Dans le précieux discours adressé à la Plénière de la Congrégation pour le Clergé, qui s’est tenue au Vatican du 16 au 18 mars, le Pape Benoît XVI, parmi les très nombreuses indications de grande importance, en a donné une particulièrement intéressante pour le thème de la Mission. Elle concerne la coïncidence, dans le Christianisme, entre le contenu et la méthode de l’annonce. Le Pape déclare : « Comme Eglise et comme prêtres, nous annonçons Jésus de Nazareth Seigneur et Christ, Crucifié et Ressuscité, Souverain du temps et de l’histoire, dans l’heureuse espérance que cette vérité coïncide avec les attentes les plus profondes du cœur humain. Dans le Mystère de l’Incarnation du Verbe, c’est-à-dire dans le fait que Dieu s’est fait homme comme nous, se trouve à la fois le contenu et la méthode de l’annonce chrétienne. La Mission trouve ici son vrai centre propulseur : précisément en Jésus-Christ ».

 

 

 

reinedesmissions.jpgC’est là une Vérité de Foi, trop souvent peu comprise encore et, en conséquence, peu vécue concrètement. Il suffit de penser à toutes les énergies déployées pour organiser des « structures », pour « s’auto-occuper » comme institution. Sans jamais parvenir à une rencontre personnelle authentique avec le Christ, qui puisse dévoiler à l’homme cet horizon nouveau dont le cœur a un besoin tellement grand. L’évangélisation n’est pas alors seulement une Vérité de Foi que l’on doit accueillir, mais elle est la méthode même de l’évangélisation : Cela veut dire : tout comme le Mystère du Verbe Eternel a voulu assumer notre nature humaine, pour nous montrer le Visage du Père, de la même manière, c’est toujours à travers l’humain que, aujourd’hui encore, ceux qui ont été changés par la rencontre avec le Christ, peuvent montrer aux fidèles la beauté et la « convenance convaincante », y compris humaine, de suivre le Christ. Le véritable point focal de la Mission aujourd’hui, comme toujours, n’est pas « d’inventer » de nouvelles structures, ni moins encore, de changer les langages. Ce sont là des lieux communs, qui retournent toujours, mais que la réflexion théologique la plus sérieuse a, désormais, dépassé depuis longtemps. En effet, il ressort également avec évidence, de l’expérience pastorale, comment souvent les « nouvelles structures » sont « des récipients vides » que l’on tente, avec peine par la suite, à remplir, en ne pensant même pas, s’il est besoin précisément d’une structure, qu’elle doit naître d’une vie nouvelle qui s’organise normalement et se configure elle-même, sans qu’il soit besoin de quelqu’un qui la « plâtre » avant terme. Dans l’indication de la coïncidence entre le contenu et la méthode de la Mission, se trouve l’écho de la pensées de Hans Urs von Balthasar, pour qui le Christ est contenu et méthode de l’annonce, comme d’ailleurs tout ce qui est déclaré dans la Lettre aux Hébreux, où l’on indique en Jésus l’unité entre Personne et Mission : « Ayant donc un grand prêtre souverain qui a traversé les cieux, Jésus, le Fils de Dieu, tenons ferme la profession de foi. Car nous n'avons pas un grand prêtre impuissant à compatir à nos faiblesses, lui qui a été éprouvé en tout, d'une manière semblable, à l'exception du péché » (Hébreux 4, 14-15).

 

L’indication du Pontife doit encore être tout entière à développer et à approfondir, et, si elle est étudiée de manière adéquate, on pourra en déduire des conséquences importantes pour préciser et formuler ce qu’est le travail missionnaire : Par exemple, dans la direction claire du dépassement de la distinction fictive et supposée entre pré-évangélisation et évangélisation, ou encore entre promotion humaine et évangélisation. Entrer dans l’humain est la méthode choisie par Dieu pour se faire connaître des hommes. L’Eglise, dans sa Mission, ne peut faire autre chose, par l’intermédiaire des membres du Corps Mystique du Christ, que sont les baptisés, que d’imiter son Seigneur, de suivre la méthode de Dieu.

 

Fides

VIDEO EXCEPTIONNELLE A ECOUTER JUSQU'AU BOUT ! (ENREGISTREE A LA PROCURE, LE 29/11/12).

L'ABBE ZANOTTI-SORKINE RAPPELLE QUELQUES VERITES SANS AUCUNE "LANGUE DE BUIS".

 

 

 

 

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Seigneur, qui voulez que tous les hommes

soient sauvés et arrivent

à la connaissance de la Vérité,

envoyez, nous vous en supplions,

des ouvriers évangéliques

pour faire votre moisson,

et accordez-leur d'annoncer

en toute confiance votre divine parole,

de manière à ce qu'elle

se propage rapidement,

qu'elle brille d'un vif éclat

et que toutes les nations

vous reconnaissent pour le Dieu véritable

ainsi que celui que vous nous avez envoyé,

Jésus-Christ, votre Files Notre-Seigneur,

qui vit et règne avec vous

dans tous les siècles des siècles.

 

Ainsi soit-il.

 

 

Ci-dessous, extrait du texte de Père Daniel-Ange
lors de
 la Nuit des Témoins (24 mars 2009)

 

 

« (…) Nous n’avons pas le droit d’oublier ceux sans qui l’Eglise n’existerait pas. Cela a été l’obsession de Jean-Paul II. Dès son premier voyage en France en 1980, à travers les évêques réunis à Issy-les-Moulineaux, il a lancé ce cri : « Vous n’avez pas le droit de vous taire sur le martyrologe de l’Eglise contemporaine en train d’être écrit à quelques centaines de kilomètres de Paris ! ». C’était l’époque où il était « ecclésiastiquement » et politiquement incorrect de parler de la persécution communiste, la plus violente et la plus terrible de toute l’histoire de l’Eglise. (…) Comme le disait alors Jean-Paul II : « l’Eglise du silence n’est pas à quelques centaines de kilomètres de l’Europe, où les martyrs crient avec leur sang, elle est ici à l’Ouest où, par lâcheté, vous pactisez avec les persécuteurs. » Et quand tout de suite après son attentat, où Jean-Paul II a versé son sang avec ceux des martyrs, il est venu à Lourdes, et en pleine nuit de veille, il a dit : « Les étoiles qui resplendissent dans les ténèbres du monde, ce sont les martyrs. ». Les martyrs ont versé leur sang, ils ont mélangé leur sang de petits agneaux avec l’Agneau. Ils sont inséparables de Jésus. Pas une messe, chez les orthodoxes, les catholiques, qui ne se célèbre sur les reliques des martyrs. Ils ont donné leur vie, non seulement pour le Christ, mais pour chacun de nous, pour toute l’Eglise : ils ont aimé en notre nom, ils ont souffert et ils ont combattu en notre nom : nous sommes leurs enfants, ils nous ont engendré dans leurs prières, dans leur sang, dans leur ténacité et leur fidélité. Nous n’avons pas le droit d’oublier ceux sans qui nous n’existerions pas en tant que chrétiens. (…) En France tout récemment, la petite Anne-Lorraine, la petite Jeanne-Marie, tous sont des martyrs, au sens strict du terme. Nous prions aussi avec ces glorieux martyrs que sont toutes les victimes du massacre des Saints-Innocents de notre temps, tous ces tout-petits innocents dont la vie a été refusée dès le premier berceau, et qui ne cessent d’intercéder pour nous : ce sont les plus glorieux -car les plus faibles- de tous nos martyrs. Jean-Paul II les a toujours associés à la fête du 28 décembre. Ce sont eux qui sauvent notre monde.

Et je termine en disant que ce sont les martyrs les grands vainqueurs : ce sont eux qui nous « boostent » dans le courage de notre vie quotidienne, ce sont eux qui nous arrachent à notre médiocrité, à notre lâcheté.  Alors demandons-nous : sommes-nous dignes de leur sang ? Est ce que nous ne stérilisons pas leur sang par notre médiocrité et notre lâcheté, par notre peur de témoigner. Peur de quoi ? D’être lynché par les médias ? Et alors ?! Eux sont allé en prison, ils ont été torturés. Et nous, nous faisons profil bas : nous avons honte, nous avons peur. Et bien les martyrs exorcisent cette peur ; ils sont les hommes et les femmes de courage qui nous entraînent avec eux. Et nous devons être prêts à donner notre vie, ce soir même s’il le faut, à nous faire "zigouiller" pour Jésus plutôt que de le renier. Est ce que nous voulons la gloire ? Est ce que nous visons un avenir de gloire, ou pas ?! Si oui, alors on doit être prêts à en payer le prix : ça vaut le coup ! Et les martyrs sont notre plus grande joie, le grand bonheur de l’Eglise : ils sont beaux de la beauté même de Jésus, c’est à dire de la beauté même de l’Amour. Amen ! ».

« La mission d’évangéliser l’humanité reste toujours urgente et nécessaire. La Mission est un devoir, auquel il faut répondre : « Malheur à moi si je n’annonçais pas l’Evangile » (1 Corinthiens 9, 16). L’Apôtre Paul, auquel l’Eglise consacre une Année Spéciale, en souvenir des deux mille ans de sa naissance, a compris, sur le Chemin de Damas, et il en a fait l’expérience durant le ministère qui l’a suivi, que la Rédemption et la Mission étaient des actes d’amour. C’est l’amour du Christ qui le pousse à parcourir les routes de l’Empire Romain, à être un héraut, un apôtre, un propagateur de l’Evangile (cf. 2 Timothée 2, 1-11), et à se faire tout à tous, pour en sauver à tout prix quelques-uns (cf. 1 Corinthiens 10, 22). « Celui qui annonce l’Evangile participe à la charité du Christ, qui nous a aimés, et s’est livré pour nous » (cf. Ephésiens 5, 2), il est son ambassadeur, et il supplie au Nom de Jésus : laissez-vous réconcilier avec Dieu ! (cf. 2 Corinthiens 5, 20). C’est l’amour qui doit nous pousser à annoncer à tous les hommes, avec franchise et avec courage, la Vérité qui sauve (cf. Gaudium et Spes, 28). C’est un amour qui doit se répandre partout, et atteindre le cœur de tous les hommes. Les hommes en effet attendent le Christ. Les paroles de Jésus, « Allez donc, et enseignez toutes les nations, les baptisant au Nom du Père et du Fils et du Saint-Esprit, en leur apprenant à observer tout ce que je vous ai commandé » (Matthieu 28, 19-20), sont toujours un mandat obligatoire pour toute l’Eglise, et pour chaque fidèle du Christ pris en particulier. Cet engagement apostolique est un devoir et aussi un droit auquel on ne peut renoncer » (Benoît XVI, Samedi 17 mai 2008).

 

Dans un message envoyé aux fidèles de son diocèse, Mgr Rafael Sandoval, évêque de Tarahumara (Mexique), demande à chacun d’annoncer Jésus-Christ comme Unique Sauveur, surtout face à la diffusion croissante des sectes, auxquelles adhèrent de nombreux catholiques…

 
 
 
« Je vois que le peuple a faim de connaître et de suivre Jésus-Christ. Pourquoi ne sommes-nous pas cette faim ? Pourquoi taire Son Nom et Sa personne ? Pourquoi ne pas donner à Jésus-Christ la place qui lui correspond ? Pourquoi ne pas mettre toujours l’Eucharistie au centre de toute rencontre ? ». Certes, poursuit l’évêque dans son message, il est très important de témoigner, mais « on demande l’annonce explicite, adaptée aux différentes circonstances et une mise à jour constamment ». L’annonce du Christ ne représente pas une imposition ou une violence. Au contraire, « proposer la Vérité évangélique et le Salut que Jésus-Christ nous offre, et le faire avec respect et sans contrition, loin d’être une atteinte à la liberté religieuse est un hommage à cette même liberté, à laquelle on offre l’indication d’un parcours que jugé finalement noble et exaltant par les non croyants. C’est un droit et un devoir de tous les évangélisateurs de proposer la Vérité du Christ ; et c’est un droit de tous de recevoir l’annonce de la Bonne Nouvelle du Salut qui est le Christ même ». […] Le message se conclut par un appel spécial aux jeunes, auxquels Mgr Sandoval rappelle que le Christ a besoin d’eux « afin qu’ils annoncent la vie », et l’Eglise « a besoin de leurs énergies de jeunes, afin que l’Evangile de la vie pénètre dans les structures de la société. Ce n’est plus le moment d’avoir honte de l’Evangile. C’est le moment d’être orgueilleux de Jésus-Christ et de prêcher sur les toits. Les gens désirent la liberté, la lumière et la vie que le Christ nous a apportées en abondance ».
 

Dans les débats de société, pourquoi le catholique se reconnaît-il surtout à son silence ? Intimidé, exclu de la culture, il se demande ce qui se passe. Le pays dans lequel il vit n’est plus chrétien, il est devenu celui des postmodernes. En a-t-il pris la mesure ? Les postmodernes ne cessent de s’affranchir de leur héritage chrétien. Leur nihilisme affiché masque une stratégie de pouvoir, parfois une nostalgie. Comment un chrétien peut-il se situer, entre compassion, complicité et contre-culture ? Par rupture de transmission, culture antichrétienne, dictature du relativisme, athéisme catholique, le paquebot est devenu barque. Les chrétiens eux-mêmes y trouvent leur compte : « j’en prends et j’en laisse ». Comment, dans ces conditions, faire entendre l’Évangile ? Par la parole ou par l’exemple ? Dans quels lieux : famille, éducation, politique, culture ? Entre laïcité mal comprise et vains appels au miracle, le chemin est celui d’une providence qui compte sur notre courage public. Le chrétien aussi a quelque chose à dire à ses contemporains. Il n’y a pas d’Église sans évangélisateurs impertinents, qui délivrent un message d’espérance par temps de relativisme. 


 


A acheter absolument ! Ci-dessus, une brève présentation du livre

dans l’émission de Jean-Marie Guénois sur KTO (le 25/05/2012)

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