… pour soi-disant « faire baisser à travers le monde le nombre de "grossesses non désirées". En France, force est pourtant de constater que la diffusion de la contraception d’urgence s’est soldée par un échec retentissant sur le terrain. Sa consommation a explosé, passant de 1 million de boîtes vendues en 2006 à 1 million 200 mille l’année passée. Ce sont près de 33 % des 15-24 ans entre 2005 et 2006 qui déclarent y avoir eu recours via les pharmacies ou les infirmeries scolaires du second degré. Or on a enregistré de manière concomitante une augmentation de 9 % des IVG chez les moins de 18 ans au cours de la même période ! Même le député UMP Bérengère Poletti, fervente défenseur de son usage, a été obligée de l’écrire noir sur blanc dans son rapport d’information sur l’application de la loi du 4 juillet 2001 relative à l’IVG et à la contraception : « Le développement de la contraception d’urgence n’a pas eu d’impact significatif sur le recours à l’IVG ». Mêmes conclusions au Royaume-Uni ou au Chili.
L’inefficacité de la pilule du lendemain n’aurait pas dû surprendre la mission parlementaire et les acteurs de la santé publique. Une méta-étude internationale de très belle facture conduite dans dix pays avait déjà démontré fin 2007, statistiques à l’appui, que la contraception d’urgence n’avait strictement aucun effet pour infléchir le nombre d’avortements. L’Ellaone a beau être présenté comme un contraceptif d’urgence de nouvelle génération, il ne changera rien à ce constat accablant » (Pierre-Olivier Arduin). Redisons-le encore une fois sur ce blog : la seule solution pour faire baisser les grossesses non désirées, c'est la sexualité pratiquée dans toute sa pureté !

 

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Paris Match : On recommence à beaucoup parler d'euthanasie. Certains, comme le professeur Minkowski, qui s'en est récemment expliqué ici même, lui sont favorables, à certaines conditions. D'autres, dont vous êtes, lui sont résolument opposés.

 

Jérôme Lejeune : C'est le moins que l'on puisse dire. Tout d'abord, il faudrait écrire ce mot différemment : "euthanazi", et non pas "euthanasie", car c'est ainsi qu'il s'est imprimé en lettres de sang dans l'Histoire. Je m'explique. Tout a commencé en Allemagne, dans les années trente, avant même que ne s'instaure le pouvoir hitlérien. Des médecins dévoyés se sont mis alors à sacrifier certains patients : cela s'appelait, je crois, le "Grabentod". Au début, l'exemple avait été donné par des psychiatres, qui passaient en jugement des schizophrènes et qui les liquidaient s'ils dépassaient les possibilités du traitement. Puis cette pratique s'est étendue à d'autres malades. Soixante mille malades ont ainsi été exécutés. C'est même pour cela que fut inventée la chambre à gaz. Le nazisme n'avait plus qu'à continuer sur les mêmes traces ! Il est important de comprendre le processus. Il y a eu d'abord une médecine qui n'était pas nazie, mais qui s'est dénaturée en introduisant la notion que l'on peut éliminer ceux que notre art ne sait pas guérir. Puis, quand cette pratique a été acceptée par le public, il devenait tout simple de tuer n'importe qui, pour n'importe quel motif : politique, racial, économique, aucune importance. Car si les médecins commencent à tuer, pourquoi les gouvernants s'en priveraient-ils ?

 

Extrait de l’interview de Jérôme Lejeune

Paris Match, novembre 1980 - Source

En Europe, en 2007, on a enregistré plus d’1.200.000 avortements, équivalents à un avortement toutes les 25 secondes. Ces dix dernières années, plus de 13 millions d’enfants ont été éliminés par cette pratique. Selon le président de l’Institut pour la Politique familiale (IPF), il s’agit d’une des causes de baisse démographique européenne. L’Espagne est le pays qui enregistre la plus grande augmentation des cas avec 126% (62.560 avortements en plus) ces dix dernières années, équivalents à un avortement toutes les 4,7 minutes. Dans des pays comme l’Allemagne ou l’Italie le nombre d’avortements a baissé. C’est comme si on perdait l’équivalent de la somme de la population du Luxembourg et de Malte, ou de toute la population de l’Estonie, de Chypre, et de la Slovénie. Selon certaines données examinées par l’IPF, une grossesse sur 5 (19%) s’achève par un avortement. Plus de 176.000 avortements (un sur sept) soit 14,2 % du total des avortements concernent des adolescentes de moins de 20 ans.

 

L’IPF, citant des données EUROSTAT et de sources nationales, soutient que dans la décennie 1997-2007 les cas ont augmenté de façon vertigineuse : 62.560 en Espagne, 7.481 au Royaume Uni, 7.939 en France, 5.917 en Hollande, 5.772 en Suisse, 4.430 en Belgique, 3.282 en Grèce, 295 en Finlande. Toujours dans la même période, on compte: -2.168 cas au Danemark, -2.832 en Pologne, -4.000 en Slovaquie, -4.533 en Slovénie, -7.742 en Estonie, -9.954 en Lettonie, -13.084 en Lituanie, -13.604 en Italie, -14.019 en Allemagne, -19.608 en République Tchèque, -30.694 en Hongrie, -50.302 en Bulgarie. Entre 1997 et 2006 en Roumanie, ont été enregistrés -196.880. En pourcentage, dans la décennie 1997-2007 les avortements enregistrés correspondent à 6,19% en Espagne, 36,12 en Belgique, 26,40 en Hollande, 25,53 en Grèce, 18,36 en Suède, 14,32 au Royaume-Uni, 3,93 en France, 2,88 en Finlande, -9,71 en Italie, -10,71 en Allemagne,-12,64 au Danemark, -17,92 en Slovaquie, -41,16 en Hongrie, -43,55 en République Tchèque, -45,73 en Lettonie, -46,60 en Estonie, -46,69 en Slovénie. Entre 1997 et 2006 -56,72 avortements ont été enregistrés en Roumanie, -57,23 en Bulgarie, -57,69 en Lituanie, -89,31 en Pologne.

Un projet de loi, élaboré par des catholiques polonais et prévoyant une peine de prison en Pologne pour le recours à la fécondation in vitro (FIV), sera examiné la semaine prochaine par le parlement polonais, a annoncé mercredi son président Bronislaw Komorowski. Initiative d'un groupe de citoyens "Contra in vitro", le projet a réuni en sa faveur plus de 160.000 signatures. Il propose que « toute personne dont l'action conduit à la fécondation in vitro » soit passible d'une peine de prison allant jusqu'à 3 ans. Les évêques polonais ont notamment qualifié la fécondation in vitro d’une « sorte d'avortement raffiné » puisque cette méthode « fait périr de nombreux embryons » à chaque tentative. Mgr Henryk Hoser a même qualifié les partisans de la FIV de « schizophrènes moraux ».

 

 

Liens : Procréation médicalement assistée, FIV et Cie., par l'Abbé Guy Pagès + Pourquoi l'Eglise dit "non" à l'AMP (Assistance médicale à la procréation), par Pierre-Olivier Arduin

Comparer l’union de personnes du même sexe au mariage représente un acte inconstitutionnel. C’est ce qu’affirme Mgr Hugo Barrantes Hureña, Archevêque de San José et Président de la Conférence épiscopale du Costa Rica, au sujet du projet de loi “des sociétés de vie en commun”. Intervenant le 3 septembre devant la Commission pour les droits de l’homme de l’Assemblée législative, le prélat a rappelé que « protéger la nature intrinsèque de l’institution familiale » représente une obligation pour l’Etat, et qu’« aucune union entre personnes de même sexe ne peut se fonder sur un consentement matrimonial plein ».

 

 

 

Pendant son intervention, Mgr Barrantes Hureña a fait référence à plusieurs textes fondamentaux, parmi lesquels la Déclaration universelle des droits de l’homme, la Convention américaine sur les droits de l’homme, la Convention sur les droits des enfants, et la Constitution politique du pays. Analysant le thème à partir de la perspective des droits de l’homme, l’Archevêque de San José a réaffirmé que cinq des principaux traités sur ce thème « s’occupent de la nature juridique de l’institution familiale, et tous le font d’une manière pleinement coïncidente », concluant que « la famille est l’élément naturel et fondamental de l’Etat ». C’est pourquoi la famille elle-même « doit recevoir la plus grande protection possible de l’Etat, en particulier au moment de sa constitution et pendant tout le processus de croissance et de formation des enfants ». Se référant au projet de loi « des sociétés de vie en commun », le président de la Conférence épiscopale du Costa Rica a noté que, bien que dans le préambule on parle d’« unions entre personnes du même sexe différentes du mariage », la totalité du projet « reflète le contraire », à savoir la volonté cachée de « comparer ces unions au mariage, autant dans les droits que dans les devoirs, et non seulement pour des questions d’ordre patrimonial mais aussi dans le cas de droits personnels ». De toute façon, tel qu’il est envisagé, le projet « est manifestement contraire » à la Constitution du pays, qui considère le mariage comme « base essentielle de la famille », pour cela destinataire d’une protection spéciale de la part de l’Etat. Concluant son intervention, Mgr Hugo Barrantes a réaffirmé que l’Eglise voyait dans la famille « une valeur très importante, qui doit être défendue contre tout ce qui met en danger sa solidité et porte préjudice à son existence », et a exhorté les participants, à remplir « avec sincérité, rectitude, charité et force » la mission qui leur a été confiée par le peuple, en légiférant « sur la base de principes éthiques et en faveur du bien commun ».

Le cardinal Jorge Mario Bergoglio, archevêque de Buenos Aires et primat d'Argentine, a invité à défendre la vie humaine de sa conception jusqu'à sa fin naturelle, à l'occasion de la fête de saint Raimondo Nonnato, invoqué par les femmes enceintes, celles qui souhaitent une grossesse ou qui vivent une grossesse difficile.

 

 

C'est ce qu'a rapporté L'Osservatore Romano dans son édition du 2 septembre. A cette occasion, le cardinal a célébré la messe avec les « messagers de la vie » - ceux qui sont engagés à répandre une culture de vie en distribuant dans les maisons des images de saint Raimondo Nonnato - réunis pour une rencontre sur le thème « Unis à Jésus, nous demeurons dans l'amour ». Dans son homélie, le cardinal Bergoglio a exhorté ces « messagers » à témoigner personnellement de l'amour pour la vie dans la bataille contre la « culture de la mort ». Et il les a encouragés à défendre la vie de sa conception jusqu'à son terme naturel. Mais promouvoir vraiment la culture de la vie signifie aussi soutenir l'existence de ces enfants conçus, dans toutes les phases de leur enfance, rapporte encore L'Osservatore Romano. Il faut veiller à ce que « les enfants grandissent sainement, soient suffisamment nourris, reçoivent une bonne éducation fondée sur de solides principes moraux », a ajouté le cardinal. Pour le haut prélat, chaque enfant doit être « accompagné pour toute la vie », même dans « la douleur, dans la maladie, dans des hôpitaux propres » où le personnel assiste scrupuleusement les petits patients avec tendresse. Voilà la « culture de vie » soutenue tant et tant de fois par Jean-Paul II et aujourd'hui par Benoît XVI. « C'est une bataille à soutenir contre les nombreux attentats à la vie humaine, contre la diffusion de la culture de mort ». Une bataille, qui doit être soutenue aussi pour les personnes âgées, qui sont la « sagesse de la vie », et quand la vie humaine est proche de s'éteindre. Cela, évidemment, demande des dévouements et du sacrifice, a poursuivi le Primat d'Argentine en affirmant que si « la vie est belle » on ne peut pas pour autant « éliminer les difficultés ». « Nous ne pouvons pas embrasser la culture de la vie si nous ne mettons pas nos racines en Jésus, si nous ne sommes pas unis à lui comme le sarment de la vigne au tronc », a-t-il poursuivi. « Parce que Jésus est le patron de la vie. Il s'est défini comme le chemin, la Vérité et la vie. Ce n'est qu'avec Jésus que nous pouvons répandre cette ardeur, que nous pouvons avoir cette ferveur pour proclamer le message de la vie ».

 

Zenit

Le Professeur Michel Schooyans, de l'Université de Louvain, a toujours produit des analyses remarquables sur les tenants et aboutissants politiques de l'avortement de masse contemporain. Il est devenu Mgr Schooyans, mais cela ne veut pas dire que ses livres ne s'adresseraient qu'à un auditoire catholique. Car son argumentation ne se borne pas à citer des textes romains, mais il cite et étudie les sources, il connaît nos travers contemporains et apporte les conclusions logiques et justes de la civilisation chrétienne. Nous recommandons notamment le dernier ouvrage qu'il a écrit en collaboration avec Anne-Marie Libert, "Le terrorisme à visage humain", qui reprend et développe sa compréhension très large et précise de la révolution culturelle actuelle, c'est-à-dire de l'emprise de l'idéologie nihiliste que l'on peut qualifier de "culture de mort".

 
 



Ce livre comporte quatre parties :

1. L'action abortive de certains contraceptifs chimiques, une reprise nécessaire,
2. La « santé reproductive » et les politiques démographiques,
3. L'objection de conscience en matière de santé, le cas des hommes politiques,
4. La tactique du salami.




1. Dans la première partie, l'auteur rappelle que la réalité abortive des contraceptions hormonale était déjà connue dans les années 1960, et retrace la genèse de l'Encyclique Humanae Vitae de 1968, avec toutes les pressions d'un clan de théologiens libéraux qui voulaient faire avaler la pilule au monde chrétien et qui ont donc travaillé à éviter la question. Il donne ensuite un résumé des connaissances actuelles sur les mécanismes de la contraception chimique, qu'il est impossible de dissocier de l'avortement, puis il appelle à une qualification morale plus cohérente de la contraception. Humanae Vitae s'était concentrée sur la morale conjugale. Michel Schooyans plaide d'une manière très forte pour que les Chrétiens prennent aussi en compte la violation du commandement « tu ne commettras pas de meurtre » du fait du caractère abortif des contraceptifs.

 

2. Dans la seconde partie, l'auteur présente les documents de l'OMS qui ont inventé la notion de "santé reproductive" dans le but de mettre en place un contrôle démographique des pays pauvres en y introduisant la contraception et l'avortement, et en y changeant les lois et les mentalités, notamment par le noyautage des groupes religieux. Il démonte ensuite les raisonnements vicieux ainsi que la "novlangue" utilisés, avant de conclure sur la vision du monde tordue (anti-familiale , eugéniste et anti-chrétienne) que cela recouvre.

 

3. La troisième partie est une réflexion sur le droit et sa philosophie, face aux perversions contemporaines de la loi, qui, au lieu de punir le crime, le bénit. Mgr Schooyans appelle à l'application de sanctions comme l'excommunication contre les hommes politiques responsables de telles perversions. Ils ont une obligation d'objection de conscience, au même titre que les professions médicales. Car « au nom du pluralisme, trop de chrétiens se laissent dépouiller de leur propre morale, au point d'adhérer à une conception perverse de la démocratie. Dans ce monde où le droit à la vie ne tient qu'à un fil appelé consensus, le chrétien doit apparaître, sur cette question cruciale, à la fois comme un signe de division et d'espérance ».

 

4. La quatrième partie détaille la tactique employée par l'ONU pour corrompre les sociétés. Comme pour le salami, elle procède par de fines tranches de compromissions jusqu'à ce que tout son endoctrinement soit avalé et contamine la société. C'est une tactique d'origine communiste dont Mgr Schooyans raconte l'application à huit pays en développement, dont le Brésil qu'il connaît particulièrement bien. Ainsi la « conception onusienne de la santé reproductive, avec tous ses thèmes connexes, s'infiltre dans toutes les ramifications des organisations religieuses, comme la maladie s'insinue dans le système nerveux, le système lymphatique ou la circulation sanguine. L'infiltration que l'on observe dans les institutions chrétiennes caritatives et hospitalières s'observe également dans les institutions éducatives », notamment par l'introduction dans les programmes de thèmes comme la "santé reproductive" ou l'idéologie du "genre" (+) (+).



 


Pour conclure, Mgr Schooyans met en garde les Chrétiens contre le rôle d' « innocents utiles » (ou d'idiots utiles selon Lénine) qu'ils sont tentés de jouer en faisant alliance et en collaborant avec des mouvements qui ne respectent ni la vie ni la famille, par avidité de subventions et de notoriété.
« Ces alliances se nouent avec des gens en blouses blanches ou en cols blancs qui, sous couvert d'aide, de compassion, de nouveaux droits, font régner la terreur dans les laboratoires, les cliniques, les hôpitaux, les parlements, les ministères, les organisations internationales ». Car ce terrorisme doux n'utilise plus les explosifs. Il utilise des "bombes" à deux étages. Le premier étage consiste à trafiquer le langage par la corruption. Le second étage répand une violence sournoise, admise par (presque) tous, exigée par l'opinion publique, votée, subventionnée et célébrée. Une violence contre les plus faibles, ceux qui sont sans voix. La résistance à cette idéologie nihiliste est possible et nécessaire, par la foi et avec courage (pour aller plus loin sur la présentation de ce livre, vous pouvez consulter les entretiens de l'Agence Zenit directement avec Mgr Schooyans ICI et ICI).

Il y a plus de 20 ans déjà...




« Le jour de la fête des Saints Innocents, il a été publié que le ministre de 
la santé avait signé l'autorisation de mise sur le marché du RU-486. 
Cette anti-progestérone est le premier pesticide anti-humain. 
C'est le premier élément de la guerre chimique anti-humaine, 
c'est la première fois qu'on fabrique une molécule qui tue très 
sélectivement les petits êtres humains ; et c'est dans le pays de Pasteur 
qu'on est en train de faire une énorme manufacture pour fabriquer 
ce produit qui tuera chaque année plus d'êtres humains que n'ont 

 

Mgr Héctor Aguer, archevêque de La Plata et Président de la Commission épiscopale pour l’Éducation Catholique, critique les orientations officielles proposées aux enseignants qui transmettent l’éducation sexuelle dans un message intitulé : “Orientation officielle sur l’éducation sexuelle”. L’intervention est née à la suite du document diffusé par les Ministères de l’Éducation et de la Santé dans le cadre du “Projet Pays Unis”, intitulé : “Matériel de formation pour les enseignants sur l’éducation sexuelle et la prévention du VIH/SIDA”.

 

 

 

« Dès les premières paroles de cette publication incomplète et lourde, la sexualité est présentée comme une construction historique et socioculturelle. C’est justement l’idée de l’idéologie de genre, selon laquelle la masculinité et la féminité, l’être homme et l’être femme, ne surgit pas d’une différence biologique et encore moins s’identifie avec elle, mais procède de l’évolution de la culture et elle est, par conséquent, changeante », c’est ce qu’on peut lire dans le texte. Selon le Prélat, le document officiel est « un ensemble d’écrits incomplets, mais unis par un choix clairement idéologique qui ne reflète pas la variété des positions qui peuvent être adoptées dans un domaine aussi essentiel et qui a été l’objet de discussions dans des milieux distingués, surtout dans la commission créée spécialement par le Ministère de l’Éducation de la Nation, pour définir les grandes lignes du programme de l’Éducation sexuelle ». Tout apparaît comme « une autre forme de mainmise totalitaire de l’État, surtout si l’on considère la délicatesse du sujet, puisqu’en aucune de ses propositions n’est prise en considération la liberté de conscience, que ce soit celle des élèves ou celle des parents, garantie par la Constitution et par la loi même sur l’Éducation Nationale ». L’archevêque ajoute que dans la présentation de la sexualité offerte dans le document, on ne parle jamais d’amour. « Le sexe, en apparence, n’a rien à voir avec l’amour ». Il y a donc « une menace voilée de la liberté d’enseigner et d’apprendre la vérité, quand on fait mention de l’application possible des lois nationales et internationales qui déclarent et protègent les droits des enfants et des jeunes. Disons-le clairement : lois injustes, droits présumés ». Mgr Aguer soutient en outre que les perspectives de genre se proposent de modifier les rôles sexuels, « en altérant la constitution de la famille et de la société, avec des conséquences inimaginables pour l’avenir de l’humanité », et il remarque que le document « est chargé d’un potentiel destructeur de l’ordre familiale ».

 

En ce qui concerne le sujet des droits, en particulier où l’on « proclame pour les enfants et les adolescents le droit au sexe comme un droit humain, et concrètement : le droit de décider d’avoir ou de ne pas avoir des rapports sexuels, libres de toutes formes de coercition et de violence et le droit de ne subir aucune conséquence non désirée de ces relations », l’archevêque met en évidence : « Ni amour, ni responsabilité, ni mariage, ni famille comme projet de vie. On avoue explicitement que l’éducation sexuelle exclut la formation à la vertu, l’estime et le respect des valeurs essentielles qui constituent la personne dans sa perfection authentique ». Enfin, l’archevêque ajoute que « l’orientation de ce programme ‘éducatif’ à partir de l’affirmation des droits des enfants et des adolescents, conduit à exclure l’autorité des parents et les droits et les devoirs qui naissent du pouvoir paternel » et il qualifie ce fait comme « une véritable subversion de l’ordre juridique », étant donné que « c’est un danger évident de progrès totalitaire sur la liberté de conscience, à tel point qu’on ne mentionne aucunement dans le texte la possibilité d’objecter, et la liberté d’enseigner et d’apprendre, non seulement par les professeurs et les élèves des écoles privées, mais aussi par ceux qui fréquentent les écoles d’État, auxquels on ne peut imposer, sans une injustice manifeste, une conception de l’homme contraire à leurs convictions ».

N°75. Paul VI avait déjà reconnu et mis en évidence l’horizon mondial de la question sociale. En le suivant sur ce chemin, il faut affirmer aujourd’hui que la question sociale est devenue radicalement une question anthropologique, au sens où elle implique la manière même, non seulement de concevoir, mais aussi de manipuler la vie, remise toujours plus entre les mains de l’homme par les biotechnologies. La fécondation in vitro, la recherche sur les embryons, la possibilité du clonage et de l’hybridation humaine apparaissent et sont promues dans la culture contemporaine du désenchantement total qui croit avoir dissipé tous les mystères, parce qu’on est désormais parvenu à la racine de la vie. C’est ici que l’absolutisme de la technique trouve son expression la plus grande. Dans ce genre de culture, la conscience n’est appelée à prendre acte que d’une pure possibilité technique. On ne peut minimiser alors les scénarios inquiétants pour l’avenir de l’homme ni la puissance des nouveaux instruments dont dispose la « culture de mort ». À la plaie tragique et profonde de l’avortement, pourrait s’ajouter à l’avenir, et c’est déjà subrepticement in nuce (en germe), une planification eugénique systématique des naissances. D’un autre côté, on voit une mens eutanasica (mentalité favorable à l’euthanasie) se frayer un chemin, manifestation tout aussi abusive d’une volonté de domination sur la vie, qui, dans certaines conditions, n’est plus considérée comme digne d’être vécue. Derrière tout cela se cachent des positions culturelles négatrices de la dignité humaine. Ces pratiques, à leur tour, renforcent une conception matérialiste et mécanique de la vie humaine. Qui pourra mesurer les effets négatifs d’une pareille mentalité sur le développement ? Comment pourra-t-on s’étonner de l’indifférence devant des situations humaines de dégradation, si l’indifférence caractérise même notre attitude à l’égard de la frontière entre ce qui est humain et ce qui ne l’est pas ? Ce qui est stupéfiant, c’est la capacité de sélectionner arbitrairement ce qui, aujourd’hui, est proposé comme digne de respect. Prompts à se scandaliser pour des questions marginales, beaucoup semblent tolérer des injustices inouïes. Tandis que les pauvres du monde frappent aux portes de l’opulence, le monde riche risque de ne plus entendre les coups frappés à sa porte, sa conscience étant désormais incapable de reconnaître l’humain. Dieu révèle l’homme à l’homme; la raison et la foi collaborent pour lui montrer le bien, à condition qu’il veuille bien le voir; la loi naturelle, dans laquelle resplendit la Raison créatrice, montre la grandeur de l’homme, mais aussi sa misère, quand il méconnaît l’appel de la vérité morale.



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