« La foi et la raison sont comme deux ailes qui permettent

à l'esprit humain de s'élever vers la contemplation de la Vérité »

 

 

 

Pour le dixième anniversaire de l'Encyclique Fides et Ratio, l'Université pontificale du Latran, l'Académie pontificale des sciences et la Conférence mondiale des institutions universitaires catholiques ont organisé un congrès. Devant les participants reçus ce matin, Benoît XVI a parlé de l'extrême actualité de ce texte de grande ouverture sur un thème dont on théorise l'extinction. « Jean-Paul II a su au contraire souligner l'importance à conjuguer la raison avec la foi, dans le respect de leurs spécificités ». Par cette encyclique, « l'Eglise a interprété une exigence nouvelle du contexte culturel. Il a défendu la force de la raison et sa capacité à atteindre la Vérité, reproposant la foi comme forme particulière d'une connaissance qui s'ouvre à la Vérité révélée. On lit dans Fides et Ratio qu'il faut avoir confiance dans les capacités de la raison humaine et ne pas la limiter à des buts trop modestes ». La recherche scientifique est un bien, a déclaré le Pape, « lorsque les sciences appliquées sont le fruit de la raison et quand elles expriment l'intelligence avec laquelle l'homme pénètre la création. La foi, quant à elle, ne craint ni le progrès scientifique ni ses applications pratiques lorsque celles-ci s'appliquent au bien de l'homme et au progrès de l'humanité ». Benoît XVI a alors dit que « la science seule n'est pas en mesure de donner des principes éthiques, alors que philosophie et théologie sont indispensables pour éviter que la science s'engage dans des voies tortueuses et dangereuses. Il ne s'agit pas de limiter la recherche scientifique mais maintenir le sens de la responsabilité de la foi et de la raison dans la science, comme garantie du service à l'homme. La raison sait et démontre qu'au delà de ses acquis il y a une Vérité qu'on ne saura découvrir qu'en la considérant comme un don supérieur. La Vérité de la révélation n'est pas au dessus de la Vérité dévoilée par la raison. Par contre elle purifie la raison et l'élève en permettant l'élargissement des horizons de la recherche du mystère ». Benoît XVI a conclu en disant que « la passion de la Vérité nous pousse à rentrer en nous pour découvrir l'homme intérieur et le sens profond de notre vie. Une philosophie authentique doit accompagner tout un chacun dans la connaissance de la Vérité de la Révélation ».



Lien : Congrès sur « Fides et ratio » : Discours de Benoît XVI (16 octobre)

Retour sur un résumé d’une conférence (que je recherche toujours désespérément !) de celui qui était encore à l’époque le cardinal Ratzinger. La prétention des chrétiens d’annoncer que le Christ est l’unique sauveur de l’humanité est-elle une prétention arrogante ? C’est la question que le préfet de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi, a soulevée, au cours d’une conférence donnée à Murcia, en Espagne, et qui était organisée par l’Université catholique San Antonio…

 

 

 

 

http://img.over-blog.com/335x382/0/21/41/34/beno-t-xvi/026.jpg« N’est-ce pas arrogant de parler de vérité dans des choses ayant trait à la religion et d’arriver à affirmer avoir trouvé la vérité, l’unique vérité dans sa propre religion ? » a ajouté le cardinal Ratzinger. Devant un auditoire d’environ 3.000 personnes, en majorité des jeunes, le cardinal allemand a déclaré qu’aujourd’hui « le fait de rejeter tous ceux que l’on peut accuser de croire « posséder » la vérité, comme à la fois simplistes et arrogants, est devenu un slogan avec une répercussion énorme. Ces personnes ne sont semble-t-il pas capables de dialoguer, et par conséquent, on ne peut pas les prendre au sérieux car personne ne « possède » la vérité, a-t-il ajouté, en exposant la thèse du relativisme. On peut seulement être à la recherche de la vérité. Mais , a-t-il ajouté, de quelle recherche s’agit-il ici, si l’on ne peut jamais arriver au but ? ». Dans cette recherche, a-t-il poursuivi, « est-ce que l’on cherche réellement ou n’est-ce pas plutôt que l’on ne veut pas trouver la vérité car ce que l’on va trouver ne doit pas exister ? Il est évident que la vérité ne peut pas être quelque chose que l’on possède, a-t-il expliqué. Face à elle je dois toujours avoir une attitude d’humble acceptation, en étant conscient du risque et en acceptant la connaissance comme un cadeau dont je ne suis pas digne, dont je ne peux pas me glorifier comme s’il s’agissait d’une conquête personnelle. S’il m’a été donné de connaître la vérité je dois la considérer comme une responsabilité qui suppose aussi un service aux autres, a-t-il expliqué. La foi affirme par ailleurs que la différence entre ce que nous connaissons et la réalité proprement dite est infiniment plus grande que la ressemblance (Lat IV DS 806) ».

 

 

En réalité, l’arrogant c’est le relativiste, affirme le cardinal Ratzinger. « N’est-ce pas arrogant de dire que Dieu ne peut pas nous faire le cadeau de la vérité ? » ajoute-t-il. « N’est-ce pas une marque de mépris de Dieu de dire que nous sommes nés aveugles et que la vérité n’est pas pour nous ? ». La « vraie arrogance » consiste à « vouloir prendre la place de Dieu et à vouloir déterminer qui nous sommes, ce que nous faisons et ce que nous voulons faire de nous-mêmes et du monde ». Par conséquent, a-t-il expliqué, « la seule chose que nous pouvons faire est reconnaître humblement que nous sommes des messagers indignes qui ne s’annoncent pas eux-mêmes, mais qui parlent avec une sainte timidité de ce qui ne nous appartient pas mais qui provient de Dieu. C’est seulement de cette manière que la tâche de la mission prend un sens, qui n’est pas le colonialisme spirituel, ni une soumission des autres à ma culture ou à mes idées », a-t-il expliqué. « La mission exige, en premier lieu, une préparation pour le martyre, une disposition à se perdre soi-même par amour de la vérité et du prochain. C’est seulement ainsi que la mission est crédible », a conclu le cardinal Ratzinger.

 

 

« La vérité ne peut ni ne doit avoir d’arme, qu’elle-même ».

 

La crise qui secoue l’Église est essentiellement due au “pyrrhonisme” qui s’est emparé des mentalités actuelles, y compris au sein du clergé. Le pyrrhonisme est une négation de la raison en tant qu’elle est la faculté d’atteindre l’être des choses et leur signification et d’y adhérer par le vouloir. Il s’agit d’une sorte d’illogisme qui fait le lit de ce que Benoît XVI appelait “la dictature du relativisme” : plus rien ne doit être considéré comme définitivement vrai.

 

 


Dans l’Encyclique “Humani generis” déjà, Pie XII avait enseigné que contre le pyrrhonisme qui caractérise l’esprit du monde moderne, il était nécessaire de reconnaître “l’authentique et exacte valeur de la connaissance humaine capable d’arriver à une vérité certaine et immuable.” Quant au Bx Paul VI, il avait proclamé que “nous sommes les seuls à défendre le pouvoir de la raison” (2 juin 1972). Dans la Constitution dogmatique “Lumen gentium”, Vatican II affirme, contre le pyrrhonisme, que par la lumière naturelle de la raison humaine nous pouvons connaître Dieu comme le principe et la fin de toute chose (LG, n.16). Cet enseignement sera repris et développé dans le “Catéchisme de l’Église catholique” (CEC, nn. 35 et ss.) Enfin, à travers la Constitution pastorale “Gaudium et spes”, l’Église condamne ceux qui enseignent ou admettent qu’il n’existe pas de Vérité absolue : “On désigne sous le nom d’athéisme des phénomènes entre eux très divers. En effet, tandis que certains athées nient Dieu expressément, d’autres pensent que l’homme ne peut absolument rien affirmer de lui. D’autres encore traitent le problème de Dieu de telle façon que ce problème semble dénué de sens.” (GS, n. 19 §2).

 


Aujourd’hui, le pyrrhonisme est largement introduit dans la mentalité catholique et pousse de nombreux fidèles - et parmi eux des membres de la hiérarchie - à penser que puisque l’esprit humain n’est pas capable d’appréhender la Vérité une et immuable, l’Église ne doit plus être "monolithique" : elle peut enseigner "sa" vérité, mais à la condition de laisser chacun libre d’y faire des distinctions et des préférences en faisant appel à son jugement personnel. Il faut donc s’interdire tout immobilisme qui conduirait à penser qu’un enseignement est définitif ou que la liturgie doit être célébrée dans le respect de règles objectives qui en fixent le déroulement. Par conséquent, tout doit être relativisé. Ainsi, si le Magistère s’applique encore au pape, il ne doit plus être pratiqué par les évêques. Ce qui marque une défaillance de l’autorité en même temps qu’une possibilité de s’affirmer catholique tout en cultivant un scepticisme ouvrant sur d’infinies variations doctrinales toutes aussi valables les unes que les autres. Dans ce mouvement, la morale “doit être vie, dynamique de vie et, à ce titre, soumise à une croissance intérieure qui écarte toute fixité” (Cf. le Cardinal Suenens en 1966).

 


Dès lors put-on encore parler de “crise” de l’Église ? Non, bien sûr. Car comment pourrait-il y avoir crise quand il n’y a plus de mesures fixes, d’instrument pour discerner la foi de ce qui n’est pas la foi et lorsque, dans des discours embrouillés on arrive à prendre pour une seule idée ce qui, en fait s’attache à plusieurs idées opposées ? Le pyrrhonisme engendre le mobilisme : puisque plus rien ne doit avoir de stabilité et de signification, tout doit sans cesse être démoli et reconstruit, détruit et réinventé. Le "soyez fermes et immuables" de S. Paul (cf. 1 Cor. 15) est remplacé par le "soyez mobiles et instables" de très nombreux clercs de l’Église postconciliaire.
 

 

La liturgie passe alors du sacré qui porte à l’universel et à la subordination au poétique qui aiguise le sentiment individuel et le relativisme. Car la célébration ne doit plus être plus un acte d’Église stable qui transmet et signifie la Vérité permanente, mais une action privée et variable, sans cesse innovante, au cours de laquelle le célébrant - ou tout autre personne - crée des formules et imagine des gestes. La célébration déchoit au niveau d’une activité privée qui permettra au célébrant et à l’assemblée de se séparer de l’Église sans pour autant s’opposer ouvertement à elle.

 

 

On entre ainsi, en passant par le pyrrhonisme et le mobilisme, dans quelque chose qui n’est plus l’Église catholique. Dans ce "quelque chose", les célébrations qu’on ose encore appeler "liturgiques", en l’absence de règles, sont présentées comme l’idéal du style nouveau que doivent avoir les messes (lesquelles se font maintenant sous des chapiteaux de cirques ou dans des salles de spectacles avec l’aval des évêques...), le but à atteindre étant d’induire les fidèles dans une religiosité qui, en dépréciant la raison et l’intelligence, interdit définitivement à l’homme de connaître Dieu et de s’approcher de Lui.

 
 
 
PROLOGUE DE SAINT JEAN

 
« Dans le Principe était Le Logos, et le Verbe était tourné vers Dieu. Et c’est Dieu qui était Verbe. Ainsi en était-il dans le Principe en Dieu. Et tout ce qui devient est par lui, et rien de ce qui est devenu n’est devenu sans Lui. Et ce qui est devenu était vie en lui. Et la Vie était la Lumière des hommes. Et la Lumière luit dans la Ténèbre, et la Ténèbre n’a pas compris. [...] La Lumière véritable existait, éclairant tout homme qui vient dans ce monde. Elle était dans le monde, et le monde a été fait par elle et le monde ne la connaissait pas. Et elle vint dans son domaine, et ses vassaux ne la reçurent point. Mais à ceux qui la reçurent elle donna le pouvoir de devenir enfants de Dieu : à ceux qui croient en son nom qui sont nés, non pas du mélange des sangs, ni de la volonté de la chair ni de la volonté de l’homme, mais de Dieu. Car le Verbe s’est fait chair et a habité parmi nous ; et nous avons vu sa gloire : une gloire digne de l’Unique Engendré du Père ; la plénitude de la grâce et de la Vérité ».








PREMIERE
VOIE :
Elle est fondée sur « l’observation du mouvement des êtres dans le monde ». Le mouvement, défini comme le passage à l’acte d’un être en puissance relativement à cet acte, est causé par un autre être qui joue le rôle de moteur ou d’agent du changement, celui-ci à son tour est mû par un autre, mais on ne saurait remonter à l’infini dans la série des mouvements, car alors on ne pourrait assigner un commencement (fini) au mouvement. Mais si éternellement rien ne se meut, éternellement rien ne se mouvra et il n’y aurait pas de mouvement. Il faut donc poser l’existence d’un « Moteur Premier » non mû seul à même d’expliquer le mouvement, que tous reconnaissent comme Dieu !
 
 

DEUXIEME VOIE :
Elle est fondée sur la notion et la réalité tout aussi aristotélicienne de cause. Tout être ou toute modification d’être advient comme l’effet d’un être antérieur (logique !) qui joue à son égard le rôle de cause et qui est lui-même l’effet d’un autre et ainsi de suite… Toutefois, comme le première voie, on ne peut aller à l’infini dans la série des causes, cela signifierait qu’il n’y aurait pas de commencement assignable et donc pas de suite ni de série causale. Il faut donc poser l’existence d’une « Cause Première » incausée « que tous appellent Dieu » !
 
 

TROISIEME VOIE :
Elle est fondée sur la distinction qui n’avait pas retenu l’attention d’Aristote de « l’être possible » ou contingent et de « l’être nécessaire » (Dieu). Ici, Saint Thomas tire une partie de la pensée des philosophes arabes, en particulier d’Avicenne. Pour ce dernier, parmi les objets intelligibles que contemple le métaphysicien, il en est un qui jouit d’un privilège particulier : c’est l’être. Etre un homme n’est pas être un cheval ou un arbre, mais dans les trois cas, c’est être un être ou un existant ! Pourtant, cette notion n’est pas simple : elle se dédouble immédiatement en être nécessaire et être possible. On appelle possible un être qui peut exister mais qui n’existera jamais s’il n’est pas produit par une cause, on appelle nécessaire ce qui n’a pas de cause et, en vertu de sa propre essence, ne peut pas ne pas exister. Dans une métaphysique dont l’objet propre est l’essence, ces distinctions conceptuelles équivalent à une division des êtres. En fait, l’expérience ne nous fait connaître que des êtres dont l’existence dépend de certaines causes : chacun est possible mais leur causes aussi. La série totale des êtres est donc un simple possible. Il ne sert à rien d’allonger indéfiniment la série des causes : si les possibles existent, c’est qu’existe aussi un être nécessaire, cause de leur existence. Le Dieu d’Avicenne est donc le « Necesse esse » par définition, l’Être Nécessaire : il possède l’existence en vertu de sa seule essence ou encore, dit autrement, essence et existence ne font qu’un en lui, c’est pourquoi il est indéfinissable. Il est, quod est, mais si l’on demande ce qu’il est, quid est, il n’y a pas de réponse ! Son cas est unique. Dans cette troisième voie, (un peu longue, désolé !) Saint Thomas reprend donc à son compte non seulement la distinction entre le possible et le nécessaire mais aussi la marche générale de la preuve qui conduit à poser l’existence d’un Être Nécessaire que tous appellent Dieu !
 
 

QUATRIEME VOIE 
:
« On voit en effet dans les choses du plus ou moins bon, du plus ou moins vrai, du plus ou moins noble » (Saint Thomas). Elle part de la constatation qu’il y a des degrés dans les êtres. En effet, il y a des degrés de beauté, de bonté dans les choses, qui ne s’entendent que par rapport au Beau, au Vrai, au Bon en soi. D’inspiration platonicienne et donc assez différente des trois premières, cette voie ne s’écarte pas néanmoins de l’inspiration aristotélicienne. Pour être clair, cette voie peut-être mise sous la forme syllogistique suivante : Des êtres possédant imparfaitement leur perfection la tiennent d’un être qui la possède par soi, ou sont causés par un être qui possède cette perfection dans ce genre (du bon, du vrai, du beau). Donc quelque Être possédant la perfection par soi est existant. En conclusion, « il y a donc un être qui est, pour tous les êtres, causes d’êtres, de bonté et de toute perfection. C’est lui que nous appelons Dieu ! »
 
 

CINQUIEME VOIE :
Elle part de la constatation de « l’ordre du monde ». Elle peut-être considérée comme une application de la cause finale (quatrième cause reconnue par Aristote). Les divers êtres que nous voyons, les astres, les plantes, les animaux suivent un ordre qui délimite leur place, c’est l’ordre statique ou structurel, et leur mouvement ou évolution, c’est l’ordre dynamique. Il y a donc un Être intelligent par lequel toutes choses naturelles sont ordonnées à leur fin, et cet Être, c’est lui que nous appelons tous Dieu !
 
 

POUR CONCLURE…
Si le mouvement (première voie), les causes efficientes (deuxième voie), ce qui naît et meurt ou le devenir des êtres (troisième voie), les degrés de perfection des êtres (quatrième voie), l’ordre manifesté par les choses inanimées (cinquième voie) permettent de conclure à l’existence de Dieu, c’est parce qu’ils existent ! Il suffit d’assigner la raison suffisante complète d’une seule existence quelconque empiriquement donnée pour prouver l’existence de Dieu.
 
--> En conclusion finale, pour continuer dans la pure logique de ce qui vient d’être dit, tout ce qui existe vient nécessairement de Dieu. Ceux qui affirmeraient le contraire même par un discours rationnellement "décoré" se trouvent dans l’erreur et non dans la Vérité. Ne l’oublions pas, notre Vérité Incarnée, c’est seulement Jésus-Christ, notre « LOGOS SUPRÊME » à tous !

 

 

Le Saint-Père a reçu ce matin le Conseil pontifical pour la culture, dont l'Assemblée plénière vient de réfléchir sur le phénomène de la sécularisation. La sécularisation, nous dit le pape, « touche tous les aspects du quotidien et favorise un état d'esprit dans lequel Dieu est pratiquement absent, qui le rend étranger à la vie et à la conscience humaine. Il ne s'agit pas seulement d'une menace extérieure pour les croyants car le phénomène se développe aussi depuis un certain temps au sein de l'Eglise ». Le Pape a aussi rappelé que les fidèles sont eux-aussi conditionnés par « la culture de l'image, qui impose des modèles et des points de vue contradictoires dans l'ignorance de Dieu. Plus besoin de lui, d'y penser, d'y faire référence. Cette mentalité hédoniste et consumériste prédominante favorise chez les pasteurs comme chez les fidèles une dérive superficialiste et un égocentrisme nuisible pour la vie ecclésiale ». Rappelant également le risque d'une atrophie spirituelle et cordiale, contre laquelle il faut réagir en proposant « les grandes valeurs de la vie qui lui donnent un sens et peuvent répondre aux inquiétudes de l'homme et à sa recherche du bonheur. Ces valeurs sont la dignité de la personne, sa liberté et l'égalité de tous, le sens de la vie et de la mort et l'espérance de ce qui suit l'existence terrestre ». Benoît XVI a alors dit que la formule "Etsi Deus non daretur" (comme si Dieu n'existait pas) « est devenu comme un slogan de vie qui assied une certaine arrogance de la raison, qui est pourtant l'œuvre aimée de Dieu. Cette forme de raison, qui se considère suffisante à elle-même, se ferme à la contemplation et à la recherche d'une Vérité qui pourtant la dépasse ». Puis le Saint-Père a rappelé l'importance de ce Conseil, qui est engagé dans un dialogue constructif entre science et foi, dans le respect des diverses méthodes d'approche de l'humanité et du service de l'homme, dans la mesure où elles favorisent le développement intégral de tous. J'encourage, a-t-il dit, « les pasteurs du peuple de Dieu dans cette mission de dialogue et de rencontre des cultures, de diffusion de l'Evangile et du témoignage chrétien. Qu'ils soient vigilants face à cette sécularisation qui limite la personne et l'entrave dans son cheminement vers la Vérité ».

L’hebdomadaire Famille chrétienne a consacré un dossier particulièrement intéressant à l’affaire de la petite Jeanne-Marie Kegelin. Ce magazine a reproduit une partie substantielle de l’homélie que j’avais alors prononcée pour les funérailles de cette enfant. J’y disais notamment : « Il est clair que notre foi est plongée dans un désarroi profond alors que nous esquissons la question : pourquoi Dieu permet-il cela ? Une fois de plus, nos mots sont inaptes et nous devons accepter d’attendre, au dernier jour, l’ultime réponse. Mais il nous est donné de regarder Jésus sur la croix. Il y a d’un côté Jésus qui prend sur lui nos souffrances et il y a d’un autre côté Jésus qui appelle mystérieusement certains à prendre part à ses propres souffrances. Il y a d’une part Jésus qui porte notre croix et il y a d’autre part Jésus qui nous invite à porter sa croix. Il y a Jésus qui nous sauve et il y a Jésus qui nous invite à coopérer au salut du monde. » J’entendais signaler la participation de la petite fille à la Passion de Jésus et, de ce fait, à la rédemption des pécheurs. Des lecteurs de F.C. ont réagi à cette conception d’un Dieu qui permet le mal : la fin (bonne) ne justifierait-elle pas alors les moyens (mauvais) ? Voici quelques éléments de réflexion.

 
 
 
 
 
1 - Dieu, certes, n’est l’auteur que du bien. En une expression vigoureuse, Saint Thomas écrit que « Dieu n’a [même] pas l’idée du mal » (Somme théologique, I, 15, 3, 1m)  Ce qu’il créa, « Dieu vit que c’était bon ». Du reste, tout ce qui est, est bon, en vertu de la convertibilité des transcendantaux (l’Être, le Vrai, le Bien, l’Un). En ce sens, le mal n’est qu’un non être, une privation, comme la cécité est une privation de vue. Le mal n’est pas « quelque chose » (aliquid) de positif bien qu’il soit « dans les choses » (in rebus), c’est-à-dire terriblement réel dans le sujet qui pâtit de cette privation, comme dans l’aveugle pour qui la cécité n’est pas rien ! Si tout ce qui est, est bon, alors il n’y a pas de « Mal absolu ». Le démon, comme créature, selon son substrat ontologique, est bon. Il n’y a pas un « souverain mal » qui serait la cause de tous les maux (cf. Somme théologique, I, 49, 3).
 
2 - Dieu exerce une causalité (première) universelle : il crée – et soutient sa créature dans l’être - et il imprime la première motion qui nous donne, pour chaque action, de pouvoir agir à notre tour. Rien n’échappe à sa Providence. Tout ce qui échoit, soit il le veut, soit il permet que cela arrive. Ou alors, sa Providence ne serait pas universelle. Ainsi – et c’est d’ailleurs la malice radicale du péché -, quand je pose un acte qui déplaît à Dieu, je ne peux poser cet acte, en ce qu’il est « quelque chose qui est », qu’en tant que mû par la Cause première qu’est Dieu. C’est dire que je retourne la causalité de Dieu contre la volonté de Dieu ! Comme la causalité divine n’est rien d’autre que sa prodigalité d’être qu’il déverse sur nous, pécher, c’est bel et bien retourner les dons de Dieu contre Dieu.
 
3 – Pour être universelle, la causalité divine n’est pas toujours immédiate. Ceci est très important à comprendre. Dieu utilise des causes secondes, l’homme en particulier, doué de libre arbitre, lequel comporte la possibilité de faillir à l’égard du bien. Dans le cas du mal (de la faute), par conséquent, la responsabilité en incombe totalement à son auteur immédiat, en l’occurrence l’assassin. Si ce qu’il y a d’entité dans son crime vient de Dieu comme de la cause première universelle, ce qu’il y a de pervers vient de lui (l’assassin) comme de la cause seconde immédiate. « L’effet d’une cause seconde défaillante », dit Saint Thomas, doit être « ramené à la cause première non défaillante quant à ce qu’il a d’être et de perfection, non pour ce qu’il présente de défectueux ». L’Aquinate illustre son propos : « Ainsi, tout ce qu’il y a de mouvement dans la jambe qui boite vient de la vertu motrice ; mais ce qu’il y a de dévié dans ce mouvement n’appartient pas à la vertu motrice, il a pour cause la difformité de la jambe » (Somme théologique, I, 49, 2, 2m). Ailleurs, Saint Thomas écrit que, s’agissant, par exemple, d’une action humaine, Dieu imprime un premier mouvement quant à l’exercice (l’être de l’acte) mais laisse la détermination de l’acte (dont la moralité) à la cause seconde qu’est l’homme (cf. De potentia, 3, 7, 13m et 19m).
 
4 – La question du mal requiert de s’élever du cas particulier (ce mal-ci) à l’ordre universel (le bien du tout), abstraction qui est évidemment extrêmement difficile pour les personnes qui sont victimes du mal. Saint Thomas d’Aquin écrit que Dieu fait « ce qu’il y a de meilleur dans le tout mais non dans chaque partie, si ce n’est par rapport au tout ». Or, ajoute-t-il, « le tout, c’est-à-dire l’universalité des créatures, est meilleur et plus parfait s’il y a en lui des êtres qui peuvent s’écarter du bien et qui dès lors en déchoient, Dieu ne les en empêchant pas ». Oui, un univers avec une peccabilité possible et même factuelle est meilleur qu’une sorte de cosmos où tout serait ordonné mécaniquement. Car, dans une perspective de salut, « beaucoup de biens seraient supprimés si Dieu ne permettait que se produise aucun mal ». On a bien lu : Dieu permet le mal. Et le Docteur angélique d’énumérer les sortes de biens dont on serait dépourvu si certains êtres ne défaillaient à l’égard du bien : « Le feu ne brûlerait pas si l’air n’était pas détruit ; la vie du lion ne serait pas assurée si l’âne ne pouvait être tué ; et on ne ferait pas l’éloge ni de la justice qui punit, ni de la patience qui souffre, s’il n’y avait pas l’iniquité d’un persécuteur » (cf. Somme théologique, I, 48, 2). Dans ces exemples, Saint Thomas passe du plan physique au plan biologique pour aboutir au plan moral.
 
5 – Les considérations plutôt philosophiques ne rendent pas compte à elles seules du mystère de la permission divine du mal. Il faut, encore et surtout, dans un regard de foi, contempler la Passion du Christ. Jésus, en prenant sur lui tous les genres de maux, a inversé la valeur et le sens de la souffrance. Celle-ci ne doit plus être regardée comme le châtiment du péché mais comme une contribution positive à la rédemption. Si la peine consécutive au premier péché fut, pour la femme, de devoir enfanter dans les douleurs, voici que, par un merveilleux renversement, au lieu que ce soit la souffrance qui accompagne la génération, c’est la souffrance elle-même qui devient désormais génératrice de vie, fécondée qu’elle a été par la Passion du Christ. On le voit, Dieu ne cause pas le mal comme si lui-même devait le commettre. Mais Dieu tire un meilleur bien du mal déjà commis par d’autres.
 
6 – Illustration à partir d’une catéchèse de Benoît XVI sur Judas : « Du reste, quand nous pensons au rôle négatif joué par Judas, nous devons l'insérer dans la direction supérieure des événements de la part de Dieu. Sa trahison a conduit à la mort de Jésus, qui transforma ce terrible supplice en espace d'amour salvifique et en don de soi au Père (cf. Gal 2, 20; Ep 5, 2.25). Le verbe "trahir" est la version d'un mot grec qui signifie "livrer". Parfois son sujet est même Dieu en personne : c'est lui qui par amour "livra" Jésus pour nous tous (cf. Rm 8, 32). Dans son mystérieux projet salvifique, Dieu assume le geste inexcusable de Judas comme une occasion de don total du Fils pour la rédemption du monde. » (18/16/06)
 
7 – Le mystère du mal n’est pas éludé pour autant. La permission divine reste un mystère et l’envers du mystère, c’est le scandale. Le christianisme se distingue notamment par le fait qu’il n’a pas de réponse standard au drame de l’humanité. La seule réponse crédible n’est-elle pas du reste la compassion muette ? Voici finalement ce qu’en disait Charles Journet : « Quand on parle de Dieu et du mal, la doctrine la plus orthodoxe, si elle est répétée sans être replongée dans la flamme d’où elle est née, si elle n’est pas traversée par quelque secrète vertu de l’Evangile, trahira, elle pourra devenir poison, et comment dès lors ne pas causer le scandale là où l’on pensait porter la lumière ? Même quand il aurait lui-même éprouvé cette flamme, cette vertu, le chrétien, le théologien ne saurait la communiquer : elle est l’huile de la lampe qui ne s’échange pas mais s’achète auprès du divin Marchand ; il pourra tout au plus indiquer la voie où on la découvre, et il sait le nom de la Source d’où tombe d’en haut la clarté intérieure qui illumine d’un coup toutes leurs ténèbres. »
 

De l'Abbé Christian Gouyaud - Paroisse personnelle de la Croix Glorieuse (Strasbourg, église paroissiale Saint Joseph)

Benoît XVI a appelé le monde scientifique à mettre l’homme au centre de la Création, rappelant que celui-ci n’était pas le fruit du hasard, le 28 janvier 2008. Le pape s’est exprimé devant la quinzaine de participants au colloque sur "L’identité changeante de l’individu" organisé par l’Académie des sciences morales et politiques les 24 et 25 janvier 2008 à l’Institut de France à Paris et qui s'est achevé à Rome…

 
 
 
Dans sa longue et complexe intervention en français, le pape a expliqué qu’alors que les sciences exactes, naturelles et humaines sont parvenues à de prodigieuses avancées sur la connaissance de l’homme et de son univers, « la tentation est grande de vouloir circonscrire totalement l’identité de l’être humain et de l’enfermer dans le savoir que l’on peut en avoir ». Il importe donc, selon Benoît XVI, de faire droit à la recherche anthropologique, philosophique et théologique, qui permet de faire apparaître et de maintenir en l’homme son mystère propre, « car aucune science ne peut dire qui est l’homme, d’où il vient et où il va ». La science de l’homme devient donc la plus nécessaire de toutes les sciences. Aux yeux du pape, « négliger le questionnement sur l’être de l’homme conduit inévitablement à refuser de rechercher la Vérité objective sur l’être dans son intégralité et, de ce fait, à ne plus être capable de reconnaître le fondement sur lequel repose la dignité de l’homme, de tout homme, depuis la période embryonnaire jusqu’à sa mort naturelle ». L’homme n’est pas le fruit du hasard, ni d’un faisceau de convergences, ni de déterminismes, ni d’interactions physico-chimiques, a aussi prévenu le pape, affirmant au contraire qu’il est « un être jouissant d’une liberté qui, tout en prenant en compte sa nature, transcende cette dernière et qui est le signe du mystère d’altérité qui l’habite. Cette liberté, qui est le propre de l’être-homme, fait que ce dernier peut orienter sa vie vers une fin, qu’il peut, par les actes qu’il pose, se diriger vers le bonheur auquel il est appelé pour l’éternité », a expliqué Benoît XVI, ajoutant que cette liberté fait apparaître que l’existence de l’homme a un sens.


 

« (…) Le mot "personne" ne peut-être utilisé à tort et à travers, la personne est un être qui parle. Cette dimension éclaire en profondeur la nature de l'homme crée à l'image et à la ressemblance de Dieu. Dieu se révèle par Sa Parole, de même qu'Il crée le monde par Sa Parole - Son Verbe, du latin Verbum qui traduit le mot grec Logos. Non seulement Dieu parle mais Il est Parole. (...) En parlant, il [l'homme] a la capacité originelle de dire le vrai parce qu'il possède un reflet du Verbe Divin, la raison qui lui permet de (...) participer, à la mesure d'un être fini, à la Pensée créatrice. la Vérité est sa vocation naturelle. (...) Dieu est surprenant, car Il est à la fois l’Etre absolu, le terme pour nous le plus abstrait, et Quelqu’un de très concret qui parle familièrement avec les hommes. Ce paradoxe insoutenable aux yeux des philosophes païens est admirablement exprimé dans l’épisode du buisson ardent (Exode 3, 14). (…) La « rupture anthropologique » a pour cause la destruction progressive, depuis la fin du Moyen-Âge, de cette relation fondamentale entre la personne humaine et l’être. « L’homme moderne » s’est émancipé de Dieu pour s’être émancipé de l’être, puis de l’être pour mieux s’émanciper d’un Dieu rendu intolérable par la folle ambition de se substituer à Lui. Avec la thématique incantatoire de l’abolition des frontières, le refus de se soumettre à un ordre ontologique qui précède, l’homme atteint aujourd’hui un seuil critique. La négation de l’être est consommée dans un discours où les distinctions les plus fondamentales (l’homme et l’animal, le masculin et le féminin) est à ce point violentée, les pires inquiétudes sont légitimes. »

 

Extrait d’un article de Florence Eibl (Professeur à l’IPC) - La Nef, Novembre 2009

Famille chrétienne : Vous êtes sévère pour ceux que vous appelez les « cathos » et que vous assimilez un peu aux « pharisiens ». Pourquoi ?

 

Fabrice Hadjajd : Les « cathos » sont, comme leur nom l’indique, des catholiques tronqués, qui tiédissent dès qu’il y a un hic – et j’en fais partie hélas ! Si je suis sévère avec eux, et donc avec moi-même, c’est par imitation du Christ. Qui sont ceux qu’il reprend le plus durement ? Les pharisiens, ceux qui sont de Lui le plus proche : les pratiquants non-croyants, ceux qui bourgeoisement s’arrogent la pratique religieuse, la fossilisent, au lieu de s’y offrir en « hostie vivante ». Pourquoi Jésus n’attaque-t-il pas des athées ? Le Verbe aurait pu s’incarner à une époque ou en un lieu où l’athéisme était virulent. Mais c’est qu’il veut attaquer le mal à sa racine, là où il est le pire : dans une foi sans charité, une foi qui reste dans la tête et ne descend pas dans le cœur, une foi, enfin, qui ne prend pas sa croix. Car la foi n’est pas un confort, c’est une exigence. C’est à celui qui à le plus reçu qu’il est le plus demandé. Si moi, catholique, je suis trouvé sans charité, alors je suis pire que l’athée, pire que le Sodomite. Souvenons-nous de ces paroles du Christ : si les miracles qui ont été faits au milieu de toi avaient été faits dans Sodome, elle subsisterait encore aujourd’hui. C’est pourquoi, je vous le dis : au jour du jugement, le pays de Sodome sera traité moins rigoureusement que toi (Matthieu 11, 23-24).

 

Extrait d’un entretien exceptionnel avec Fabrice Hadjadj qui répond à l'apostat Jacques Duquesne (Famille chrétienne N°1664)

Alain Finkielkraut, normalien et philosophe, est professeur de philosophie à l’École polytechnique. Il est l’auteur de nombreux essais, dont La défaite de la pensée (1987), et vient de publier Nous autres, modernes. Tout en acceptant les aspects positifs de la modernité, Alain Finkielkraut est l’un des rares grands intellectuels français à en analyser les failles et à ne pas hésiter à braver le politiquement correct. Extrait :

 

 

 

 

1. Sur la tolérance : « Notre époque se veut être celle d'une tolérance infinie, d'une ouverture à l'autre. (...) L'autre a été malmené, il va être réhabilité. L'autre, c'est le juif, c'est l'esclave, c'est le colonisé, c'est l'étranger, c'est la femme, c'est l'homosexuel. Et nous, nous allons tirer les leçons de l'histoire et donc proclamer l'ouverture radicale à l'autre. Et la condamnation non moins intransigeante de toutes les formes d'exclusion, l'antisémitisme, l'intolérance, la xénophobie, le racisme, la misogynie, l'homophobie. Belle résolution. Mais qui enferme le présent en lui-même. Refus de tout ethno-centrisme, sauf celui de l'époque. (...) Au moins pouvons-nous regarder le passé avec une certaine hauteur. (...) Et le présent, ainsi, se condamne à lui-même. Voilà la nouvelle forme de l'arrogance moderne. Le meilleur analyste de ce processus, c'est Tocqueville. Il montre, en effet, que la démocratie des modernes n'est pas simplement une forme de vivre ensemble, ni un régime politique, mais elle est un mouvement vers l'égalisation des conditions qui lui inspire, dit-il, 'une terreur religieuse'. Ce dernier voyait dans l'égalité deux tendances, "l'une peut ouvrir à tous le champ de la pensée, (...) mais l'autre est celle du nivellement et de l'uniformité. Cette égalité continuelle (...) risque fort de rendre toute hiérarchie inacceptable et de faire de la tolérance non pas l'une des valeurs, mais la valeur suprême ».

 

2. Sur le relativisme : « Le relativisme est la plaie de nos sociétés quand bien même il ne conduirait pas au totalitarisme. Il conduit au nihilisme, qui n’est pas celui du « tout est possible », ni nécessairement du « tout est permis » – on met quand même ici ou là des barrières – mais le nihilisme effrayant du « tout est égal » qui accompagne l’enlaidissement du monde. Le monde s’enlaidit sous nos yeux. Si tout est égal, on ne peut pas répondre à cet enlaidissement. Le postmodernisme vous dira : « oui, tout change mais de toute façon l’humanité n’est que perpétuelle métamorphose, il n’est pas de crépuscule qui ne soit une aurore ». On cessera d’être moderne au sens d’un temps linéaire qui progresse, mais on aura troqué cette philosophie pour une autre pire encore, la métamorphose continuelle d’une réalité inaccessible à toute critique : « ça change, vive le changement ! ».



 

Ci-dessus, une critique en 2 parties d’Irène Fernandez, ancienne élève de
 l’Ecole normale supérieure, agrégée de philosophie et docteur ès lettres 



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