Résumé à venir...

Pilate ne cherchait pas la Vérité. (…) La peur que lui firent les Juifs (...) le poussa à une nouvelle lâcheté. (…) Ils crièrent : « Que son sang soit sur nous et sur nos enfants ! ». (…) Pilate dit encore aux ennemis de Jésus : « Voilà votre roi » – « Crucifiez-le ! » répondirent-ils. – « Dois-je crucifier votre roi ? » dit encore Pilate. « Nous n'avons pas d'autre roi que César », crièrent les Princes des Prêtres. Pilate ne dit plus rien et commença à prononcer le jugement. (…) La Sainte Vierge, qui s'était retirée après la flagellation, se jeta de nouveau dans la foule pour entendre la sentence de mort de son fils et de son Dieu. (...) La trompette se fit entendre pour demander du silence, et Pilate prononça son jugement sur le Sauveur avec le courroux d'un lâche. (…) La Mère de Jésus tomba sans connaissance à ces mots, comme si la vie l'eût abandonnée ; maintenant il n'y avait plus de doute, la mort de son fils bien-aimé était certaine, la mort la plus cruelle et la plus ignominieuse. (…) Pilate écrivit le jugement sur son tribunal (…) : « Forcé par les Princes des Prêtres, le Sanhédrin et le peuple près de se soulever, qui demandaient la mort de Jésus de Nazareth, comme coupable d'avoir troublé la paix publique, blasphémé et violé leur loi, je le leur ai livré pour être crucifié, quoique leurs inculpations ne me parussent pas claires, afin de n'être pas accusé devant l'empereur d'avoir favorisé l'insurrection et mécontenté les Juifs par un déni de justice (...) » (Extrait des Révélations de la Bienheureuse Mystique Anne-Catherine Emmerich).

 

 

princespretres

 

« Qu'il soit crucifié ! (...) Que son sang soit sur nous

et sur nos enfants ! » (Matthieu 27, 23-24)

 

*** D'après la Bienheureuse Mystique Anne-Catherine Emmerich

croixbaiser.jpgExtrait des révélations de la Bienheureuse Mystique Anne-Catherine Emmerich : (…) Les archers conduisirent le Sauveur au milieu de la place, et plusieurs esclaves entrèrent par la porte occidentale, portant le bois de la croix qu'ils jetèrent à ses pieds avec fracas. (…) Jésus s'agenouilla par terre, près de la croix, l'entoura de ses bras et la baisa trois fois, en adressant à voix basse à son Père un touchant remerciement pour la rédemption du genre humain qui commençait. (…) Le Seigneur embrassait sa croix, cet autel éternel du sacrifice sanglant et expiatoire. Les archers relevèrent Jésus sur ses genoux, et il lui fallut à grand peine charger ce lourd fardeau sur son épaule droite. Je vis des anges invisibles l'aider, sans quoi il n'aurait pas même pu le soulever. Il resta à genoux, courbé sous son fardeau. (…) [Un des] Pharisiens à cheval s'approcha de Jésus agenouillé sous son fardeau, et lui dit : « Le temps des beaux discours est passé ; qu'on nous débarrasse de lui. En avant, en avant ! ». On le releva violemment, et il sentit tomber sur ses épaules tout le poids que nous devons porter après lui, suivant ses saintes et véridiques paroles. Alors commença la marche triomphale du Roi des rois, si ignominieuse sur la terre, si glorieuse dans le ciel. (…) Notre Seigneur, les pieds nus et sanglants, courbé sous le pesant fardeau de la croix, chancelant, déchiré, meurtri, n'ayant ni mangé, ni bu, ni dormi depuis la Cène de la veille, épuisé par la perte de son sang, dévoré de fièvre, de soif, de souffrances intérieures infinies ; sa main droite soutenait la croix sur l'épaule droite ; sa gauche, fatiguée, faisait par moments un effort pour relever sa longue robe, où ses pieds mal assurés s'embarrassaient. (…) Ses mains étaient blessées et gonflées par suite de la brutalité avec laquelle elles avaient été garrottées, précédemment, son visage était sanglant et enflé, sa chevelure et sa barbe souillée de sang ; son fardeau et ses chaînes pressaient sur son corps son vêtement de laine, qui se collait à ses plaies et les rouvrait. Autour de lui, ce n'était que dérision et cruauté : mais ses souffrances et ses tortures indicibles ne pouvaient surmonter son amour ; sa bouche priait, et son regard éteint pardonnait (…).

 

*** D'après la Bienheureuse Mystique Anne-Catherine Emmerich

Extrait des révélations de la Bienheureuse Mystique Anne-Catherine Emmerich : (…) Jésus (…) n'avait plus la force de marcher ; comme les archers le tiraient et le poussaient sans miséricorde, il tomba de tout son long contre une pierre, et la croix tomba prés de lui. Les bourreaux s'arrêtèrent en le chargeant d'imprécations et en le frappant à grands coups de pied ; le cortège s'arrêta un moment en désordre : c'était en vain qu'il tendait la main pour qu'on l'aidât : « Ah ! dit-il, ce sera bientôt fini », et il pria pour ses bourreaux ; mais les Pharisiens crièrent : « Relèves-le ; sans cela il mourra dans nos mains ». Des deux côtés du chemin, on voyait ça et là des femmes qui pleuraient et des enfants qui s'effrayaient. Soutenu par un secours surnaturel, Jésus releva la tête, et ces hommes abominables, au lieu d'alléger ses souffrances, lui remirent ici la couronne d'épines. Lorsqu'ils l'eurent remis sur ses pieds en le maltraitant, ils replacèrent la croix sur son dos, et il lui fallut pencher de côté, avec des souffrances inouïes, sa tête déchirée par les épines, afin de faire place sur son épaule au fardeau dont il était chargé. C'est avec ce nouvel accroissement à ses tortures qu'il gravit en chancelant la montée (…).

 

*** D'après la Bienheureuse Mystique Anne-Catherine Emmerich

viergemariecroixjesusExtrait des révélations de la Bienheureuse Mystique Anne-Catherine Emmerich : « La Mère de Jésus, toute navrée de douleur (…) ne put résister au désir de voir encore son divin fils, et elle pria Jean de la conduire à un des endroits où Jésus devait passer. Ils venaient du quartier de Sion ; ils longèrent un des cotés de la place que Jésus venait de quitter, et passèrent par des portes et des allées ordinairement fermées, mais qu'on avait laissées ouvertes parce que la foule se précipitait dans toutes les directions. Ils passèrent ensuite par le côté occidental d'un palais dont une porte s'ouvrait sur la rue où entra le cortège après la première chute de Jésus. (…) Quand je vis la Mère de Dieu pâle, les yeux rouges de pleurs, tremblante et se soutenant à peine, (…) je me sentis le coeur tout déchiré. (…) Lorsque les gens qui portaient les instruments du supplice s'approchèrent d'un air insolent et triomphant, la Mère de Jésus se prit à trembler et à gémir, elle joignit ses mains, et un de ces misérables demanda : « Quelle est cette femme qui se lamente ? ». Un autre répond : « C'est la mère du Galiléen ». Quand ces scélérats entendirent ces paroles, ils accablèrent de leurs moqueries cette douloureuse Mère ; ils la montrèrent au doigt, et l'un d'eux prit dans sa main les clous qui devaient attacher Jésus à la croix, et les présenta à la Sainte Vierge d'un air moqueur. Elle regarda Jésus en joignant les mains, et, brisée par la douleur, s'appuya pour ne pas tomber contre la porte, pâle comme un cadavre et les lèvres bleues. (…) Le fils de Dieu son fils, le très saint, le rédempteur, son bien-aimé Jésus, chancelant, courbé sous son lourd fardeau, détourna douloureusement sa tête couronnée d'épines de la lourde croix qui pesait sur son épaule. (…) Son visage était livide, sanglant et meurtris : sa barbe inondée d'un sang à moitié figé qui en collait tous les poils ensemble. Ses yeux éteints et ensanglantés, sous l'horrible tresse de la couronne d'épines, jetèrent sur sa douloureuse Mère un regard triste et compatissant, et trébuchant sous son fardeau, il tomba pour la seconde fois sur ses genoux et sur ses mains. Marie, sous la violence de sa douleur, ne vit plus ni soldats ni bourreaux elle ne vit que son fils bien-aimé réduit à ce misérable état ; elle se précipita de la porte de la maison au milieu des archers qui maltraitaient Jésus, tomba à genoux près de lui et le serra dans ses bras. J'entendis les mots : « Mon fils ! Ma mère ! ». Il y eut un moment de désordre : Jean et les saintes femmes voulaient relever Marie. Les archers l'injurièrent ; l'un d'eux lui dit : « Femme, que viens-tu faire ici ? Si tu l'avais mieux élevé il ne serait pas entre nos mains ! ». Quelques soldats furent émus. Cependant ils repoussèrent la Sainte Vierge en arrière, mais aucun archer ne la toucha. Jean et les femmes l'entourèrent, et elle tomba comme morte sur ses genoux (…). Pendant ce temps, les archers avaient relevé Jésus et lui avaient remis d'une autre manière la croix sur les épaules (…) ».

 

*** D'après la Bienheureuse Mystique Anne-Catherine Emmerich

Extrait des révélations de la Bienheureuse Mystique Anne-Catherine Emmerich : « Le cortège arriva à la porte d'un vieux mur intérieur de la ville. Devant cette porte est une place où aboutissent trois rues. Là, Jésus, ayant à passer encore par-dessus une grosse pierre, trébucha et s'affaissa ; la croix roula à terre près de lui ; lui-même, cherchant à s'appuyer sur la pierre, tomba misérablement tout de son long et il ne put plus se relever. (…) Les Pharisiens, qui conduisaient la marche, dirent aux soldats : « Nous ne pourrons pas l'amener vivant, si vous ne trouvez quelqu'un pour porter sa croix ». Ils virent à peu de distance un païen, nommé Simon de Cyrène (…) Quand les soldats reconnurent à son habit que c'était un païen et un ouvrier de la classe inférieure, ils s'emparèrent de lui et lui dirent d'aider le Galiléen à porter sa croix. Il s'en défendit d'abord et montra une grande répugnance, mais il fallut céder à la force. (…) Simon ressentait beaucoup de dégoût et de répugnance à cause du triste état où se trouvait Jésus et de ses habits tout souillés de boue ; mais Jésus pleurait et le regardait de l'air le plus touchant. Simon l'aida à se relever (…) Il ne porta pas longtemps la croix derrière Jésus sans se sentir profondément touché ».

 

*** D'après la Bienheureuse Mystique Anne-Catherine Emmerich

veronique.jpgExtrait des révélations de la Bienheureuse Mystique Anne-Catherine Emmerich : « (…) On avait fait environ deux cents pas depuis que Simon était venu porter la Croix avec le Seigneur, lorsqu'une femme (…) se jeta au-devant du cortège. C'était Séraphia, femme de Sirach, membre du conseil du Temple, qui fut appelée Véronique, de vera icon (vrai portrait), à cause de ce qu'elle fit en ce jour. Séraphia avait préparé chez elle d'excellent vin aromatisé, avec le pieux désir de le faire boire au Seigneur sur son chemin de douleur. Elle était déjà allée une fois au-devant du cortège : je l'avais vue, tenant par la main une jeune fille qu'elle avait adoptée, courir à côté des soldats, lorsque Jésus rencontra Sa Sainte Mère. Mais il ne lui avait pas été possible de se faire jour à travers la foule et elle était retournée près de sa maison pour y attendre Jésus. Elle s'avança voilée dans la rue : un linge était suspendu sur ses épaules. (…) Ceux qui marchaient en avant voulurent la repousser, mais, exaltée par l'amour et la compassion, elle (…) parvint à Jésus, tomba à genoux et lui présenta le linge qu'elle déploya devant lui en disant : « Permettez-moi d'essuyer la Face de mon Seigneur ». Jésus prit le linge de la main gauche, l'appliqua contre son visage ensanglanté, puis le rapprochant de la main droite qui tenait le bout de la croix, il pressa ce linge entre ses deux mains et le rendit avec un remerciement. Séraphia le mit sous son manteau après l'avoir baisé et se releva. (…) Les Pharisiens et les archers, irrités de cette pause, et surtout de cet hommage public rendu au Sauveur, se mirent à frapper et à maltraiter Jésus, pendant que Véronique rentrait en hâte dans sa maison. A peine était-elle rentrée dans sa chambre, qu'elle étendit le suaire sur la table placée devant elle et tomba sans connaissance. (…) Un ami qui venait la voir, la trouva ainsi près du linge déployé où la face ensanglantée de Jésus s'était empreinte d'une façon merveilleuse, mais effrayante. Il fut très frappé de ce spectacle, la fit revenir à elle et lui montra le suaire devant lequel elle se mit à genoux en pleurant et en s'écriant : « Maintenant, je veux tout quitter car le Seigneur m'a donné un souvenir ». (…) Véronique garda toujours le suaire pendu au chevet de son lit. Après sa mort, il revint par les saintes femmes à la Sainte Vierge, puis à l'Eglise par les apôtres (…) ».

 

*** D'après la Bienheureuse Mystique Anne-Catherine Emmerich

Extrait des révélations de la Bienheureuse Mystique Anne-Catherine Emmerich : « (…) Les archers tirèrent violemment Jésus en avant et on se pressa les uns contre les autres. (…) Jésus, tombant pour la quatrième fois sous son fardeau, fut rudement précipité dans le bourbier, en sorte que Simon put à peine retenir la croix. Il dit alors d'une voix affaiblie et pourtant distincte : « Hélas ! hélas ! Jérusalem, combien je t'ai aimée ! j'ai voulu rassembler tes enfants comme la poule rassemble ses petits sous ses ailes, et tu me chasses si cruellement hors de tes portes ! ». Le Seigneur parla ainsi avec une tristesse profonde, mais les Pharisiens ayant entendu ces Paroles, l'insultèrent de nouveau, disant : « ce perturbateur n'en a pas fini : il tient encore de mauvais propos »; Puis ils le frappèrent et le traînèrent en avant pour le retirer du bourbier, Simon de Cyrène fut si indigné des cruautés exercées envers Jésus, qu'il s'écria : « Si vous ne mettez pas fin à vos infamies je jette là la croix, quand même vous voudriez me tuer aussi ». (…) Non loin de là, à l'angle de ce chemin, était une troupe de femmes qui pleuraient et gémissaient. C'étaient pour la plupart des vierges et de pauvres femmes de Jérusalem avec leurs enfants, qui étaient allées en avant du cortège ; d'autres étaient venues pour la Pâque de Bethléem, d'Hébron et des lieux circonvoisins. Jésus tomba presque en défaillance mais il n'alla pas tout à fait à terre, parce que Simon fit reposer la croix sur le sol, s'approcha de lui et le soutint. C'est la cinquième chute de Jésus sous la croix. A la vue de son visage si défait et si meurtri, les femmes poussèrent des cris de douleur, et, suivant la coutume juive, présentèrent à Jésus des linges pour essuyer sa face. Le Sauveur se tourna vers elles, et dit : « Filles de Jérusalem, ne pleurez pas sur moi : pleurez sur vous-mêmes et sur vos enfants, car il viendra bientôt un temps où l'on dira : Heureuses les stériles et les entrailles qui n'ont point engendré et les seins qui n'ont point allaité ! Alors on commencera à dire aux montagnes : Tombez sur nous ! et aux collines : Couvrez-nous ! Car si on traie ainsi le bois vert, que sera ce de celui qui  est sec ? » (…).

 

*** D'après la Bienheureuse Mystique Anne-Catherine Emmerich

Extrait des révélations de la Bienheureuse Mystique Anne-Catherine Emmerich : « On se remit en marche, Jésus pliant sous son fardeau et sous les coups, monta péniblement entre les murs de la ville et le Calvaire. A l'endroit où le sentier tortueux se détourne et monte vers le midi, il tomba pour la sixième fois, et cette chute fat très douloureuse. On le poussa, on le frappa brutalement qua jamais, et il arriva au rocher du Calvaire : il tomba sous la croix pour la septième fois. Simon de Cyrène, maltraité et fatigué lui-même, était plein d'indignation et de pitié : il aurait voulu soulager encore Jésus, mais les archers le chassèrent en l'injuriant. (…) Les Pharisiens à cheval étaient arrivés par des chemins commodes situés du côté occidental du Calvaire. (…) Il était à peu prés onze heures trois quarts lors de la dernière chute de Jésus et du renvoi de Simon. (…) Quel douloureux spectacle se présenta : le Sauveur debout sur le lieu de son supplice, si triste, si pâle, si déchiré, si sanglant ! Les archers le jetèrent à terre en l'insultant : « Roi des juifs, lui dirent-ils, nous allons arranger ton trône ». Mais lui-même se coucha sur la croix de son propre mouvement ; si le triste état où il se trouvait lui eût permis de le faire plus promptement, ils n'auraient pas eu besoin de le jeter par terre. Ils l'étendirent sur la croix pour prendre la mesure de ses membres, pendant que les Pharisiens qui se trouvaient là l'insultaient ; (…) Ils creusèrent là les trous où les trois croix devaient être plantées, et dressèrent à droite et à gauche les croix des voleurs, qui étaient grossièrement préparées et plus basses que selles de Jésus. (…) Ils clouèrent le morceau de bois où devaient reposer les pieds, percèrent des trous pour les clous et pour l'inscription, enfoncèrent des coins au-dessous de chacun des bras, et tirent ça et là quelques entailles, soit pour la couronne d'épines, soit pour les reins du Sauveur, afin que son corps fût soutenu, non suspendu, et que tout le poids ne portât pas sur les mains, qui auraient pu être arrachées des clous (…) ».

 

*** D'après la Bienheureuse Mystique Anne-Catherine Emmerich

jesuscroix1.jpgExtrait des révélations de la Bienheureuse Mystique Anne-Catherine Emmerich : « (…) Les archers ôtèrent à notre Seigneur son manteau qui enveloppait la partie supérieure du corps, la ceinture à l'aide de laquelle ils l'avaient traîné et sa propre ceinture. Ils lui enlevèrent ensuite, en la faisant passer par-dessus sa tête, sa robe de dessus en laine blanche qui était ouverte sur la poitrine, puis la longue bandelette jetée autour du cou sur les épaules ; enfin comme ils ne pouvaient pas lui tirer la tunique sans couture que sa mère lui avait faite, à cause de la couronne d'épines, ils arrachèrent violemment cette couronne de sa tête, rouvrant par là toutes ses blessures ; puis, retroussant la tunique, ils la lui ôtèrent, avec force injures et imprécations, en la faisant passer pardessus sa tête ensanglantée et couverte de plaies. Le fils de l'homme était là tremblant, couvert de sang, de contusions, de plaies fermées ou encore saignantes, de taches livides et de meurtrissures. Il n'avait plus que son court scapulaire de laine sur le haut du corps et un linge autour des reins. La laine du scapulaire en se desséchant s'était attachée à ses plaies et s'était surtout collée à la nouvelle et profonde blessure que le fardeau de la croix lui avait faite à l'épaule et qui lui causait une souffrance indicible. Ses bourreaux impitoyables lui arrachèrent violemment le scapulaire de la poitrine. Son corps mis à nu était horriblement enflé et sillonné de blessures : ses épaules et son dos étaient déchirés jusqu'aux os : dans quelques endroits, la laine blanche du scapulaire était restée collée aux plaies de sa poitrine dont le sang s'était desséché. Ils lui arrachèrent alors des reins sa dernière ceinture ; resté nu, il se courbait, et se détournait tout plein de confusion ; comme il était près de s'affaisser sur lui-même, ils le firent asseoir sur une pierre, lui remirent sur la tête la couronne d'épines (…)

 

 

jesuscroix2Au moment où les archers lui saisirent les bras dont il se servait pour recouvrir sa nudité, des murmures d'indignation et des cris de douleur s'élevèrent parmi ses amis, à la pensée de cette dernière ignominie. Sa mère priait avec ardeur, elle pensait à arracher son voile, à se précipiter dans l'enceinte, et à le lui donner pour s'en couvrir, mais Dieu l'avait exaucée : car au même instant un homme qui, depuis la porte, s'était frayé un chemin à travers le peuple, arriva, tout hors d'haleine, se jeta au milieu des archers, et présenta un linge à Jésus qui le prit en remerciant et l'attacha autour de ses reins. Ce bienfaiteur de son Rédempteur que Dieu envoyait à la prière de la Sainte Vierge avait dans son impétuosité quelque chose d'impérieux : il montra le poing aux archers en leur disant seulement : « Gardez-vous d'empêcher ce pauvre homme de se couvrir », puis, sans adresser la parole à personne, il se retira aussi précipitamment qu'il était venu. C'était Jonadab, neveu de saint Joseph, fils de ce frère qui habitait le territoire de Bethléem et auquel Joseph, après la naissance du Sauveur, avait laissé en gage l'un de ses deux ânes. (…) En entendant raconter comment Jésus avait été dépouillé de ses vêtement, avant la flagellation, il avait été très indigné ; plus tard quand le moment du crucifiement approcha, il ressenti, dans le Temple une anxiété extraordinaire. Pendant que la Mère de Jésus criait vers Dieu sur le Golgotha, Jonadab fut poussé tout à coup par un mouvement irrésistible qui le fit sortir du Temple et courir en toute hâte au Calvaire pour couvrir la nudité du Seigneur. Il lui vint dans l'âme un vif sentiment d'indignation contre l'action honteuse de Cham qui avait tourné en dérision la nudité de Noé enivré par le vin et il se hâta d'aller, comme un autre Sem, couvrir la nudité de celui qui foulait le pressoir. Les bourreaux étaient de la race de Cham, et Jésus foulait le pressoir sanglant du vin nouveau de la rédemption lorsque Jonadab vint à son aide Cette action fut l'accomplissement d'une figure prophétique de l'Ancien Testament, et elle fut récompensée plus tard, comme je l'ai vu et comme je le raconterai. Jésus, image vivante de la douleur, fut étendu par les archers sur la croix où il était allé se placer de lui-même. Ils le renversèrent sur le dos, et, ayant tiré son bras droit sur le bras droit de la croix, ils le lièrent fortement : puis un d'eux mit le genou sur sa poitrine sacrée ; un autre tint ouverte sa main qui se contractait ; un troisième appuya sur cette main pleine de bénédiction un gros et long clou et frappa dessus à coups redoublés avec un marteau de fer. Un gémissement doux et clair sortit de la bouche du Sauveur : son sang jaillit sur les bras des archers. Les liens qui retenaient la main furent déchirés et s'enfoncèrent avec le clou triangulaire dans l'étroite ouverture. J'ai compté les coups de marteau, mais j'en ai oublie le nombre. La Sainte Vierge gémissait faiblement et semblait avoir perdu connaissance : Madeleine était hors d'elle-même. (…) Les clous, dont l'aspect avait fait frissonner Jésus, étaient d'une telle longueur que, si on les tenait en fermant le poignet, ils le dépassaient d'un pouce de chaque côté (…).

 

 

jesuscroix3Lorsque les bourreaux eurent cloué la main droite du Sauveur, ils s'aperçurent que sa main gauche, qui avait été aussi attachés au bras de la croix, n'arrivait pas jusqu'au trou qu'ils avaient fait et qu'il y avait encore un intervalle de deux pouces entre ce trou et l'extrémité de ses doigts : alors ils attachèrent une corde à son bras gauche et le tirèrent de toutes leurs forces, en appuyant les pieds contre la croix, jusqu'à ce que la main atteignit la place du clou. Jésus poussa des gémissements touchants : car ils lui disloquaient entièrement les bras. Ses épaules violemment tendues se creusaient, on voyait aux coudes les jointures des os. Son sein se soulevait et ses genoux se retiraient vers son corps. Ils s'agenouillèrent sur ses bras et sur sa poitrine, lui garrottèrent les bras, et enfoncèrent le second clou dans sa main gauche d'où le sang jaillit, pendant que les gémissements du Sauveur se faisaient entendre à travers le bruit des coups de marteau. (…) La Sainte Vierge ressentait toutes les douleurs de Jésus ; elle était pâle comme un cadavre et des sanglots entrecoupés s'échappaient de sa bouche. Les Pharisiens adressaient des insultes et des moqueries du côté où elle se trouvait, et on la conduisit à quelque distance près des autres saintes femmes. Madeleine était comme folle : elle se déchirait le visage, ses yeux et ses joues étaient en sang. On avait cloué, au tiers à peu prés de la hauteur de la croix, un morceau de bois destiné à soutenir les pieds de Jésus, afin qu'il fût plutôt debout que suspendu ; autrement les mains se seraient déchirées et on n'aurait pas pu clouer les pieds sans briser les os. Dans ce morceau de bois, on avait pratiqué d'avance un trou pour le clou qui devait percer les pieds. On y avait aussi creusé une cavité pour les talons, de même qu'il y avait d'autres cavités en divers endroits de la croix afin que le corps pût y rester plus longtemps suspendu et ne se détachât pas, entraîné par son propre poids. Tout le corps du Sauveur avait été attiré vers le haut de la croix par la violente tension de ses bras et ses genoux s'étaient redressés. Les bourreaux les étendirent et les attachèrent en les tirant avec des cordes : mais il se trouva que les pieds n'atteignaient pas jusqu'au morceau de bois placé pour les soutenir. Alors les archers se mirent en fureur ; quelques-uns d'entre eux voulaient qu'on fit des trous plus rapprochés pour les clous qui perçaient ses mains, car il était difficile de placer le morceau de bois plus haut ; d'autres vomissaient des imprécations contre Jésus : « il ne veut pas s'allonger, disaient-ils, nous allons l'aider ». Alors ils attachèrent des cordes à sa jambe droite et la tendirent violemment jusqu'à ce que le pied atteignit le morceau de bois. Il y eut une dislocation si horrible, qu'on entendit craquer la poitrine de Jésus, et qu'il s'écria à haute voix : « O mon Dieu ! O mon Dieu ! ». Ce fut une épouvantable souffrance. Ils avaient lié sa poitrine et ses bras pour ne pas arracher les mains de leurs clous. Ils attachèrent ensuite fortement le pied gauche sur le pied droit, et le percèrent d'abord au cou-de-pied avec une espèce de pointe à tête plate, parce qu'il n'était pas assez solidement posé sur l'arbre pour qu'on pût les clouer ensemble. Cela fait, ils prirent un clou beaucoup plus long que ceux des mains, le plus horrible qu'ils eussent, l'enfoncèrent à travers la blessure faite au pied gauche, puis à travers le pied droit jusque dans le morceau de bois et jusque dans l'arbre de la croix. Placée de côté, j'ai vu ce clou percer les deux pieds. Cette opération fut plus douloureuse que tout le reste à cause de la distension du corps. Je comptai jusqu'à trente-six coups de marteau au milieu desquels j'entendais distinctement les gémissements doux et pénétrants du Sauveur : les voix qui proféraient autour de lui l'injure et l'imprécation me paraissaient sourdes et sinistres. 

 

 

jesuscroix4La Sainte Vierge était revenue au lieu du supplice : la dislocation des membres de son fils, le bruit des coups de marteau et les gémissements de Jésus pendant qu'on lui clouaient les pieds excitèrent en elle une douleur si violente qu'elle tomba de nouveau sans connaissance entre les bras de ses compagnes. Il y eut alors de l'agitation. Les Pharisiens à cheval s'approchèrent et lui adressèrent des injures : mais ses amis l'emportèrent à quelque distance. Pendant le crucifiement et l'érection de la croix qui suivit, il s'éleva, surtout parmi les saintes femmes, des cris d'horreur : « Pourquoi, disaient-elles, la terre n'engloutit-elle pas ces misérables ? Pourquoi le feu du ciel ne les consume-t-il pas ? ». Et à ces accents de l'amour, les bourreaux répondaient par des invectives et des insultes. Les gémissements que la douleur arrachait à Jésus se mêlaient à une prière continuelle, remplie de passages des psaumes et des prophètes dont il accomplissait les prédictions : il n'avait cessé de prier ainsi sur le chemin de la croix et il le fit jusqu'à sa mort. (…) Pendant cet horrible supplice, je vis apparaître au-dessus de Jésus des figures d'anges en pleurs. Le chef des troupes romaines avait déjà fait attacher au haut de la croix l'inscription de Pilate. Comme les Romains riaient de ce titre de roi des Juifs, quelques-uns des Pharisiens revinrent à la ville pour demander à Pilate une autre inscription dont ils prirent d'avance la mesure. (…) Il était environ midi un quart lorsque Jésus fut crucifié, et au moment où l'on élevait la croix, le Temple retentissait du bruit des trompettes. C'était le moment de l'immolation de l'agneau pascal ».

 

*** D'après la Bienheureuse Mystique Anne-Catherine Emmerich

eclipseExtrait des révélations de la Bienheureuse Mystique Anne-Catherine Emmerich : « (…) Le ciel fut clair jusqu'à midi, après quoi il vint un épais brouillard rougeâtre devant le soleil. Vers la sixième heure, selon la manière de compter des Juifs, ce qui correspond à peu près à midi et demi, il y eut une éclipse miraculeuse de soleil. (…) Je fus d'abord transportée comme hors de la terre : je voyais les divisions du ciel et les routes des astres se croisant d'une manière merveilleuse. Je vis la lune à l'un des côtés de la terre : elle fuyait rapidement semblable à un globe de feu. Je me retrouvai ensuite à Jérusalem, et je vis de nouveau la lune apparaître pleine et pâle sur le mont des Oliviers : elle vint de l'Orient avec une grande vitesse se placer devant le soleil déjà voilé par la brume. Je vis au côté occidental du soleil un corps obscur qui faisait l'effet d'une montagne et qui le couvrit bientôt tout entier. Le disque de ce corps était d'un jaune sombre : un cercle rouge, semblable à un anneau de fer rougi au feu, l'entourait. Le ciel s'obscurcit et les étoiles se montrèrent, jetant une lueur sanglante. Une terreur générale s'empara des hommes et des animaux : les bestiaux beuglaient et s'enfuyaient ; les oiseaux cherchaient des coins où s'abriter et s'abattaient en foule sur les collines qui entouraient le Calvaire (…). Ceux qui injuriaient Jésus baissèrent le ton. Les Pharisiens essayaient encore de tout expliquer par des causes naturelles, mais cela leur réussissait mal, et eux aussi furent intérieurement saisis de terreur ; tout le monde avait les yeux levés vers le ciel. Plusieurs personnes frappaient leur poitrine et se tordaient les mains en criant : « Que son sang retombe sur ses meurtriers ! ». Beaucoup de près et de loin, se jetèrent à genoux, implorant leur pardon, et Jésus, dans ses douleurs, tourna les yeux vers eux (…) ».

 

*** NSJC est vraisemblablement arrivé au Golgotha avant 12H00 (après 2H00 de supplice sur le Chemin de Croix) pour être crucifié
sur le bois de la Sainte Croix après 12H00. L'Apôtre Saint Matthieu nous décrit à 27, 45 qu' "à partir de la sixième heure" 
(c'est-à-dire vers 12H00) "l'obscurité se fit sur toute la terre jusqu'à la neuvième heure" (c'est-à-dire jusqu'à 15H00) ;
 C'est la réalisation des prophéties d'Amos 8, 9 ; Jérémie 15, 9 ; Zacharie 14, 6. Notre Seigneur Jésus-Christ souffrira
donc encore 3H00 heures sur la Sainte Croix en compagnie de Saint Jean et de Sa Sainte Mère, la Vierge Marie

Extrait des révélations de la Bienheureuse Mystique Anne-Catherine Emmerich : « Lorsque Jésus, poussant un grand cri, remit son esprit entre les mains du Père céleste, je vis son âme, semblable à une forme lumineuse, entrer en terre au pied de la croix, et avec elle une troupe brillante d'anges, parmi lesquels était Gabriel. Ces anges chassaient de la terre dans l'abîme une multitude de mauvais esprits. Jésus envoya plusieurs âmes des limbes dans leurs corps, afin qu'elles effrayassent et avertissent les impénitents et qu'elles rendissent témoignage de Lui. Le tremblement de terre qui fendit la roche du Calvaire causa beaucoup d'écroulements, surtout à Jérusalem et dans la Palestine. On avait à peine repris courage au retour de la lumière dans la ville et dans le Temple, que les secousses qui agitaient le sol et le fracas des édifices qui s'écroulaient répandirent une terreur encore plus grande. Cette terreur fut portée au plus haut degré quand les gens qui fuyaient en pleurant rencontrèrent sur leur chemin des morts ressuscités qui les avertissaient et les menaçaient. Dans le Temple, les Princes des Prêtres venaient de reprendre le sacrifice, momentanément interrompu par la frayeur qu'avaient répandue les ténèbres, et ils triomphaient du retour de la lumière lorsque tout à coup le sol trembla, le bruit des murs qui s'écroulaient et du voile du Temple qui se déchirait frappa la foule d'une terreur muette, à laquelle succédèrent par endroits des cris lamentables. (…) Le grand-prêtre Caïphe et les siens, dans leur audace désespérée, conservèrent leur présence d'esprit. (...) Leur endurcissement diabolique et à la tranquillité apparente qu'ils gardèrent, ils empêchèrent qu'il y eut une perturbation universelle et firent si bien que la masse du peuple ne vit pas dans ces terribles avertissements un témoignage rendu à l'innocence de Jésus. (…) Les deux grandes colonnes situées à l'entrée du sanctuaire du Temple, et entre lesquelles était suspendu un magnifique rideau s'écartèrent l'une de l'autre ; le linteau qu'elles supportaient s'affaissa, le rideau se déchira avec bruit dans toute sa longueur, et le sanctuaire fut ouvert à tous les regards (suite...)

 

*** D’après la Bienheureuse Mystique Anne-Catherine Emmerich

Cf. Bibliques : Matthieu 27, 51-56 ; Ezéchiel 37, 12 ; Daniel 12, 13 ;

Jean 5, 25 ; 1 Corinthiens 15, 20 ; Colossiens 1, 18 ; 1 Pierre 3, 1

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