« Il est un bon moyen de se créer une âme amicale : le sourire. Pas le sourire ironique et moqueur, le sourire en coin de lèvres, qui juge et rapetisse. Mais le sourire large net, le sourire scout à fleur de rire. Savoir sourire : quelle force ! Force d'apaisement, force de douceur, de calme, force de rayonnement. Un type fait une réflexion sur ton passage... tu es pressé... tu passes... mais souris, souris vastement. Si ton sourire est franc joyeux, ton type sourira aussi... et l'incident sera clos dans la paix... Essaie. Tu veux faire à un camarade une critique que tu juges nécessaire, lui donner un conseil que tu crois utile. Critique, conseil, choses dures à avaler. Mais souris, compense la dureté des mots par l'affection de ton regard, le rire de tes lèvres, par toute ta physionomie joyeuse. Et ta critique, ton conseil porteront mieux... parce qu'ils n'auront pas blessé. Il est des moments où, devant certaines détresses, les mots ne viennent pas, les paroles consolatrices ne veulent pas sortir... Souris avec tout ton cœur, avec toute ton âme compatissante. Tu as souffert et le sourire muet d'un ami t'a réconforté. Tu ne peux pas ne pas avoir fait cette expérience. Agis de même pour les autres. « Christ, disait Jacques d'Arnoux, quand ton bois sacré me harasse et me déchire, donne-moi quand même la force de faire la charité du sourire ». Car le sourire est une charité. Souris à ce pauvre à qui tu viens de donner deux sous..., à cette dame à qui tu viens de céder ta place..., à ce monsieur qui s'excuse parce qu'il t'a écrasé le pied en passant. Il est malaisé parfois de trouver le mot juste, l'attitude vraie, le geste approprié. Mais sourire ! C'est si facile... et cela arrange tant de choses ! Pourquoi ne pas user et abuser de ce moyen si simple. Le sourire est un reflet de joie. Il en est source. Et là où la joie règne - je veux dire la vraie joie, la joie en profondeur et en pureté d'âme - là aussi s'épanouit cette "âme amicale" dont parlait si bien Schaeffer. Routiers, soyons des porteurs de sourires, et par là des semeurs de joie ».

 

 

Guy de Larigaudie - Etoile au grand large, p.15

Les dangers de la vie chrétienne pour un jeune catholique en 2008 : le compromis ! 

  

 


Pensez bien que grand danger qui vous guette, c’est la piété de façade, le « vernis catho », le simulacre d’une existence chrétienne basée sur les apparences. C’est d’estimer que l’on peut concilier la vie mondaine et la vie intérieure, et finalement (tôt ou tard) les ténèbres avec la lumière, autrement dit le péché et la grâce. Si le Christ avait été un homme de compromis, il ne serait pas mort sur la Croix ! Relisez la parabole du pharisien et du publicain : vous y voyez un homme qui limite sa piété à l’accomplissement de préceptes. Vous y voyez un autre qui veut vivre sa relation à Dieu dans la cohérence et dans la sincérité. Lequel d’entre eux êtes-vous ? Avez-vous cette unité de vie qui a toujours été la caractéristique première de tous les saints que l’Eglise nous montre en exemple ? Le Seigneur, nous le savons bien, n’aime pas les demi-mesures ; il n’aime pas la tiédeur ; il n’aime pas la grisaille ; il n’aime pas le respect humain. Il n’a que faire des jeunes qui se limitent à une piété formaliste, fade, et qui est bien souvent hypocrite : par exemple, avant de communier, combien se posent la question de savoir s’ils ont assisté à la Messe avec attention et respect, ou s’ils sont en état de recevoir le Corps du Christ ? Etre honnête avec Dieu, c’est la meilleure façon d’être honnête avec soi-même et avec son prochain. Il n’a que faire des jeunes […] qui ont peur des ricanements de leurs amis ou de leur « milieu ». Vous craignez qu’on se moque de vous, vous redoutez qu’on vous traite de « coincé » ou de « rigoriste » ? Regardez donc un crucifix, et cherchez au fond de votre cœur à qui vous voulez ressembler.

 

Dieu merci, il y a des jeunes qui, semblables à Saint Jean, sont prêts à suivre le Seigneur jusqu’au pied de la croix. Il y a des héritiers de Baden-Powell, de Guy de Larigaudie, de Pier Giorgio Frassati, du général Mac Arthur («On ne devient pas vieux pour avoir vécu un certain nombre d’années : on devient vieux parce qu’on a déserté son idéal.»)

 

Inspiré d’une lettre aux jeunes, par M. l’Abbé Philippe Jouachim, FSSP

 

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La Bible parle d’un amour plus fort que la mort, plus brûlant que le feu,

où corps et âme, deux amants ne pensent qu'à leur amour

dans une totale réciprocité et oubli d'eux-mêmes.


 

 


Dieu est-il contre le sexe ?

 

Ce serait difficile puisque c'est lui qui l'a créé ! La Genèse insiste sur la joie de Dieu à créer l’être humain homme et femme : « Homme et femme il le créa ». C’est une bonne nouvelle car l’homme s’écrie : « Oui vraiment celle-là est os de mes os et chair de ma chair ! » (Genèse 2,23). Nous avons été marqués par des siècles de méfiance et de puritanisme mais il ne faut pas mêler la Bible à tout ça. Pour la Bible, l'être humain est créé sexué. Il a un corps et c'est ce corps qui entre en contact avec Dieu, c'est ce corps qui est appelé à être sauvé, qui est appelé à s'unir à d'autres. Et l'engagement le plus profond est celui que rappelle Jésus : « L'homme abandonnera son père et sa mère et s'attachera à sa femme et tous deux ne feront plus qu'un » (Matthieu 19,5). C'est unité n'est pas fusion. Elle exprime ce désir de se donner tout entier à l'autre, corps et âme, et c’est dans l’acte sexuel que cette union prend le plus fortement sens. Rien de ce que nous faisons avec notre corps n'est étranger à notre foi. N'oublions pas qu'au cœur de l'Ancien Testament il y a ce magnifique chant d'amour : le Cantique des Cantiques. Il parle d'un amour fort comme la mort, plus brûlant que le feu, où deux amants ne pensent qu'à leur amour dans une totale réciprocité et oubli d'eux-mêmes. Ce chant exprime le Cœur de Dieu : entrer avec nous dans une relation d'amour, personnelle, faite de don de soi et de réciprocité. La meilleure image qui en existe sur terre est celle d'un amour véritable. 



 

 

 

Mais pourquoi Dieu a t-il créé l'homme sexué ? Cela provoque aussi bien des souffrances !


 

Bien sûr ! Comme la vie elle-même ! Dès le départ cette dimension sexuée introduit un manque. Nul ne se suffit à soi-même. Chacun a comme un trop plein d'amour à donner et il cherche quelqu'un qui l'accueillerait. Dieu a trouvé un merveilleux moyen pour nous faire comprendre le secret de la vie. « Qu'il y a plus de bonheur à donner qu'à recevoir » comme résume saint Paul. Un manque et un désir de l'autre est inscrit au cœur de notre nature humaine. Dans l'amour il y a son propre plaisir bien sûr et parfois, on s'aime soi-même lorsqu'on aime, mais, au bout du compte, la surprise est que c'est le désir de l'autre et non le sien propre, qui l'emporte dans un amour véritable. Alors on est prêt à donner sa vie pour que l'autre vive et l'on oublie même son petit intérêt. Saint Paul le résume d’une phrase qui est très exigeante : « La femme ne dispose pas de son corps mais le mari. Pareillement le mari ne dispose pas de son corps mais la femme » (1 Corinthiens 7,4). C’est une véritable révolution à l’échelle de l’humanité ! Pour la première fois dans l’histoire, les droits et devoirs des conjoints sont définis de façon totalement réciproque. Alors bien sûr cette dépossession mutuelle, cela n'est pas facile, c'est même un chemin de toute une vie. Mais c'est le secret du bonheur.


 

 

 

Pourquoi Jésus ne s'est-il pas marié ?

 

Jésus a vécu ce don d'une autre façon. Il dit « nul n'a de plus grand amour que de donner sa vie pour ses amis ». Jésus a fait une révolution d'une portée inouïe. En rendant la vie consacrée possible, il a fait du mariage et de la sexualité, une vocation. Autrefois, et encore aujourd'hui dans bien des sociétés traditionnelles, tout le monde doit se marier et avoir des enfants. C'est une chose naturelle et même obligatoire. Pas d'échappatoire et, s'il n'y a pas d'enfants, l'homme a le droit de divorcer ou répudier sa femme pour en avoir. Jésus dit non : l'amour humain a sens et valeur pour lui-même. Deux personnes qui s'aiment, même s'ils ne peuvent avoir d'enfants, font alliance. C'est un don de soi réciproque. S'il y a des enfants tant mieux; c'est un fruit mais l'arbre peut être beau même s'il ne porte pas de fruits. On peut toujours aimer. Ce sont les fruits de la charité et toute personne peut en porter qu'elle soit mariée ou non, stérile ou non. 
Non ! nul n'est obligé de coucher pour être normal ! Aujourd’hui on fait croire que si l’on n’a pas quelqu’un, on est nul : « Si t’es seul, c’est que t’es pas intéressant ». Non c’est un choix libre. Tant que je n’ai pas construit une relation solide vraiment fondée sur un amour sincère, je peux très bien rester tout seul, avoir des amis, des relations, des gens que j’aime. On ne se donne tout entier que pour aimer vraiment et en s’engageant par une parole.



 

 

 

Comment éviter les blessures ?

 

Chacun a à vivre sa sexualité quelle que soit sa situation. C’est un don merveilleux mais pas facile à utiliser. La sexualité est à l’origine de très grandes joies mais aussi de grandes blessures. C’est risqué comme conduire une superbe Ferrari sur autoroute. Si je ne veux pas finir dans le décor, il vaut mieux que je me connaisse moi-même comme chauffeur et que je connaisse la voiture ! Si je prends les moyens de ne pas faire n’importe quoi, je pourrais faire de ce cadeau une formidable occasion pour entrer en communication et même en communion avec les autres. Si je transforme l’autre en objet pour mon plaisir ; si je fais confiance à quelqu’un en croyant qu’il s’engage comme moi alors qu’en fait il ne m’a rien promis ; si j’agis sans penser aux conséquences, je cours le risque d’être très profondément déçu. Tout ce que je fais avec mon corps marque ma personnalité profonde, mon être intime, mon âme.

 

 

 

Est-ce que l'on est obligé de se marier pour vivre sa sexualité ?

 

Pourquoi le mariage (+) (+) est-il décisif ? Parce qu’il est fondé sur une parole libre et réciproque de se donner à l’autre pour toujours. C’est le désir naturel de l’amour. Celui qui dirait qu’il veut bien se marier mais pour cinq ans ne récolterait que le plus profond mépris. L’amour porte ce désir de durer : « Je te fiancerai à moi pour toujours » (Osée 2,21). Et même le désir de dépasser la mort ; C’est pourquoi le Cantique des Cantiques conclut par ces mots : « L’amour est fort comme la Mort… Les grandes eaux ne pourront éteindre l'amour, ni les fleuves le submerger. Qui offrirait toutes les richesses de sa maison pour acheter l'amour, ne recueillerait que mépris » (Cantique 8, 6.7). Le don de son corps dans l’amour à un être que j’aime est le plus grand signe que je puisse donner de mon désir de me donner. D’un autre côté, c’est aussi le lieu de ma plus grande vulnérabilité. Se rendre vulnérable en se mettant dans de mauvaises conditions c’est comme partir à la guerre en maillot de bain, c’est aller au casse-pipes !
 Vécue sans l’engagement de tout l’être, sans une délibération où tout ce que je suis - sentiment, passion, mémoire, intelligence et volonté - est engagé, la sexualité devient brute et animale. Elle prend tout son sens par la parole libre par laquelle un être humain engage sa vie et sa liberté vis-à-vis d’un autre. Elle acquiert alors une noblesse extraordinaire. C’est géant !



 

 

 

Pour aller plus loin...




Alors le Seigneur Dieu fit tomber une torpeur sur l’homme, qui s’endormit. Il prit une de ses côtes et referma la chair à sa place. Puis, de la côte qu’il avait tirée de l’homme, Le Seigneur Dieu façonna une femme et l’amena à l’homme. Alors celui-ci s’écria : « Pour le coup, c’est l’os de mes os et la chair de ma chair ! Celle-ci sera appelée “femme” car elle fut tirée de l’homme, celle-ci ! ».
« C’est pourquoi l’homme quitte son père et sa mère et s’attache à sa femme, et ils deviennent une seule chair » (Genèse 2, 21-24).
 « Trouve ta joie dans la femme de ta jeunesse : 
Biche aimable, gracieuse gazelle !
 Qu’en tout temps ses seins t’enivrent,
 Sois pour toujours épris de son amour » (Proverbes 5, 18-19). « La sexualité, par laquelle l’homme et la femme se donnent l’un à l’autre, n’est pas quelque chose de purement biologique, mais elle concerne la personne humaine dans ce qu’elle a de plus intime. Elle ne se réalise de façon vraiment humaine que si elle est partie intégrante de l’amour dans lequel l’homme et la femme s’engagent entièrement l’un vis-à-vis de l’autre jusqu’à la mort. La donation physique totale serait un mensonge si elle n’était le fruit d’une donation personnelle totale » (Jean Paul II)

 

 

Extrait de la revue Croire Aujourd'hui jeunes chrétiens (par Marc Rastoin)

Beaucoup de jeunes que nous rencontrons n’ont pas eu la grâce d’une éducation chrétienne. Ils ne savent pas qui est Jésus. Pire encore, ils ne savent pas quel est le sens de leur existence. Ils ne peuvent pas dire, comme Sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus, que le Ciel est leur unique Patrie. Qui les aidera à découvrir cette Vérité fondamentale ?

 

 

 

Saint Augustin, après des années de recherche sur le sens de sa vie pouvait déclarer : « Tu nous as faits pour Toi, Seigneur, et notre cœur est sans repos tant qu’il ne repose en Toi ». Oui, voilà le vrai sens de l’existence humaine ! Soyons auprès de nos jeunes amis les témoins lumineux de Jésus et aidons-les à réfléchir ! « N’ayez pas peur ! » nous disait Jean-Paul II. « Soyons des Alléluias vivants ! » (Père Sevin). Montrons aux jeunes d’aujourd’hui que l’existence humaine a un sens, que nous ne sommes pas des produits d’une évolution aveugle ! Nous avons été crées à l’image et à la ressemblance de Dieu, nous avons été rachetés par la Croix de Son Fils ! Le but de notre vie, c’est le bonheur infini, les joies éternelles du Ciel ! Tout ce qui peut aider l’homme à obtenir cet unique but est bon, mais tout ce qui peut l’en détourner doit être énergiquement refusé. Soyons des humbles éducateurs d’autres jeunes en leur apprenant à rechercher ce qui est bon en vue du Ciel et à être énergiques pour refuser tout ce qui pourrait les détourner du but de leur pèlerinage ! Les Béatitudes, proclamées par Jésus, sont la charte de ce Royaume ! Jésus les a vécues à la perfection. La Sainte Vierge et Saint Joseph l’ont imité. Chaque jour, assimilons ces Béatitudes et vivons-les dans la joie, pour entraîner à notre suite, de nombreuses âmes vers notre patrie chérie : le Ciel !

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En 1921, une jeune fille, habillée ou déshabillée à la moderne, mourait d'avoir pris froid à une fête mondaine... A son lit de mort, elle dit au prêtre qui l'assistait : « Mon Père, je suis heureuse de vous voir... J'ai besoin de pardon. Je suis une victime de la mode. Les plaisirs, la vanité, le désir de paraître m'ont perdue. Oui, je regrette d'avoir scandalisé... J'étais bien élevée. Au couvent, j'étais pieuse, Enfant de Marie... Puis, dans le monde, j'ai gâté ma vie...Oh ! comme j'ai besoin de pardon... ». Et la pauvre malade éclate en sanglots. « Je suis bien coupable... Au début, j'étais naïve, je trouvais exagérés les avis des prêtres, je ne voyais pas de mal à suivre les modes indécentes. Mais, bientôt, je m'aperçus que j'étais une occasion de péché pour les hommes. Et je n'avais pas la force de réagir. Je péchais sciemment... Je me moquais des péchés que je faisais commettre aux autres... Comment expier tout cela ? ». - Par vos souffrances, mon enfant, dit le prêtre. Accepter les souffrances, et même la mort si Dieu le veut. « Oui, mon Père. J'ai fait mon sacrifice, et avec la sainte absolution je crois que Dieu va me pardonner. Mais cela ne suffit pas : il faut que je répare un peu le mal que j'ai fait. J'ai péché publiquement; je veux me repentir et expier publiquement. Je vous demande, mon Père, de dire à mes jeunes compagnes, à toutes les jeunes filles, que Germaine meurt victime de la mode indécente. Dites-leur que je les supplie, au moment de paraître devant  Dieu, de ne jamais être un objet de scandale par leurs toilettes indécentes ».

 

Le lendemain, la pauvre fille rendait le dernier soupir. A ses funérailles, parents et amis se communiquaient son impressionnant testament. Elle avait demandé qu'on l' ensevelit avec le voile de sa première communion et qu'on lui passât son beau ruban d'Enfant de Marie, comme une dernière protestation contre ses folles parures d' autrefois. En expirant, elle avait dit à sa mère : « J'espère que le bon Dieu, en voyant ma dernière toilette, oubliera les autres qui m'ont fait mourir. Que cette toilette chrétienne me prépare à la toilette de gloire du Paradis ».

 

Histoire vraie, d' après  le R. Père Hoonaert, S.J.

Trop de Français n'ont pas mesuré et ne mesurent toujours pas l'importance de Mai 68. L'absurdité apparente et les excès des slogans anarchistes, l'autodissolution de la commune sorbonnarde, le succès du gaullisme aux élections législatives de juin 1968 leur ont dissimulé l'essentiel : l'embrasement libertaire, feu de paille en apparence, allait triompher dans les esprits et les mentalités, amenant une fracture sociale sans précédent dans notre histoire. L'examen du terrain propice à cet embrasement s'attache à ses causes profondes, bien au-delà d'une simple crise universitaire. Le déroulement des événements tiendra en haleine aussi bien ceux qui l'ont vécu que les autres. La subversion de Mai 68 a promu les contre-valeurs qui sont les clés mêmes de la société actuelle. Les hommes sont totalement libres, y compris de substituer le mal au bien, le faux au vrai, le laid au beau. Ils se veulent libres de tout principe sacré, de toute structure sociale, de toute autorité, de toute soumission, de tout héritage culturel, libres de s'éclater dans un hédonisme solitaire et obsessionnel. Une autre contre-valeur se trouve dans un égalitarisme absolu, qui va jusqu'à une identité complète. Des comportements les plus abjects sont ainsi mis à égalité avec la normalité de naguère.

 

Au delà de cette perversion des valeurs, de cette infection spirituelle, trente ans après l'événement, tous les comportements qui marquent la désintégration de notre société se trouvent dans le droit fil de Mai 68, de ses slogans, de son idéologie anarchiste, de ses violences. C'est la nouvelle société, celle de la dénatalité par la perte de l'espérance, par la contraception et par l'avortement; celle du vagabondage sexuel et du préservatif distribué dans les écoles; celle de ces suicides d'enfants atteignant des chiffres records; celle de cette singerie de mariage concédée aux pédérastes; celle des voitures brûlées, des quartiers saccagés, des pompiers et des policiers attaqués, des citoyens terrorisés et parfois désespérés.

 

"MAI 68 ou la mauvaise graine" par Georges DILLINGER,

292 pages, Publication G.D., Paris, année 2000

 

Il y a, dans les rangs d'un certain clergé - veillissant, certes, mais tenant encore les commandes - des prêtres qui ne veulent pas du pape. Lorsqu'ils parlent de lui, ils ne disent pas le "Saint-Père" ou le "Souverain Pontife", mais simplement l' "évêque de Rome". A la messe, ils se disent en union avec "le" pape... jamais avec "notre" pape comme le veut la formule liturgique officielle. Ces prêtres-là se sont habilement entourés de fidèles laïcs gagnés à leurs idées. Ensemble, ils aimeraient "travailler" dans une Eglise qui soit à l'image des sociétés civiles, où le pouvoir serait exercé par une direction collégiale sous le contrôle de super-laïcs triés sur le volet pour siéger, dans chaque diocèse, au sein d'assemblées permanentes chargées de délibérer sur la liturgie, sur les formulations du Credo... Ces prêtres-là, ces fidèles-là - qui semblent avoir le soutien de quelques évêques - ne veulent pas du pape : ils ne veulent pas d'une autre doctrine que la leur qui, à les entendre, est très proche de l'idéal évangélique. En fait, leur doctrine foireuse a conduit à élaborer un christianisme de couards au sein duquel il est mal vu de dire que l'Eglise détient la Vérité reçue du Christ, que le catéchisme ne se fait pas à partir de séances de coloriage-collage, que la liturgie n'a pas à être élaborée par une équipe de fidèles, quand bien même elle aurait bénéficié d'une reconnaissance épiscopale en bonne et due forme.


Les victimes de ce christianisme devenu famélique demandent depuis des années du pain : mais ils n'obtiennent souvent qu'un silence méprisant laissant entendre que ce qui s'élabore sur place, dans le diocèse ou la paroisse ou sévissent des pseudo-maîtres qui se disputent l'honneur de tout détruire, a nettement plus de poids que ce qu'enseigne le magistère romain. Prions pour le Souverain Pontife : prions pour qu'il soit écouté, compris, obéi... d'abord par ceux qui lui ont promis obéissance au moment d'être sacrés évêques.

 

Pro Liturgia

Vous constatez tous les jours que notre société moderne est plongée dans l'immoralité la plus complète. Radio, télévision, cinémas, affiches, revues du coeur et autres étalent complaisamment la pornographie, qui fait tant de ravages dans les âmes, en insinuant que le péché impur n'existe pas; que, par conséquent, on peut tout se permettre, en suivant les instincts de la nature et qu'on peut jouir du plaisir sans le réfréner puisqu'il existe au-dedans de nous-même. Or, vous savez bien que cela est faux, et que, pour vous, jeunes gens chrétiens, les commandements de Dieu s'imposent toujours (6ème et 9ème commandements). Il y a donc Péché Mortel pour quiconque se laisse aller volontairement à des pensées, désirs, regards, gestes impurs, seuls ou avec d'autres et vous aurez à rendre compte à Dieu de la perte éventuelle des âmes. Permettez-moi d'attirer votre attention sur vos fréquentations avec les jeunes filles. On parle beaucoup de l'avortement et on les incrimine, mais à l'origine, n'y a-t-il pas la faute du jeune homme qui, par son comportement criminel, l'a séduite et l'a entraînée au péché et l'a ainsi obligée, malgré elle, à devenir maman d'un enfant qu' elle ne voulait pas ? Vous devez donc réfréner vos passions par la volonté. Cela demande, de votre part, une maîtrise constante de vous-mêmes, et une lutte contre les occasions de péchés. Bien sûr, les femmes et les jeunes filles, par leurs toilettes indécentes, y ont leur part de responsabilité; mais n'avez-vous pas une grande leçon à leur donner en ne fréquentant pas celles qui sont esclaves de la mode et qui la font passer avant la morale chrétienne ? Vous y serez aidés par la réception régulière des sacrements d'Eucharistie et de pénitence et par une grande dévotion envers la Très Sainte Vierge Marie, Mère de toute Pureté. Retenez cette belle devise : "SE VAINCRE POUR VAINCRE".

 

Que vos rapports avec vos compagnes soient joyeux, amicaux, mais en vous respectant les uns les autres et en évitant toute privauté déplacée. Votre devoir est d'agir en conséquence. Tout le monde y gagnera et vous contribuerez ainsi à assainir le "milieu jeunes", et à lui redonner sa fierté, sa délicatesse, son honneur en lui réapprenant le vrai sens de l'AMOUR.

 

Chers jeunes gens chrétiens, réagissez !

Dites "NON" au péché et aux scandales !

Soyez apôtres et devenez des saints !

 

St Michel-Archange, Protecteur de la Sainte Eglise et

notre Défenseur dans le combat, intercédez pour nous.

 

(Suppément à Défense du Foyer, n°145 de juillet 1973)

Tout le monde se plaint du désordre de la société actuelle. Mais qui, en face de l'immoralité et de la corruption, accepte de prendre ses responsabilités ? Pourtant les femmes et les jeunes filles doivent savoir qu'elles peuvent beaucoup pour arrêter le mal. Par votre tenue et votre vêtement, vous pouvez aider les hommes et les jeunes gens à rester purs, comme aussi vous pouvez être pour eux une occasion de tentation et de péché grave. Les commandements de Dieu existent toujours et n'ont jamais été supprimés, bien que beaucoup de prêtres n'en parlent plus. Les sixième et neuvième commandements défendent pensées, désirs, regards et actes impurs. Est-il besoin de les rappeler ? Celles qui par leurs immodesties sont l'occasion de fautes d'impureté et peut-être de la perte éternelle d'une âme auront à rendre compte à Dieu. Aucune d'entre vous ne peut prétendre aimer Dieu et le prochain et accepter en même temps par sa tenue d'être cause de péché pour autrui. Que celles d'entre vous qui s'habillent avec décence soient louées et encouragées; qu'elles ne suivent jamais les modes mauvaises, mais que par leur exemple elles entraînent les autres à une tenue correcte. Ayez toutes le courage et l'honnêteté de vous vêtir correctement. Couvrez votre poitrine avec modestie et, s'il le faut, rallongez vos "mini-jupes" de 10, 15, 20 centimètres. Votre conscience et votre dignité y gagneront, votre entourage s'en trouvera  bien et la santé morale de la société s'en portera beaucoup mieux.

 

Pensez aux viols, divorces, assassinats, suicides mêmes qui sont souvent la conséquence de la légèreté des moeurs. « Oh ! si certaines chrétiennes soupçonnaient les tentations et les chutes qu'elles causent chez les autres par leurs toilettes et les familiarités auxquelles, dans leur légèreté, elles accordent si peu d'importance, elles s'épouvanteraient de leur responsabilité ! » (Pie XII - A la jeunesse féminine d' Action Catholique. 22-5-1941). « O Mères chrétiennes ! si vous saviez quel avenir d' angoisses et de périls intérieurs, de doutes mal réprimés, de hontes mal contenues vous préparez à vos fils et à vos filles en les accoutumant imprudemment à vivre à peine couverts, en leur faisant perdre le sens délicat de la modestie, vous rougiriez de vous-mêmes... » (Pie XII - A la jeunesse féminine d' Action Catholique 22-5-1941).

 

Vous êtes chrétiennes, vous avez du bon sens,

Vous êtes honnêtes, alors montrez-le !

 

St Michel-Archange - Protecteur de la Sainte Eglise et

notre Défenseur dans le combat, intercédez pour nous.

 

(Supplément à "Défense du Foyer" n° 136, Juillet 1972)

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