On entend dire, parfois, aujourd’hui, que la vie humaine n’a pas de sens. Ce ne serait, parait-il, dans l’explosion imprévue du Big Bang, qu’un avatar, un coup funeste du hasard. Tous les paumés chantent ça en cœur sur la même fausse note sinistre et ringarde. Comme ces raisonneurs du siècle dernier, qui s’acharnaient à nous démontrer que tout était absurde sur Terre. Excepté, bien sûr, leur propre raisonnement… sur l’absurdité ! Il est assez évident, en effet, que la vie ne peut avoir le moindre sens pour ceux qui se contentent de s’empiffrer ou de courir après le vent. Pour trouver du sens à la vie, il faut la considérer dans son histoire totale. Cet élan vers « le plus » qui, malgré d’innombrables échecs, a poussé tant d’hommes intelligents, depuis tant de siècles, à risquer leur vie pour tenter de « savoir », suggère au moins l’hypothèse qu’il y a… Quelque part un pôle d’attraction irrésistible ! Et pourquoi pas même une Vérité ? Cet appétit de « vivre plus »… jusqu’en éternité qui malgré des milliards de morts persiste en nous, depuis si longtemps, suggère aussi l’hypothèse qu’il existe… quelqu’un capable de créer en nous cette soif d’infini.

 

Toutes les civilisations de la Terre ont dans leur phase d’ascension, cru en des dieux. Sans doute ces dieux n’étaient-ils que des ébauches plus ou moins primitives et leur culte une marche d’approche tâtonnante, mais c’était toujours dans la même direction que l’homme cherchait. Tout ce que l’homme a inventé de beau, de grand, d’intelligent, l’a toujours été au prix d’une inlassable persévérance, de multiples recommencements, de courageux dépassements de soi. Jamais dans l’attente du hasard. Pour les chrétiens, la vie a du Sens, parce que quand on l’embrasse dans sa vérité, elle nous conduit vers l’Absolu de la vie en Dieu. À leurs yeux, chaque être humain qui hérite du don fabuleux de la vie hérite en même temps d’un germe. D’un germe de destin divin, qu’il lui appartient de faire fructifier et qu’il lui arrive d’étouffer.

 

L’intelligence ne fonctionne pas sous vide. Quand on est figé dans son égoïsme ou dans sa crasse, on dérape fatalement vers un avant-goût de néant. Quand on perd le goût du risque et de l’aventure, on se découvre mille raisons de se mettre en hibernation. On trouve toujours le Mont-blanc trop haut, le Mali trop loin, l’Église… trop sombre. La vie ne peut avoir de sens que pour ceux qui la vivent en « battants », en mettant tout leur être « en puissance » : en corps, âme et intelligence.

 

Michel Menu, Aventure vraie avec les raiders scouts.

scoutismeAu jour de ta Promesse, tu as choisi Dieu. Tu t’es engagé librement, sur ton honneur, à servir Dieu, l’Eglise et la Patrie. Personne ne t’y a forcé, mais ce geste, tu l’as fait parce que tu as voulu prendre en main ta propre vie, pour la soumettre tout entière à une « loi », exigeante certes, mais qui est pour toi un guide et un soutien, et un exemple pour les autres. Tu as promis. Et qu’as-tu promis ? De servir de ton mieux, d’aider ton prochain en toutes circonstances, d’observer la loi scoute. Aussi, depuis ta Promesse, tu ne dois plus être comme avant. Une seule chose doit te préoccuper, partout et à tout moment : SERVIR. Mais vas-tu te torturer l’esprit nuit et jour pour savoir comment servir ? Bien sûr que non. Etre scout, ce n’est pas accomplir une B.A. quotidienne, ou même deux B.A. par jour, ou même trois, ou quatre, ou plus … et puis après, se reposer, redevenir comme les autres. Non. On est scout, non pas à certains moments de sa vie, quand on y pense, mais continuellement, à chaque instant : c’est une MANIERE D’ETRE.

 

Vois-tu quelle est la grandeur du rôle que tu as à jouer parmi tes frères ? Tu es, parmi eux, celui qui sert, celui qui sauve parfois. Comme le seigneur, tu dois dire : « Je ne suis pas venu pour être servi, mais pour servir ». Délibérément, puisque tu l’as promis, tu te sacrifies. Et tu trouves le vrai bonheur, qui est de donner sans compter. Et puis aussi, ce bonheur, tu l’apportes aux autres, qui te regardent vivre, et qui, alors, réfléchissent. As-tu lu dans les journaux, cet été, le récit de l’acte héroïque de ce garçon de 11 ans qui, pour sauver sa petite sœur des griffes d’un aigle qui s’apprêtait à l’enlever, s’est battu pendant vingt minutes avec l’oiseau et finalement, couvert de blessures, a réussi à le tuer ? Je ne sais pas si ce garçon était scout. En tout cas, il en avait l’esprit. Sans l’ombre d’une hésitation, il s’est porté au secours d’une vie en danger, en risquant la sienne, généreusement. Serais-tu capable d’un tel acte, d’une telle générosité ? Rappelle-toi la parole du Christ : « Il n’y a rien de plus beau que de donner sa vie pour ceux qu’on aime. » Il a donné en vivant et en mourrant, pour nous tous, ses frères les hommes.

 

Scout, tu seras celui qui sert, qui se donne. Tu seras ainsi un peu de lumière, un peu de joie, dans un monde devenu triste et sombre à force d’être égoïste. C’est dur, mais qu’as-tu à craindre, si Dieu est avec toi ? tu n’as qu’à lui dire toujours : « Oui ». Sois heureux et confiant. Travaille de tout ton cœur. Aime les autres de tout ton cœur. La haine salit, vois-tu, elle brise tout. Donne sans compter. Tu sais que la vie ne vaut que par le don de Soi. Pense au Christ, qui a tout donné. Suis-le. Fais de ta vie une conversation avec Dieu. Et au seuil de cette année qui commence, tout seul, du fond de ton cœur, redis les paroles de ta Promesse : « Sur mon honneur, avec la grâce de Dieu, je m’engage à servir de mon mieux Dieu, l’Eglise et la Patrie, à aider mon prochain en toutes circonstances, à observer la loi scoute. »

Qu’elle te guide, cette Promesse, au long de tes journées. Qu’elle te soutienne dans tes luttes. Sois-y toujours fidèle. Et que Dieu te vienne en aide …

 

Abbé Thouveret, aumônier de troupe 2ème SDF Mâcon (octobre 1951)

Sans la joie chrétienne, le croyant n'est pas « convainquant » a déclaré le pape Benoît XVI. La vraie joie est forcément « missionnaire ». Benoît XVI s'est exprimé ainsi dans son homélie lors de la célébration eucharistique qui concluait, le 30 août à Castel Gandolfo, la rencontre avec ses anciens étudiants. Cette rencontre du « Ratzinger Schülerkreis », a eu lieu du 28 au 30 août à Castel Gandolfo. Dans l'homélie de la messe finale, Benoît XVI a évoqué le thème de la pureté de l'homme devant Dieu et le rapport entre l'amour et la loi. Le pape a rappelé que le christianisme n'est pas un « moralisme » parce que ce n'est pas l'homme qui définit « ce qui est bon » mais c'est la Vérité, qui « vient à notre rencontre », le Christ qui est « la Vérité et l'Amour », qui « prend par la main » et « pénètre notre être ». Pour Benoît XVI, si le chrétien « se laisse toucher » par le Christ, la rencontre devient « amitié et amour », et le chrétien devient « lui-même » une personne « pure », grâce à la pureté du Christ, des personnes qui savent « aimer grâce à son amour » et qui « font entrer les autres aussi dans sa pureté et son amour ». Le pape rappelle que les hommes ne sont pas ici-bas « comme des brebis sans berger qui ne savent pas où est le bon chemin », puisque Dieu lui-même « nous indique la voie ». D'où la joie chrétienne car « la Vérité que nous ne pouvions pas trouver tout seuls nous a été révélée » par Dieu lui-même : « C'est un don que nous ne méritions pas et qui nous rends en même temps humbles et joyeux ». C'est « gratuitement », a poursuivi le pape, « que Dieu nous a montré son visage, sa volonté, lui-même ». « Si cette joie jaillit de nous elle touche aussi le cœur des non-croyants. Sans cette joie, nous ne sommes pas convaincants. Mais là où elle est présente, cette joie - même sans le vouloir - possède une force missionnaire. En effet, elle suscite chez les hommes une interrogation : n'est-ce pas là la vraie voie, cette joie ne conduit-elle pas justement sur les traces de Dieu lui-même ? ». 



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Lien : Le sourire, par Guy de Larigaudie

« En vérité je vous le dis, mes frères européens, vous êtes comme des enfants. Vous ne savez pas distinguer le bien du mal, le beau du laid, le juste de l'injuste, le vrai du faux. Il suffit de visiter vos musées ou de parcourir vos villes pour s'en rendre compte. Vous vivez dans un chaos. Vous ne savez plus organiser ce chaos car on a embrouillé votre esprit. C'est pourquoi votre monde vous est devenu incompréhensible. Vous avez suivi l'enseignement de mauvais maîtres qui vont ont inculqué le poison du relativisme et qui vous ont fait croire que toutes choses avaient une valeur égale. Ils ont aussi prétendu qu'il pouvait exister une morale commune à tous les hommes et que cette morale serait justement la vôtre. Ils ont prétendu que les différences n'existaient pas plus entre les hommes qu'entre les sexes. Ces erreurs, vous les avez à votre tour enseignées à vos enfants, en rompant avec l'héritage de vos ancêtres. Puis, vous avez laissé vos enfants livrés à eux-mêmes, par peur de l'autorité. Vous ne leur enseignez plus rien. Vous avez dilapidé par facilité le capital de votre civilisation, mes frères. Et cela en pure perte car, en vérité, ces mauvais bergers vous ont conduits sur la voie du nihilisme. (…)

 

Vous vivez dans l'illusion d'être en mesure d'imposer, avec ce que vous pensez être votre supériorité matérielle, à tous les peuples de la terre vos croyances bizarres. Mais cette illusion aussi se dissipera, mes frères. Car vos mauvais bergers vous cachent que vous êtes de moins en moins nombreux, que votre civilisation a vieilli et que vous n'êtes plus en mesure d'imposer quoi que ce soit. Car les autres peuples ne croient plus en vous et ne vous craignent plus. Ils s'installent déjà chez vous sans réaction de votre part. Vous n'avez plus le monopole du savoir. Et encore moins celui de la force. En vérité vous êtes comme des esclaves. Vous n'avez plus ni patrie, ni famille, ni identité : vous n'avez que des maîtres. Mais vous aimez encore votre servitude car vous croyez qu'elle vous garantira l'aisance matérielle. Cette illusion aussi se dissipera ! Vos mauvais bergers prétendent que vous êtes de plus en plus libres, mais c'est pour vous perdre…

 

Suite de l’article.

 

Discours à la jeunesse de France (Paris)

Je sens en moi se faire un grand vide que ne remplissent ni l'amitié ni l'étude. J'ignore qui viendra le combler. Sera-ce Dieu, sera-ce une créature ? Si c'est une créature, je prie qu'elle ne se présente que quand je m'en serai rendu digne. Je prie qu'elle apporte avec elle ce qu'il faudra de charme extérieur pour qu'elle ne laisse place à aucun regret ; mais je prie surtout qu'elle vienne avec une âme excellente, qu'elle apporte une grande vertu, qu'elle vaille beaucoup mieux que moi, qu'elle m'attire en haut, qu'elle ne me fasse pas descendre, qu'elle soit généreuse parce que souvent je suis pusillanime, qu'elle soit fervente parce que je suis tiède dans les choses de Dieu, qu'elle soit compatissante enfin, pour que je n'ai pas à rougir devant elle de mon infériorité.

 
Ne m'abandonnez pas, Seigneur, faites que je sois aimé ; Vous le savez, ce n'est pas seulement de la douceur que je cherche dans l'Amour, c'est le mépris de toute bassesse, c'est la force de combattre pour le Bien, pour le Vrai.

Bienheureux Frédéric Ozanam

 

 

"Chers jeunes de langue française, le Christ vous demande aujourd’hui d’être enracinés en Lui

et de bâtir avec Lui votre vie sur le roc qu’il est Lui-même. Il vous envoie pour être

des témoins courageux et sans complexes, authentiques et crédibles !

N’ayez pas peur d’être catholiques, d’en témoigner toujours autour de

vous avec simplicité et sincérité ! Que l’Église trouve en vous et en

votre jeunesse les missionnaires joyeux de la Bonne Nouvelle !"

« [...] Bien chers frères, au cours des décennies qui ont suivi le concile Vatican II, certains ont interprété l’ouverture au monde non pas comme une exigence de l’ardeur missionnaire du Cœur de Jésus mais comme une transition vers la sécularisation, voyant en elle des valeurs d’une grande profondeur chrétienne, comme l’égalité, la liberté et la solidarité, et en se montrant disposés à faire des concessions et à explorer des domaines de coopération. On a donc assisté à des actions de la part de responsables de l’Église dans les débats éthiques qui voulaient répondre aux attentes de l’opinion publique, mais qui cessaient de parler de certaines vérités fondamentales de la foi, comme le péché, la grâce, la vie théologale et les fins dernières. Inconsciemment, on est tombé dans une autosécularisation de nombreuses communautés de l’Église. Celles-ci, dans l’espoir de satisfaire ceux qui s’étaient éloignés, ont vus se distancer, frustrés et désabusés, ceux qui en faisaient déjà partie. Nos contemporains, quand ils nous rencontrent, veulent voir ce qu’ils ne voient nulle part ailleurs, c’est-à-dire la joie et l’espérance qui découlent du fait de demeurer avec Notre Seigneur ressuscité.

 

Actuellement, il existe une nouvelle génération née dans cet environnement ecclésial sécularisé qui, en plus d'être ouverte et engagée, voit dans la société un fossé de différences et d'oppositions au Magistère de l'Église, de plus en plus profond, surtout dans le domaine éthique. Dans ce désert de Dieu, la nouvelle génération a soif de transcendance. Ce sont les jeunes de cette nouvelle génération qui frappent aujourd’hui à la porte du séminaire et qui ont besoin de trouver des formateurs qui soient de vrais hommes de Dieu, des prêtres totalement consacrés à la formation, qui donnent le témoignage du don de soi à l'Église, à travers le célibat et une vie austère, selon le modèle du Christ, le Bon Pasteur. De cette façon, les jeunes apprendront à être sensibles à la rencontre avec le Seigneur, par leur participation quotidienne à l'Eucharistie, en aimant le silence et la prière, pour la gloire de Dieu et le salut des âmes. [...] »


« - Ah ! cette chape de plomb pesant sur nos épaules, voilant nos visages, éteignant nos regards !
Tout est dû. Tout est vu. Tout est prévu. Tout est vécu. On a tâté à tout. On ne désire plus. On n'espère plus. On n'attend plus. Plus rien. Ni de personne. Ni de la vie. Le lierre a tellement étouffé la jeune pousse que la sève ne peut plus monter.
Les enfants ne disent même plus merci. Les cadeaux de Noël ? Il y en a trop ! On s'en servira quelques jours, quelques semaines, puis on les... partagera ? Que non ! L'abondance a fermé le cœur : on les jettera. D'ici là, le gadget dernier cri aura déjà excité mon appétit. Mon copain, lui, l'a déjà, pourquoi pas moi ? Je dois paraître "in", "branché"... Je le veux, à tout prix ! Et tout de suite, sans "s'il vous plaît" ! J'y ai droit. La pub l'a dit, hier soir, à la télé. Je ferai la tête à mes vieux jusqu'à ce que je l'obtienne. Et s'ils ne cèdent pas, je me débrouillerai : je ferai un casse avec les copains. Je l'aurai coûte que coûte ! Sinon, je me taille !
Tyrannie des marques ! Humiliation des enfants qui ne peuvent se les payer !
L'avoir rend tout dérisoire, car il devient synonyme de pouvoir. La richesse engendre le stress. La possession enclenche l'ambition. Rimes terribles ! Cercle vicieux s'il en est !
Et nous voilà toujours tristes, parce qu'on n'a jamais tout ! Et nous voilà enchaîné aux choses ! A force d'aimer les choses et de se servir des personnes, au lieu de se servir des choses et d'aimer les personnes : mortelle inversion ! Et les personnes elles-mêmes deviennent des choses. Des choses à user, à utiliser, à consommer : petits gadgets frémissants livrés à mon plaisir. Je suis déchiré par ces enfants à qui on arrache leur enfance, ces adolescents frustrés de leurs adolescence. En cédant à tous leurs caprices, on en fait des petits vieux aux yeux éteints, au regard blasé, au sourire surfait. »
   

 

Père Daniel Ange (La Joie. Ed des Béatitudes 2009, pages 162-163)

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Père Michel de l'Abbaye de Lagrasse
lors des JMJ 2011 (Juventutem)

Saint Joseph, le Fils de Dieu Luimême vous a choisi pour être son père, son guide et protecteur dans son enfance, son adolescence et sa jeunesse. Il a voulu être conduit par vous sur tous les chemins de sa jeune existence terrestre. Vous avez accompli votre office avec une entière fidélité. Je viens aussi vous confier ma jeunesse. Par le nom de Jésus, je vous en conjure, soyez mon guide et protecteur, j'ose dire mon père dans le pèlerinage de ma vie. Ne permettez pas que je m'éloigne du chemin de la vie qui est dans les commandements de Dieu. Soyez mon refuge dans les adversités, ma consolation dans les peines, mon conseiller dans les doutes, jusqu'à ce que je parvienne enfin à la terre des vivants, au ciel, où j'exulterai en Jésus mon Sauveur avec vous, votre très sainte épouse Marie et tous les Saints. Ainsi soitil.

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