Chers frères et sœurs de France, 

 

C'est une grande joie pour moi de pouvoir vous adresser mon salut chaleureux à vous qui êtes venus nombreux, à Lourdes, en réponse a l’appel de vos Évêques, pour célébrer le cinquantième anniversaire de l'ouverture du Concile Vatican II. Je vous rejoins par la prière et par le cœur dans la démarche de foi que vous accomplissez auprès de la grotte de Massabielle. Le Concile Vatican II a été et demeure un authentique signe de Dieu pour notre temps. Si nous savons le lire et le recevoir à l’intérieur de la Tradition de l'Église et sous la direction sûre du Magistère, il deviendra toujours plus une grande force pour l'avenir de l'Église. Aussi, je souhaite vivement que cet anniversaire soit pour vous et pour toute l'Église qui est en France, l'occasion d'un renouveau spirituel et pastoral. En effet, il nous est ainsi donné de pouvoir mieux connaître les textes que les Pères Conciliaires nous ont laissés en héritage et qui n'ont rien perdu de leur valeur, afin de les assimiler et d'en faire produire des fruits pour aujourd'hui. Ce renouveau, qui se situe dans la continuité, prend de multiples formes et l'année de la foi, que j'ai voulu proposer à toute l'Église en cette occasion, doit permettre de rendre notre foi plus consciente et de raviver notre adhésion à l'Évangile. Cela demande une ouverture toujours plus grande à la personne du Christ, en retrouvant notamment le goût de la Parole de Dieu, pour réaliser une conversion profonde de notre cœur et aller par les routes du monde proclamer l'Évangile de l'espérance aux hommes et aux femmes de notre temps, dans un dialogue respectueux avec tous. Que ce temps de grâce permette aussi de consolider la communion à l'intérieur de la grande famille qu'est l'Église catholique et contribue à restaurer l'unité entre tous les chrétiens, ce qui fut l'un des objectifs principaux du Concile. Le renouveau de l'Église passe aussi à travers le témoignage offert par la vie des chrétiens eux-mêmes pour que resplendisse la Parole de vérité que le Seigneur nous a laissée. 

 

Chers amis, en fréquentant les témoins de la foi, comme sainte Bernadette l'humble voyante de Lourdes, Pauline Jaricot qui a suscité dans l'Église un nouvel élan missionnaire et tant d'autres, qui ont germé de la terre de France, vous grandirez dans la connaissance du Christ. Par leur service de Dieu et de leurs frères, ces hommes et ces femmes nous montrent combien la foi est un acte personnel et communautaire, qui implique aussi un témoignage et un engagement publics que nous ne pouvons négliger ! Sainte Jeanne d'Arc, dont nous célébrons cette année le sixième centenaire de la naissance, en est un exemple lumineux, elle qui a voulu porter l'Évangile au cœur des réalités les plus dramatiques de l'histoire et de l'Église de son temps. Redécouvrir la joie de croire et l'enthousiasme de communiquer la force et la beauté de la foi est un enjeu essentiel de la nouvelle évangélisation à laquelle est conviée toute l'Église. Mettez-vous en route sans crainte pour conduire les hommes et les femmes de votre pays vers l'amitié avec le Christ ! 

 

Chers Frères et Sœurs, que la Vierge Immaculée, Notre-Dame de Lourdes, qui a eu un rôle si important dans le mystère du Salut, soit aussi pour vous une lumière sur la route qui conduit vers le Christ, qu'elle vous aide à grandir dans la foi. À vous tous, Évêques et fidèles, pèlerins de Lourdes, et à vous frères et sœurs de France qui êtes unis à nous par la radio ou la télévision, j'adresse de grand cœur une affectueuse Bénédiction Apostolique ! 

Le Concile Vatican II a vivement souhaité (SC : N°85) que les fidèles puissent prier ensemble les Heures; le Concile a, entre autres, encouragé le chant des Vêpres dans les paroisses. Malheureusement, peu d'églises ont la chance d'avoir conservé les Vêpres... Pourtant il existe un ouvrage qui permet de chanter très facilement les Heures en suivant la forme ordinaire de la liturgie romaine : il s'agit des "Heures grégoriennes". Ce livre exceptionnel, en 3 volumes (2 pour le temporal, un pour le sanctoral) que doit posséder tout catholique amoureux de la liturgie et soucieux de s'associer à la prière de l'Eglise sa mère, est le fruit des efforts conjugués de la Communauté Saint-Martin de Candé s/ Beuvron, de l'atelier de paléographie de l'abbaye Saint-Pierre de Solesmes et de l'abbaye Saint-Joseph de Clairval à Flavigny s/ Ozerain. L'Office est y très facile à suivre : nul besoin de jongler entre divers livres ou pages; les paroles latines avec la mélodie grégorienne sont sur la page de droite, alors que figure sur la page de gauche le français pour la compréhension. Les "Heures grégoriennes" bénéficient d'un décret d'application du Cardinal Arinze, ancien Préfet de la Congrégation pour le Culte Divin, et des très vifs encouragements de l'épiscopat français. Ajoutons que depuis peu, la Communauté Saint-Martin donne la version mp3 des antiennes, répons, hymnes de l'Office, ainsi qu'une proposition d'accompagnement à l'orgue de la psalmodie grégorienne. Bref, les "Heures grégoriennes" sont à connaître, à diffuser le plus largement... et surtout à utiliser sans modération pour donner une voix à la grande prière de l'Eglise. Rappelons que pour chanter l'Office, la présence d'un prêtre n'est pas nécessaire : cette prière officielle est à la libre disposition de tous les fidèles ou groupes de fidèles.
 
D'importants renseignements complémentaires se trouvent ici ou bien encore ICI

 

vatican2procession.jpgOn sait que pour Benoît XVI, le Concile Vatican II demeure une boussole irremplaçable. Mais on sait aussi que pour lui, les enseignements du Concile ne sont pas à confondre avec ce que l'on a fait dire au Concile ou avec ce que l'on a souvent fait au nom du Concile en se réclamant abusivement de son "esprit". Cet "esprit du Concile" a poussé beaucoup de fidèles - essentiellement des clercs - à utiliser Vatican II comme une occasion de nouveaux départs dans tous les domaines de l'ecclésiologie, de l'exégèse, de la liturgie et de la pastorale. Grossière erreur puisque l'enseignement conciliaire ne devait être qu'un moyen de mettre le message évangélique à la portée du monde actuel par l'approfondissement, dans une "herméneutique de continuité", de l'enseignement de l'Eglise. En aucun cas le Concile devait être un prétexte pour ignorer ce que l'Eglise avait apporté au cours des siècles. Ce point apparaît nettement dans tous les documents de Vatican II. Mais voyant ce qui a été fait, on peut poser une question : quelles ont été les racines de cet "esprit du Concile" qui, en ignorant l' "herméneutique de continuité", a conduit à la crise que nous connaissons ? Il est difficile de répondre brièvement à cette question tant les racines sont profondes et ramifiées. On peut cependant affirmer - en voyant les choses avec un certain recul - que cet "esprit du Concile" dévastateur a germé puis s'est développé sur le terreau de frustrations, de désirs, d'attentes réprimées. Frustrations, désirs, attentes... autant de sentiments qui avaient pu s'emparer de jeunes qu'on avait ordonnés prêtres sans pour autant vérifier s'il avaient une véritable vocation sacerdotale. Autant de sentiments qui ont pu conduire ceux dont le sacerdoce était mal assuré, à trouver des compensations affectives dans l'engagement, au nom de l'Evangile, pour les grandes causes humanitaires ou politiques. Bien des prêtres qui, pour X raisons, vivaient mal leur sacerdoce, se sont ainsi constitué des "vertus d'emprunt", c'est-à-dire des rôles qui n'avaient de vertueux que l'apparence mais qui leur permettait de patienter en attendant que Vatican II (du moins le croyaient-ils) vienne leur donner des libertés : plus de bréviaire fastidieux, plus de liturgies ritualisés, plus de soutane à porter... Le Bienheureux Jean XXIII avait perçu les dangers de l'affairement éloignant les prêtres de l'essentiel de leur ministère. S'adressant à eux, en mai 1962, il leur disait : « Que les prêtres veillent aussi à ne pas s'abandonner totalement à l'agitation et aux œuvres extérieures du saint ministère. Car une soif d'agir qui ne serait pas contrôlée conduit peu à peu l'âme à l'indigence; et le bien de la paroisse pas plus que les multiples intérêts du diocèse ne peuvent la justifier. De plus, elle ne peut pas ne pas causer un grave préjudice aux candidats au sacerdoce. Comment, en effet, des adolescents pourront-ils apprécier comme il faut la gravité de la charge sacerdotale si, portant les yeux sur le prêtre, ils ne peuvent pas trouver en lui un exemple de perfection à imiter ? Mais pour qu'ils puissent présenter un modèle à suivre, que les prêtres se souviennent des devoirs principaux de leur charge : offrir dignement le Sacrifice de l'autel, annoncer la Parole de Dieu, administrer les sacrements, visiter les malades - surtout ceux qui sont proches de la mort -, instruire ceux qui ne connaissent pas la foi. Le reste, qui ne tient pas à ces obligations, doit être laissé de côté ou bien toléré en dernière place ». Ce qu'on a désigné par l'expression "esprit du Concile" n'est que la revanche d'un ensemble de frustrations préconciliaires. Pour ne pas demeurer inassouvies après un Concile dont les enseignements, contrairement aux attentes de beaucoup, n'ont pas été plus flous mais au contraire plus exigeants (dans la mesure où ils accentuaient les responsabilités personnelles des fidèles), ces frustrations ont conduit à l'élaboration d'un concile imaginaire par lequel ceux qui vivaient mal leur prêtrise espéraient trouver des raisons d'échapper aux exigences du sacerdoce. Ceux-là ont entraîné à leur suite des fidèles laïcs qui, eux aussi, en avaient assez de vivre une foi chrétienne souvent réduite à un moralisme ou à une religion du scrupule et de l'interdit. La génération de l' "esprit du Concile" est aujourd'hui la génération vieillisante : celle qui a été initiée à la foi catholique avant et pendant le Concile. C'est celle des cantiques aux paroles libératrices, celle des messes conviviales, celle de l'animation liturgique... C'est aussi celle qui nous donne les animateurs liturgiques heureux de pouvoir occuper un mètre carré près de l'autel, heureux de pouvoir diriger l'assistance, en un mot, heureux de pouvoir tenir un rôle identique à celui du prêtre sans pour autant avoir à assumer les exigences du sacerdoce. Tout l'esprit du Concile" semble être là, à des degrés divers.

 

Pro Liturgia

« Les Ordinaires (i.e. les évêques - n.d.l.r. -) veilleront à ce que, en promouvant et favorisant un art véritablement sacré, ils aient en vue une noble beauté plutôt que la seule somptuosité. Ce que l'on doit entendre aussi des vêtements et des ornements sacrés. Les évêques veilleront aussi à ce que les oeuvres artistiques qui sont inconciliables avec la foi et les moeurs ainsi qu'avec la piété chrétienne, qui blessent le sens vraiment religieux, ou par la dépravation des formes, ou par l'insuffisance, la médiocrité ou le mensonge de leur art, soient nettement écartés des maisons de Dieu et des autres lieux sacrés. Dans la construction des édifices sacrés, on veillera soigneusement à ce que ceux-ci se prêtent à l'accomplissement des actions liturgiques et favorisent la participation effective (1) des fidèles. (...) Les Ordinaires veilleront avec zèle à ce que le mobilier sacré ou les oeuvres de prix, en tant qu'ornements de la maison de Dieu, ne soient pas aliénés ou détruits. Les évêques, par eux-mêmes ou par des prêtres capables, doués de compétences et d'amour de l'art, s'occuperont des artistes pour les imprégner de l'esprit de l'art sacré et de la liturgie. (...) Mais tous les artistes qui, conduit par leur talent, veulent servir la gloire de Dieu dans la sainte Eglise, se rappelleront toujours qu'il s'agit d'imiter religieusement en quelque sorte le Dieu créateur, et de produire des oeuvres destinées au culte catholique, à l'édification des fidèles ainsi qu'à leur piété et à leur formation religieuse." 

 

Il y a encore du boulot pour que nos évêques appliquent le Concile !

 

 (1) Nous préférons utiliser l'expression "participation effective" car le texte

latin de référence parle de participatio actuosa et non de participatio activa.

Dans cette magnifique conférence improvisée, le Pape Benoît XVI dénonce une fois de plus la fausse interprétation du Concile Vatican II de ces dernières années, notamment en ce qui concerne celui de la "participation active" (relire cet article par exemple). Il nous invite à ne pas confondre, selon ses propres termes, le "Concile des médias (...) et des journalistes, (...) un Concile politique (...) qui a créé beaucoup de calamités" au véritable "Concile des Pères". Ces 50 dernières années, le "Concile virtuel" a été plus fort que le "Concile réel". Fort heureusement, le Pape constate que le "Concile virtuel s'effondre" et nous invite en cette année de la Foi à redécouvrir le véritable Concile dans nos paroisses (il faut inciter les fidèles catholiques à l'étudier et même tout simplement à le lire !). Outre la dénonciation d'une herméneutique mal-comprise, Benoît XVI nous donne aussi beaucoup d'éléments intéressants sur le concept de Tradition ; d'écclésiologie ; de communion ; d'oecuménisme ; de dialogue interreligieux ; d'éxégèse lue en dehors de l'Eglise (la triste méthode "historico-critique") ; sur la liberté religieuse ; sur la violence avec laquelle a été lue la réforme liturgique ; etc... Merci pour ce testament spirituel !


 

Chers frères et sœurs, à la veille de la célébration du cinquantième anniversaire de l’ouverture du Concile Vatican II, je voudrais rappeler ce matin combien les documents de ce Concile sont pour notre temps une boussole qui permet à l’Église d’avancer en haute mer, au milieu des tempêtes comme sur les flots calmes et tranquilles, pour naviguer en sûreté et arriver au but. En convoquant ce Concile, le bienheureux Pape Jean XXIII désirait que l’Église réfléchisse sur sa foi, sur les vérités qui la guident. À partir de là, devait être esquissée de façon nouvelle la relation entre l’Église et l’époque moderne, entre le Christianisme et certains éléments essentiels de la pensée moderne, pour présenter à notre monde, qui tend à s’en éloigner, l’exigence de l’Évangile dans toute sa grandeur et sa pureté. Dans un monde encore marqué par un oubli de Dieu et une surdité à son égard, le Concile nous rappelle que, dans son essence, le Christianisme consiste dans la foi en Dieu qui est amour trinitaire, et dans la rencontre personnelle et communautaire avec le Christ qui oriente et guide notre vie. Tout le reste en découle. Chers amis, le Concile Vatican II est pour nous un appel vigoureux à redécouvrir chaque jour la beauté de notre foi, à la connaître toujours mieux pour une relation plus intense avec le Seigneur, et à vivre jusqu’au bout notre vocation chrétienne.

 

AUDIENCE GÉNÉRALE, Place Saint-Pierre, Mercredi 10 octobre 2012

En 1966, j'ai reçu une lettre provenant d'un pays communiste et écrite par des ouvriers, qui, avides de nourriture spirituelle, écoutent les émissions radio de l'Europe occidentale. Ils font partie du nombre toujours croissant des déçus qui ont démasqué le communisme en tant que leurre et qui attendent le salut de l'Occident. Derrière des portes verrouillées, ils se groupent autour d'un transistor pour entendre la voix de l'Église. Ils pensent que chez nous le catholicisme vit son plein épanouissement. C'est chez nous qu'ils veulent puiser la force de vivre héroïquement. Ils font appel à notre richesse spirituelle et ils demandent que nous leur envoyions par les ondes le feu de l'amour. La lettre, qu'ils m'ont fait parvenir non sans risque, était destinée aux speakers de Radio Vatican et Free Europe qui assurent les émissions destinées à l'Europe de l'Est. C'est un document accablant concernant la faim spirituelle de nos frères, purifiés dans la fournaise de la persécution. Il est en même temps l'expression humiliante des illusions qu'ils ont à notre sujet. Voici la lettre.

 

 

 

Chers frères,

 

werenfried-stuhl.jpegCes lignes sont écrites dans la grande prison athée. Elles sont le cri de détresse de vos frères condamnés à mort. Car, dans ce pays, l'Église est condamnée à mort. Et nous tous, qui avons faim et soif de Dieu, nous sommes voués à périr dans le désert de l'athéisme. Le nombre de nos prêtres diminue de plus en plus. Dans dix ou vingt ans ils auront tous disparu. Notre jeunesse, qui grandit sans Dieu, comment pourra-t-elle jamais appartenir au Christ ? Comment les âmes peuvent-elles vivre sans nourriture spirituelle ? C'est à se jeter la tête contre les murs quand on voit tout cela. Nous n'avons ni livres ni périodiques religieux à part la fallacieuse petite feuille catholique qui fait le jeu des athées : elle donne l'impression que ce n'est nullement une terreur raffinée mais la plus grande liberté religieuse qui règne ici. Votre radio, que nous écoutons avidement, est la seule source qui puisse nous donner lumière et enthousiasme. Elle peut remplacer livres, périodiques, sermons et conversations sacerdotales. Elle peut être pour beaucoup la dernière planche de salut. C'est pour cela qu'avec confiance nous voulons vous communiquer ce que nous attendons de vous.

 

Envoyez-nous par les ondes le feu de l'amour. Le feu qui rend courageux les découragés et ardents les fatigués et qui nous enflamme tous. Éveillez l'inquiétude dans le cœur des tièdes qui se laissent séduire par la tentation athée. Remplissez les enthousiastes d'un enthousiasme encore plus grand. Restez intimement unis à nous les emprisonnés et condamnés à mort. Vivez, priez et travaillez avec nous. Luttez avec ténacité pour nous auprès du Christ et ne Lui laissez pas de répit, comme nous aussi nous L'assaillons sans cesse. Que le feu, que par-dessus les Alpes vous jetez dans nos âmes, jaillisse de l'amour et du sacrifice.

 

Nous vous en supplions, ne vous conduisez pas comme de simples agents d'exécution. Soyez des militants et mettez votre vie en jeu. Obtenez-nous par votre prière la force de donner également notre vie. Vivez saintement et luttez tous les jours pour votre sanctification. Faites tout ce que vous pouvez pour nous sanctifier aussi. Car seuls des saints peuvent faire quelque chose ici. Seuls des saints sont à même de tenir dans ces ténèbres jusqu'au dernier souffle.

 

Choisissez avec soin les informations que vous nous envoyez. Donnez toujours la préférence à ce qui peut nous donner espoir et courage. Informez-nous au sujet de faits héroïques qui nous exhortent à l'héroïsme. Renforcez en nous la conviction, que dans le vaste monde le catholicisme est en plein épanouissement, afin que nous puissions puiser dans cette plénitude et trouver le courage d'être nous-mêmes prêts au sacrifice. Réveillez en nous, par des exemples entraînants, la conscience que nous aussi nous pouvons faire quelque chose et qu'un homme rempli de Dieu est capable d'actes surhumains et même du martyre. Nous vous en supplions cherchez inlassablement partout dans le monde catholique de tels exemples. Nous sommes certains que vous les trouverez. Car dans l'Église de Dieu l'héroïsme ne peut jamais manquer. Donnez-nous des exemples extraits des vies de convertis, de savants, d'artistes, de jeunes chrétiens, d'ouvriers et d'intellectuels. Des exemples de vies de saints de notre temps que nous puissions prolonger dans notre propre vie.

 

Apprenez-nous à prier. Laissez-nous admirer la chaleur et le feu de la prière moderne dans les mots mêmes par lesquels nos contemporains chrétiens s'adressent actuellement à Dieu. Vous sauvez celui à qui vous apprenez à prier ! Propagez inlassablement le rosaire et apprenez nous comment nous pouvons le méditer. Pour beaucoup c'est la seule forme de prière qui soit encore pratiquement possible. Exhortez-nous à la prière communautaire. Dans les maisons où l'on prie ensemble, des athées ne sauraient vivre. Seule la prière familiale peut sauver les foyers qui sont dans l'impossibilité de se rendre à l'église, même si cela doit durer dix ans.

 

Ne semez pas la haine, mais apprenez-nous à aimer le Christ et les hommes. Éveillez en nous un amour ardent pour nos frères chrétiens et athées. C'est seulement si vous nous apprenez à aimer nos ennemis que nous serons armés contre toutes leurs attaques et que nous serons capables de les vaincre et de les ramener.

 

Persuadez-nous que Dieu existe et qu'Il nous aime. Exigez de nous une fidélité inébranlable envers Lui et opposez-vous ouvertement à l'indifférence religieuse, à l'ignorance, à la peur et aux préoccupations humaines. Donnez-nous, à nous qui devons vivre dans la boue de l'athéisme, la conscience et la fierté chrétienne. Libérez-nous des complexes d'infériorité qui nous sont systématiquement imposés.

 

Ne nous en veuillez pas de ne pas signer cette lettre. Son contenu même vous fera juger si nous sommes des provocateurs ou des prisonniers qui risquent leur vie par amour des âmes. Pardonnez-nous si nous sommes trop exigeants. Nous vous écrivons aussi bien par souci de notre propre conservation que pour sauver les autres. Nous mendions votre amour et nous vous aimons dans le Christ que nous voulons défendre avec ténacité en nous-mêmes et dans les autres. Envoyez-nous en Son nom le feu de l'Amour, le Feu puissant et omniprésent. Maranatha ! Viens, Seigneur Jésus. Maranatha ! Esprit de Dieu, Feu tout-puissant, viens !

 

 

--------------------------------------------------------------------------

 

 

En lisant ce grand espoir j'ai tremblé pour le jour où apparaîtra en pleine lumière la vérité sur notre christianisme. Car tout ne va pas bien dans l'Église. Au lieu d'adapter la prédication des vérités immuables aux circonstances du temps, comme le voulait le pape Jean, le contenu de la doctrine catholique est mutilé par un groupe de fanatiques. De plus en plus souvent on entend parler d'intellectuels et même de prêtres, qui nient la divinité du Christ ou Sa présence réelle dans l'Eucharistie, l'infaillibilité du pape ou l'autorité formelle de l'Église dans le domaine de la morale. Selon eux, le miracle pascal de la Résurrection pourrait bien être un conte de fée. La prière de supplication est désapprouvée comme étant de la confiance déplacée qui favorise l'injustice sociale. La virginité de Marie fait l'objet de discussions, etc. Ce sont là des symptômes d'une apostasie à l'intérieur de l'Église. Ils ne sont pas rares ceux qui s'attaquent à la substance immuable du dépôt de la foi, en évitant cependant une rupture ouverte avec l'Église. Mais ils abusent de leur carte de visite catholique pour miner la foi des humbles. Une bonne part de ce qui se fait actuellement sous le drapeau de l'aggiornamento n'est rien d'autre qu'une tentative d'aligner les dogmes, lois, institutions et traditions de l'Église sur l'esprit du monde. Beaucoup de ce qui se fait actuellement n'est pas une réforme mais une déformation, une trahison du Christ et le contraire de la conversion, qui est la condition indispensable de notre salut.

 

Nous portons une grande responsabilité. Nous avons l'Évangile, les Sacrements et les avertissements de l'Église. Par une tradition séculaire, nous connaissons mieux que d'autres la distinction entre le bien et le mal. Plus que d'autres, nous sommes obligés de vivre une vie irréprochable, de pratiquer la charité, la prière et le zèle apostolique. Car il peut dépendre de nous que le nom du Christ soit béni ou maudit par des hommes et des peuples qui ne peuvent Le connaître qu'à travers notre exemple. La parole « Vous êtes le sel de la terre » nous concerne tous. Quand le sel perd sa saveur, on le jette. Cela s'est déjà produit souvent et pourrait aussi nous arriver. Malgré la rénovation, inaugurée par le Concile, je suis profondément inquiet devant la tempête de la libre pensée qui sévit dans le catholicisme. Et j'ai peur d'un christianisme qui adapte les exigences de Dieu à la faiblesse humaine, alors qu'il devrait tenter de se relever chaque jour du péché, avec un cœur contrit. Hélas ! notre christianisme est moins éminent que ne le croient nos frères persécutés. Si nous continuons à abuser de notre liberté en conciliant les exigences du Christ avec l'esprit de ce monde, nous détruirons leur dernier espoir. Comme fut détruit l'espoir de ce prêtre tchèque que j'avais invité à passer deux mois en Europe occidentale lors du printemps de Prague. Il est savant et pieux, il parle cinq langues et a passé douze ans en prison. Il a visité six pays pour connaître l'Église du monde libre. Il a beaucoup écouté, beaucoup lu et peu parlé. Mais, en regagnant sa patrie et en guise d'adieu, il nous a jugés comme suit :

 

"J'ai fait douze ans de prison parce que je voulais rester fidèle à Rome. On m'a torturé parce que je ne voulais pas renier le Pape. J'ai perdu tout pour la foi. Mais cette foi m'a donné une quiétude et une assurance qui ont fait de ces années de bagne les plus enrichissantes de ma vie. Vous, en Occident, vous avez perdu la quiétude en Dieu. Vous avez sapé la foi au point qu'elle n'est plus rassurante. Dans votre liberté vous avez renié ce pourquoi nous souffrons dans l'oppression. L'Occident m'a déçu. Plutôt que de rester encore plus longtemps chez vous, je préfère douze nouvelles années dans une prison communiste".

 

Ce jugement est sans doute trop unilatéral et trop dur dans sa généralité, mais il doit nous faire réfléchir. Car il traduit l'opinion d'une partie importante de l'Église qui n'est pas informée par des commentateurs conciliaires douteux, mais qui est purifiée dans le sang et les larmes du martyre. Et les cœurs purs voient mieux la vérité de Dieu que des savants présomptueux...

 

Werenfried van Straaten, opraem, in Où Dieu pleure

Le Cardinal Brandmüller, spécialiste de l’histoire de l’Eglise, s’est exprimé dans le quotidien italien « La Stampa » sur les problèmes posés par la réception du Concile Vatican II et le manque de sens pastoral qui a marqué la mise en œuvre de la réforme liturgique qui en est issue : « Nous devrions avoir une meilleure image d’ensemble des choses », dit-il lorsqu’on lui fait remarquer qu’à l’heure qu’il est, le concile Vatican II n’a toujours pas été vraiment reçu par les fidèles catholiques. Et il ajoute : « Cette impatience est typique de notre époque friande de nouveautés et d’immédiateté. Mais que sont cinquante ans face à un tel évènement ? »

 

 


cardinalbrandmullerLe Cardinal Brandmüller cite alors les conciles de Nicée (325), de Constantinople (381) et de Trente (1546) : des décennies après leur clôture, on débattait toujours des questions qui les avaient occupés. Il précise : « Prenez le Concile de Nicée : les débats autour du dogme défini par ce Concile - à savoir la consubstantialité du Père et du Fils - ont duré plus d’un siècle ! De même, lors de son cinquantième anniversaire, les fruits du Concile de Trente étaient encore bien maigres. Il fallut qu’une nouvelle génération d’évêques et de prêtres grandisse et soit formée dans le véritable esprit de ce Concile pour que celui-ci trouve son plein épanouissement. (...) Il est clair, aujourd’hui, que la réforme liturgique mise en place après le Concile, avec tous ses tâtonnements, ses fausses pistes et ses bouleversements - et, de plus, pas encore totalement mise en œuvre - ne peut être imputée au texte même de la Constitution sur la Liturgie. La disparition très large du latin et du chant grégorien, comme l’apparition quasi systématique des autels face au peuple ne peuvent en aucun cas s’appuyer sur des textes du Concile. De plus, en jetant un coup d’œil en arrière, il apparaît clairement combien on a manqué de sens pastoral et de respect des fidèles dans la mise en œuvre de la réforme liturgique. Cela fait penser à la rage iconoclaste qu’a connue le VIIIe siècle et à ses nombreux excès qui ont blessé tant de croyants dans leur foi. (...) On comprend mieux aujourd’hui que la liturgie est une manifestation essentielle de la vie de l’Eglise, certes soumise à une évolution, historique et organique, mais qui ne saurait être décrétée, comme ce fut le cas, « par ordre du Mufti ». La situation actuelle est une conséquence de cet état de fait. »

 

(Source : Kathnet. Trad. MH/APL)

Jean-XXIII--2-.jpeg« (...) Recevoir un Concile, c’est accueillir son enseignement et mettre en pratique ses directives. L’histoire de l’Eglise montre que cela est souvent long et mouvementé. Newman disait déjà : « Il y a rarement eu un Concile qui ne soit pas suivi d’une grande confusion. » Et Jean XXIII ajoutait : « Il ne faut pas croire qu’après le IIe Concile œcuménique du Vatican, la paix sera parfaite dans le monde. » Vatican II a été accompagné, et surtout suivi, par une mutation socio-culturelle dont l’ampleur, la radicalité, la rapidité, le caractère universel sont sans équivalent : triomphe des méthodes critiques, envahissement des sciences humaines, révolte d’une partie de la jeunesse, accroissement galopant des villes, sécularisation radicale, manque d’intérêt pour ce qui vient des hiérarchies, suprématie des choses terrestres et de l’économique. Le Concile avait voulu aller au monde pour lui partager la Bonne Nouvelle de l’Évangile. Mais le monde a fait irruption dans l’Église. (...) Il y a aussi une grande différence entre l’attitude des chrétiens de l’Europe occidentale et celle des chrétiens des autres pays. Partout en dehors de l’Europe occidentale, le Concile a été accueilli avec joie et mis en œuvre avec docilité. Certes, les problèmes ne manquent pas, mais les conversions se développent et les vocations se multiplient. Le contraste est saisissant avec les pays de vieille chrétienté comme la France, très fortement marquée par les évènements de mai 68. On ne peut oublier non plus comment se sont affrontées avec violence les deux tendances modernistes et traditionalistes (…). En fait, ceux qui appartenaient au premier mouvement considéraient que les textes du Concile étaient déjà dépassés et qu’il fallait aller plus loin. On nommait cela « esprit » du Concile. Le Pape Benoît XVI a rappelé le danger de ne voir les textes du Concile que comme « le résultat de compromis dans lesquels, pour atteindre l’unanimité, on a dû encore emporter avec soi et reconfirmer beaucoup de vieilles choses désormais inutiles. Ce n’est cependant pas dans ces compromis que se révélerait le véritable esprit du Concile, mais en revanche dans les élans vers la nouveauté qui apparaissent derrière les textes : seuls ceux-ci représenteraient le véritable esprit du Concile, et c’est à partir d’eux et conformément à eux qu’il faudrait aller de l’avant. » (...)

 

Les textes de Vatican II sont profondément enracinés dans la tradition de l’Eglise et n’enseignent rien qui ne puisse se baser sur de solides références. Il n’y a là rien de nouveau. En fait, ce qui est nouveau c’est que, pour la première fois dans l’histoire des Conciles œcuméniques, il n’y a pas eu de condamnation. Pour Jean XXIII et Paul VI, cela correspondait aux exigences de la mission. En effet, quand nous voulons annoncer l’Evangile il n’est pas opportun de pointer tout de suite l’erreur de notre interlocuteur. Il vaut mieux chercher ce qui, dans sa propre vision morale et religieuse, correspond à la vérité et s’appuyer là-dessus pour l’inviter à accéder à la vérité tout entière et à abandonner ses erreurs. Le Concile n’a pas voulu non plus s’engager dans une réorganisation de l’Eglise. Il a cherché un approfondissement de sa vocation, au service du monde entier, l’Eglise catholique ne se limitant pas à la défense de ses droits. (...) Les célébrations du 50e anniversaire de Vatican II ne marquent pas l’achèvement de sa réception et de sa mise en œuvre, mais marquent plutôt l’ouverture d’une nouvelle période de réception qui est susceptible de nous mener encore plus loin. Mais il faudra beaucoup de bonne volonté pour y arriver. (...) »

 

Source : « Voix d’Afrique » n.96

Etre pour le concile Vatican II ne signifie pas qu’il faille s’interdire de critiquer les façons dont ce Concile a été reçu et appliqué, tout particulièrement en France. Bien au contraire : critiquer les applications erronées du Concile et souhaiter la fin des messes atones et triviales qui, dans nos paroisses, remplacent désormais la liturgie de l’Eglise, c’est précisément être pleinement « conciliaire » au sens où tous les papes - de Paul VI à François - ont demandé aux fidèles de l’être. A l’inverse, accepter sans les critiquer les messes célébrées par des ministres qui, à l’autel, n’ont plus la tenue qui sied à celui qui est chargé d’accomplir la plus haute des actions sacrées, c’est trahir Vatican II qui enseigne très clairement que la liturgie doit exprimer clairement la nature authentique de la véritable Eglise dans laquelle ce qui est humain est ordonné et soumis au divin, ce qui est visible à l’invisible, ce qui relève de l’action à la contemplation, et ce qui est présent à la cité future que nous recherchons. (Const. Sacrosanctum Concilium, n. 2 et ss.)

« La où l'esprit du Concile est tourné contre sa lettre et se réduit à une vague distillation d'une évolution qui prendrait sa source dans la constitution pastorale, il en devient spectral et conduit au vide. Les destructions occasionnées par une telle mentalité sont si évidentes qu'il ne peut pas y avoir de contestation sérieuse là-dessus. (...) Cela signifie-t-il que le Concile lui-même devrait être rétracté ? Absolument pas. Cela signifie seulement que la réception réelle du Concile n'est pas encore commencée du tout. Ce qui a dévasté l'Eglise (...) n'était pas le Concile, mais le refus de sa réception. (...) Le devoir est donc: non pas la suppression du Concile, mais la découverte du Concile réel et l'approfondissement de sa véritable volonté (...). »

 

Cardinal Joseph Ratzinger, Les principes de la théologie catholique, éd. Téqui

mgr castetMgr Castet : « le Concile nous réapprend que la célébration du Mystère eucharistique ne peut se vivre que dans la grande tradition du Mystère de l’Eglise. Il ne faut pas oublier qu’à l’égal de la profession de foi, ce qui est célébré dit le contenu de la foi, donc il ne peut pas être manipulé, ou créé par spontanéisme. (...) Il est peut être temps de revenir à ce qu’a dit le Concile et non pas à ce mythique « esprit du Concile », à la manière des trotskistes réinterprétés, qui veulent que la roue tourne toujours sans jamais s’arrêter. Or, dans le Concile, il y a ce qui est dit dans son objectivité. Comme l’a dit Jean-Paul II, les textes n’ont rien perdu de leur éclat, même si, comme tous les textes de la tradition, ils s’enrichissent des autres apports du magistère, des encycliques, des textes interprétatifs, de ce que vit l’Eglise dans son pèlerinage historique, etc. (...) Il y a eu cette idée géniale du pape Benoît XVI de considérer la messe dite de Jean XXIII (qui nous vient de saint Grégoire (1)) non pas comme une ancienne forme, mais comme une forme extraordinaire du rite romain, réaffirmant la filiation directe du missel de 1969 avec celui de 1572. Dans le missel dit de Paul VI, l’écrasante majorité des textes liturgiques vient de l’ancien missel (85 %). Il y a très peu de temps, la Conférence épiscopale britannique et d’autres pays anglophones ont fait, à la demande du Saint Siège, une « traduction authentique ». A la suite d’autres traductions, nous avons eu une forme « interprétative », une affirmation dogmatique dans laquelle l’aspect sacrificiel est légèrement amoindri. Un exemple d’édulcoration dogmatique, dans le Confiteor : « mea culpa, mea culpa, mea maxima culpa. Ideo precor beatam Mariam semper Virginem » : non pas la Vierge Marie, mais la bienheureuse Vierge Marie toujours vierge, c’est différent ; l’autre n’est pas faux, mais est amoindri. A plusieurs reprises, il y a ces édulcorations. De même, « reconnaissons que nous sommes pêcheurs » nous désengage, car c’est global, ce sont nos péchés. Ce n’est pas dramatique, mais je pense qu’il y a une attente, qui devrait être résolue rapidement, je l’espère, d’une traduction plus authentique en continuité avec la tradition. C’est aussi le cas des prières eucharistiques, ou de la manifestation de l’espérance lors de l’embolisme du Pater ; de même l’Orate fratres, qui manifeste l’aspect sacrificiel de manière plus forte que ce que l’on dit ; et encore le consubstantiel du Credo : « consubstantiel » ne veut pas dire « de même nature » ; et puis dans le Pater, on ne peut pas dire « ne nous soumets pas à la tentation » ; je trouve que la traduction qui devrait être retenue est « ne permets pas que nous soyons induits en tentation » ; ce serait mieux. Nous devons avancer vers cela. Il y a la liturgie et puis il y a la rectitude de la célébration. Le respect, la proclamation de la foi ne peuvent pas être faits par des chansonnettes. La liturgie n’est pas ce que je célèbre de moi-même, ni ce que ressens, mais ce que je reçois de l’Eglise et ce à quoi je m’unis. C’est cela la liturgie de l’Eglise catholique, l’entrée dans la grande tradition de foi de l’Eglise catholique. (...) »

 

(Cf. Revue de la Lieutenance de France de l’Ordre du Saint Sépulcre de Jérusalem, n°74, Mars 2012)

A vrai dire, c’est davantage les missels successifs - y compris celui de Paul VI - qui plongent leurs racines dans

l’œuvre de S. Grégoire. Quant à la messe telle qu’elle est aujourd’hui mise en œuvre avec le Missel du Bx Jean XXIII,

il n’est pas sûr qu’en la voyant S. Grégoire pourrait y reconnaître la liturgie qu’il a lui-même célébrée (NDLR)

 

Liens (1)

 

 

 

 

 

 

logofc

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 







 

 

 

 

Intentions de prières

 

Actualité du livre

 

 

 

 


 

 

 

Admin / Twitter

oiseau-twitter2.gif

 

 

Depuis janvier 2006,
site administré par de
jeunes laïcs catholiques.
 
 
CONTACT
 

 


 

 
coolpape.jpg