pour être introduits et s’introduire progressivement dans la réalité, de manière toujours plus grande, et fondamentalement totale. Soutenir la famille veut dire alors soutenir la principale « agence éducative » de l’humanité ; cela veut dire aussi la possibilité même pour une civilisation d’éduquer les nouvelles générations, et, pour cela, de survivre elle-même. Si l’on n’éduque pas les nouvelles générations, tout simplement, il n’y a pas d’avenir. Parce que la foi est une rencontre qui prévoit un chemin commun avec Celui que nous avons rencontré, il en découle que la famille est le premier lieu de la transmission de la foi. Avec toutes les valeurs si oubliées et tellement nécessaires pour le déroulement de la vie de manière humaine, dans la famille et à travers la famille se réalise cette première transmission de la foi qui permet de percevoir l’Evénement de la Rencontre avec la Personne de Jésus-Christ, quand cela se fera ou se refera (parce que cela se fait ou se refait dans l’existence terrestre), comme familière, comme non étrangère à notre propre existence. Dans ce sens, le soutien, avec les meilleures énergies envers la famille et envers son œuvre éducative, est une œuvre profondément missionnaire : elle veut dire soutenir la possibilité elle-même de la transmission, d’une génération à l’autre, de la foi. Ils le savent bien les détracteurs et les ennemis de la famille qui, par tous les moyens et à tous les nivaux, soit au plan culturel ou au plan légal, tentent de détruire et de délégitimer ce qui est la vraie « cellule de résistance à l’oppression » de tout pouvoir à chaque époque. Défendre l’homme de toute forme de réduction, même inconsciente, de sa propre dignité qui plonge ses propres racines et voit dans le concept de loi naturelle sa propre garantie, fait partie intégrante de la mission de l’Eglise. Défendre la famille c’est ainsi défendre l’homme, cet homme qui est devenu un lieu de l’Incarnation et pour lequel le Fils de Dieu a donné sa propre vie. L’Eglise est par sa nature même missionnaire, et c’est pourquoi, par sa nature même elle défend la famille, en défendant ainsi la transmission elle-même de la foi catholique.

 

Fides

1. L'Eglise - Peuple de Dieu, Corps Mystique du Christ et Temple d l'esprit – est signe et instrument universel de salvation par le triple ministère de l'évangélisation, la célébration et le fait de vivre la charité. Grâce au ministère évangélisateur, l'Eglise proclame la Bonne Nouvelle car « Dieu veut que tous les hommes se sauvent » et que pour cela, il a envoyé son Fils Unique dans le monde. Par le ministère des sacrements de l’initiation, elle incorpore de nouveaux membres, leur donne force et les nourrit ; par le sacrement de la guérison, elle les soigne de ses péchés et les soulage dans la maladie ; par le sacrement de l'ordre et du mariage, elle assure et prend soin efficacement d'elle-même et de la société. Pour vivre la charité, elle construit la fraternité des enfants de Dieu et se fait ferment de la société humaine.

 

2. La famille est la première expérience de l'Eglise qui reçoit une personne, parce qu'en elle la personne reçoit une première et élémentaire initiation à la foi, elle reçoit les sacrements les plus importants et a la première expérience de la charité.

 

3. En effet, à peine nés, les parents font baptiser leurs enfants et se compromettent à les éduquer de façon à ce qu'ils puissent recevoir la Première communion et la confirmation les initiant ainsi au mystère du Christ et de l'Eglise. A peine sont-ils capables de comprendre quelque chose, ils leurs enseignent les premières prières, ils bénissent avec eux le repas, ils utilisent des signes religieux, et ils les initient aux premiers rudiments de l'Amour à la Vierge. Lorsqu'ils sont déjà capables de comprendre quelque chose, ils lisent avec eux la Parole de Dieu et leur expliquent de manière simple et accessible jusqu’au moment d'assumer les responsabilités de sa vocation personnelle : matrimoniale, sacerdotal, religieuse, ou célibataire dans le monde. Dès sa naissance, ils leur montrent une immense affection et une constante donation, surtout, lorsqu'ils sont malades ou qu'ils ont une malformation ou déficience physique et/ou psychique.

 

4. Une expérience particulièrement intense de l'Eglise en famille est réalisée lorsque les parents et les enfants participent à la Messe du Dimanche. En elle, en se réunissant avec d'autres familles et d'autres frères dans la foi, ils écoutent la Parole de Dieu, prient pour les nécessités de tous et s'alimentent du Christ immolé pour nous. La foi s’accroît et se développe avec ces merveilleuses expérience si belles qui donnent un sens à la vie ordinaire, mettent la paix dans le cœur.

 

5. En famille on vit aussi des expériences spéciales de l'Eglise dans sa dimension apostolique et par quelques moments particuliers, cf. : le Jour de la Sainte Enfance, la Campagne de la faim, l'aide au pays sous-développés ou frappés par des tremblements de terre, des cyclones, de grands accidents, etc.

 

 

VIème Rencontre Mondiale des Familles, du 14 au 18 janvier 2009 à Mexico

Indulgence plénière accordée par le pape Benoît XVI aux conditions habituelles :

1. Esprit de rejet du péché, confession, communion et prières aux intentions papales

2. Récitez en famille le Notre-Père, le Credo et des prières d’invocation à la Miséricorde

1. L'homme actuel est chaque fois plus persuadé que la dignité et la vocation de la personne humaine requiert qu'il découvre, guidé par la lumière de son intelligence, les valeurs inscrites dans sa nature, les développe sans cesse et les réalise dans sa vie, en réalisant ainsi un progrès chaque fois majeur. Mais il faut savoir que dans ses jugements sur les valeurs morales, c'est-à-dire, sur ce qui est bien ou mal et, pour cela, sur ce qu'il doit faire ou omettre, il ne peut procéder selon son libre arbitre. L'homme, au plus profond de sa conscience, découvre la présence d'une loi qu'il ne se dit pas à lui-même et à laquelle il doit obéir. Cette loi a été écrite par Dieu dans son cœur, de façon que, en plus de se perfectionner avec elle comme personne, elle sera la même loi par laquelle Dieu le jugera personnellement.

 

2. Par conséquent, il n'existe pas une vraie promotion de la dignité de l'homme sinon dans l'ordre essentiel de sa nature. Bien sûr, beaucoup de conditions concrètes et beaucoup de nécessités de la vie humaine ont changées et continueront de changées. Cependant, toute évolution des coutumes et tous genres de vie doivent se maintenir dans les limites qu'imposent les principes immuables fondés sur les éléments constitutifs et sur les relations qui sont au dessus des contingences historiques.

 

3. Ces principes fondamentaux, compréhensibles par la raison, sont contenus dans la Loi Divine, Eternelle, Objective et Universelle, par laquelle Dieu ordonne, dirige et gouverne le monde et les chemins de la communauté humaine selon les dessins de Sa sagesse et de Son Amour. Dieu rend participant l'homme de cette Loi qui est sienne, de façon que l'homme puisse connaître beaucoup plus la Vérité immuable. En plus, le Christ a institué son Eglise comme colonne et fondement de la Vérité et lui a donné l'assistance permanente de l'Esprit Saint pour qu'elle conserve sans erreur les Vérités d'ordre moral et interprète authentiquement non seulement la loi positive révélée mais aussi les principes moraux qui sortent de la même nature humaine et qui aide au développement et perfection de l'Homme.

 

4. Aujourd'hui beaucoup sont ceux qui soutiennent que la norme des actions humaines particulières ne se trouve ni dans la nature humaine, ni dans la loi révélée, sinon que l'unique loi absolue et immuable est le respect à la dignité humaine. Encore plus, le relativisme philosophique et moral nie qu'il existe quelque Vérité Objective, autant sur le plan de l'être comme de l'agir éthique. Chacun aurait sa "vérité", étant donné que chacun interprète les choses et les conduites selon son intelligence personnelle. La convivialité nous obligerait à une "vérité" admise par tous, en vertu d'un consentement qui nous permette de vivre en paix. C'est le fondement des lois promulguées par les parlements démocratiques, l'Eglise n'aurait rien à dire et si elle le faisait, elle ferait irruption sur un terrain qui ne lui corresponderait pas et elle deviendrait dangereuse au point de vue démocratique.

 

5. Les conséquences sont funestes pour la personne, la famille et la société. Ainsi s'explique la justification de l'avortement comme un "droit" de la femme, la recherche de la légalisation de l'euthanasie, le contrôle artificiel des naissances, les lois chaque fois plus permissive du divorce, les relations extraconjugales, etc.

 

6. La famille chrétienne a le grand travail de former dans la Vérité et la rectitude la conscience morale de ses enfants, en respectant scrupuleusement sa dignité et sa liberté, de manière à les aider à se former une conscience droite sur les grandes questions de la vie humaine : l'adoration et le respect de Dieu Créateur et Sauveur, l'amour aux parents, le respect à la vie, à son propre corps et à celui des autres, le respect des biens matériaux et de l'honneur du prochain, la fraternité entre tous les hommes, la destiné universelle des biens de la création, la non-discrimination pour motifs religieux, sociaux ou économiques, etc. Points fermes de cet enseignement sont les préceptes du Décalogue et les Béatitudes.

 

7. Les parents doivent éduquer aujourd'hui leurs enfants avec confiance et valeur dans ces valeurs essentielles, en commençant par le plus radical de tous : l'existence de la Vérité et la nécessité de la chercher et de la suivre pour se réaliser comme hommes. D'autres valeurs clés aujourd'hui sont l'amour à la justice et à l'éducation sexuelle claire et délicate qui portent à une valorisation personnelle du corps et à surpasser la mentalité et la praxis qui le réduit à un objet égoïste.

 

8. La condition fondamentale de cette éducation est de créer dans les enfants un amour et une syntonie vers l'Eglise et, plus en particulier envers le Pape, les évêques et les prêtres ; pour qu'ils voient en eux la préoccupation d'une mère bonne qui les aime et désir seulement les aider a vivre de façon correcte et digne dans ce monde et jouir de la contemplation de Dieu dans la gloire.

 

 

VIème Rencontre Mondiale des Familles, du 14 au 18 janvier 2009 à Mexico

Indulgence plénière accordée par le pape Benoît XVI aux conditions habituelles :

1. Esprit de rejet du péché, confession, communion et prières aux intentions papales

2. Récitez en famille le Notre-Père, le Credo et des prières d’invocation à la Miséricorde

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