2 septembre 1792 : 3 Evêques de la Sainte Eglise Catholique (Jean-Marie du Lau d'Allemans, Archevêque d'Arles ; François-Joseph de la Rochefoucauld de Maumont, Evêque de Beauvais ; Pierre-Louis de la Rochefoucauld Bayers, évêque de Saintes), 127 prêtres séculiers, 56 religieux et 5 laïcs furent arrêtés par les révolutionnaires comme ennemis de la Patrie et rebelles à la Constitution civile du clergé. On les entasse dans diverses maisons religieuses transformées en prisons improvisées, pour pouvoir ensuite les massacrer...
 


 
           
 
Soeurs de Compiègne guillotinées + Soeurs de Valenciennes guillotinées 
 
 
 
 
 
 
Après la chute de la Monarchie le 10 août 1792, la fièvre monte à Paris. Entre le 2 et le 5 septembre, des bandes furieuses armées d’hommes et de femmes envahissent les prisons parisiennes pour se livrer à l’épuration collective des détenus catholiques au couvent des Carmes, à l’abbaye de Saint-Germain, au séminaire Saint-Firmin, aux prisons de la Force, dans l’Eglise Saint-Paul-Saint-Louis, etc. Le couvent des Carmes, avec son très vaste enclos, est le premier et le plus symbolique théâtre des tueries. Au témoignage de l’abbé Saurin, jésuite rescapé, le contraste est saisissant entre la sérénité qui règne au dedans, parmi les ecclésiastiques prisonniers, groupés autour de trois Evêques, et, au dehors, le hurlement de la foule, les canonnades, les roulements de tambour, et finalement, le 2 septembre, vers quatre heures du soir, le tocsin de Saint-Sulpice qui donne le signal aux émeutiers. La tuerie des sans-culottes qui a commencé dans le jardin s’achève au pied du petit escalier faisant communiquer la chapelle, où les prisonniers ont d’abord reflué pour prier à genoux et se donner mutuellement l’absolution. « Je n’ai entendu se plaindre aucun de ceux que j’ai vu massacrés » écrira l’abbé de la Pannonie, blessé et rescapé de la tragédie des Carmes. Pourtant, ils sont tués à coup de baïonnettes, de piques, de haches et de torches enflammées. Après moult simulacres profanant la religion catholique, les fanatiques de la révolution laissent à même le sol un amas de cadavres dépouillés. Parmi les 3 000 victimes du seul mois de septembre 1792, 191 personnes mortes pour leur Foi ont été béatifiées par Pie XI le 17 octobre 1926. 86 prêtres étaient membres du clergé parisien. Les cinq laïcs et de nombreux religieux béatifiés appartenaient aussi à l’Église de Paris. On ne compte pas les dizaines de milliers de victimes inconnues. (les autres victimes catholiques connues --> voir liens ci-dessous). On se souviendra plus particulièrement de Saint Noël Pinot, un prêtre massacré le Vendredi 21 février à 15h00 de l'après-midi... tout un symbole qui résume à lui seul l'idéologie républicaine.

Aujourd'hui encore, la République Française ne cesse de massacrer par centaines de milliers les enfants du Bon Dieu... 
 
 
 
 
 

 

 
 
  

 


Liens supplémentaires :
 Martyrs catholiques de 1792-1796 (I) + Liste complète des 191 martyrs catholiques du 2 et 3 septembre (II) + Martyrs catholiques de 1792-1796 (III) + Martyrs catholiques de 1792-1796 (IV) + Martyrs catholiques de 1792-1796 (V) + Martyrs catholiques de 1792-1796 (VI) + Martyrs catholiques de 1792-1796 (VII) 
+ Martyrs catholiques de 1792-1796 (VIII) + Martyrs catholiques de 1792-1796 (IX) + Martyrs catholiques de 1792-1796 (X) + Victimes globale de la révolution française (600 000 à 800 000 morts) + L’Association des Martyrs de la révolution + Martyrs de la révolution française (1791-1794) + Martyrs de la révolution française (1794-1798) + Deux victimes des septembriseurs, une biographie de Louis Audiat, publiée par Desclée-Brouwer, 290 pages, 1897 + Récit abrégé des souffrances de près de 800 ecclésiastiques (1794-1795) - (monographie de M. le curé Marie-Bon-Philippe Bottin), publiée par Crapart, Paris, 1796 + Les 32 Martyres d’Orange - (monographie de M. l’abbé Méritan), publiée par Société Bonne Presse du Midi, 1931 + Les Martyrs de Septembre tués en haine de la Foi, par Louis de Beaumont (Téléchargement complet pour 2,20 €) + Avez-vous eu un ancêtre décapité pendant la Révolution ? + Martyrs chouans et vendéens + Les bleus sont là (chant évoquant les génocides républicains lors des guerres de Vendée) 

Saint Augustin est l'un des plus grands Saints dont Dieu ait orné Son Église. Moine, pontife, orateur, écrivain, philosophe, théologien, interprète de la Sainte Écriture, homme de prière et homme de zèle, il est une des figures les plus complètes que l'on puisse imaginer. Ce qu'il y a de plus admirable, c'est que Dieu tira cet homme extraordinaire de la boue profonde du vice pour l'élever presque aussi haut qu'un homme puisse atteindre. C'est bien à son sujet qu'on peut dire : « Dieu est admirable dans Ses Saints ! »

 

 


 
  


« Victoria Veritatis est Caritas ! » (Saint Augustin)
 

 

Augustin naquit à Thagaste, en Afrique, le 13 novembre 354, et, s'il reçut de la part de sa sainte mère, Monique, les leçons et les exemples de la vertu, il reçut les exemples les plus déplorables de la part d'un malheureux père, qui ne se convertit qu'au moment de la mort. A l'histoire des égarements de cœur du jeune et brillant étudiant se joint l'histoire des égarements étranges de son esprit. Mais enfin, grâce à trente années de larmes versées par sa mère, Dieu fit éclater invinciblement aux yeux d'Augustin les Splendeurs de la Vérité et les beautés seules vraies de la vertu, et le prodigue se donna tout à Dieu : « Le fils de tant de larmes ne saurait périr ! » avait dit un prêtre vénérable à la mère désolée. Parole prophétique, qui renferme de grands enseignements pour les nombreuses Moniques des Augustins modernes. C'est à Milan, sous l'influence d'Ambroise (qui le baptisa !), qu'Augustin était rentré en lui-même. La voix du Ciel le rappela en Afrique où, dans une retraite laborieuse et paisible, avec quelques amis revenus à Dieu avec lui, il se prépara aux grandes destinées qui l'attendaient. Augustin n'accepta qu'avec larmes l'évêché d'Hippone, car son péché était toujours sous ses yeux, et l'humilité fut la grande vertu de sa vie nouvelle. Il fut le marteau de toutes les hérésies de son temps. Ses innombrables ouvrages sont un des plus splendides monuments de l'intelligence humaine éclairée par la foi, et ils demeurent comme la source obligée de toutes les études théologiques et philosophiques.
 
Si les écrits d'Augustin sont admirables par leur science, ils ne le sont pas moins par le souffle de la charité qui les anime. Nul cœur ne fut plus tendre que le sien, nul plus compatissant au malheur des autres, nul plus sensible aux désastres de la patrie, nul plus touché des intérêts de Dieu, de l'Église et des âmes. Il passa les dix derniers jours de sa vie seul avec Dieu, dans le silence le plus absolu, goûtant à l'avance les délices de l'éternité bienheureuse. Il meurt le 28 août 430 à Hippone.
 
 
 
 
 
Liens : Œuvres complètes de Saint Augustin + Œuvres téléchargeables (135 livres !) + La Sainte Trinité, par Saint Augustin + Neuvaine à Saint Augustin (du 20 au 28 août) + Ne pleure pas si tu m'aimes + Seigneur, Tu sais tout : Tu sais bien que je T'aime, par Saint Augustin + Aujourd'hui, l'armée des Anges se réjouit avec nous, par Saint Augustin + « Même avec la femme légitime, l’acte conjugal devient illicite et honteux dès lors que la conception de l’enfant y est évitée » (Saint Augustin, "De adulterinis conjugiis") + « Pour le Fils de Dieu égal au Père, pour le Verbe par qui tout a été fait, s’il a voulu être Roi d’Israël, c’est condescendance et non promotion » (Saint Augustin) + « La Vérité a fait naître la haine » (Saint Augustin) + « Haïssons donc nos péchés, et aimons celui qui doit venir » (Saint Augustin) + « Ce jour met à la fois en relief la grandeur et l’humilité du Christ » (Saint Augustin) + « Nous bannissons Satan toutes les fois que nous renonçons du fond du cœur aux vanités du monde » (Saint Augustin) + « L’Eglise connaît deux vies… » (Saint Augustin) + Ô vous qui habitez cette patrie immortelle ! 

Catéchèses de Benoît XVI : I - Saint Augustin + II - Saint Augustin + III - Saint Augustin + IV - Saint Augustin + V - Saint Augustin

Saint Louis naquit le 25 avril 1214 et fut baptisé à Poissy. Sa mère, Blanche de Castille, voulut le nourrir elle-même. Tout le monde connaît la belle parole de cette grande reine : « Mon fils, je vous aime après Dieu plus que toutes choses; cependant, sachez-le bien, j'aimerais mieux vous voir mort que coupable d'un seul péché mortel ». Élevé à une telle école, le jeune Louis montra dès son enfance les grandes vertus qu'il devait faire éclater sur le trône, l'égalité d'âme, l'amour de la justice et une tendre piété. Comme on lui reprochait quelques fois de donner trop de temps aux pieux exercices : « Les hommes sont étranges, disait-il. On me fait un crime de mon assiduité à la prière, et on ne dirait rien si j'employais des heures plus longues à jouer aux jeux de hasard, à courir les bêtes fauves, à chasser aux oiseaux ».

 


 
 

« Si je dépense beaucoup d’argent quelquefois, j’aime mieux le faire en aumônes faites
pour l’amour de Dieu que pour frivolités et choses mondaines
 » (Saint Louis)


 
 
A vingt ans, il épouse Marguerite de Provence, fille du comte de Provence Raimond Béranger IV et de Béatrice de Savoie, et leur amour sera tendre et fidèle. Ils eurent 5 filles et 6 garçons. Devenu roi, il voulut établir avant tout le Règne de Dieu, bien convaincu que c'était le meilleur moyen d'affermir sa propre autorité. On connaît sa loi condamnant les blasphémateurs à subir aux lèvres la marque d'un fer rougi au feu. Un des plus beaux jours de sa vie fut celui où, les yeux baignés de larmes, il alla au-devant des religieux qui apportaient d'Orient la Sainte Couronne d'Epines, et la porta, pieds nus, dans sa capitale. Par ailleurs, il donne à sa sœur, la Bienheureuse Isabelle de France, le terrain de Longchamp pour y fonder une abbaye de religieuses de Sainte-Claire. A la suite d'une maladie mortelle, guéri miraculeusement, il obéit à une inspiration du Ciel qui l'appelait aux Saintes Croisades. On le vit, dans ces luttes gigantesques, qui avaient pour but la conquête des Lieux Saints, faire des prodiges de valeur qui le mettaient au rang des plus illustres guerriers. On se tromperait en croyant que le bon et pieux roi n'eût pas toute la noble fierté qui convenait à son rang. Les Sarrasins, qui le retinrent longtemps captif, après une désastreuse campagne, eurent lieu d'admirer sa grandeur d'âme, sa foi et son courage. De retour en France, il s'appliqua plus que jamais à faire de la France un Royaume puissant et chrétien. Son Royaume connaît une période de plein développement culturel, intellectuel et théologique. Saint Louis aime recevoir à sa table Saint Bonaventure et Saint Thomas d’Aquin. Avec Robert de Sorbon, il fonde la Sorbonne en 1257. Il suit avec attention l'achèvement de la cathédrale Notre-Dame et surtout les grandes rosaces (1255) et les porches. Saint Louis fut aussi un modèle du pur amour conjugal. Il avait fait graver sur son anneau cette devise : « Dieu, France et Marguerite ». Il mourut de la peste près de Tunis, en se rendant à la Huitième Croisade, le 25 août 1270, après quarante-quatre ans de règne. Un beau monument s'élève sur le lieu de sa mort. Ses reliques furent ramenés en France par son fils Philippe III le hardi. Il sera canonisé en 1297 par le pape Boniface VIII.  
 
 
 
 
 

Vierge et première sainte du nouveau monde (1586-1617) :

 
 
 
 
« A part la Croix, il n'y a pas d'autre échelle pour atteindre le Paradis »
 
 
 
Rose naquit à Lima, au Pérou, le 20 avril 1586, et reçut au Baptême le nom d´Isabelle. Sa mère, penchée sur son berceau, ayant cru apercevoir une rose épanouie sur son visage, s´écria : - Désormais, tu seras ma "Rose", changement de nom qui fut confirmé par la Sainte Vierge dans une vision qu´eut plus tard la jeune fille. La vie de cette petite Sainte a été une suite ininterrompue de souffrances volontairement acceptées et héroïquement supportées. Dès son bas âge, Rose comprit que la vraie sainteté consiste avant tout à accomplir ses devoirs d´état. Une source de difficultés lui vint de concilier l´obéissance à ses parents avec la fidélité aux appels intérieurs dont le Ciel la favorisait. Elle s´ingénia à trouver le moyen d´obéir à la fois à Dieu et à sa mère. Décidée à ne chercher à plaire à personne qu´à Dieu, elle portait néanmoins une couronne de fleurs imposée par sa mère; mais elle sut y cacher à l´intérieure une aiguille qui faisait de cet ornement un instrument de supplice. À l´exemple de Sainte Catherine de Sienne, Rose se voua à une vie de pénitence. Dès son enfance, elle s´exerça au jeûne et put le pratiquer à un degré héroïque. Elle ne mangeait jamais de fruits. À six ans, elle jeûnait le vendredi et le samedi. À quinze ans, elle fit vœu de ne jamais manger de viande. Plus tard, elle ne mangea qu´une soupe faite de pain et d´eau, sans sel ni autre assaisonnement. Toutes les nuits, elle se frappait cruellement avec des chaînettes de fer, s´offrant à Dieu comme une victime sanglante pour l´Église, l´État, les âmes du Purgatoire et les pécheurs. Non contente du lit de planches sur lequel elle reposa longtemps, elle se fit un lit avec des morceaux de bois liés avec des cordes; elle remplit les intervalles avec des fragments de tuiles et de vaisselle, les acuités tournées vers le haut. Rose coucha sur ce lit pendant les seize dernières années de sa vie. La vraie sainteté ne réside pas dans la pénitence du corps, mais dans celle du cœur, qui est impossible sans l´humilité et l´obéissance. Toutes les austérités de Rose étaient soumises à l´obéissance; et elle était toujours prête à tout abandonner. On s´étonnera que ses directeurs aient pu approuver dans une si frêle enfant d´aussi cruelles macérations; mais il faut savoir que chaque fois que des confesseurs voulurent s´y opposer, ils en furent empêchés par une lumière intérieure. Toute la personne de Rose, défigurée par la pénitence, attirait l´attention du public et la faisait vénérer comme une Sainte. Désolée, elle eut recours à Dieu, afin que ses jeûnes n´altérassent pas les traits de son visage. Chose admirable ! Elle reprit son embonpoint et ses vives couleurs; ses yeux se ranimèrent. Aussi arriva-t-il qu´après avoir jeûné tout un Carême au pain et à l´eau, elle rencontra des jeunes gens qui se moquèrent d´elle en disant : « Voyez cette religieuse si célèbre par sa pénitence ! Elle revient sans doute d´un festin. C´est édifiant, vraiment, en ce saint temps ! ». Rose en remercia Dieu.


La charité de Rose pour le Salut des Âmes était en proportion de son amour pour Jésus-Christ. Elle ressentait une poignante douleur en pensant aux âmes qui se perdent après avoir été si chèrement achetées. Elle pleurait sur le sort des Chinois, des Turcs, et des nombreuses sectes hérétiques qui désolaient l´Europe. Rose mourut le 24 août 1617, à l´âge de trente et un ans. Elle a été béatifiée le 15 avril 1669 par Clément IX et canonisée le 2 avril 1671 par Clément X. Elle est la Sainte Patronne des Amériques, de l’Amérique latine, du Pérou (et de la ville de Lima), des Philippines, des sœurs dominicaines des couturières, des jardiniers et des fleuristes !





Lien : Mémoire facultative de Sainte Rose de Lima (Liturgie)

Le père de Saint Pie X, Jean-Baptiste Sarto, exerçait le métier de facteur rural. Il avait épousé Margherita Sanson, un nom bien digne d'être honoré. L'aîné de ses dix enfants, Joseph, devenu Saint Pie X, a proclamé bien haut tout ce qu'il devait à sa sainte mère. Cet enfant de prédilection grandit dans l'humble village de Riese. Le jour de sa première communion, il promit à Dieu de rester chaste et de se préparer à la prêtrise. Malgré l'obstacle de la pauvreté qui sévissait au foyer, l'enfant était prêt à tous les sacrifices pour réaliser cet idéal. Ses études terminées au grand Séminaire de Padoue, la prêtrise lui fut conférée et il fut envoyé comme vicaire à Tombolo, puis curé à Salzano, en Vénétie. Là, le choléra ayant éclaté, l'abbé Sarto soigne ses paroissiens jour et nuit, les administre, les ensevelit. Nommé évêque de Mantoue en 1884, il s'objecte d'abord à cette élévation à l'épiscopat, mais devant l'insistance des supérieurs, il se soumet à la décision des autorités ecclésiastiques. Mgr Sarto se propose d'être tout à tous : « Mon peuple me trouvera toujours ferme à mon poste, toujours doux et plein de charité ». Né pauvre, Mgr Sarto resta toujours pauvre et au service des pauvres. Vivant modèle du troupeau, il donne l'exemple d'une vie sainte et sacrifiée sans se démentir jamais. Les degrés hiérarchiques qu'il ne cessa de gravir sont marqués par son entière soumission à la volonté de Dieu et une rare facilité d'adaptation. Il ne s'occupait pas du passé, de ses aspirations personnelles, de sa liberté, mais abandonnait tout à la divine Providence. En 1903, le souverain pontife Léon XIII expire et le cardinal Sarto est choisi pour le remplacer. Devant ce choix inattendu, celui qui avait toujours désiré demeurer simple curé de campagne, ne sut que balbutier la prière de l'agonie : « Que ce calice s'éloigne de moi... Que la volonté de Dieu soit faite... ». Il dut prononcer à haute voix : « J'accepte ». Il termina plus bas : « In crucem » c'est-à-dire : « jusqu'à la croix ».

 

La confusion régnait au sein de l'Eglise et de la société, la franc-maçonnerie lançait ses attaques sournoises et déguisées, les hérésies modernes élevaient prétentieusement la tête. On accusa Saint Pie X d'opposer une barrière désuète au progrès. Mais rien n'ébranla le courage et les convictions du chef de la chrétienté qui condamna fermement toutes les erreurs qui tentaient de détruire subtilement la foi : « Nous réprouvons ces doctrines qui n'ont de la vraie philosophie que le nom et conduisent au scepticisme universel et à l'irréligion ». Possédant à un haut degré le don du discernement des esprits, Saint Pie X s'est constamment signalé comme défenseur de l'intégrité de la foi en condamnant entre autres l'hérésie moderniste qu'il a qualifiée de « carrefour de toutes les hérésies ». En 1914, ce Saint pape écrivit à l'empereur d'Autriche pour le conjurer d'empêcher la déclaration de la guerre. Devant l'inutilité de ses efforts, il s'offre généreusement à Dieu en victime d'expiation pour le peuple chrétien et l'humanité toute entière. Le soir du 19 août 1914, le bourdon de Saint-Pierre sonnait le glas... « Un Saint est mort » proclamait le peuple. En 1954, Pie XII canonisait celui dont on avait dit : « L'histoire en fera un grand pape, l'Eglise en fera un grand Saint ». Saint Pie X a été surnommé le pape de l'Eucharistie, car c'est sous son heureux pontificat que les petits enfants furent appelés à communier dès l'âge de raison.




Lien : Mémoire obligatoire de Saint Pie X (Liturgie)

*** Solennité pour l'Ordre Cistercien ; Mémoire obligatoire ailleurs :

 
 
      
 
 
Saint Bernard (1090-1153) naquit au château de Fontaines, près de Dijon, d'une famille distinguée par sa noblesse et par sa piété, et fut, dès sa naissance, consacré au Seigneur par sa mère, qui avait eu en songe le pressentiment de sa sainteté future. Une nuit de Noël, Bernard, tout jeune encore, assistait à la Messe de Noël. Il s'endormit, et, pendant son sommeil, il vit clairement sous ses yeux la scène ineffable de Bethléem, et contempla Jésus entre les bras de Marie. A dix-neuf ans, malgré les instances de sa famille, il obéit à l'appel de Dieu, qui le voulait dans l'Ordre de Cîteaux. Mais il n'y entra pas seul : il décida six de ses frères et vingt-quatre autres gentilshommes à le suivre. L'exemple de cette illustre jeunesse et l'accroissement de ferveur qui en résulta pour le couvent suscitèrent tant d'autres vocations, qu'on se vit obligé de faire de nouveaux établissements. Bernard fut le chef de la colonie qu'on envoya fonder à Clairvaux un monastère qui devint célèbre et fut la source de cent soixante fondations, du vivant même du Saint. Chaque jour, pour animer sa ferveur, il avait sur les lèvres ces mots : « Bernard, qu'es-tu venu faire ici. » Il y répondait à chaque fois par des élans nouveaux. Il réprimait ses sens au point qu'il semblait n'être plus de la terre. Voyant, il ne regardait point, entendant, il n'écoutait point, goûtant, il ne savourait point. C'est ainsi qu'après avoir passé un an dans la chambre des novices, il ne savait si le plafond était lambrissé ou non; côtoyant un lac, il ne s'en aperçut même pas. Un jour, il but de l'huile pour de l'eau, sans se douter de rien. Bernard avait laissé, au château de sa famille, Nivard, le plus jeune de ses frères : « Adieu, cher petit frère, lui avait-il dit. Nous t'abandonnons tout notre héritage. - Oui, je comprends, avait répondu l'enfant, vous prenez le Ciel et vous me laissez la terre. Le partage n'est pas juste ». Plus tard, Nivard vint avec son vieux père rejoindre Bernard au monastère de Clairvaux. Le Saint n'avait point étudié dans le monde mais l'école de l'oraison suffit à faire de lui un grand Docteur, admirable par son éloquence, par la science et la suavité de ses écrits. Il fut le conseiller des évêques, l'ami des Papes, l'oracle de son temps. Mais sa principale gloire, entre tant d'autres, semble être sa dévotion incomparable envers la Très Sainte Vierge. Bernard meurt en 1153 à 63 ans laissant derrière lui plus de 500 abbayes cisterciennes !
 
Saint Bernard, pourtant si engagé dans son monastère, sillonnera les routes d'Europe pour défendre l'Église et porter témoignage à la Vérité dans toute son orthodoxie. En 1129 par exemple, il participe au Concile de Troyes, convoqué par Sa Sainteté le Pape Honorius II, mais aussi, quelques années plus tard au Concile de Sens en 1140 où il fait condamner les 19 hérésies de Pierre Abélard. Il ne cessera de combattre les hérésies cathares mais aussi l'antisémitisme de son époque : « ne sommes nous pas spirituellement des sémites ? » écrira-t-il. Il prêchera ensuite à Vézelay la deuxième croisade par un discours historique, le 31 mars 1146. Epuisé, il meurt le 20 août 1153 dans son Abbaye de Clairvaux. Il sera par la suite canonisé le 18 juin 1174 par Alexandre III, et déclaré Docteur de l'Église par Pie VIII en 1830. On le fête le 20 août.
 
 
 

 
 
 
Liens : Mémoire obligatoire de Saint Bernard de Clairvaux (Liturgie)Memoráre / Souvenez-vous + Catéchèse de Sa Sainteté le Pape Benoît XVI sur Saint Bernard de Clairvaux (21 octobre 2009) + (4 novembre 2009) + Encyclique de Sa Sainteté le Pape Pie XII sur Saint Bernard de Clairvaux : "Doctor Mellifluus"Télécharger gratuitement toutes les œuvres de Saint Bernard de Clairvaux + Œuvres complètes de Saint Bernard de Clairvaux + "Nous n'avons point ici une cité permanente mais nous aspirons à celle où Marie fait aujourd'hui son entrée" (pour la fête de l'Assomption)"Aujourd'hui, nous entrons dans le temps du combat chrétien" (pour la rentrée en carême) + « La violence de la douleur a donc transpercé votre âme, en sorte que ce n’est pas sans raison que nous vous proclamons plus que Martyre » (Saint Bernard) + « Que ce doux nom ne soit jamais loin de votre bouche, jamais loin de votre cœur » (Saint Bernard) + Le Christ, fontaine d'eau vive, par Saint Bernard + « Ève fut l’épine qui blessa, Marie, la rose qui soulage toutes douleurs » (Saint Bernard de Clairvaux) + « Ô Marie, cache, je te le dis, cache l’éclat de ce soleil levant, couche-le dans la crèche, enveloppe-le de langes : ce sont là nos richesses » (Saint Bernard de Clairvaux) + « Toutes les fois que vous vous sentez pressés par une violente tentation et que vous êtes menacés d’une grande épreuve, invoquez celui qui est votre gardien » (Saint Bernard de Clairvaux)

Prêtre, confesseur, apôtre de l'Immaculée Conception et martyr à Auschwitz...

 
      
 
 
 
« De nos jours, le plus grand poison est l'indifférence, qui trouve ses victimes non seulement
parmi les bourgeois mais aussi parmi les religieux » (Saint Maximilien-Marie Kolbe)
 
 
 
 
 
Il était un frère franciscain conventuel polonais, qui s'est offert à la place d'un père de famille dans le camp de concentration nazi à Auschwitz I. Pendant son enfance, il a eu une vision de la Vierge de Czestochowa. La Vierge lui apparut et lui présenta deux couronnes, une blanche et une rouge, symbolisant la pureté et le martyre. Comme Elle l'invitait à choisir, sa générosité le poussa à choisir les deux. Dès ce moment, le privilégié de Marie prit cette généreuse décision : « Je deviendrai meilleur de jour en jour ». L'âme de l'enfant conserve depuis cette rencontre un amour indéfectible pour la Sainte Vierge. La lecture des écrits de Saint Louis-Marie Grignion de Montfort lui apprend que « Dieu veut révéler et découvrir Marie, le chef-d'oeuvre de ses mains, dans ces derniers temps Marie doit briller, plus que jamais, en miséricorde, en force et en grâce » (Traité de la vraie dévotion à la Sainte Vierge). Il donne sa vie à la Sainte Vierge. « De même que l'Immaculée est à Jésus, à Dieu, de même chaque âme va être par Elle et en Elle à Jésus, à Dieu, et cela beaucoup mieux que sans Elle », écrira Saint Maximilien. Il décide par la suite de devenir prêtre. Entré au séminaire dans son adolescence, il est ordonné le 28 avril 1918. En 1917, il avait fondé la Milice de la Vierge Immaculée. Les sept premiers Chevaliers d'avant-garde se consacrent à Marie Immaculée le 17 octobre 1917. Ces dévoués serviteurs de la Vierge affronteront tous les ennemis de Dieu et de l'Eglise, particulièrement les suppôts de la franc-maçonnerie en Italie, en Pologne, et dans le monde entier. Ils réciteront une fois par jour la prière suivante : « Ô Marie conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours à Vous et pour tous ceux qui n'ont pas recours à Vous, plus particulièrement pour les francs-maçons et pour tous ceux qui vous sont recommandés ».
 
Sur la même lancée, il crée en janvier 1922 le journal Le Chevalier de l'Immaculée. En août 1927, il fonde Niepokalanow, « la cité de l'Immaculée », près de Varsovie. Il y met en place une maison d'édition et une station de radio (il était lui même radioamateur sous l'indicatif SP3RN), toutes deux destinées à promouvoir la vénération de la Vierge. En 1939, sa fraternité fournit l'abri à des réfugiés polonais, y compris des juifs. Le 17 février 1941, il est arrêté par la Gestapo, et transféré en mai dans le camp d'Auschwitz I, sous le matricule 16670. En juillet 1941, un homme disparaît dans le bloc 14, où se trouve le père Kolbe. Aussitôt, les nazis sélectionnent dix hommes de la même baraque et les condamnent à mourir de faim. Un des malheureux désignés pour la mort s'écrie : « Oh ! ma pauvre femme et mes enfants que je ne reverrai plus ! ». Alors, au milieu de ses camarades interdits, le Père Maximilien se fraie un chemin et sort des rangs. « Je voudrais mourir à la place d'un de ces condamnés », et il désigne celui qui vient de se lamenter. « Qui es-tu ? » demande le chef. « Prêtre catholique », répond le Père. L'officier, stupéfait, garde un moment le silence puis accepte l'héroïque proposition. Il est exécuté d'une injection de phénol dans le bras qu’il tend lui-même à la veille de l’Assomption et son corps est brûlé dans un four crématoire le 15 août, Solennité de l’Assomption. François Gajowniczek, le père de famille qui sera sauvé par Saint Maximilien décèdera en 1995.
 
Saint Maximilien a été béatifié le 17 octobre 1971 par Paul VI et canonisé le 10 octobre 1982 comme martyr par Sa Sainteté le Pape Jean-Paul II. Il est un des Saints patrons du XXe siècle, des électriciens, des radioamateurs, des journalistes, des prisonniers politiques et des toxicomanes.
 
 
 
 
 
 
 

Martyr de la Vérité… 

 

 

 

Jakob Gapp naît en 1897 à Wattens dans le Tyrol autrichien (Innsbruck-Land). Son père est ouvrier. Il est le 7ème enfant de la famille. En 1915 il s'engage dans l'infanterie. Il est blessé sur le front italien et décoré. Puis il est fait prisonnier et ne sera libéré par les Italiens qu'en août 1919. En 1920, il est novice marianiste. Il œuvre à Graz en Styrie. C'est à Antony, près de Paris qu'il prononce ses vœux définitifs. Après quoi, il est envoyé au séminaire de Fribourg, en Suisse. Là il est ordonné prêtre en 1930. De retour en Autriche, il exerce son ministère dans les écoles marianistes, notamment à Graz, et il se dévoue au service des pauvres et des chômeurs. Quand la doctrine nazie commence à se répandre, il déclare avec force et courage qu'il ne peut y avoir aucun compromis entre l'idéologie païenne du national-socialisme et le christianisme. Non sans raison, il y voit une lutte apocalyptique. A cause de cela, il doit quitter Graz et il revient au Tyrol. En octobre 1938, on lui interdit d'enseigner la religion après qu'il ait dit en chaire que l'amour du prochain doit s'exercer sans distinction de nationalité ou de religion. En décembre, après avoir défendu le Pape contre les attaques des nazis, il doit s'expatrier. On le retrouve à Bordeaux, puis en Espagne où son opposition au nazisme lui vaut d'être isolé et incompris de tous. C'est alors que deux individus, feignant de fuir la persécution antisémite, lui demandent de les accompagner jusque dans la France occupée. C'était un piège de la Gestapo qui l'avait suivi depuis son départ d'Autriche. Il est arrêté et emmené en captivité à Berlin. En juillet 1943, il est condamné à mort, et le 13 août, il est guillotiné. L'unique relique, son anneau de profession, est conservé au centre de formation marianiste de Griesinghof, en Autriche.

 

Il a été béatifié le 24 novembre1996 à Rome par Jean Paul II.

Moniale et fondatrice du monastère Sainte-Croix de Poitiers - Patronne de Poitiers et "Patronne secondaire" de la France avec Sainte Jehanne d’Arc et Sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus…

 
 
 
 
Fille du roi Berthaire de Thuringe, elle avait treize ans quand les fils de Clovis s'entendirent pour assassiner son père et s'emparer de son pays, en 531. Elle échut comme butin de guerre à Clotaire, alors roi de Soissons qui voulut l’épouser à Vitry-en-Artois. Celle-ci tenta d'abord de s'enfuir dans les alentours de Péronne. Rattrapée, elle dut se résoudre à la cérémonie, présidée par l'évêque Saint Médard, à Soissons. Elle devint reine durant une vingtaine d'années, épouse d'un mari brutal et débauché. Elle ne tremblait pas devant lui, le laissant s'empiffrer et s'enivrer, tandis qu'à la même table elle mangeait sobrement ses lentilles et son pain sec. En 555, les Thuringeois s'étant révoltés, Clotaire tua son frère et elle obtint d'entrer en religion. Il avait alors peur de l'enfer. Consacrée religieuse par Saint Médard. Devant son hésitation, elle le menace : « Si tu tardes à me consacrer et que tu craignes un homme plus que Dieu, le Pasteur te demandera compte de l'âme de ta brebis ». Elle fit d'abord un pèlerinage à Tours sur le tombeau de Saint Martin. Elle alla ensuite demander conseil à Saint Jean de Chinon qui vivait dans un ermitage troglodyte lequel existe toujours au-dessus de la ville. Elle se rendit ensuite sur la terre de Saix, Vienne, que Clotaire lui avait donnée et y fonda un oratoire et un hospice où elle s'occupait elle-même des malades : c'était un des premiers hospices organisés en France. Mais Clotaire, qui avait d'abord accepté la vocation de la reine, changea d'avis : il envoya une troupe à Saix pour la ramener à la cour. Lorsque les soldats s'annoncèrent en vue de Saix, Radegonde s'enfuit vers le Sud à travers un champ d'avoine que des ouvriers étaient en train de semer. C'est alors que se produisit le "miracle des avoines", la sainte reine fit instantanément pousser l'avoine pour s'y cacher. Questionnés par les poursuivants, les moissonneurs, purent affirmer qu'ils n'avaient vu personne dans le champ depuis le temps où cette avoine avait été semée. À partir de ce moment, Clotaire lui laissa suivre son chemin vers une vie consacrée à la religion. Elle fonde le monastère de la Sainte Croix à Poitiers où elle se retira, selon les règles monastiques de Saint Césaire d'Arles. (Après deux siècles, la règle de Saint Benoît sera ensuite adoptée). Le 25 octobre 552 (ou 553), elle entra dans le monastère Notre-Dame (placé sous la protection du Saint-Siège pour être libre du pouvoir épiscopal) accompagnée de plus de 200 jeunes filles de la noblesse franque et en présence d'une grande foule. Elle leur donna une abbesse en la personne de Sainte Agnès de Poitiers, elle-même gardant des tâches humbles comme la vaisselle ou le balayage. Elle y passa trente années de bonheur et de paix. Saint Venance Fortunat fut son confident et futur évêque de Poitiers et composa pour elle l’admirable hymne du "Vexilla Régis." Sainte Radegonde est vénérée par les catholiques, les orthodoxes et les luthériens. Ses litanies, très proches de celle de la Vierge, avec toutefois des éléments poitevins, l'invoquent principalement comme "Reine de la Paix". Le Christ dans une vision lui a dit : « Pourquoi te faire tant souffrir ? Sache que tu es une des plus belles perles de mon diadème ». On peut voir dans cette parole un appel de l'Amour miséricordieux vers tous les humains.
 
Elle mourut le 13 août 587, à 68 ans, dans le monastère Notre-Dame. Elle fut enterrée dans l'église abbatiale Sainte-Marie-hors-les-murs (aujourd'hui Sainte-Radegonde) à Poitiers. Pendant les invasions normandes, sa dépouille fut emmenée à l'abbaye Saint-Benoît de Quinçay, puis ramenée à Poitiers en 868. De nombreux miracles lui sont attribués, ce qui attira de nombreux pèlerins. Elle fut déclarée sainte peu de temps après sa mort.
 
 
 
 
Liens : Litanies de Sainte Radegonde (1) + Litanies de Sainte Radegonde (2)

Karl Leisner est né à Rees, en Basse-Rhénanie, le 28 février 1915. Il était un jeune militant chrétien. Il sera ordonné prêtre au camp de Dachau. Il meurt le 12 août 1945 et sera béatifié en 1996 par le pape Jean-Paul II : 

 

 

« C’est au milieu de la tempête et du feu qu’il s’avère si la foi est solide
comme un arbre, et dure comme l’acier, et constante comme l’or
 »


 

Fervent chrétien, Karl Leisner s'engage rapidement dans le mouvement de jeunesse catholique de Clèves, dont il devient responsable en 1933. Mgr Clemens August von Galen lui confie alors la charge de responsable de la jeunesse dans l'ensemble du diocèse de Münster. La Gestapo commence alors à surveiller ce jeune militant, dont le journal intime, qu'il tient depuis l'âge de douze ans, témoigne de son aversion pour le régime nazi. En 1934, alors que les partisans du Führer scandent « Heil Hitler », Leisner écrit dans son journal : « Le Christ est ma passion, Heil. » Il rencontre le Mouvement de Schönstatt dès le lycée, mouvement qui deviendra la source principale de sa spiritualité, faisant partie d'un groupe de séminaristes. Il est ordonné diacre le 25 mars 1939 en vue du sacerdoce. Mais il découvre peu après qu'il est atteint de tuberculose pulmonaire et part en convalescence en Forêt-Noire. C'est là qu'il est arrêté par la Gestapo le 8 novembre 1939, à la suite d'une remarque concernant l'attentat de Georg Elser contre Hitler. D'abord emprisonné à Fribourg, il est transféré au camp de concentration de Sachsenhausen, puis à Dachau le 13 décembre 1940 sous le numéro 22356. Environ deux mille huit cents prêtres allemands, autrichiens, polonais et d'autres pays d'Europe, ainsi que des pasteurs, y sont réunis dans le "Block 26". Premier clerc lié à Schönstatt interné à Dachau, il fut suivit par plusieurs autres, dont le fondateur Joseph Kentenich lui-même. En 1941, le père Josef Fischer créé un groupe de prêtres de Schönstatt dans le camp, groupe que rejoint Karl. En juin 1943, il y a trois groupes, dont celui de Karl. Ce groupe choisit pendant l’automne 1944 une devise commune : Victor in vinculis ("Vainqueur dans les chaînes"). Le 17 décembre 1944, le 3ème Dimanche de l'Avent dit de « Gaudete », dans le bloc 26 du camp de concentration, Mgr Gabriel Piguet, évêque de Clermont-Ferrand, détenu lui aussi, ordonne Karl Leisner prêtre. Celui-ci est alors presque mourant. Il ne célèbrera de fait qu'une seule messe, pour la fête de Saint Étienne, en 1944.

 

Karl Leisner est libéré par l'armée américaine le 4 mai 1945 et part au sanatorium de Planegg (près de Munich) où il meurt le 12 août. Il écrit dans les dernières lignes de son journal : « Bénis aussi, Seigneur, mes ennemis ! ». Il est enterré dans la crypte de la cathédrale de Xanten. Le 23 juin 1996, Jean-Paul II célèbre au stade olympique de Berlin la béatification de Karl Leisner.

 

 

 

 

Un modèle pour la jeunesse d'Europe

 

Lors d'une rencontre à Strasbourg le 8 octobre 1988 avec des jeunes Européens, le pape Jean-Paul II a donné Karl Leisner comme modèle à la jeunesse d'Europe. Européen convaincu dès sa jeunesse, celui-ci écrivait dans son journal le 16 juin 1945, peu de temps avant sa mort : « Une seule chose : pauvre Europe ! Retourne à ton Seigneur Jésus-Christ! Là est ta Source pour tout ce que tu portes de plus beau. Retourne aux sources vives de la véritable force divine ! Oh Seigneur, permets-moi de te servir un peu comme instrument pour cela, je t’en supplie ! ».

 

 

 

 

Liens : Lettre de l’abbaye Saint Joseph de Clairval sur le Bienheureux Karl Leisner + Prière à la Vierge des prêtres de Dachau + Article sur le Bienheureux Karl Leisner, par Odile HaumontéSite Internet sur le Bienheureux Karl Leisner

Saint Laurent fut l'un des plus illustres martyrs de l'Église. Ses vertus, son mérite, lui gagnèrent l'affection du Pape Sixte II, qui le choisit comme son premier diacre. L'an 258, le Pape fut arrêté et condamné à mort. Comme on le conduisait au supplice, Laurent, son diacre, le suivait en pleurant : « Où allez-vous, mon père, disait-il, sans votre fils ? Où allez-vous, saint Pontife, sans votre diacre ? Jamais vous n'offriez le sacrifice sans que je vous servisse à l'autel. En quoi ai-je eu le malheur de vous déplaire ? ». Le saint Pape, ému, lui dit : « Je ne vous abandonne point, mon fils; une épreuve plus pénible et une victoire plus glorieuse vous sont réservées; vous me suivrez dans trois jours ». Puis il lui ordonna de distribuer aux pauvres tous les trésors de l'Église, pour les soustraire aux persécuteurs : mission que Laurent accomplit avec joie.

 

Le préfet de Rome, à cette nouvelle, fit venir Laurent et lui demanda où étaient tous les trésors dont il avait la garde, car l'empereur en avait besoin pour l'entretien de ses troupes : « J'avoue, lui répondit le diacre, que notre Église est riche et que l'empereur n'a point de trésors aussi précieux qu'elle; je vous en ferai voir une bonne partie, donnez-moi seulement un peu de temps pour tout disposer ». Le préfet (Dacien ou Déce) accorda trois jours de délai. Pendant ce temps, Laurent parcourut toute la ville pour chercher les pauvres nourris aux dépens de l'Église; le troisième jour, il les réunit et les montra au préfet, en lui disant : « Voilà les trésors que je vous ai promis. J'y ajoute les perles et les pierres précieuses, ces vierges et ces veuves consacrées à Dieu; l'Église n'a point d'autres richesses. – Comment oses-tu me jouer, malheureux ? dit le préfet; est-ce ainsi que tu outrages en moi le pouvoir impérial ? ». Puis il le fit déchirer à coups de fouets.

 

Laurent, après ce supplice, fut conduit en prison, où il guérit un aveugle et convertit l'officier de ses gardes, nommé Hippolyte. Rappelé au tribunal, il fut étendu sur un chevalet et torturé cruellement; c'est alors qu'un soldat de la garde, nommé Romain, vit un Ange essuyer le sang et la sueur du martyr : « Vos tourments, dit Laurent au juge, sont pour moi une source de délices ». Laurent fut ensuite rôti à petit feu sur un gril de fer, et quand il eut un côté tout brûlé : « Je suis assez rôti de ce côté, dit-il au juge en souriant; faites-moi rôtir de l'autre ». Bientôt, les yeux au Ciel, il rendit l'âme.

 

 

 

Liens : Fête de Saint Laurent de Rome (Liturgie) + Saint Laurent, Proto-Diacre de l’Eglise Romaine, par Don Francesco Moraglia, Docteur de Théologie Systématique + Basilique Saint-Laurent-hors-les-Murs + Les Larmes de Saint Laurent (du 10 au 15 août) + Lectures du Bréviaire (1962)

Le Bienheureux Franz Jägerstätter est né le 20 mai 1907 à Sankt Radegund, près de Salzbourg (Oberösterreich), et guillotiné le 9 août 1943 à Berlin. Il était un objecteur de conscience autrichien face au régime national-socialiste. Il vient d'être béatifié (le vendredi 26 octobre 2007) en présence de 27 évêques et plus de 5000 fidèles... Nous sommes invités à suivre son exemple pour ne pas coopérer aux idéologies du Mal parmi les hommes et femmes politique.

 
 
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« Peut-on être en même temps soldat du Christ et soldat pour le national-socialisme,
peut-on combattre pour la victoire du Christ et de son Église et en même temps
pour la victoire du national-socialisme ? […] Si Dieu ne m'avait pas accordé sa grâce
et la force de mourir, si nécessaire, pour défendre ma foi, je ferais peut-être simplement
ce que fait la majorité des gens. Dieu peut en effet accorder sa grâce à chacun comme Il le désire.
Si d’autres avaient reçu les nombreuses grâces que j'ai reçu, ils auraient peut-être
fait des choses bien meilleures que moi » (Franz Jägerstätter)


 
Franz Jägerstätter était un jeune paysan autrichien, catholique, épousé à Franziska Schwaninger. En 1938, après que les troupes d'Hitler ont pénétré en Autriche, il est le seul de son village à voter contre l'Anschluss. Il se rend à une brève période de formation militaire, mais n'adhère à aucune organisation politique et manifeste ouvertement son opposition au nazisme. Franz Jägerstätter, alors père de trois petites filles dont la plus âgée a six ans, est appelé au service actif en février 1943. En union avec les évêques catholiques du Reich, il refuse de combattre, et en conséquence, est emprisonné à Linz, puis à Berlin. Condamné à mort par un tribunal militaire pour "obstruction aux principes de la Wehrmacht", Franz Jägerstätter fut amené de Berlin au camp de concentration de Brandebourg/Havel (+) le 9 août 1943. À la mi-journée, on lui dit que sa condamnation à mort était confirmée et aurait lieu le même jour, à 16h. Juste avant son exécution Franz écrit : « Je suis convaincu qu'il vaut mieux dire la Vérité, même si je dois payer au prix de ma vie ». Cet après-midi-là, à 16h, Franz fut décapité à l'âge de 36 ans, un an jour pour jour après le gazage de Ste Edith Stein. Trois ans plus tard, ses restes furent ramenés dans sa terre natale et il fut enterré près de son église paroissiale de Sainte-Radegonde.
Le 10 mai 1940, les troupes allemandes envahissent les Pays-Bas. Bientôt y règne l’idéologie nazie, resserrant sans cesse les mailles du filet autour de la communauté juive. Le 26 juillet 1942, les évêques catholiques du pays font lire dans toutes les paroisses un texte de protestation. Le lendemain, l’arrestation des juifs devenus catholiques est décrétée. Parmi eux, Edith Stein et sa sœur Rosa, réfugiées au carmel d’Echt (Pays-Bas). Brillante intellectuelle, elle fut constamment animée d'une profonde quête de Vérité…
 
 
 
 
 

« La personne qui cherche la Vérité est peut-être plus proche de Dieu qui est la Vérité, 
et ainsi plus proche de son propre coeur, qu'elle ne le pense ».
(La science de la Croix)
 
 
 
 
Edith Stein est née en Allemagne le 12 octobre 1891, jour de Yom Kippour, ce qui explique sans doute l’affection particulière que lui voue sa mère, femme énergique et pieuse. Dernière de onze enfants, Edith connut à peine son père, mort deux ans plus tard. Toute sa jeunesse se passe à Breslau (aujourd’hui Wroclaw), en Silésie, sur les rives de l’Oder. Entrée à l’université en 1911, elle étudie avec passion, milite pour l’égalité des sexes, s’engage en politique, noue des amitiés et dérive vers l’athéisme. Fascinée par la personne humaine, comme en témoigne son livre Vie d’une famille juive, elle s’oriente vers la psychologie et découvre avec enthousiasme la phénoménologie à l’université de Göttingen.
 
 
 


UN ATHÉISME ÉBRANLÉ PAR SES RENCONTRES

Trois maîtres jouent dès lors un rôle majeur dans son initiation philosophique : Edmund Husserl, Max Scheler et Adolf Reinach. Parce que les deux derniers sont juifs convertis au christianisme, ils font tomber ses préjugés à l’encontre du christianisme. La lecture des notes de Reinach, mort au front en 1917, sera déterminante. Le philosophe les a écrites dans les tranchées après avoir fait l’expérience fulgurante de l’intimité de Dieu. Elles témoignent du cheminement d’une pensée rigoureuse qui ne veut pas abdiquer la raison, mais ne peut nier la Rencontre. De quoi interpeller Edith Stein. En cet hiver 1917-1918, la jeune femme n’a pourtant pas encore fait l’expérience personnelle de Dieu. Son athéisme a reflué, ébranlé par ses rencontres, ses lectures, son engagement comme infirmière bénévole de la Croix-Rouge qui a nourri sa réflexion sur l’empathie, sujet de sa thèse. Mais la « lumière obscure » de la foi qui couve en elle a encore besoin d’une étincelle. Celle-ci viendra d’abord par Anna, la jeune veuve de Reinach, qui lui fait entrevoir « la force divine » que la Croix « donne en partage à ceux qui la portent ». Puis par Sainte Thérèse d’Avila, dont elle lit l’autobiographie durant une nuit de l’été 1927. La Vérité qu’elle recherche avec tant de persévérance et que la philosophie ne lui a pas apportée lui est enfin révélée. Par-delà les siècles, Thérèse d’Avila lui montre vers quel horizon tendre désormais, celui du Carmel, qu’elle sent être sa patrie spirituelle. Il lui faudra pourtant encore beaucoup patienter…
 
 
 
PRÈS DE 12 ANS SUR LE SEUIL DE LA VIE MONASTIQUE

Baptisée le 1er janvier 1922, Edith Stein restera pendant près de douze ans sur le seuil de la vie monastique, consacrant son temps à l’enseignement à l’école des dominicaines de Spire et à l’Institut (catholique) des sciences pédagogiques de Münster, où elle se révèle excellente pédagogue. Elle travaille beaucoup, traduisant les lettres et le journal de la période pré-catholique de John Henry Newman ainsi que Questiones disputatae de veritate de Saint Thomas d'Aquin. Jamais, en revanche, elle ne parviendra à enseigner en faculté : elle a le tort d’être une femme, d’origine juive de surcroît… Sur les conseils du P. Erich Przywara, grand théologien jésuite qui souhaite une participation active des chrétiens à la vie de l’Église, elle entre dans le circuit des conférences catholiques. Avec courage, elle y développe une vision de la dignité de la personne humaine, en opposition radicale avec l’idéologie nazie. Elle aborde les thèmes qui lui sont chers : la pédagogie, l’éducation, mais aussi la spécificité des femmes dans la société et dans l’Église. Le 12 avril 1933, Hitler obtient les pleins pouvoirs. Edith Stein décide, avec le soutien de dom Raphaël Walzer, jeune abbé bénédictin de Beuron et figure de la résistance au nazisme, d’en appeler à Pie XI. Sa lettre au pape insiste sur trois points : la détresse de son peuple, le lien entre haine du juif et haine du Christ, la menace qui pèse donc sur l’Église. Pie XI réagira aussitôt. Chez elle, l’alliance entre ses intuitions, ses écrits, sa vie est totale. Quelques jours plus tard, elle est privée de son travail et de toute possibilité de s’exprimer en public.
 
 
 
PLEINEMENT SOLIDAIRE DE SON PEUPLE

C’est alors que, pleinement solidaire de son peuple, elle franchit le 14 octobre 1933 la clôture du carmel de Cologne, laissant derrière elle activités universitaires et grandes amitiés. Le 15 avril, elle prend l’habit sous le nom de Sœur Thérèse-Bénédicte de la Croix. Thérèse en l’honneur de la Sainte d’Avila ; Bénédicte en mémoire de Saint Benoît et sans doute en référence à l’importance de la bénédiction dans le judaïsme ; la Croix, parce qu’elle ne cesse d’en approfondir le mystère. Elle s’adapte avec souplesse à la vie du carmel, sans cesser son travail intellectuel. Elle écrit ainsi L’être fini et l’Être éternel, qui traite de la puissance de la grâce et du mystère de la liberté humaine. Elle compose aussi des poèmes. En septembre 1936, elle renouvelle ses vœux tandis qu’à l’autre bout de l’Allemagne, sa mère, douloureusement affectée par sa conversion, meurt. Héritant de son livre de prières juives, Edith retrouve, mais éclairée par « la lumière obscure » qui pour elle désormais irradie de la croix, la richesse spirituelle d’Israël. Dans une lettre à un religieux, elle écrit : « Vous ne pouvez imaginer ce que signifie pour moi d’être fille du peuple élu : c’est appartenir au Christ non seulement par l’esprit, mais par le sang. »
 
 
 
CHACUN EST RESPONSABLE DE TOUS

Le 21 avril 1938, elle prononce sa profession perpétuelle. Sept mois plus tard, après la terrible « Nuit de cristal » des 9 et 10 novembre, elle se laisse convaincre de quitter Cologne pour trouver refuge aux Pays-Bas, au carmel d’Echt où la rejoint sa sœur Rosa, baptisée comme elle. Là, à la demande de la prieure, elle rédige une étude sur Saint Jean de la Croix, La Science de la croix, qui restera inachevée. Elle s’efforce par ailleurs de penser la solidarité, affirmant que chacun est responsable de tous, comme la haine d’un seul enténèbre le monde. En 1939, elle remet un billet à sa prieure : « Permettez-moi de m’offrir en holocauste au Cœur de Jésus pour demander la paix véritable… ». À partir d’avril 1942, elle doit, comme Rosa, porter l’étoile jaune (fiche 44070). Le 2 août, les deux sœurs sont arrêtées par les S.S. « Viens, allons pour notre peuple », aurait alors dit Edith, avec la clarté d’âme et de cœur qui l’habitait, à sa sœur Rosa. Au camp de transit de Westerbork, elle croisera une autre grande mystique juive du XXème siècle, Etty Hillesum. Le 7 août, Edith et Rosa Stein font partie d’un convoi de 987 Juifs pour le camp d’extermination d’Auschwitz-Birkenau. Dès leur arrivée, un groupe de femmes et d'enfants dénudés est conduit vers le cloître de la mort. Le 9, elles sont gazées « ex odio fidei » en haine de la foi catholique. Par l'aveuglement des gouvernants, les forces maléfiques se sont déchaînées et le monde a basculé dans la haine et l'horreur.
 
Edith Stein a été béatifiée le 1er mai 1987 et canonisée par le pape Jean-Paul II le 11 octobre 1998. Elle est proclamée co-patronne de l'Europe le 1er octobre 1999.
 
 
 
 
 

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