« Il y en a qui ont l’habitude de toujours mal parler des prêtres, qui ont pour eux du mépris. Faites attention, mes enfants. Comme ils sont les représentants de Dieu, tout ce que vous dites retombe sur Dieu lui-même » (Saint Curé d’Ars)

 
 
 

« Un seul Ave bien dit fait trembler tout l'enfer »
(Saint Curé d’Ars, patron des prêtres)
 
 
 
 
Né à Dardilly, non loin de Lyon, trois ans avant la Révolution française, de simples cultivateurs profondément chrétiens, il fut d'abord berger et occupé aux travaux des champs. Dès ses premières années, il se distingua par sa candeur, sa piété, son amour pour la Sainte Vierge, et sa charité pour les pauvres. Il parvint au sacerdoce grâce à sa piété plus qu'à ses talents. Après quelques années de vicariat, il fut appelé à la cure d'Ars, et, en apercevant le clocher de sa paroisse, il se mit à genoux pour prier Dieu et lui recommander son ministère. Son premier soin fut de visiter ses paroissiens. Il les eut vite conquis par sa vertu, et l'on vit succéder aux abus de toutes sortes et à l'indifférence, grâce à son zèle, un esprit profondément chrétien, une parfaite observance du dimanche : la paroisse, sous l'impulsion d'un Saint, était devenue une communauté religieuse.
 
Bientôt, des pays voisins, on accourut pour l'entendre, pour se confesser à lui et obtenir des miracles, qu'il attribuait à Sainte Philomène, dont le culte tout nouveau croissait chaque jour en popularité. Aussi l'appelait-il sa chère petite Sainte. Dix ans plus tard, la réputation du saint curé s'était étendue au-delà de la France, et l'on ne tarda pas à venir de plus loin. La paroisse d'Ars, jadis inconnue et solitaire, était devenue un centre d'attraction universelle, aux personnes pieuses se joignaient des impies, des incrédules, des débauchés. Les conversions se multipliaient par milliers. Il passait régulièrement jusqu'à seize et dix-huit heures par jour au confessionnal, et le reste du temps en prédications, catéchisme et prières. Complètement donné à sa tâche pastorale, épuisé, il aura ce mot vers la fin de sa vie : « Qu'il fait bon de mourir quand on a vécu sur la croix. ». Il est exaucé le 4 août 1859 quand il meurt à l'âge de 74 ans.
 
Le décret de l'inscription au procès de béatification est signé en 1904 par Pie X. Il est canonisé par Pie XI en 1925. Il est proclamé en 1929 « patron de tous les curés de l'univers » ce qui signifie qu'il est recommandé à ceux-ci de s'inspirer de son exemple. Sa vie pastorale exemplaire peut en effet être un foyer de ressourcement pour tous les prêtres de l'Église catholique. Mais, bien sûr, tous les habitants de la terre peuvent trouver en lui un modèle de charité, tournée vers Dieu et les frères.
 
 
 
 
 
 
 

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Docteur de l'Église
 (1696-1787) :

 

 

 

Saint Alphonse de Liguori naquit près de Naples le mardi 27 septembre 1696. Après de fort brillantes études, docteur en droit civil et canonique à seize ans, il embrassa la carrière d'avocat. Pendant les dix années qu'il remplit cette charge, il fut le modèle du parfait chrétien. Il commençait à se relâcher, quand il échoua dans un plaidoyer superbe où il avait déployé tous ses talents; « O monde ! s'écria-t-il, désormais je te connais; tu ne m'auras plus ». Peu après, il entendit une voix lui dire : « Laisse le monde de côté, livre-toi à Moi tout entier... ». Aussitôt il répondit, fondant en larmes : « O Dieu ! Me voici, faites de moi ce qu'il Vous plaira ». Aussitôt Alphonse va déposer à l'église de la Sainte Vierge son épée de gentilhomme, prend bientôt l'habit ecclésiastique, fait ses études de théologie, et au bout de trois ans reçoit le sacerdoce. Désormais le voilà embrasé du zèle des âmes; il se mêle au peuple des campagnes et s'éprend d'un amour spécial pour lui. C'est alors que l'idée lui vint de fonder, pour exercer l'apostolat parmi cette classe si intéressante de la société, la Congrégation des Rédemptoristes (CSSR). Traité d'insensé par son père, ses proches et ses amis, persécuté et abandonné bientôt par plusieurs de ses premiers collaborateurs, délaissé et méprisé par son directeur lui-même, Alphonse endura toutes les souffrances morales qui peuvent tomber sur un homme: rien ne put l'abattre ni le décourager. Il eut plusieurs visions de la très Sainte Vierge; une fois, pendant un sermon sur les gloires de Marie, il fut ravi, et environné d'une éblouissante lumière. Un jour, son pauvre accoutrement le fit prendre pour le cocher des autres missionnaires, et, à son premier sermon, son éloquence fit dire au peuple : « Si le cocher prêche si bien, que sera-t-il des autres ! ». Aux travaux apostoliques, Alphonse joignait les travaux intellectuels, et il composa un grand nombre d'ouvrages de piété et de morale qui l'ont fait élever au rang des docteurs. Sacré évêque, Alphonse égala par ses vertus les plus saints pontifes. Il mourut à l'âge de quatre-vingt-onze ans, le 1er août 1787.

Il fut déclaré « Vénérable » le 4 mai 1796, béatifié en 1816 et canonisé en 1839. En 1871, il fut proclamé Docteur de l'Église. 

  

 

Liens : Mémoire obligatoire*** de Saint Alphonse Marie de Liguori (Liturgie) + Neuvaine de Saint Alphonse-Marie de Liguori sur le Saint-Esprit + Audience Générale de Sa Sainteté le Pape Benoît XVI sur Saint Alphonse de Liguori + Neuvaine de Saint Alphonse-Marie de Liguori sur le Sacré-Coeur + Les Gloires de Marie, par Saint Alphonse-Marie de Liguori + Prière d'une âme appelée à la vie religieuse, par Saint Alphonse-Marie de Liguori Prière à la Mère de Dieu, par Saint Alphonse-Marie de Liguori + Prière aux pieds d'un mourant, par Saint Alphonse-Marie de Liguori + Oeuvres de Saint Alphonse-Marie de Liguori (359 Mo !)

Fondateur de la Compagnie de Jésus (1491-1556) - Mémoire obligatoire*** :

 
 

« L’homme est créé pour louer, respecter et servir Dieu notre Seigneur
et par là sauver son âme. » (Saint Ignace de Loyola)
 



 
Saint Ignace naquit au château de Loyola le 24 décembre 1491, dans la commune d'Azpeitia, d'une noble famille de treize enfants (il sera le dernier). Il fut d'abord page du roi Ferdinand V puis il embrassa la carrière des armes. Il ne le céda en courage à personne, mais négligea complètement de vivre en chrétien, dirigé uniquement par l'orgueil et l'amour des plaisirs. De ce chevalier mondain, Dieu allait faire l'un des premiers chevaliers chrétiens de tous les âges. Au siège de Pampelune, un boulet de canon brisa la jambe droite du jeune officier, qui en peu de jours fut réduit à l'extrémité et reçut les derniers sacrements. Il s'endormit ensuite et crut voir en songe Saint Pierre, qui lui rendait la santé en touchant sa blessure. A son réveil, il se trouva hors de danger, quoique perclus de sa jambe. Pour se distraire, il demanda des livres. On lui apporta la Vie de Jésus-Christ et la Vie des Saints. Il les lut d'abord sans attention, puis avec une émotion profonde. Il se livra en lui un violent combat. Mais enfin la grâce l'emporta, et comme des hommes de cette valeur ne font rien à demi, il devint, dans sa résolution, un grand Saint dès ce même jour. Il commença à traiter son corps avec la plus grande rigueur, il se levait toutes les nuits pour pleurer ses péchés. Une nuit, il se consacra à Jésus-Christ par l'entremise de la Sainte Vierge, refuge des pécheurs, et Lui jura une fidélité inviolable. Une autre nuit, Marie lui apparut environnée de lumière, tenant en Ses bras l'Enfant Jésus.
 
Peu après, Ignace fit une confession générale et se retira à la grotte de Manrèze (non loin de l’abbaye bénédictine de Montserrat), pour s'y livrer à des austérités qui n'ont guère d'exemple que dans la vie des plus célèbres anachorètes : vivant d'aumônes, jeûnant au pain et à l'eau, portant le cilice comme Saint François d’Assise, il demeurait tous les jours six ou sept heures à genoux en oraison. Le démon fit en vain des efforts étonnants pour le décourager. C'est dans cette solitude qu'il composa ses Exercices Spirituels, l'un des livres les plus sublimes qui aient été écrits par la main des hommes. Après un pèlerinage en Terre Sainte pour convertir les infidèles, il commence ses études de théologie à l'université d'Alcalá de Henares. À la fin de l’année 1527, il rejoint la prestigieuse université de Salamanque. Mais les attaques vives qu'il subit en particulier de la part de l’Inquisition et des dominicains le décide à se rendre à l’université de Paris en février 1528 et sera profondément ébranlé par la progression grandissante des apostats réformés. Il partage sa chambre avec un jeune étudiant : Saint François Xavier. Quelque temps plus tard, le 15 août 1534, l'étudiant de 43 ans et ses jeunes amis étudiants font à Montmartre dans la crypte Notre-Dame, le vœu de pauvreté, de chasteté et d'obéissance et fonde ainsi la Compagnie de Jésus (s.j.)  que l'on pourrait appeler la chevalerie du Christ et le boulevard de la chrétienté. Cette fondation est assurément l'une des plus grandes gloires de l'Église catholique qui l’approuvera officiellement le 27 septembre 1540 par la bulle Regimini Militantis Ecclesiae du pape Paul III. L’approbation finale et définitive sera faite le 21 juillet 1550 par la bulle Exposcit Debitum du pape Jules III. Sciences profanes et sciences sacrées, enseignement, apostolat, rien ne devait être étranger à la Compagnie d'Ignace. Les vertus du fondateur égalaient ses grandes œuvres. Elles avaient toutes pour inspiratrice cette devise digne de lui : « Ad majorem Dei gloriam ! »
 

Archevêque de Ravenne et Docteur de l'Eglise (406-450) :

  

 

 

Pierre qui, à cause de l'or de son éloquence, reçut le surnom de Chrysologue, naquit à Imola d'une honorable famille. Dès son jeune âge, appliquant son esprit aux choses religieuses, il assista Cornélius le Romain, alors évêque de cette même ville, qui, à bon droit, le créa diacre. Nommé malgré lui archevêque de Ravenne, par le Saint Pape Sixte III, il est accueilli par les Ravennais avec un très grand respect. En Italie, Ravenne était la résidence des empereurs d'Occident. L'évêque Ursus étant mort, le pape choisit Pierre, alors diacre à Imola, pour lui succéder. On raconte que ce choix lui fut guidé par l'apôtre Saint Pierre lui-même et Saint Apollinaire, premier évêque de Ravenne. Éminent dans sa charge pastorale et voulant, dans un discours, réprimer les jeux habituels de personnages masqués, Pierre tint ce propos remarquable : « Qui aura voulu s'amuser avec le diable ne pourra se réjouir avec le Christ. ». Il nous reste de lui de nombreux sermons, dont l'une des qualités, et sans doute la meilleure quand ils sont riches de spiritualité, est la brièveté. Saint Germain l'Auxerrois se rendit à Ravenne en 418 pour plaider devant l'empereur la cause de l'Armorique opprimée par son gouverneur. Il fut reçu par l'impératrice Galla Placidia et par l'évêque Pierre. C'est là qu'il mourut assisté par Pierre durant ses derniers instants. Quant à Pierre, averti par Dieu de la fin de sa vie, il se retira dans sa patrie, et, étant entré dans l'église de Saint-Cassien, après avoir offert des dons précieux, il pria humblement Dieu et ce même protecteur de recevoir son âme avec bonté. Il quitta cette vie, le trois des Nones de Décembre, la dix-huitième année de son épiscopat. Son saint corps a été enseveli avec honneur près de celui de Saint Cassien. Quelques unes de ses formules sont demeurées fameuses : « Le Christ est le pain semé dans le sein de la Vierge Marie, levé dans la chair, formé dans sa Passion, cuit dans le four du tombeau, conservé dans les églises et distribué chaque jour aux fidèles comme une nourriture céleste placée sur les autels », disait-il, avec un art consommé de la métaphore. A propos de la puissance d'intercession de Marie, il assure, avec une énergie remarquable, que « cette Vierge unique, ayant logé le Seigneur dans son chaste sein, en exige, pour prix de l'hospitalité qu'elle lui a donnée, la paix du monde, le salut de ceux qui étaient perdus, et la vie de ceux qui étaient morts » (cf : "les Gloires de Marie", selon Saint Bernard). Pierre est également l'auteur d'une lettre "ad Eutychen" ("à Eutyché") où il conseille l'obéissance au Saint Pape Léon le Grand. : « Sur toutes choses, nous vous exhortons, honorable frère, de recevoir avec obéissance les choses qui ont été écrites par le bienheureux Pape de la ville de Rome ; car saint Pierre, qui vit et préside toujours sur son propre Siège, y manifeste la vérité de la foi  à tous ceux qui la lui demandent. »

 

La piété populaire l'invoque contre les fièvres et la rage. Il a été déclaré Docteur de l’Eglise en 1729 par Sa Sainteté le Pape Benoît XIII.

 

 

 

Liens : Mémoire facultative de Saint Pierre Chrysologue (Liturgie) + Le jeune, la prière et l’aumône, trois actes inséparables, par Saint Pierre Chrysologue + Saint Pierre Chrysologue, par Louis de Beaumont

« Sainte Marthe ne laissait pas d’être une sainte bien qu’on ne dise pas qu’elle fut contemplative…Si nous restions en contemplation comme Madeleine, il n’y aurait personne pour donner à manger à cet hôte divin. Que les sœurs se rappellent qu’il doit y avoir parmi elles quelques autres qui préparent le repas du Seigneur. Qu’elles s’estiment heureuses de le servir comme Marthe » (Sainte Thérèse d’Avila).

 

  


Sainte Marthe était la sœur de Sainte Marie-Madeleine et de Lazare. C'est elle qui dirigeait la maison de Béthanie et s'en montrait digne par sa douceur et son amabilité envers les siens, par sa charité envers les pauvres et par l'hospitalité si dévouée qu'elle offrait au Sauveur et à Ses disciples. Un jour, Marthe était absorbée par les soins domestiques, tandis que Madeleine se tenait aux pieds de Jésus. Marthe se plaignit : « Seigneur, dites donc à Marie de venir m'aider, ne voyez-Vous pas qu'elle me laisse toute la charge ? - Marthe, Marthe, lui dit le Maître, vous vous agitez trop. Une seule chose est nécessaire; Marie a choisi la meilleure part, et elle ne lui sera point enlevée ». C'est Marthe qui fit prévenir Jésus de la maladie, puis de la mort de son frère Lazare : « Seigneur, Lui dit-elle, dès qu'elle L'aperçut, si Vous eussiez été ici, mon frère ne serait pas mort ». Et Jésus lui donnant des paroles d'espérance : « Seigneur, ajouta-t-elle, je crois que Vous êtes le Christ, Fils du Dieu Vivant ». Après l'Assomption de la Très Sainte Vierge, Marthe subit le sort de Lazare et de Madeleine : exposée par les Juifs endurcis sur une frêle barque, à la merci des flots irrités, elle est portée avec les siens vers les beaux rivages de la Provence en l'an 47.

 

Là elle participe à l'apostolat de son frère Lazare, qui devint évêque de Marseille, et à la sainte vie de Madeleine. Marthe est devenue célèbre par l'enchaînement d'un dragon. Au moment où elle commençait à prêcher la foi sur les rives du Rhône, un monstre effroyable, connu sous le nom de Tarasque, jetait la terreur dans toute la contrée. Un jour que Marthe annonçait la parole divine dans la ville de Tarascon, la foule s'écria : « Si vous détruisez le dragon, nous embrasserons votre foi. - Si vous êtes disposés à croire, répondit Marthe, tout est possible à celui qui croit ». Et seule elle s'avance vers la caverne du monstre. Pour combattre cet ennemi, Marthe se munit du signe de la Croix. Le monstre baisse la tête et tremble. Elle s'avance, l'enlace avec sa ceinture et l'amène comme un trophée de victoire aux habitants, et bientôt la Tarasque tombe écrasée sous les coups vengeurs de tout le peuple. En triomphant de ce monstre, Marthe avait triomphé du dragon infernal. Marthe s'établit dans la ville, devenue chrétienne, se fit la servante des pauvres, et fonda une communauté de vierges.

 

 

Sainte Anne appartenait à ce peuple choisi qui, dans les desseins de Dieu, devait donner naissance au Sauveur des hommes. Elle était de la tribu de Juda et de la race royal de David. Ses parents, recommandables par leur origine, devinrent surtout illustres entre tous leurs concitoyens par l'éclat d'une vie pleine de bonnes œuvres et de vertus…

 
 
 
 
Dieu, qui avait prédestiné cette enfant à devenir l'aïeule du Sauveur, la combla des grâces les plus admirables. Après Marie, aucune femme plus que Sainte Anne ne fut bénie et privilégiée entre toutes les autres. Mais si elle reçut tant de grâces, comme elle sut y répondre par la sainteté de sa vie ! Toute jeune enfant, elle était douce, humble, modeste, obéissante et ornée des naïves vertus de son âge. Plus tard, comme elle sut bien garder intact le lys de sa virginité ! Comme elle dépassait toutes les filles, ses compagnes, par sa piété, par la réserve de sa tenue, son recueillement et la sainteté de toute sa conduite ! Puis, quand il plut à Dieu d'unir son sort à celui de Saint Joachim ("Dieu accorde"), combien Anne ("la grâce") fut une épouse prévenante, respectueuse, laborieuse, charitable et scrupuleusement fidèle à tous les devoirs de son état, vaquant à propos au travail et à la prière. Dieu lui refusa longtemps de devenir mère. Elle se soumit humblement à cette épreuve et l'utilisa pour sa sanctification. Mais à l'épreuve succéda une grande joie, car de Joachim et d'Anne, déjà vieux, naquit miraculeusement Celle qui devait être la Mère du Sauveur et la Co-Rédemptrice du genre humain. C'est sans doute un grand honneur pour Sainte Anne, que d'avoir donné naissance à la Mère de Dieu. Mais il lui revient beaucoup plus de gloire d'avoir formé le Cœur de Marie à la vertu et à l'innocence ! L'Église célébrera dans tous les âges la piété maternelle de Sainte Anne, et la gloire de sa Fille rejaillira sur elle de génération en génération. 

Sainte Anne est honorée en Orient dès le Vème siècle où l'empereur Justinien élève une basilique en son honneur. En Occident
, la dévotion à Sainte Anne semble avoir pris son essor à l'époque des croisades. Son culte est reconnu par Urbain VI en 1382. Sa fête sera successivement supprimée par Saint Pie V, puis rétablie par Grégoire XIII, déclarée fête chômée par Grégoire XV, puis réduite au rite de 2ème classe par Léon XIII. Enfin, c'est Paul VI qui fusionne la fête de Sainte Anne avec les deux fêtes que possédait jusque-là Saint Joachim le 20 mars et le 16 août. A noter que Sainte Anne est la sainte patronne de la ville de Florence, d'Innsbruck, de Naples, de la région Bretagne (avec Saint Yves !) et de la province de Québec. Elle assure sa protection aux tourneurs, sculpteurs, orfèvres, fabricants de balais et de gants, bonnetiers, couturières, dentellières, lavandières, blanchisseurs, cardeurs, chiffonniers, navigateurs (marins), mineurs, éducatrices chrétiennes, femmes en couche, valet d'écurie et libraires.
 
 
 
 

Martyr vers l'an 44 :

 

 

 

Saint Jacques le Majeur, fils de Zébédée et de Marie de Salomé,était frère de Saint Jean l'Évangéliste. On le surnomma le Majeur, pour le distinguer de l'Apôtre du même nom surnommé le Mineur, qui fut évêque de Jérusalem. Il était de Galilée et vint au monde douze ans avant Jésus-Christ. Il exerçait la profession de pêcheur, ainsi que son père et Jean, son frère. Un jour qu'ils nettoyaient leurs filets dans une barque sur les bords du lac de Génésareth,Jésus appela les deux frères; à l'instant, quittant leur barque et leur père, ils se mirent à Sa suite et furent bientôt agrégés au collège des Apôtres. Le choix que Jésus fit des deux frères pour être, avec Pierre, témoins de Sa Transfiguration, et plus tard de Sa prière au Jardin des Oliviers, montre assez l'affection dont Il les honorait. Après la dispersion des Apôtres, Jacques le Majeur vint en Espagne, dont Dieu le destinait à faire la conquête. Il la parcourut en tous sens et la féconda de ses sueurs; mais il ne put convertir que neuf disciples. N'est-ce pas un sujet de consolation pour les prédicateurs dont les efforts ne sont pas toujours couronnés de succès ? Dieu Se plaît ainsi à éprouver Ses envoyés; ils sèment, d'autres recueilleront la moisson. Du reste, Jacques eut une grande consolation : la Sainte Vierge, vivante encore, lui apparut et lui demanda de construire, en Son honneur, une chapelle qui serait une protection pour l'Espagne. La Sainte Vierge a maintes fois prouvé depuis aux Espagnols qu'ils étaient sous Sa sauvegarde. Saint Jacques revint à Jérusalem, y prêcha la foi de Jésus-Christ et convertit beaucoup de personnes. L'Apôtre gagna à Jésus-Christ deux magiciens qui avaient cherché à le confondre par leur art diabolique. Un jour qu'il prêchait, une émeute, préparée à l'avance, se souleva contre lui; on le conduisit au gouverneur Hérode, en disant : « Il séduit le peuple, il mérite la mort ». Hérode, homme sans conscience, visant avant tout à plaire, commanda de trancher la tête au saint Apôtre  (cf : Actes des apôtres 12, 2). Le glorieux martyr appartenait à l'Espagne, qu'il avait évangélisée. Sa dépouille mortelle y fut conduite par quelques disciples. Il n'est peut-être pas au monde un ancien pèlerinage plus célèbre que celui de Saint-Jacques de Compostelle. Saint Jacques a été souvent le défenseur de l'Espagne contre les Sarrasins. Sa Sainteté le Pape Léon XIII officialisa la reconnaissance du tombeau de Saint Jacques par l'Église le 1er Novembre 1884 par la Lettre Apostolique "Deus Omnipotens". Il accorde aussi - lors de la célébration de la fête de Saint Jacques -, une indulgence plénière et la rémission de tous leurs péchés des chrétiens qui, loin de Compostelle, dans les églises dédiées à Saint Jacques ou désignées par l’Ordinaire, auront adressé à Dieu de ferventes prières par l’intercession de Saint Jacques.


 

Lien : Fête de Saint Jacques le Majeur (Liturgie)

im_Ste-Brigitte-Suede.jpegSainte Brigitte, apparentée par sa mère à la famille royale de Suède, naquit vers 1302, d’une noble famille de Finsta, à Skederid, dans le Roslagen à une cinquantaine de kilomètres au nord de Stockholm. Son père, le chevalier Birger Persson était sénateur du Royaume et lagman (sénéchal) de la province d'Upland, la principale de Suède, pour quoi il rédigea une nouvelle loi qui, au XIV° siècle, fut à la base de la nouvelle loi civile et criminelle commune à tout le Royaume. Cette famille observait les jeûnes, se confessait tous les vendredis, faisait des lectures spirituelles et des pèlerinages. Orpheline de mère en 1314, Brigitte fut confiée à un de ses tantes maternelles, femme du sénéchal d’Ostrogothie, qui la maria, lorsqu’elle eut treize ans (1316), à Ulf Guodmarsson, beau jeune homme de dix-huit ans, dont elle eut quatre garçons et quatre filles : Gudmar, Bengt et Ingeborg, moururent en bas âge ; Marta, Karl, Birger, Catherine et Cecilia parvinrent à l'âge adulte. Ulf Guodmarsson fut successivement sénéchal, chevalier et sénateur du Royaume. Jusqu’en 1340, Brigitte s'occupa de l'éducation de ses enfants mêlés à ceux qui vivaient dans la grande propriété d'Ulvasa, leur lisant la Bible et la Vie des Saints. Elle fit construire sur le domaine un bâtiment pour les pauvres et les malades qu'elle soignait elle-même avec ses enfants. En 1335, Brigitte reçut la charge d’initier aux coutumes suédoises Blanche de Dampierre, fille du comte de Namur que, le roi Magnus Eriksson venait d’épouser et elle exerça à la cour une influence certaine. Elle séjournait souvent au château de Vadstena, sur les bords du lac Vattere, proche d’Alvastra, première abbaye cistercienne de Scandinavie. En 1341, Brigitte et Ulf, fidèles à une tradition familiale vieille de quatre générations, partirent pour saint Jacques de Compostelle, accompagnés de parents, d'amis et de prêtres dont un cistercien, confesseur de Brigitte. Sur le chemin du retour, Ulf tomba malade à Arras et se retira à l'abbaye d'Alvastra où un de ses fils était moine, et où il mourut, en 1344. Veuve, Brigitte s’installa dans une dépendance d'Alvastra où commencèrent les révélations qu’elle eut jusqu'à sa mort. Elle fonda l'Ordre du Très Saint Sauveur (les Brigittines). Elle est Co-Patronne de l'Europe ; Patronne de la Suède et Patronne des pèlerins.

 

 

Liens : Fête de Sainte Brigitte de Suède (Liturgie) + Sa vie, ses révélations et son Oeuvre (PDF) + Prière de Sainte Brigitte de Suède + Ordre du Très Saint-Sauveur + Les 15 oraisons révélées à Sainte Brigitte de Suède + Audience générale de Benoît XVI sur Ste Brigitte de Suède

Sainte Marie-Madeleine (Marie de Béthanie ou encore Marie de Magdala), sœur de Marthe et de Lazare, était d'une famille distinguée de Béthanie. Après la mort de ses parents , Marie avait reçu en héritage le château de Magdala, en Galilée, d'où lui vint le surnom de Magdeleine, et elle y vivait dans le luxe et les plaisirs au point qu'elle devint le scandale de toute la Galilée, et qu'on ne la connut bientôt que sous le nom de la Pécheresse. En punition de ses débordements, elle fut possédée de sept démons (Luc 8, 2) jusqu'au jour où le Sauveur, lui remettant ses péchés, la délivra de la domination de Satan...

 



 

Dieu avait fait naître en ce cœur coupable le désir de voir Jésus ! Ce désir devait être son salut, car le Sauveur voulait donner en Madeleine un exemple frappant de Sa Miséricorde infinie en même temps que de la plus parfaite pénitence. C'est elle qui, ayant un jour suivi le Seigneur chez Simon le Pharisien, versa sur les pieds de Jésus un vase de parfum précieux, les arrosa de ses larmes et les essuya avec ses cheveux, et qui entendit ensuite cette parole : « Beaucoup de péchés lui sont pardonnés, parce qu'elle a beaucoup aimé ». Nous la rencontrons, depuis lors, très souvent dans l'Évangile. Elle contemple Jésus et L'écoute, dans la maison de Béthanie, pendant que sa sœur Marthe s'occupe seule du service de la maison : « Marie, dit le Sauveur, a choisi la meilleure part ». Une autre fois, dans les derniers jours de sa vie, Jésus voit Madeleine répandre un parfum délicieux sur cette tête divine qui bientôt sera couronnée d'épines. Elle accompagne le Sauveur au sommet du Calvaire, assiste à Sa mort et à Sa sépulture, et bientôt reçoit l'une des premières visites du Christ ressuscité : « Marie ! » s'écrie le Sauveur. Et Marie, reconnaissant Jésus, Lui répond dans une effusion d'amour : « O mon Maître ! ». Peu après, les Juifs endurcis, fatigués de ses exhortations et de celles de Marthe et de Lazare, les exposèrent sur la mer par une tempête, dans une pauvre barque sans rames ni voiles. La nacelle voguait à la garde de Dieu, et vint aborder, après quelques jours, au rivage de Marseille. Les pieux disciples du Christ firent là de nombreuses conquêtes. Quant à Madeleine, elle s'enfonça dans les montagnes sauvages et solitaires et fut transportée par les anges dans une grotte appelée depuis la Sainte-Baume, (+) où elle mena une vie plus angélique qu'humaine, favorisée des grâces les plus merveilleuses, ne vivant que de la Sainte Communion, soupirant et versant des larmes de pénitence et d'amour.

Elle est la patronne Principale du Diocèse de Fréjus-Toulon mais aussi des parfumeurs, des filles repenties et des gantiers.



 

Sujet du célèbre ouvrage de Bernanos "le Dialogue des Carmélites" (publié en 1949) qui fut aussi un opéra de Francis Poulenc (1957), et une œuvre de Gertrude von Le Fort (1931), nous nous rappelons ce douloureux épisode de la Terreur en France, et fêtons le témoignage glorieux de la fidélité à l'Eglise de ces seize humbles religieuses.

 

 

 

« L’Amour seul sera toujours victorieux, quand on aime, on peut tout »

(Mère Thérèse de Saint-Augustin)

 

 

 

La communauté des Carmélites déchaussées de Compiègne s'était formée en 1641, tirant son origine du monastère d'Amiens. Elle s'était placée sous l'invocation de l'Incarnation, avec une chapelle dédiée à l'Annonciation. Protégé par la Cour du Roi de France et par les princesses royales, le monastère se développa sur les bases solides de l'esprit thérésien. Au début de la tourmente révolutionnaire, les religieuses refusèrent de quitter leur habit monastique et poursuivirent le cours de leurs prières et de leurs sacrifices pour le Christ, pour la France. En septembre 1792, les carmélites acceptèrent la proposition de leur Prieure, la Bienheureuse Thérèse de Saint-Augustin, de s’offrir en holocauste pour le Seigneur. L'acte de consécration fut émis aussi par deux sœurs plus âgées qui dans un premier mouvement avaient eu peur de la perspective de la guillotine. Elles rejoignirent le reste de la communauté, et désormais elles prononcèrent toutes quotidiennement leur acte d'offrande -  offrande qui eut lieu deux ans plus tard. Depuis le 14 septembre 1792, après avoir été expulsées de leur monastère, elles s’étaient divisées en quatre groupes en vêtements civils dans divers logis ou appartements de Compiègne dans lesquels elles se cachaient. Elles continuaient leur vie de prière et restaient en contact les unes avec les autres par la correspondance, des messages transmis par des mains amies. Elles étaient aussi unies sous la direction spirituelle de leur Prieure, la Mère Thérèse de Saint-Augustin, qui tâchait de leur rendre visite régulièrement et de leur écrire le plus souvent possible. Mais elles furent trahies et dénoncées devant le Comité révolutionnaire. Elles furent arrêtées le 24 juin 1794. Elles furent d' abord incarcérées au couvent Sainte-Marie de la Visitation transformé en prison, puis transférées à Paris. Le 13 juillet 1794, elles furent enfermées dans la terrible prison parisienne de la Conciergerie remplie de personnes condamnées à mort. Elles gardaient toutefois un esprit de joie et de totale confiance en Dieu. Ainsi en la fête de Notre-Dame du Mont-Carmel, le 16 juillet, une des religieuse réussit à obtenir un morceau de charbon avec lequel elle écrivit un hymne à la Vierge du Carmel sur l'air de la Marseillaise ! Le lendemain elles subirent un jugement sommaire pendant lequel elles manifestèrent leur vertu de force.

 

Elles furent condamnées à mort pour "fanatisme" (et spécialement pour leur dévotion au Sacré-Cœur de Jésus) et pour leur fidélité à la vie religieuse. Pendant leur transfert vers l’échafaud dressé à la Barrière du Trône, entourées des Sans-culottes et d’une foule silencieuse,- et pleine de respect pour leur sacrifice - elles entonnèrent le Miserere, le Salve Regina, le Te Deum. Après avoir chanté le Veni Creator au pied de la guillotine, elles renouvelèrent une à une leurs vœux religieux auprès de leur Prieure, et montèrent une à une les quelques marches qui les menaient à leur ultime profession de Foi. La Mère Thérèse de Saint-Augustin fut la dernière à être décapitée, et à prier pour ses sœurs, et pour la France alors qu'elle était en vie. Elle avait préparé ses filles, et leur répétait : « l’Amour seul sera toujours victorieux, quand on aime, on peut tout ». Leur martyre survenu le 17 juillet 1794 prouvait une foi de plus la victoire du bien sur le mal, la victoire du Christ sur cette révolution satanique.

 

 


Noms des seize carmélites

 

-          Sœur Saint Louis (Marie-Anne Brideau, 41 ans)

-          Sœur Euphrasie de l’Immaculée Conception (Marie Claude Cyprienne Brard, 57 ans)

-          Sœur Julie-Louise de Jésus (Rose Chrétien de Neuville, 53 ans)

-          Sœur Ste Marthe (Marie Dufour, 51 ans)

-          Sœur Constance de Jésus (Marie-Geneviève Meunier, 28 ans) (novice)

-          Sœur Marie-Henriette de la Providence (Anne Pelras, 34 ans)

-          Sœur de Jésus Crucifié (Marie-Anne Piedcourt, 79 ans)

-          Sœur Marie du Saint-Esprit (Angélique Roussel, 52 ans) (sœur converse)

-          Mère Thérèse de Saint Augustin (Madeleine Claudine Lidoine, 41 ans)

-          Sœur Thérèse de Saint Ignace (Marie Gabrielle Trézel, 51 ans)

-          Sœur Charlotte de la Résurrection (Anne Marie Madeleine Françoise Thouret, 79 ans)

-          Sœur St. François-Xavier (Juliette Verolot, 30 ans) (sœur converse)

-          Sœur Thérèse du Cœur de Marie (Marie-Antoinette Hanisset, 52 ans)

-          Sœur Catherine (Catherine Soiron, 52 ans) (tourière) - (n'était pas religieuse mais "femme gagée")

-          Sœur Thérèse (Thérèse Soiron, 43 ans) (tourière) - (même statut que sa sœur Catherine)

-          Mère Henriette de Jésus (Marie Françoise Gabrielle de Croissy, 49 ans)

 

 

Les corps des seize bienheureuses furent jetés dans une fosse commune avec d'autres guillotinés dans un lieu qui se trouve aujourd’hui au cimetière parisien de Picpus. Une plaque rappelle leur souvenir. Les Bénédictines anglaises de Cambrai qui furent incarcérées en même temps qu'elles à la Conciergerie ont recueilli de la part des Carmélites des documents, lettres, vêtements, etc. qui se trouvent aujourd'hui dans leur abbaye bénédictine en Angleterre. La Grande Terreur prit fin avant que la condamnation à mort des Bénédictines ne fût exécutée, ce qui permit leur libération peu après. Les Carmélites de Compiègne furent béatifiées le 13 mai 1906 par Sa Sainteté le Pape Saint Pie X.

 

Source

 

 

 

 

Lien : FILM : Le Dialogue des Carmélites (Roman de Georges Bernanos) 

Cardinal-Évêque, Franciscain, Docteur de l'Église 
(1221-1274)

 

 

 

 

Saint Bonaventure, né en Toscane en 1221, reçut au baptême le nom de Jean. À l'âge de quatre ans, il fut attaqué d'une maladie si dangereuse, que les médecins désespérèrent de sa vie. Sa mère alla se jeter aux pieds de Saint François d'Assise, le conjurant d'intercéder auprès de Dieu pour un enfant qui lui était si cher. Le Saint, touché de compassion, se mit en prière, et le malade se trouva parfaitement guéri. Par reconnaissance, Jean entra dans l'Ordre fondé par Saint François, et en devint l'ornement et la gloire. Le saint patriarche, près de finir sa course mortelle, lui prédit toutes les grâces dont la Miséricorde Divine le comblerait, et s'écria tout à coup, dans un ravissement prophétique : « O buona ventura ! O la bonne aventure ! ». De là vint le nom de Bonaventure qui fut donné à notre Saint. Bonaventure fut envoyé à l'Université de Paris, où il devait lier avec Saint Thomas une amitié qui sembla faire revivre celle de Saint Grégoire de Nazianze et de Saint Basile. Tous deux couraient plus qu'ils ne marchaient dans la carrière des sciences et de la vertu, et, d'étudiants de génie, ils parvinrent en peu de temps à la gloire des plus savants professeurs et des docteurs les plus illustres. Les études de Bonaventure n'étaient que la prolongation de sa fervente oraison. Saint Thomas d'Aquin vint un jour le visiter et lui demanda dans quels livres il puisait cette profonde doctrine qu'on admirait en lui. Bonaventure lui montra quelques volumes mais, son ami faisant l'incrédule, il finit par montrer un crucifix qui était sur sa table, et lui dit : « Voilà l'unique source de ma doctrine; c'est dans ces plaies sacrées que je puise mes lumières ! ». Élu général de son Ordre malgré ses larmes, il continua ses travaux; mais, de tous, celui qui lui fut le plus cher fut la Vie de Saint François d'Assise, qu'il écrivit avec une plume trempée dans l'amour divin, après avoir visité tous les lieux où avait passé son bienheureux père. Saint Thomas vint un jour lui rendre visite, et, à travers sa porte entrouverte, l'aperçut ravi, hors de lui-même et élevé de terre, pendant qu'il travaillait à la vie du saint fondateur; il se retira avec respect, en disant : « Laissons un Saint faire la vie d'un Saint ».

 

Bonaventure n'avait que trente-cinq ans quand il fut élu général des Franciscains, et il avait à peu près cinquante-et-un ans quand le pape Grégoire X le nomma cardinal-évêque d'Albano. L'année suivante, Bonaventure quitte la tête des franciscains. Il est remplacé à cet office par Jérôme d'Ascoli, futur Nicolas IV. Il est alors chargé par Grégoire X de préparer le IIe concile de Lyon, qui s'ouvre le 7 mai 1274. Durant le concile, Bonaventure prend la parole à deux reprises devant les pères conciliaires, une fois pour accueillir la délégation byzantine et recommander la réunion des églises. Il meurt la nuit du 14 au 15 juillet, pendant la session. Selon son secrétaire, Pérégrin de Bologne, il aurait été empoisonné. Il est inhumé dans l'église franciscaine de Lyon. Son oraison funèbre est prononcée par son ami, le dominicain Pierre de Tarantaise, futur Innocent V. Quand, en 1434, ses restes sont transférés dans une nouvelle église dédiée à François d'Assise, le tombeau est ouvert. Sa tête aurait alors été trouvée dans un parfait état de conservation, ce qui favorise grandement la cause de sa canonisation. Le 14 avril 1482, Sixte IV, pape franciscain, l'inscrit au nombre des saints. Bonaventure est proclamé Docteur de l'Église en 1587 par le pape franciscain Sixte Quint.

 


Liens : Mémoire obligatoire de Saint Bonaventure (Liturgie)Œuvres spirituelles de Saint Bonaventure

« Chers frères et sœurs, Louis et Zélie nous révèlent une vérité simple, même très simple : la sainteté chrétienne n'est pas un métier pour un petit nombre. Elle est bien la vocation normale de tous, de chaque baptisé. Louis et Zélie nous ont dit simplement que la sainteté concerne la femme, le mari, les enfants, les soucis du travail, et même la sexualité. Le saint n'est pas un surhomme, le saint est un homme vrai ». (Conférence de Son Eminence le Cardinal José Saraiva Martins, le 12 juillet 2008 à Alençon, pour le 150ème anniversaire du mariage des Vénérables Epoux, Louis et Zélie Martin)

 

 

« Le Bon Dieu m'a donné un père et une mère plus

dignes du Ciel que de la terre » (Ste Thérèse de

l’Enfant-Jésus, lettre 261 du 26 juillet 1897) 

 



Liens : Conférence de Son Eminence le Cardinal José Saraiva Martins, le 12 juillet 2008 à Alençon, pour le 150ème anniversaire du mariage des Vénérables Epoux, Louis et Zélie Martin + Acte de consécration d’un nouveau foyer à la Sainte Vierge Marie après la Messe de Mariage + Acte de consécration de notre foyer à la Sainte Vierge Marie + Neuvaine aux Bienheureux Louis et Zélie Martin (du 4 au 12 juillet) + Les Bienheureux de Lisieux : « Messire Dieu premier servi » + L'exemple de Louis et Zélie Martin + Lettre de l’Abbaye Saint Joseph de Clairval (Dom Antoine Marie, osb) sur les Bienheureux Louis et Zélie Martin + Le charme humain de la sainteté chrétienne (Homélie du Cardinal José Saraiva Martins, le 13 juillet 2008 à Lisieux) + « On ne va pas au Paradis en Ferrari… » (Mgr Guy Gaucher) + Les Martin, une famille qui nous parle + Reportage KTO + Louis et Zélie Martin béatifiés le 19 octobre, journée mondiale des Missions + « Une foi paisible, humble, ardente et enracinée dans la vie de l'Église » (Mgr Pierre Pican) + "La sainteté, c'est la vie chrétienne prise au sérieux" (Cardinal Ricard) + Béatification des Parents de Sainte Thérèse de Lisieux : Homélie du Cardinal Saraiva Martins : « L'amour conjugal de Louis et Zélie est un pur reflet de l'amour du Christ pour son Eglise »

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