L’Archevêque de Burgos, Mgr Francisco Gil Hellin, a récemment rédigé une déclaration, reprise par Catholic News Agency, dans laquelle il affirme qu’il n’existe pas de droit à tuer un être humain innocent et que par conséquent il n’y a aucune obligation d’obéir à la nouvelle loi sur l’avortement. Il a ajouté qu’on devait plutôt s’y “opposer sans exception”. « C’est évident : cette loi n’est pas une loi, bien qu’elle ait été présentée comme telle par les politiques et les législateurs. Il n’y a pas de loi car personne n’a le droit de s’approprier la vie d’un être humain innocent. Pour cette raison on n’est pas obligé d’y obéir. Et même, il faut s’y opposer fortement sans exception » lit-on encore dans la lettre de l’Archevêque qui souligne encore que la raison pour laquelle l’avortement ne peut être reconnu comme un droit c’est qu’il implique l’assassinat d’une personne innocente. « Le droit d’exister d’une personne qui a déjà été conçue, même si elle n’est pas encore née, ne relève de la croyance d’aucune religion. Il n’y a pas besoin d’être croyant pour savoir qu’une personne innocente a le droit d’être défendue et respectée dans son intégrité. Le bon sens commun dit qu’on ne peut pas décider d’une vie humaine pour résoudre un autre problème ou pour gagner de l’argent ou des voix » continue Mgr Hellin. L’Archevêque a invité les espagnols à aider toutes les mamans en difficulté et à soutenir la maternité « avec tous les moyens dont ils disposent » pour stopper « cette plaie de l’avortement qui, en Espagne seulement, a détruit plus de personnes qu’il n’y en a à Saragosse, Cordoba et Burgos ».

 

 

 

 

 

 

Extrait d'un message de Mgr Socrates B. Villegas lu en la Cathédrale St-Jean l'Evangéliste, Dagupan City, le 4 août 2012.

L'Episcopat philippin est depuis quelques semaines monté au créneau face à un gouvernement pro-contraceptif.


 

 

 

socrates2.jpeg« (…) Croyez-moi, mes chers fils et filles, (…) nous prenons position contre la contraception et l'avortement parce que nous vous aimons, nous aimons Dieu et nous aimons ses commandements. (...) Nous combattons l'erreur pour que vous ne soyez pas induits en erreur. Nous combattons la contraception parce que nous savons qu'elle peut endommager votre âme. Croyez-moi. La contraception, c'est la corruption. (…) L'utilisation de fonds publics, l'argent du contribuable, pour distribuer des pilules contraceptives, c'est de la corruption. Les pilules contraceptives nous enseignent ceci :  « C'est bien d'avoir des relations sexuelles avec quelqu'un, pourvu que vous soyez à l'abri des bébés. Les bébés, c'est casse-pieds. » (…) Mes chers jeunes, votre naissance n'était pas une erreur. Votre naissance, c'était un don de Dieu. (...) Vous êtes notre bénédiction. Le problème, c'est la corruption de vos anciens. (...) Pardonnez à ceux qui disent que les enfants sont casse-pieds. Non ! Non ! Non ! Vous êtes une bénédiction et je vous embrasse et je vous aime tous ! (...)

 

La pilule contraceptive est considérée comme un médicament essentiel. Si c'est un médicament, quelle maladie vient-il soigner ? La grossesse est-elle une maladie ? Si c'est un médicament qui est censé soigner, pourquoi des femmes en bonne santé tombent-elles malades du cancer après avoir pris des pilules contraceptives ? Mes chers jeunes, la contraception rend malades des gens bien portants. Les gens purs, il les rend corrompus. Elle nous pousse à regarder les bébés comme une nuisance, pas comme un don. Mes chers jeunes, quiconque vous traitera comme une nuisance, je le combattrai. Je suis contre la contraception parce que je suis pro-enfant. Je suis contre la contraception parce que je suis pro-mamans. Je vous aime, mes chers enfants. Merci à Dieu pour ces mères qui ont donné naissance à des joyaux comme vous ! (…)

 

Lorsque nous vous enseignons que la contraception, c'est la corruption, ce n'est pas que nous sommes insensibles au défi de la modernité ou sourds aux enquêtes sur le comportement social. Bien au contraire, nous essayons de vous protéger parce que nous savons qu'elle peut vous détruire plus vite que vous ne le pensez. L'Europe est sur la pente descendante. Elle perd son âme parce qu'aujourd'hui elle compte sur l'afflux d'immigrants pour la garder à flot. Elle fait face à un hiver sévère des naissances. Elle perd son identité parce qu'elle n'a pas d'enfants, pas de jeunes pour porter la flamme. En Europe, ils ont commencé avec la contraception, ils ont embrassé la contraception et maintenant ils tuent leurs grands-parents faibles et malades. Paul VI l'a prophétisé : la contraception artificielle peut ouvrir grandes les portes de l'infidélité conjugale et une baisse générale de l'état moral. C'est ce qui se produit en Europe. Nous, vos anciens, nous plaidons pour que vous n'empruntiez pas ce chemin de la corruption morale. Osez être différents ! Osez être meilleurs ! (…) La contraception, c'est la corruption. La contraception est la mère de l'avortement. La contraception met le plaisir sexuel à bon marché, sans la responsabilité. La contraception dit que les bébés et les enfants sont casse-pieds. La contraception est contre la jeunesse. La contraception est contre les enfants. La contraception est contre nous. Combattez la contraception, ou bien nous périrons en tant que nation craignant Dieu. Jeunesse de Pangasinan, je vous aime. Parce que je vous aime, je combattrai la contraception. Cette bataille est pour vous et je me bats pour amour de vous.

 

Traduction : Jeanne Smits (source)

Interrogé sur les bancs de l’Assemblée par le député Jean-Luc Pérat, pour le groupe socialiste, radical, citoyen et divers gauche, au cours du débat sur la restructuration des hôpitaux le 4 mai dernier, le ministre de la Santé Roselyne Bachelot, s’est défendu de tout faire pour « faire progresser le droit des femmes dans ce domaine ». Une intervention qui mérite d’être conservée pour mémoire historique. Cette intervention sera une preuve supplémentaire que le gouvernement français est directement responsable du génocide de l’avortement depuis plus de 40 ans.

 

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Intervention de Bachelot : « L’accès des femmes à l’interruption volontaire de grossesse est, dans le domaine de la santé publique, l’une de mes priorités. (Exclamations sur plusieurs bancs des groupes SRC et GDR.) D’ailleurs, un rapport de l’inspection générale des affaires sociales, remis il y a quelques semaines, a montré que le délai moyen pour la prise en charge d’une IVG dans notre pays est d’une semaine : nous sommes loin des chiffres que vous avez cités ; il vous faut donc les actualiser ! (Mêmes mouvements.)

Tout au long de mon mandat à la tête du ministère de la Santé, je n’ai eu de cesse d’assurer un très bon accès des femmes à l’IVG, en donnant à un certain nombre de structures la possibilité de réaliser des IVG, en particulier médicamenteuses : centres de santé, centres de planification familiale et médecins autorisés, par convention, à réaliser ce type d’IVG. J’ai également augmenté la tarification des IVG comme jamais auparavant : 60 % depuis 2008, et, cette année, elle a encore plus que doublé. Voilà la réalité de l’IVG et de sa prise en charge dans notre pays !

S’agissant de l’IVG instrumentale, je veux d’abord vous dire, monsieur le député, que les femmes préfèrent, et de loin, les IVG par voie médicamenteuse : mon but est donc d’augmenter le nombre de leurs prises en charge. Mais l’IVG par voie instrumentale doit être de qualité ; j’ai sur ce point confié aux directeurs des ARS le soin de qualifier au mieux des centres d’IVG.

Ainsi, les femmes verront une fois de plus, grâce au gouvernement de François Fillon, progresser leurs droits en ce domaine. (Applaudissements sur les bancs du groupe UMP et sur plusieurs bancs du groupe NC.) »

 

 

 

Addendum : Mgr Marc Aillet répond à Roselyne Bachelot, ministre en chef du génocide

À peine le pape quittait-il le Portugal après un voyage triomphal, que le président portugais Anibal Cavaco Silva, signait la loi légalisant les unions entre personnes homosexuelles adoptée par le Parlement le 11 février 2010 : pour les évêques du Portugal c'est un « pas en arrière » qui « mine la construction de la cohésion sociale ». Difficile d’imaginer que la date de cette signature ait été choisie par hasard, et que les autorités de l’Église ignoraient cette échéance. Elle a même peut-être fait l’objet de négociation. Il n’empêche : qu’un chef d’État, qui professe sa foi catholique, pose un tel geste dans de telles circonstances, est le signe de la décadence apostate de la vieille Europe, et des ravages du relativisme dans les meilleurs esprits.

Le porte-parole de la conférence des évêques, le père Manuel Morujão, a réagi en rappelant les paroles de Benoît XVI, le 13 mai, à Fatima, encourageant les initiatives des représentants des organisations catholiques engagés dans le domaine social : le pape les engageait à « sauvegarder les valeurs essentielles et premières de la vie, dès sa conception, et de la famille, fondée sur le mariage indissoluble entre un homme et une femme ». Parce que c'est « l'un des facteurs clefs pour la construction du bien commun ».

Pour l’Eglise du Portugal, « étant donné la grave crise que le pays est en train de vivre et les défis complexes auxquels nous devons faire face, on devrait promouvoir l'unité entre les Portugais, et non pas la division, une stratégie de compromis et non de rupture ».

primatcanada.jpg« J’ai l’honneur ou le malheur de défendre la dignité de la personne humaine sans condition ni compromission. Dans le débat actuel sur l’euthanasie, cela me vaut d’être traité d’intégriste et d’ayatollah. Certains ne supportent pas que la dignité humaine ne soit en rien diminuée quand la personne n’est pas encore née, qu’elle est malade, handicapée ou mourante. J’affirme que la dignité de la personne humaine demeure pleine et entière du premier instant jusqu’à la toute fin de son existence. Elle est inviolable parce qu’il s’agit d’une personne humaine, tout simplement. Que les lois humaines le permettent ou pas, au plus intime de la conscience, la loi morale naturelle commande de ne pas tuer, de respecter la vie humaine et de défendre les êtres les plus fragiles. (…) Le jour où on met une condition au respect de la personne humaine, la société perd son fondement éthique et la porte est ouverte à tous les abus des plus forts sur les plus faibles. Le jour où l’on dit que l’enfant dans le sein de sa mère doit être respecté et défendu à la condition d’être en santé et de ne pas menacer la santé de la mère, à la condition d’avoir été conçu au bon moment, d’être attendu et désiré, ce jour-là commence la violation des droits humains, même si la loi d’un pays autorise le choix de l’avortement et de l’euthanasie. La dignité humaine n’est pas une marchandise qu’on peut troquer en échange d’autre chose. C’est vous et moi comme personne. C’est le fondement moral de notre civilisation. Ce fondement est contesté de nos jours et remplacé par les désirs subjectifs et passagers des individus. (…) Certains m’accusent de ne pas deviner la détresse des femmes qui ne choisissent jamais à la légère l’avortement. Soyez certains que je compatis à cette souffrance extrême. Raison de plus pour ne pas banaliser l’avortement comme simple procédure médicale sans encadrement juridique. En cette semaine de la famille, il importe de réfléchir sur l’avenir de notre société et de souhaiter un renouveau culturel axé sur une culture de la vie. Les 30 000 Québécois avortés annuellement ne pourraient-ils pas être accueillis dans des foyers d’adoption ? Outre la valeur intrinsèque de la vie humaine à sauvegarder, tout le monde reconnaît le besoin de main-d’œuvre et l’insuffisance de l’immigration pour combler les postes dans les années à venir. Certains éditorialistes s’insurgent avec mépris contre le gouvernement fédéral qui, heureusement, ne projette pas d’inclure l’avortement dans le plan du G8 pour la santé des mères et des enfants des pays du Tiers-Monde. Il évite ainsi d’étendre nos mœurs à d’autres cultures et surtout d’imposer une mentalité néo-colonialiste à des nations qui sont respectueuses de la vie. N’est-ce pas nous qui sommes maintenant un « pays en voie de développement » du point de vue de la dignité de la personne humaine ? L’esprit communautaire qui anime beaucoup de ces peuples est pourtant aussi présent chez nous. C’est à cet esprit qu’il nous faut puiser afin de soutenir les êtres les plus fragiles de notre société ».

 

Son Eminence le Cardinal Marc Ouellet, Primat du Canada

Le 16 mai 2010 – Source : Eglise catholique de Québec

 

 

Bien évidemment, suite à cette conférence exceptionnelle, les vieux milieux pro-morts, féministes et laïcards, se sont une fois de plus enragés contre les paroles de vérité du Cardinal Marc Ouellet. La dirigeante du Parti québécois Pauline Marois s'est dite « complètement outrée » par les propos du haut prélat, lui reprochant de vouloir revenir sur le résultat de luttes menées « depuis 40 ans », a rapporté lundi Radio-Canada. De son côté, la ministre québécoise des Aînés, Marguerite Blais, a dit à Radio-Canada être « très mal à l'aise » et « ne pas accepter » les déclarations du cardinal. « Les femmes sont capables de décider pour elles-mêmes », a-t-elle affirmé. Pour la directrice de la Fédération des femmes du Québec, Alexa Conradi, si les propos du cardinal lui paraissent « complètement déconnectés de la réalité des femmes », ils s'inscrivent dans le contexte d'une « attaque constante contre le droit acquis à l'avortement », menée avec l'appui des conservateurs au pouvoir à Ottawa.

 

L’Eglise catholique est tout simplement réaliste. L’avortement est un meurtre.

Il faut vraiment être aveugle, borné et naïf pour ne pas s’en rendre compte.

L’Eglise coréenne connaît la tristesse et l’indignation suite à la sentence d’un tribunal de Séoul qui a qualifié de « non humains » les embryons congelés, avalisant des pratiques comme l’expérimentation et la destruction des embryons. La sentence a clos un recours avancé par plusieurs parents et par 11 experts, dont des philosophes, des médecins, des biologistes, qui s’opposaient à l’usage de ces embryons congelés, après la pratique de la fécondation « in vitro », pour la recherche scientifique. 
« C’est une sentence contraire à la vie humaine et à la science elle-même » commente dans un entretien avec l’Agence Fides le Card. Nicholas Cheong, Archevêque de Séoul. « Nous sommes très tristes et préoccupés. En tant qu’Eglise nous nous opposons fermement à cette approche et nous avons immédiatement exprimé publiquement notre désaccord. Comment est-il possible qu’un tribunal s’arroge le droit de nier que l’embryon soit un être humain ? » dit le Cardinal. Dans cette affaire il y a d’autre part un fait aggravant : les médias coréens ont presque entièrement tu ou fait passer au second plan la nouvelle, sans lui donner le relief nécessaire. « La communauté chrétienne devra donc aussi informer et réveiller les consciences des citoyens », note l’Archevêque de Séoul. « Nous continuerons à sensibiliser l’opinion publique sur le thème délicat du respect de la vie depuis la conception jusqu’à la mort naturelle. Nous ferons de notre mieux, nous organiserons des veillées de prière et des manifestations pacifiques en défense de la vie » promet Mgr Cheong. Selon le Cardinal, derrière le silence général sur la question il y a aussi des motifs politiques : en Corée en effet, ont lieu demain, 2 juin, les élections régionales et administratives, et l’échéance électorale a fait passer au second plan une sentence aux conséquences et aux implications éthiques si importantes. D’autre part, les hommes politiques n’ont pas voulu s’exposer sur une matière si délicate, à la veille du vote.

 

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