En 2005, les évêques de France étaient à Rome pour les visites ad limina. Le moral était loin d'être au beau fixe... déjà ! Le Cardinal Barbarin, reconnaissait une perte de la pratique religieuse et la disparition des vocations. Mgr Ricard s'affligeait de la « baisse du nombre de prêtres, de séminaristes, de pratiquants, de catéchistes, de laïcs militants ». A Toulouse, on constatait « la baisse constante des enfants catéchisés » tandis qu'à Besançon on assistait au déclin de toute pratique « notamment chez les jeunes ». L'évêque de Verdun présentait un diocèse réduit à vingt paroisses avec « un seul prêtre pour desservir trente ou quarante villages avec autant d'églises ». Mgr Marcus, alors à Nantes, se disait affolé de voir le nombre des prêtres diminuer et reconnaissait que les statistiques étaient « alarmantes », révélatrices de « situations de rupture » et tout cela « depuis bientôt quarante ans, dans le sillage du concile Vatican II » (ajoutons : qu'on se refuse à appliquer correctement en France ). Le diocèse de Saint-Claude faisait état de « 63 décès de prêtres en 8 ans et pas une seule ordination ». Le pape Jean-Paul II avait alors répondu que la crise était en partie due à des prêtres qui « donnent l'impression d'un ministère éclaté et n'incitent pas toujours des jeunes à les suivre ».

S’il y a une chose qui devrait être impérativement supprimé de toutes les messes, c’est le « mot d’accueil », ce « machin » qui ne sert à rien sinon à faire pérorer un célébrant ou un animateur liturgique et à casser le rythme de la célébration sitôt le chant d’entrée achevé. Pourquoi faut-il supprimer le « mot d’accueil » (comme d’ailleurs les souhaits de « bon dimanche » que certains se croient obligés de faire à la fin de la messe) ? 1. Parce que la liturgie ne prévoit nulle part un « accueil » des fidèles. Dans la description qu’il donne des rites initiaux de la Messe, le Missel romain dit simplement qu’ « après la salutation au peuple, le prêtre, le diacre, ou un ministre laïc, peut introduire les fidèles à la Messe du jour par quelques mots très brefs. » (Cf. Présentation générale du Missel romain, n°50) Introduire à la Messe, c’est dire par exemple : « Nous fêtons Saint N. qui vécut à tel siècle et que l’Eglise donne en exemple parce qu’il a ...... » Deux phrases suffisent amplement. Mais cette introduction n’a sûrement aucune raison d’être aux Messes du temps ordinaire ou aux grandes fêtes où généralement prédomine le manque d’inspiration de ceux qui se croient obligés de prendre la parole. 2. Parce qu’il ne revient pas à un laïc ou au célébrant d’ « accueillir » les fidèles. Le laïc n’a aucun mandat pour le faire et un célébrant n’est pas une « hôtesse d’accueil ». 3. Parce que c’est une erreur théologique autant que liturgique que d’imaginer que les fidèles doivent être « accueillis » à la Messe : les fidèles déjà rassemblés au moment où débute le chant d’entrée qui accompagne l’arrivée des ministres de l’autel doivent accueillir Seigneur et non être accueillis.

 

Dans « La célébration de la foi » (Ed. Téqui, 1981), le Cardinal Ratzinger critiquait ces « salutations souvent insupportables avec leurs séries de banalités, que certaines communautés attendent pourtant maintenant comme une politesse indispensable, et qui sont devenues monnaie courante. » En supprimant les « mots d’accueil », non seulement on se montrera plus respectueux de la liturgie de l’Eglise, mais en plus on évitera de transformer la Messe dominicale en simple réunion conviviale de la « bien-pensance paroissiale ».

 

Pro Liturgia

Pour voir le résultat de 40 ans d'errance liturgique, cliquer ici.

 

1) L' "autel" face au peuple est un truc informe et moche; 

2) Evidemment, il n'y a pas de croix sur l'autel (Benoît XVI est bien loin, et puis... "cause toujours");

3) Les vases sacrés ne sont pas de premier choix. Il est vrai que Lille est connue pour sa grande braderie: les beaux calices et les belles patènes de la cathédrale ont probablement fait les frais d'une opération "vide-grenier";

4) La chasuble "fluo" n'est pas du meilleur goût. Les étoles sont du même type;

5) L'évêque étend les mains comme pour singer un épouvantail, alors que, derrière lui, les prêtres demeurent bras ballants dans leur aube-sac "Taizé";

6) Et le Missel ? Il est à plat sur l'autel. Il a l'air bien mince, ce qui prouve que ce n'est pas le missel officiel de l'Eglise. Il est vrai que l'inévitable "PE II" (comme "ils" disent) est facile à mémoriser; elle est si brève... qu'"ils" peuvent même y ajouter des trucs personnels pour lui donner un peu de consistance;

Bref, l' "ars celebrandi", 40 ans après Vatican II, est une réalité totalement ignorée par une grande majorité d'évêques français. Et l'on comprend mieux que le Motu proprio du 7/07/2007 soit ressenti par ces gens comme un "scandale", car on est en présence de deux univers liturgiques différents. On n'est pas au bout de nos peines!

Dans un de nos articles, nous posions cette question capitale à laquelle peu de prêtres semblent pouvoir ou vouloir répondre : qu'est-ce qui a fait que ce sont les prêtres ordonnés avant Vatican II qui ont été les premiers à "dérailler" en liturgie après le Concile ? Une réponse - qui semble très juste - est fournie par l'Abbé Houghton, prêtre anglican converti au catholicisme. En constatant avec amertume la grande pagaille que mettent les prêtres dans la liturgie post-conciliaire, il écrit (1) : « Il y avait cependant une question à laquelle je trouvais difficile de donner une réponse satisfaisante. Tous les prêtres avaient dit quotidiennement la messe ancienne avec le soin voulu et, apparemment, avec dévotion. Comment se faisait-il que 98 % d'entre eux acceptaient volontiers qu'elle change alors que ni le Concile ni le Pape n'en avait donné l'ordre ? (...) Il n'était pas possible qu'ils aient aimé la messe ancienne. Ce n'était [pour eux] qu'un rite dont on pouvait changer comme on change de pantalon. Mais s'ils n'aimaient pas la messe, sans doute étaient-ils incapables d'adorer. Ils devaient considérer que la messe était une chose qu'ils avaient à faire, et non une chose que Dieu faisait. Lex credendi, lex orandi : la foi régit la prière, la prière régit la foi. Je n'éprouvais aucun doute quant à la foi de mes confrères, à l'exception de l'un d'eux peut-être. C'était donc du côté de la prière qu'il fallait chercher. Là, je trouvais que nous, prêtres, étions vraiment défaillants. Nous étions tous beaucoup trop occupés à dire la messe, à dire le bréviaire ou à faire quelque chose pour passer un moment en prière devant le Saint-Sacrement. Nous encouragions les laïcs à une forme de prière que nous ne pratiquions guère. Je voyais maintenant clairement comment, au cours de mon séminaire à Beda, ma formation ascétique avait été poussée. On m'avait enseigné comment me perfectionner, mais on ne m'avait pas appris à prier - c'est-à-dire comment adorer Dieu -. (...) Il est clair que, dirigée vers le perfectionnement de soi, l'ascèse requiert des actes humains intelligents, aidés par la grâce actuelle. La prière de son côté, en tant qu'elle est l'adoration de Dieu, est le fruit de la grâce habituelle ou sanctifiante; elle est le retour au Père de l'amour du Saint-Esprit par l'intermédiaire d'une personne humaine. Du point de vue humain, c'est un acte de la volonté qui tend à nous vider de nous-même, à engendrer le recueillement et à favoriser l'adhésion, en vue d'adorer Dieu. Dès lors que cette distinction entre ascèse et prière est clairement perçue, je crois qu'on peut comprendre la révolution dans l'Eglise. Les prêtres - notamment les prêtres les plus efficaces, c'est-à-dire les évêques - en ont eu assez d'une liturgie dans laquelle ils n'avaient rien à faire. Ils ont donc voulu une messe ascétique au lieu d'une messe adorante - l'action au lieu de contemplation -. Ils l'ont eue ».

 

Disons plutôt qu'ils ont cru l'avoir avec la liturgie restaurée à la suite de Vatican II, et ils en sont restés à cette fausse impression. Ce qui explique que quand ils célèbrent la messe, ils ne sont vraiment heureux que lorsqu'ils peuvent transformer la liturgie en occasion de "faire quelque chose" ou de "faire faire quelque chose". L'aspect contemplatif et le caractère permanent de la liturgie est quelque chose qui les ennuie profondément : d'où leur goût pour les messes agitées et leur aversion pour le grégorien, chant de la contemplation par excellence, ainsi que pour les messes en latin qui leur apparaissent comme des entraves à leurs irrépressibles envies d'utiliser les célébrations eucharistiques pour "faire quelque chose". D'où aussi leur aversion pour les vêpres et les Saluts du Saint-Sacrement... où il n'y a pas d'autres "activités" que l'adoration et la contemplation. Ajoutons encore : avant Vatican II, tout semblait parfait... sauf le coeur. Voilà pourquoi bien des messes célébrées avant le Concile qui étaient irréprochables sur le plan liturgique, ne soulevaient déjà plus l'enthousiasme des fidèles, ne réalisaient plus de conversions, ne suscitaient plus de vocations sacerdotales. Tous les chiffres concernant la pratique religieuse et les ordinations sacerdotales le montrent. (2) Quand dans les liturgies (qu'elles soient extraordinaires ou ordinaires) il n'y a pas de coeur au point que ne subsistent que le ritualisme ou l'anarchie, les fidèles vivent un manque qu'ils essaient de compenser par de l'agitation... comme le montrent à l'envie les messes paroissiales retransmises le dimanche par la télévision.

 

(1) Cf. Prêtre rejeté, Ed. DMM. Poitiers.

(2) Cf. Paul Vigneron, Histoire des crises du clergé français contemporain, Ed. Téqui, Paris.

 

 

 

On ne sortira pas de la crise de la liturgie - qui est aussi une crise de la foi - tant que les évêques ne seront pas décidés à parler haut et clair pour interdire l’introduction des pratiques (chants mièvres, gestes désordonnés, petites voix de gamines compassées, attitudes relâchées, commentaires creux que personne n'écoute, présence de laïcs qui se donnent à voir ou à entendre dans les sanctuaires, modifications des textes officiels, décors sans valeur...) qui n’ont pas leur place dans les célébrations et pour exiger que toutes les messes paroissiales - toutes ! - soient célébrées dans le strict respect du missel romain. On ne sortira pas de la crise liturgique tant que les évêques eux-mêmes se permettront toutes les fantaisies lorsqu’ils célèbrent et tant qu’ils ne donneront pas l’exemple de messes dignement célébrées, parfaitement préparées, où chacun fait tout ce qu’il a à faire et seulement ce qu’il a à faire, comme il doit le faire et non comme il croit pouvoir le faire. Et sans qu'il soit besoin de leur rappeler ce qu'ils ont à faire et à être au moment-même où se déroule la liturgie. Mais pour ça, il faudrait que les évêques aient une solide formation liturgique. Or ils ne l’ont pas : ils font partie de cette génération de prêtres à laquelle, dans les séminaires diocésains, on a appris à ne pas respecter le missel, à ne pas suivre les instructions venant de Rome, à ne pas s’inspirer de ce qui était traditionnel et cohérent en matière de liturgie, à ne pas conserver le grégorien ou, si l’on ne pouvait pas faire autrement que de le conserver ici ou là, à le chanter exprès mal.

 

Il y a quelques années, le Cardinal Ratzinger se demandait si le rite romain existait encore et il concluait, au vu de la situation, que la « la conscience de ce rite n’existe certainement plus guère. » Dans les paroisses de France, du fait du silence des évêques et des mauvais exemples que donnent plusieurs d’entre eux, il est clair que le rite romain, tel que le conçoit l’Eglise, n’existe plus ; seules subsistent des messes « à la façon romaine », c’est-à-dire des célébrations qui imitent très mal ce qu’est vraiment « la » messe. Les fidèles qui pratiquent par habitude et ne se posent pas de questions s’en contentent ; mais d’autres n’en veulent plus et demandent, même si c’est à travers des formulations maladroites, autre chose que ces rassemblements dominicaux organisés autour de liturgies volontairement et systématiquement déstructurées qui affaiblissent la foi et salissent le visage de l’Eglise.

 

Pro Liturgia

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En France, les débats sur la liturgie demeureront un dialogue de sourds tant que les évêques n'auront pas reconnu que la forme "ordinaire" de la messe romaine n'existe pas dans les paroisses, tant qu'ils n'auront pas admis que ce qu'ils appellent, eux, la "forme ordinaire", ne correspond généralement pas à ce que l'Eglise entend lorsqu'elle parle, elle, de la forme que doit avoir le rite romain depuis Vatican II. Autrement dit, on demeurera dans le verbiage vide et stérile tant que les pasteurs diocésains n'auront pas convenu que lorsqu'ils parlent de la "forme ordinaire" de la liturgie romaine, ils ne désignent pas la même chose que ce que désigne l'Eglise lorsqu'elle en parle. Pour l'Eglise, la forme "ordinaire", c'est ça et ça. Pour les évêques de France, la forme "ordinaire", ça peut être ça ou encore ça... ou 1 000 autres choses qui sont encore à inventer et qui ne peuvent en aucune façon être assimilées à la liturgie romaine telle que Benoît XVI nous demande de la comprendre et de la mettre en oeuvre. En autorisant la forme "extraordinaire" de la liturgie romaine dans leurs diocèses tandis qu'ils continuent à accepter toutes les déformations de la forme "ordinaire", nos évêques donnent la preuve qu'ils ne comprennent rien ni à la liturgie ni à ce que leur demande le Souverain Pontife.

La crise liturgique est le résultat de trois phénomènes qui se conjuguent pour interdire sa résolution: la désobéissance, l'ignorance et l'indifférence.
Désobéissance de très nombreux clercs - évêques en tête - décidés à contourner les enseignements du Souverain Pontife.
Ignorance d'une majorité de prêtres n'ayant reçu aucune formation liturgique.
Indifférence de la grande masse des fidèles rendus perméables à n'importe quelles excentricités liturgiques.
Comment faire pour sortir de cette situation? Premièrement, reconnaître que la liturgie obéit à des normes qui ne se discutent pas; deuxièmement, former correctement les prêtres; remplacer partout les fidèles de bonne volonté qui veulent s'occuper de liturgie par des fidèles compétents; compter sur des évêques soucieux de respect le principe conciliaire selon lequel "dans les célébrations liturgiques, chacun, ministre ou fidèle, en s'acquittant de sa fonction, fera seulement et totalement ce qui lui revient en vertu de la nature de la chose et des normes liturgiques." (Cf. Sacrosanctum Concilium, n°28).Autrement dit, il faut s'employer à vouloir faire le contraire de ce qui a été fait jusqu'ici. Ce qui implique de supprimer des privilèges, de changer beaucoup de mauvaises habitudes, de mettre la liturgie de l'Eglise à l'abri des nomenklatures diocésaines où se retrouvent trop de gens faisant passer leurs intérêts personnels avant ceux des fidèles.

 

Pro Liturgia

On se souvient de cette publicité pour l'eau de Volvic: "Un volcan s'éteint, un être s'éveille". 
S'il fallait imaginer une publicité identique pour certains secteurs paroissiaux nouvellement créés, on pourrait dire: "Un curé s'éteint, des animatrices liturgiques s'éveillent."
En consultant les sites internet des diocèses, on ne peut que constater que de plus en plus de fonctions se rapportant plus ou moins directement à la liturgie sont désormais assurées par des dames. 
Ainsi, le dimanche, dans de nombreuses églises, il est devenu "normal" de voir arriver, juste avant la messe, des escadrons de dames qui s'affairent dans le choeur. Dans certaines paroisses, ces dames sont dirigés par une religieuse généralement sexagénaire et en civil, mais facilement reconnaissable à son impeccable brushing. 


 

 

 

Ces "super fidèles" font comme si, avant chaque célébration, tout était à réorganiser de A à Z : on les voit aller et venir pour vérifier un micro, déplacer une chaise, bouger un cierge, avancer un vase, mettre un livre sur l'ambon, poser le missel sur l'autel, ouvrir ostensiblement le tabernacle pour voir si le ciboire est toujours là (comme si le Bon Dieu avait eu l'idée de prendre la poudre d'escampette), donner une instruction à l'organiste, faire une bise - si possible au beau milieu du sanctuaire - à une autre dame du groupe qui vient juste d'arriver pour constater, désolée, que tout est déjà prêt... 
Et tout ce va-et-vient doit se faire de préférence à la dernière minute, quand il y a déjà du monde dans l'église. Normal: ces dames doivent se montrer occupées à mille tâches; elles doivent se montrer indispensables au bon déroulement de la liturgie.
Un sociologue devrait pouvoir expliquer d'où vient cette attirance actuelle d'une certaine gent féminine pour tout ce qui intéresse habituellement le sacerdoce ministériel et à trait à l'action liturgique : souci de servir ? Besoin de paraître ? Assouvissement de frustrations ? Recherche inconsciente de relations compensatrices d'un manque affectif ? 
La question qu'on est surtout en droit de se poser est celle de l'impact que pourra avoir sur les mentalités des fidèles le passage d'une Eglise où les structures étaient à dominance masculine à une Eglise où tout semble fait pour que puisse s'affirmer un féminisme militant pour lequel le prêtre qui assume correctement ses fonctions finit par devenir une gêne. 
Car en fait, le problème ne vient pas tant de ce que des dames veuillent se consacrer à certaines tâches; il est plutôt que ce ne sont plus que les dames d'un certain milieu social non représentatif de l'ensemble des fidèles de la paroisse qui accaparent la liturgie et ce qui s'y rapporte, comme pour en faire l'outil leur permettant d'affirmer une personnalité dont elle ne peuvent pas jouer dans la vie civile ou dans le cercle familial.
Il faut donc veiller à ne pas créer des situations dans lesquelles se retrouveront des dames tellement jalouses des pouvoirs qu'elles auront su se donner, que l'arrivée dans leur "terrain de jeu" d'un prêtre assumant pleinement son rôle deviendra inévitablement source de jalousies, de rivalités, de conflits. Qui n'a jamais entendu l'histoire de ces prêtres qui, de passage dans une paroisse, se voient interdire de célébrer une messe dominicale au motif que les dames de l' "équipe liturgique" ont prévu une ADAP ? 
Il y a quelques années, c'est même un vicaire épiscopal qui fut interdit de messe dans une paroisse sans prêtre: une dame est venue le trouver pour lui dire qu'il n'était pas le bienvenu et qu'il n'était pas question de faire autrement que ce que le groupe de dames avait prévu de faire après de nombreuses "réunions de concertations" qui s'étaient tenues au presbyère. Il n'y eut donc pas de messe. C'était un dimanche de Pâques...


 

Ailleurs, c'est une fidèle laïque, elle-même membre d'une "équipe", qui fait ce témoignage : "Chaque année, nous avons une rencontre entre nous (histoire être contents; l'auto-satisfaction étant ce qui marche le mieux). Le thème de cette année était: "Sacerdoce baptismal et ministériel". Sous-entendu : il faut abolir la différence entre les deux formes du sacerdoce. Et voilà: comme nous ne sommes quasiment que des femmes dans notre "équipe interparoissiale", nous marchons donc vers l'ordination...`
Dernièrement avait lieu un week-end de préparation à la confirmation pour des jeunes collégiens/lycéens. Nous n'avons pu célébrer la messe qu'après avoir bataillé contre les autres "animatrices" que ça ne chagrinaient pas plus que ça de ne pas avoir la messe du dimanche. Au moment de la communion, j'ai vu que les jeunes ne savaient pas communier. La responsable de ce W.E. alors déclaré que "l'important n'est pas dans ce qu'ils reçoivent, mais dans la démarche qu'ils font."..."

 

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Une question mérite d'être posée. Car si quelqu'un pouvait - on ne sait jamais - y apporter ne serait-ce qu'un début de réponse, cela nous permettrait de comprendre beaucoup de choses dans le domaine de la liturgie.
"Osons" cette question : un Abbé bénédictin, versé en liturgie, écrit d'excellentes choses sur le sujet et veille à ce que, dans le monastère dont il a la charge, les célébrations soient très dignes, fidèles au missel romain, exemplaires, intégralement en latin et grégorien.
Cet Abbé est nommé évêque. On met beaucoup d'espoir en lui : expert en liturgie, il saura au moins donner l'exemple de ce qu'il faut faire et plaidera en faveur du chant grégorien auquel le Concile a voulu donner la première place.
Eh bien pas du tout ! A peine nommé évêque, cet ex-Abbé se met à célébrer la liturgie n'importe comment et à accepter n'importe quoi : de ce qu'il disait en tant que moine bénédictin, il ne reste plus rien... Au lieu d'être un guide, il se met au diapason des liturgies déviantes qu'on voit dans une majorité de paroisses.
Pourquoi ? A quoi est dû un tel revirement ? Serait-on contraint, lorsqu'on accepte de devenir évêque en France, de boire un philtre qui provoque un dédoublement de personnalité ?
Le fait qu'une personne puisse ainsi renier ce qui a constitué pendant des années l'essence de sa vie contemplative demeure largement incompréhensible pour le fidèle lambda et l'on aimerait trouver ne serait-ce qu'un début d'explication à ce syndrome de la volte-face qui semble atteindre de nombreux évêques.
Une volte-face qui d'ailleurs se fait parfois aussi en sens inverse pour des évêques qui prennent leur retraite et se mettent alors à dire des choses que jamais ils n'auraient osé dire tant qu'ils exerçaient leur charge épiscopale.
On remercie par avance toute personne qui pourra donner un éclairage sur ce phénomène des virages à 180° qui se produisent dès lors qu'on devient membre de l'épiscopat français.

 

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A la suite du Concile, on s’est appliqué à créer des « équipes » auxquelles on a demandé de préparer les célébrations eucharistiques paroissiales. Il s’agissait de montrer que la Messe dominicale était l’affaire de tous, que tous devaient « participer » à son l’élaboration. Beaucoup ont justifié cette façon de faire en reprenant l’expression « participation active » qu’ils disaient être contenue dans le texte de la Constitution conciliaire sur la liturgie, alors qu’en réalité elle ne s’y trouve pas. Le texte latin de référence de la Constitution sur la liturgie parle, en effet, de « participatio actuosa », jamais de « participatio activa ». Cette façon très largement généralisée de préparer les célébrations « en équipes » a peu à peu introduit chez les fidèles l’idée que la liturgie tient son efficacité non d’elle-même mais de l’opinion qu’on s’en fait et qu’on partage au sein d’un groupe où règne un minimum d’entente. De là est née une pastorale selon laquelle se réunir pour élaborer le schéma d’une célébration suffit largement à pénétrer la réalité du Mystère que célèbre l’Eglise. Ce qui, bien sûr, est totalement faux et stérile sur le plan de la foi. La « crise de la liturgie » provient donc, en grande partie, de cette volonté de faire prévaloir l’activisme de quelques fidèles constitués en « équipes » sur le renoncement à soi-même qui est la voie d’accès au véritable sens de la liturgie.

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