Oui à la protection de la femme africaine des violences et des discriminations en tout genre; non à la légalisation de l’avortement C’est ce qu’affirment les évêques du Cameroun dans une déclaration à propos de l’approbation de la part du parlement camerounais de la loi qui autorise le Président, Paul Biya, à ratifier le “Protocole de Maputo”. Le “Protocole de la Charte des droits de l’homme et des peuples relatifs aux droits de la femme” a été adopté par la seconde Session ordinaire de l’Union Africaine à Maputo (Mozambique) le 11 juillet 2003. L’Eglise catholique a exprimé son opposition au paragraphe c de l’article 14 du Protocole, qui établit de protéger les droits reproductifs des felles en autorisant l’avortement médical des cas de viol, d’inceste, et quand la poursuite de la grossesse met en cause la santé physique et mentale de la mère ou la vie de la mère ou du fœtus

 

 

 

Dans le commentaire de l’approbation de la loi de ratification du Protocole de Maputo, les évêques camerounais reconnaissent que « cette loi est destinée à protéger la femme africaine des différentes formes de violence physique et des discriminations », ajoutant que « l’Eglise approuve cette volonté de protéger la femme des injustices sociales et de toute forme d’abus ». Mais « l’article 14 du Protocole de Maputo a un réel effet sur la vie naissante, en donnant des droits reproductifs abusifs à la femme. En d’autres termes, cet article est une porte ouverte à la législation sur l’avortement en Afrique, et nous le condamnons ». Les évêques observent que « cette loi est contraire à la loi camerounaise qui s’oppose à l’avortement et à sa légalisation » et ils soulignent que « depuis son approbation à Maputo le 11 juillet 2003, ce Protocole à suscité de fortes réactions de la part de l’Eglise catholique », en rappelant le discours du Pape Benoît XVI le 8 janvier au Corps Diplomatique près le Saint Siège : « Comment ne pas s’inquiéter des attentats continus portés à la vie, de la conception à la mort naturelle ? De tels attentats n’épargnent pas non plus les régions où la culture du respect de la vie est traditionnelle, comme en Afrique, où on tente de banaliser à outrance l’avortement à travers le Protocole de Maputo, ainsi qu’à travers le Plan d’Action adopté par les Ministres de la Santé de l’Union Africaine, et qui sera dans peu de temps soumis au Summit des chefs d’Etat et de Gouvernement ». Au cours de sa récente visite au Cameroun, le Saint Père a envoyé un appel aux médecins à “protéger la vie humaine, de la conception jusqu’à la mort naturelle » (Discours du Saint Père Benoît XVI au Centre Card. Paul Emile Léger – CNRH de Yaoundé, 19 mars 2009).

 

La défense de la vie humaine, affirme la déclaration, fait partie en outre de la culture africaine : « les croyants de notre pays de même que les africains authentiques considèrent la vie sacrée et condamnent tout ce qui la menace. Pour eux, l’avortement est un crime ». « Pour tous ces motifs, au nom du Seigneur, nous en appelons à la conscience de chacun pour défendre la vie et éradiquer l’avortement, les moyens de contraception artificiels et tous les abus qui menacent la dignité de la personne humaine » concluent les évêques.

La marche de protestation organisée samedi par l’Eglise catholique contre la ratification par le gouvernement camerounais du « Protocole de la charte africaine des droits de l’homme et des peuples relatif aux droits de la femme », encore appelé le « Protocole de Maputo », a connu un grand succès populaire à Douala avec la participation de plus de dix personnes d’après les organisateurs. A l’appel de l’archevêque de Douala, le cardinal Christian Tumi, de nombreux fidèles catholiques, à qui se sont joints les Eglises protestantes, la Communauté musulmane, des associations de défense des droits de l’homme, ont organisé des « marches silencieuses » pour dénoncer ce protocole. Il s’agit en occurrence, de l’article 14 qui fait état des « droits reproductifs » et qui, selon les manifestants, « demandent implicitement aux Etats signataires de lever toutes les barrières juridiques et d’abolir les restrictions à la pratique de l’avortement, et promeut l’homosexualité, ce qui constitue un danger pour les bonnes mœurs et pour la préservation de la vie dans notre société ». Habillés pour la plupart en tee shirt noirs sur lesquels on pouvait lire, « non à l’avortement », « l’homosexualité est une abomination », « préservons la morale et la culture africaine », les manifestants ont convergé vers la cathédrale Saints Pierre et Paul de Douala pour une messe « d’actions de grâces ». Dans son homélie, l’archevêque de Douala a demandé au chef de l’Etat camerounais de ne pas engager le Cameroun dans « le chemin de la déperdition », non sans l’encourager à abroger cette ratification. « Nous osons à présent espérer, que vous ne prendrez pas les mesures d’application comme ce texte vous le demande, et même que vous ferez adopter une autre loi, l’abrogeant tout simplement. Tel est le cri des milliers de camerounais qui vous regardent ». Le protocole de Maputo adopté par l’Union africaine le 11 juillet 2003 a été ratifié il y a moins de deux mois par le Cameroun, d’où la levée de boucliers actuelle, l’Eglise catholique a d’ailleurs initié en juin dernier, une pétition visant à recueillir cinquante mille signature contre « les droits reproductifs ». Un nombre « largement dépassé », selon les organisateurs qui ont indiqué avoir recueilli « près du double ».

Les évêques camerounais ont dénoncé la possibilité de recourir à « l'avortement médicalisé », du protocole de Maputo, un texte sur les droits des femmes ratifié en mai par le Cameroun, dans une déclaration reçue lundi par l'AFP à Yaoundé. « L'avortement est un crime », affirme la Conférence épiscopale nationale du Cameroun dans cette déclaration datée de samedi. Les évêques dénoncent l'article 14 du protocole de Maputo qui autorise le recours à « l'avortement médicalisé en cas d'agression sexuelle, de viol, d'inceste et lorsque la grossesse met en danger la santé mentale et physique de la mère ou la vie de la mère ou du fœtus ». Les prélats estiment que cet article « porte (...) atteinte à la vie humaine en donnant des droits reproductifs abusifs à la femme » et « est une porte ouverte à la légalisation de l'avortement », autorisé au Cameroun seulement en cas de viol ou lorsque la vie de la femme est en danger. Tout en « approuvant » l'esprit du protocole qui vise à « protéger la femme des injustices sociales et des abus de toutes sortes », les évêques appellent à « défendre la vie » et à « éradiquer l'avortement, les moyens contraceptifs artificiels et tous les abus portant atteintes à la dignité de la personne humaine ». Selon le cardinal Christian Tumi, archevêque de Douala (sud), « une pétition contre l'avortement » circule par ailleurs dans les paroisses. « Cette pétition qui a déjà recueilli plus de 7.000 signatures sera (transmise) au président de la République », a-t-il affirmé à l'AFP.

 

 

Lien : L’Eglise et l’IVG "thérapeutique", par Pierre-Olivier Arduin

L'image de la jeunesse est révélatrice des temps qui changent...



euthanasie-allemagne-nazie.jpgPeu après que son armée eût envahi la Pologne en 1939, Hitler chargea des médecins allemands de mettre en œuvre des mesures de suicide assisté involontaire. Six centres d’euthanasie furent ouverts [en Allemagne], intitulés par euphémisme "Fondations charitables pour soins institutionnels". Comme le suggère ce nom, tuer était assimilé à un acte de compassion. Le procès de Nuremberg révéla que ce programme initial, limité à l’Allemagne, avait coûté la vie d’au moins 70.000 adultes et 5.000 enfants, d’autres estimations sont chiffrées à 400.000. Hitler ordonna l’arrêt du programme en 1941 en raison d’une forte opposition dans tout le Reich. August von Galen, évêque catholique de Munster porta le plus grand coup public en 1941 lorsqu’il dénonça en chaire la politique d’euthanasie : « Si vous établissez et mettez en pratique le principe selon lequel vous pouvez tuer des êtres humains improductifs, alors, malheur à nous quand nous serons vieux et sans défense ! Si on peut mettre à mort les improductifs, alors, malheur aux invalides qui ont usé, sacrifié, perdu leur santé et leurs forces en cours de production... Pauvres, malades, improductifs, et alors ? Sont-ils en quelque façon dépouillés de leur droit à l’existence ? Vous ou moi, n’aurions-nous le droit de vivre que tant que nous sommes productifs ?... Nul ne serait plus en sécurité. Qui aurait encore confiance en son médecin ? On ne peut imaginer le comportement dépravé, les soupçons s’insinuant au sein des familles, si cette terrible doctrine est tolérée, acceptée, mise en œuvre ». Il y eut aussi des manifestations — événement rare en Allemagne nazie. La réponse des nazis fut le transfert du programme dans les pays de l’Est récemment conquis où ils établirent la "Solution finale". Le suicide assisté involontaire devint le moyen médical pour éliminer non seulement les infirmes, mais aussi les Juifs, les Gitans et les Slaves, considérés comme appartenant à des races inférieures.

 

Après la seconde guerre mondiale le mouvement d’assistance au suicide devint invisible. Il refit cependant surface au cours des années 1960-1970, inspirant à Malcolm Muggeridge ces mots : « On pourrait soumettre cet exploit au Livre Guinness des Records : il aura fallu trente ans à l’humanité pour transformer un crime de guerre en acte de compassion. » Il est spécialement choquant que des pays voisins de l’Allemagne, témoins de la politique abominable de Hitler — Belgique, Pays-Bas, Luxembourg — aient légalisé l’euthanasie et l’aient consacrée comme droit imprescriptible. Depuis les années 1970, les tribunaux néerlandais ont élargi sans cesse le domaine de légitimation de l’euthanasie. Vers 1990 le suicide assisté devenait admissible pour des patients relevant de la psychiatrie mais en bonne forme physique. Un psychiatre fut acquitté après le "suicide assisté" d’un individu en bonne santé physique car le tribunal conclut que le patient, bien que mentalement malade, était parfaitement apte et totalement libre de choisir de mourir. La cour estimait qu’il serait "discriminatoire" de ne permettre le "suicide assisté" que dans les cas de souffrance physique. La douleur psychologique ou simplement le fait d’être malheureux ne devaient pas être exclus des motifs valables de suicide. Les tribunaux néerlandais ont statué ainsi : quand la conscience d’un médecin est en conflit avec la loi, il est autorisé à prescrire l’euthanasie pour soulager la souffrance. La justification est donnée comme cas de "force majeure" [en français dans le texte] — circonstances dépassant les règles légales habituelles. Dans un article du "Wall Street Journal" de la semaine dernière ("Âmes belges torturées, l’euthanasie pour tous vous fait signe") Naftali Bendavid révèle que la pratique de l’euthanasie, légalisée en 2002, est passée de 200 cas en 2002 à 1.133 en 2011. Actuellement, comme le découvre M. Bendavid : « la loi belge réserve l’euthanasie aux patients souffrant de conditions insupportables et incurables. Mais la souffrance n’est pas nécessairement physique et l’issue n’est pas nécessairement fatale. La loi n’exige pas que le patient informe sa famille. » Encore pire : on attend en Belgique le vote d’une loi autorisant l’euthanasie de mineurs malades « si un psychiatre considère que l’enfant a pleine conscience, et si les parents l’autorisent. » Commentaire du Conseil des Droits des Patients : « Si c’est un bon traitement médical pour mettre fin à la souffrance, pourquoi le refuser à un enfant de trois, cinq, huit ans ? » En réponse, Mgr André Léonard, archevêque de Bruxelles a déclaré : « Les mineurs sont considérés comme légalement incapables de certains actes, par exemple, procéder à des achats et des ventes, se marier, etc.... Et tout d’un coup, ils auraient aux yeux de la loi une maturité suffisante pour demander à quelqu’un de leur ôter la vie ? ».

 

La Belgique et les Pays-Bas sont arrivés au bas d’une pente glissante. De plein gré ils tuent l’enfant à naître, le malade, jeune, vieux — tout cela au nom de la compassion. Jean-Paul II lançait déjà un avertissement en 1995 dans son encyclique Evangelium vitae : « Alors même que le motif n’est pas le refus égoïste de porter la charge de l’existence de celui qui souffre, on doit dire de l’euthanasie qu’elle est une fausse pitié, et plus encore une inquiétante "perversion" de la pitié : en effet, la vraie "compassion" rend solidaire de la souffrance d’autrui, mais elle ne supprime pas celui dont on ne peut supporter la souffrance. Le geste de l’euthanasie paraît d’autant plus une perversion qu’il est accompli par ceux qui — comme la famille — devraient assister leur proche avec patience et avec amour, ou par ceux qui, en raison de leur profession, comme les médecins, devraient précisément soigner le malade même dans les conditions de fin de vie les plus pénibles ». Si nous perdons le sens sacré de la vie humaine jusqu’à sa fin naturelle — et Obamacare [NDT : aux USA système de santé devenant obligatoire, incluant déjà les dépenses de contraception, stérilisation, avortement] semble s’orienter en ce sens — ne nous étonnons pas de voir nos hôpitaux et établissements de soins métamorphosés en "abattoirs de compassion".

 

SOURCE

La Commission Permanente de la Conférence Épiscopale Espagnole (CEE) a célébré sa CCXIII réunion à Madrid, le 16 et 17 juin, en dédiant une grande partie des travaux à l’analyse du “projet de loi sur l’avortement”, que le Conseil des Ministres a rendu public le 4 mai dernier. Comme fruit de la réflexion ils ont publié la “Déclaration sur le projet de loi sur l’avortement : l’attentat à la vie de ceux qui vont naître, convertis en ‘droit’”. Selon les évêques, si le projet de loi en question devient loi, cela comporterait « un grave retour en arrière dans la protection de la vie d’où surgirait un abandon plus grand des femmes enceintes, et en définitive un dommage très sérieux pour le bien commun ».

 

 

L’aspect peut-être le plus obscur du projet « est le prétexte de qualifier l’avortement comme un droit qui devrait être protégé par l’État ». En effet, durant les 14 semaines du terme qu’établit la loi, « la volonté de la mère se transforme en arbitre absolu de la vie et de la mort de l’enfant qu’elle porte en elle ». Toutefois « le droit à la vie n’est pas une concession de l’État, c’est un droit qui précède l’État lui-même, et que celui-ci a toujours l’obligation de protéger ». On pose l’argument de la santé comme excuse pour éliminer ceux qui vont naître, ce qui est une grave erreur parce que « avorter n’a jamais été un soin, c’est toujours un meurtre ». Au contraire « une politique de santé authentique doit toujours tenir compte de la santé de la mère enceinte, mais aussi de la vie et de la santé de l’enfant qui va naître ». Par ailleurs « l’imposition de l’avortement donné dans un système sanitaire comme une prestation assistée pour la santé bio-psycho-sociale de la femme enceinte, à laquelle celle-ci aurait un droit supposé » laisse ouverte la possibilité qu’on ne respecte pas ceux qui refusent de réaliser un avortement pour « justifier des motifs de conscience » en la punissant même par des sanctions. Dans ce projet, « on nie et on dévalue l’être humain pour chercher à justifier son élimination », en soutenant « l’affirmation irrationnelle que pour un temps déterminé, l’être vivant produit par la fécondation humaine ne serait pas un être humain ». Les évêques dénoncent aussi le fait que « ce projet de loi ne manifeste pas d’intérêt réel pour le bien des femmes tentées par l’avortement, en particulier les plus jeunes. On se limite à leur ouvrir un chemin vers un abîme moral et vers le syndrome post-avortement ». « On commet une injustice d’imposer une éducation morale sexuelle déterminée qui en plus d’être favorable à l’avortement, ne sera pas non plus efficace ni comme une éducation vraie, ni comme une prévention de l’avortement ». La déclaration se termine en rappelant que chaque être humain « est un don sacré pour ses parents et pour toute la société », et par conséquent « sa vie ne peut pas être laissée à l’arbitraire de quelqu’un, encore moins celui de l’État dont le devoir premier est exactement celui de garantir le droit de tous à la vie, comme élément fondamental du bien commun ». « Nous parlons en faveur de ceux qui ont le droit de naître et d’être accueillis par leurs parents avec amour ; nous parlons en faveur des mères qui ont le droit de recevoir l’appui nécessaire de la société et de l’État pour éviter de se transformer en victimes de l’avortement ; nous parlons en faveur de la liberté des parents et des écoles qui collaborent avec eux pour donner à leurs enfants une formation affective et sexuelle en accord avec certaines convictions morales qui les préparent en réalité à être des parents et à accueillir le don de la vie ; nous parlons en faveur d’une société qui a le droit de compter sur des lois qui ne confondent pas l’injustice avec le droit » conclut le texte.

 

Fides

Suite à la nouvelle vomissure législative qui vient de s'abattre sur la France (loi Taubira), il est important de relire mais surtout d'étudier et de faire connaître la fondamentale « lettre aux familles » du Bienheureux Pape Jean-Paul II. La « contre-civilisation » que pointait très justement ce grand Pape en 1994 est aujourd’hui devenue une triste réalité dans la plupart des pays occidentaux : contraception, avortement, eugénisme d'Etat par diagnostic prénatal (DPN), fécondation in vitro (FIV), manipulation des embryons dans les laboratoires (sélection entre embryons "supérieurs" et embryons "inférieurs" = Josef Mengele en serait émerveillé pour pouvoir continuer "in utero" l'idéologie de la pureté aryenne et ainsi éradiquer les embryons "Untermensch"), PACS, pseudo "mariage" homosexuel avec adoption… et pour demain, l’extension de la PMA, de la GPA (mères-porteuses) mais aussi du suicide et/ou de l’euthanasie active des malades sous-prétexte diabolique de "dignité" (exactement comme sous le IIIème Reich). Face à toutes ces nouvelles formes de barbarie contre la vie, contre l’amour et donc, en conséquence, contre Dieu en Personne, il n’y a qu’une seule solution pour ne pas sombrer dans ces cultures de la mort : vivre au quotidien la "culture de la vie" en rejettant le péché :

 


 famille

  

 

La paternité et la maternité responsables (§12)

 

Dans le développement de la présente Lettre aux Familles, le moment est venu d'évoquer deux questions qui sont liées. L'une, plus générale, concerne la civilisation de l'amour ; l'autre, plus spécifique, porte sur la paternité et la maternité responsables. (…) Ce n'est pas sans raison que la Constitution pastorale Gaudium et spes parle de « mettre en valeur la dignité du mariage et de la famille ». (…) « La paternité et la maternité responsables » se rapportent directement au moment où l'homme et la femme, s'unissant « en une seule chair », peuvent devenir parents. C'est un moment riche et spécialement significatif pour leurs relations interpersonnelles comme pour le service qu'ils rendent à la vie : ils peuvent devenir parents — père et mère — en communiquant la vie à un nouvel être humain. Les deux dimensions de l'union conjugale, l'union et la procréation, ne peuvent être séparées artificiellement sans altérer la vérité intime de l'acte conjugal même (CF : DOSSIER « THEOLOGIE DU CORPS »). Tel est l'enseignement constant de l'Eglise ; et les « signes des temps » dont nous sommes témoins aujourd'hui nous donnent de nouvelles raisons de le répéter avec une particulière insistance. Saint Paul, si attentif aux nécessités pastorales de son époque, demandait clairement et fermement d' « insister à temps et à contretemps » (cf. 2 Tm 4, 2), sans se laisser effrayer par le fait que « l'on ne supporte plus la saine doctrine » (cf. 2 Tm 4, 3). Ses paroles sont familières à ceux qui, comprenant en profondeur ce qui se produit à notre époque, attendent de l'Eglise non seulement qu'elle n'abandonne pas « la saine doctrine », mais qu'elle l'annonce avec une énergie renouvelée, recherchant dans les « signes des temps » actuels les raisons providentielles de l'approfondir davantage. Beaucoup de ces raisons se retrouvent dans les domaines des sciences mêmes qui, à partir de l'ancien tronc commun de l'anthropologie, se sont développées en différentes spécialités, telles que la biologie, la psychologie, la sociologie et leurs ramifications ultérieures. Toutes tournent d'une certaine manière autour de la médecine, en même temps science et art (ars medica), au service de la vie et de la santé de l'homme. Mais les raisons ici évoquées découlent surtout de l'expérience humaine qui est multiple et qui, en un sens, précède et suit la science elle-même. Les époux apprennent par leur propre expérience ce que signifient la paternité et la maternité responsables ; ils l'apprennent également grâce à l'expérience d'autres couples qui vivent dans des conditions analogues, et ils sont ainsi plus ouverts aux données des sciences. On pourrait dire que les « savants » reçoivent en quelque sorte un enseignement de la part des « époux », pour être à leur tour en mesure de les instruire de façon plus compétente sur le sens de la procréation responsable et sur les manières de la pratiquer.

 

paul-VI-jean-Paul-IICe thème a été amplement traité dans les documents conciliaires, dans l'Encyclique « Humanae vitae », (…) dans l'Exhortation apostolique « Familiaris consortio », et dans des interventions du même ordre, jusqu'à l'Instruction « Donum vitae » de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi. L'Eglise enseigne la vérité morale sur la paternité et la maternité responsables, en la défendant face aux conceptions et aux tendances erronées répandues aujourd'hui. Pourquoi l'Eglise le fait-elle ? Serait-ce qu'elle ne saisit pas le point de vue de ceux qui, dans ce domaine, conseillent des accommodements et qui cherchent à la convaincre même par des pressions indues, si ce n'est même par des menaces ? En effet, on reproche souvent au Magistère de l'Eglise d'être maintenant dépassé et fermé aux requêtes de l'esprit des temps modernes, de mener une action nocive pour l'humanité et, plus encore, pour l'Eglise elle-même. En s'obstinant à rester sur ses positions — dit-on —, l'Eglise finira par perdre de sa popularité et les croyants s'éloigneront d'elle. Mais comment soutenir que l'Eglise, et spécialement l'épiscopat en communion avec le Pape, est insensible à des problèmes si graves et si actuels ? Paul VI y percevait précisément des questions si vitales qu'elles le poussèrent à publier l'Encyclique Humanae vitae (CF : DOSSIER « HUMANAE VITAE »). Le fondement sur lequel repose la doctrine de l'Eglise concernant la paternité et la maternité responsables est on ne peut plus ample et solide. Le Concile le montre avant tout dans son enseignement sur l'homme, lorsqu'il affirme que celui-ci est la « seule créature sur terre que Dieu a voulue pour elle-même » et qu'il « ne peut pleinement se trouver que par le don désintéressé de lui-même » ; et cela parce qu'il a été créé à l'image et à la ressemblance de Dieu, et racheté par le Fils unique du Père fait homme pour nous et pour notre salut.

 

Le Concile Vatican II, particulièrement attentif au problème de l'homme et de sa vocation, déclare que l'union conjugale, « una caro », « une seule chair » selon l'expression biblique, ne peut être totalement comprise et expliquée qu'en recourant aux valeurs de la « personne » et du « don ». Tout homme et toute femme se réalisent pleinement par le don désintéressé d'eux-mêmes et, pour les époux, le moment de l'union conjugale en constitue une expérience tout à fait spécifique. C'est alors que l'homme et la femme, dans la « vérité » de leur masculinité et de leur féminité, deviennent un don réciproque. Toute la vie dans le mariage est un don ; mais cela devient particulièrement évident lorsque les époux, s'offrant mutuellement dans l'amour, réalisent cette rencontre qui fait des deux « une seule chair » (Gn 2, 24). Ils vivent alors un moment de responsabilité spéciale, notamment du fait de la faculté procréatrice de l'acte conjugal. Les époux peuvent, à ce moment, devenir père et mère, engageant le processus d'une nouvelle existence humaine qui, ensuite, se développera dans le sein de la femme. Si c'est la femme qui se rend compte la première qu'elle est devenue mère, l'homme avec qui elle s'est unie en « une seule chair » prend conscience à son tour, sur sa parole, qu'il est devenu père. Tous deux ont la responsabilité de la paternité et de la maternité potentielles, et ensuite effective. L'homme ne peut pas ne pas reconnaître, ou ne pas accepter, le résultat d'une décision qui a été aussi la sienne. Il ne peut pas se réfugier dans des paroles comme : « je ne sais pas », « je ne voulais pas », « c'est toi qui l'as voulu ». Dans tous les cas, l'union conjugale implique la responsabilité de l'homme et de la femme, responsabilité potentielle qui devient effective lorsque les circonstances l'imposent. Cela vaut surtout pour l'homme qui, tout en étant lui aussi agent de l'engagement du processus de génération, en reste biologiquement à l'écart, puisque c'est dans la femme qu'il se développe. Comment l'homme pourrait-il n'en faire aucun cas ? Il faut que tous deux, l'homme et la femme, prennent en charge ensemble, vis-à-vis d'eux- mêmes et vis-à-vis des autres, la responsabilité de la vie nouvelle qu'ils ont suscitée. C'est là une conclusion qui est adoptée par les sciences humaines elles-mêmes. Il convient cependant d'aller plus à fond et d'analyser le sens de l'acte conjugal à la lumière des valeurs déjà mentionnées de la « personne » et du « don ». L'Eglise le fait par son enseignement constant, en particulier celui du Concile Vatican II.

 

Au moment de l'acte conjugal, l'homme et la femme sont appelés à confirmer de manière responsable le don mutuel qu'ils ont fait d'eux-mêmes dans l'alliance du mariage. Or la logique du don total de soi à l'autre comporte l'ouverture potentielle à la procréation : le mariage est ainsi appelé à se réaliser encore plus pleinement dans la famille. Certes, le don réciproque de l'homme et de la femme n'a pas pour seule fin la naissance des enfants, car il est en lui-même communion d'amour et de vie. Il faut que soit toujours préservée la vérité intime de ce don. « Intime » n'est pas ici synonyme de « subjective ». Cela signifie plutôt l'harmonie fondamentale avec la vérité objective de celui et de celle qui se donnent. La personne ne peut jamais être considérée comme un moyen d'atteindre une fin, et surtout jamais comme une source de « jouissance ». C'est la personne qui est et doit être la fin de tout acte. C'est ainsi seulement que l'action répond à la véritable dignité de la personne. En concluant notre réflexion sur ce sujet si important et si délicat, je voudrais vous adresser un encouragement particulier, à vous d'abord, chers époux, et à tous ceux qui vous aident à comprendre et à mettre en pratique l'enseignement de l'Eglise sur le mariage, sur la maternité et la paternité responsables. Je pense en particulier aux pasteurs, aux nombreux savants, théologiens, philosophes, écrivains et publicistes qui ne se soumettent pas au conformisme culturel dominant et qui sont courageusement prêts à « aller à contre-courant ». Cet encouragement s'adresse en outre à un groupe toujours plus nombreux d'experts, de médecins et d'éducateurs, vrais apôtres laïcs, qui ont fait de la mise en valeur de la dignité du mariage et de la famille une tâche importante de leur vie. Au nom de l'Eglise, je dis à tous mes remerciements ! Sans eux, que pourraient faire les prêtres, les évêques et même le Successeur de Pierre ? Je m'en suis convaincu de plus en plus depuis les premières années de mon sacerdoce, à partir du moment où j'ai commencé à m'asseoir dans le confessionnal pour partager les préoccupations, les craintes et les espoirs de nombreux époux : j'ai rencontré des cas difficiles de rébellion et de refus, mais en même temps tant de personnes responsables et généreuses de manière impressionnante ! Tandis que j'écris cette Lettre, tous ces époux me sont présents, ils ont mon affection et je les porte dans ma prière.

 

 

 

Les deux civilisations (§13)

 

Chères familles, la question de la paternité et de la maternité responsables s'inscrit dans l'ensemble de la question de la « civilisation de l'amour » dont je désire vous parler maintenant. De ce qui a été dit jusqu'ici, il résulte clairement que la famille se trouve à la base de ce que Paul VI a appelé la « civilisation de l'amour », expression entrée depuis dans l'enseignement de l'Eglise et devenue désormais familière. Il est difficile aujourd'hui d'évoquer une intervention de l'Eglise, ou sur l'Eglise, qui ne comporte la mention de la civilisation de l'amour. L'expression se rattache à la tradition de « l'Eglise domestique » dans le christianisme des origines, mais elle se rapporte aussi précisément à l'époque actuelle. Etymologiquement, le terme « civilisation » vient de « civis », « citoyen », et il souligne la dimension politique de l'existence de tout individu. Le sens le plus profond du mot « civilisation » n'est cependant pas seulement politique : il est plutôt proprement « humaniste ». TAUBIRATORLa civilisation appartient à l'histoire de l'homme, parce qu'elle correspond à ses besoins spirituels et moraux : créé à l'image et à la ressemblance de Dieu, il a reçu le monde des mains du Créateur avec la mission de le modeler à sa propre image et ressemblance. C'est de l'accomplissement de cette tâche que naît la civilisation qui n'est rien d'autre, en définitive, que l' « humanisation du monde ». La civilisation a donc, d'une certaine manière, le même sens que la « culture ». Par conséquent, on pourrait dire aussi « culture de l'amour », bien qu'il soit préférable de s'en tenir à l'expression devenue désormais familière. La civilisation de l'amour, au sens actuel du terme, s'inspire d'un passage de la Constitution conciliaire Gaudium et Spes : « Le Christ se manifeste pleinement l'homme à lui-même et lui découvre la sublimité de sa vocation ». On peut donc dire que la civilisation de l'amour prend son essor à partir de la révélation de Dieu qui « est Amour », comme le dit Jean (Jn 4, 8. 16), et qu'elle est décrite avec justesse par Paul dans l'hymne à la charité de la première Lettre aux Corinthiens (13, 1-13). Cette civilisation est intimement liée à l'amour « répandu dans nos cœurs par le Saint-Esprit qui nous fut donné » (Rm 5, 5) et elle se développe grâce à la culture constante dont parle, de manière si suggestive, l'allégorie évangélique de la vigne et des sarments : « Je suis la vigne véritable et mon Père est le vigneron. Tout sarment en moi qui ne porte pas de fruit, il l'enlève, et tout sarment qui porte du fruit, il l'émonde, pour qu'il porte encore plus de fruit » (Jn 15, 1-2). A la lumière de ces textes du Nouveau Testament et d'autres encore, il est possible de comprendre ce qu'on entend par « civilisation de l'amour », et aussi pourquoi la famille est organiquement intégrée dans cette civilisation. Si la première « route de l'Eglise » est la famille, il faut ajouter que la civilisation de l'amour est, elle aussi, la « route de l'Eglise » qui avance dans le monde et appelle les familles et les autres institutions sociales, nationales et internationales, à prendre cette route, précisément pour les familles et par les familles. La famille dépend en effet, pour bien des raisons, de la civilisation de l'amour dans laquelle elle trouve les raisons d'être de son existence comme famille. En même temps, la famille est le centre et le cœur de la civilisation de l'amour.

 

Il n'y a pas de véritable amour, toutefois, sans conscience que « Dieu est amour » et que l'homme est la seule créature sur la terre appelée par Dieu à l'existence « pour elle-même ». L'homme créé à l'image et à la ressemblance de Dieu ne peut « se trouver » pleinement que par le don désintéressé de lui-même. Sans cette conception de l'homme, de la personne et de la « communion des personnes » dans la famille, la civilisation de l'amour ne peut exister ; réciproquement, sans la civilisation de l'amour, cette conception de la personne et de la communion des personnes est impossible. La famille constitue la « cellule » fondamentale de la société. Mais on a besoin du Christ — la « vigne » dont les « sarments » reçoivent la sève — pour que cette cellule ne soit pas menacée d'une sorte de déracinement culturel, qui peut provenir de l'intérieur comme de l'extérieur. En effet, s'il existe d'un côté la « civilisation de l'amour », d'un autre côté demeure la possibilité d'une « contre-civilisation » destructrice, comme le confirment aujourd'hui tant de tendances et de situations de fait. Qui pourrait nier que notre époque est une époque de grave crise qui se manifeste en premier lieu sous la forme d'une profonde « crise de la vérité » ? Crise de la vérité, cela veut dire d'abord crise des concepts. Les termes « amour », « liberté », « don désintéressé », et même ceux de « personne », de « droits de la personne », belkacem-mere-porteuseexpriment-ils vraiment ce que par nature ils signifient ? Voilà pourquoi l'Encyclique sur la Splendeur de la Vérité ("Veritatis Splendor") s'est révélée si significative et si importante pour l'Eglise et pour le monde, surtout en Occident. C'est seulement si la vérité sur la liberté et la communion des personnes dans le mariage et dans la famille retrouve sa splendeur, qu'avancera réellement l'édification de la civilisation de l'amour et que l'on pourra parler de manière constructive — comme le fait le Concile — de « mise en valeur de la dignité du mariage et de la famille ». Pourquoi la « splendeur de la vérité » est-elle si importante ? Elle l'est d'abord par différence : le développement de la civilisation contemporaine est lié à un progrès scientifique et technologique réalisé de manière souvent unilatérale, présentant par conséquent des caractéristiques purement positivistes. Le positivisme, on le sait, produit comme fruits l'agnosticisme dans les domaines théoriques et l'utilitarisme dans les domaines éthiques et pratiques. A notre époque, l'histoire se répète, en un sens. L'utilitarisme est une civilisation de la production et de la jouissance, une civilisation des « choses » et non des « personnes », une civilisation dans laquelle les personnes sont utilisées comme on utilise des choses. Dans le cadre de la civilisation de la jouissance, la femme peut devenir pour l'homme un objet, les enfants, une gêne pour les parents, la famille, une institution encombrante pour la liberté des membres qui la composent. Pour s'en convaincre, il suffit d'examiner certains programmes d'éducation sexuelle, introduits dans les écoles souvent malgré l'avis contraire et même les protestations de nombreux parents ; ou bien les tendances à favoriser l'avortement qui cherchent en vain à se dissimuler sous le soi-disant « droit de choisir » (« pro choice ») de la part des deux époux, et particulièrement de la part de la femme. Ce ne sont là que deux exemples parmi tous ceux que l'on pourrait évoquer. Dans une telle situation culturelle, il est évident que la famille ne peut que se sentir menacée, car elle est attaquée dans ses fondements mêmes. Tout ce qui est contraire à la civilisation de l'amour est contraire à la vérité intégrale sur l'homme et devient pour lui une menace : cela ne lui permet pas de se trouver lui-même et de se sentir en sécurité comme époux, comme parent, comme enfant. Le soi-disant « sexe en sécurité », propagé par la « civilisation technique », en réalité, du point de vue de tout ce qui est essentiel pour la personne, n'est radicalement pas en sécurité, et il est même gravement dangereux. En effet, la personne s'y trouve en danger, de même que, à son tour, la famille est en danger. Quel est le danger ? C'est de perdre la vérité sur la famille elle-même, à quoi s'ajoute le danger de perdre la liberté et, par conséquent, de perdre l'amour même. « Vous connaîtrez la vérité — dit Jésus — et la vérité vous libérera » (Jn 8, 32) : la vérité, et seule la vérité, vous préparera à un amour dont on puisse dire qu'il est « beau ».

 

La famille contemporaine, comme celle de toujours, est à la recherche du « bel amour ». Un amour qui n'est pas « beau », c'est-à-dire réduit à la seule satisfaction de la concupiscence (cf. 1 Jn 2, 16), ou à un « usage » mutuel de l'homme et de la femme, rend les personnes esclaves de leurs faiblesses. A notre époque, certains « programmes culturels » ne mènent-ils pas à un tel esclavage ? Ce sont des programmes qui « jouent » sur les faiblesses de l'homme, le rendant ainsi toujours plus faible et sans défense. La civilisation de l'amour appelle à la joie : entre autres, la joie qu'un homme soit venu au monde (cf. Jn 16, 21) et donc, pour les époux, la joie d'être devenus parents. La civilisation de l'amour signifie « mettre sa joie dans la vérité » (cf. 1 Co 13, 6). Mais une civilisation inspirée par une mentalité de consommation et anti-nataliste n'est pas et ne peut jamais être une civilisation de l'amour. Si la famille est si importante pour la civilisation de l'amour, c'est parce qu'en elle s'instaurent des liens étroits et intenses entre les personnes et les générations. Elle reste cependant vulnérable et peut aisément être atteinte par tout ce qui risque d'affaiblir ou même de détruire son unité et sa stabilité. A cause de ces écueils, les familles cessent de rendre témoignage à la civilisation de l'amour et peuvent même en devenir la négation, une sorte de contre-témoignage. Une famille disloquée peut, à son tour, renforcer une forme particulière d'« anti-civilisation », en détruisant l'amour dans les différents domaines où il s'exprime, avec des répercussions inévitables sur l'ensemble de la vie sociale.

 

 

Ci-dessus, extrait du paragraphe 12 et intégralité du paragraphe 13

Cette Lettre aux Familles est à lire intégralement sur le site du Saint-Siège

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La Fondation Jérôme Lejeune annonce dans son bulletin Génétique de mai 2009 qu’« en France 92% des cas de trisomie sont détectés, contre 70% en moyenne européenne, et 96 % des cas ainsi détectés donnent lieu à une interruption de grossesse, ce qui traduit une pratique individuelle d’élimination presque systématique des fœtus porteurs ». Horrible nouvelle ! A qui doit-on la découverte de l'anomalie chromosomique à l'origine de la trisomie 21 ? Justement, au Professeur Lejeune, qui a été Président de l'Académie Pontificale pour la Vie et un grand ami de Jean-Paul II. A l'époque, alors qu'il souhaite voir les fruits de sa recherche permettre l’avancée de la médecine dans la voie de la guérison, il se rend compte que ceux-ci sont utilisés à des fins qu'il désapprouve : dépistage précoce des embryons porteurs de ces maladies afin de faciliter les interruption médicale de grossesse (IMG). Aujourd’hui, les idéologies du mal se déchaînent : des milliers de bébés ayant une maladie sont éliminés systématiquement avant leur naissance, pas seulement en France, mais dans le monde entier. Nous vivons en plein eugénisme, chers amis. Ce n’est pas la peine de pleurnicher sur l’horrible nazisme d’antan : il suffit de regarder autour de vous, et c’est pire (Jean-Paul II avait déjà osé dire la vérité en Pologne !). Hitler était un enfant de chœur par rapport au sentiment général ambiant de nos jours : « Bien sûr, un enfant malade, il faut le supprimer dès sa conception ! ». N’entend-on pas cette horreur dans tous les salons, cafés, parlements, tribunaux, voire dans chaque cage d’escalier ? Le pire c’est que ces gens-là se vantent d’être des défenseurs inconditionnels des "droits de l’homme", de la "tolérance", du "droit à la différence", tout en souscrivant à l’élimination de masse d’une partie de l’humanité dès le début de leur existence. L’humanité ne progresse pas, elle régresse.

 


« La conscience morale semble s’obscurcir terriblement, et avoir de plus en plus de difficulté à établir la distinction claire et nette entre le bien et le mal, pour ce qui touche à la valeur fondamentale de la vie humaine. En réalité, si le phénomène tellement étendu de l’élimination de nombreuses vies humaines naissantes ou sur la voie du déclin est on ne peut plus grave et inquiétant, non moins grave et inquiétante est la perte de la sensibilité morale dans les consciences » (Jean-Paul II)






Près de 2500 personnes se sont rassemblées ce samedi 6 juin dans les rues de Bordeaux pour dire « Oui a la vie ». Enfants, parents, jeunes et moins jeunes se sont tous unis pour « chanter « et « danser » la vie. « Nous avons voulu organiser pour la première fois en province une manifestation d’ampleur rassemblant toutes les paroisses » a déclaré Nicolas, un des porte paroles de l’Association Oui à la Vie. A 16 ans, Marie, de la paroisse Sainte-Eulalie assiste pour la première fois à une manifestation de ce genre. Emue par l’ambiance festive et par la foule réunie, elle regrette de ne pas avoir fait venir ses amies : « L’année prochaine je veux rassembler encore plus de monde », s’écrit-elle. En tête de cortège ce sont des enfants qui chantent. Les slogans fusent et sont sans équivoque : « Non à l’avortement, Oui à la vie » ou encore « Papa, Maman, une famille ». Dans la foule très dense on pouvait rencontrer des prêtres diocésains aux côtés de ceux de communautés implantées à Bordeaux : Communauté de l’Emmanuel, Institut du Bon Pasteur, Fraternité Saint-Pierre ou Dominicains.

Le lieu de départ de la Marche sera finalement la Place des Quinconces à 14H00 :


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