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« (...) Les religieux, eux, trouvent dans leur vie consacrée un moyen privilégié d’évangélisation efficace. Par leur être le plus profond ils se situent dans le dynamisme de l’Eglise, assoiffée de l’Absolu de Dieu, appelée à la sainteté. C’est de cette sainteté qu’ils témoignent. Ils incarnent l’Eglise désireuse de se livrer au radicalisme des béatitudes. Ils sont par leur vie signes de totale disponibilité pour Dieu, pour l’Eglise, pour les frères. En cela, ils ont une importance spéciale dans le cadre du témoignage qui est, Nous l’avons affirmé, primordial dans l’évangélisation. Ce témoignage silencieux de pauvreté et de dépouillement, de pureté et de transparence, d’abandon dans l’obéissance, peut devenir, en même temps qu’un appel adressé au monde et à l’Eglise elle-même, une éloquente prédication capable de toucher même les non chrétiens de bonne volonté, sensibles à certaines valeurs. Dans une telle perspective, l’on devine le rôle joué dans l’évangélisation par des religieux et religieuses consacrés à la prière, au silence, à la pénitence, au sacrifice. D’autres religieux, en très grand nombre, se donnent directement à l’annonce du Christ. Leur action missionnaire dépend évidemment de la hiérarchie et doit être coordonnée avec la pastorale que celle-ci veut mettre en oeuvre. Mais qui ne mesure la part immense qu’ils ont apportée et qu’ils continuent d’apporter à l’évangélisation ? Grâce à leur consécration religieuse, ils sont par excellence volontaires et libres pour tout quitter et aller annoncer l’Evangile jusqu’aux confins du monde. Ils sont entreprenants, et leur apostolat est marqué souvent par une originalité, un génie qui forcent l’admiration. Ils sont généreux : on les trouve souvent aux avant-postes de la mission, et ils prennent les plus grands risques pour leur santé et leur propre vie. Oui, vraiment, l’Eglise leur doit beaucoup (...) ».

 

 

EXHORTATION APOSTOLIQUE « EVANGELII NUNTIANDI » DE SA SAINTETÉ

LE PAPE PAUL  VI SUR L’ÉVANGÉLISATION DANS LE MONDE MODERNE

À L'ÉPISCOPAT, AU CLERGÉ ET AUX FIDÈLES DE TOUTE L'ÉGLISE

Extrait du discours de Benoît XVI aux évêques lors de son voyage apostolique à Fatima :

 

 

 

sourisjesus« (…) En vérité, les temps dans lesquels nous vivons exigent un nouveau dynamisme missionnaire des chrétiens, appelés à former un laïcat mûr qui s’identifie à l’Église et solidaire de la transformation complexe du monde. Il faut d’authentiques témoins de Jésus Christ, surtout dans ces milieux humains où le silence de la foi est plus grand et plus profond : les hommes politiques, les intellectuels, les professionnels de la communication professent et promeuvent une orientation culturelle unique, en méprisant la dimension religieuse et contemplative de la vie. Dans ces milieux, il y a des croyants honteux de leur foi qui prêtent leur concours au sécularisme, qui fait obstacle à l’inspiration chrétienne. Dans le même temps, Frères bien-aimés, combien, dans ces milieux, défendent avec courage une pensée catholique vigoureuse, fidèle au Magistère ; qu’ils continuent à bénéficier de vos encouragements et de votre parole éclairante pour vivre, en fidèles laïcs, dans la liberté chrétienne. Sans bâillon, maintenez vive la dimension prophétique dans l’histoire du monde actuel, parce que « la parole de Dieu n’est pas enchaînée » (2 Tm 2, 9). Les personnes réclament la Bonne Nouvelle de Jésus Christ, qui donne sens à leur vie et sauvegarde leur dignité. En qualité de premiers évangélisateurs, il vous sera utile de connaître et de comprendre les diverses tendances sociales et culturelles, d’évaluer les carences spirituelles et de disposer efficacement les ressources pastorales ; néanmoins, ce qui est décisif, c'est de réussir à inculquer chez toute personne qui évangélise un vrai désir de sainteté, et la conscience que tout résultat dépend essentiellement de l'union avec le Christ et de l'action de son Esprit. En effet, quand aux yeux de beaucoup, la foi catholique n’est plus le patrimoine commun de la société et que, souvent, on la regarde comme une graine étouffée et supplantée par les ‘idoles’ et par les maîtres de ce monde, elle pourra très difficilement toucher les cœurs à travers de simples discours ou des rappels moraux, et encore moins par des allusions générales aux valeurs chrétiennes. Le rappel courageux et intégral des principes est essentiel et indispensable ; toutefois, la simple énonciation du message ne va pas jusqu’au fond du cœur de la personne, ne touche pas sa liberté, ne transforme pas sa vie. Ce qui séduit surtout, c’est la rencontre avec les personnes croyantes qui, par leur foi, attirent vers la grâce du Christ, en Lui rendant témoignage. Je me souviens de ces paroles du Pape Jean-Paul II : « L’Église a besoin surtout de grands courants, mouvements et témoignages de sainteté parmi les ‘fidèles’, parce que c’est de la sainteté que naît tout renouveau authentique de l’Église, tout enrichissement authentique de l’intelligence de la foi et de la suite du Christ, une ré-actualisation vitale et féconde du christianisme dans la rencontre avec les besoins des hommes, une forme renouvelée de présence au cœur de l’existence humaine et de la culture des nations » (Discours pour le XXe anniversaire du Décret conciliaire ‘Apostolatum actuositatem’, 18 novembre 1985).

 

Le Mouvement des Missionnaires Serviteurs des Pauvres du Tiers-Monde (Opus Christi Salvatoris Mundi) est né pour annoncer l’Évangile au milieu des plus pauvres du Tiers-Monde. Comme dans d’autres immenses régions du Tiers-Monde, il est triste de constater que dans la Cordillère des Andes la présence de l’Église Catholique est extrêmement faible. Cette situation permet aux sectes et à d’autres groupes fondamentalistes de faire du prosélytisme et de répendre leurs erreurs. « Car j’ai eu faim et vous m’avez donné à manger, j’ai eu soif et vous m’avez donné à boire, j’étais un étranger et vous m’avez accueilli, nu et vous m’avez vêtu, prisonnier et vous êtes venus me voir » (Mt 25, 35-36).

La Bienheureuse Mère Teresa de Calcutta disait que l’essentiel de l’Évangile tient dans ces quelques paroles. Et elle avait raison.
Il est très important que nous écoutions attentivement les appels des derniers Papes face à la situation de millions et de millions d’êtres humains qui vivent dans l’abandon le plus total. Le Pape Paul VI, dans son Encyclique « Populorum Progressio », nous rappelait : « Aujourd'hui, personne ne peut plus l'ignorer, sur des continents entiers, innombrables sont les hommes et les femmes torturés par la faim, innombrables les enfants sous-alimentés, au point que bon nombre d'entre eux meurent en bas âge, que la croissance physique et le développement mental de beaucoup d'autres en sont compromis, que des régions entières sont de ce fait condamnées au plus morne découragement » (PP, 45). Et quelques paragraphes auparavant, citant la Constitution Apostolique « Gaudium et Spes », il nous disait que l’Église « ne vise qu'un seul but : continuer, sous l'impulsion de l'Esprit consolateur l'œuvre même du Christ venu dans le monde pour rendre témoignage à la Vérité, pour sauver, non pour condamner, pour servir, non pour être servi » (PP,13)




http://img.over-blog.com/300x228/0/21/41/34/beno-t-xvi/ra622699351.jpg« Chers amis, (…) je voudrais vous exhorter à être missionnaires de la joie. On ne peut pas être heureux si les autres ne le sont pas : la joie doit donc être partagée. Allez dire aux autres jeunes votre joie d’avoir trouvé ce trésor qui est Jésus lui-même. Nous ne pouvons pas garder pour nous la joie de la foi : pour qu’elle puisse demeurer en nous, nous devons la transmettre. Saint Jean l’affirme : « Ce que nous avons vu et entendu nous vous l'annonçons, afin que vous aussi soyez en communion avec nous [...] Tout ceci nous vous l'écrivons pour que notre joie soit complète » (1 Jn 1, 3-4). Parfois, une image du Christianisme est donnée comme une proposition de vie qui opprimerait notre liberté et irait à l’encontre de notre désir de bonheur et de joie. Mais ceci n’est pas la vérité ! Les chrétiens sont des hommes et des femmes vraiment heureux parce qu’ils savent qu’ils ne sont jamais seuls et qu’ils sont toujours soutenus par les mains de Dieu ! Il vous appartient, surtout à vous, jeunes disciples du Christ, de montrer au monde que la foi apporte un bonheur et une joie vraie, pleine et durable. Et si, parfois, la façon de vivre des chrétiens semble fatiguée et ennuyeuse, témoignez, vous les premiers, du visage joyeux et heureux de la foi. L’Evangile est la “bonne nouvelle” que Dieu nous aime et que chacun de nous est important pour lui. Montrez au monde qu’il en est ainsi !

 

Soyez donc des missionnaires enthousiastes de la nouvelle évangélisation ! Allez porter à ceux qui souffrent, à ceux qui cherchent, la joie que Jésus veut donner. Portez-la dans vos familles, vos écoles et vos universités, vos lieux de travail et vos groupes d’amis, là où vous vivez. Vous verrez qu’elle est contagieuse. Et vous recevrez le centuple : pour vous-même la joie du salut, la joie de voir la Miséricorde de Dieu à l’œuvre dans les cœurs. Et, au jour de votre rencontre définitive avec le Seigneur, il pourra vous dire : « Serviteur bon et fidèle, entre dans la joie de ton maître ! » (Mt 25, 21) ».

 

Extrait du Message de Sa Sainteté le Pape Benoît XVI pour la JMJ 2012

« Voyez, je vous ai enseigné des lois et des normes comme le Seigneur mon Dieu me l’a ordonné, pour que vous les mettiez en pratique dans le pays où vous allez entrer pour en prendre possession. Vous les observerez donc et vous les mettrez en pratique, parce que cela sera votre sagesse et votre intelligence aux yeux des peuples » (Deutéronome 4, 5). Cette déclaration de Moïse au peuple d’Israël devrait être méditée par les hommes politiques catholiques qui considéreraient qu’il leur faut faire abstraction de leur propre identité au nom du dépassement de leur situation pour ne pas être considérés comme « des séparés, des isolés ». Nous pourrions nous servir actuellement de ces paroles en disant : « Quelle sera votre sagesse et votre intelligence aux yeux des peules », en traduisant « quelle sera votre identité face aux autres ». Si « parti » vient de « partie », comment pourraient s’y trouver ensemble « deux parties », deux identités substantiellement différentes et opposées, en continuant à considérer d’être une seule partie ? On répond : au nom de la laïcité. Bien : mais quelle laïcité ?

 

 

 

 

Pour la Doctrine Sociale catholique, la laïcité est une autonomie de la sphère civile et politique vis-à-vis de l’autonomie religieuse et ecclésiastique, mais non pas de l’autonomie morale (cf. « Note doctrinale sur des questions concernant l’engagement et l’attitude des catholiques dans la vie politique », n°6). C’est la « laïcité saine » ou encore la « laïcité bien comprise », comme l’a souvent rappelé le Pape Benoît XVI ; autrement, elle est « mal comprise » et mal comprise comme « pluralisme du point de vue du relativisme moral, nocive pour la vie démocratique elle-même, laquelle a besoin de fondements vrais et solides, ce qui veut dire de principes éthiques qui, par leur nature et par leur rôle de fondement de la vie sociale, ne son pas négociables » (ibid. n° 3). Ce n’est pas par hasard que se sont multipliées, dans différents milieux sociaux, les demandes de « codes éthiques », en réalité, ils ne sont que le « retour par la fenêtre », malheureusement en version caricaturale, du Décalogue du Sinaï mis « à la porte » par un certain laïcisme idéologique en Europe. On voit revenir, sous une forme décentrée, l’éthique de l’Etat de mémoire hégélienne qui remplaça celle de Dieu, et se divinisa dans les formes des Etats nazis et communistes. Sur tout cela, nous aimerions que méditent ces catholiques, si prêts, de manière irénique et idéologique, à organiser et à lancer, sur les valeurs justes de la paix et du moratoire sur la peine de mort, des meetings et des moratoires avec n’importe qui, mais réticents pour s’unir avec leurs frères mêmes dans la foi, pour « observer et mettre en pratique dans leur pays » au moins l’éthique du Sinaï, ou du moins celle du Discours sur la Montagne. Ne devraient-ils pas apporter un témoignage à cette éthique, comme pour la racine d’une Nation et d’un Continent comme l’Europe, désormais plus territoire de mission et de nouvelle annonce de l’Evangile ? Une fausse concorde, fruit de compromis identitaires, au nom des valeurs, et le premier entre tous celui de la fausse paix construite par l’homme, et selon les impératifs des pouvoirs forts du monde, est l’œuvre de l’antéchrist, comme le prévoyait Solov’ev au début du siècle dernier. La signification profonde du fait d’être chrétiens, aujourd’hui comme toujours, est représentée par le binôme indispensable, dont on ne peut se passer, d’unité et de mission. La recherche de l’unité entre ceux qui croient au Christ, « pour que tous soient un » et la mission, l’évangélisation comme élément auquel on ne peut renoncer de la vie chrétienne, comme accomplissement du, mandat du Christ, doivent caractériser tout existence chrétienne dans chaque milieu, et même dans le milieu politique. L’évangélisation est aujourd’hui absolument prioritaire et essentielle dans une Europe secouée par une crise de la foi sans égale dans l’histoire, tout comme dans les autres continents : « La mission du Christ Rédempteur, confiée à l’Eglise, est bien loin encore de son accomplissement. Au terme du deuxième millénaire de sa venue, un regard d’ensemble sur l’humanité montre que cette mission en est encore à ses débuts, et que nous devons travailler de toutes nos forces en nous mettant à son service » (Redemptoris Missio, 1). Ici, se poursuit le discours de Moïse : « Les peuples, en entendant parler de toutes ces lois diront : Cette grande nation est le seul peuple sage et intelligent. En effet, quelle grande nation a la divinité si proche d’elle, comme le Seigneur Notre Dieu est proche de nous chaque fois que nous l’invoquons » (Deutéronome 4, 8)

 

Il est nécessaire de dépasser ce « respect humain » qui fait « crier à l’ingérence » de la part des laïcs, ou à l’intégrisme de la même partie catholique, chaque fois qu’un catholique continue à être tel, même s’il est assis dans un des Parlements des démocraties du monde. Comme cela a été rappelé aux Pères de la Congrégation Générale de la Compagnie de Jésus, par le Pape Benoît XVI : « Vous devez être attentifs afin que vos œuvres et vos institutions conservent toujours une identité claire et explicite, pour que la fin de votre activité ne reste pas ambiguë et obscure, et pour que de nombreuses personnes puissent partager vos idéaux et s’unir à vous de manière efficace et avec enthousiasme » (Discours du 21 février 2008). Est-il possible que cela ne vaille pas pour les catholiques engagés dans la politique ? Oh que oui, et comment peut-on laisser en dehors de la compétition politique les valeurs éthiques ! C’est à une présence, et seulement à cette présence, que sont appelés les catholiques, dans une unité visible, partout où ils trouvent dans le monde. Etre des témoins authentiques de l’Evangile, c’est la mission à laquelle appelle le Baptême que nous avons reçu, et aucun de ceux qui croient dans le Christ ne peut se soustraire au devoir suprême d’annoncer le Christ à tous les peuples !

 

Fides

Ci-dessous, un extrait de l'Exhortation Apostolique Evangelii Nutiandi, du Pape Paul VI :

 

 

    

« On répète souvent, de nos jours, que ce siècle a soif d’authenticité. A propos des jeunes, surtout, on affirme qu’ils ont horreur du factice, du falsifié, et recherchent par-dessus tout la Vérité et la transparence. Ces “signes du temps” devraient nous trouver vigilants. Tacitement ou à grands cris, toujours avec force, l’on demande : Croyez-vous vraiment à ce que vous annoncez ? Vivez-vous ce que vous croyez ? Prêchez-vous vraiment ce que vous vivez ? Plus que jamais le témoignage de la vie est devenu une condition essentielle de l’efficacité profonde de la prédication. Par ce biais-là nous voici, jusqu’à un certain point, responsables de la marche de l’Evangile que nous proclamons. […] Il faut que notre zèle évangélisateur jaillisse d’une véritable sainteté de vie alimentée par la prière et surtout par l’amour de l’Eucharistie, et que, comme nous le suggère le Concile, la prédication à son tour fasse grandir en sainteté le prédicateur. Le monde qui, paradoxalement, malgré d’innombrables signes de refus de Dieu, le cherche cependant par des chemins inattendus et en ressent douloureusement le besoin, le monde réclame des évangélisateurs qui lui parlent d’un Dieu qu’ils connaissent et fréquentent comme s’ils voyaient l’invisible (Hébreux 11, 27). Le monde réclame et attend de nous simplicité de vie, esprit de prière, charité envers tous, spécialement envers les petits et les pauvres, obéissance et humilité, détachement de nous-mêmes et renoncement. Sans cette marque de sainteté, notre parole fera difficilement son chemin dans le coeur de l’homme de ce temps. Elle risque d’être vaine et inféconde.

[…]
L’Evangile dont nous avons la charge est aussi parole de Vérité. Une Vérité qui rend libres (Jean 8, 32) et qui seule donne la paix du coeur, c’est ce que les gens viennent chercher lorsque nous leur annonçons la Bonne Nouvelle. Vérité sur Dieu, Vérité sur l’homme et sa mystérieuse destinée, Vérité sur le monde. Difficile Vérité que nous recherchons dans la Parole de Dieu et dont nous ne sommes, encore une fois, ni les maîtres ni les propriétaires, mais les dépositaires, les hérauts, les serviteurs. De tout évangélisateur on attend qu’il ait le culte de la Vérité, d’autant plus que la Vérité qu’il approfondit et communique n’est autre que la Vérité révélée et donc, plus que tout autre, parcelle de la Vérité première qu’est Dieu lui-même. Le prédicateur de l’Evangile sera donc quelqu’un qui, même au prix du renoncement personnel et de la souffrance, recherche toujours la Vérité qu’il doit transmettre aux autres. Il ne trahit jamais ni ne dissimule la Vérité par souci de plaire aux hommes, d’étonner ou de choquer, ni par originalité ou désir d’apparaître. Il ne refuse pas la Vérité. Il n’obscurcit pas la Vérité révélée par paresse de la rechercher, par commodité, par peur. Il ne néglige pas de l’étudier. Il la sert généreusement sans l’asservir. [...] Notre service pastoral nous presse de garder, défendre et communiquer la Vérité sans regarder les sacrifices. [...] Le Dieu de Vérité attend de nous que nous en soyons les défenseurs vigilants et les prédicateurs dévoués. [...] L'oeuvre de l’évangélisation a besoin de votre infatigable labeur de recherche et aussi de votre attention et de votre délicatesse dans la transmission de la Vérité ».

En Australie, le Pape Benoît XVI a rappelé que « en promouvant les valeurs chrétiennes, nous ne devions pas négliger d’en proclamer la source en portant un témoignage commun à Jésus-Christ Seigneur. C’est Lui qui a confié la Mission aux Apôtres, c’est Lui dont ont parlé les prophètes, et c’est Lui que nous offrons au monde » (Rencontre Œcuménique avec des dirigeants d’autres Eglises et Confessions chrétiennes, 18 juillet 2008). On sait que, après le Concile, dans le milieu missionnaire et dans le milieu pastoral, l’idée s’est faite un chemin, selon laquelle le Christ devait être annoncé seulement après avoir résolu les problèmes humains, ou, dans le cas des jeunes, à la fin de la proposition éducative. C’est une thèse qui semble être la conséquence du christianisme anonyme de Karl Rahner. Dommage qu’elle ait été expérimentée par Saint Paul à l’Aréopage, avec les conséquences que nous connaissons. Le Cardinal Angelo Bagnasco déclare à ce sujet : « L’annonce du Christ n’est pas un complément final, l’avènement final d’un parcours. C’est le fondement. Là, il y a une référence éducative visible, concrète. Et que l’attrait du Christ soit au début du parcours éducatif – non pas comme une méthode académique, mais comme une expérience complète – nous le voyons tous. C’est l’impact avec cette attraction qui fait naître un mouvement intérieur, un sursaut, une intuition face aux exigences de la vie. Et cela met en route une conversion, un cheminement, parce que l’on perçoit que là, il y a la plénitude de l’homme » (Tracce, n 7,2008, p 113). Ou bien nous faisons confiance à la puissance de Jésus-Christ – et du Christ Crucifié – comme Paul après l’insuccès de l’Aréopage d’Athènes, ou bien nous pensons que notre sagesse et notre méthodologie ont plus de valeur. On comprend alors ce que voulait dire le Pape à l’Assemblée des Evêques italiens au mois de mai dernier, quand il déclara que, pour l’Eglise Catholique, le problème éducatif coïncidait avec la transmission de la foi aux jeunes générations : c’est seulement en rencontrant le Christ, que l’homme se redécouvre humain, comme le disait déjà le rhéteur de l’antiquité Latine, Vittorino. Il n’y a pas une annonce humaine différente d’une annonce chrétienne pour celui qui a consacré sa vie au Christ dans la Mission et dans le Sacerdoce. L’annonce de Jésus vrai Dieu fait homme pour nous les hommes et pour notre salut, contient et manifeste la pleine conception de l’homme. Jean Paul II l’a enseigné durant ses vingt-cinq années de Pontificat, à commencer par l’Encyclique Redemptor Hominis, où il reprenait le passage bien connu de « Gaudium et Spes » (n° 22) : « En réalité, c’est seulement dans le mystère du Verbe Incarné que trouve sa véritable lumière le mystère de l’homme… Le Christ, qui est le nouvel Adam, en révélant précisément le mystère du Père et de son Amour, révèle pleinement l’homme à l’homme… Par son Incarnation en effet, le Fils de Dieu lui-même s’est uni d’une certaine manière à chaque homme » (n°8). Les prêtres et les missionnaires savent que c’est seulement en annonçant Jésus et non pas les valeurs qui sont de mode, y compris celle de la justice et de la paix, qu’ils sont fidèles à leur appel ; autrement, ils sont des assistants sociaux. C’est seulement en travaillant pour construire l’Eglise comme lieu pour ceux qui ont été réconciliés, et non pas en promouvant des marches et des initiatives pour la légalité, qu’ils sont des ministres de la réconciliation, et non pas des syndicalistes. C’est seulement en construisant l’Eglise que l’on contribue à l’humanisation du monde. Combien cette manière de procéder est importante dans le chemin éducatif, afin que les jeunes ne soient pas induits en des erreurs de perspective : chaque Evêque le comprend, pourvu qu’il exerce sa tâche de docteur et de maître, en exhortant et en corrigeant, en encourageant et en avertissant. Transmettre la foi aux jeunes générations veut dire, en un mot, reprendre la « traditio » : celle qui, au catéchuménat, est soulignée dans les Symboles du Credo et du Notre Père, et qui, dans la réalité, veut dire transmettre Jésus-Christ comme sens de la vie – Il a dit : "Je suis la Voie, la Vérité, la Vie" – dont chaque fragment de l’univers sensible ou surnaturel, même le plus petit, prend sa valeur. Qu’ils soient attentifs les adultes – les prêtres – à cette responsabilité.

 

Fides

Ci-dessous, un extrait de l’Encyclique Redemptoris Missio, par Jean-Paul II :

  

 

 

« Nous devons affirmer avec simplicité notre Foi dans le Christ, seul Sauveur de l'homme, Foi que nous avons reçue comme un don d'en haut, sans mérite de notre part. Nous disons avec Paul : « Je ne rougis pas de l'Evangile: il est une force de Dieu pour le salut de tout homme qui croit » (Rm 1, 16). Les martyrs chrétiens de tous les temps - et aussi de notre temps - ont donné et continuent de donner leur vie pour rendre témoignage de cette Foi devant les hommes, convaincus que tout homme a besoin de Jésus-Christ, lui qui a vaincu le péché et la mort et réconcilié les hommes avec Dieu. (…) A la question pourquoi la mission ?, nous répondons, grâce à la Foi et à l'expérience de l'Eglise, que la véritable libération, c'est s'ouvrir à l'Amour du Christ. En Lui, et en Lui seulement, nous sommes libérés de toute aliénation et de tout égarement, de la soumission au pouvoir du péché et de la mort. Le Christ est véritablement « notre paix » (Ep 2, 14), et « l'Amour du Christ nous presse » (2 Co 5, 14), donnant à notre vie son sens et sa joie. La Mission est un problème de Foi ; elle est précisément la mesure de notre Foi en Jésus-Christ et en Son Amour pour nous. Aujourd'hui, la tentation existe de réduire le christianisme à une sagesse purement humaine, en quelque sorte une science pour bien vivre. En un monde fortement sécularisé, est apparue une « sécularisation progressive du salut », ce pourquoi on se bat pour l'homme, certes, mais pour un homme mutilé, ramené à sa seule dimension horizontale. Nous savons au contraire que Jésus est venu apporter le salut intégral qui saisit tout l'homme et tous les hommes, en les ouvrant à la perspective merveilleuse de la filiation divine. Pourquoi la mission ? Parce que, à nous comme à saint Paul « a été confiée cette grâce-là, d'annoncer aux païens l'insondable richesse du Christ » (Ep 3, 8). (…) L'Eglise, et en elle tout chrétien, ne peut cacher ni garder pour elle cette nouveauté et cette richesse, reçues de la bonté divine pour être communiquées à tous les hommes. Voilà pourquoi la mission découle non seulement du précepte formel du Seigneur, mais aussi de l'exigence profonde de la vie de Dieu en nous. Ceux qui font partie de l'Eglise catholique doivent se considérer comme privilégiés et, de ce fait, d'autant plus engagés à donner un témoignage de foi et de vie chrétienne qui soit un service à l'égard de leurs frères et une réponse due à Dieu, se souvenant que « la grandeur de leur condition doit être rapportée non à leurs mérites, mais à une grâce spéciale du Christ; s'ils n'y correspondent pas par la pensée, la parole et l'action, ce n'est pas le salut qu'elle leur vaudra, mais un plus sévère jugement » (Lumen Gentium, N°14)

 

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