Saint Benoît de Nursie est le fondateur de l'Ordre Bénédictin et du monachisme occidental.

Il est considéré par les catholiques et les orthodoxes comme le patriarche des moines d'Occident.



 

 

Benoît naquit dans une petite ville des montagnes de l'Ombrie, d'une des plus illustres familles de ce pays. La Tradition fait de Sainte Scolastique sa sœur jumelle. Le Pape Saint Grégoire assure dans ses ‘’Dialogues’’ que le nom de Benoît lui fut providentiellement donné comme gage des bénédictions célestes dont il devait être comblé. Craignant la contagion du monde, il résolut, à l'âge de quatorze ans, de s'enfuir dans un désert pour s'abandonner entièrement au service de Dieu. Il parvint au désert de Subiaco, à quarante milles de Rome, sans savoir comment il y subsisterait; mais Dieu y pourvut par le moyen d'un pieux moine nommé Romain, qui se chargea de lui faire parvenir sa frugale provision de chaque jour. Le jeune solitaire excita bientôt par sa vertu la rage de Satan. Celui-ci apparut sous la forme d'un merle et l'obséda d'une si terrible tentation de la chair, que Benoît fut un instant porté à abandonner sa retraite; mais, la grâce prenant le dessus, il chassa le démon d'un signe de la Croix et alla se rouler nu sur un buisson d'épines, tout près de sa grotte sauvage. Le sang qu'il versa affaiblit son corps et guérit son âme pour toujours. Le buisson s'est changé en un rosier qu'on voit encore aujourd'hui : de ce buisson, de ce rosier est sorti l'arbre immense de l'Ordre bénédictin, qui a couvert le monde. Les combats de Benoît n'étaient point finis. Des moines du voisinage l'avaient choisi pour maître malgré lui; bientôt ils cherchèrent à se débarrasser de lui par le poison; le saint bénit la coupe, qui se brisa, à la grande confusion des coupables. Cependant il était dans l'ordre de la Providence que Benoît devînt le Père d'un grand peuple de moines, et il ne put se soustraire à cette mission; de nombreux monastères se fondèrent sous sa direction, se multiplièrent bientôt par toute l'Europe et devinrent une pépinière inépuisable d'évêques, de papes et de saints. Parmi ses innombrables miracles, citons les deux suivants : Un de ses moines avait, en travaillant, laissé tomber le fer de sa hache dans la rivière; Benoît prit le manche de bois, le jeta sur l'eau, et le fer, remontant à la surface, revint prendre sa place. Une autre fois, cédant aux importunes prières d'un père qui le sollicitait de ressusciter son fils, Benoît se couche sur l'enfant et dit : « Seigneur, ne regardez pas mes péchés, mais la foi de cet homme ». Aussitôt l'enfant s'agite et va se jeter dans les bras paternels.

 

La médaille de Saint Benoît est très efficace contre toutes sortes de maux. On l'emploie avec un grand succès pour la guérison et la conservation des animaux. Par ailleurs, Saint benoît est invoqué contre les piqûres d'orties, le poison, l'érésipèle, la fièvre et les tentations. Il est le co-patron de l’Europe, la patron des ouvriers agricoles, des ingénieurs civils, des chaudronniers (cuivre), des mourants, des fermiers, de la ville de Heerdt près de Düsseldorf, de l'Allemagne, des maladies inflammatoires, des architectes italiens, des maladies des reins, des moines, de la ville de Nursie dont il est originaire, de l'Italie, des gens des ordres religieux, des domestiques qui ont cassé les affaires de leur maître et des spéléologues. Les reliques de Saint Benoît sont conservées dans la crypte de l'Abbaye de Saint-Benoît-sur-Loire (anciennement Abbaye de Fleury).

 

 

Liens : *** Fête de Saint Benoît de Nursie (Liturgie) + Sermon de Saint Bernard de Clairvaux pour la fête de Saint Benoît + Litanies de Saint Benoît + Neuvaine à Saint Benoît (du 3 au 11 juillet) + Sainte Règle de Saint Benoît + Bref Apostolique de Sa Sainteté le Pape Paul VI "Pacis Nuntius" à valeur perpétuelle proclamant Saint Benoît patron principal de l’Europe + Allocution de Paul VI au Mont Cassin + Sancte Pater Benedecite + Quidquid antíqui cecinére vates (à Matines, du XVème siècle) - (BM 1963) + Inter ætérnas Súperum corónas (à Laudes, de Saint Pierre le Vénérable, abbé de Cluny mort en 1156) - (BM 1963) + Láudibus cives résonent canóris (à Vêpres, du XVème siècle) - (BM 1963)

Aujourd'hui l’Eglise se souvient du martyre héroïque des religieuses d'Orange, guillotinées entre le 6 et le 24 juillet 1794. Elles montèrent à l’échafaud en chantant et priant pour leurs persécuteurs qui admiraient leur courage : « Ces bougresses-là meurent toutes en riant ». Les corps des martyres furent jetés dans des fosses communes, Les 32 religieuses ont été béatifiées par le pape Pie Xl le 10 mai 1925…   

 

 

Saintes Martyres d’Orange (+ 1794)

 

Sous la révolution française furent arrêtées et rassemblées à la prison d'Orange, cinquante-deux religieuses du Vaucluse et de la région d'Avignon, accusées « d'avoir voulu détruire la République par le fanatisme et la superstition ». Ce qu'elles vécurent le jour de leur mort existe dans les archives : « 5 heures : lever et méditation, prières de la messe - 7h : déjeuner - 8h : litanies des saints et autres prières - 9h : plusieurs sont convoquées au tribunal et elles se disent un joyeux adieu - Celles qui restent prient pour celles qui partent et méditent un chemin de croix. - 18h : le roulement de tambour annonce que les condamnées montent à l'échafaud. Les prisonnières qui restent disent les prières des agonisants. Quand le tambour cesse, elles chantent le Te Deum. Aucune n'avait peur; aucune ne signa le serment qui lui eût épargné la mort. Elles chantent même un hymne dont le refrain est plein d'humour : "Bien loin que la guillotine me cause quelque frayeur, mon Dieu me fait voir en elle un moyen très précieux qui, par une voie nouvelle, me conduit droit aux cieux". Trente-deux d'entre elles furent décapitées.

 

 

Liens : Les 32 Martyres d’Orange [Une monographie de M. l'abbé Jules Méritan] + Biographies des 32 Martyres

Le sang de Maria Goretti, versé en sacrifice de fidélité totale à Dieu, nous rappelle que nous sommes nous aussi appelés à faire don de nous-mêmes au Père. Nous sommes appelés à accomplir la volonté divine pour nous retrouver saints et dignes à ses côtés. Notre vocation à la sainteté qui est la vocation de tout baptisé, est encouragé par l'exemple de cette jeune martyre...

 

 

 

 

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"Regardez-la, surtout vous les adolescents, vous les jeunes. Soyez, comme elle,

capables de défendre la pureté du cœur et du corps ; efforcez-vous de lutter contre le mal

et le péché, en alimentant votre communion avec le Seigneur par la prière, l'exercice quotidien

de la mortification et la scrupuleuse observance des commandements. N’ayez pas peur d'aller

à contre-courant, de rejeter les idoles du monde, lorsqu'il s'agit de témoigner par une

conduite courageuse, de l'adhésion au Christ chaste et pauvre.

Sachez toujours valoriser et aimer la pureté et la virginité."

 

Jean-Paul II, le 29 septembre 1991

 
 

 

 
Maria naquit dans le petit village de Corinaldo, le 16 octobre 1890, troisième d'une famille de sept enfants. En 1899, son père, cultivateur pauvre, déménagea dans une ferme au bord de la Méditerranée, près de Nettuno. Il mourut peu de temps après, laissant six enfants à nourrir. Assunta, son épouse, décida de continuer la rude tâche à peine commencée et confia la garde des petits à Maria, âgée alors que de neuf ans. La petite fille d'une maturité précoce devint très vite une parfaite ménagère. Le jour de la Fête-Dieu, elle communia pour la première fois avec une ferveur angélique. Elle s'appliquait avec délices à la récitation quotidienne du chapelet. Maria Goretti ne put apprendre à lire, car la pauvreté et l'éloignement du village l'empêchèrent de fréquenter l'école. La pieuse enfant ne tint cependant aucun compte des difficultés et des distances à parcourir lorsqu'il s'agissait de recevoir Jésus dans le Saint Sacrement. « Je puis à peine attendre le moment où demain j'irai à la communion », dit-elle l'après-midi même où elle allait sceller de son sang sa fidélité à l'Epoux des vierges.
 
Les Serenelli, proches voisins de la famille Goretti, étaient des gens serviables et honnêtes, mais leur fils Alessandro se laissait entraîner par des camarades corrompus et des lectures pernicieuses. Il venait aider la famille Goretti pour des travaux agricoles trop pénibles. Maria l'accueillait, reconnaissante, trop pure pour se méfier. Ce jeune homme ne tarda pas à lui tenir des propos abjects, en lui défendant de les répéter. Sans bien comprendre le péril qui la menaçait et craignant d'être en faute, Maria avoua tout à sa mère. Avertie d'un danger qu'elle ignorait, elle promit de ne jamais céder. Alessandro Serenelli devenait de plus en plus pressant, mais prudente, l'adolescente s'esquivait le plus possible de sa présence. Furieux de cette sourde résistance, le jeune homme guettait le départ de la mère pour pouvoir réaliser ses desseins pervers. L'occasion tant attendue se présenta le matin du 6 juillet. Alessandro se précipita brutalement sur Maria, alors seule et sans défense. Brandissant sous ses yeux un poinçon dont la lame acérée mesurait 24 centimètres, il lui fit cette menace : « Si tu ne cèdes pas, je vais te tuer ! ». La jeune chrétienne s'écria : « Non ! c'est un péché, Dieu le défend ! Vous iriez en enfer ! ». Déchaîné par la passion, n'obéissant plus qu'à son instinct, l'assassin se jette sur sa proie et la laboure de quatorze coups de poinçon. Lorsqu' Assunta est mise au courant du drame, Maria git mourante à l'hôpital de Nettuno. Le prêtre au chevet de la martyre, lui rappelle la mort de Jésus en croix, le coup de lance et la conversion du bon larron : « Et toi, Maria, pardonnes-tu ? lui demanda-t-il. - Oh, oui ! murmura sans hésitation la douce victime, pour l'amour de Jésus, qu'il vienne avec moi au Paradis ». Les dernières paroles que la Sainte prononça au milieu d'atroces douleurs, furent celles-ci : « Que fais-tu Alessandro ? Tu vas en enfer ! » et comme elle se détournait dans un ultime effort, son cœur cessa de battre.
 
Le 24 juin 1950, le pape Pie XII canonisait Maria Goretti, martyre à douze ans pour avoir défendu sa pureté jusqu'à la mort. Dans son allocution, le Saint-Père déclarait : « Elle est le fruit mûr d'une famille où l'on a prié tous les jours, où les enfants furent élevés dans la crainte du Seigneur, l'obéissance aux parents, la sincérité et la pudeur, où ils furent habitués à se contenter de peu, toujours disposés à aider aux travaux des champs et à la maison, où les conditions naturelles de vie et l'atmosphère religieuse qui les entouraient les aidaient puissamment à s'unir à Dieu et à croître en vertu. Elle n'était ni ignorante, ni insensible, ni froide, mais elle avait la force d'âme des vierges et des martyrs, cette force d'âme qui est à la fois la protection et le fruit de la virginité. »

--> Alessandro Serenelli fut condamné à une peine de prison pour son crime. Il resta impénitent pendant plusieurs années. Une nuit, il rêva que Maria lui offrait quatorze lys. Après ce rêve, il devint très pénitent. Après avoir été relâché de prison, il alla voir la mère de Maria, Assunta, et lui supplia le pardon. Elle lui pardonna et ils assistèrent à la messe ensemble le lendemain, recevant la Sainte Communion l'un à côté de l'autre. Depuis, Alessandro Serenelli est devenu un frère laïc capucin.
 
 
 
 
 

Pier Giorgio Frassati est né à Turin, en Italie, le 6 avril 1901. Son père, Alfredo, agnostique, sénateur puis ambassadeur en Allemagne, était le fondateur et le directeur du journal libéral « La Stampa ». Sa mère, Adélaïde Amétis, peintre à ses heures, était une femme ferme au christianisme peu enclin à la ferveur. La vie familiale était aisée et se déroulait entre Turin et Pollone, à soixante-dix kilomètres de là, lieu de la propriété familiale au cœur des montagnes qui seront un lieu essentiel de l’itinéraire intérieur de Pier Giorgio. Luciana, sa petite sœur, grandit avec lui à la maison, jusqu’à son admission au collège des Pères Jésuites. Là sa vie intérieure connaît un essor qui ne devra plus s’arrêter, rythmée très tôt par la communion quotidienne.

 


 

frassatiA chaque âge de sa vie, Pier Giorgio sut alimenter sa soif de Dieu par des engagements spirituels dans des groupes de piété et d’apostolat pour jeunes. Il devint tertiaire dominicain à l’âge de 22 ans. Entré en 1918 à l’école polytechnique, son rayonnement dans le milieu étudiant fut particulièrement important. Inscrit à l’action catholique, il y défendit les couleurs de sa foi, avec une fermeté et un naturel qui ne nuirent jamais à la charité. Quand il fallait pour cela payer de sa personne, il ne le refusait pas, se faisant même arrêter au cours d’une manifestation d’étudiants catholique que l’état fasciste tentait d’interdire. Son engagement social, au travers des conférences St Vincent de Paul, trouvait auprès des pauvres son déploiement le plus pur. Il les visitait de longues heures durant, dans les quartiers défavorisés de Turin : leur donnant ses propres biens, les aimant avec tendresse et leur consacrant le meilleur de son énergie... « Autour des malades, autour des malheureux, je vois une lumière que nous n’avons pas » . « Jésus me rend visite chaque jour par la communion, et moi je la Lui rends modestement en visitant ses pauvres ». Au milieu des siens qui ignoraient à peu près tout de sa vie intérieure et missionnaire, Pier Giorgio, dans l’humilité, gravit les cimes de la sainteté d’un pas déterminé et accéléré. Sa prière simple et silencieuse, parfois longuement prolongée dans la nuit, le portait en avant et le protégeait contre toute aigreur. Fantaisiste par caractère autant que par choix spirituel, il créa avec des amis « la société des types louches », groupe remuant, chahuteur et enthousiaste dans son engagement chrétien : son apostolat mêlait ainsi à une joie exubérante une ferveur communicative. C’est dans la montagne qu’il aimait à élever l’âme de ses amis au cours d’excursions sportives dont le caractère physique était toujours au service de la vie intérieure (c’est pour cela que le pape Jean-Paul II l’a proclamé patron des sportifs). Souvent éprouvé dans sa foi par la contradiction du monde et de ses proches eux-mêmes, il sut garder une pureté dont toute tristesse était bannie. Deux phrases limpides et lapidaires le résument à merveille : « A nous , il n’est pas permis de vivoter ; vivre est notre devoir ! Trêve donc à toute mélancolie ! » , « Un catholique ne saurait manquer de gaîté ; la tristesse doit être bannie des cœurs catholiques ; la douleur n’est pas la tristesse, qui est une maladie, la pire de toutes ». Les derniers jours de la vie de Pier Giorgio révèleront l’extrême pureté avec lequel il avait fait de sa vie une offrande constante. Se sentant gagné par la maladie, il consacra ses dernières forces au profit de son prochain et à régler ses promesses envers les pauvres dans le moindre détail. Après une semaine d’agonie cachée, qu’ignoraient même les siens, il s’en remit à Dieu et mourut de la poliomyélite, contractée probablement dans un taudis de Turin. Comme il le disait lui-même, il s’en allait vers « la vraie patrie pour chanter les louanges de Dieu ». L’immense foule reconnaissante qui se pressa autour de son cercueil surprit sa famille autant que la brutalité de sa disparition.

 

 

Son rayonnement humble, fervent et joyeux fut tel que sa renommée se répandit en Italie comme une traînée de poudre. On ouvrit très vite son procès de béatification. En 1981 sa dépouille fut reconnue intacte. Il fut béatifié le 20 mai 1990 place St Pierre par Jean-Paul II, qui avait confié à sa garde les JMJ successives. Pour le centenaire de sa naissance, le pape renouvela avec insistance son invitation aux jeunes à se confier à lui pour accomplir leur mission d’évangélisation : « il proclame par son exemple qu’elle est « bienheureuse » la vie conduite dans l’Esprit du Christ, l’Esprit des Béatitudes ; et que seul celui qui devient homme des béatitudes réussit à communiquer à ses frères l’amour et la paix. Il répète qu’il vaut vraiment la peine de tout sacrifier pour servir le Seigneur ; il témoigne que la sainteté est possible pour tous et que seule la révolution de la Charité peut allumer dans le cœur des hommes l’espérance d’un monde meilleur ».



Saint Thomas était probablement originaire d'une pauvre famille de Galilée. Son nom signifie jumeau en araméen. Il était dépourvu de connaissances humaines, mais d'un esprit réfléchi et d'une volonté ferme jusqu'à l'obstination; d'autre part, il avait du coeur et du dévouement. Ces deux caractères de sa personnalité paraissent en deux paroles que l'Évangile cite de lui. Peu avant Sa Passion, Jésus veut retourner en Judée; les Apôtres Lui rappellent les menaces de ses ennemis. Thomas seul s'écrie : « Eh bien ! Allons et mourons avec Lui ! » (Jean 11, 16) ; Voilà le dévouement du coeur de l'Apôtre. Après Sa Résurrection, le Sauveur était apparu à plusieurs de ses disciples, en l'absence de Thomas. Quand, à son retour, on lui raconta cette apparition, il fut si étonné d'une telle merveille, qu'il en douta et dit vivement : « Je ne le croirai pas avant d'avoir mis mes doigts dans ses plaies ». Voilà le second caractère de Thomas, esprit trop raisonneur. Mais son premier mouvement d'hésitation, en chose si grave, ne fut pas un crime et le bon Sauveur répondit à son défi. Que fit alors Thomas ? Nous le savons; un cri du coeur s'échappa de ses lèvres : « Mon Seigneur et mon Dieu ! ». Dieu permit l'hésitation de cet Apôtre pour donner aux esprits difficiles une preuve de plus en faveur de la Résurrection de Jésus-Christ.

Saint Augustin attribue à Saint Thomas, parmi les douze articles du Symbole, celui qui concerna la Résurrection.  Quand les Apôtres se partagèrent le monde, les pays des Parthes et des Perses et les Indes furent le vaste lot de son apostolat. La Tradition prétend qu'il rencontra les mages, les premiers adorateurs de Jésus parmi les Gentils, qu'il les instruisit, leur donna le Baptême et les associa à son ministère. Partout, sur son passage, l'Apôtre établissait des chrétientés, ordonnait des prêtres, consacrait des évêques. Quand au XIVe siècle, les Européens s'emparèrent des Indes orientales, ils trouvèrent dans les traditions des peuples de ce vaste pays des souvenirs chrétiens, et en particulier celui de Saint Thomas. Un miracle de l'Apôtre, traînant avec un faible lien une poutre énorme que les éléphants n'avaient pu remuer, fut l'occasion d'innombrables conversions. Cependant les prêtres des faux dieux, jaloux de tant de succès, jurèrent la mort de l'Apôtre; il aurait été percé d'une lance devant une Croix où il priait.

Il est le Saint Patron des architectes, des maçons et des arpenteurs.

Vers la fin du II° siècle, alors que les sectes gnostiques cherchaient à saper par sa base la religion chrétienne, Dieu suscita Saint Irénée pour leur résister en face. Il lui donna la grâce et la mission d'exterminer les hérésies par la vérité de la doctrine et d'affermir la paix de l'Église.

 

 

 

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Né à Smyrne vers 147, Irénée vécut d'abord sous l'influence de Saint Polycarpe, lui-même disciple de l'apôtre Saint Jean. Venu d'Orient en Gaule, Irénée succéda à Saint Pothin sur le siège de Lyon en 177. Saint Irénée « prêcha à temps et à contre-temps », comme le veut Saint Paul, et se fit le défenseur du Christ et de son épouse. L'Église, déclare-t-il, disséminée à travers le monde, jusqu'aux extrémités de la terre, professe la foi qu'elle a reçue des apôtres, qui l'ont reçue eux-mêmes du Fils de Dieu, et cette Eglise a son centre à Rome « avec qui toutes les églises doivent s'accorder à cause de sa principauté supérieure, car c'est par la succession des Pontifes romains que la tradition apostolique de l'Eglise est parvenue jusqu'à nous ». Ardent apologiste, Saint Irénée fut aussi un profond théologien. On l'a appelé le père de la théologie catholique et l'anneau d'or qui relie l'esprit de l'Évangile à la doctrine des Pères. L'oreille encore remplie des derniers échos de l'enseignement apostolique, il fut le premier à faire la synthèse raisonnée de notre foi. Son traité : « La fausse science démasquée et réfutée », appelé aussi « Contre les Hérésies », porta un coup mortel à l'hérésie gnostique. Quand s'aggrava, sous le Pape Victor Ier, la discussion relative à la date de Pâques, Irénée usa de toute son influence pour rétablir la paix, faisant ainsi honneur à son nom (dérivé de « eirènè » : la paix). Saint Jérôme donne à saint Irénée le titre de martyr. Il mourut, croit-on, pendant la persécution de Septime-Sévère, en 202. Benoît XV étendit sa fête à l'Église universelle.

 

 

 

 

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Prière : « Très Sainte Vierge Marie, nous croyons et confessons votre Sainte et Immaculée Conception, pure et sans tache. Ô très pure Vierge, par votre pureté virginale, votre Conception Immaculée, votre glorieuse qualité de Mère de Dieu, obtenez-donc de votre cher Fils, le Bel Amour, une grande pureté de cœur, de corps et d'esprit, et ce, par l’intercession toute spéciale de Saint Louis de Gonzague, toutes les personnes tombées dans le péché de l’impureté, de la luxure et de l’immoralité ! Ainsi soit-il. »

 


 
 
 
 

Saint Louis de Gonzague naquit le 9 mars 1568, d'une famille princière d'Italie. Avant sa naissance, sa mère, en danger de mort, avait fait vœu de consacrer son enfant à Notre-Dame de Lorette, si elle obtenait une heureuse délivrance. Le père de Louis, qui songeait à la fortune de son fils, l'envoya successivement chez plusieurs princes mais Dieu, qui avait d'autres vues, voulait ainsi montrer ce jeune saint aux cours d'Europe, pour leur faire voir que la piété est de toutes les conditions, et l'innocence de tous les âges. Dans ces milieux mondains où il vivait comme n'y vivant pas, ses progrès dans la sainteté furent surprenants. A huit ou neuf ans, il fit le vœu de virginité perpétuelle. Sa délicatesse était si angélique, que jamais il ne regarda une femme en face, pas même sa mère. Jamais il ne permit à son valet de chambre de l'aider à s'habiller, et sa pudeur était si grande, qu'il n'osa même pas lui laisser voir le bout de ses pieds nus. Vers l'âge de onze ans, il fit sa Première Communion des mains de Saint Charles Borromée.
A seize ans, il se décida à entrer dans la Compagnie de Jésus. Peu de vocations ont été aussi éprouvées que la sienne : son père fut pour lui, pendant quelques temps, d'une dureté sans pareille, mais il dut enfin céder devant la Volonté de Dieu, et Louis entra au noviciat des Jésuites, à Rome. Il y parut dès les premiers jours comme un modèle digne d'être proposé aux plus parfaits. On vit en lui un prodige de mortification, un ange de pureté, une merveille d'amour de Dieu. La seule vue de Louis dissipait chez les autres les plus violentes tentations de la chair. Jamais il n'avait ressenti la concupiscence charnelle, et malgré cela il était cruel pour son propre corps à l'égal des saints les plus austères. Obligé par ses supérieurs, pour cause de santé, à ne pas se laisser absorber dans la pensée de Dieu, il devait s'écrier souvent, emporté par l'amour au-delà de l'obéissance : « Éloignez-Vous de moi, Seigneur ! ». Louis reçut du Ciel l'annonce de sa mort et fut bientôt victime de sa charité pendant la peste de Rome, le 21 juin 1591. Son premier miracle après sa mort fut la guérison de sa mère, à laquelle il apparut souriant et resplendissant de gloire. Ce fut le signal d'une dévotion qui fut récompensée par de nombreux prodiges.
 
La béatification eut lieu sous le Pontificat de Paul V, verbalement le 21 mai 1605, avec confirmation écrite le 19 octobre de la même année. La canonisation fut décrétée par Benoît XIII, le 26 avril 1726, et proclamée solennellement le 31 décembre suivant. Le 21 juin 1925. Saint Louis de Gonzague a été déclaré par Pie XI « Patron céleste de toute la jeunesse chrétienne. »
 
 
 
 
 

Vierge, Bergère, patronne des bergers, des faibles, des malades et des déshérités (1579-1601) :

 


 

Germaine Cousin naquit à Pibrac, non loin de Toulouse. Sa courte vie de vingt-deux ans est une merveille de la grâce. Fille d'un pauvre laboureur, percluse de la main droite, scrofuleuse, elle fut, pour comble de malheur, privée de sa mère, à peine sortie du berceau. La petite orpheline devint l'objet de la haine et du mépris d'une belle-mère acariâtre et sans cœur. La douleur, née avec elle, devait être sa compagne jusqu'à la mort. Cette pauvre ignorante fut instruite par Dieu même dans la science de la prière. Bergère des troupeaux de la famille, elle passait son temps en conversations avec le Ciel. Le chapelet était son seul livre, la Sainte Vierge était sa Mère, les Anges ses amis, l'Eucharistie sa vie. Souvent on la vit agenouillée dans la neige, traversant à pied sec le ruisseau voisin sans se mouiller, pour se rendre à l'église, où elle assistait chaque jour au Saint-Sacrifice et communiait souvent, pendant que ses brebis paissaient tranquilles autour de sa quenouille plantée en terre. Charitable pour les pauvres, elle leur donnait son pauvre pain noir, ne vivant guère que de l'amour de Dieu, et, un jour, le Ciel renouvela pour elle le miracle des roses devant les yeux de son impitoyable marâtre.

 

A sa mort, les Anges et les Vierges célestes chantèrent au-dessus de sa maison. Quarante ans plus tard, on trouva, comme par hasard, mais providentiellement, son corps intact avec un bouquet de fleurs fraîches, sous les dalles de l'église de sa paroisse. Elle fut béatifiée par Sa Sainteté le pape Pie IX le 7 mai 1854 et canonisée en 1867. Elle est devenue une des grandes Thaumaturges et une des Saintes les plus populaires de la France.

 

 

 

Liens : Les miracles de Sainte Germaine + Site de l’association du pèlerinage

Patronne des notaires et de "l’aviation légère de l'armée de terre" (ALAT) depuis 1995. C'est en effet à ses prières que Clovis dut d'être victorieux à Tolbiac en « submergeant l'ennemi sous le feu du ciel », ce qui est précisément aujourd'hui la fonction des hélicoptères de combat de l'Armée Française…

 

 
 
Sainte Clotilde naquit vers 474, probablement à Lyon et fut élevée dans la pratique de la vertu et dans la vénération des martyrs lyonnais, spécialement de Sainte Blandine. Elle était fille de Chilpéric II (436-491), roi catholique d'une partie de la Bourgogne, et nièce du prince arien Gondebaud. Appelée par Dieu à la grande mission du salut de la France, elle fut élevée au palais de son oncle, assassin de sa famille. La mère de Clotilde avait déposé dans son cœur, avec la foi, les germes de la piété. Aussi, dans une cour hérétique, sut-elle résister à toutes les sollicitations de Gondebaud et conserver la foi de son baptême. Clovis, roi des Francs, entendit parler de la beauté, des vertus et de toutes les grandes qualités de la jeune princesse et la fit demander en mariage à Gondebaud, qui n'osa la refuser. Le mariage eut lieu en 493 à Soissons. Clotilde comprit qu'elle n'avait été appelée à partager le trône d'un roi païen que pour remplir les vues de Dieu sur un peuple généreux mais non éclairé de la lumière de l'Évangile. Elle eut soin de gagner les bonnes grâces d'un époux magnanime, mais violent et barbare. Elle usa de son influence pour lui parler de Jésus-Christ. Clovis l'écoutait avec intérêt. Toutefois, il ne se hâtait pas. Il lui permit cependant de faire célébrer le culte catholique dans le palais et consentit au baptême de son premier-né. Clotilde mettait sur la tête de cet enfant toutes ses espérances pour la conversion de son peuple, quand Dieu, dont les desseins sont impénétrables, le ravit à la terre. A la colère du roi, à ses reproches, la douce reine répondit : « Je remercie Dieu de ce qu'Il m'a jugée digne de mettre au monde un fils qui est maintenant dans le Ciel ». Un second enfant fut baptisé encore et tomba malade. Nouvelle et plus terrible colère de Clovis. Mais les prières de Clotilde furent entendues, et Dieu envoya des Anges guérir tout à coup le petit agonisant. Le moment de la grâce était venu. A la bataille de Tolbiac, après un choc terrible des Alamans, les Francs pliaient, quand Clovis, dans une illumination soudaine, s'écria : « Dieu de Clotilde, donne-moi la victoire et Tu seras mon Dieu ! ». Le courage renaît à ses soldats et bientôt la victoire des Francs est complète. Peu après, Clovis était baptisé par Saint Rémi, à Reims le 25 décembre 496. Ce fut le signal du baptême de la nation entière.
 
Clovis mourut en 511, à l'âge de quarante-cinq ans, et Clotilde, dégoûtée du monde, éprouvée dans ses 4 enfants [[elle dut se séparer de sa fille Clotilde et la donner en mariage au roi des Visigoths, Amalaric. Son fils Clodomir perdit la vie dans une bataille contre les Burgondes tandis que Childebert et Clotaire traitèrent en prisonniers les enfants de Clodomir pour finalement assassiner les deux premiers]] quitta bientôt la cour pour aller finir sa vie dans les larmes, les prières les aumônes, au fond d'un couvent (au tombeau de Saint Martin de Tours). Très pieuse, elle fit ériger un monastère (aux Andelys), agrandir Saint-Pierre de Reims, reconstruire les Saints-Apôtres de Rouen, fut associée à la construction de la basilique des Saints-Apôtres à Paris, éleva à Chelles un monastère de femmes en l’honneur de Saint Georges, reconstruisit et orna la basilique qui abritait les restes mortels de Saint Germain d’Auxerre.
 
Prévenue du jour de sa mort, elle fit venir ses enfants (Clodomir, Childebert et Clotaire), leur adressa ses dernières recommandations, et alla recevoir au Ciel sa récompense, le 3 juin 545. Son corps fut transporté de Tours à Paris est fut enterrée aux côtés de son époux Clovis dans l'abbaye Saints Pierre et Paul (actuel lycée Henri-IV). Cependant au neuvième siècle, les invasions normandes obligèrent les Parisiens à transporter la châsse de Saint Clotilde au château de Vivières. Quand les reliques furent rendues aux génovéfains de Paris, ceux-ci laissèrent à Vivières la tête et un bras, et ce furent là les origines d’un culte de Sainte Clotilde resté populaire dans cette localité. En 1656, une côte de la sainte fut concédée à l’église de Notre-Dame des Andelys, demeurée toujours fidèle au culte de sa fondatrice. En 1793, la rage des révolutionnaires s’acharna contre le sanctuaire parisien. On parvint à grand’peine à sauver les ossements de Clotilde et à les mettre en lieu sûr. Ces ossements sont conservés dans la petite église paroissiale de Saint-Leu-la-Forêt.

Vierge et martyre, morte en 177…

 
 
 
 
Sainte Blandine de Lyon est une fidèle d'origine levantine ou plus probablement micrasiate de la première communauté chrétienne de Lyon. Jeune esclave, Blandine a été martyrisée à Lyon sous Marc-Aurèle en juillet 177 avec 47 autres chrétiens de Lyon et de Vienne (Martyrs de Lyon). Leur martyre a été relaté par des témoins oculaires qui ont rédigé une « Lettre des Églises de Lyon et de Vienne » adressée aux Églises de Phrygie et d'Asie et retranscrite au IVe siècle par Eusèbe de Césarée dans son Histoire ecclésiastique. Il s'agit ainsi d'événements d'une historicité sûre. Blandine a effet fait preuve d'un courage extraordinaire qui conduit certains de ses compagnons qui avaient renié leur foi sous la torture à se rétracter et à souffrir en martyrs. Livrée aux bourreaux qui avouent n'avoir jamais vu femme souffrir si courageusement, elle se borne à répéter : « Je suis chrétienne ; il ne se fait point de mal parmi nous ». Suspendue par les bras et livrée aux bêtes, les lions refusèrent de dévorer Sainte Blandine lors de son martyre. Elle fut torturée et dut assister à la mort de ses compagnons. Elle fut ensuite flagellée, placée sur un grill brûlant, puis livrée dans un filet à un taureau qui la lança en l'air avec ses cornes. Ayant survécu au taureau, Sainte Blandine fut achevée par le glaive. Elle fut la dernière immolée des 48 martyrs de Lyon de l'été 177.
 
Sainte Blandine est la patronne de la ville de Lyon. Elle est aussi avec Sainte Marthe patronne des servantes. Dans l'iconographie, elle est représentée par le filet, le taureau, le gril, le lion et l'ours.
 
Nous fêtons aujourd'hui Sainte Petronille, première sainte patronne de la France. Vierge et martyre romaine, elle était la descendante de Titus Flavius Petro, le grand-père de Vespasien. Elle fut catéchisée et baptisée par Saint Pierre Apôtre. Elle est considérée comme sa fille spirituelle. Elle était d'une beauté extraordinaire mais elle souffrait de paralysie. Or, un jour que les disciples logeaient chez Saint Pierre, Tite lui dit : « Puisque vous guérissez tous les infirmes, pourquoi laissez-vous Pétronille souffrante ? » ; « C'est, répondit Saint Pierre, que cela lui vaut mieux : néanmoins, pour que l’on ne puisse pas conclure de mes paroles qu'il est impossible de la guérir, il lui dit : « Lève-toi promptement, Pétronille, et sers-nous ». Elle fut guérie aussitôt, se leva et les servit. Quand elle eut fini de les servir Saint Pierre lui dit : « Pétronille, retourne à ton lit ». Elle y revint aussitôt et la fièvre la reprit comme auparavant : mais dès qu'elle eut eu acquis la perfection dans l’amour de Dieu, elle fut guérit complètement. Pétronille était d'une grande beauté. Aussi, le comte Flaccus s'éprit-il d'elle. Mais la vierge, désirant rester fidèle à son Epoux céleste, lui répondit qu'elle ne consentirait pas à le suivre. Elle est morte en vierge et martyre à Rome.
 
Reconnue comme patronne des rois de France depuis l'époque de Charlemagne, son sarcophage qui conservait les restes de la sainte fut transféré dans la basilique pontificale par le Pape Paul 1er en 757. En adoptant cette sainte comme patronne nationale, la France devient alors la première fille de l'Église comme Pétronille est la fille du premier chef de l'Église ! Les attaches de la France avec la sainte ont perduré : Louis XI avait une grande vénération pour elle, il lui adressa de ferventes prières pendant la maladie du dauphin, le futur Charles VIII. Ce dernier ayant été guéri, le roi fit embellir la chapelle de Sainte Pétronille. Pendant le règne de Louis XII, le Cardinal Jean de Bilhères Lagraulas demanda à Michel-Ange de réaliser une vierge de piété pour la chapelle Sainte-Pétronille. Aujourd’hui encore, dans la basilique Saint-Pierre un autel lui est dédié. (Cet autel est considéré comme territoire Français). Chaque année, le 31 mai, jour de la fête de Sainte Pétronille, une messe est dite dans la chapelle pour la France et tous les français de Rome y sont invités. Sainte Pétronille est représentée avec la palme du martyre, souvent en compagnie de Saint Pierre. On l’invoque pour guérir les fièvres.

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