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« Ce n'est pas le moment d'avoir peur, de déléguer à d'autres cette tâche qui est certes difficile, mais qui est sublime. Chacun, en tant que membre de l'Eglise, doit prendre sur lui sa part de responsabilité. Chacun de vous doit faire comprendre à ceux qui lui sont proches, en famille, à l'école, dans le monde de la culture, du travail, que le Christ est la Voie, la Vérité, la Vie; que lui seul peut vaincre le désespoir et l'aliénation de l'individu en fournissant une explication à l'existence de l'homme, créature douée d'une très haute dignité, parce qu'elle est faite à l'image et à la ressemblance de Dieu. Je vous appelle donc, jeunes du monde entier, et je voue envoie, comme le Christ a envoyé les apôtres, avec la force qui vient de la Parole du Christ lui-même : l'avenir de l'Eglise dépend de vous ! L'évangélisation de la terre au cours des prochaines décennies dépend de vous ! Vous êtes l'Eglise ! Rendez l'Eglise jeune, maintenez la jeune par votre présence enthousiaste, en lui imprimant en tout lieu vitalité et vigueur prophétique. Le Christ a besoin de vous pour proclamer la vérité, pour apporter l'annonce du salut sur les chemins du monde; il a besoin de votre cœur généreux et disponible pour manifester à tous les hommes son amour infini et miséricordieux ! Soyez des animateurs ! Sensibilisez les jeunes de votre âge, vos communautés ! Allumez partout la flamme de la foi ! »

 

Sa Sainteté le Pape Jean-Paul II (Octobre 1985 - Discours aux jeunes)

ndfatima.jpg« La plus grande persécution contre l'Eglise ne vient pas d'ennemis extérieurs mais naît du péché de l'Eglise ». Cette phrase de Benoît XVI, prononcée avant de se rendre au Sanctuaire de Fatima, est prophétique. Elle devrait faire réfléchir l'ensemble des baptisés, car, comme nous le dit toujours notre Pape, « celui qui penserait que la mission prophétique de Fatima est achevée se tromperait » (13/05/2010). Le "péché de l’Eglise" dont nous parle ici Benoît XVI et qui est la cause « de la plus grande persécution » que « pas même des siècles de persécutions ne sont parvenus à atteindre » (cf : Lettre aux catholiques d’Irlande), ce sont malheureusement tous ces "catholiques" tombés dans une vie de païens en ne prenant pas au sérieux leur eschatologie éternelle. Les catholiques en état de concubinage ou de PACS ; les catholiques violant par un péché mortel la pratique dominicale obligatoire (CEC N°2181) ; les catholiques se laissant plonger dans l’infamie mortelle de la contraception et de l'impudeur ; les catholiques viciés par la pédophilie, l'homosexualité, la pornographie et autres déviances sexuelles graves : voilà les vrais persécuteurs de l’Eglise, voilà les vraies brebis galeuses polluant de l'intérieur le troupeau du Christ ! Refusant bien souvent de se convertir – comme nous le demande avec insistance la Vierge Marie – en allant replonger avec confiance et humilité dans l'océan de la Divine Miséricorde, ces catholiques-là se croient, dans leur orgueil diabolique, supérieurs au Pape, supérieurs à la Vérité inviolée du Christ elle-même incarnée en Sa Sainte Eglise Immaculée. Comme des "Judas modernes" embrassant sur la joue Son Epouse Incarnée (Eglise) après s'être fait baptiser, ces nouveaux "traîtres" livrent à la mort son enseignement aux ricanements du monde ; ils crachent à longueur de journée sur l’infaillibilité d'Humanae Vitae, se moquent avec arrogance folle de toutes les Vérités de Foi développées dans le Catéchisme, les Conciles de l'Eglise et autres documents doctrinaux comme l'importante Déclaration Dominus Iesus ; se sont souvent les mêmes qui choisissent comme dans un self-service ce qui leur plaît dans l'Eglise ; qui se permettent aussi – à l'exemple des pharisiens orgueilleux – de lyncher, de blasphémer et d'exiger la condamnation du « doux Christ sur la terre » (Sainte Catherine de Sienne) dès que ce dernier insiste sur une certaine exigence morale et spirituelle à tenir pour gravir le chemin difficile mais exaltant de la sainteté. Bien évidemment, ce sont encore eux qui s’acharnent à coup de lance et à coup de pierre pour lapider la Divine Liturgie. Sur la Croix de ce monde, la femme-Eglise est souillée, humiliée, pervertie, défigurée, et à travers elle, c'est le "Christ-continué" dans l'histoire qui est "re-crucifié" par toutes ces brebis galeuses ne voulant pas appliquer son enseignement pourtant salutaire. Les « flèches » (cf : 3ème secret de Fatima) que reçoit le Pape « affligé de souffrance et de peine » (cf : 3ème secret de Fatima) sont sans aucun doute tirées par ces « âmes de cadavre » (cf : 3ème secret de Fatima) refusant de reconnaître leur incohérence de vie avec l'Evangile et l'Eglise, refusant – toujours à cause de l'orgueil – de demander pardon à Jésus-Miséricorde pour leurs infidélités. C’est sur ces catholiques-là que le Christ pleure, il ne faut pas s’en douter. Le Christ pleure, avec Sa Sainte Mère, sur tous ces hypocrites de "catholiques" seulement capables de faire semblant mais incapables de vivre une vraie vie de catholique à tout moment de la journée ; incapables de défendre autour d’eux le Pape et l'Eglise face aux calomnies médiatiques ; incapables de proclamer sans complexe la Bonne Nouvelle de l’Evangile aux païens du quotidien ; incapables de prêcher avec détermination toute la splendeur de l'amour conjugal ; incapables de s'attaquer aux dépravations morales graves que sont toutes les "cultures de mort" envahissant notre monde occidental ; incapables aussi de dépasser le stade du respect humain par honte du Christ ! Voilà les vrais persécuteurs de l'Eglise ! Ce sont tous ces mollassons et hypocrites de "catholiques" ne prenant pas avec sérieux l’enseignement pourtant salutaire du Christ... et n'osant pas aussi annoncer autour d’eux avec assurance et certitude la Vérité de l'Evangile par peur de se faire lyncher ! Ils préfèrent au contraire – comme Saint Pierre avant la Passion – le renier à longueur de journée comme des poules-mouillées pour ne pas avoir à porter la Croix de la Vérité avec les saintes femmes. Qu’il est triste de voir autant de jeunes qui auraient dû être « la lumière du monde et le sel de la terre » (Mt 5, 13-14) comme le dit Notre-Seigneur mais qui préfèrent se vautrer dans la même médiocrité que la masse des gens, qui préfèrent se compromettre avec l’esprit de ce monde... Ils renoncent à leur idéal (la sainteté !) par paresse spirituelle, par passivité, par mollesse, par lâcheté… Ils seront jugés beaucoup plus sévèrement ces hypocrites-là, il ne faut pas s’en douter... La Constitution Dogmatique Lumen Gentium est très claire sur ce sujet (N°14) : malheurs aux catholiques qui se seront comportés comme de vulgaires païens ici-bas ! Malheurs à ceux qui n'auront pas eu le courage et la persévérance d'annoncer l'Evangile (1 Cor 9, 16) ! Dès aujourd'hui, n'ayons pas peur de prendre les moyens nécessaires pour chasser de nos églises toutes ces brebis galeuses ! Les scandales médiatiques de ces derniers temps sont la conséquence d'un trop grand laxisme face à ces hypocrites de "catholiques" polluant l'Eglise de l'intérieur par des comportements souvent infâmes et des doctrines gravement contraire à l'Evangile ! Si ces derniers ne veulent pas, en toute connaissance de cause, se convertir pour se conformer au Magistère du Christ, ce n'est pas manquer de charité que de chasser ces « âmes de cadavre » (cf : 3ème secret de Fatima) encrassant la sainteté et la pureté de l'Eglise !

 

fatimabenoit16À l’opposé de toutes ces brebis galeuses, un vrai catholique n’a pas abandonné le très sérieux "combat de la foi" de l'Apôtre Paul : "bonum certamen certavi, fidem servavi" (II Tim 4, 7). Il a bien évidemment conscience d'être un pauvre pécheur mais il a l'humilité – contrairement aux orgueilleux qui ne veulent pas se convertir – de tomber avec joie au pied de Jésus-Miséricorde, qui seul, pourra le relever de ses fautes ; lui redonner aussi dignité, pureté, douceur, charité et grâce divine que le péché a détruit en lui. Jamais il ne désespére car il sait que le Bon Dieu « ne s'intéresse pas au nombre de fois où il tombe mais au nombre de fois où il se relève » (Benoît XVI, 24/09/11). A l’exemple du Christ, il assume aussi la Croix de son existence, il renonce à lui-même et avance avec l’Eglise toute entière sur le chemin du Paradis. Il sait que dans ce monde gisant au pouvoir de Satan (1 Jean 5, 19), il aura à souffrir, mais il garde avec lui le courage, la confiance et l'Espérance, car il a la certitude intérieure que Jésus-Christ a « vaincu le monde » (Jean 16, 33), qu'Il a historiquement triomphé du Mal en rétablissant (récapitulant) par Sa Passion et Sa Résurrection Justice et Consolation face aux puissances du Diable. Il se reconnaît aussi à ses convictions, à ses exigences, à son ardeur missionnaire, à sa totale fidélité au Magistère de l’Eglise, et surtout, à sa cohérence de vie avec l’Evangile ! Il aime de tout son cœur et de toute son âme l’Epoux (Christ) et l’Epouse (Eglise) car il se sait enfant de ce mariage mystique. Il a toujours la joie intérieure et le sourire aux lèvres ; il ne tombe pas dans les mondanités et les impuretés du monde ; il n’a pas peur de se démarquer de la masse des moutons, d'être "kadosh" en allant à contre-courant de la bien-pensance pour défendre avec assurance et certitude la flamme de la Vérité, historiquement incarnée dans le sein très pur de Marie, restée perpétuellement vierge ; il appartient à la nouvelle génération Jean-Paul II et Benoît XVI ; il a le courage de convertir avec douceur, charité et grande miséricorde toute la clique des dépravés soixante-huitards qui ne cesse de polluer son esprit à longueur de journée dans les médias, la politique et l'enseignement ; il rejette par-dessus bord tous ces obsédés de la capote et autres vicieux de la pilule contraceptive ; que ce soit au collège, au lycée ou à la faculté, il ne se laisse pas endoctriner et influencer par les pervers du quotidien, via le Planning Familial, à une sexualité complétement débridée ; il assume avec fierté et joie de pouvoir se donner éternellement et en toute pureté de corps à la personne que Dieu lui a préparé au sein du mariage si c'est Sa Volonté ; il est absolument convaincu que les traîtres d'aujourd'hui idéologisant la jeunesse par toute sorte de moyen paieront dans quelques années leur génocide abominable. Malgré les menaces et les persécutions morales, le vrai disciple du Christ ne sombre pas dans la peur face aux cultures de la mort. Il sait que sa mission d’évangéliser qu’il a reçue de l’Eglise est urgente : c’est sa priorité de tous les jours ! Il ne se laisse pas noyer dans la mollesse relativiste de ce monde ; il prend ses responsabilités, il est adulte ! Il marche toujours main dans la main avec la Vierge Marie, sa Mère-chérie, grâce à son chapelet ; il va à la Messe tous les dimanches et même en semaine s’il le peut… et il n’en rougit pas ! (Marc 8, 38). Il recherche des amitiés entre garçons et filles qui ne tombent pas dans une vaste misère impure ; il n'a pas honte de ses convictions et de ses certitudes ; il a une foi adulte, énergique, fervente et plein d’ardeur ; il est la fierté de l’Eglise et du Christ !

http://img.over-blog.com/443x253/0/21/41/34/liturgie/saintsacrificemesse.jpgA part quelques mises à jour interne (par la newsletter), ce blog dédié à la jeunesse catholique ne sera plus aussi actif qu'avant. Cependant, les articles peuvent toujours être consultés via les différentes "catégories" du blog (cf : ci-contre)... car il ne faut surtout pas, dans la vie spirituelle, sombrer dans la routine, la mollesse et la tiédeur du quotidien : c’est un des nombreux pièges du démon. « Soyez saints, soyez missionnaires ! Soyez prêts à mettre votre vie en jeu pour éclairer le monde avec la Vérité du Christ ! » (Benoît XVI, JMJ 2008). Trop de baptisés sont incapables – hélas – d'être enflammés d'ardeur, de certitude et de joie pour le Seigneur-Jésus ; trop se comportent bien souvent comme des « serviteurs mauvais et paresseux » (Mt 25, 26), des hypocrites seulement capables de faire semblant mais incapables de vivre en totale cohérence avec le Magistère du Christ-Sauveur ; d’autres ont heureusement compris les appels énergiques de Jean-Paul II : « L'avenir de l'Eglise dépend de vous ! L'évangélisation de la terre au cours des prochaines décennies dépend de vous ! Vous êtes l'Eglise ! Rendez l'Eglise jeune, maintenez-la jeune par votre présence enthousiaste. (…) Le Christ a besoin de vous pour proclamer la Vérité, pour apporter l'annonce du salut sur les chemins du monde; il a besoin de votre cœur généreux et disponible pour manifester à tous les hommes Son Amour infini et miséricordieux ! (…) Allumez partout la flamme de la foi ! » (Jean-Paul II, 1985). C’est à cela que l’on reconnaît un vrai catholique : à son ardeur missionnaire, à son énergie spirituelle et à ses profondes convictions ! En tant que membres vivants de l'Eglise, prenez conscience que le Christ compte sur chacun de vous pour annoncer au monde la Splendeur de Sa Vérité, mais aussi, le rayonnement de Sa Miséricorde infinie sur les âmes, surtout en direction des nombreux jeunes qui errent dans le trouble de ce siècle comme des brebis sans Berger ; chapelet en main, n'ayez pas peur de témoigner  à l'exemple de cette jeune fille – dans les lycées, sur les bancs de la faculté ou bien encore dans les grandes écoles, là où tant de jeunes occidentaux se détruisent dans des paradis artificiels menant tout droit à la perdition. « À notre époque, où dans de vastes régions de la terre, la foi risque de s'éteindre comme une flamme qui ne trouve plus à s'alimenter » (Benoît XVI), il est inadmissible pour un baptisé - surtout pour un scout - de se laisser polluer par la mentalité de ce monde, d'être passif ou indifférent face à une société qui est en train de crouler sous les fléaux du péché. Chaque jour, encordés à la Vierge Immaculée, ayez le courage héroïque de choisir la radicalité évangélique en n’ayant pas peur d’aller à contre-courant de la bien-pensance relativiste du moment ; n'ayez pas honte d’afficher avec force, charité et miséricorde, vos convictions et vos certitudes, même si cela n’est pas politiquement correct, même si cela vous vaut des railleries et des persécutions ; Jésus-Christ vous demande de ne pas mettre la flamme de votre foi sous le boisseau (Mt 5, 15) ; le catéchisme enseigne aussi que vous devez être responsables de vos frères (CEC N°1868), que vous devez vous prendre en main pour faire régner avec assurance et certitude la Vérité du Christ au sein de la cité (au niveau politique, social, éducatif, etc). Au soir de notre vie, nous serons jugés sur l'Amour nous dit Saint Jean de la Croix... Il est donc urgent d'annoncer sans relâche  toujours avec Amour  l'unique Vérité du Christ. C'est ne pas aimer les autres que de ne pas leur communiquer la Vérité. « Caritas Christi urget nos ! » (2 Cor 5, 14).

 

En tant que jeunes catholiques, c’est aussi à vous de passer un grand coup de balai sur cette vieille génération soixante-huitarde polluant encore la société par toutes sortes d'idéologies gravement contraire au salut des âmes (contraception, avortement, homosexualité, gender studies, PACS, etc). Ne baissez surtout pas les yeux face à ces nombreux pervers du quotidien prônant mensonges et impuretés sur la sexualité et l'amour véritable ; au contraire : combattez-les en face à face avec les armes de la charité, de la joie et de la rationalité ; si ces derniers ne veulent pas se convertir, priez pour eux avec ardeur. De votre côté, soyez fiers de vivre une sainte pureté (+) (+) avant et pendant le mariage... et n'en rougissez pas (Marc 8, 38). Les païens se moqueront de vous ? Et alors ? Avez-vous honte d'appartenir au Christ notre Dieu (Luc 9, 26) ? Avez-vous honte de souffrir pour la Vérité ? Avez-vous honte de combattre toutes les perversions de l'Amour ? Notre fidélité à Jésus ici-bas, notre Père du Ciel nous le revaudra : Il nous l'a promis. A la fin de notre vie terrestre, Justice sera rétablie, Rétribution Divine sera exécutée ; ceux et celles qui auront souffert de l'injustice, des brimades et des railleries à cause du Christ-Vérité seront consolés, le Royaume des Cieux leur sera ouvert avec certitude. Il faut en être absolument convaincu. C'est cela la Foi : être absolument convaincu que le Verbe Incarné a déjà fait triompher - par Son Saint-Sacrifice Rédempteur - la Justice, la Vérité, et surtout, Sa soif d'Amour sur les âmes repentantes ! Cette certitude de Foi se conjuguera avec des persécutions ici-bas (Jean 13, 16) mais elle sera aussi notre victoire éternelle, surtout s'il faut couronner cela du martyre physique ou moral. Gravir avec la Vierge Marie le Calvaire Crucifiant de l’Amour devrait donc vous combler de joie en cette vie... car cette lourde Croix – qui a triomphé du Mal – vous élèvera vers les hauteurs du Ciel. Aucune souffrance physique ou morale n’est vaine pour un chrétien. « Dans le monde, vous aurez à souffrir. Mais gardez courage, j'ai vaincu le monde » (Jean 16, 33) nous dit Jésus. En ce pèlerinage terrestre, vivez donc avec enthousiasme cette victoire de la Croix par le Saint-Sacrifice de la Messe, les Sacrements de l'Eglise et la Parole de Dieu, sources indispensables de la sainteté et de notre résurrection promise (Jean 14, 1-4) ; main dans la main avec la Vierge Marie, n'hésitez pas aussi à prier le chapelet à tout moment de la journée : « un Ave bien dit fait trembler tout l'Enfer » disait le Saint Curé d'Ars. A l'opposé du conformisme bien-pensant, incarnez-vous en cette jeunesse enflammée de certitude et de joie, assoiffée de pureté, de fraîcheur, d'idéal et d'absolu en annonçant sans complexe – toujours avec grande charité et non-violence – la Vérité Salvatrice du Christ-Ressuscité, Unique Sauveur et Médiateur de l'humanité. Soyez fiers d'être des hommes et des femmes libres dans le Christ... car seule la flamme de la Vérité rend libre (Jean 8, 32). « Chrétien, prends conscience de ta dignité. Rappelle-toi toujours de quel Corps tu es membre ! » (Saint Léon le Grand). « L’Eglise vous fait confiance, je tiens à vous le dire ! » (Benoît XVI).

« (...) Par son vêtement, quel qu'il soit, la femme peut dégager la pureté ou la vulgarité, élever ou abaisser les âmes. Certaines adolescentes aguichent sans s'en rendre compte, d'autres se cachent derrière un look masculin. Or, la féminité, c'est se mettre en valeur avec modestie. (…) Les femmes sans personnalité suivent la mode, les prétentieuses l’exagèrent, mais les femmes de goût jouent avec elle. Il ne s’agit pas d’être une fashion victim à tout prix, mais de connaître les tendances, sans les mépriser, et d’avoir l’intelligence et une connaissance de soi suffisantes pour sélectionner ce qui correspond à sa morphologie, son identité. On peut être dans le vent et en cohérence avec son idéal, en renonçant à porter tel vêtement qui ne serait pas décent : transparent, trop moulant, ou trop échancré par exemple. Pratiquer sa foi, c’est savoir renoncer à certaines pièces, aussi belles ou soldées soient-elles ! (…) La beauté intérieure ne doit-elle pas justement se refléter à l’extérieur ? Pourquoi faudrait-il soigner son âme et négliger son corps, son apparence ? A mon sens, les jeunes catholiques devraient être les plus belles, les mieux habillées, non pour se mettre en avant, mais parce qu’il s’agit là d’un premier témoignage. Elle sont des lumières pour leur époque. Avant même le langage, le vêtement est un outil de communication. Quand une fille vulgaire entre dans une pièce, tous les regards se braquent sur elle. Une femme n’est jamais neutre. La vraie féminité n’est pas celle qui agresse, provoque ; au contraire, elle apaise, adoucit, et peut même toucher les cœurs. La pudeur dans le vêtement aide nos interlocuteurs, garçons et filles, à regarder aussi le visage. Et c’est par le regard que se perçoit la beauté intérieure. (…) En 1917, Notre-Dame de Fatima avait prévenu la petite Jacinthe : « Certaines modes seront lancées qui offenseront gravement mon Fils ». Et conduiront à l’impureté. Il suffit parfois d’un peu de bon sens : une nuisette par exemple, c’est très bien pour dormir, pas pour aller faire ses courses. Et on ne s’habille pas de la même façon à la plage et à la messe. Ainsi, à nous d’accepter par charité d’avoir un peu chaud dans une église plutôt que d’y venir en short court ou débardeur. C’est une simple délicatesse à l’égard des hommes et de nos prêtres. Dans notre société érotisée où les créateurs jouent sur la mode androgyne, marquons par nos tenues qu’une femme n’est pas un homme, que le vêtement n’est pas si superficiel : il touche à l’intégrité de la personne… Rendons gloire à Dieu dans notre corps ! ».

 

Alix, 26 ans, étudiante en stylisme - Extrait d’un article de Famille chrétienne N°1686

 

 

« (...) L’être humain est un être corporel. Si matériel qu’il soit, le corps n’est pas un objet : il est d’abord quelqu’un en ce sens qu’il est manifestation de la personne, un moyen de présence aux autres. Le corps est une parole, un langage. Quelle merveille et quel signe en même temps ! Ayez un très grand respect de votre corps et du corps des autres ! Que votre corps soit au service de votre moi profond. Que vos gestes, vos regards soient toujours le reflet de votre âme. Adoration du corps ? Non, jamais ! Mépris du corps ? Pas davantage ! Maîtrise du corps ? Oui ! Transfiguration du corps ! Plus encore ! La maîtrise du corps est déterminante pour l’intégration de la sexualité (+). L’union des corps a toujours été le langage le plus fort que deux êtres puissent se dire l’un à l’autre. Et c’est pourquoi un tel langage, qui touche au mystère sacré de l’homme et de la femme, exige qu’on n’accomplisse jamais les gestes de l’amour sans que les conditions d’une prise en charge totale et définitive de l’autre soient assurées et que l’engagement en soit publiquement pris dans le mariage (+) (+) (+). Vous valez ce que vaut votre cœur. Toute l’histoire de l’humanité est l’histoire du besoin d’aimer et d’être aimé. Cette fin de siècle rend plus difficile l’épanouissement d’une saine affectivité. Il importe en ce domaine de voir clair. Quel que soit l’usage qu’en font les humains, le cœur - symbole de l’amitié et de l’amour - a aussi ses normes, son éthique. Faire place au cœur dans la construction harmonieuse de votre personnalité n’a rien à voir avec la sensiblerie ni même la sentimentalité. Le cœur, c’est l’ouverture de tout l’être à l’existence des autres, la capacité de les deviner, de les comprendre. Aimer, c’est donc essentiellement se donner aux autres. Loin d’être une inclination instinctive, l’amour est une décision consciente de la volonté d’aller vers les autres. Pour pouvoir aimer en vérité, il faut se détacher de bien des choses et surtout de soi, donner gratuitement, aimer jusqu’au bout. Cette dépossession de soi - œuvre de longue haleine - est épuisante et exaltante. Elle est source d’équilibre. Elle est le secret du bonheur. Jeunes de France, levez plus souvent les yeux vers Jésus-Christ ! Il est l’homme qui a le plus aimé, et le plus consciemment, le plus volontairement, le plus gratuitement ! Méditez le testament du Christ : « Il n’y a pas de plus grande preuve d’amour que de donner sa vie pour ceux qu’on aime ». Contemplez l’Homme-Dieu, l’homme au cœur transpercé ! N’ayez pas peur ! Jésus n’est pas venu condamner l’amour mais libérer l’amour de ses équivoques et de ses contrefaçons. Jeunes de France, c’est l’heure plus que jamais de travailler la main dans la main à la civilisation de l’amour. (…) Quel chantier gigantesque ! Quelle tâche enthousiasmante ! (...) Au nom de tout l’amour que je vous porte, je n’hésite pas à vous inviter : « Ouvrez toutes grandes vos portes au Christ ! ». Que craignez-vous ? Faites-lui confiance. Risquez de le suivre. Cela demande évidemment que vous sortiez de vous-mêmes, de vos raisonnements, de votre "sagesse", de votre indifférence, des habitudes non chrétiennes que vous avez prises peut-être. Oui, cela demande des renoncements, une conversion, qu’il vous faut d’abord oser désirer, demander dans la prière et commencer à pratiquer. Laissez le Christ être pour vous le Chemin, la Vérité et la Vie. Laissez-Le être votre salut et votre bonheur. Laissez-Le saisir votre vie tout entière pour qu’elle atteigne avec lui toutes ses dimensions, pour que toutes vos relations, activités, sentiments, pensées soient intégrés en lui, on pourrait dire "christifiés". Je souhaite qu’avec le Christ vous reconnaissiez Dieu comme la source et la fin de votre existence. Voilà les hommes et les femmes dont le monde a besoin, dont la France a besoin. Vous aurez personnellement le bonheur promis dans les Béatitudes et vous serez, en toute humilité et respect des autres, et au milieu d’eux, le ferment dont parle l’Évangile. Vous bâtirez un monde nouveau ; vous préparerez un avenir chrétien. C’est un chemin de croix, oui, c’est aussi un chemin de joie, car c’est un chemin d’espérance. Avec toute ma confiance et toute mon affection j’invite les jeunes de France à relever la tête et à marcher ensemble sur ce chemin, la main dans la main du Seigneur. "Jeune fille, lève-toi ! Jeune homme, lève-toi !" ».

 

Sa Sainteté le Pape Jean-Paul II - Extrait du Message aux Jeunes de France - Parc des Princes - 1er juin 1980

 

 

  

Lien : « La permissivité morale ne rend pas les hommes heureux » (Jean-Paul II)

 

 

« Cette évangélisation, c’est d’abord la transmission d’un bonheur, la transmission d’une joie !

Plus je fais de Jésus la joie de ma vie, plus je suis sa joie et plus cette joie est rayonnante »

(Père Daniel-Ange, Fondateur de l'école d'évangélisation "Jeunesse-Lumière")

Le pape s'est exprimé devant quelque 15 000 jeunes enthousiastes, à la fin de son voyage à Malte, le 18 avril. Devant les jeunes Maltais, le pape a souligné combien « chaque rencontre personnelle avec Jésus est une expérience irrésistible d'amour ». « Dieu aime chacun de nous avec une profondeur et une intensité que nous pouvons difficilement imaginer ». « Il nous connaît intimement, il connaît tous nos talents et tous nos défauts ». Dieu « nous aime tellement, qu'il désire nous purifier de nos imperfections et renforcer nos vertus si bien que nous puissions avoir la vie en abondance », a encore expliqué le pape. Ainsi, « quand il nous fait un reproche parce que quelque chose dans nos vies lui déplaît, il ne nous rejette pas, mais il nous demande de changer et de devenir plus parfaits ». « N'ayez pas peur », a encore une fois lancé le pape à tous ceux « qui désirent suivre le Christ ». « Certainement rencontrerez-vous une opposition au message de l'Evangile », a-t-il poursuivi. « La culture d'aujourd'hui, comme toute culture, encourage des idées et des valeurs qui sont parfois incompatibles avec celles vécues et prêchées par notre Seigneur Jésus-Christ ». Mais si elles sont souvent « présentées avec un grand pouvoir de persuasion, renforcé par les médias et par la pression sociale de groupes hostiles à la foi chrétienne », le pape a encore une fois invité à ne pas avoir peur mais à se réjouir de l'amour de Dieu pour nous. « Faites-lui confiance, répondez à son invitation à être ses disciples, trouvez un aliment et un remède spirituel dans les sacrements de l'Eglise ».

 

Dans son discours, le pape a enfin invité les jeunes Maltais à « être fiers » de leur pays, « seul parmi les Etats de l'Union Européenne » à défendre à la fois « l'enfant qui n'est pas encore né » et à encourager « la stabilité de la vie de famille en disant non à l'avortement et au divorce ». « Je vous exhorte à maintenir ce courageux témoignage rendu à la sainteté de la vie et à la place centrale du mariage et de la vie familiale pour une société saine », a affirmé le pape. En cette Année sacerdotale, Benoît XVI a aussi invité à « être ouverts à la possibilité que le Seigneur puisse appeler certains de vous à se donner totalement au service de son peuple dans le sacerdoce ou dans la vie consacrée ».

http://img.over-blog.com/360x228/0/21/41/34/mariage.jpgA une époque où le mariage est souvent vu comme un « contrat à durée déterminée », Benoît XVI a invité les jeunes à redécouvrir la fidélité et le don de soi dans le mariage. Dans le message adressé aux participants au 10e Forum international des jeunes, qui se déroule du 24 au 28 mars à Rocca di Papa, à quelques kilomètres de Rome, le pape a exhorté les jeunes à « découvrir la grandeur et la beauté du mariage ». « La relation entre l'homme et la femme reflète l'amour divin de manière très spéciale, c'est pourquoi le lien conjugal a une dignité immense », a-t-il affirmé aux jeunes réunis pour réfléchir sur le thème « Apprendre à aimer ». « A travers le sacrement du mariage, les époux sont unis par Dieu et par leur relation, ils manifestent l'amour du Christ, qui a donné sa vie pour le salut du monde ». « Dans un contexte culturel où beaucoup de personnes considèrent le mariage comme un contrat à durée déterminée, il est d'importance vitale de comprendre que l'amour véritable (+) (+) (+) (+) (+) (+) (+) (+) est fidèle, don de soi définitif », a-t-il affirmé. Puisque le Christ « consacre l'amour des époux chrétiens et s'engage avec eux, non seulement cette fidélité est possible, mais elle est la voie pour entrer dans une charité toujours plus grande », a ajouté le pape. « Ainsi, dans la vie quotidienne de couple et de famille, les époux apprennent à aimer comme le Christ aime ». A l'occasion de cette rencontre organisée tous les trois ans par le Conseil pontifical pour les laïcs, Benoît XVI a rappelé combien « l'homme est fait pour aimer ». « Sa vie n'est pleinement réalisée que si elle est vécue dans l'amour ». Citant sainte Thérèse de l'Enfant Jésus : « Ma vocation, c'est l'amour » (Manuscrit B), il a souhaité que les jeunes cherchent « de tous leur cœur à découvrir leur vocation à l'amour comme personnes et comme baptisés ». « C'est la clé de toute l'existence ». S'adressant enfin aux jeunes représentants des 5 continents présents à cette rencontre, le pape les a appelés à être des « témoins » de ce qu'ils ont vu et entendu auprès des jeunes de leur âge. C'est une « véritable responsabilité » et l'Eglise « compte sur (vous) », a-t-il insisté, évoquant le « rôle important » qu'ils ont à jouer « dans l'évangélisation des jeunes de leurs pays ».

 

 

 

« (…) A l’exemple de nombreux disciples du Christ, vous aussi, chers amis, accueillez avec joie l’invitation à le suivre, pour vivre intensément et avec fécondité en ce monde. Par le Baptême, en effet, il appelle chacun à le suivre par des actions concrètes, à l’aimer par dessus tout et à le servir dans ses frères. Le jeune homme riche (cf : Marc 10, 17-22), hélas, n’accueillit pas l’invitation de Jésus et s’en alla tout triste. Il n’avait pas trouvé le courage de se détacher des biens matériels pour trouver le bien plus grand proposé par Jésus. La tristesse du jeune homme riche de l’Evangile est celle qui naît dans le cœur de chacun quand on n’a pas le courage de suivre le Christ, d’accomplir le bon choix. Mais il n’est jamais trop tard pour lui répondre ! Jésus ne se lasse jamais de tourner son regard d’amour et d’appeler à être ses disciples, mais il propose à certains un choix plus radical. En cette Année Sacerdotale, je voudrais exhorter les jeunes et les adolescents à être attentifs au fait de savoir si le Seigneur les invite à un don plus grand, sur la voie du Sacerdoce ministériel, et à se rendre disponibles pour accueillir avec générosité et enthousiasme ce signe de prédilection particulière, en entreprenant avec un prêtre, avec leur directeur spirituel, un nécessaire chemin de discernement. N’ayez pas peur, chers jeunes gens et chères jeunes filles, si le Seigneur vous appelle, par ailleurs, à la vie religieuse, monastique, missionnaire ou de consécration spéciale : il sait donner la joie profonde à ceux qui répondent avec courage ! En outre, j’invite ceux qui ressentent la vocation au mariage à l’accueillir avec foi, en s’engageant à jeter des bases solides (+) pour vivre un grand amour, fidèle et ouvert au don de la vie, qui est richesse et grâce pour la société et pour l’Eglise. « Que dois-je faire pour avoir en héritage la vie éternelle ? ». Cette question du jeune homme de l’Evangile semble éloignée des préoccupations de nombreux jeunes d’aujourd’hui, car, comme l’observait mon prédécesseur, « ne sommes-nous pas la génération pour laquelle le monde et le progrès temporel occupent totalement l’horizon de l’existence ? » (Lettre aux jeunes, n.5). Pourtant, la question sur la « vie éternelle » affleure à des moments particulièrement douloureux de l’existence, quand nous subissons la perte d’un proche ou lorsque nous faisons l’expérience de l’échec. Mais qu’est-ce que la « vie éternelle » à laquelle se réfère le jeune homme riche ? Jésus nous l’illustre quand, s’adressant à ses disciples, il affirme : « Je vous verrai de nouveau et votre cœur sera dans la joie, et votre joie, nul ne vous l’enlèvera » (Jn 16, 22). Ces paroles indiquent une exaltante proposition de bonheur sans fin, la joie d’être comblés de l’amour divin pour toujours. S’interroger sur l’avenir définitif qui attend chacun de nous donne un sens plénier à l’existence, car cela oriente le projet de vie vers des horizons ni limités ni passagers, mais immenses et profonds. Ces horizons nous portent à aimer le monde, tant aimé de Dieu, à nous consacrer à son développement, toujours avec la liberté et la joie qui naissent de la foi et de l’espérance. Ce sont des horizons qui aident à ne pas absolutiser les réalités terrestres, en sentant que Dieu nous prépare une perspective plus grande, et à répéter avec Saint Augustin : « Désirons ensemble la patrie céleste, soupirons vers la patrie céleste, sentons-nous pèlerins ici-bas » (Commentaire de l’Évangile de saint Jean, Homélie 35, 9). Le regard fixé vers la vie éternelle, le Bienheureux Pier Giorgio Frassati, mort en 1925 à l’âge de 24 ans, disait : « Je veux vivre et non pas vivoter ! » et, sur la photo d’une escalade, envoyée à un ami, il écrivait : « Vers le haut », faisant allusion à la perfection chrétienne, mais aussi à la vie éternelle. Chers jeunes, je vous exhorte à ne pas oublier cette perspective dans votre projet de vie : nous sommes appelés à l’éternité. Dieu nous a créés pour demeurer avec lui, pour toujours. Elle vous aidera à donner un sens plénier à vos choix et à apporter de la qualité à votre existence. Jésus rappelle au jeune homme riche les dix commandements, comme conditions nécessaires pour « avoir en héritage la vie éternelle ». Ce sont des points de référence essentiels pour vivre dans l’amour, pour distinguer clairement le bien du mal et construire un projet de vie solide et durable. A vous aussi, Jésus vous demande si vous connaissez les commandements, si vous vous souciez de former votre conscience selon la loi divine et si vous les mettez en pratique. Certes, il s’agit de questions à contre-courant par rapport à la mentalité actuelle, qui propose une liberté déliée des valeurs, des règles, des normes objectives et qui invite à réfuter tout ce qui limite les désirs du moment. Mais ce type de proposition, au lieu de mener à la vraie liberté, conduit l’homme à devenir esclave de lui-même, de ses désirs immédiats, des idoles comme le pouvoir, l’argent, le plaisir effréné et les séductions du monde, en le rendant incapable de suivre sa vocation innée à l’amour. Dieu nous donne les commandements parce qu’il veut nous former à la vraie liberté, parce qu’il veut construire avec nous un Royaume d’amour, de justice et de paix. Les écouter et les mettre en pratique ne signifie pas s’aliéner, mais trouver le chemin de la liberté et de l’amour authentiques, car les commandements ne limitent pas le bonheur, ils indiquent comment le trouver. Au début de son dialogue avec le jeune homme riche, Jésus lui rappelle que la loi donnée par Dieu est bonne, car « Dieu est bon » (...).





Lien :
Lire dans son intégralité le Message de Benoît XVI aux jeunes du monde (JMJ 2010)

scouteuropemerFacilité… ou héroïsme ? La jeunesse n’est pas mesurée par le nombre des années. Elle est avant tout une qualité d’âme. On peut avoir 50 ans et garder cette flamme, cet enthousiasme, cet entrain qui sont les marques de la jeunesse. On rencontre aussi aujourd’hui, dans notre civilisation de mort, des enfants de douze ans à peine, qui portent au visage les stigmates d’une ‘expérience’ bien plus vieille que leur âge, triste reflet d’une âme déjà flétrie. Aujourd’hui, dans la presse et sur le petit écran, la jeunesse est exaltée, portée aux nues; on dirait qu’il suffit d’avoir vingt ans pour mériter d’être un héros… ou un saint. Quelle erreur ! Ou plutôt, quel mensonge ! Car ceux qui véhiculent un tel message savent très bien ce qu’ils font. Ce qu’ils font ? Ils brisent la jeunesse dans leur élan. Au lieu de lui dire : Allez ! Lancez dans la vie vos forces neuves, mettez l’ardeur de vos vingt ans au service de cet évangile qui transforme le monde parce qu’il agit au plus profond des âmes, on la convainc qu’elle est arrivée au sommet de la gloire et qu’il ne lui reste plus qu’à conserver jalousement cette marque de toute réussite : être jeune. Méfiez-vous de ceux qui exaltent la jeunesse et la laissent se reposer sur ses prétendus lauriers. Aimez ceux qui lui demandent beaucoup. Fuyez ceux qui disent qu’elle n’a de leçons à recevoir de personne. Suivez ceux qui ne se contentent pas de donner des leçons, mais dont la vie vous est un exemple et une aide pour monter plus haut. Vous êtes faits pour les ascensions et les hauteurs, repoussez avec dégoût la facilité, dont un autre nom est la médiocrité. Mais, pourquoi les pièges tendus à la jeunesse actuelle sont-ils aussi efficaces ? Pourquoi nos jeunes n’arrivent-ils plus à se dévouer gratuitement au service du prochain ? Pourquoi, à l’âge où la vie s’ouvre devant eux, avec ses charmes et ses espoirs, rencontre-t-on autant de blasés, de découragés ? Pourquoi enfin la jeunesse actuelle, au demeurant agréable à vivre et sympathique, recule-t-elle devant les grands choix de la vie : la réponse à l’appel de Dieu, ou la construction d’un foyer chrétien ? Il serait trop facile d’accuser la société en laquelle nous vivons. Sommes-nous libres ou non ? Nos choix seront-ils toujours ceux que l’on veut, il est vrai, nous imposer, ou seront-ils enfin les nôtres ? Votre vie sera ce que vous avez décidé d’en faire. Je ne parle pas ici de la profession que vous aurez plus tard, mais de l’âme avec laquelle vous l’accomplirez. Ceux qui s’attachent aujourd’hui à corrompre la jeunesse, pour mieux l’asservir, croient au péché originel. Nous n’y croyons plus. C’est la réponse la plus profonde peut-être aux questions qui précèdent. La jeunesse, dit-on, a une immense capacité d’aimer. Oui, mais entendons-nous. La jeunesse aime aimer. Elle a du mal à se donner à l’objet de son amour, elle aime jouir de l’amour qu’elle sent vibrer en elle. Elle est égoïste, tournée vers elle, en raison de cette catastrophe que fut le péché originel. Bien sûr, elle est douée aussi de force pour résister à cet égoïsme et pour se donner, mais ce n’est pas sa pente ordinaire, laquelle est plus souvent descendante. On est tous si tentés par la facilité ! Ne croyez pas si légèrement à tous les sentiments que vous éprouvez. Ce n’est pas parce qu’ils sont neufs et qu’ils se veulent généreux qu’ils sont nécessairement purs. C’est dans la mesure où ils sont absolus qu’ils sont les plus dangereux. Voici ce qu’écrivait Gustave Thibon : « Le oui et le non absolus ne peuvent fleurir que dans le royaume de l’abstraction et du rêve. Appliqués au réel, ces entraînements affectifs incontrôlés, si nobles qu’ils soient dans leur source, aboutissent au désordre et à l’injustice. (…) La soif aveugle et prématurée d’absolu a aussi ceci de tragique qu’elle conduit après l’échec et la déception inévitables, à la pire disgrâce que puisse encourir un être créé à l’image de Dieu : le scepticisme et la démission en face de tout idéal, le consentement à la médiocrité. » (Permanences n°401, p.6). Autre facilité de notre époque : les biens matériels. Comme vous y êtes attachés ! Non pas que vous en ayez beaucoup, mais quelle importance ils ont à vos yeux ! André Charlier, dans ses célèbres Lettres aux Capitaines, écrit : « Vous êtes les plus comblés parce que tout vous est donné et que vous n’imaginez même pas que rien puisse vous êtes refusé ; mais vous êtes en même temps les plus pauvres parce que vous êtes réduits à tirer de l’extérieur de quoi remplir votre vie. Un homme vrai est un homme qui n’a pas de besoins, c’est-à-dire qui est capable de tout tirer de lui-même » (p.38). Autre qualité de cette jeunesse atteinte par le péché des origines : ses rêves, ses idéaux, ses espoirs. On veut faire de sa vie quelque chose de grand, et l’on a raison ; mais, que cette grandeur devienne un refuge imaginaire confortable, laissant pâles à côté de lui les réalisations terrestres, et l’on abandonne alors les efforts nécessaires pour faire de sa vie une belle œuvre, et l’on devient critique pour tout ce qui se fait, parce que tout ce qui se fait ici bas, croit-on, sera toujours moins beau que ce que l’on a rêvé. Mais, non ! C’est le réel qui est beau ! Le réel qu’il faut s’efforcer de comprendre -et c’est tâche difficile !-, le réel qu’il nous appartient de construire, petitement peut-être, pauvre peut-être, imparfait toujours, mais combien encourageant et enthousiasmant ! « Un regard jeune est toujours un regard grave : on ne peut pas ne pas être grave, quand on est au bord de sa vie et qu’on sait que l’on va se mesurer avec le réel. C’est le scepticisme et l’ironie qui vieillissent un homme avant l’âge », écrit encore A. Charlier (p.174). Grave, ici, veut dire sérieux. Sérieux ne veut pas dire triste. C’est encore une confusion de la jeunesse. Parce que l’on est sérieux, on ne saurait pas rire. Je veux m’arrêter là. J’espère surtout ne pas vous avoir accablés. Ces paroles, il est vrai, peuvent sonner comme des reproches. Entendez les d’abord comme un appel. Un appel à monter plus haut, avec un réalisme vigoureux et joyeux. Bien sûr il y a le péché originel, mais il y a aussi la grâce. Fondez sur elle votre jeunesse. Mais, là encore, attention ! , la grâce nous est toujours donnée par la croix. N’ayez pas peur du sacrifice ! « Est-ce que le but de la vie est de vivre ? Est-ce que les pieds des enfants de Dieu sont attachés à cette terre misérable ? Il n’est pas de vivre mais de mourir ! Et non point de charpenter la croix, mais d’y monter et de donner ce que nous avons en riant ! Là est la joie, là est la liberté, là est la grâce, là la jeunesse éternelle !… » (Claudel, L’annonce faite à Marie, acte 4, scène 2).

 

Par un chanoine régulier de la Mère de Dieu

Extrait du passage du Père Daniel-Ange

sur Radio Notre-Dame (03/2009)

 




Ci-dessus, un extrait de l’intervention de Père Daniel-Ange
(le 27/07/2009 à Pöllau, en Autriche) pour la Familientreffen 2009

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