"A la Sainte Thérèse, souvent neige à son aise !" :

 
 
 
 
 
Née dans une famille noble d'Avila le 28 mars 1515, elle perd sa mère à 14 ans. Elle poursuit ses études chez les Augustines et rentre à 18 ans au Carmel (2 novembre 1533). Elle se rend compte que les pratiques religieuses de cet Ordre se sont dégradées et elle veut le réformer pour le faire revenir à la Règle primitive, malgré bien des résistances. Elle fonde de nombreux couvents en Espagne. Elle vit des expériences mystiques très fortes (transverbération, lévitations...) et rencontre Saint Jean de la Croix, lui même mystique. Elle nous a laissé des écrits de haute spiritualité, en particulier « Le château intérieur de l'âme » qui est une extraordinaire méthode de prière et d'oraison qui la range parmi les meilleurs guides de l'oraison contemplative. Elle meurt le 4 octobre 1582 et est enterrée le 15 octobre. Elle fût béatifiée le 24 avril 1614 par le pape Paul V et canonisée le 12 mars 1622 (comme Saint Ignace de Loyola et Saint François-Xavier) par Grégoire XV. Le pape Paul VI en fait une "Docteur de l'Eglise" le 27 septembre 1970.
 
 
 
 
Nous retiendrons de Sainte Thérèse, l'importance primordiale qu'elle pouvait avoir dans Jésus substantiellement présent dans la Sainte Hostie... Extrait :
« Allant un jour à la communion, je vis des yeux de l'âme, beaucoup plus clairement que je n'aurais pu le faire des yeux du corps, deux démons d'un aspect horrible. Ils semblaient serrer avec leurs cornes la gorge d'un pauvre prêtre. En même temps que cet infortuné tenait en ses mains l'hostie qu'il allait me donner, je vis mon Seigneur m'apparaître avec cette majesté dont je viens de parler. Evidemment mon Seigneur était entre des mains criminelles, et je compris que cette âme se trouvait en état de péché mortel (...). Je fus si troublée que je ne sais comment il me fut possible de communier. Une grande crainte s'empara de moi. (...) Mais le Seigneur me recommanda de prier pour elle. Il ajouta qu'il avait permis cela pour me faire comprendre quelle est la vertu des paroles de la consécration, et comment il ne laisse pas d'être présent sous l'hostie, quelque coupable que soit le prêtre qui prononce ces paroles. »

 

 

 

 

 

 

 

Liens : 27 août : Fête de la transverbération du coeur de Sainte Thérèse d'Avila + Neuvaine à Sainte Thérèse d’Avila (du 7 au 15 octobre) + Lettre Apostolique déclarant Sainte Thérèse d'Avila Docteur de l'Eglise : "Multiformis Sapientia Dei" + Audience Générale de Sa Sainteté le Pape Benoît XVI sur Sainte Thérèse de Jésus + KTO : Sainte Thérèse d'Avila« Tu es Roi pour l'éternité, ô mon Dieu » (Sainte Thérèse d'Avila, Docteur de l’Eglise) + Livres mystiques sur Sainte Thérèse d’Avila

Prêtre et martyr (1885-1942) :

 

 

 

Le père Édouard Detkens naquit à Mokotow le 14 octobre 1885. Il était prêtre du diocèse de Varsovie et avait été nommé responsable de la pastorale des centres académiques de la capitale polonaise ainsi que recteur de l'église Sainte-Anne (paroisse créée pour les étudiants de Varsovie par le cardinal Kakowski). Il animait aussi le groupe de la Juventus Christiana. Comme le souhaitait le Cardinal Hlond, il organisa de nombreux pèlerinages étudiants à Czestochowa. Il avait un ascendant certain sur les universitaires, et sa position le désignait à la vindicte de l'occupant nazi qui cherchait à écraser toute résistance spirituelle et culturelle. Arrêté une première fois dès le début de l'occupation nazie pour Sachsenhausen, le 4 octobre 1939, il fut relâché. En mars 1940, il fut de nouveau arrêté par la Gestapo, enfermé à la prison de Pawiak et, cette fois, il fut déporté au camp de concentration de Dachau sous le matricule 27831. Les mauvais traitements minèrent sa santé et, le 10 octobre 1942, il fut emmené par le "transport des invalides", destiné à la chambre à gaz. Sur le chemin de la mort, il récitait à voix haute le cantique de Syméon, que l'Église chante aux complies : Nunc dimittis servum tuum… Puis il fit cette prière : « Par ta Passion ô Christ, aide-moi à surmonter le supplice de la chambre à gaz ». Il fait partie des cent huit martyrs du nazisme béatifiés par Jean-Paul II à Varsovie en juin 1999.

 

 

 

Liens : Homélie de Sa Sainteté le Pape Jean-Paul II pour la Béatification des 108 Martyrs de la Foi, le 13 juin 1999 à Varsovie + Le 10 octobre, l’Eglise fête aussi le Bienheureux évêque Léon Wetmanski

Le Patron de Paris et de la Seine-Saint-Denis fut le premier évêque de la capitale de la France. Il meurt martyr vers 250 ou 270 et est enseveli là où s'élève la basilique de Saint Denis…

 
 
 
 
Saint Denis tenant sa tête entre ses mains au portail de la Vierge
Cathédrale Notre-Dame de Paris
 
 
D'après la Tradition, Saint Denis, évêque de Paris, prit avec lui le prêtre Rustique et le diacre Éleuthère, traversa la mer et vint à Rome, où il se présenta au pape Saint Clément pour évangéliser les peuples qu'il lui assignerait. Le Saint Pape l'envoya, avec un groupe de prédicateurs apostoliques, à la conquête spirituelle des Gaules. Confiant à quelques-uns de ses disciples plusieurs parties de cette vaste contrée, il s'avança jusqu'à Paris, qui alors s'appelait encore Lutèce. Il y entra du côté de la porte Saint-Jacques, avec ses deux premiers compagnons, et parla si éloquemment des mystères du christianisme, qu'il convertit dès l'abord une foule de païens. Plusieurs chapelles furent construites, l'Évangile faisait des progrès rapides, quand le démon suscita une terrible persécution contre ce nouveau culte, qui menaçait de tout envahir. On pense qu'il subit le martyre en 257 ou 272 sous la persécution de Dèce,  de Valérien ou de Dioclétien. Attaché à une Croix, il prêcha le grand mystère de la Rédemption du monde. Après avoir célébré le Saint-Sacrifice de la Messe dans sa prison, devant ses compagnons de supplice, consolé par l'apparition du Sauveur, il eut la tête tranchée, avec une foule de chrétiens, au lieu qui porte le nom de Montmartre, ou Mont-des-Martyrs Dieu permit qu'après l'exécution son corps se leva de lui-même, pour porter sa tête entre ses mains. En passant dans la rue des Martyrs, il marcha pendant six kilomètres jusqu’au lieu appelé Saint-Denis. À la fin de son trajet, il donna sa tête à une femme pieuse originaire de la noblesse romaine et nommée Catulla, puis s'écroula. On l'ensevelit à cet endroit précis et on y édifia une basilique en son honneur. Saint Venance Fortunat (qui composa le merveilleux "Vexilla Regis" !) attestera la diffusion de son culte jusqu'à Bordeaux dès le 7ème siècle !

Chiara Luce Badano (Sassello, 29 octobre 1971 - Sassello, 7 octobre 1990), dite "Chiara Luce" est une jeune femme ayant appartenu au Mouvement des Focolari, morte à 18 ans d'un cancer des os. Déclarée vénérable par l'Église catholique romaine le 3 juillet 2008, elle a été proclamée bienheureuse le 25 septembre 2010 au Sanctuaire de Notre-Dame du Divin Amour, à Rome. (cf : voir l'article correspondant dans la catégorie "Jeunesse de Dieu")

 

 

Laïque - Vie de souffrance continuelle après un accident : 

 

 

 

« Ma vie s'éteint peu à peu dans la souffrance... l'Éternité se rapproche sans cesse…

Bientôt, je vivrai de Dieu, qui est la Vie même. Le Ciel n'a pas de prix, et je me réjouis

chaque minute de l'appel du Seigneur vers la patrie infiniment belle »

 

 

 

Anna Schäffer naît à Mindelstetten (Bavière) le 18 février 1882. Son père meurt à l’ âge de 40 ans, en 1896, laissant sa famille dans une grande pauvreté. Anne qui aspire à la vie religieuse missionnaire doit d’abord travailler pour constituer son trousseau. Dès l’âge de 14 ans elle est employée de maison, ce qui représente des dangers pour sa vie morale, mais elle peut y échapper grâce à la récitation du Rosaire. En 1901 (elle a 18 ans), elle tombe accidentellement les deux pieds dans une bassine de lessive bouillante. Elle doit renoncer à sa vocation missionnaire. Gravement brûlée jusqu’à mi-jambe, elle doit subir plus de 30 opérations et passera le reste de sa vie - 20 années - avec des pansements qu’on se contente de renouveler chaque semaine. Au début, elle ne se résigne pas sans difficulté à son sort. Pour échapper aux avanies de son frère buveur, sa mère déménage avec elle dans une petite maison du village. Là elle commence à recevoir des visites dans sa chambrette de malade. Avec une force de caractère peu commune, elle accepte ses souffrances comme une véritable vocation, et fait à Dieu le sacrifice de sa vie. Cela ne s'est pas fait sans luttes, sans tentations de découragement, de désespoir. Mais peu à peu, elle se laisse saisir par la grâce divine, emporter vers les sommets de la contemplation. Depuis 1901, elle voit son ange gardien. C'est la première des nombreuses grâces mystiques. Elle le voit d'une beauté indescriptible, qui se tient à sa droite, et elle l'appelle « mon plus fidèle ami ». Tertiaire de Saint François, elle reçoit, comme lui, les Stigmates de la Sainte Passion à partir du 4 octobre 1910, (fête du saint), mais elle obtient ensuite la grâce qu’ils deviennent invisibles. Elle est soutenue par la communion quotidienne et parfois on la transporte à l’église, jusqu’au jour où même cela devient impossible. Sa vie est une souffrance continuelle qu’elle accueille comme une grâce. Parfois la douleur est si intense qu’elle ne peut même plus parler. « Dans ces moments-là, dit-elle, je pense que mon Père du ciel doit m’aimer particulièrement ». En 1914, la grâce de mariage spirituel avec le Christ l'établiront dans l'union transformante.

 

Elle écrit ses pensées sur douze carnets et entretient de la correspondance. Elle fait aussi de la couture. Son emblème préféré est le Sacré-Cœur dont elle dessine ou coud les flammes en forme d’épis de blé, traduisant ainsi sa dévotion eucharistique. « J’ai trois clefs du paradis, dit-elle : la plus grande est de fer brut et pèse lourd : c’est ma souffrance. La seconde est l’aiguille à coudre, et la troisième est le porte-plume ». Elle s’éteint paisiblement le 5 octobre 1925 à l’âge de 43 ans. Elle a été béatifiée le 7 mars 1999 par le pape Jean-Paul II à Rome.

 

 

 

Liens : Lettre de l’Abbaye Saint Joseph de Clairval (Dom Antoine Marie, osb) sur la Bienheureuse Anna Schäffer + Homélie de Sa Sainteté le pape Jean-Paul II lors de la Béatification d’Anna Schäffer + Lettre Encyclique de Jean-Paul II sur le sens chrétien de la souffrance : ‘’Salvifici Doloris’’ (11 février 1984) + Neuvaine, prière pour sa canonisation et bref résumé de sa vie (format PDF)

Soeur Faustine, apôtre de la Miséricorde Divine, compte aujourd'hui parmi les Saints les plus célèbres de l'Eglise. Par son intermédiaire, le Seigneur Jésus transmet au monde entier Son grand message de la Miséricorde Divine et montre un modèle de perfection chrétienne fondée sur la confiance en Dieu et sur une attitude miséricordieuse envers le prochain...

 

 

 

Elle est née le 25 août 1905, troisième des dix enfants de Marianna et Stanislaw Kowalski, agriculteurs dans le village de Glogowiec. Au baptême, dans l'église paroissiale de Swinice Warckie, elle a reçu le prénom d'Hélène. Depuis son enfance, elle se distingua par l'amour de la prière, l'assiduité, l'obéissance et par une grande sensibilité à la misère des hommes. A neuf ans, elle a fait sa Première Communion qu'elle a profondément vécue, consciente de la présence de l'Hôte Divin dans son âme. Elle a senti la vocation dans son âme dès l'âge de sept ans, mais ses parents n'étant pas d'accord pour qu'elle entre dans les ordres, elle a essayé d'étouffer cette voix intérieure. Cependant, exhortée par la vision du Christ souffrant, elle est partie pour Varsovie où, le 1er août 1925, elle a rejoint la Congrégation des Soeurs de Notre Dame de la Miséricorde. Devenue Soeur Marie Faustine, elle a passé au couvent treize ans. Sa spiritualité reposait sur la Miséricorde Divine à laquelle elle réfléchissait et qu'elle contemplait dans la parole de Dieu et dans l'aspect quotidien de sa vie. La connaissance et la contemplation du mystère de la Miséricorde Divine développaient chez elle une attitude de confiance d'enfant face à Dieu et de miséricorde envers les autres. "Ô mon Jésus, chacun de Tes saints reflète en sa personne l'une de tes vertus, moi, je désire refléter Ton Coeur compatissant et plein de miséricorde, je veux le glorifier. Que Ta miséricorde, ô Jésus, soit imprimée dans mon coeur et dans mon âme, tel un sceau, ce sera là mon emblème en cette vie et en l'autre" (P.J. 1242). Soeur Marie Faustine était une fidèle fille de l'Eglise qu'elle aimait comme une Mère et comme le Corps Mystique de Jésus Christ. Consciente de son rôle au sein de l'Eglise, elle a collaboré avec la Miséricorde Divine dans l'oeuvre du salut des âmes égarées. Sur le souhait et en suivant l'exemple du Seigneur Jésus, elle a sacrifié sa vie en holocauste. Dans sa vie spirituelle, elle se distinguait aussi par son amour de l'Eucharistie et par sa dévotion profonde pour Notre-Dame de la Miséricorde. Les années passées au couvent abondaient en grâces extraordinaires : révélations, visions, stigmates cachés, participation à la Passion du Seigneur, don de bilocation, de pénétrer le coeur des autres, de la prophétie, ou bien le don rarissime de fiançailles et d'épousailles mystiques. Le vif contact avec Dieu, Notre-Dame, les Anges, les Saints, les âmes au purgatoire - tout cet univers surnaturel - lui apparaissait comme étant non moins réel et vrai que celui qu'elle percevait par ses sens. Malgré cette abondance de grâces extraordinaires accordées, elle savait que celles-ci ne décidaient pas de l'essence de la sainteté. "Ce ne sont ni les grâces, ni les apparitions, ni les ravissements, ni aucun don accordé qui la rendent parfaite, mais l'union intérieure de mon âme avec Dieu. Ces dons ne sont que des ornements de l'âme, mais ils ne constituent ni le contenu, ni la perfection. Ma sainteté et ma perfection consistent en une étroite union de ma volonté avec celle de Dieu" (P.J. 1107). Soeur Marie Faustine a été élue par le Seigneur Jésus secrétaire et apôtre de Sa Miséricorde pour transmettre au monde entier son grand message. "Dans l'ancien Testament, lui dit-Il, j'ai envoyé à mon peuple des prophètes et avec eux la foudre. Aujourd'hui, je t'envoie vers toute l'humanité avec ma miséricorde. Je ne veux pas punir l'humanité endolorie, mais je désire la guérir en l'étreignant sur mon coeur miséricordieux" (P.J. 1588). 

Ravagée par la maladie et par de nombreuses souffrances qu'elle a supportées en tant que sacrifice bénévole pour les pécheurs, entièrement épanouie spirituellement et unie à Dieu, Soeur Marie Faustine est morte à Cracovie le 5 octobre 1938, âgée à peine de 33 ans. La gloire de la sainteté de sa vie a crû rapidement avec la propagation de la dévotion pour la Miséricorde Divine et au fur et à mesure des grâces obtenues par son intercession. De 1965 à 1967, à Cracovie s'est déroulé le procès diocésain sur sa vie et ses vertus et en 1968, à Rome, a été ouvert le procès de béatification, clos en décembre 1992. Le 18 avril 1993, sur la Place Saint-Pierre de Rome, le Saint Père Jean Paul II a procédé à l'acte de sa béatification. Elle est canonisée le 30 avril 2000. Ses reliques reposent au sanctuaire de la Miséricorde Divine de Cracovie-Lagiewniki.

 

 

 
 
 

Liens : Neuvaine à la Miséricorde Divine + Chapelet à la Miséricorde Divine + Prière de Sainte Faustine pour l'Eglise + Acte de consécration à l'Amour Miséricordieux de Jésus + Acte d'offrande pour les pécheurs et les âmes qui ont perdu confiance en la Miséricorde Divine + Acte de consécration du monde entier à la Miséricorde Divine, par Jean-Paul II + Litanies de la Miséricorde Divine (1) + Litanies de la Miséricorde Divine (2) + Lettre sur Sainte Faustine (1), par Dom Antoine Marie, osb (Abbaye Saint Joseph de Clairval) + Lettre sur Sainte Faustine (2), par Dom Antoine Marie, osb (Abbaye Saint Joseph de Clairval) + Site consacré à Soeur Faustine + Lettre Encyclique de Jean-Paul II (30/11/1980) : « Dives et Misericordia » + Dimanche de Quasimodo (Dimanche de la Miséricorde) + Prière à la Miséricorde Divine pour obtenir des grâces de soeur Faustine + Homélie de Jean-Paul II pour la canonisation de Soeur Faustine : Transmettre aujourd'hui ce message au nouveau millénaire + Dernier message de Jean-Paul II : Combien le monde a besoin d’accueillir la Miséricorde ! + La Divine Miséricorde, par Mgr Luciano Alimandi + « Itinéraire vers la prière du cœur », par Mgr Luciano Alimandi + Jésus, j’ai confiance en Toi, par Mgr Luciano Alimandi + Décret de la Pénitencerie Apostolique à valeur perpétuelle du 29 juin 2002 : "Indulgences attachées aux actes du culte accomplis en l’honneur de la Divine Miséricorde" + Sainte Faustine : confidente de Jésus-Miséricordieux + La vie de Sainte Faustine, par le père Nicolas Buttet (mp3) + Sainte Faustine : l'Eucharistie, trône de la Miséricorde, par le Père Florian Racine

"Sème le jour de la Saint François, ton blé aura du poids ! Mais n'attends pas la Saint Bruno, ton blé sera noirci" :

 

 

 
 

 

 

Né à Assise, François vit d'abord une jeunesse folle. Participant à la guerre entre Assise et Pérouse, il est fait prisonnier. Plus tard, parti pour une autre guerre, il entend une voix lui dire : « Pourquoi sers-tu le serviteur et non le maître ? » C'est pour lui le début d'une nouvelle existence. Rentrée à Assise, "le roi de la jeunesse" se tourne vers les pauvres et les lépreux. Il a 24 ans. Dans la chapelle de Saint Damien, il entend le grand crucifix lui dire : « Répare ma maison qui, tu le vois, tombe en ruine ». Le voilà transformé en maçon. Pour réparer la chapelle, il dépense l'argent de son père qui l'assigne devant l'évêque. Il se dépouille alors de tous ses vêtements en déclarant qu'il n'a d'autre père que celui qui est aux cieux. Un matin, il entend l'évangile de l'envoi en mission des disciples. Appliquant l'Evangile à la lettre, il parcourt la campagne, pieds nus et une corde pour ceinture, en annonçant : « Que le Seigneur vous donne sa paix ». Des compagnons lui viennent et il leur rédige une Règle faite de passages d'Evangile. Quand ils seront douze, ils iront à Rome la faire approuver par le Pape Innocent III. Pour les laïcs, il fonde un troisième Ordre, appelé aujourd'hui "la Fraternité séculière." Il envoie ses frères de par le monde et lui-même rencontre le sultan à Damiette pour faire cesser la guerre entre chrétiens et musulmans. A son retour, il trouve l'Ordre en grandes difficultés d'unité. Il rédige une nouvelle Règle et se retire, épuisé, sur le mont Alverne où il reçoit les stigmates du Christ en croix. Il connaît ainsi dans son coeur l'infini de l'Amour du Christ donnant sa vie pour les hommes.

En 1226, au milieu de très grandes souffrances, il compose son « Cantique des Cantiques » et le 3 octobre, « nu, sur la terre nue », il accueille « notre soeur la mort corporelle. »

 

 

 

 

Liens : 17 septembre : Mémoire des stigmates de Saint François + KTO : Cantique des créaturesDOCUMENTAIRE KTO : Saint François d'Assise + Saint François, innovateur avec le Pape + Le Notre-Père commenté par Saint François d’Assise + « Regardez comment votre Père Céleste nourrit les oiseaux et revêt l’herbe des champs », par Mgr Luciano Alimandi

Vierge carmélite, Docteur de l'Eglise, Patronne Universelle des Missions et "Patronne secondaire" de la France :

 
 
 
 
« Je ferai tomber une pluie de roses »
(Ste Thérèse de l'Enfant-Jésus) 



Thérèse Martin naquit à Alençon le 2 janvier 1873, en Normandie, de parents très chrétiens (Louis et Zélie-Marie Martin), qui regardaient leurs neuf enfants comme des présents du Ciel et les offraient au Seigneur avant leur naissance. Elle fut la dernière fleur de cette tige bénie qui donna quatre religieuses au Carmel de Lisieux, et elle montra, dès sa plus petite enfance, des dispositions à la piété qui faisaient présager les grandes vues de la Providence sur elle. Atteinte, à l'âge de neuf ans, d'une très grave maladie, elle fut guérie par la Vierge Marie, dont elle vit la statue s'animer et lui sourire [ce sera Notre-Dame des Victoires ; NDLR] auprès de son lit de douleur, avec une tendresse ineffable (le 13 mai 1883). Thérèse eût voulu, dès l'âge de quinze ans, rejoindre ses trois sœurs au Carmel, mais il lui fallut attendre une année encore (le 9 avril 1888) pour permettre son entrée. Sa vie devint alors une ascension continuelle vers Dieu, mais ce fut au prix des plus douloureux sacrifices toujours acceptés avec joie et amour... car c'est à ce prix que Jésus forme les âmes qu'Il appelle à une haute sainteté.
Elle s'est révélée ingénument tout entière elle-même dans les Mémoires qu'elle a laissés par ordre de sa supérieure : « Jésus, comme elle l'a écrit, dormait toujours dans Sa petite nacelle ». Elle pouvait dire : « Je n'ai plus aucun désir, si ce n'est d'aimer Jésus à la folie ». C'est, en effet, sous l'aspect de l'amour infini que Dieu Se révélait en elle. La voie de l'Amour, telle fut, en résumé, la voie de la "petite Thérèse de l'Enfant-Jésus". Mais c'était en même temps la voie de l'humilité parfaite, et par là, de toutes les vertus. C'est en pratiquant les "petites vertus", en suivant ce qu'elle appelle sa "petite Voie", Voie d'enfance, de simplicité dans l'amour, qu'elle est parvenue en peu de temps à cette haute perfection qui a fait d'elle une digne émule de sa Mère, la grande Thérèse d'Avila.
 
Sa vie au Carmel pendant neuf ans seulement fut une vie cachée, toute d'amour et de sacrifice. Elle quitta la terre le 30 septembre 1897 en ayant comme derniers mots : « Mon Dieu, je vous aime ». Saint Pie X la qualifiera comme étant « la plus grande sainte des temps modernes » et introduira sa cause de béatification en 1914. Le 14 août 1921, Benoît XV proclame un Décret sur "les vertus héroïques" de la petite Thérèse. Brûlant les étapes, elle fut béatifiée le 29 avril 1923 et canonisée le 17 mai 1925 par Pie XI qui dira qu'elle sera « l'étoile de son pontificat ». Le 14 décembre 1927 (année sainte), Pie XI proclame Sainte Thérèse de Lisieux "Patronne Universelle des Missions" (comme Saint François-Xavier). En 1944, Pie XII en fait la "Patronne secondaire de la France" (comme Sainte Jeanne d'Arc) et le 19 octobre 1997, Jean-Paul II proclame Sainte Thérèse de l'Enfant-Jésus "Docteur de l'Eglise". Comme elle l'a prédit, « elle passe son Ciel à faire du bien sur la terre ! ». 
 
 
 
 
 
 
Liens : Lire l'intégralité de ses écrits + 1er octobre : Mémoire obligatoire*** de Sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus, Patronne Secondaire de la France (liturgie) + Lettre sur Sainte Thérèse de l'Enfant-Jésus par l'abbé Dom Antoine Marie, osb (Abbaye Saint Joseph de Clairval) + Neuvaine à Sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus + Prière à Sainte Thérèse de l'Enfant-Jésus + Prière à Sainte Thérèse de l'Enfant-Jésus pour le salut de la France + La Fête-Dieu, par Sainte Thérèse de l'Enfant-Jésus + "Dans le coeur de l'Eglise, je serai l'Amour" + « O Jésus, mon Amour... ma vocation, enfin je l'ai trouvée, MA VOCATION, C'EST L'AMOUR ! Oui j'ai trouvé ma place dans l'Eglise et cette place, ô mon Dieu, c'est vous qui me l'avez donnée... » (Sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus - Thème de l'année 2008) + Cantique à Saint Joseph, par Sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus + A mon Ange Gardien, par Sainte Thérèse de l'Enfant-Jésus + « Vivre d'Amour ! » (26 février 1895) + « Souviens-toi, Jeanne, de ta patrie », par Sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus + A Jeanne d'Arc, par Sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus + Pourquoi je t'aime, ô Marie, par Sainte Thérèse de l'Enfant-Jésus + Aimer, c’est tout donner + Dans le coeur de l'Eglise + Moi si j'avais commis… + « Ah ! qu'il fut doux le premier baiser de Jésus à mon âme ! » + « Refoulant mes larmes, je descendis rapidement l'escalier… » (25 décembre 1886) + Imménsa Christi cáritas maióra cogit ággredi (à Laudes, 1962) + Luce divína rutilántis aulæ sédibus, Virgo, frúeris, secúndans (à Vêpres, 1962) + Nomen decúsque cóncinant Terésiæ almæ Vírginis (à Matines, 1962) + Discours de Benoît XV pour la promulgation du Décret sur "l'Héroïcité des Vertus" de Sainte Thérèse de l'Enfant-Jésus + Discours de Pie XI (béatification, canonisation, homélie) + Lettre de Paul VI à l'occasion du centenaire de la naissance de Sainte Thérèse de l'Enfant-Jésus + Lettre Apostolique de Jean-Paul II proclamant Sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus et de la Sainte Face Docteur de l’Eglise Universelle : « Divini Amoris Scienta » +  Offrande à l'Amour miséricordieux, par Sainte Thérèse de l'Enfant-Jésus + Acte de consécration à la Sainte Face, par Sainte Thérèse de l'Enfant-Jésus + Litanies de la petite Thérèse de l'Enfant-Jésus et de la Sainte Face + Litanies à Sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus et de la Sainte Face + Litanies des Béatitudes de Sainte Thérèse de l'Enfant-Jésus + FILM : Le pouvoir d'offrir + Exhumation des reliques de Sainte Thérèse en vue de sa canonisation (images d'archives) + Audience Générale de Sa Sainteté le Pape Benoît XVI du 6 avril 2011 sur la Petite Thérèse

Ce Saint est l'une des plus pures gloires de la France...

 
 
 
Il naquit à Pouy le 24 avril 1581. Ses parents avaient une petite ferme et vivaient du travail de leurs mains. Les premières années de Vincent se passèrent à la garde des troupeaux. Un jour qu'il avait ramassé jusqu'à trente sous, somme considérable pour lui, il la donna au malheureux qui lui parut le plus délaissé. Quand ses parents l'envoyaient au moulin, s'il rencontrait des pauvres sur sa route, il ouvrait le sac de farine et leur en donnait à discrétion. Son père, témoin de sa charité et devinant sa rare intelligence, résolut de s'imposer les plus durs sacrifices pour le faire étudier et le pousser au sacerdoce : « Il sera bon prêtre, disait-il, car il a le cœur tendre ». Il étudie la théologie à Toulouse et reçoit bientôt le grade de docteur. Un an après son ordination au sacerdoce en 1600 à Château-l'Évêque, il se rend à Marseille pour recueillir un legs que lui a laissé un de ses amis. Au retour, voyageant par mer pour se rendre à Narbonne, il est pris par des pirates et emmené captif en Afrique (Tunis) vers 1605. Sa captivité, d'abord très dure et accompagnée de fortes épreuves pour sa foi. Il s’évadera deux après son emprisonnement puis deviendra prêtre de paroisse et précepteur de la famille de Gondi. Il sera l’aumônier de la Reine Margot, épouse d’Henri IV. On le nomme par la suite curé de Clichy puis de Châtillon-les-Dombes en 1617. Nombreuses sont ses fondations et apostolats. Il fonde les « Confréries de Dames de la Charité » pour venir en aide aux pauvres; Il est nommé aumônier général des galères en 1619, et il se dévoue au salut de ces criminels; Il devient le supérieur du premier monastère parisien de l'ordre de la Visitation Sainte-Marie après la mort de Saint François de Sales, en 1622; Il fonde en 1625, la Congrégation de la Mission. Vouée à l'évangélisation des pauvres des campagnes, la congrégation prendra le nom de Lazaristes lorsqu'elle s'installera dans l'ancien prieuré Saint-Lazare à Paris, en 1632; Il fonde la Compagnie des Filles de la Charité en 1633. Appelées Sœurs de Saint Vincent de Paul, elles sont vouées au service des malades et au service corporel et spirituel des pauvres ; il en confie la formation à Louise de Marillac. Cette institution est à l'origine de l'hôpital des Enfants-Trouvés de Paris; Il fonde encore un hospice pour les vieillards, qui deviendra l'hôpital de la Salpêtrière en 1657; Il organise également des collectes à Paris pour porter secours aux victimes des Guerres de Religion qui ensanglante la France, à cause des apostats protestants.

Epuisé, Vincent meurt le 27 septembre 1660. Il sera béatifié le 12 août 1729 par Benoît XII et proclamé Saint par le pape Clément XII, le 16 juin 1737. Il est invoqué comme le "Saint des enfants trouvés".
 
 
 
 
 

Padre Pio est un célèbre stigmatisé du 20ème siècle…

 
 
 
 
Padre Pio est né le 25 mai 1887 à Pietrelcina, en Italie. Baptisé à l'église Sainte-Anne de Pietrelcina, il mène une jeunesse pieuse, durant laquelle il expérimente des transes mystiques. Il rejoint l'Ordre des frères mineurs capucins en 1903. Il est ensuite ordonné prêtre à la cathédrale de Bénévent en 1910. Nommé prêtre à Santa Maria degli Angeli (Notre-Dame des Anges) de Pietrelcina, il reçoit les stigmates. Durant toute sa vie il dut subir presque quotidiennement les attaques physiques et morales de Satan dont les "cosaques", comme il les nommait, venaient nuitamment le frapper, faisant tant de bruit dans le monastère que certains moines, terrifiés, demandaient leur mutation. On peut considérer le Padre Pio comme le plus grand Saint thaumaturge du XX° siècle. Ayant accompli une multitude de miracles en présence de très nombreux témoins en plus de bilocations restées fameuses, il fut très critiqué par son ordre et sa hiérarchie qui l'obligèrent à cesser toutes activités publiques, célébrant la messe dans sa cellule. Ce qui édifiait proprement tout son entourage, c'était la profonde ferveur avec laquelle il célébrait la Sainte Messe, restant parfois des heures en profonde absorption dans le mystère de l'Incarnation, de la Passion du Christ, allant même jusqu'à vivre physiquement, par le saignement des stigmates, et moralement cette Passion, lors notamment de l'élévation de l'hostie. Il a eu deux stigmates durant plusieurs années, avec la particularité que son sang avait un parfum de fleurs. Il est à noter que le corps de Padre Pio ne comportait aucune trace de stigmates ni de cicatrices lors de l'examen post-mortem, ce qui constitue un autre miracle dans le miracle.
 
Il est mort le 23 septembre 1968 à San Giovanni Rotondo. Il sera béatifié le 2 mai 1999 et canonisé le 16 juin 2002 par Jean-Paul II sous le nom de « Sanctus Pius à Pietrelcina ».
 
 
 
 
 

Inquisiteur, jésuite apologiste, cardinal, Docteur de l'Église (1542-1621) :

 
 
Saint Robert Bellarmin, naquit à Montepulciano, non loin de Florence, le 4 octobre 1542. Il est le neveu du pape Marcel II. La maison paternelle fut pour lui une école de vertu, où sa piété se développa promptement, et plus d'une fois, dès l'âge de six ans, les gens du voisinage se réunissaient autour de lui pour l'entendre prêcher la Sainte Passion de Notre-Seigneur. A quatorze ans, il commença ses études chez les Jésuites de sa ville natale. Il entra ensuite dans la Compagnie de Jésus le 20 septembre 1560. Il est ordonné prêtre en 1569 à Louvain. Grand admirateur de Saint Thomas d'Aquin, il introduisit la théologie thomiste avec succès à la faculté de théologie de Louvain où il enseigna de 1570 à 1576. Après plusieurs années d'éloquentes et fructueuses prédications, et douze ans de professorat au Collège romain (ancêtre de l’actuelle grégorienne), il fut quelques années Provincial à Naples, bientôt rappelé à Rome auprès du Souverain Pontife et enfin nommé Cardinal en mars 1599 par Clément VIII, puis archevêque de Capoue de 1602 à 1605. Partout Bellarmin brilla par sa vertu comme par sa science. Dans les plus hautes situations, il vivait toujours comme un religieux austère, fidèle à sa Règle, ami de la simplicité et de la pauvreté. L'innocence de sa vie lui faisait aimer les cœurs purs. C'est ainsi qu'il entoura d'une affection toute paternelle Saint Louis de Gonzague. S'il consentait à dire la Messe pour un malade, le malade guérissait. Il délivra des possédés, il discernait l'intérieur des âmes, arrêtait des incendies. Son humilité ne lui permettait pas de s'attribuer ces miracles, et il disait : « Ce n'est pas moi, c'est la signature que j'ai du bienheureux Ignace ». Saint François de Sales disait de lui : « Il sait tout, excepté faire le mal ». Il fut aussi l'ami de Saint Philippe Néri et de Saint Charles Borromée. Il resta un homme simple, courtois, et brillant dans les sciences ecclésiastiques. Il fut théologien du pape Clément VIII qui ordonna aux paroisses d'utiliser son catéchisme (Doctrina christiana breve, 1597). Henri IV conseillait aux cardinaux français partant au conclave de donner un Saint Pape à l'Église en la personne du cardinal Bellarmin. Sans le véto de l'Espagne, Bellarmin aurait été élu pape au conclave de 1605. Paul V, le nouveau pape, le rappela immédiatement à Rome où il fut influent en diverses Congrégation Romaines (Index, Saint-Office, Propagation de la Foi, etc). Il était fort engagé dans la défense des droits temporels de la papauté.
 
Il est décédé le 17 septembre 1621. L’héroïcité de ses vertus fut proclamée par Benoît XV en 1918. Il sera béatifié en 1923, canonisé en 1930 au terme d'un long procès et finalement nommé "Docteur de l'Église" en septembre 1931 par le pape Pie XI. On se souviendra de lui comme de quelqu'un qui, par amour de l'Eglise employa toute sa vie à défendre la doctrine catholique contre les hérétiques et écrivit avec force en faveur du pouvoir temporel des papes (De potestate summi Pontificis in rebus temporalisbus, 1610).





Liens : Audience Générale de Sa Sainteté le Pape Benoît XVI sur Saint Robert Bellarmin + Quand Ratzinger a défendu Galilée à la Sapienza...

Le 30 janvier, les Eglises d'Orient font mémoire de la translation, à Constantinople, des reliques de Saint Jean Chrysostome que l'Eglise d'Occident célèbre le 13 septembre :

 
 
 
 
Saint Jean Chrysostome naquit à Antioche, sur les bords de l’Oronte vers l'an 344. Veuve à vingt ans de Secundus, sa mère Anthousa, femme très remarquable, n'épargna rien pour lui donner une brillante éducation. Femme tellement remarquable que le rhéteur païen Libanios s’écria : « Dieu, quelle femme chrétienne admirable ! ». Doué d'un génie supérieur, objet de l'admiration universelle, incliné au plaisir, Jean fut ramené à la réalité des choses et conquis à la perfection de l'Évangile, par l'amitié fidèle d'un jeune homme de son âge, qui fut Saint Basile de Césarée. Il recevra le baptême par Mélèce Ier à 18 ans. Devenu clerc de l'Église d'Antioche, Chrysostome renonce complètement aux vanités du siècle. Il ne paraît qu'avec une tunique pauvre. La prière, la méditation, l'étude de l'Écriture Sainte, partagent son temps : il jeûne tous les jours et prend sur le plancher de sa chambre le peu de sommeil qu'il accorde à son corps, après de longues veilles. S'élevant par degré dans les fonctions ecclésiastiques, il devient l'œil, le bras, la bouche de son évêque. Son éloquence est si grande que toute la ville accourt à ses premières prédications où il y avait souvent jusqu'à cent mille auditeurs et plus à l'entendre.
 
A trente ans, Chrysostome fuit, dans la vie monastique, l'épiscopat auquel, plus tard, il ne pourra échapper. C'est en 397, qu'il est emmené de force à Constantinople et sacré patriarche de la ville impériale le 15 décembre 397. Son zèle, l'indépendance de son langage ne furent égalés que par sa charité. Son éloquence séduisante, qui brillait alors de tout son éclat, attirait les foules autour de sa chaire. Il ranimait la foi au cœur des fidèles et convertissait une multitude d'hérétiques et de païens. Jamais pasteur ne fut à ce point l'idole de son peuple. Jamais pasteur ne souleva autour de lui un pareil mouvement chrétien : c'est que l'éloquence de l'orateur dévoilait le cœur d'un père, d'un apôtre et d'un saint. Dieu permit que la croix vint achever en Chrysostome l'œuvre de la perfection. Le courage invincible, sa liberté à flétrir les désordres de la cour, lui valurent l'exil.
 
En effet, l’impératrice Eudoxie se reconnaissant sous les traits d’Hérodiade et de Jézabel dans un sermon provoqua toute sorte de trouble au point que Saint Jean Chrysostome fut obligé d’aller célébrer Pâques dans la campagne ! Sans attendre la réponse à son appel au secours au pape Innocent 1er, le Patriarche est expulsé par un édit impérial. En quittant Constantinople, il fit porter à l'impératrice cette réponse : « Chrysostome ne craint qu'une chose : ce n'est ni l'exil, ni la prison, ni la pauvreté, ni la mort, c'est le péché ». Epuisé, le 14 septembre 407, il s'affaisse en chemin, près de Comane (Mer Noire), et meurt en disant : « Gloire à Dieu pour tout ». En 438, Théodose II fait rapatrier les restes de Saint Jean à Constantinople, qui sont enterrés dans l'église des Saints Apôtres.
 
 
 
 
 
 
 

64ème successeur de Pierre (537-604) : "Servus servorum Dei" : 

 
 
 
 
Grégoire était un haut fonctionnaire romain, préfet de la Ville de Rome. A 35 ans, il abandonne honneurs et richesses pour entrer dans un monastère qu'il a fondé quelques années auparavant. Il ne veut plus que prier et obéir. Un homme de sa valeur morale et intellectuelle est trop utile à l'Eglise, surtout en cette période troublée par les invasions, c'est pourquoi le pape l'ordonne diacre et, puisqu'il connaît le grec, il l'envoie à Constantinople comme apocrisiaire (= Nonce Apostolique). A son retour, il reprend la vie monastique. Pas pour longtemps. En 590, le pape étant mort de la peste, on choisit Grégoire pour lui succéder le 3 septembre 590 malgré ses protestations. Il se dévoue auprès des pestiférés et des misérables. En même temps, il réorganise l'Eglise romaine, défendant les prérogatives du siège de Pierre et de Paul. Il fixe la liturgie, réforme la discipline ecclésiastique, propage l'ordre bénédictin, envoie des missionnaires en Angleterre. Devant l'affaiblissement de l'empire d'Orient, il prend en main la défense de l'empire contre les Lombards, puis il décide de faire la paix avec eux en 592, s'attirant l'hostilité de l'empereur. « J'attends plus de la miséricorde de Jésus, de qui vient la justice, que de votre piété » écrit-il à l'empereur Maurice. Le pape se tourne alors résolument vers les royaumes barbares de l'Occident. Il se consacre simultanément à l'enseignement. On lui doit de nombreuses œuvres spirituelles dont les "Dialogues", principale source sur la vie de Saint Benoît. Il mena toujours une vie austère. Il finit ses jours dans la souffrance, avec de fréquents accès de mélancolie.
 
Son pontificat fut l'un des plus féconds dont s'honore l'Église. Grégoire Ier mourut le 12 mars 604 et fut inhumé au niveau du portique de l'Église Saint-Pierre de Rome. Cinquante ans plus tard, ses restes furent transférés sous un autel, qui lui fut dédié, à l'intérieur de la basilique, ce qui officialisa sa sainteté. On le représente écoutant une colombe qui lui parle à l'oreille. Il est regardé comme le patron des chantres.
 
 
 
 

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