Après le thème sur « la femme, cœur de la famille » (pour relire l’article, voir ici), le réseau Domvs Christiani se lance cette année au tour de « l’homme, époux et père »…

 
 
 
 
 
 
 
Dans Familiaris Consortio, Jean-Paul II nous dit : « A l'intérieur de la communion qu'est la communauté conjugale et familiale, l'homme est appelé à vivre son don et son rôle d'époux et de père. Il voit dans son épouse l'accomplissement du dessein de Dieu : "Il n'est pas bon que l'homme soit seul. Il faut que je lui fasse une aide qui lui soit assortie "; et il fait sienne l'exclamation d'Adam, le premier époux: "Cette fois-ci, voilà l'os de mes os et la chair de ma chair ! ».
L'homme a une mission, une "vocation", celle d'être "l'aventurier du monde moderne". Mais le contexte est difficile : la crise de l'autorité (mai 68) doublée de la montée du féminisme ont remis en question la place de l'homme dans son foyer comme dans la société. De là viennent son absence, son malaise, ou son retranchement dans le "sacro-saint travail".... Inextricable vocation de l'homme à la fois être aimant et procréateur : vocation difficile à cerner par l'homme lui-même ; vocation essentielle mais qui n'occulte en rien celle de la femme qui possède "le sacerdoce du cœur"; vocation d'un homme plein d'énergie pour accomplir de grandes choses mais lent à rentrer dans sa vocation "oblative", celle qui accueille la souffrance, qui ouvre les bras, qui tire son principe de Dieu et non d'elle-même... magnifique vocation que toute une vie ne suffit pas à explorer... Cette vocation est souvent réduite à l'exercice d'une autorité froide et altière alors que l’homme n'est grand que dans l'effacement, dans le don et la croix, à l'image du Christ ! Jour après jour, l'homme doit assumer dans la même vocation, l'autorité légitime sur la destinée d'une famille qui lui est confiée, l'amour et le soutien à une épouse qui a la primauté du cœur, et sa dimension sociale.
 
 
 
 
 
 
L'homme, époux attentionné et protecteur de l'amour de l'épouse
 
La vocation première de l'homme marié est celle d'aimer son épouse dans les liens sacrés du mariage. L'époux en tant qu'image du Christ dans la trinité familiale reçoit, témoigne l'amour et rend justice à cet amour donné, dans la gratuité. Il est donc reconnaissant à son épouse de cet amour qu'elle lui donne et dont lui le père se nourrit. L'homme est le principal artisan et bâtisseur de la communauté conjugale qui se construit tous les jours à travers le temps consacré par les efforts particuliers et les arrachements aux vieilles habitudes "de vieux garçon". Il aide à l'épanouissement humain et spirituel de son épouse, condition du bonheur familial. Luttant contre ses penchants égoïstes, il prend le temps nécessaire pour connaître et comprendre son épouse : il discerne ses attentes et en particulier les langages de l'amour qui lui conviennent. L'ouverture du cœur de l'homme se poursuit avec l'accueil des enfants dans le cadre d'une paternité responsable.
 
 
 
 
Le père à l'image de Dieu : émerveillement et humilité.
 
"Toute paternité au ciel et sur la terre tire son origine de la paternité de Dieu" (Eph 3, 5). Sans la foi, la notion de père n'est pas totalement compréhensible. Malheureusement, la société moderne a détruit cette image du père : trop souvent, les pères contemporains se comportent à l'envers des desseins de Dieu tels des tyrans, des "papas- poules" ou des pères invisibles. Or, si l'homme reflète la paternité de Dieu en la prenant pour modèle, il permet le développement harmonieux de tous les membres de a famille. Pour accomplir cette mission, il lui faudra assumer sa fonction de paternité responsable ouverte à la vie, s'appliquer au devoir d'éducation partagé avec son épouse et réaliser son devoir professionnel sans empiéter sur la vie familiale. En tant que co-créateur et à l'image de Dieu, le père doit pouvoir "communiquer de l'être". Devant la merveille de sa propre co-participation à la création, l'homme se doit d'être humble et ne souhaiter qu'une chose pour ses enfants : celle de devenir des saints en ouvrant leur cœur, et en se donnant eux-mêmes. Le père fait grandir l'enfant en exerçant l'autorité et en fixant les règles de la vie familiale. Il exerce ce gouvernement avec prudence en révélant les cœurs, les intelligences et les goûts. Mais cette œuvre exige beaucoup d'amour, une grande générosité, de la force et de la persévérance notamment dans l’éducation.
 
 
 
 
Le père, éveilleur des consciences
 
Le père a un grand rôle à jouer dans l'éveil et l’éducation des consciences : connaissance de la vérité, usage responsable de la liberté et conscience de ce qu'est aimer. Cela suppose que le père passe du temps avec chacun de ses enfants pour évaluer et discerner leurs talents, les orienter et les valoriser : tel sport pour cet enfant, tel art pour cet autre, telle rencontre favorisée pour ce troisième : tout cela fera mûrir progressivement la personnalité de chacun de ses enfants et l'aidera à se diriger dans la vie. Cela suppose de résister à la tentation de l'égoïsme, de l'enfermement dans le travail ou de l'évasion dans les passions et surtout de se laisser conseiller par son épouse.
 
 
 
 
Le mystère de l'homme
 
En conclusion, citons Marcel Clément : « l'homme tente toute sa vie de comprendre son mystère de solitude dont la clé n'est pas en lui. L'homme développe paradoxalement une grande énergie à "être dans l'action" mais devient extrêmement fragile dans sa capacité à résister et à subir les choses de l'extérieur : (en mal comme en bien, il est parfois inapte au bonheur). Son paradoxe vient qu'il hésite souvent entre fermer les bras pour "prendre" les choses pour lui et les siens et les ouvrir pour donner en toute générosité. »

Le pape Benoît XVI a reçu les nonces apostoliques d'Amérique latine samedi matin. Ils étaient à Rome pour préparer la Vème Conférence générale de l’Episcopat latino-américain et des Caraïbes. Dans son discours, le pape a pris la défense de la famille dans des termes très forts. Extrait :

 

 

 

 

« La famille mérite une attention prioritaire car elle montre des signes d'affaissement sous la pression de lobbies capables d`affecter de manière négative le processus législatif. […] Les divorces et les unions libres sont en augmentation, tandis que l`adultère est regardé avec une tolérance inexcusable. […] Il est nécessaire de réaffirmer que le mariage et la famille ont leur fondement dans le noyau le plus intime de la vérité sur l'homme et sur son destin. On peut construire une Communauté digne de l'être humain seulement sur le roc de l'amour conjugal, fidèle et stable, entre l'homme et la femme ».

En quoi Sainte Thérèse et sa famille peuvent-ils nous aider dans notre vie de famille aujourd'hui ? Nous avons posé cette question conjointement au Père Conrad De Meester, carme à Louvain (Belgique), et au Pr Claude Tricot, de l'université de Genève…

 

 

 

 

famillemartin.jpgPère Conrad De Meester : « Leur visée embrasse l'éternel »

 

Au premier abord, il n'est pas facile de répondre à une telle question. Chaque cellule familiale est différente, on ne peut donc pas calquer. Et nous ne vivons plus en 1875. Toutefois, la famille Martin a de toute évidence vécu selon des valeurs qui peuvent inspirer notre propre créativité familiale. J'en énumère trois. D'abord, l'unité. Voici une famille fondamentalement unie. C'est à la maison que Thérèse a appris sa devise : « Faire plaisir ». Dans cette famille, on souscrit unanimement au principe selon lequel il faut savoir s'oublier pour les autres. Un élément essentiel de l'ascèse de Thérèse, au temps où elle vivait en famille, était de dominer « ma volonté toujours prête à s'imposer ». L'autre passe en premier. Zélie et Louis échangeront, différeront parfois d'opinion au sujet de l'éducation ou dans les décisions à prendre, mais reviennent toujours à l'unité de cœur et non pas de force. Zélie, qui est la plus entreprenante des deux, écrira au sujet de Louis : « C'est un mari comme j'en souhaite un à toutes les femmes ». Elle travaille dur pour sa fabrication de dentelle, mais raffole des enfants qui jouent dans la pièce attenante, la porte ouverte. Voilà une famille où l'on rit, où l'on chante, et où l'on prie ensemble. La variété sait se retrouver dans l'unité. Car la claire visée guide cette famille. Ils savent ce qu'ils veulent et ils veulent ce qu'ils savent. Tout est ordonné à un but final. Il faut vivre, et les deux commerçants que sont Louis et Zélie poursuivent une prospérité matérielle suffisante pour envisager l'avenir et celui de leurs cinq filles (la dot de mariage !) avec une certaine sérénité. Mais ni le gain ni le travail ne dominent l'horizon familial. Le regard sait se porter avec souci sur les pauvres et la main gauche des Martin ne contrôle pas ce que donne la main droite. Pour engagés qu'ils soient dans les affaires matérielles, où ils réussissent bien, ces enfants de lumière ne pensent pas à s'installer dans le temporel. Leur visée embrasse l'éternel. Le dimanche est sacro-saint. Dans l'Eucharistie et la prière, le regard se plonge dans ce qui perdure. Pour Thérèse et sa famille, le Ciel est le point d'orgue absolu et le lieu de la réunion familiale définitive. C'est ce qui aide à dépasser la souffrance, les deuils successifs, la séparation des enfants pour leur formation ou l'appel du Seigneur, la maladie (cancer et détresse mentale) qui frappera les parents. « Chez nous, la confiance était vertu ancestrale », écrira Céline. Je voudrais enfin souligner leur souci de beauté. La maison est agréable et propre, les enfants bien habillés, selon les convenances et le goût de l'époque. Dans la famille Martin, on aime le chant et la poésie pour les sentiments élevés qu'ils inspirent ; on regarde la nature et sa beauté ; on voyage et on n'a pas assez d'yeux pour admirer la splendeur de la mer, des montagnes suisses et de la gracieuse Italie. Thérèse chantera toute sa vie les merveilles de la nature, qu'elle saura découvrir même sur l'unique petit hectare qui lui reste au Carmel. Les parents savent transmettre à leurs enfants leur propre idéal de beauté intérieure : il faut être beau au regard de Dieu. Non pas parce que ce regard n'est pas rempli de miséricorde. Mais pour sa pure joie. Parce qu'on aime. Parce que l'Amour même est beau.

 

 

 

 

Pr Claude Tricot : « Progresser ensemble »

 

Je crois que l'on peut répondre de deux manières : en évoquant la prière et l'exemple. On peut considérer les membres de la famille Martin comme des intercesseurs naturels. Car ce groupe, qui comprend les parents, Thérèse et ses quatre sœurs (et il faut ajouter les quatre petits morts en bas âge, si présents dans cette famille), est très attaché au but premier de la famille : progresser ensemble. Ils sont donc forcément sensibles aux difficultés actuelles qui génèrent l'éclatement de la famille. Ce souci de progresser ensemble, on le constate dans la correspondance familiale. Singulièrement avec Céline, avec qui Thérèse partage toutes ses expériences spirituelles, ou avec Léonie, vis-à-vis de laquelle Thérèse reprend la tâche de Mme Martin interrompue par la mort. Un passage de L'Histoire d'une âme dépeint bien l'esprit de cette famille : « Comment peut-on dire que c'est plus parfait de s'éloigner des siens ? A-t-on jamais reproché à des frères de combattre sur le même champ de bataille, leur a-t-on reproché de voler ensemble pour cueillir la palme du martyr ? » (Manuscrit C, 8v.). C'est bien une vocation de la famille Martin de veiller sur nos familles et de garantir leur cohésion. Parler de l'exemple qu'ils sont pour nous semble plus risqué, car le contexte social est bien différent aujourd'hui de ce qu'il était à la fin du siècle dernier. Aujourd'hui, la plupart des femmes travaillent à l'extérieur de leur maison. Zélie travaillait beaucoup à sa petite entreprise, mais chez elle. A l'époque, l'activité paroissiale est plus importante, et il semble que la vie chrétienne se développe, dans ce contexte, plus naturellement. Le chrétien est moins isolé. Cependant les difficultés croissantes, les impossibilités fréquentes au développement harmonieux des familles, propres à cette fin de siècle, nous inclinent à mettre notre confiance en Dieu. C'est là que nous rejoignons les Martin. Thérèse, bien sûr, par la confiance et l'abandon, mais aussi Zélie : « Je me préoccupe beaucoup moins et me résigne à tous les événements fâcheux qui m'arrivent et peuvent m'arriver. Je me dis que le Bon Dieu permet cela et puis je n'y pense plus ». Enfin, les Martin sont des personnes qui s'aiment. Zélie écrit : « C'est un saint homme que mon mari ». Thérèse appuie ce jugement : « Je n'avais qu'à le regarder pour savoir comment prient les saints ». C'est le principe d'union. La confiance en Dieu, l'amour réciproque et la sainteté des parents - c'est le principal de la recette Martin. On peut y ajouter une discipline assez stricte, quoique sans brutalité, une éducation de la volonté et le sens du devoir : « On est bien plus heureux même dans la vie présente quand on fait bravement à son devoir » (remarque de Zélie à sa fille Pauline). Sur quoi viennent se greffer la prière familiale, la vie des saints et une extrême attention donnée à la préparation de la première communion. Peu de distractions, peu de voyages. Au fond : une information en rapport avec la vie. Ce qui est peut-être le principal de l'éducation.

 

Extrait de Famille Chrétienne - Anne Lorrain

Le Conseil permanent de la Conférence des évêques de France a publié un message de 12 pages destiné aux communautés catholiques, aux responsables politiques et à l’opinion publique, en vue des prochaines élections présidentielles et législatives…

 

 

 

Extrait :

Elle peut changer de taille, de visage, elle n’en demeure pas moins essentielle. L’homme et la femme ont besoin d’aimer, d’être reconnus et aimés tels qu’ils sont. La famille est le premier lieu où les hommes et les femmes apprennent la confiance en eux-mêmes et la confiance dans les autres. La famille permet, en effet, de découvrir que chacun a sa place dans une histoire, dans un réseau, sans avoir à le mériter, dans le respect des différences particulières : âge, sexe, qualités ou faiblesses. La plupart des Français plébiscitent la famille et ont un projet familial ; ils pensent que dans une société, souvent dure et concurrentielle, ils peuvent y trouver estime et confiance. Comment ne pas s’en réjouir ? La crise de confiance que traverse la société a souvent pour origine une carence familiale. Nous sommes conscients, comme chacun, des fragilités de la vie familiale dans un monde épris d’épanouissement individuel et soumis à de nombreuses sollicitations. Ces fragilités renforcent la nécessité de promouvoir l’institution familiale. Nous aussi, nous sommes pour l’épanouissement de la personne, mais un épanouissement qui soit pleinement responsable, qui respecte la dignité humaine, la défense des faibles et permette l’instauration d’une société de confiance. Comment construire la confiance si la société accepte l’exclusion des plus faibles, depuis la pratique de l’avortement jusqu’à la tentation de l’euthanasie ? Comment construire la confiance s’il est des malheurs que l’on ne peut exprimer : par exemple, la difficulté pour une femme, dans certains cas, de refuser un avortement devant les pressions qui s’exercent sur elle ; ou la difficulté pour des enfants d’exprimer leur souffrance face au divorce de leurs parents ; ou encore celle d’enfants qui ne peuvent exprimer leur désarroi d’ignorer qui est leur père ou leur mère. Et comment peut-on parler de ces traumatismes, sans tenir compte de leurs conséquences sur la vie sociale ? Il est normal que l’État se préoccupe des situations difficiles.

« La famille est la cellule de base de la communauté humaine. Le message de l’Église veut s’adresser à la conscience de chacun : il appelle à bâtir des familles stables, fondées sur des couples, unissant un homme et une femme, (+) qui prennent le temps de se préparer à leurs responsabilités d’époux et de parents. Soutenir la famille, c’est d’abord garder au mariage son caractère unique d’union acceptée librement, ouverte à la procréation et institutionnellement reconnue. Parmi les difficultés que rencontrent les familles, le logement est sûrement un problème majeur. Notre pays connaît aujourd’hui une crise profonde du logement. Son coût conduit trop de familles à un éloignement de leurs lieux de travail, source d’épuisement et de déstructuration. L’accès à la propriété reste souvent un rêve inaccessible. Les logements sociaux sont trop peu nombreux, pas toujours habités par ceux qui y auraient droit ou alors isolés dans des quartiers sans mixité sociale. La séparation des couples et la recomposition des familles augmentent les besoins. Au-delà des difficultés techniques considérables pour résoudre cette question, le logement doit être, pour l’État, une priorité politique essentielle. »

 

 

 

--> La priorité est donc donnée à la famille et oblige les catholiques à se prononcer prioritairement pour le ou les candidats qui manifesteront explicitement leur attachement et leur soutien politique à la famille.

Chers frères et soeurs !

 

Ce dimanche l’Evangile nous présente les paroles de Jésus sur le mariage. A celui qui lui demandait s’il était licite que le mari répudie sa femme, comme le prévoyait un précepte de la loi de Moïse (cf. Dt 24, 1), Il répond qu’il s’agissait là d’une concession faite par Moïse en raison de la « dureté du coeur » mais que la vérité sur le mariage remontait « au commencement de la création », lorsque, comme il est écrit dans le Livre de la Genèse, Dieu « les fit homme et femme. A cause de cela, l'homme quittera son père et sa mère, il s'attachera à sa femme, et tous deux ne feront plus qu'un » (Mc 10, 6-7 ; cf. Gn 1, 27 ; 2, 24). Et Jésus ajouta : « Ainsi, ils ne sont plus deux, mais ils ne font qu'un. Donc, ce que Dieu a uni, que l'homme ne le sépare pas ! » (Mc 10, 8-9). Ceci est le projet originel de Dieu, comme l’a également rappelé le Concile Vatican II dans la Constitution Gaudium et Spes : « La communauté profonde de vie et d'amour que forme le couple a été fondée et dotée de ses lois propres par le Créateur; elle est établie sur l'alliance des conjoints : Dieu lui-même est l'auteur du mariage » (n. 48). Ma pensée se tourne vers tous les époux chrétiens : je remercie avec eux le Seigneur pour le don du Sacrement du mariage, et je les exhorte à demeurer fidèles à leur vocation à toutes les étapes de la vie « dans le bonheur et dans les épreuves, dans la santé et dans la maladie », comme ils l’ont promis dans le rite sacramentel. Conscients de la grâce reçue, puissent les conjoints chrétiens construire une famille ouverte à la vie et capable de faire face, unie, aux défis multiples et complexes de notre temps. Nous avons particulièrement besoin de leur témoignage aujourd’hui. Nous avons besoin de familles qui ne se laissent pas entraîner par des courants culturels modernes inspirés de l’hédonisme et du relativisme, et soient au contraire prêtes à accomplir leur mission dans l’Eglise et la société, en se donnant généreusement.


Dans l’Exhortation Apostolique Familiaris consortio, le serviteur de Dieu Jean-Paul II a écrit que « le sacrement de mariage établit les époux et les parents chrétiens comme témoins du Christ jusqu'aux confins de la terre, comme véritables missionnaires de l'amour et de la vie » (cf. n. 54). Cette mission s’adresse aussi bien à la famille elle-même, spécialement à travers le service réciproque et l’éducation des enfants qu’au monde extérieur : la communauté domestique est en effet appelée à être un signe de l’amour de Dieu envers toute personne. Il s’agit d’une mission que la famille chrétienne ne peut réaliser que si elle est soutenue par la grâce divine. Pour cette raison, il est nécessaire de prier sans ne jamais se lasser et de persévérer dans l’effort quotidien de conserver les engagements pris le jour du mariage. J’invoque sur toutes les familles, spécialement les familles en difficulté, la protection maternelle de la Vierge Marie et de son époux Joseph. Marie, Reine de la famille, prie pour nous !

« Chers parents, je voudrais vivement vous inviter à aider vos enfants à croire à les accompagner dans leur chemin vers Jésus et avec Jésus. Je vous en prie, allez ensemble avec vos enfants à l'église pour participer à la célébration eucharistique du dimanche. Vous verrez que ce n'est pas du temps perdu. C’est au contraire ce qui tient la famille vraiment unie, en lui donnant un centre. Le dimanche devient plus beau, toute la semaine devient plus belle, si vous participez ensemble à la liturgie dominicale. […] Et, s’il vous plaît, priez aussi à la maison ensemble : à table et avant d’aller dormir. La prière ne nous conduit pas seulement vers Dieu, mais aussi les uns vers les autres. C’est une force de paix et de joie. La vie en famille devient plus festive et acquiert une respiration plus ample, si Dieu y est présent et l’on fait l’expérience de sa proximité dans la prière » (Benoît XVI - Homélie des Vêpres).

Le réseau Domvs Christiani nous propose de suivre cette année la vocation de la femme dans la famille...




Le 31 juillet 2004, le cardinal Ratzinger, alors préfet de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi, signait la lettre aux évêques de l'église catholique sur la collaboration de l'homme et de la femme dans l'église et dans le monde. Il y précisait : « Ces dernières années, on a vu s’affirmer des tendances nouvelles pour affronter la question de la femme : Une première tendance souligne fortement la condition de subordination de la femme, dans le but de susciter une attitude de contestation. La femme, pour être elle-même, s’érige en rival de l’homme. Aux abus de pouvoir, elle répond par une stratégie de recherche du pouvoir. Ce processus conduit à une rivalité entre les sexes, dans laquelle l’identité et le rôle de l’un se réalisent aux dépens de l’autre, avec pour résultat d’introduire dans l’anthropologie une confusion délétère, dont les conséquences les plus immédiates et les plus néfastes se retrouvent dans la structure de la famille. Une deuxième tendance apparaît dans le sillage de la première. Pour éviter toute suprématie de l’un ou l’autre sexe, on tend à gommer leurs différences, considérées comme de simples effets d’un conditionnement historique et culturel. » Quelle remarquable description de ce à quoi nous assistons aujourd’hui dans notre société contemporaine : revendication de l’égalité des sexes, sacro-sainte parité homme-femme, idéologie du « gender »…autant d’offensives, qui sous le masque de la défense de la « liberté » conduisent à remettre en cause les conceptions traditionnelles de la famille et le rôle de la femme au sein de celle ci.

Cette année, nous nous proposons donc de contempler la femme en tant que « cœur de la famille », selon l’admirable expression du Pape Pie XI, d’en contempler la profonde dignité, selon celle du Pape Jean-Paul II, dans sa lettre apostolique du 15 août 1988 « Mulieris dignitatem ».
 
 
  
 
  

La vocation de la femme
Face aux exigences de la parité, on mettra en évidence également les aptitudes particulières de la femme, qui peuvent être résumées en une primauté de l’intériorité (« plus la femme est sainte, plus elle est femme », disait Léon Bloy) et une habileté à appréhender peines et détresses, au point de développer une réelle pédagogie de la souffrance.
  
  

Au centre du foyer

Forte de ces talents, la femme est naturellement le cœur de la famille : elle peut et doit revendiquer la royauté de l’amour qui lui revient (Pie XI). Comme épouse et mère, elle est le soleil de la famille (Pie XII). Cœur du soleil, elle est ainsi au centre du foyer pour lui donner une âme, une atmosphère, une chaleur, en fait une marque proprement chrétienne, celle de l’amour se donnant, se sacrifiant, éduquant tant par les actes que par les paroles. Par sa douceur, sa tendresse, sa pudeur, sa soumission attentive, elle « force » le cœur de son mari. Elle est « appelée à témoigner du sens de l’amour authentique, du don de soi et de l’accueil de l’autre qui se réalisent spécifiquement dans la relation conjugale » (Jean-Paul II - Evangelium Vitae, n°99). De même, elle doit aider à la croissance de l’Amour de Dieu de son époux, notamment par la primauté de l’intériorité qui la caractérise. Elle sera pour lui un véritable « vitrail de Dieu » si elle est parfaitement femme, réalisant pleinement alors sa vocation et illustrant parfaitement le mystère d’admiration qu’elle est pour l’homme. Comme mère, elle est chargée de l’éducation spirituelle des enfants, qu’elle réalisera d’autant mieux qu’elle rayonnera elle-même de l’amour de Dieu pour ceux dont elle a la charge. « Ce n’est pas la révélation de l’amour de Dieu qui nous a fait comprendre l’amour d’une mère, mais c’est l’amour de notre mère qui nous a fait comprendre ce qu’était l’amour de Dieu » (Père Charmot, L’amour humain de l’enfance au mariage). Elle se doit aussi d’éveiller aux « mystères de l’amour et de la vie » les tout-petits et plus tard, les filles et de façon plus générale, par l’exemple du don, par le sens du sacrifice dont elle témoigne à chaque instant, elle façonne la mentalité de ses enfants.

 

  

Et Marie conservait toutes ces choses en son cœur

C’est en Marie que se réalise parfaitement l’unité de la maternité et de la virginité. Parce qu’Elle est ainsi icône de la fécondité et du don exclusif de soi, inséparable de la pureté, la Très Sainte Vierge éclaire par son mystère celui de la femme, dont la vocation est finalement bien celle du cœur.

Dans les années 70, même les prêtres les plus progressistes n'hésitaient pas à dire certaines vérités...

L'Abbé Marc Oraison (qui est un dangereux contestataire pro-contraception) osait encore dire des vérités.

Il est "amusant" de relire les progressistes d'hier, des progressistes qui seraient aujourd'hui cloués au pilori.

Ci-dessous, un extrait du "Nouvel Obervateur" du 10 mars 1969 (interview de l'Abbé Marc Oraison).

 

10-mars-1969---nouvel-obs.jpg

C’est la grande mode du moment : utiliser des mots ou des sigles permettant de "maquiller" le vrai sens d’un mot… Afin de ne pas nous laisser surprendre, le Conseil Pontifical pour la Famille a réuni plus de 70 spécialistes - psychologues, théologiens, juristes, philosophes et scientifiques - pour publier ce lexique sur les termes ambigus et controversés sur la famille, la vie et les questions éthiques.


 

 


"Donner des repères éthiques, éclairer les psychologies, situer le contexte

juridique ou social, dévoiler la manipulation du langage, comprendre les positions

de l’Église, telle est la valeur inestimable de cet ouvrage qui va au-delà

des définitions et des mots. Chacun pourra ainsi soutenir une culture de vie,

dans la sphère familiale, sociale et politique qui est la sienne."

(Conseil Pontifical Pour La Famille)

 

 


 

 

LES "MOTS MAQUILLES" : QUELQUES EXEMPLES...

 

- Un exemple assez frappant concerne le terme « I.V.G. ». Aujourd’hui, médecins et médias préfèrent utiliser le sigle « I.V.G. » plutôt que de dire entièrement l’expression « Interruption Volontaire de Grossesse » ou encore de décliner cette expression en 
« avortement » qui peut être aussi traduit par le simple mot de « meurtre ». Le fait de dire « I.V.G. » passe beaucoup mieux à la télé et dans les journaux que de dire le mot « meurtre », c’est sûr ! Pour ceux qui aiment les sigles, il serait préférable d’utiliser le vrai sens que le Professeur Lejeune lui-même en donna, à savoir une « Interruption de Vie Gênante ». 


- Un deuxième exemple est le terme « I.M.G. ». Une « Interruption Médicale de Grossesse » signifie tout simplement tuer un enfant malade ou handicapé (possible jusqu’à 9 mois en France !). Comme à son habitude, un médecin préfèrera utiliser le terme « I.M.G. » plutôt que de demander directement à une maman si elle est d’accord ou non pour tuer son enfant !

- Un troisième exemple est l’expression du « Droit de mourir dans la dignité ». C'est une expression utilisée par les personnes revendiquant l'euthanasie dans le but de légitimer cet acte au nom de la liberté individuelle…

Extrait de l’Exhortation Apostolique « Familiaris Consortio »  du pape Jean-Paul II…

 

 

« Aimer la famille signifie savoir en estime les valeurs et les possibilités, en cherchant toujours à les promouvoir. Aimer la famille signifie reconnaître les dangers et les maux qui la menacent afin de pouvoir les surmonter. Aimer la famille signifie faire en sorte de lui assurer un milieu qui soit favorable à son développement. Et c'est encore une forme éminente de l'amour que de redonner à la famille chrétienne d'aujourd'hui, souvent tentée de se décourager ou angoissée par les difficultés croissantes, des raisons de croire en elle-même, dans ses richesses de nature et de grâce, dans la mission que Dieu lui a confiée. "Oui, il faut que les familles d'aujourd'hui se ressaisissent ! Il faut qu'elles suivent le Christ !". (JP II lettre Appropinquat iam 15/8/1980 n.1). Les chrétiens ont en outre le devoir d'annoncer avec joie et conviction la "bonne nouvelle" sur la famille, laquelle a absolument besoin d'écouter encore et sans cesse et de comprendre toujours plus profondément les paroles authentiques qui lui révèlent son identité, ses ressources intérieures, l'importance de sa mission dans la cité des hommes et dans celle de Dieu. L'Eglise connaît la route qui conduira la famille au cœur de sa vérité profonde. Cette route, que l'Eglise a apprise à l'école du Christ et à celle de l'histoire interprétée à la lumière de l'Esprit Saint, elle ne l'impose pas, mais elle ressent en elle-même une exigence imprescriptible de la proposer à tous, sans crainte, et même avec une confiance et une espérance très grandes, tout en sachant que la "bonne nouvelle" comporte aussi le langage de la croix. Or c'est à travers la croix que la famille peut atteindre la plénitude de son être et la perfection de son amour. […]


Je désire invoquer maintenant la protection de la Sainte Famille de Nazareth. En elle, par un mystérieux dessein de Dieu, le Fils de Dieu a vécu caché durant de longues années. Elle est donc le prototype et l'exemple de toutes les familles chrétiennes. Regardons cette Famille, unique au monde, elle qui a vécu de façon anonyme et silencieuse dans un petit bourg de Palestine, elle qui a été éprouvée par la pauvreté, par la persécution, par l'exil, elle qui a glorifié Dieu d'une manière incomparablement élevée et pure : elle ne manquera pas d'assister les familles chrétiennes, et même toutes les familles du monde, dans la fidélité à leurs devoirs quotidiens, dans la façon de supporter les inquiétudes et les tribulations de la vie, dans l'ouverture généreuse aux besoins des autres, dans l'accomplissement joyeux du plan de Dieu sur elles.
Que Saint Joseph, "homme juste", travailleur infatigable, gardien absolument intègre de ce qui lui avait été confié, garde ces familles, les protège, les éclaire toujours ! Que la Vierge Marie , qui est Mère de l'Eglise, soit également la Mère de l'"Eglise domestique" ! Que grâce à son aide maternelle, toute famille chrétienne puisse devenir vraiment une "petite Eglise" dans laquelle se reflète et revive le mystère de l'Eglise du Christ ! Elle qui est la Servante du Seigneur, qu'elle soit l'exemple de l'accueil humble et généreux de la volonté de Dieu ! Elle qui fut la Mère douloureuse au pied de la croix, qu'elle soit là pour alléger les souffrances et essuyer les larmes de ceux qui sont affligés par les difficultés de leurs familles ! […] »

 

 

Liens (1)

 

 

 

 

 

 

logofc

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 







 

 

 

 

Intentions de prières

 

Actualité du livre

 

 

 

 


 

 

 

Admin / Twitter

oiseau-twitter2.gif

 

 

Depuis janvier 2006,
site administré par de
jeunes laïcs catholiques.
 
 
CONTACT
 

 


 

 
coolpape.jpg