Discours à la jeunesse de France (Paris)

Je sens en moi se faire un grand vide que ne remplissent ni l'amitié ni l'étude. J'ignore qui viendra le combler. Sera-ce Dieu, sera-ce une créature ? Si c'est une créature, je prie qu'elle ne se présente que quand je m'en serai rendu digne. Je prie qu'elle apporte avec elle ce qu'il faudra de charme extérieur pour qu'elle ne laisse place à aucun regret ; mais je prie surtout qu'elle vienne avec une âme excellente, qu'elle apporte une grande vertu, qu'elle vaille beaucoup mieux que moi, qu'elle m'attire en haut, qu'elle ne me fasse pas descendre, qu'elle soit généreuse parce que souvent je suis pusillanime, qu'elle soit fervente parce que je suis tiède dans les choses de Dieu, qu'elle soit compatissante enfin, pour que je n'ai pas à rougir devant elle de mon infériorité.

 
Ne m'abandonnez pas, Seigneur, faites que je sois aimé ; Vous le savez, ce n'est pas seulement de la douceur que je cherche dans l'Amour, c'est le mépris de toute bassesse, c'est la force de combattre pour le Bien, pour le Vrai.

Bienheureux Frédéric Ozanam

 

 

"Chers jeunes de langue française, le Christ vous demande aujourd’hui d’être enracinés en Lui

et de bâtir avec Lui votre vie sur le roc qu’il est Lui-même. Il vous envoie pour être

des témoins courageux et sans complexes, authentiques et crédibles !

N’ayez pas peur d’être catholiques, d’en témoigner toujours autour de

vous avec simplicité et sincérité ! Que l’Église trouve en vous et en

votre jeunesse les missionnaires joyeux de la Bonne Nouvelle !"

« [...] Bien chers frères, au cours des décennies qui ont suivi le concile Vatican II, certains ont interprété l’ouverture au monde non pas comme une exigence de l’ardeur missionnaire du Cœur de Jésus mais comme une transition vers la sécularisation, voyant en elle des valeurs d’une grande profondeur chrétienne, comme l’égalité, la liberté et la solidarité, et en se montrant disposés à faire des concessions et à explorer des domaines de coopération. On a donc assisté à des actions de la part de responsables de l’Église dans les débats éthiques qui voulaient répondre aux attentes de l’opinion publique, mais qui cessaient de parler de certaines vérités fondamentales de la foi, comme le péché, la grâce, la vie théologale et les fins dernières. Inconsciemment, on est tombé dans une autosécularisation de nombreuses communautés de l’Église. Celles-ci, dans l’espoir de satisfaire ceux qui s’étaient éloignés, ont vus se distancer, frustrés et désabusés, ceux qui en faisaient déjà partie. Nos contemporains, quand ils nous rencontrent, veulent voir ce qu’ils ne voient nulle part ailleurs, c’est-à-dire la joie et l’espérance qui découlent du fait de demeurer avec Notre Seigneur ressuscité.

 

Actuellement, il existe une nouvelle génération née dans cet environnement ecclésial sécularisé qui, en plus d'être ouverte et engagée, voit dans la société un fossé de différences et d'oppositions au Magistère de l'Église, de plus en plus profond, surtout dans le domaine éthique. Dans ce désert de Dieu, la nouvelle génération a soif de transcendance. Ce sont les jeunes de cette nouvelle génération qui frappent aujourd’hui à la porte du séminaire et qui ont besoin de trouver des formateurs qui soient de vrais hommes de Dieu, des prêtres totalement consacrés à la formation, qui donnent le témoignage du don de soi à l'Église, à travers le célibat et une vie austère, selon le modèle du Christ, le Bon Pasteur. De cette façon, les jeunes apprendront à être sensibles à la rencontre avec le Seigneur, par leur participation quotidienne à l'Eucharistie, en aimant le silence et la prière, pour la gloire de Dieu et le salut des âmes. [...] »


« - Ah ! cette chape de plomb pesant sur nos épaules, voilant nos visages, éteignant nos regards !
Tout est dû. Tout est vu. Tout est prévu. Tout est vécu. On a tâté à tout. On ne désire plus. On n'espère plus. On n'attend plus. Plus rien. Ni de personne. Ni de la vie. Le lierre a tellement étouffé la jeune pousse que la sève ne peut plus monter.
Les enfants ne disent même plus merci. Les cadeaux de Noël ? Il y en a trop ! On s'en servira quelques jours, quelques semaines, puis on les... partagera ? Que non ! L'abondance a fermé le cœur : on les jettera. D'ici là, le gadget dernier cri aura déjà excité mon appétit. Mon copain, lui, l'a déjà, pourquoi pas moi ? Je dois paraître "in", "branché"... Je le veux, à tout prix ! Et tout de suite, sans "s'il vous plaît" ! J'y ai droit. La pub l'a dit, hier soir, à la télé. Je ferai la tête à mes vieux jusqu'à ce que je l'obtienne. Et s'ils ne cèdent pas, je me débrouillerai : je ferai un casse avec les copains. Je l'aurai coûte que coûte ! Sinon, je me taille !
Tyrannie des marques ! Humiliation des enfants qui ne peuvent se les payer !
L'avoir rend tout dérisoire, car il devient synonyme de pouvoir. La richesse engendre le stress. La possession enclenche l'ambition. Rimes terribles ! Cercle vicieux s'il en est !
Et nous voilà toujours tristes, parce qu'on n'a jamais tout ! Et nous voilà enchaîné aux choses ! A force d'aimer les choses et de se servir des personnes, au lieu de se servir des choses et d'aimer les personnes : mortelle inversion ! Et les personnes elles-mêmes deviennent des choses. Des choses à user, à utiliser, à consommer : petits gadgets frémissants livrés à mon plaisir. Je suis déchiré par ces enfants à qui on arrache leur enfance, ces adolescents frustrés de leurs adolescence. En cédant à tous leurs caprices, on en fait des petits vieux aux yeux éteints, au regard blasé, au sourire surfait. »
   

 

Père Daniel Ange (La Joie. Ed des Béatitudes 2009, pages 162-163)

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Père Michel de l'Abbaye de Lagrasse
lors des JMJ 2011 (Juventutem)

Saint Joseph, le Fils de Dieu Luimême vous a choisi pour être son père, son guide et protecteur dans son enfance, son adolescence et sa jeunesse. Il a voulu être conduit par vous sur tous les chemins de sa jeune existence terrestre. Vous avez accompli votre office avec une entière fidélité. Je viens aussi vous confier ma jeunesse. Par le nom de Jésus, je vous en conjure, soyez mon guide et protecteur, j'ose dire mon père dans le pèlerinage de ma vie. Ne permettez pas que je m'éloigne du chemin de la vie qui est dans les commandements de Dieu. Soyez mon refuge dans les adversités, ma consolation dans les peines, mon conseiller dans les doutes, jusqu'à ce que je parvienne enfin à la terre des vivants, au ciel, où j'exulterai en Jésus mon Sauveur avec vous, votre très sainte épouse Marie et tous les Saints. Ainsi soitil.

Saint Joseph, à vous Dieu a confié la jeune fille la plus sainte et la plus belle, la Vierge Marie. Elle a pu s'abandonner à vous en toute confiance, avec son âme et son corps, sachant que vous respecteriez fidèlement tous les desseins de Dieu sur elle. Au nom de Marie, votre épouse virginale et immaculée, je vous prie d'être mon protecteur, de garder mon âme et mon corps pour les desseins de Dieu. Si Dieu m'a destinée à l'office admirable de la maternité selon la chair, choisissez pour moi un fiancé qui vous ressemble, qui sait me respecter, qui sait m'aimer fortement en Dieu, qui me garde intègre pour le jour heureux de nos noces, qui marchera avec moi sur les chemins d'un amour conjugal vraiment chrétien et sanctifiant, qui aimera en Dieu nos enfants, fruit de notre amour, et les élèvera avec moi pour Dieu, qui protègera en eux votre Jésus et qui m'aimera un peu comme vous avez aimé Marie. Mais si Dieu m'a destinée pour la vie religieuse, pour ce Mariage avec le Verbe fait chair dans la pauvreté, l'obéissance et la continence parfaite, gardez moi totalement pour Jésus comme vous avez gardé Marie. Gardez mon âme, gardez mon corps pour Jésus. Conduisez-moi tout près de Lui qui a voulu être comme votre fils et gardez-moi toujours près de Lui. Ainsi soit-il.

Le Père Daniel-Ange raconte (Extrait de son livre :  "Sida safe-sex ou save-sex") :

 


 
« A Lyon, voici quelques jours, une fille de 16 ans tombe en larmes dans

mes bras. Elle venait d'apprendre sa séropositivité, virus contracté lors

de... l'unique rapport sexuel de sa vie, préservatif employé »

 

 

J'ai tant d'amour à donner... Seigneur, mon cœur déborde d'amour... La solitude que je ressens, je te l'offre Seigneur. Dans ta bonté, viens l'habiter de Ta Présence. Tu accompagnes chacun de mes pas, je le sais, mais vois Seigneur l'amour qui est en moi, dont Toi seul peut être la source. Un amour qui ne demande qu'à jaillir, à se donner au conjoint et aux enfants que tu me prépares, si telle est ta Volonté. Vois mon désir de donner cet amour plus que de le recevoir. Ne permets pas, Ô mon Jésus, que cet amour s'épuise et se blesse dans cette attente parfois si longue et douloureuse mais qu'il s'épanouisse chaque jour dans une joyeuse espérance. Sanctifie ce temps d'attente, sanctifie mon désir de rencontre, de mariage et d'union... Fais-moi comprendre que le mariage n'est pas un aboutissement en soi mais le début d'un véritable chemin de sainteté... un chemin source de joies mais également ponctué de déceptions et d'épreuves. Fais-moi comprendre que l'engagement du mariage, c'est avant tout se donner à l'autre pour son bonheur et accepter de dépendre de lui. Fais-moi discerner la profondeur et l'indissolubilité de cet engagement scellé sous Ton Regard dans le sacrement de mariage. Seigneur, merci de me donner la confiance nécessaire pour m'abandonner librement à tous tes desseins. C'est seulement dans cette totale liberté que je pourrai accueillir en vérité mon futur conjoint, et vivre dans la charité envers tous ceux que tu mettras sur ma route. Que cet amour dont mon coeur déborde soit fécond dans mon présent état de vie, et quel que soit mon avenir, qu'il porte inlassablement du fruit pour faire de moi un instrument de paix, d'amour et de joie. Amen.

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Quelques repères sur le chemin des amoureux pour ne pas confondre
amour et amourette, et mettre tout de son côté pour un mariage heureux.


 

Les grandes chaleurs de l'été ont commencé. La pudeur dans le vêtement - féminin en particulier - est un sujet qui semble être soigneusement évité de nos jours, même dans les milieux catholiques. Pourtant, combien la pudeur est importante ! Elle garde les mœurs de toute dépravation, et pour le chrétien, elle reflète l’état de sa vie intérieure (une tenue désordonnée témoigne sa négligence) et l’aide à ne pas enfreindre les 6ème et 9ème commandements, en lui donnant une ligne de conduite.

 
       


La femme, la première, doit veiller sur la modestie de sa tenue en suivant comme parfait exemple la Toute Sainte, la Toute Belle et la Toute Pure Vierge Marie. C’est la femme en effet qui fait les mœurs. C’est de son exemple que dépend bien souvent la conduite de ses enfants, de son mari, et des hommes qui la côtoient. Une femme pure conduira son entourage et elle-même vers la pureté et de là, vers le Salut. Une femme impudique les mènera à sa suite et vers leur perte. Osons dire la vérité : la mode féminine osée et indécente de notre temps, les adolescentes et les femmes occidentales qui s’habillent pour la plupart d'entre elles comme des "allumeuses" a comme conséquence directe une conduite immorale de la société. Si les femmes et les jeunes filles au contraire, choisissaient à l’exemple de la Vierge Marie, les robes suffisamment longues et amples, cela inspirerait pour les hommes le respect, la dignité et la pureté. Les femmes vulgaires qui adoptent - consciemment ou pas - pour les décolletés osés, les pantalons ultra-moulés, les mini-jupes et autres vêtements de mauvaises filles, ne se rendent peut-être pas compte que cela constitue une occasion de mauvais désirs. Qui peut compter en effet, sinon Dieu, le nombre de péché dont ces femmes pleines de convoitises (Gn 3, 16) sont la cause ? Qui peut compter le nombre de "viols à distance" qu'elles commettent en toute impunité ? Celui qui regarde une femme pour la convoiter a déjà commis dans son coeur un adultère avec elle, nous a dit Jésus (Matthieu 5, 27). Et combien plus, toutes celles qui font tout de manière volontaire pour attirer le regard sur leur prétendue "beauté" ? 

 

A la vue d'une femme occidentale habillée comme une aguicheuse, les hommes commettent bien souvent l'adultère dans leur coeur, mais parmi ces femmes volontairement provocantes et qui ne cessent de polluer le regard des hommes, combien sont-elles, sans le savoir, à perdre plusieurs fois par jour leur virginité à cause de leur tenue indécente et frivole ? « Malheur à celui par qui le scandale arrive ! » (Luc 17, 1). Voici comment parle le prophète Isaïe des malheurs que Dieu réserve aux filles mondaines, vicieuses et perfides pour les punir de leurs vanités : « Parce que les filles de Sion se sont élevées d’orgueil, qu’elles ont marché la tête levée en faisant des signes des yeux et des gestes des mains, qu’elles ont mesuré tous leurs pas et affecté des manières enjouées et efféminées, le Seigneur rendra chauve leur tête en les dépouillant de leurs cheveux, qui étaient l’objet de leur vanité. Au jour des vengeances le Seigneur leur ôtera leurs chaussures et leurs ornements, leurs pendants d’oreilles, leurs bagues, leurs pierreries, leurs colliers, leurs bracelets, leurs coiffures, leurs rubans, leurs parfums, leurs robes ; leurs vaines parures ; elles seront dépouillées de tous ces ornements mondains et elles seront réduites à une honteuse nudité. Leur parfum sera changé en puanteur et elles auront une corde à la place de leur ceinture et de leurs rubans ; et au lieu de ces vêtements superbes dont elles se paraient avec ostentation elles seront revêtues de sac et de cilice » (Isaïe 3, 16-24). « Une femme ne portera pas un habit d'homme, et un homme ne mettra pas un vêtement de femme; car quiconque fait cela est en abomination à Yahvé ton Dieu ». (Deutéronome 22, 5).

 

 

Dans le climat d'érotisme et de voyeurisme actuels, la vertu de chasteté doit donc être pratiquée chaque jour (autant bien pour les femmes que pour les hommes). Le chrétien, (par la pureté d'intention et du regard) doit constamment se tenir en garde contre l’impureté parce qu’elle l’éloigne de Dieu, conduisant l’âme à sa perte éternelle. Satan et ses anges déchus ne cessent de travailler chaque jour pour faire entrer l’impureté partout, sachant que c’est le plus sûr moyen de perdre les chrétiens, corps et âme, pour l’éternité. [« Tant de monde tombe en enfer ! Tant de monde ! » (Paroles de Jacinthe de Fatima en parlant des péchés de la chair)]. Le chrétien doit donc avoir le soin de se vêtir honnêtement et surtout modestement tout en ayant la vigilance sur ses regards et la fuite des personnes vivant notoirement dans l’impureté. Les sarcasmes et les moqueries des autres ne doit pas le faire reculer. Il faut qu’il refuse tout ce qui transgresse les 6ème et 9ème commandements, en particulier, tous les péchés mortels (adultère, concubinage (N°2390), actes contre-natures lors d'un rapport sexuel légitime, etc…), mais également toutes les fautes qui pourraient y conduire (les pensées, les regards, les gestes, les tenues pouvant porter à l’impureté, les mauvaises revues, les mauvaises modes, les mauvaises chansons, les conversations trop libres…). Puisons dans les Coeurs de Jésus et de Marie mais aussi dans notre chapelet quotidien le courage nécessaire pour réformer autour de nous nos mœurs occidentales de plus en plus dépravées.

  

 

« Certaines modes seront lancées et offenseront gravement mon Fils. Plus de gens
vont en Enfer à cause des péchés de la chair que pour toute autre raison »
(Paroles de Notre-Dame de Fatima à la petite Jacinthe)
 

« C’est une grâce au-dessus de toute grâce qu’une femme pudique,
et aucun trésor ne vaut une femme chaste » (Livre de l’Ecclésiastique 26, 15)

 

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