Cécile vient de lys du ciel ! Elle fut un lys céleste par la pudeur de virginité. Elle posséda la blancheur de pureté,
la verdeur de conscience et l’odeur de bonne réputation. Elle fut la voie des aveugles, par les exemples qu'elle offrit…
 
 
 
 
 
C'est sous l'empereur Alexandre Sévère que souffrit cette jeune Sainte, l'une des fleurs les plus suaves de la virginité chrétienne et du martyre. Fille d'un illustre patricien sicilien, seule chrétienne de sa famille, bien qu'elle eût consacré sa virginité à Jésus-Christ, elle dut se résigner à sortir de la maison paternelle, où elle vivait dans la prière, la lecture des Livres saints et le chant des cantiques, pour épouser le jeune Valérien, noble et bon, mais païen. Au moment où ses noces devaient être célébrées, elle portait, sur sa chair, un cilice que recouvraient des vêtements brodés d'or. Et pendant que le chœur des musiciens chantait, Cécile chantait aussi dans son cœur, à celui qui était son unique soutien, en disant : « Que mon cœur, Seigneur, et que mon corps demeurent toujours purs, afin que je n'éprouve point de confusion. » Elle passa, dans la prière et le jeûne, deux ou trois jours, en recommandant au Seigneur ses appréhensions. Enfin, arriva la nuit où elle se retira avec son époux dans le secret de l’appartement nuptial. Elle adresse alors ces paroles à Valérien : « O jeune et tendre ami, j'ai un secret à le confier, si tu veux à l’instant me jurer que tu le darderas très rigoureusement. » Valérien jure qu'aucune contrainte ne le forcera à le dévoiler, qu'aucun motif ne le lui fera trahir. Alors Cécile lui dit : « J'ai pour amant un ange de Dieu qui veille sur mon corps : avec une extrême sollicitude. S'il s'aperçoit le moins du monde que tu me touches, étant poussé par un amour qui me souille, aussitôt il te frappera, et tu perdrais la fleur de ta charmante jeunesse ; mais s'il voit que tu m’aimes d'un amour sincère, il t'aimera comme il m’aime, et il te montrera sa gloire ».Troublé, Valérien répondit : « Cécile, pour que je puisse croire à ta parole, fais-moi voir cet Ange ». Cécile répondit : « Si tu crois au vrai Dieu et si tu reçois le Baptême des chrétiens, tu pourras voir l'Ange qui veille sur moi ». Valérien accepta la condition, se rendit près de l'évêque Urbain, à trois milles de Rome, fut instruit, reçut le Baptême et revint près de Cécile. Près d'elle, il aperçut un Ange au visage lumineux, aux ailes éclatantes, qui tenait dans ses mains deux couronnes de roses et de lys, et qui posa l'une de ces couronnes sur la tête de Cécile, l'autre sur la tête de Valérien, et leur dit : « Je vous apporte ces fleurs des jardins du Ciel ».
 
Valérien avait un frère nommé Tiburce. Au récit de ces merveilles, il abjura les idoles et se fit chrétien. Les deux frères furent bientôt dénoncés, demeurèrent invincibles dans la confession de leur foi et eurent la tête tranchée. Quant à Cécile, elle comparut devant le tribunal du préfet de Rome qui la laisse mourir dans la salle de bains. Dieu renouvela pour elle le miracle des Hébreux dans la fournaise (voir le Livre du prophète Daniel, chapitre 3). Le bourreau vint pour lui trancher la tête, mais, par 3 fois, il le fit si maladroitement, qu'elle ne mourut que trois jours après.

Martyre de la pureté - Animatrice à la paroisse :

  

 

 

Karolina Kozka naît le 2 août 1898 dans une ferme du hameau de Wal-Ruda, de la paroisse de Radlow où elle est baptisée. Elle est la 4e d’une famille de 11 enfants. À cause de l’intense prière communautaire qui règne dans la famille, les gens appellent leur maison ‘la petite église’. Son curé est l’abbé Wladislas Mendrala. Alors que Jean-Paul II était évêque de Cracovie, il a connu ce prêtre devenu vieux dont il rapporte ce souvenir, devant les prêtres, le soir de la béatification : « Don Mendrala me parlait de la tradition qui existait dans sa paroisse de donner la première Communion aux enfants en âge d’école maternelle, comme le recommandait le saint Pontife Pie X. Et il parlait aussi des nombreuses vocations sacerdotales et religieuses qui naissaient de cette première rencontre avec le Christ. » Donc, c’est sûrement très tôt que Karolina a fait sa première communion. Très tôt également, elle joue un rôle d’animatrice dans la paroisse (catéchisme). Jean-Paul II ajoute : « Certainement, par la bouche de don Mendrela, Caroline entendit parler de cet amour avec lequel le Sauveur aima ceux qui étaient dans le monde. Et à elle aussi, il fut concédé d’accomplir sa  ‘petite part’ comme martyre de cet amour ‘jusqu’à la fin’. » Le 18 novembre 1914, les Russes occupent le village. Caroline a 16 ans. Sous prétexte d’un service à lui rendre, un soldat la fait sortir, puis il la sollicite au mal, mais comme elle refuse, il l’entraîne, la frappe et finalement la tue dans le bois de Ruda. Son corps sera retrouvé le 4 décembre suivant. Dès lors, les gens se mettent à la vénérer comme ‘‘l’étoile du peuple’’.

 

Jean-Paul II la béatifie le 10 juin 1987 au cours d’une messe célébrée à Tarnow qui rassemble un million de personnes. Cette messe était surtout destinée aux représentants du monde rural. Dans une homélie pleine d’émotion, de poésie et d’amour pour le monde rural et la terre polonaise, Jean-Paul II exalte cette paysanne consciente de sa dignité de femme, de Polonaise, consciente de la dignité de son corps promis à la résurrection après l’épreuve de la mort. Il dit : «  Oui, Karolina abandonnée dans le bois de Ruda, est en lieu sûr, elle est entre les mains de Dieu qui est le Dieu de la Vie (…) Elle a rendu témoignage au Christ : un témoignage de vie en traversant la mort. »

Saint Joseph Moscati fut un médecin charitable envers les miséreux. C'était en même temps un chirurgien réputé pour son diagnostic infaillible, et un professeur s'adonnant à la recherche scientifique. Ce fut un saint laïc, célibataire, qui puisait dans la communion quotidienne les grâces nécessaires pour mener une vie débordante d'activités et témoigner de sa foi à une époque où l'on opposait systématiquement science et religion. Il mourut à Naples, à quarante-sept ans, le 12 avril 1927, alors qu'il rendait visite à ses chers malades…

 
 
 
 
« Aime la Vérité, montre la personne qui tu es, sans feinte et sans peur, sans aucun ménagement. 
Et si la Vérité te vaut la persécution, toi, accepte-la, si elle t'apporte le tourment, toi, supporte-le. 
Et si pour la Vérité, il te fallait sacrifier toi-même et ta vie, sois fort dans le sacrifice ». 

 
 
Giuseppe (Joseph) Moscati naît le 25 juillet 1880 à Bénévent. 7ème d’une famille de 9 enfants, il fut baptisé six jours après sa naissance, le 31 juillet 1880, fit sa première communion le 8 décembre 1888 et sa confirmation le 3 mars 1890. Son père, juge, est nommé à Naples et la famille s’installe dans cette ville où se déroulera toute la vie de Joseph. Alors qu’il n’a que 12 ans, un de ses frères aînés, Albert, fait une chute de cheval. Joseph le veille avec sollicitude jusqu’à sa mort. Cet événement le frappe beaucoup. Il comprend la brièveté de la vie, ainsi que la nécessité de soins médicaux compétents. Il a 17 ans quand meurt son père en 1897. Quand à sa mère, atteinte du diabète, elle mourra dans la sérénité 17 ans plus tard (le 25 novembre 1914) en recommandant à ses fils de se garder du péché. Joseph fait de brillantes études et se lance dans la médecine en 1897. Il obtiendra son Doctorat le 4 août 1903 avec ‘’Félicitations’’. Il exerce d’abord à l’hôpital des Incurables de Naples, puis s’installe à son propre compte. C’est un grand et bel homme aux yeux vifs, mobiles et incisifs. Un jour, il est très troublé par la beauté d’une femme et cela lui procure de grands combats, mais il vouera sa vie au célibat. Avec ses patients, il est très bon, toujours prêt à les écouter, même quand il est fatigué en fin de journée. Il ne fait pas payer ceux qui ne le peuvent pas et, quand c’est nécessaire, c’est lui qui leur donne de quoi acheter des médicaments. Il fait des tournées dans les taudis de Naples. Son diagnostic est très sûr ; il lui arrive de le donner à distance sans avoir vu le malade. Très savant, chercheur renommé, il participe à des congrès et enseigne à l’Institut de chimie physiologique de Naples. Il écrit à l’un de ses élèves : « Souvenez-vous que vous devez vous occuper non seulement du corps mais aussi des âmes, en donnant des conseils, en allant jusqu’à l’esprit, au lieu de vous borner aux froides prescriptions à adresser au pharmacien. » Ce qui le distingue, lui, c’est la chaleur humaine. En cette époque scientiste dominée par des agnostiques et des francs-maçons, il déclare : « Ce n’est pas la science, mais la charité qui a transformé le monde », et il trouve dans la messe et la communion quotidienne le secret de sa force. Devenu médecin-chef et chirurgien à l’hôpital des Incurables, il a une croix dans la salle où il travaille avec cette citation du prophète Osée : « Ero mors tua, o mors. » (O mort, je serai ta mort - 13,14). Un jour, la femme qui l’avait tant troublé sans le savoir lui demande une consultation. Il examine ce corps qui a subi les atteintes du temps avec un soin professionnel, mais sans ressentir aucune émotion. Pendant la première guerre mondiale, il se dévoue comme volontaire à l’hôpital de Naples. Il ne recherche pas les honneurs et les postes élevés. Si on lui donne une position de premier plan, c’est parce qu’on ne peut nier ses mérites. Le médecin-chef, ‘‘le maître’’, exerce ses responsabilités avec une droiture absolue et pour le bien des autres. Il le fait sans compromission, quitte à subir la persécution, prêt à faire le sacrifice de sa vie pour la Vérité.

Toujours sur la brèche, il meurt subitement d’un malaise à 46 ans le 12 avril 1927. (Mardi Saint). Il a été ‘’vénérable’’ le 10 mai 1973, béatifié le 16 novembre 1975 et canonisé le 25 octobre 1987 par Jean-Paul II devant plus de 100 000 pèlerins. La fête liturgique initialement prévue le 12 avril, a été déplacée, à la demande des Jésuites de Naples pour éviter que celle-ci ne tombe pendant la Semaine Sainte, ou une semaine proche de Pâques. Celle-ci est donc le 16 novembre, date du transfert des restes de Joseph Moscati dans l'église du Gesu Nuovo, trois ans après sa mort.
 
 
 
 

Religieuse Bénédictine d'Eisleben (1256-1302) :

 

 

 

 

Sainte Gertrude d'Eisleben est la plus célèbre de plusieurs Saintes qui portent le même nom, et c'est pour cela que d'anciens auteurs l'ont appelée Gertrude la Grande. Né le 6 janvier 1256, on la mit, dès l'âge de cinq ans, chez les Bénédictines d'Helfa. Elle y vint comme simple religieuse, sous la direction d'une abbesse du même nom qu'elle, dont la sœur était Sainte Mechtilde d'Hackeborn, qui fut la maîtresse et l'amie de notre Sainte Gertrude. Gertrude apprit le latin dans sa jeunesse, ce que faisaient alors des personnes de son sexe qui se consacraient à Dieu dans la retraite. Elle avait aussi une connaissance peu commune de l'Écriture, lisait les Pères, spécialement Saint Augustin et Saint Bernard. Mais la prière et la contemplation furent toujours son principal exercice, et elle y consacrait la plus grande partie de son temps. Elle aimait particulièrement à méditer sur la Passion et sur l'Eucharistie, et elle ne pouvait alors retenir les larmes qui, malgré elle, coulaient de ses yeux en abondance. Lorsqu'elle parlait de Jésus-Christ et de Ses mystères, elle ravissait ceux qui l'entendaient. Le 27 janvier 1281, après complies,  alors qu'on chantait à l'Église ces paroles : « J'ai vu le Seigneur face à face », elle vit une Face Divine d'une éclatante beauté, dont les yeux perçaient son cœur et remplirent son âme et son corps de délices inexprimables. Le Seigneur « la prit, la souleva et la plaça près de lui. » Ce fut une véritable conversion. Depuis, l'Amour Divin était l'unique principe de ses affections et de ses actions. Elle fut l'objet d'un grand nombre de grâces extraordinaires. Jésus-Christ grava Ses plaies dans le cœur de Sa sainte épouse, lui mit des anneaux au doigt, Se présenta devant elle en compagnie de Sa Mère et agit en elle comme s'Il avait changé de cœur avec elle. Toutes ces grâces étonnantes ne firent que développer son amour de la souffrance. Il lui était impossible de vivre sans ressentir quelque douleur. Le temps qu'elle passait sans souffrir lui paraissait perdu. Le zèle pour le salut des âmes était ardeur au cœur de Gertrude. Pensant aux âmes des pécheurs, elle répandait pour elles des torrents de larmes au pied de la Croix et devant le Saint-Sacrement. Pendant la longue maladie de cinq mois dont elle devait mourir, elle ne donna pas le moindre signe d'impatience ou de tristesse. Sa joie, au contraire augmentait avec ses douleurs. Le jour de sa mort étant venu, elle vit la Très Sainte Vierge descendre du Ciel pour l'assister. Une de ses sœurs aperçut son âme allant droit au Cœur de Jésus, qui S'ouvrit pour la recevoir.

 

Elle décède le 17 novembre 1302. Sainte Gertrude reste une des plus grandes mystiques de l'Église. Le livre de ses Révélations est demeuré célèbre.

 

 

 

Liens : O saint Ange de Dieu + Le Héraut de l'Amour Divin (5 livres) et ses Exercices (Intégralité) + Prière de Sainte Gertrude à la Vierge Marie

Frère prêcheur, évêque de Ratisbonne et Docteur de l'Eglise (1193-1280). Il est invoqué comme le "Saint Patron des savants chrétiens", des étudiants et des naturalistes…
 
 
 
 

Saint Albert le Grand naquit aux environs d'Augsbourg, de parents riches des biens de la fortune. Dès son enfance, il montra dans ses études une rare perspicacité. Le goût des sciences lui fit abandonner les traditions chevaleresques de sa famille et le conduisit à l'université de Padoue, alors très célèbre, où il sut tempérer son ardeur pour l'étude par une vive piété. À l'âge de trente ans, encore incertain de son avenir, mais inspiré par la grâce, il alla se jeter aux pieds de la Très Sainte Vierge, et entendra la céleste Mère lui dire : « Quitte le monde et entre dans l'Ordre de Saint-Dominique ». Dès lors, Albert n'hésita plus, et malgré les résistances de sa famille, il entra au noviciat des Dominicains. Tels furent bientôt ses progrès dans la science et la sainteté, qu'il dépassa ses maîtres eux-mêmes. Muni du titre de docteur en théologie, il fut envoyé à Cologne en 1248, où sa réputation lui attira pendant longtemps de nombreux et illustres disciples. Mais un seul suffirait à sa gloire, c'est Saint Thomas d'Aquin. De Cologne, Albert fut appelé à l'Université de Paris avec son cher disciple. C'est là que son génie parut dans tout son éclat et qu'il composa un grand nombre de ses ouvrages. Plus tard, en 1254, l'obéissance le ramène en Allemagne comme provincial de son Ordre. Il dit adieu, sans murmurer, à sa cellule, à ses livres, à ses nombreux disciples, et voyage sans argent, toujours à pied, à travers un immense territoire pour visiter les nombreux monastères soumis à sa juridiction. Il était âgé de soixante-sept ans quand il dut se soumettre à l'ordre formel du pape Alexandre IV et accepter, en des circonstances difficiles, le siège épiscopal de Ratisbonne en 1260. Là, son zèle infatigable ne fut récompensé que par de dures épreuves où se perfectionna sa vertu. Rendu à la paix dans un couvent de son Ordre, il lui fallut bientôt, à l'âge de soixante-dix ans, reprendre ses courses apostoliques. Il participera en 1274 au deuxième Concile de Lyon, présidé par le pape Grégoire X, et prônera la réconciliation entre Eglise grecque et Eglise latine. A cette occasion, Orientaux et Occidentaux chanteront le Credo ensemble en latin (avec le Filioque !) puis en grec. Malheureusement, il n'y a pas eu de "suite" et de solution durable pour finaliser la réconciliation. 
 
Il mourut âgé de quatre-vingt-sept ans, le 15 novembre 1280 en nous laisant un héritage de 35 volumes. Son corps fut enterré à Cologne dans l'église des Dominicains. Il a été béatifié le 15 septembre 1622 par Grégoire XV. Il lui a fallu attendre jusqu'au 16 décembre 1931 les honneurs de la canonisation et l'extension de son culte à l'Église universelle. En proclamant sa sainteté par la lettre décrétale In thesauris sapientiæ, le pape Pie XI y ajouta le titre si glorieux et si bien mérité de Docteur de l'Église. Pie XII, dans une lettre apostolique, l'a proclamé patron céleste de tous ceux qui cultivent les sciences naturelles, le 16 décembre 1941. Sa fête a été fixée au 15 novembre, jour de sa mort.

 

 

 

 

Liens : Wikisource (2 oeuvres latines) concernant Saint Albert le Grand + Le composé des composés d'Albert le Grand

Il est né en l’an 316 dans la province de l'Empire Romain de Pannonie. Vers l’âge de 10 ans, l’enfant veut devenir un chrétien et il se sent très tôt attiré par le service de Dieu : c’est en saint homme qu’il veut vivre, sur le modèle du Christ, mais c’est surtout à Saint Jean-Baptiste qu’il fait penser à travers sa vie :


 

 
 
 
Affecté comme soldat en Gaule, peut-être pour sa connaissance du gaulois, c’est lors d’une de ces rondes de nuit qu’un soir d’hiver 338 à Amiens il partage son manteau avec un déshérité transi de froid car il n’a déjà plus de solde après avoir généreusement distribué son argent. Il tranche son manteau ou tout du moins la doublure de sa pelisse et la nuit suivante le Christ lui apparaît en songe vêtu de ce même pan de manteau. Il a alors 18 ans. L’année suivante il se fit baptiser à Pâques. Son statut d’ancien homme de guerre l’empêche d’être prêtre et il refuse la fonction de diacre que lui propose l’évêque Hilaire ; il devient donc exorciste. Il se retire avec des compagnons dans l’île déserte de Gallinara non loin du port d'Albenga et tous se nourrissent de racines et d’herbes sauvages pour exercer leur foi sur le modèle évident de Saint Jean-Baptiste ; Martin s’empoisonne avec de l’hellébore et il s’en faut de peu pour qu’il ne meure. En 360, il revient lui-même à Poitiers. Martin a alors 44 ans, il s’installe sur un domaine gallo-romain que possède Hilaire et que celui-ci lui a cédé ; Martin y crée un petit ermitage à 8 km de la ville, c’est Ligugé où il est rejoint par des disciples ; il crée ici la première communauté de moines en Gaule. Martin développe là son activité d’évangélisation pendant dix ans ; il accomplit ses premiers miracles et se fait ainsi reconnaître par le petit peuple comme le saint homme qu’il a toujours désiré être. En 370 à Tours, l’évêque en place vient de mourir ; les habitants veulent choisir Martin mais celui-ci s’est choisi une voie et n’aspire pas à être évêque ; les habitants l’enlèvent donc et le proclament évêque le 4 juillet 371 sans son consentement ; Martin se soumet en pensant qu’il s’agit là sans aucun doute de la volonté divine. Les autres évêques ne l’aiment guère car il a un aspect pitoyable dû aux mortifications et aux privations excessives qu’il s’inflige, il porte des vêtements rustiques et grossiers, il est un exemple trop évident de sainteté et de christianisme véritable. Désormais il est évêque mais il ne continue pas moins de vivre en saint homme ; il crée un nouvel ermitage à 3 km des murs de la ville, c’est l’origine de Marmoutier avec pour règle la pauvreté, la mortification et la prière ; les moines doivent se vêtir d’étoffes grossières sur le modèle de Saint Jean-Baptiste qui était habillé de poil de chameau. Le monastère est construit en bois ; Martin vit dans une cabane de bois dans laquelle il repousse les « apparitions diaboliques et converse avec les anges et les saints » : c’est une vie faite d’un courage viril et militaire que Martin impose à sa communauté.
 
Un jour, voyant des martins-pêcheurs se disputer des poissons, il explique à ses disciples que les démons se disputent de la même manière les âmes des chrétiens. Et les oiseaux prirent ainsi le nom de l'évêque. Le lendemain, épuisé par cette vie de soldat du Christ, Martin meurt à Candes sur Loire à la fin de l’automne, le 8 novembre 397 sur un lit de cendre comme mouraient les saints hommes. Son corps est rapidement reconduit par le fleuve jusqu'à Tours où il est enterré le 11 novembre. Son successeur sera Brice, un de ses disciples.

Pape, Père et Docteur de l’Eglise (398-461) :

 
 
 
« Chrétien, prends conscience de ta dignité.
Rappelle-toi toujours de quel Corps tu es membre ! »
 



Saint Léon le Grand naquit à Rome, d'une des premières familles de la Toscane, vers la fin du IVe siècle. Son rare mérite l'éleva promptement au titre d'archidiacre de l'Église romaine sous Célestin 1er puis de Sixte III. Il n'avait guère plus de quarante ans, quand il fut appelé, par les vœux du clergé et du peuple, sur le siège de Saint Pierre. Toutes les qualités d'un Pape remarquable parurent dans sa personne, et c'est à juste titre que la postérité, après ses contemporains, lui a donné le nom de "Grand". L'époque était difficile : les manichéens, les donatistes, les ariens, les priscillianistes, les nestoriens et les eutychiens infestaient l'Église de leurs hérésies. Le saint et docte Pontife, armé du glaive de la parole infaillible, combattit avec vigueur la doctrine impie de tous les côtés à la fois. Par ses lettres, par ses légats, par des conciles, il suscita un grand mouvement de résistance à l'erreur et le retour d'une grande multitude d'âmes à la justice et à la vérité. Sa magnifique lettre au concile christologique de Chalcédoine produisit un tel effet que les six cents évêques, après en avoir entendu la lecture, s'écrièrent d'une voix unanime : « C'est Pierre qui a parlé par Léon ! ».
L'humanité, la douceur et la charité furent les principales vertus de Saint Léon. Ses écrits, qui suffiraient à l'illustrer par la splendeur du style comme par l'élévation des pensées, montent à une hauteur plus grande encore quand il traite de l'Incarnation, et c'est pourquoi on lui a donné le titre de "Docteur de l'Incarnation". 

Il meurt le 10 novembre 461 et est enseveli sous la basilique Saint Pierre. Nous possédons de lui 173 lettres et 97 sermons ! 
 
 
 
 
 

Religieuse carmélite - (1880-1906) :

 

 

 

  « Pacifiez mon âme, faîtes-en votre ciel, votre demeure aimée et le lieu de votre repos.

Que je ne vous y laisse jamais seul, mais que je sois là toute entière,

toute éveillée en foi, toute adorante, toute livrée à votre action créatrice »

 

 

 

Cette berrichonne, née le 18 juillet 1880, passera sa vie à Dijon où son père militaire avait été envoyé en garnison. Elle est très vive, passionnée, coléreuse. Elle a sept ans quand meurt son père. C'est un drame pour elle et elle veut se convertir, soutenue par sa mère qui l'aide à lutter contre son caractère difficile. Dans la bonne société dijonnaise, c'est une charmante jeune fille, premier prix de piano, recherchée par les bonnes familles pour l'un de leurs garçons. Mais elle a choisi une autre orientation pour sa vie. Elle veut vivre « en oraison continuelle », puisque Dieu est présent en son cœur. Malgré sa mère très possessive, elle peut entrer au Carmel de Dijon « pour se livrer à la vie des Trois, à l'union à Dieu ». Cinq ans d'union intime avec le Dieu-Trinité qui lui confère paix, joie et gaieté malgré la grave maladie qui l'accable bientôt et l'emportera à 26 ans dans l'amour éternel qu'elle a cherché.

 

Elle a été béatifiée le 25 novembre 1984 par Jean-Paul II. Comme le 9 novembre, date de sa naissance au ciel, est déjà une fête (Dédicace St Jean de Latran), l'ordre du Carmel a déplacé sa fête au 8 novembre.

 

 

 

Liens : Ô mon Dieu, Trinité que j'adore (Bienheureuse Elisabeth de la Trinité) + Cérémonie de Béatification d’Elisabeth de la Trinité (Homélie de Jean-Paul II, 25 novembre 1984) + Site officiel sur Elisabeth de la Trinité

"A la Saint Hubert, les oies sauvages fuient l'hiver" :

 
 
 
 
Saint Hubert était un prince de la lignée de Clovis, roi de France. Il avait douze ans quand, au milieu d'une chasse, il vit un ours furieux se jeter sur son père et l'étreindre de ses griffes redoutables. À ce spectacle, il poussa un cri vers le Ciel : « Mon Dieu, faites que je sauve mon père ! ». Aussitôt, se jetant sur l'animal féroce, il lui donne le coup de la mort. C'est là, sans doute, le premier titre de Saint Hubert à sa réputation de patron des chasseurs. Plus tard, Hubert chassait, un Vendredi Saint, dans la forêt des Ardennes, ce qui était une chose peu convenable pour un chrétien. Soudain, un beau cerf, qu'il poursuit avec ardeur, s'arrête et lui fait face. Entre les cornes de l'animal brille une Croix éclatante, et une voix prononce ces paroles : « - Hubert ! Hubert ! Jusqu'à quand poursuivras-tu les bêtes dans la forêt ? Jusqu'à quand cette vaine passion te fera-t-elle oublier le Salut de ton âme ? Si tu ne te convertis pas et ne mènes pas une vie sainte, tu descendras bientôt en enfer. - Seigneur, s'écrie le jeune prince, que voulez-Vous que je fasse ? - Va à Maastricht vers l'évêque Lambert, il t'instruira. Convertis-toi, fais pénitence de tes péchés. Voilà ce à quoi tu dois te résoudre pour n'être point damné dans l'éternité ». Bientôt Hubert renonce à tous ses droits sur la couronne d'Aquitaine, se revêt d'un costume de pèlerin et s'achemine vers Rome. Comme il arrivait au tombeau des Saints Apôtres, le Pape Sergius, dans une vision, apprenait le meurtre de l'évêque Lambert, victime de son zèle pour la défense de la sainteté conjugale, et il recevait l'ordre d'envoyer à sa place le pèlerin qui arrivait en ce moment, pour prier, à la basilique de Saint-Pierre. Le Pontife trouva en effet l'humble pèlerin, lui fit connaître les ordres du Ciel, et Hubert, malgré sa frayeur et ses larmes, dut se soumettre à la Volonté de Dieu. De retour en sa patrie, il fonda l'évêché de Liège, où il fit briller toutes les vertus des Apôtres. Sa douce et persuasive éloquence captivait les foules. Il parlait quelquefois pendant trois heures consécutives, sans qu'on se lassât de l'entendre. A la puissance de la parole il joignait celle des miracles. A sa prière, les démons abandonnaient le corps des possédés, les flammes de l'incendie s'éteignaient, la sécheresse désastreuse cessait tout à coup pour céder la place à une pluie féconde : « Le Dieu d'Élie est le nôtre, disait-il, implorons-Le dans la prière et le jeûne; la miséricorde fera le reste ».

Une voix céleste lui dit un jour : « Hubert, dans un mois tes liens seront brisés ». Il se prépara pieusement à la mort, et, après avoir chanté le Credo et entonné le Pater, il rendit son âme à Dieu le 30 mai 727 à Tervuren. Son corps fut porté aux Saints-Apôtres de Liège où, seize ans après sa mort, il fut retrouvé intact. Le 3 novembre 743, le maire du palais Carloman aida à porter ses reliques devant l'autel. En 825, Liège les céda partiellement au monastère d'Andage qui devint Saint-Hubert, et prétendit posséder le corps dans son intégralité.


 
 

Duchesse d'Alençon, puis clarisse.


 

 

Marguerite naquit au château de Vaudémont, près de Nancy, en 1463. Elle était la fille de Yolande d’Anjou, descendante de Saint Louis IX de France, et son père était Henri de Vaudémont, duc de Lorraine. Elle passa son enfance à Nancy. Jeune orpheline, elle fut confiée à son grand père maternel, René d’Anjou, roi de Provence qui lui procura une bonne éducation chrétienne. A la mort du bon roi René, elle revint en Lorraine et fut mariée, en 1488, à René duc d’Alençon, fils d’un compagnon de Jeanne d’Arc. Elle suivait les conseils et les exemples de sa belle-soeur Philippa de Gueldre, duchesse de Lorraine et reine de Sicile, qui elle aussi entra par la suite chez les Clarisses. Marguerite devint veuve en 1492, après seulement 4 années de mariage. Elle se consacra alors à l’éducation de ses trois enfants et à l’administration de sa maison sans négliger la prière et les oeuvres de pénitence. Elle gouverna sagement le duché d’Alençon qui devait revenir à sa fille aînée. Elle fonda plusieurs couvents et instituts charitables, en particulier le monastère des clarisses d’Alençon, à partir du monastère de l'Ave Maria de Paris, puis celui d’Argentan (clarisses urbanistes), où elle se retira après la majorité de ses enfants. Elle y fit profession le 11 octobre 1520, entre les mains de l’évêque de Séez, en présence du frère Gabriel-Maria, commissaire général des Frères mineurs de l’Observance, tandis que sa belle-soeur, Philippa de Gueldre entrait chez les clarisses de Pont-à-Mousson. Elle donna l’exemple de la plus généreuse observance de la règle. Elle dota le monastère de Statuts particuliers qu'approuva le pape Léon X : il autorisait Marguerite à y aggréger les maisons de religieuses du Tiers-Ordre régulier qui le souhaiteraient. Marguerite mourut le 2 novembre 1521, laissant une réputation de sainteté. Plusieurs miracles furent attribués à son intercession. Le pape Benoît XV la béatifia le 20 mars 1921.

"Si la Saint Luc est pluvieuse, la fin de l'an est malheureuse" :

 
 
 
 
 
Saint Luc (symbolisé par un taureau car son évangile commence par un sacrifice), né à Antioche, est une des principales gloires de cette ville. Doué d'un caractère ferme et d'une belle intelligence, il fut, paraît-il, très habile médecin, et ne dédaignait pas, dans ses loisirs, de cultiver l'art de la peinture, pour lequel il avait un goût prononcé. Luc serait sûrement arrivé à l'une des premières charges de la cité, quand il renonça à son brillant avenir pour aller voir, en Judée, ce Jésus qui venait d'inaugurer Sa vie publique, et dont le nom, la doctrine, les miracles, faisaient grand bruit dans tous les pays voisins. Il Le vit, crut en Sa mission divine, et prenant pour lui la parole du Maître: Que celui qui veut être Mon disciple quitte tout et Me suive, il suivit dès lors le Sauveur pas à pas dans Ses courses apostoliques; il fut témoin de Sa Passion, de Sa Résurrection, de Son Ascension, reçut le Saint-Esprit au Cénacle, le jour de la Pentecôte, et partit pour évangéliser Antioche sa patrie. Plein d'enthousiasme pour le génie de Saint Paul, il le prit pour son maître et se joignit à lui pour l'aider dans ses travaux; il lui fut si fidèle, qu'il l'accompagna dans tous ses voyages et supporta patiemment avec lui fatigues, souffrances et persécutions. Saint Luc écrivit, sous l'inspiration de l'Esprit-Saint et avec une compétence personnelle qui est incontestable, l'Évangile qui porte son nom et les Actes des Apôtres. Son Évangile est surtout précieux par ses récits assez détaillés des mystères de l'Incarnation et de la Nativité du Sauveur, de l'Annonciation et de la Visitation. Les Actes des Apôtres servirent à faire disparaître beaucoup de mensonges qu'on répandait sur le christianisme naissant, et à confirmer les fidèles dans la foi.

Qui n'a entendu parler des Vierges peintes par Saint Luc ? D'après une tradition, il aurait obtenu de Marie la grâce de faire Son portrait, et la divine Mère aurait consenti à poser devant lui; le travail terminé, la Sainte Vierge l'aurait béni en disant : « Ma grâce sera toujours avec cette image ». Les Madones de Saint Luc sont vénérées en plusieurs lieux. Après la mort du grand Apôtre, Luc continua son apostolat en Italie, dans les Gaules, la Dalmatie, la Macédoine. Il répandit son sang pour la foi en Boétie, plein du Saint-Esprit et mourut à quatre-vingt-quatre ans.
Dans la tradition catholique Luc est considéré comme le Saint Patron des médecins, des services de santé, du fait de sa profession, des artistes peintres et sculpteurs.

Martyres de la révolution française… 

 

 

 

« Prenez part à mon bonheur... Point d’inquiétude sur mon sort,

je suis la plus heureuse du monde... Adieu pour toujours »

(Sainte Clotilde Paillot, supérieure des Ursulines)

 

 

 

Au nombre de 11, elles sont arrêtées le 3 septembre 1794, emprisonnées dans leur monastère, condamnées le matin du 17 octobre pour avoir « enseigné la religion catholique, apostolique et romaine », ainsi que pour « fanatisme, trahison, émigration et port d'habit prohibé ». Cinq religieuses sont guillotinées l’après-midi sur la place de Valenciennes. Les 6 autres seront guillotinées le 23. Benoît XV les béatifie le 13 juin 1920.

Sainte Marguerite-Marie sera propagatrice du Sacré-Coeur de Jésus...
 
 
 
 
À cinq ans, lors d’un séjour chez sa marraine, dont la fille était religieuse, elle entendit parler des vœux religieux, et fit, à l’insu de tous, sa première consécration à la messe ou elle prononçait ces mots : « Ô mon Dieu, je vous consacre ma pureté et vous fais vœu de perpétuelle chasteté ». On raconte qu'elle aimait, tout enfant, à réciter le Rosaire, en baisant la terre à chaque Ave Maria. Après sa première communion, à l’âge de neuf ans, elle pratique en secret des mortifications sévères de son corps, avant que la paralysie ne la cloue au lit pendant quatre ans. Ayant fait le vœu à la Vierge de se consacrer à la vie religieuse, elle est retrouvée guérie sur-le-champ. Par reconnaissance, elle ajouta, le jour de sa confirmation, le nom de Marie à son nom de baptême. Quand elle eut dix-sept ans, bien que régulièrement meurtrie par les pénitences qu’elle s’imposait, elle commença à participer aux activités mondaines. Une nuit alors qu’elle était revenue d’un bal, elle aurait eu une vision du Christ pendant une flagellation : il lui reprochait son infidélité après qu’il lui avait donné tant de preuves d'amour. Le 25 mai 1671, elle entra au monastère et en novembre 1672, elle prononça ses vœux perpétuels. De santé fragile elle n'en continuait pas moins ses flagellations, ainsi que les macérations les plus extrêmes (coprophagie) tandis que le Christ continuait de lui apparaître. La plus célèbre de ces apparitions est celle de juin 1675. Jésus lui a montré son cœur en disant : « Voilà ce Cœur qui a tant aimé les hommes, [...] jusqu’à s’épuiser et se consommer pour leur témoigner son amour, et pour reconnaissance je ne reçois de la plupart que des ingratitudes... ». Dès lors, Marie a été investie de la mission d'établir une dévotion particulière envers son Sacré-Cœur. Inspirée par le Christ, Marguerite Marie établit la pratique de l'Heure Sainte qui consistait à prier, étendue par terre, le visage contre le sol depuis onze heures du soir jusqu'à minuit le premier jeudi de chaque mois, afin de partager la tristesse mortelle qu'Il avait supportée, quand abandonné par Ses Apôtres dans Son Agonie, et à recevoir le lendemain la Communion. Il choisit pour fête du Sacré Cœur le Vendredi qui suit l'octave de la Solennité du Corps et du Sang du Christ.
 
Marguerite-Marie meurt le 17 octobre 1690. En mars 1824, Léon XII l'a proclama Vénérable et le 18 septembre 1864, Pie IX l'a déclara bienheureuse. Elle fut canonisée par Benoît XV le 13 mai 1920. Quand son tombeau fut canoniquement ouvert en juillet 1830, deux guérisons instantanées eurent lieu. Ses restes reposent sous l'autel de la chapelle à Paray-le-Monial et des grâces nombreuses remarquables ont été obtenues par les pèlerins qui y viennent du monde entier. 
 
 
 
 
 
 

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