Y a-t-il une Vérité ? Y a-t-il encore une Vérité aujourd’hui ? Y a-t-il même une chose comme LA Vérité ? Ignorant les prophéties de sinistres, la Vérité se fraie un chemin jusqu’à l’homme moderne… Oui, même et avant tout, l’homme éclairé du 3ème millénaire cherche la Vérité et désire l’embrasser. Ce sont toujours les questions anciennes et invariablement modernes que l’homme se pose : quelle est mon origine ? Où vais-je ? Qui suis-je ? En quoi puis je faire confiance ? Qu’est ce qui est valable ? Qu’est ce qui ne l’est pas ? Qu’est ce qui est bien ? Qu’est ce qui est mal ? Y a-t-il un Dieu ?

 

 

 

Peut être sont ce là les questions les plus humaines qui soient. Cependant, celui qui les pose vit parfois dans une société où la peur de la clarté et de la vérité sont largement étendues. Dans une société comme la société européenne, dans laquelle chaque chercheur de vérité est considéré comme un élément dérangeant. Vérité, clarté ? Qui serait peut être même liées à des conséquences pour nos actions ? Non merci est la réponse donnée à ceux qui se risqueraient à creuser en profondeur. On préfère dire dans ces cas là qu’il ne peut y avoir une seule vérité. Et ainsi l’erreur se répand, que n’est tolérant que celui pour qui tout est égal et qui en outre relativise sa propre position. Alors que « tolérer » vient du latin « tolerare » qui veut dire « porter », « supporter ». Il n’est pas question ici de relativiser. Au contraire, est tolérant celui qui supporte l’erreur de son prochain, mais ne lui cache pas qu’il est dans l’erreur. Mais si tout est vrai, et même le contraire, alors, plus rien n’est vrai. Alors il n’y a plus rien sur lequel l’on puisse se reposer. Le penseur chrétien René Girard le sait bien : « sans vérité objective, toutes les vérités sont traitées de la même manière, et ceci nous force à rester banal et superficiel ». Le pape Benoit XVI parle même d’une dictature du relativisme qui contamine et veut contrôler toutes les phases de la pensée et de la vie. Il fait remarquer qu’une foi et une position claires sont rapidement qualifiées avec le pseudo argument discriminatoire de « fondamentaliste ». Alors que « le relativisme, c'est-à-dire se distancer de tout conflit d’opinion, semble être la seule position possible qui est adaptée à notre temps. » et c’est ainsi qu’il a vu le jour il y bien longtemps, ce relativisme qui ne reconnait rien comme final et qui n’admet comme mesure que le Moi et ses souhaits. Cela peut dans un premier temps sembler agréable de fuir les conséquences de sa propre vie, de ne pas s’engager, de tenir tout pour valide et non-valide. Mais en fin de course, cette attitude est profondément inhumaine et aliénante. Car la liberté de quelque chose et la liberté pour quelque chose ou pour quelqu’un ne se réalise que dans la reconnaissance de la vérité et de la clarté. Ce n’est qu’en s’enracinant dans le bien et la responsabilité qu’on ouvre les espaces de liberté et qu’on crée le moyen de vivre sans peur et réellement tolérant. Personne ne devrait avoir peur de la liberté ou de la clarté. Celui qui s’y confie au contraire devient messager de liberté et de vraie humanité. Celui qui reconnait le danger du relativisme grandit et est au sens vrai du terme « éclairé ». Il y a effectivement une dimension d’un humanisme réel, d’une véritable humanité qui peut coïncider avec une vie réussie. S’il en est ainsi que la dignité de la personne est inviolable et que la nature de l’homme trouve sa source de l’image de Dieu, alors il y a une évidence de la mesure de clarté qui peut être comprise par la raison pure. L’expérience nous apprend que les personnes ont besoin et cherchent des racines fermes dans la vérité. Cette « ancre », cette mesure est – et pas seulement pour les chrétiens – PERSONNE D'AUTRE QUE LE FILS DE DIEU, JESUS-CHRIST, le Vrai Homme et Vrai Dieu. Là en fait, il n’y a vraiment RIEN à relativiser. Parce que la Vérité est toujours entière et rend entier. Tout et chacun. 

Martin Lohman - Source

Alliés contre le "défaitisme" de la raison moderne, le célèbre philosophe athée invoque une nouvelle alliance entre foi et raison, mais sous une forme différente de celle qu’a proposée Benoît XVI à Ratisbonne. Le cardinal Ruini met en évidence les points d’accord et de désaccord et insiste sur la "meilleure hypothèse" : vivre comme si Dieu existait…

 

 

 

par Sandro Magister

 

 



C’est son dernier discours en tant que président de la conférence épiscopale italienne. Mais pour le cardinal Camillo Ruini, il s’agit plutôt d’un nouveau début, d’un retour complet à sa vocation première : celle de professeur de théologie et de philosophie qui se confronte à la culture d’aujourd’hui. Ce discours, le cardinal Ruini l’a lu au matin du vendredi 2 mars devant plus d'une centaine d’intellectuels et de savants catholiques, qui s’efforcent de donner un contenu au programme le plus ambitieux de la CEI depuis dix ans: "le projet culturel". Le titre général de la rencontre était : "La raison, les sciences et l’avenir de la civilisation". Le cardinal Ruini l’a présenté en entrant comme troisième intervenant dans le dialogue sur la foi et la raison, qui était déjà en cours entre Benoît XVI et le philosophe Jürgen Habermas. Habermas, qui se définit comme un "athée méthodique", est le dernier grand représentant de la célèbre école philosophique de Francfort. Il a affronté celui qui était alors le cardinal Josef Ratzinger dans un débat public mémorable qui a eu lieu à Munich le 19 janvier 2004. Le débat – qui est devenu ensuite un livre, publié en plusieurs langues – portait sur les fondements des états libéraux modernes et il s’appuyait sur la thèse d’un autre penseur allemand, Ernst-Wolfgang Böckenförde, selon lequel "l’état libéral sécularisé vit de présupposés qu’il ne peut pas garantir". Habermas et Ratzinger – comme avant eux Böckenförde – se demandaient ce que la religion peut offrir de spécifique à cette insuffisance de l'état moderne. Tous les deux proposaient, de manière différente, une alliance renouvelée entre foi et raison.

  

 

 

Comme on le sait, c’est justement à relier la foi et la raison que Benoît XVI a consacré la leçon qu’il a donnée le 12 septembre à l’université de Ratisbonne : leçon que le cardinal Ruini a plusieurs fois citée comme l’axe du pontificat actuel. On pouvait donc s’attendre à ce que Habermas réponde à cette leçon. C’est ce qu’il a fait dans un long article publié samedi 10 février dans le principal quotidien de Suisse allemande, le "Neue Zürcher Zeitung".

 

Dans son discours, que l’on trouve ci-dessous, le cardinal Ruini résume précisément les positions de Habermas et ses critiques de la leçon de Ratisbonne, avant de les analyser et de les contester. On peut se contenter d’ajouter que Habermas définit de la manière suivante le ressort qui l’a poussé à étudier un nouveau rapport entre raison et foi : "le désir de mobiliser la raison moderne contre le défaitisme qu’elle abrite". Ce défaitisme de la raison, Habermas le voit à l’œuvre à la fois dans le "scientisme positiviste", et dans ces "tendances d’une modernisation déréglée qui paraissent gêner plutôt que favoriser les impératifs de sa morale de justice". Une leçon laïque qui a beaucoup à apprendre aux catholiques fascinés par le rationalisme moderne. Voici donc, légèrement abrégé et avec des titres de rédaction, le discours du 2 mars 2007 dans lequel le cardinal Ruini critique les critiques qu’adresse Habermas à Benoît XVI. Bonne lecture !

 

 

 

 

 

 

 

 

La raison, les sciences et l’avenir de la civilisation

par le cardinal Camillo Ruini

 

 

 

 

[…] Le discours prononcé par Benoît XVI à Ratisbonne a été suivi de polémiques à propos de l’islam et de ses rapports avec la raison et la violence en plus de ceux qu’il entretient avec le christianisme. On a beaucoup moins parlé du vrai sujet de ce discours, qui est centré sur l’affirmation selon laquelle "ne pas agir selon la raison est contraire à la nature de Dieu" et débouche sur une volonté de donner plus de place au rationnel, proposant ainsi un dialogue ou, pour mieux dire, une nouvelle rencontre, de la foi chrétienne avec la raison de notre temps. Il y a quelques jours, Jürgen Habermas, dernier des grands représentants de l’école philosophique de Francfort et interlocuteur compétent de celui qui était alors le cardinal Ratzinger lors du débat qui a eu lieu le 19 janvier 2004 à Munich, a relancé la proposition d’une alliance entre la raison éclairée, autrement dit "la conscience lucide de la modernité" et "la conscience théologique des religions mondiales", afin de "mobiliser la raison moderne contre le défaitisme qu’elle abrite en elle-même" et qui se manifeste "à la fois dans la déclinaison postmoderne de la ‘dialectique de l’illuminisme’ et dans le scientisme positiviste" […]

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

L’ALLIANCE PROPOSEE PAR HABERMAS 
De quel type est l’alliance que propose Habermas ? Non pas "des compromis ambigus entre ce qui reste inconciliable", c’est-à-dire la perspective anthropocentrique de la raison moderne et celle qui résulte de la pensée géocentrique et cosmocentrique. Si les deux raisons ou les deux consciences veulent vraiment parler l’une avec l’autre (et pas seulement l’une de l’autre), les religions doivent reconnaître l’autorité de la raison "naturelle" (les guillemets sont de Habermas), c'est-à-dire les résultats faillibles des sciences et les principes universalistes de l’égalitarisme juridique, tandis que la raison séculière ne doit pas s’ériger en juge des vérités religieuses, même s’il est vrai que "pour finir, elle ne considère comme ‘raisonnable’ que ce qui peut être exprimé dans ses propres discours", qui doivent être, au moins en principe, accessibles à tous. Concrètement, il s’agit d’une raison que la science moderne a obligée à se débarrasser pour toujours de la métaphysique, limitant la philosophie "aux seules compétences générales des sujets de connaissance, de langage et d’action". Selon Habermas, la synthèse de la foi et de la raison, construite depuis Saint Augustin jusqu’à Saint Thomas d’Aquin, a donc été brisée. La philosophie moderne a su s’approprier de manière critique l’héritage de la pensée grecque, mais elle a drastiquement écarté d’elle la connaissance judéo-chrétienne du salut, c'est-à-dire la révélation et la religion. Il ne s’agit pas de colmater maintenant cette brèche, mais de comprendre que la raison séculière surmonterait l’actuelle opacité de son rapport avec la religion si elle prenait au sérieux cette origine commune de la philosophie et de la religion qui renvoie à la révolution concernant la vision du monde qui a eu lieu au milieu du premier millénaire avant Jésus-Christ. Ce n’est qu’en considérant les traditions qui remontent à Athènes et à Jérusalem comme des éléments essentiels de sa propre genèse historique que la raison séculière pourra se comprendre pleinement elle-même; et ses enfants (Habermas entend par là les croyants comme les non-croyants) pourront s’accorder sur leur identité et leur position dans le monde. 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

SA CRITIQUE DE LA LECON DE RATISBONNE

Sur ces bases, dans la dernière partie de son article, Habermas critique le discours de Ratisbonne par lequel Benoît XVI aurait donné un ton curieusement antimoderne au débat sur l’hellénisation ou la déshellénisation du christianisme et, de cette façon, aurait répondu par la négative à la question de savoir si les théologiens chrétiens doivent s’efforcer de répondre aux défis créés par une raison moderne et donc post-métaphysique. En se réclamant de la synthèse de la métaphysique grecque et de la foi biblique qui a été élaborée depuis Saint Augustin jusqu’à Saint Thomas d’Aquin, Benoît XVI nierait la valeur des raisons qui ont produit dans l’Europe moderne une polarisation entre foi et savoir. Même s’il affirme ne pas vouloir "revenir à l’illuminisme et se dégager des sciences modernes", il montre en tout cas "qu’il veut repousser la force des arguments contre lesquels cette synthèse métaphysique a fini par se briser". Habermas conclut qu’il ne lui paraît pas avantageux de "mettre entre parenthèses – en les excluant de la généalogie d’une ‘raison commune’ de croyants, non-croyants et croyants autrement – ces trois poussées de déshellénisation (cf. le discours de Ratisbonne) qui ont contribué à faire naître l’idée moderne de la raison séculière".

 

 

 

 

 

 

 

 

 

DEUX POINTS DE DESACCORD AVEC HABERMAS

Je me suis longuement attardé sur cette intervention d’Habermas parce qu’elle nous permet de repérer avec précision les véritables éléments clés du dialogue-confrontation-nouvelle rencontre entre foi chrétienne et rationalité contemporaine auxquels Josef Ratzinger-Benoît XVI s’est attaché dernièrement dans son discours de Ratisbonne mais également dès sa leçon inaugurale de 1959 à l’Université de Bonn, consacrée au Dieu de la foi et au Dieu des philosophes, puis tout au long de son travail théologique […]. On ne peut pas ne pas noter dans le discours de Habermas deux "présupposés" assez datés et, si j’ose dire, anachroniques, qui montrent comment même un penseur de haut niveau et qui recherche une alliance avec la pensée chrétienne reste malgré tout conditionné dans sa démarche. Le premier présupposé est de rattacher la foi et la théologie chrétienne des perspectives qui résultent de la pensée géocentrique et cosmocentrique. Il suffit de rappeler, à ce sujet, l’encyclique "Dives in misericordia", n.1, où Jean-Paul II affirmait au contraire que la perspective du christianisme est simultanément et indissociablement anthropocentrique et théocentrique, et formulait ce diagnostic précis : "Tandis que les différents courants de la pensée humaine, dans le passé et aujourd’hui, ont eu et continuent à avoir tendance à séparer et parfois à opposer le théocentrisme et l’anthropocentrisme, l’Eglise au contraire, à la suite du Christ, cherche à les réunir dans l’histoire de l’homme, de manière organique et approfondie. C’est également l’un des principes fondamentaux, peut être le plus important, de l’enseignement du dernier concile œcuménique".

Le second présupposé de Habermas consiste à considérer que la synthèse entre métaphysique grecque et foi biblique a été élaborée à partir de Saint Augustin jusqu’à Saint Thomas d’Aquin. Au contraire, dans son discours de Ratisbonne, Benoît XVI nous a dit que, avec l’affirmation "Au commencement était le logos", Saint Jean l’Evangéliste "nous a donné le mot de la fin sur le concept biblique de Dieu", dans lequel "tous les chemins souvent compliqués et tortueux de la foi biblique atteignent leur but et réalisent leur synthèse", et que, par conséquent, la rencontre entre le message biblique et la pensée grecque "n’était pas un simple hasard", mais relevait au contraire d’une "nécessité intrinsèque". A Ratisbonne, le pape a présenté en quelques mots les phases de développement de ce processus, depuis le "Je suis" par lequel Dieu se révèle à Moïse dans le buisson ardent. Mais Josef Ratzinger a consacré, à plusieurs reprises, de nombreuses pages de ses ouvrages à présenter et à justifier tout cela. En vertu de cette synthèse, le premier concile œcuménique, celui de Nicée, en 325, assez longtemps avant la naissance de Saint Augustin, pouvait déjà affirmer solennellement que le Fils est "consubstantiel" (homoousios) au Père, cette profession de foi devant être adoptée par tous ceux qui croient au Christ. […].

 

 

 

 

 

 

 

 

 

LA NOUVEAUTE RADICALE DE LA REVELATION BIBLIQUE

Je voudrais répondre ici à une question, formulée principalement dans les milieux catholiques, sur la manière de concilier l’affirmation selon laquelle "Au commencement était le logos" est "le mot de la fin du concept biblique de Dieu", avec cette autre affirmation, qui sert de titre à l’encyclique "Deus caritas est" de Benoît XVI, que Dieu est agapè (1 Jn 4, 8.16) et que, concrètement, "à l’origine de l’être chrétien, il n’y a pas une décision éthique ou une grande idée, mais bien la rencontre avec un événement, avec une Personne, qui donne à la vie un nouvel horizon et, grâce à cela, la direction décisive" ("Deus caritas est", 1). Bien sûr, on peut et surtout on doit préciser que, en Dieu, logos et agapè, raison-parole et amour, s’identifient l’un à l’autre, mais Josef Ratzinger-Benoît XVI ne se limite pas à cela. Pour lui, le lien intrinsèque entre la foi biblique et l’interrogation grecque n’est qu’une moitié du discours : l’autre moitié est constituée par la nouveauté radicale et par la différence profonde de la révélation biblique par rapport à la rationalité grecque, surtout en ce qui concerne le thème central de la religion, qui est Dieu. En effet, le Dieu de la Bible dépasse radicalement ce que les philosophes avaient pensé de lui, non seulement parce qu’Il est, en tant que Créateur suprêmement libre, distinct de la nature d’une manière bien plus décisive que ce qui pouvait apparaître dans la philosophie grecque, mais surtout parce que ce Dieu n’est pas une réalité inaccessible pour nous, que nous ne pouvons pas rencontrer et vers qui il serait inutile de se tourner par la prière, comme le pensaient les philosophes. Au contraire, le Dieu de la Bible aime l’homme. C’est pour cela qu’il entre dans notre histoire, qu’il donne vie à une authentique histoire d’amour avec Israël, son peuple, puis, en Jésus-Christ, non seulement il étend cette histoire d’amour et de salut à l’humanité toute entière, mais il la porte à son point extrême, c’est à dire au point de "se retourner contre lui-même", dans la croix de son propre Fils, pour relever l’homme et le sauver ou plutôt pour l’appeler à une intime union d’amour avec Lui. C’est en ce sens que le Dieu de la Bible est agapè, amour qui se donne gratuitement, mais aussi eros, amour qui veut unir intimement l’homme à lui (cf. "Deus caritas est", 9-15). La foi biblique rapproche ainsi entre elles ces deux dimensions de la religion qui initialement étaient séparées l’une de l’autre, c'est-à-dire le Dieu éternel dont parlaient les philosophes et le besoin de salut que l’homme porte en lui et que les religions païennes tentaient de satisfaire comme elles le pouvaient. Le Dieu de la foi chrétienne est donc bien le Dieu de la métaphysique, mais c’est aussi, de la même manière, le Dieu de l’histoire, c'est-à-dire le Dieu qui entre dans l’histoire et dans le rapport le plus intime avec nous. Voilà, selon Josef Ratzinger, la seule bonne réponse à la question du Dieu de la foi et du Dieu des philosophes.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

CONTRE UNE RAISON ENFERMÉE DANS UNE "ÉTRANGE PENOMBRE"

Revenons maintenant à l’article de Habermas pour examiner le point central de son désaccord avec le discours de Ratisbonne et, plus largement, avec l’organisation générale de la pensée et de l’enseignement de Benoît XVI. Habermas recherche avec beaucoup de sincérité personnelle et intellectuelle une convergence entre la raison séculière et "éclairée" et la raison théologique mais, en réalité, il conçoit cette convergence sur des bases nettement déséquilibrées. En effet, alors que la raison théologique devrait accepter l’autorité de la raison séculière post-métaphysique, cette dernière, sans pour autant s’ériger en juge des vérités religieuses, n’accepte "en dernier ressort" comme "raisonnable" que ce qui peut être exprimé dans ses propos et refuse donc, en fin de compte, les vérités religieuses dans leur principe transcendant (le Dieu qui se révèle) et dans leur contenu substantiel et décisif. De même, "Jérusalem" est considérée comme faisant partie, à côté d’"Athènes", de la genèse historique de la raison séculière, mais pas comme étant effectivement raisonnable. En dernière analyse, Habermas ne sort pas de cet "enfermement" sur elle en quoi Josef Ratzinger voit la limite de la raison quand elle est seulement empirique et calculatrice. La perspective de Josef Ratzinger-Benoît XVI est bien autrement ouverte. En effet, à Ratisbonne et plus largement dans d’autres textes, il soutient avec énergie que, à l’origine de l’univers, il y a le Logos créateur. Il se base sur l’examen des structures et des présupposés de la connaissance scientifique et en particulier sur la correspondance intangible entre les mathématiques – qui sont une création de notre intelligence – et les structures réelles de l’univers. En effet, si cette correspondance n’existait pas, nos prévisions mathématiques et nos technologies ne pourraient pas fonctionner. Cette correspondance implique que l’univers lui-même soit structuré de manière rationnelle et elle pose la grande question de savoir s’il ne doit pas y avoir une intelligence originelle, source commune de cette réalité "rationnelle" et de notre rationalité. […] Cependant il est pleinement conscient du fait que non seulement ce genre de considérations et d’arguments va au-delà du domaine de la connaissance scientifique et se placent au niveau de l’enquête philosophique, mais que même sur le plan philosophique, le Logos créateur n’est pas l’objet d’une démonstration apodictique, mais reste "la meilleure hypothèse", une hypothèse qui demande à l’homme et à sa raison "de renoncer à une position de domination et de risquer celle de l’humble écoute". Concrètement, en particulier dans le climat culturel actuel, l’homme ne parvient pas à s’approprier complètement, par ses seules forces, cette "meilleure hypothèse". Il reste en effet prisonnier d’une "étrange pénombre" et des incitations à vivre selon ses propres intérêts, sans tenir compte de Dieu et de l’éthique .Seule la révélation – l’initiative de Dieu qui se manifeste à l’homme dans le Christ et qui l’appelle à s’approcher de Lui – nous rend vraiment capables de sortir de cette pénombre. C’est justement la perception de cette "étrange pénombre" qui fait que l’attitude la plus répandue parmi les non-croyants d’aujourd’hui ne soit pas l’athéisme – perçu comme quelque chose qui dépasse les limites de notre raison autant que la foi en Dieu – mais l’agnosticisme, qui suspend le jugement à propos de Dieu dans la mesure où on ne peut pas connaître celui-ci rationnellement.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

L’HYPOTHÈSE LA MEILLEURE : VIVRE COMME SI DIEU EXISTAIT

La réponse de Josef Ratzinger à ce problème nous renvoie à la réalité de la vie. En effet, selon lui, l’agnosticisme n’est pas vivable concrètement, c’est un programme irréalisable pour la vie humaine. Le motif en est que la question de Dieu n’est pas seulement théorique, mais éminemment pratique, c'est-à-dire qu’elle a des conséquences dans tous les domaines de la vie. En effet, dans la pratique, je suis contrains de choisir entre deux possibilités, déjà identifiées par Pascal : ou bien vivre comme si Dieu n’existait pas, ou bien vivre comme s’il existait et était la réalité essentielle de mon existence. En effet, Dieu, s’il existe, ne peut pas être un appendice que l’on enlève ou que l’on ajoute sans que rien ne change, mais il est au contraire l’origine, le sens et la fin de l’univers et de l’homme dans l’univers. Si j’agis selon la première possibilité, j’adopte de fait une position athée et pas seulement agnostique. Si je choisis la seconde, j’adopte une position croyante: la question de Dieu est alors impossible à éluder. Il est intéressant de noter la profonde analogie qui existe, de ce point de vue, entre la question de l’homme et la question de Dieu. Toutes les deux, en raison de leur très grande importance, doivent être traitées avec toute la rigueur et l’engagement de notre intelligence, mais toutes les deux restent aussi des questions éminemment pratiques, inévitablement liées à nos choix de vie concrets. C’est justement quand il envisage la perspective croyante comme une hypothèse, fût-elle la meilleure, qui en tant que telle implique un libre choix et n’exclut pas la possibilité rationnelle d’hypothèses différentes, que Josef Ratzinger-Benoît XVI se montre sensiblement plus ouvert que Jürgen Habermas et la "raison séculière" dont Habermas se fait l’interprète, puisque celle-ci n’accepte comme "raisonnable" que ce qui peut être traduit dans ses propos. Cette "absolutisation" de la raison séculière constitue d’une certaine façon le pendant, au niveau théorique, de cette "dictature" ou absolutisation du relativisme qui se manifeste lorsque la liberté individuelle, pour laquelle, en fin de compte, tout se rattache au sujet, est érigée en critère ultime auquel toute autre position doit être subordonnée.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

REPARTIR DE KANT POUR S’INTERROGER SUR DIEU

J’ajoute une réflexion personnelle. Apparemment elle ne regarde qu’un point spécifique du débat philosophique, mais, selon moi, elle constitue une clé que l’on peut difficilement négliger pour cette nouvelle rencontre entre la foi et la raison de notre temps qui est le grand objectif du pontificat de Benoît XVI et aussi du projet culturel auquel nous travaillons en tant qu’Eglise d’Italie. Je pense aussi que cette réflexion nous permettra de clarifier encore plus le point décisif de la réflexion qui à partir de la compréhension de l’univers veut remonter jusqu’à Dieu. Concrètement je me réfère à la question des conditions de possibilité de la connaissance scientifique à laquelle Benoît XVI se réfère largement pour rouvrir la discussion rationnelle sur le Logos créateur mais qui, il y a très longtemps, a été au cœur de la réflexion du penseur qui a peut-être été le plus important et le plus décisif pour le parcours de la modernité, I. Kant. En effet, celui-ci a accompli sa "révolution copernicienne" – selon laquelle ce n’est pas notre connaissance qui doit se régler sur les objets, mais au contraire les objets sur la connaissance et donc la réalité en tant que telle ne peut pas être connue par la "raison pure" – justement pour assurer les conditions de possibilité non seulement des mathématiques mais aussi de la physique. C ’est la raison de fond du chemin que Kant a parcouru depuis la "Dissertation " de 1770, jusqu’à la "Critique de la raison pure" de 1781. Personnellement, je considère que réfléchir sur les conditions de possibilité du savoir scientifique est, encore aujourd’hui, une mission fondamentale de la philosophie (à ce sujet, le livre "Insight" de B. Lonergan reste très intéressant). Mais c’est justement à ce niveau que doit être substantiellement corrigé le choix effectué par Kant, pour la raison de fond, aussi simple que solide, qu’a indiquée Benoît XVI, en reprenant et reformulant une façon de penser souvent proposée dans la critique de la "Critique " de Kant. Le cœur de cette raison est justement la correspondance entre les mathématiques, création de notre intelligence, et les structures réelles du monde physique, correspondance qui est sans cesse vérifiée par les succès des sciences et des technologies et qui implique que notre intelligence puisse acquérir une connaissance de fond du réel même si elle est imparfaite et toujours en progrès. On renverse ainsi le point central de la position de Kant et on repose inévitablement – en raison même du dynamisme de l’intelligence humaine qui ne s’arrête devant aucun problème qui lui est posé – la question sur l’origine de cette correspondance et donc sur "l’hypothèse" de l’Intelligence créatrice, c'est-à-dire de Dieu. A ce point, apparaît spontanément une objection : de cette façon, on en revient à la situation avant Kant, et on a tendance à rejeter les développements de la culture depuis deux siècles. Personnellement je considère que ce retour en arrière et ce refus ne sont pas liés inévitablement à la contestation de ce point de la pensée de Kant, même s’il est central. Il s’agit en effet de prendre tout à fait au sérieux sa question de départ sur les conditions de possibilité des sciences et de lui donner une réponse différente qui – outre qu’elle tient compte des grandes transformations intervenues dans les sciences elles-mêmes depuis Kant – n’implique pas une "révolution" ou une rupture par rapport à la grande tradition précédente, mais qui soit également capable de s’approprier les développements positifs de la raison moderne et postmoderne. A mon humble avis cette réponse différente pourrait bien se révéler plus apte à favoriser le parcours que nous avons encore à franchir. En d’autres termes, je pense qu’on peut rappeler ici ce qu’a dit Benoît XVI à Vérone, le 19 octobre 2006, sur la "rupture courageuse qui devient maturation et guérison", qui est typique du rapport entre la foi chrétienne et les cultures et formes de rationalité de toutes les époques et qui, loin de les exclure, garantit et favorise l’accueil et le développent de leurs valeurs authentiques. Il ne s’agit là, bien sûr, que d’un postulat ou d’une espérance qui aurait besoin d’être déclinée et reconnue comme vraie dans les aspects concrets de la culture et de l’histoire. En tout cas, le point de départ que Josef Ratzinger-Benoît XVI a mis à la base de cette espérance, et des cheminements qui pourraient en résulter, me paraît solide.

 

Source

Celui qui espère être le plus irréligieux des hommes, celui qui dit que Jésus n'a pas existé ne va-t-il pas être lui-même le grand prêtre d'une religion et l'adorateur d'une divinité nouvelle ? Onfray, sachant pertinemment que les sociétés occidentales sont ignorantes et souvent sous cultivées en matière religieuse se croit supérieur à l'autre, et c'est en exprimant cette foi en lui-même qu'il s'est englouti dans la grande ombre intellectuelle...

 


 

 

Après avoir eu droit au matraquage médiatique et débilisant du "Da Vinci Code", concentré d'élucubrations faussement présentées comme vérités historiques, on croyait avoir atteint le tréfonds de la bêtise et du délire planétaire. Et bien non !!! Détrompez-vous ! Le gourou Onfray fait encore mieux ! Ce prétendu "philosophe" nous raconte dans son livre déjà évoqué ICI, que Jésus n'a tout simplement jamais existé ! Selon lui, les religions, surtout la catholique [comme par un heureux hasard, lol], seraient animées par « une pulsion de mort généalogique », elles auraient en commun « la haine de la raison [sans blague] et de l'intelligence ». Jésus est traité « d'ectoplasme », Saint Paul d' « apôtre hystérique », la patristique de « bouillie patrologique ». Saint Paul nous est présenté comme le prototype du « malade, misogyne, masochiste ». Oui ! Ces quelques lignes résument à elles seules le niveau philosophique de M. Onfray ! Nous sommes d'accord avec vous : un élève de 6ème peut mieux faire !

 

 

 

NIETZSCHE

Penchons-nous par exemple sur la manière dont l'auteur utilise Nietzsche dans son livre. Onfray prétend s'inspirer de Nietzsche pour opposer un paganisme admirable et un christianisme porteur de toutes les tares, ou un polythéisme tolérant, humaniste et un monothéisme impérialiste et fanatique. Bizarrement, Onfray oublie de rappeler l'immense admiration que Nietzsche portait à Pascal et le fait que sa critique des religions vise la morale platonico-chrétienne plus que le christianisme lui-même puisque Jésus et son message sont toujours épargnés. Quelle est la signification véritable du fameux mot de Nietzsche dans le Gai Savoir : « Dieu est mort et c'est nous qui l'avons tué » ? Cette formule ne dit pas que Dieu n'existe pas (athéisme) mais elle dit simplement que la foi en Dieu est morte (incroyance), que les hommes ont perdu la foi. Ce n'est pas Dieu qui meurt, proposition absurde et contradictoire, c'est la foi en Dieu qui s'éteint. Dans les lignes qui suivent, Nietzsche poursuit : « Comment nous consolerons-nous, nous, meurtriers entre les meurtriers ! Ce que le monde a possédé de plus sacré et de plus puissant jusqu'à ce jour a saigné sous notre couteau; qui nous nettoiera de ce sang ? Quelle eau pourrait nous en laver ? Quelles expiations, quel jeu sacré seront nous forcés d'inventer ? La grandeur de cet acte est trop grande pour nous ». Ce que nous dit ici le philosophe c'est que nous aurons à payer pour ce meurtre. L'homme affronté au vide de Dieu sera tenté de se diviniser, de s'idolâtrer.

 

 

HITLER

On pourrait prendre un autre exemple. Onfray prétend qu'Hitler est un disciple de Saint Jean et que le christianisme est la matrice du nazisme. [on nage en plein délire...] Mais les propos d'Hitler sur le christianisme sont sans ambiguïté. Voici quelques paroles du dictateur : « Le christianisme est une rébellion contre la loi naturelle, une protestation contre la nature. Poussé à sa logique extrême, le christianisme signifierait la culture systématique de l'échec humain. [...] Il n'est donc pas opportun de nous lancer maintenant dans un combat avec les Eglises. Le mieux est de laisser le christianisme mourir de mort naturelle. Une mort lente a quelque chose d'apaisant. Le dogme du christianisme s'effrite devant les progrès de la science. La religion devra faire de plus en plus de concessions. Les mythes se délabrent peu à peu. Il ne reste plus qu'à prouver que dans la nature il n'existe aucune frontière entre l'organique et l'inorganique. Quand la connaissance de l'univers se sera largement répandue, quand la plupart des hommes sauront que les étoiles ne sont pas des sources de lumière mais des mondes, peut-être des mondes habités comme le nôtre, alors la doctrine chrétienne sera convaincue d'absurdité. [...] Tout bien considéré, nous n'avons aucune raison de souhaiter que les Italiens et les Espagnols se libèrent de la drogue du christianisme. Soyons les seuls à être immunisés contre cette maladie. »

 

 

 

--> Son livre s'avère n'être rien d'autre qu'un vulgaire pamphlet anti-religieux, bourré d'erreurs, de falsifications et de contrevérités. Onfray est un spécialiste des procédés intellectuels douteux : démagogie, caricature, arguments ad hominem, fausses analogies... Son livre est une enfilade de sophismes. Au final, Michel Onfray nous offre un discours dogmatique et haineux. C'est un manipulateur des ignorants. Il distille des thèses faciles mais fausses sur un ton péremptoire. Il sait que son public est ignorant, sous cultivé, crédule en matière religieuse. Et les médias lui déroulent le tapis rouge ! France Culture lui offre même une émission hebdomadaire dans ses programmes ! A vomir !

En plus de l’entrisme, les marxistes ont utilisé leur arme préférée : la démagogie. Dans toutes les sociétés, il y a des motifs de mécontentement. Les subversifs marxistes les exploitent par la propagande en les amplifiant de façon à attirer de nouveaux fidèles. Le marxisme économique s’était spécialisé dans l’exploitation de la misère ouvrière pour accroître son cheptel. Le marxisme culturel a aussi utilisé la démagogie pour se trouver de nouveaux adeptes. Ils ont essayé d’exploiter le ressentiment des noirs américains, l’ostracisme qui frappait les homosexuels, le statut de la femme, les problèmes d’environnement… Dans tous les cas, l’objectif est et reste de se poser en défenseur des opprimés, vrais ou faux (ils ne reculent pas devant l’idée de fabriquer de faux opprimés, par exemple, en France avec les immigrés) pour se donner une image sympathique et en profiter pour détruire les valeurs honnies, par exemple la famille, et les remplacer par d’autres. Les marxistes culturels sont donc des manipulateurs qui exploitent le ressentiment d’autrui pour atteindre leurs objectifs. Pourtant derrière chacune des actions des marxistes culturels se trouve un ou plusieurs objectifs très précis visant à leur permettre d’instaurer leur règne. La lutte excessive pour les « droits » des homosexuels ou des femmes contre leur mari leur permet de détruire l’institution familiale, cercle important de la transmission des valeurs et aussi de favoriser l’hyper-féminisation de la société afin de réduire son potentiel de défense face à l’agression. La lutte pour l’ « antiracisme » et le « métissage » et la promotion du « multiculturalisme » leur permet de détruire l’identité nationale donc la nation, c'est-à-dire un lieu majeur de transmission des valeurs. 

 

L’immigrationnisme a le même objectif, remplacer un peuple rétif mais instruit par un peuple importé peu éduqué donc manipulable. C’est dans ce cadre que s’inscrit l’action contre l’immigration choisie, les gauchistes ne tiennent pas à voir arriver des migrants éduqués donc non manipulables. De plus, les gauchistes ne souhaitent pas voir arriver des migrants ayant la capacité de s’intégrer rapidement ce qui ne permettrait pas d’exploiter leur ressentiment pour les attirer à soi. La lutte contre les « pollueurs » vise à ruiner la productivité du capitalisme en le soumettant à des normes coûteuses et à paralyser son développement en déconsidérant le progrès économique. Elle vise aussi à promouvoir le collectivisme, puisqu’au nom de la lutte contre la pollution, on vise à supprimer le transport individuel au profit du transport collectif. La lutte contre les exactions vraies ou supposées de la police et de la justice, ainsi que contre les forces d’ « ordre », vise à détruire les résistances de la société face à une prise de pouvoir violente et aussi à essayer de démontrer que la démocratie est inefficace pour régler les problèmes. La lutte pour la « paix » mâtinée d’antimilitarisme vise aussi à détruire une force d’ordre et surtout à inhiber et délégitimer les défenses de l’occident contre les agressions extérieures. La lutte contre l’ « impérialisme américain » vise à détruire le pays qui est devenu le centre idéologique et le bras armé de l’occident. À noter qu’en France, les marxistes culturels exploitent le ressentiment et la jalousie des élites françaises par rapport aux succès du monde anglo-saxon qu’elles sont incapables d’égaler entre autres, à cause de leur incapacité à combattre le marxisme culturel. La lutte pour les « droits de l’homme » vise à paralyser et à discréditer la démocratie en exploitant au maximum les ressources offertes par le droit. La liste de ces « luttes » n’est pas exhaustive et mériterait d’être étudiée plus en détail mais elles visent toutes les mêmes objectifs :

 

• Détruire les valeurs honnies,

• Affaiblir le capitalisme,

• Affaiblir la démocratie libérale,

• Affaiblir les résistances de la société face aux agressions afin de faciliter la prise de pouvoir,

• Diviser la société en attisant les haines internes afin de faciliter la prise du pouvoir ce qu’ils ne pourraient pas faire par les élections,

• Détruire l’individualisme qui permet la résistance,

• Instaurer le pessimisme afin de faire prévaloir la résignation,

• Essayer de dominer en culpabilisant,

• Détruire l’esprit critique.

 

Et tout cela est fait en s’abritant derrière des valeurs nobles mais avec pour objectif de supprimer la liberté individuelle et d’instaurer un totalitarisme acceptable car dissimulé derrière un masque de moralité (suite...).

Dans le marxisme traditionnel, le pouvoir du socialisme est garanti par la dictature du prolétariat sur les autres classes. Dans le marxisme culturel, une autre classe est chargée de maintenir la dictature sur la société, elle est composée d’intellectuels, de journalistes, de leaders d’opinion et même de politiciens qui sont chargés de faire appliquer cette ligne du parti et de diffuser l’idéologie bien-pensante. La dictature du prolétariat est devenue la dictature du bien-pensariat. Ce « bien-pensariat » utilise ses positions d’influence pour faire avancer son agenda consistant à promouvoir leurs « vérités » et le « bien » par le mensonge et la culpabilisation. Ceux qui s’opposent à ces « vérités » ou à ce « bien » sont immédiatement victimes de la version moderne de l’inquisition, c'est-à-dire la vague de dénigrement et de calomnie politico-médiatique qui ne permet que trois options : la « repentance », c'est-à-dire la conversion, la « mort », c'est-à-dire, l’ostracisme et la mort par l’oubli ou l’exil. Cette technique est exactement la même que celle qu’employait l’inquisition contre les juifs à qui on laissait trois choix : se convertir, rester et mourir ou partir pour survivre. Ainsi fut installée la tyrannie des minorités sur la majorité traditionnelle, préalable à la destruction de la substance des peuples d’Occident. Le Marxisme Culturel s'est ainsi imposé suivant une stratégie ébauchée en 1922 à Moscou, élaborée à Francfort, parachevée ensuite à New York. Avant de s'attaquer à l'Europe il a d'abord investi les grandes universités américaines puis toute la société. Sous le nom de Political Correctness il asservit maintenant tout l'Occident. Les outils :

 

- Enseignement du sexe, de l'homosexualité et de la transexualité aux enfants. (Georg Lukacs), soit une transgression par apport à la morale traditionnelle, un bonbon pour attirer les gogos et une source de clivages (homos et hétéros)

- Immigration exotique massive afin de détruire physiquemment l'identité des peuples blancs et de cliver la société.

- Destruction de la famille et de la nation afin de détruire l’identité psychique des peuples blancs. 

- Destruction de l’éducation et création d’une novlangue pour crétiniser et ôter les repères.

- Multiplication des obstacles à la natalité blanche. Avortement, destruction du mariage et de la cellule familiale stable.

- Dénigrement/ringardisation de l' Église pour détruire les repères moraux et culturels fondateurs. 

- Noyautage de la magistrature afin de culpabiliser les victimes au lieu des criminels.

- Dépendance à l'Etat et aux allocations publiques afin de créer une clientèle aux ordres.

- Contrôle et crétinisation des media pour détruire la faculté de jugement.

- Substitution de la famille patriarcale par la famille monoparentale, voire homoparentale, afin d'éliminer l'influence néfaste du mâle blanc.

 

C’est ce même terrorisme qui vole au secours des Mitterrand, Cohn-Bendit, Polanski, auteurs d’actes pédophiles avoués, mais qui monte des cabales aussi ignobles qu’infondées contre Pie XII et Benoît XVI, Rome étant le symbole haï de l’Empire Chrétien d’Occident. C’est ce même terrorisme qui a instrumentalisé la Shoah, l’esclavage, la colonisation pour en faire des épouvantails devant lesquels on ne peut que s’incliner. Ainsi, de Los Angeles à Varsovie, les media asservis sapent nos civilisations en vue de l’établissement d’un Ordre Nouveau avec « Jérusalem capitale planétaire d’un gouvernement mondial » comme le suggère Jacques Attali.

Le “politiquement correct” n’est pas une mode ou une convenance mais bien une idéologie, également connue sous le nom de « Marxisme Culturel », autre approche du Marxisme, mise au point par des Marxistes, en vue de détruire la civilisation occidentale, en instituant la tyrannie des minorités - raciales, culturelles, sexuelles, religieuses - sur la majorité traditionnelle. Après le rejet des révolutions hongroises et allemandes de 1918, Lénine est bien obligé de constater que son propre coup d'État ne survit que par la terreur. Il fallait trouver autre chose ! En 1922 il convoque à l'Institut Marx-Engels de Moscou une réunion du Komintern afin que Lukács et Münzenberg puissent exposer officiellement leur stratégie de conquête de l'Occident : au marxisme économique par le soulèvement du prolétariat ils proposaient de substituer le marxisme culturel par la subversion des intellectuels. Le chemin serait long mais la victoire certaine. Willi Münzenberg, grand architecte de la Désinformation sous Lénine puis Staline, convaincu que le Communisme ne pourrait jamais s'implanter si la nature même des peuples de la Chrétienté n'était au préalable radicalement transformée, a défini l'objectif et donné le mode d'emploi du Marxisme Culturel : « Organiser les intellectuels et se servir d'eux pour pourrir la Civilisation Occidentale jusqu'à ce qu'elle pue. Alors seulement, après que toutes ses valeurs eussent été corrompues et la vie rendue impossible, pourrions-nous imposer notre Dictature du Prolétariat. » Des intellectuels marxistes internationaux fondèrent en 1923, l’École de Francfort afin d’étudier les causes de ces échecs. Elle rassemblait des socio-philosophes universitaires tels que Horkheimer, Wiesengrund, Adorno, Marcuse, Benjamin, Fromm, Pollock, Neumann, Wiggersrhaus, suivis par Haberm, Lukacs… assistés par Sigmund Freud.

 

Constat : Les Peuples rejetaient le marxisme.

Question : Y aurait-il une erreur dans la doctrine ?

Réponse : Impossible. L’erreur est dans l’immaturité des peuples.

Conclusion : il faut changer les peuples avant de prendre le pouvoir.

 

Herbert Marcuse écrit : « C’est le peuple qui n'a pas rempli le rôle que lui avait réservé la théorie révolutionnaire » … « mis devant la possibilité de la révolution, le peuple aura préféré s'en détourner en adhérant profondément aux institutions définissant la civilisation occidentale. » « Qu'une conscience non révolutionnaire - ou plutôt antirévolutionnaire - prévaut dans la majorité de la classe ouvrière, cela saute aux yeux. » Et il continue: « Il faut préférer la dictature des intellectuels au pouvoir d'un peuple encore imparfait. […] Il est nécessaire, pour une société civilisée, que des gens éduqués aient des prérogatives politiques pour combattre les sentiments, les attitudes et les concepts des masses non éduquées. » [ D’où la révulsion pour le referendum ]. Cette doctrine ils l’ont appelé « Marxisme Culturel », ou Déconstructivisme. Plus connue sous le nom de Politiquement Correct. En Europe comme aux États-Unis les méthodes employées pour détruire le pouvoir blanc sont les mêmes : fragmentation de la société, immigration, communautarisme, métissage, affirmative action, mariage homosexuel, destruction de la famille, de la nation etc. Les mots étant des armes il était impératif d’infiltrer et de prendre le contrôle des lieux dans lesquels sont dispensées les valeurs, c'est-à-dire, l’école, l’église, la justice, les médias, les partis politiques, les milieux artistiques, … afin d’y détruire les valeurs anciennes et de les utiliser pour dispenser de nouvelles « valeurs ». Ce fut fait. On pouvait dorénavant façonner la pensée des peuples, promouvoir la fragmentation de la société en minorités, religieuses, raciales, sexuelles, et dresser ces minorités contre la majorité traditionnelle culpabilisée qui n’avait plus d’autre choix que de se taire. Au moindre écart de langage le terrorisme de la pensée vous traîne devant les tribunaux, en brandissant jusqu’à plus soif les clichés éculés de l’antisémitisme, de la xénophobie, du racisme, de l’islamophobie, du fascisme, de l’homophobie, du nazisme, de la puanteur nauséabonde, des heures les plus sombres, etc. Cela se fait toujours au nom de causes nobles, charitables, compassionnelles, antiracistes, droit-de-l'hommistes. Nous en sommes témoins tous les jours (suite...)

Le professeur Dr. Andreas Kinneging enseigne la philosophie du droit à la Faculté de Droit de l’Université de Leiden aux Pays-Bas. Un des ses intérêts principaux est la tradition philosophique, politique, juridique et morale humaniste et chrétienne, de Platon jusqu’à Dietrich von Hildebrand...

 

 

 


Y a-t-il moralement parlant un bien et un mal ? La question est d’autant plus urgente aujourd’hui, que jamais la confusion n’a été aussi totale. Jamais autant de monde n’a cru que le bien et le mal ne sont que des notions subjectives. A leurs yeux le bien et le mal sont ce qu’un individu, ou un groupe, ou bien encore une culture considère qu’est le bien ou le mal en cet instant. Rien d’autre. Et si ce que ces individus, groupes ou cultures pensent à propos du bien ou du mal change, bien et mal seront changés également, puisqu’ils ne sont rien d’autre au delà de ces convictions. Il est évidement exact qu’il y de nombreuses différences d’opinion entre les gens. Notre espèce se distingue par la capacité de nous différentier par rapport aux autres. Mais certaines choses ne sont pas assujetties à l’opinion.
Dans une classe d’enfants de 6 ans, les opinions peuvent différer grandement sur ce qu’est la somme de deux plus deux. Mais personne n’en conclurait que la réponse est subjective. Il y a seulement une réponse correcte : quatre. Remarquez que la justesse de la réponse ne dépend pas du nombre d’enfants qui l’ont donné; c’est la seule réponse correcte, même si seulement une minorité l’a donné, même si seulement un enfant l’a suggéré, oui même si aucun des enfants n’a trouvé la vraie réponse. On peut dire la même chose en ce qui concerne la question de savoir ce qui est moralement bien et mal. De certains comportement l’on pourrait dire, non, ceci ne sera jamais bien pour moi, ceci ne sera jamais bien pour les autres, ni pour la communauté. D’autres comportements l’on peut dire le contraire, oui, les actes de bonté et d’honnêteté par exemple sont toujours bien pour l’autre. Comment savoir ? il y a une variété de sources : il y  les dix commandements et leur sens profond offert par le Christ lui même. Mais il y a aussi notre propre expérience : « il est écrit dans leur cœur » dit Saint Paul dans sa lettre aux Romains. Si ce message n’est pas enfoui trop profondément, nous pouvons « lire » cette loi au fond de nous. La psychologie et la sociologie confirment sa validité : chaque personne et société dans son entier doivent garder cette loi pour être en mesure de s’épanouir. La société ne pourrait fonctionner si le vol et le meurtre étaient légaux. Une personne ne pourrait vivre heureuse si l’Etat interdisait le mariage, ou que la pratique de la religion et de l’éducation n’étaient pas permises. Un enfant ne pourrait grandir sainement sans amour et soins. Une entreprise ne pourrait durablement générer des profits sans collégialité, ponctualité et honnêteté. La connaissance de ce qui est bien et mal est comme un manuel d’instruction pour soi-même et pour vivre avec les autres. Qu’il y ait des visions différentes sur le bien et le mal, n’a pas de conséquences sur ce que le bien et le mal sont en fait. Il est très possible que de beaucoup de ces visions, une seule soit correcte. Ou aucune. Et cela pourrait être le cas que certaines soient plus proches de la vérité que d’autres, comme par exemple le fait que les enfants qui répondent «trois» et «cinq» sont plus proches de la vérité que ceux qui répondent «dix» ou «dix-sept». De tels sujets qui traitent objectivement du bien ou du mal doivent être reconnus de la même manière par l’Etat. Cela a partiellement été pris en considération par exemple à travers la proclamation des droits de l’homme. Même si l’on peut critiquer que trop de choses sont arbitrairement appelées un droit de l’homme, c’est une véritable réussite. Mais la législation d’une nation doit aussi reconnaître que la vie humaine ne doit pas être prise, même pas si cette vie humaine est encore à naître. Ici nous devons garder nos esprits en éveil : des mauvaises lois ne transforment pas les mauvaises choses en bien. Le manuel d’instruction est quelque chose que l’humanité doit encore découvrir, de la même manière que sa construction mathématique. Il doit être découvert, mais une fois découvert, il doit être rappelé et transmis de génération en génération. Toutes les grandes civilisations passées ont découvert la construction morale du monde, ce qui est bien et mal, souvent en se chevauchant, d’où leur similitudes. Cependant, la compréhension la plus complète et profonde du bien et du mal a été accomplie par la chrétienté, bâtissant sur les fondations posées par la philosophie grecque et la religiosité juive. Nous ne devrions pas l’oublier, et le transmettre à la prochaine génération.

 

Source

Rengaine édifiante de la morale consensuelle, la tolérance n’affiche pas toujours son vrai visage. Indulgente et conviviale en apparence, elle revêt volontiers, depuis Voltaire, l’habit blanc de Torquemada, pour exclure ou condamner, au titre du « fanatisme » (ou de l’intégrisme), toute trace de certitude - en particulier chrétienne. Tel est le prêche du directeur des consciences molles, André Comte-Sponville, au chapitre « Tolérance » de son Petit Traité des grandes vertus : « Le catholique [...], s’il est intellectuellement honnête, aime la vérité plus que la certitude. […] Aimer la vérité jusqu’au bout, c’est accepter aussi le doute à quoi, pour l’homme, elle aboutit » !

 

 

 

 

 

Du scepticisme à l’intolérance des Lumières

 

Pour les Lumières, la foi est une opinion et ne doit plus prétendre à la Vérité. Reste ce commandement universel et absolu : Il faut être tolérant… l’impératif moral est unique et catégorique : il faut ! Adossée à un dogmatisme d’autant plus virulent qu’il demeure opaque, la « tolérance » voltairienne se dérobe elle-même au dialogue contradictoire. Sur un versant, elle fuit : il est facile d’avoir le courage des idées de tout le monde. Mais sur l’autre, la tolérance ne tolère pas l’idée de Vérité. Elle lui préfère le doute ; ce faisant, elle ne tolère qu’elle-même, ce qui est chose aisée. Car elle doute de tout, sauf d’elle-même. En quoi elle confine à la tartufferie qui raffine le vice. Les récalcitrants qu’elle ne peut convertir à ses doutes sont pour elle autant de marginaux qu’elle exclut car ils ne peuvent à ses yeux la mériter. Voltaire annonce le modèle cloné de la vertu aujourd’hui « citoyenne », d’une rigidité pateline, qui n’est plus le témoignage d’aucune vérité sinon “plurielle” : vérité individuelle, incernable et façonnable à merci, au gré du ressenti. Irréfutable aussi. Car le pluralisme philosophique s’arroge insidieusement un statut de religion surplombante et universelle. Voilà son dogme et sa certitude : la vérité est plurielle, seule l’erreur est unique, qui consiste à croire que la vérité peut être une et certaine. Dès l’origine, la tolérance voltairienne est une arme sémantique qui vise non pas à promouvoir la paix civile ; elle est engagée dans un combat, spécialement dirigé contre l’Infâme, l’Église et ses certitudes superstitieuses. Veut-elle donner mauvaise conscience aux catholiques de bonne foi ? Sans doute : le Traité sur la tolérance (1763) les dénonce, pape inclus, comme sectaires et fanatiques ; mais elle se projette bien au-delà : vers l’établissement d’un consensus permettant le libre-échange mondial des biens, des sexes et des idées reçues. De Voltaire à John Rawls, cette drôle de vertu sublime malaisément son inconscient mercantile et ses pulsions opéistes de troc, de trust ou autre trafic du capitalisme boursier.

 

 

 

 

Le haut-lieu de la tolérance voltairienne : la Bourse de Londres ou de Bassora…

 

Pour Voltaire en effet, selon Ghislain Waterloot (« Voltaire ou le fanatisme de la tolérance », Esprit, août-sept. 1999), « la tolérance doit servir le développement du libéralisme naissant », « l’essor du commerce » et « indirectement la célébration moderne du travail ». Elle est la vertu cardinale unique du concert des nations. Le Dictionnaire philosophique (Genève, 1764), ouvertement dirigé contre l’Église, définit ainsi la tolérance : « C’est l’apanage de l’humanité. […] Pardonnons-nous réciproquement nos sottises, c’est la première loi de la nature. » Chacun a intérêt à pardonner son voisin s’il veut faire affaire avec lui. L’aspect doucereux et commisératoire est mis en avant. Mais aussitôt, Voltaire illustre son propos. Le haut-lieu de cette vertu unique n’est rien d’autre que « la bourse d’Amsterdam, de Londres, ou de Surate ou de Bassora », où « le banian, le juif, le mahométan, le déicole chinois, le chrétien, le quaker […] trafiquent ensemble ». Cette définition marque la fin ultime de la tolérance : le travail et libre marché. Il en va de même dans Zadig (scène du « Souper ») où la dispute religieuse entre marchands est résolue par la reconnaissance commune d’un Être suprême, qui leur permet enfin de conclure entre eux d’excellentes affaires. Dans la 6e Lettre philosophique, le lexique religieux est emblématique : la tolérance substitue le culte de Mammon à celui de Dieu et de Jésus-Christ. La bourse est une « assemblée » universelle, de connotation cultuelle ; l’échange du travail et des contrats y tient lieu de rite œcuménique ; y sont conviés tous les « fidèles » : ceux qui possèdent des biens à échanger. Cette religion de la « raison », seule sérieuse, célèbre le travail et l’argent (qui tient lieu de certificat de baptême), et vise « l’utilité [matérielle] des hommes » (qui remplace le Salut éternel). Le commerce mondial et l’enrichissement nécessitent une paix entre des religions devenues ridicules. L’« excommunication » prévue par le patriarche de Ferney n’est pas anodine. Elle marque l’ambivalence venimeuse de sa « tolérance ». Trente ans seulement séparent le Traité sur la Tolérance de la Terreur. Comme le conclut Ghislain Waterloot (ibid.) : « il n’est pas absurde de parler de la tolérance voltairienne comme d’un fanatisme. Arme dans un combat destiné à promouvoir une vision politique et sociale du monde, la tolérance devient violence. »

 

Source : Revue ‘’Objections’’ n°5, avril 2006 - Directeur de la publication : Abbé Guillaume de Tanoüarn

« Il est terrifiant de voir comment, en cette fin du XXème siècle, des pays qui se sont battus contre Hitler ont embrassé quelques-unes des idéologies anti-humaines favorisées par lui : euthanasie, par exemple, expérimentation sur les embryons humains. D'une certaine façon, Hitler a anticipé beaucoup de développements actuels. Et il y a actuellement un débat historique très intéressant sur cette question, en Allemagne. Parce que, vu d'un certain angle, le Nazisme était certainement un mouvement anti-moderne. Avec l'exaltation romantique du passé allemand, de la nature, contre ce que les nazis appelaient l'"intellectualisme judeo-bourgeois" du monde moderne. Il est vrai que c'était là une réaction anti-moderne, anti-libérale. D'un autre côté, il y a maintenant une seconde école de pensée, qui soutient que le Nazisme, paradoxalement, donna une grande impulsion au processus de modernisation en Allemagne et en Europe, anticipant des réalisations et des idées qui n'étaient pas encore acceptées par la conscience commune. Par exemple, précisément, l'idée de débarrasser la communauté de ceux qui sont malades ou incapables de faire leur part de travail dans la société, les malades mentaux, en les tuant -cette idée n'était pas acceptée, même par ceux qui avaient une certaine sympathie pour le régime. Mais je dirais que s'il advenait qu'un pareil régime revînt, la résistance contre de telles choses, parmi les gens, serait bien moindre que ce qu'elle était dans ma jeunesse » (Extrait d'une interview en 1993, par Inside the Vatican).

 

 

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